Investir dans l’immobilier à Ourense : le guide complet pour profiter d’un marché sous-coté

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Ourense coche beaucoup de cases que les investisseurs cherchent aujourd’hui en Espagne : prix encore bas, cadre de vie très qualitatif, vraie identité locale, potentiel touristique (thermal, nature, vin, rural), et un afflux grandissant de capitaux dans la province. Pourtant, la ville reste largement dans l’ombre des marchés surchauffés de la côte ou des grandes métropoles.

Bon à savoir :

L’entreprise présente des fondamentaux solides mais une faible notoriété, ce qui en fait une opportunité intéressante pour un investisseur patient et à l’aise avec une vision à long terme.

Ourense, capitale thermale de la Galice… et marché immobilier oublié

Ourense est la capitale de la province éponyme, au cœur de la Galice intérieure, loin des plages mais entourée de vallées verdoyantes, de vignes et de rivières comme le Miño ou le Sil. La ville compte un peu plus de 100 000 habitants, soit environ un tiers de la population provinciale, et son aire urbaine dépasse 140 000 habitants. C’est la troisième ville de Galice, mais sans l’inflation immobilière de Vigo, A Coruña ou Santiago.

Attention :

La province d’Ourense, montagneuse et rurale, fait face à un vieillissement démographique et à un exode vers les capitales régionales, entraînant de nombreux logements vacants et une faible construction neuve. Cependant, elle dispose d’un important stock d’actifs immobiliers à revaloriser, notamment dans la ville d’Ourense et dans des villages attractifs comme Allariz, Verín ou la Ribeira Sacra.

La ville elle-même se distingue par ses sources chaudes (As Burgas, Termas de Outariz), son centre médiéval préservé, son pont romain (Ponte Vella), et sa gastronomie. Elle est membre de l’European Historic Thermal Towns Association, ce qui renforce son positionnement comme destination bien-être.

L’économie locale repose principalement sur les services (administration, santé, campus universitaire), l’agroalimentaire (Coren, châtaignes, vin Ribeiro, élevage), et quelques industries (textile, automobile) dans la zone de San Cibrao das Viñas. Ce n’est pas une ville glamour, mais un centre de vie régional structurant, avec un coût de la vie raisonnable.

Des prix encore bas par rapport au reste de l’Espagne

Le premier argument pour investir à Ourense tient en un chiffre : le prix au mètre carré est nettement inférieur à la moyenne espagnole et même à celle de la Galice.

D’un côté, au niveau régional, le contraste est clair :

– La Galice tourne autour de 1 400–1 950 €/m² selon les sources et segments.

– Les zones les plus chères (Santiago de Compostela, littoral de Pontevedra et A Coruña) dépassent allègrement les 2 500 €/m².

– Plusieurs communes intérieures (Lugo, Ourense) restent sous les 1 500 €/m².

Ourense se situe clairement dans ce deuxième groupe. Les données recueillies sur la ville et la province donnent les ordres de grandeur suivants :

IndicateurValeur indicative
Prix médian appartement (ville Ourense)1 670 €/m²
Prix médian maison (ville Ourense)902 €/m²
Prix moyen au m² (province, source en $)≈ 1 373 $/m²
Prix moyen au m² (province, autre source)640–1 001 €/m²
Prix moyen d’un bien à Ourense (ville)170 000 €
Prix moyen d’un bien (province, échantillon)257 429 €

Même en tenant compte des écarts entre bases de données, une constante se dégage : acheter dans Ourense coûte sensiblement moins cher qu’à A Coruña, Vigo ou que dans la plupart des marchés espagnols prisés par les étrangers. À l’échelle nationale, la moyenne tourne autour de 2 100 €/m², quand Ourense reste souvent en dessous de 1 700 €/m² pour les appartements et bien moins pour les maisons.

Exemple :

Pour l’investisseur, cela signifie trois choses : une nécessité de diversification accrue, une analyse plus approfondie des risques spécifiques à chaque actif, et une révision potentielle de la durée de détention des placements pour s’adapter à la nouvelle dynamique de marché.

1. Barrière d’entrée financière plus basse (apport initial plus abordable). 2. Potentiel d’appréciation à long terme si la “décote” par rapport aux autres villes galiciennes se réduit. 3. Possibilité de diversifier avec plusieurs biens (ou plusieurs stratégies) pour le prix d’un seul actif en bord de mer.

Un marché paradoxal : beaucoup de logements vides, peu de construction neuve

L’un des traits les plus singuliers du marché d’Ourense est la coexistence de deux réalités :

Un nombre record de logements vides,

Une quasi-absence de nouvelle construction.

D’après la fédération galicienne des agences immobilières, on compte plus de 16 550 logements vides dans la seule ville d’Ourense, un chiffre en hausse de près de 2 000 en dix ans. Ourense est même la seule grande ville galicienne où le nombre de logements inoccupés continue d’augmenter, et elle a dépassé Vigo et A Coruña sur ce point, malgré une population bien moindre. À l’échelle de la province, 24,01 % des logements seraient vides, soit presque le double de la moyenne nationale (13,7 %).

5.6

Seulement 5,6 % des résidences sont habitées dans le Casco Vello, la vieille ville.

En parallèle, la province d’Ourense se situe en queue de peloton galicien pour :

le nombre de logements neufs vendus,

le nombre de projets neufs commencés ou achevés.

Ce déséquilibre crée un terrain d’opportunités :

pour qui souhaite rénover et valoriser du bâti ancien (surtout dans le centre historique et les villages attractifs),

pour développer de nouveaux concepts (cohabitation, coliving senior ou étudiant, logements touristiques bien encadrés) là où l’offre qualitative manque.

Mais il impose également une vigilance accrue sur la qualité des immeubles, leur conformité urbanistique et la demande réelle sur chaque micro-marché.

Rentabilité locative : des rendements bruts autour de 5–6,5 %

Côté rendement, Ourense se situe dans la bonne moyenne espagnole. La plupart des statistiques convergent vers des loyers et des prix permettant des rendements bruts de l’ordre de 5 à 6,5 %, avec des pointes plus élevées sur certains segments ou quartiers.

Un panorama synthétique des chiffres disponibles permet de s’y retrouver.

Vue d’ensemble des rendements

IndicateurValeur
Rendement brut moyen (toutes typologies, ville)5,32 %
Rendement brut moyen (source Idealista)5,1 %
Fourchette de rendements par quartier (juil. 2025)3,33–6,45 %
Temps moyen pour “amortir” un bien (prix/loyer)20,2 ans
Prix moyen d’un bien170 000 €
Loyer moyen mensuel700 €

Un temps de retour d’environ 20 ans pour un investissement locatif classique reste cohérent avec ce qu’on observe sur d’autres marchés secondaires en Espagne. On reste loin des 30 ans et plus de certaines grandes métropoles surchauffées.

Rendement par type de logement

Les données détaillées par typologie donnent une meilleure idée de la structure de marché. Ci‑dessous, un tableau consolidé à partir de deux sources (les écarts montrent bien qu’il s’agit de moyennes issues de bases de données différentes) :

TypologiePrix moyen (scénario 1)Loyer mensuel (1)Rendement (1)Prix moyen (scénario 2)Loyer mensuel (2)Rendement (2)
Studio140 000 €600 €5,14 %125 000 €570 €5,47 %
1 chambre140 000 €650 €5,57 %139 000 €580 €4,96 %
2 chambres155 000 €670 €5,19 %145 000 €600 €4,97 %
3 chambres159 500 €750 €5,64 %155 000 €800 €6,19 %
4+ chambres250 000 €930 €4,44 %225 000 €800 €4,27 %

Ce qui ressort nettement :

Astuce :

Pour optimiser le rendement locatif, il est conseillé de se tourner vers les appartements de 1 à 3 chambres. Ces biens offrent le meilleur compromis entre prix d’achat et loyer perçu, avec des rendements bruts dépassant fréquemment 5,5 %. À l’inverse, les grands logements (4 chambres et plus) sont généralement moins rentables : leur coût d’acquisition est significativement plus élevé, sans que le montant du loyer ne progresse proportionnellement, ce qui entraîne une baisse du rendement.

Pour un investisseur locatif, viser le segment 2–3 chambres parait donc le plus pertinent, surtout dans une ville à la fois étudiante (présence d’un campus de l’Université de Vigo) et familiale.

Loyers : centre vs périphérie

Les données de loyers confirment une hiérarchie classique :

Type de bienLoyer moyen centreLoyer moyen périphérie
1 chambre555 €/mois408,33 €/mois
3 chambres675 €/mois491,67 €/mois
Rendement brut estimé (centre, env.)≈ 4,4 %
Rendement brut estimé (hors centre)≈ 4,6 %

Les rendements calculés à partir de ces loyers et des prix moyens au m² donnent des valeurs légèrement inférieures (4,4–4,6 %) à celles calculées sur les prix unitaires par typologie (5–6 %). Cela s’explique par :

la diversité des quartiers,

des biens vendus en dessous ou au-dessus de la médiane,

– et des échantillons statistiques différents.

Conseils pour l’investisseur immobilier

Pour maximiser la rentabilité, il est essentiel d’adopter une approche analytique fine et détaillée, au-delà des moyennes générales.

Analyser des données hyper locales

Travaillez avec des données spécifiques par quartier et par typologie de bien pour une compréhension précise du marché.

Tester la rentabilité bien par bien

Évaluez la performance potentielle de chaque actif individuellement, plutôt que de vous fier uniquement à une moyenne de ville.

Les meilleurs quartiers d’Ourense pour investir

La ville est découpée en de nombreux barrios aux profils très différents : certains sont plus “prime” (centre), d’autres plus familiaux (O Couto, A Ponte), d’autres encore très résidentiels modernes (Barrocanes), ou fortement marqués par le patrimoine (Casco Vello).

Dans la pratique, un investisseur aura tendance à regarder de près : les performances passées des actifs, les tendances du marché, la santé financière des entreprises, les nouvelles économiques et les prévisions sectorielles.

la tension locative,

l’accessibilité (transports, gare AVE, bus),

la proximité des pôles d’emploi (hôpital, université, centre administratif),

– et le potentiel touristique (vieux centre, accès aux thermes).

Centro : centralité, liquidité, valeur patrimoniale

Le centre-ville est le secteur le plus cher au mètre carré, autour des rues commerçantes (rue Paseo), du parc San Lázaro et du lien avec la vieille ville. Ce surcoût s’explique par :

la proximité immédiate des commerces, services, restaurants et zones piétonnes,

la valeur patrimoniale de certains immeubles,

une bonne tenue des prix dans le temps.

Pour un investisseur, Centro est adapté à :

une stratégie patrimoniale (conserver un actif bien placé, susceptible de bien résister aux cycles),

– ou des locations ciblant des profils à fort pouvoir d’achat (cadres, professions libérales, séjours thermaux “haut de gamme”).

Le rendement brut peut être un peu inférieur à d’autres quartiers, mais compensé par une meilleure liquidité à la revente.

A Ponte : le quartier de la gare AVE et des familles

A Ponte a beaucoup changé ces dernières années. L’installation de la gare intermodale à grande vitesse (AVE) l’a propulsé comme porte d’entrée de la Galice intérieure. L’image est celle d’un “village dans la ville”, avec sa propre vie de quartier, des espaces verts, un accès direct à la rivière Miño et une offre complète en services.

Ce quartier est particulièrement intéressant parce que :

il attire les familles (parcs, écoles, atmosphère de quartier),

il est pratique pour les professionnels qui se déplacent souvent (proximité de la gare),

il est bien connecté aux thermes du Miño (Termas de Outariz).

Pour un investissement locatif, A Ponte combine :

demande stable,

rendements corrects,

– et une perspective de valorisation liée au rôle croissant de la gare AVE.

Barrocanes (Barrocás) : résidentiel moderne et CHUO

Barrocanes est un secteur plus récent, avec des constructions modernes, de bonnes possibilités de stationnement et surtout une proximité directe avec le complexe hospitalier universitaire (CHUO).

Ce voisinage change énormément le profil de la demande locative :

personnel de santé (médecins, infirmiers, internes, techniciens),

patients et familles pour des séjours prolongés,

étudiants en santé si des synergies avec le campus se renforcent.

Pour l’investisseur, c’est un quartier à cibler si l’on cherche :

de la tranquillité,

du confort moderne,

– et une audience assez captive (le personnel hospitalier a besoin d’être proche de leur lieu de travail).

Bon à savoir :

Les prix au mètre carré sont plus abordables en dehors du centre-ville. Cette différence de coût peut permettre d’obtenir des rendements très compétitifs, notamment pour l’investissement dans de grandes surfaces.

O Couto : tradition, services et prix accessibles

O Couto est considéré comme un quartier “classique” d’Ourense, avec une forte identité. On y trouve :

tous les services du quotidien à proximité,

des prix plus compétitifs que dans le centre,

une population bien ancrée.

Ce profil attire les familles locales et des locataires à la recherche d’un bon rapport qualité/prix, sans forcément vouloir habiter en hypercentre. Pour un investisseur, c’est une zone intéressante pour :

des appartements 2–3 chambres en location longue durée,

des rendements bruts corrects avec un ticket d’entrée souvent inférieur au centre.

Casco Vello (Casco Viejo) : cœur historique, potentiel et risques

La vieille ville concentre les joyaux patrimoniaux : cathédrale, Plaza Mayor, ruelles médiévales, bars à tapas, vie nocturne. C’est là que bat le cœur touristique et culturel de la ville. Mais c’est aussi la zone avec la plus forte proportion de logements vides et d’immeubles en très mauvais état.

Les prix varient énormément selon l’état du bâtiment :

nouvelles constructions bon marché à partir d’environ 207 000 € (avec une moyenne qui grimpe vers 429 500 € pour les projets neufs de standing),

seconde main autour de 288 000 € en moyenne,

logements de luxe pouvant aller jusqu’à 652 000 € pour des vues exceptionnelles ou des localisations très exclusives.

C’est donc un quartier à double tranchant :

Attention :

L’investissement dans l’immobilier ancien, notamment pour des projets comme les boutique-hôtels ou la location saisonnière, peut être très rentable. Cependant, il exige une due diligence juridique et technique maximale, en raison des contraintes d’urbanisme, de la structure des bâtiments et des licences requises, surtout avec le nombre élevé de logements abandonnés.

Campus Universitario / Universidad : le pari étudiant

Le quartier du campus, relié par bus et entouré de cafés et de restauration bon marché, présente une ambiance jeune et un stock de logements modernes à prix encore abordables.

Pour l’investisseur, l’avantage est évident :

demande assez prévisible d’étudiants,

possibilité de colocation (3–4 chambres),

flexibilité entre location moyenne durée (semestres académiques) et longue durée.

La combinaison campus + hôpital dans la même ville renforce la profondeur de la demande de logements meublés de taille petite à moyenne.

Autres quartiers et communes proches

D’autres zones citées, comme Vinteún (O Vinteun), Mariñamansa, A Carballeira, As Lagunas ou les ensembles Vilar de Astrés – Palmés – Arrabaldo, offrent un mélange de vie locale authentique, gastronomie galicienne traditionnelle et accès raisonnable au centre.

En périphérie provinciale, des petites villes comme Verín, Ribadavia, Allariz, Xinzo de Limia ou O Barco affichent des prix encore plus bas, mais des marchés locatifs plus étroits. Elles peuvent entrer dans une stratégie :

d’achat-rénovation-revente (flip) ciblant des résidents locaux,

– ou de tourisme rural (maisons de campagne, gîtes, œnotourisme dans la Ribeira Sacra ou O Ribeiro).

La province : un éventail de prix très large

Pour ceux qui envisagent d’investir au-delà de la ville, les écarts de prix entre communes de la province sont spectaculaires. Le tableau ci‑dessous illustre quelques valeurs moyennes par mètre carré.

Commune / zoneAppartements (€/m²)Maisons (€/m²)Évolution récente
Ourense (ville)1 670902
Barbadás1 459598Maisons -7 %
San Cibrao das Viñas1 168608-3 %
Verín901513+1 % (appart.)
O Carballiño889515-1 %
Celanova1 000494Maisons -7 %
Xinzo de Limia783517+6 % (appart.)
Ribadavia755530+3 %
Castro Caldelas519338-9 % (appart.)
Allariz607-7 %

On voit apparaître des sous-marchés très différents :

Exemple :

Autour d’Ourense, dans des communes comme Barbadás ou San Cibrao, le marché est porté par l’aire urbaine et l’activité industrielle. On trouve également des bourgs au potentiel rural et œnotouristique, comme Ribadavia, Allariz ou ceux de la Ribeira Sacra, qui combinent viticulture et tourisme. Enfin, certaines zones, telles que Castro Caldelas, Vilamarín ou A Teixeira, proposent des loyers très bon marché, mais y font face à une demande locative plus fragile.

Pour un investisseur étranger, se concentrer d’abord sur Ourense ville, Barbadás et éventuellement San Cibrao das Viñas permet de limiter le risque de vacance. Les projets plus ruraux doivent être préparés comme de véritables micro-entreprises touristiques ou agrotouristiques, pas comme de simples placements locatifs.

Tourisme thermal, nature, Camino : un socle de demande à structurer

Ourense n’est pas la Costa del Sol. Le tourisme y est plus discret, plus saisonnalisé, et majoritairement national. La province est même celle qui accueille le moins de touristes internationaux en Galice.

Et pourtant, elle possède plusieurs atouts rares :

Découvrez Ourense

La ville thermale de Galice vous invite à un séjour unique, alliant bien-être, patrimoine et paysages spectaculaires.

Thermalisme d’exception

Profitez des sources chaudes parmi les plus importantes d’Europe en volume, certaines jaillissant à 60°C, et d’une offre de thermes en plein air ou couverts ouverts toute l’année.

Paysages à couper le souffle

Explorez des sites spectaculaires comme le canyon du Sil et la Ribeira Sacra, en route vers une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Patrimoine et traditions

Découvrez un riche patrimoine bâti (cathédrale, pont romain, vieux centre) et participez à des fêtes traditionnelles vibrantes.

Routes du vin et gastronomie

Suivez les routes des vins (O Ribeiro, Monterrei, Verín) et savourez une gastronomie typique et généreuse.

La ville se situe aussi sur des itinéraires du Camino de Santiago (Camino Sanabrés, Via de la Plata, Chemin portugais), ce qui crée un flux régulier de pèlerins et de randonneurs.

Pour l’immobilier, cela se traduit par plusieurs niches :

Types d’Hébergements Touristiques

Découvrez notre sélection de solutions d’hébergement adaptées à différentes formes de tourisme, du thermalisme aux activités de pleine nature.

Locations Cure & Thermalisme

Locations de courte et moyenne durée spécialement conçues pour les curistes et les amateurs de thermes.

Hébergements pour Touristes Actifs

Solutions d’accueil pour les marcheurs du Camino, randonneurs, kayakistes et cyclistes en quête d’aventure.

Gîtes en Vallées Viticoles

Gîtes ruraux authentiques situés au cœur des vallées viticoles, pour un séjour au plus près de la nature et des vignobles.

Projets Wellness & Bien-être

Maisons d’hôtes et petits hôtels dédiés au bien-être, en synergie avec les infrastructures thermales locales.

Mais attention : comme ailleurs en Espagne, la réglementation des locations touristiques se durcit progressivement dans de nombreuses régions. Il est donc essentiel de vérifier au cas par cas :

si un logement dispose déjà d’une licence touristique,

si la copropriété autorise ce type d’activité,

et si la mairie délivre encore des autorisations dans la zone visée.

Des finances publiques dynamiques : un cadre favorable à moyen terme

Autre signal positif pour un investisseur à horizon long : l’effort massif d’investissement public en faveur de la province et de la ville.

Pour 2026, la Xunta de Galicia a prévu plus de 1,7 milliard d’euros d’investissements territorialisés sur la province d’Ourense. La dépense par habitant y est l’une des plus élevées de la région, avec la progression la plus forte par rapport à l’année précédente.

Dans le détail, plusieurs axes sont particulièrement pertinents pour la valeur immobilière :

703

Plus de 703 millions d’euros sont investis dans l’aire de santé Ourense-Verín-Valdeorras, incluant un nouveau bâtiment hospitalier et la modernisation des infrastructures.

Par ailleurs, de nombreux projets cofinancés par les fonds européens (Next Generation, plans d’action intégrale comme Valdeorras “Polos Camiños do Sil” ou Ourense Rural es Vida) visent à :

revitaliser les centres urbains,

créer du logement public dans des petites communes,

améliorer les mobilités douces,

– et moderniser le commerce de proximité.

Bon à savoir :

Pour l’investisseur, les améliorations continues de l’environnement urbain et des infrastructures renforcent l’attractivité résidentielle et touristique de la province, ce qui a pour effet d’augmenter la valeur du foncier.

Comment financer un investissement à Ourense en tant qu’étranger

La bonne nouvelle pour les non‑résidents : les banques espagnoles prêtent volontiers à des acheteurs étrangers, même s’ils ne vivent pas en Espagne. La moins bonne : les conditions sont plus strictes que pour un résident, et les exigences documentaires élevées.

En pratique, un investisseur non résident peut généralement obtenir : un accès aux marchés financiers, des opportunités d’investissement variées, et des avantages fiscaux selon les conventions internationales.

un financement couvrant 50 à 70 % de la valeur du bien (LTV),

– sur une durée de 15 à 25 ans,

– avec un taux fixe, variable (indexé sur l’Euribor 12 mois) ou mixte.

40

Pourcentage du prix global à disposer en cash pour l’achat d’un bien immobilier, incluant apport et frais d’acquisition.

En 2026, l’environnement de taux est relativement stable :

Euribor 12 mois autour de 2–2,4 %,

taux fixes pour non‑résidents à partir d’environ 2,5–3 % pour les meilleurs dossiers, plus élevés pour les LTV supérieurs à 65 %,

préférence claire des banques pour les biens “faciles à revendre” (appartements standards, logements urbains bien situés).

Les “green mortgages” proposées par certaines banques peuvent offrir un léger rabais de taux pour les logements très performants énergétiquement (certificats A ou B). C’est un critère à garder en tête si l’on rénove un bien ancien à Ourense : viser une bonne performance énergétique peut améliorer à la fois la valeur du bien et les conditions de financement.

Fiscalité : ce qu’un investisseur doit anticiper

L’Espagne offre un cadre légal relativement ouvert aux non‑résidents : les étrangers peuvent acheter librement, sans obligation de résidence. Mais la fiscalité de la pierre y est dense et multi‑couches (État, communauté autonome, municipalité).

Les grands postes à connaître pour un achat à Ourense sont les suivants.

À l’achat

Pour un bien de seconde main, c’est l’Impôt sur les Transmissions Patrimoniales (ITP) qui s’applique. En Galice, le taux standard se situe dans la fourchette 6–10 % du prix, avec des taux réduits pour certains profils (jeunes, résidence principale à faible valeur, etc.).

Pour un bien neuf acheté à un promoteur, on applique :

la TVA (IVA) à 10 % sur le prix,

– plus l’Acte juridique documenté (AJD), un droit d’enregistrement variant typiquement entre 0,5 et 1,5 % selon la région (en Galice, on se situe dans cette fourchette).

À ces taxes s’ajoutent :

Frais supplémentaires à prévoir

Lors de l’achat d’un bien immobilier, il est essentiel de budgétiser les coûts annexes, qui viennent s’ajouter au prix d’achat. Voici les principaux postes de dépenses à anticiper.

Frais de notaire et de registre

Ces frais obligatoires, représentant environ 1 à 2 % du prix d’achat, couvrent les formalités légales, la publicité foncière et les droits d’enregistrement.

Honoraires de l’avocat

Il est conseillé de se faire accompagner par un avocat spécialisé. Ses honoraires sont généralement de l’ordre de 1 % du prix de transaction.

Frais liés au crédit

Si un financement est nécessaire, des frais tels que les frais de dossier de la banque, l’évaluation du bien ou les copies d’actes peuvent s’appliquer.

Pendant la détention

Tout propriétaire doit payer :

– la taxe foncière municipale (IBI), calculée sur la valeur cadastrale, avec des taux souvent compris entre 0,4 et 1,1 %,

– l’impôt sur le revenu des non‑résidents (IRNR) :

– sur un revenu “imputé” si le bien n’est pas loué (généralement 1,1 ou 2 % de la valeur cadastrale, imposé à 24 % pour les non‑résidents extra‑UE, 19 % pour les résidents UE/EEE),

– sur le revenu locatif réel si le bien est loué, avec possibilité de déduire les charges pour les résidents UE/EEE (et, depuis une décision de juillet 2025, extension de cette logique aux non‑résidents extra‑UE sous certaines conditions, avec application du taux de 19 % sur le revenu net).

Astuce :

Au‑delà d’un certain patrimoine, le propriétaire peut être soumis à l’Impôt sur la fortune (Patrimonio) et, pour les très gros patrimoines, à l’Impôt de solidarité sur les grandes fortunes. Les seuils d’application sont élevés (plusieurs centaines de milliers d’euros nets en actifs espagnols) et leur application dépend des règles fiscales spécifiques à chaque région autonome.

À la revente

En cas de plus‑value, un non‑résident paie un impôt sur le gain au taux uniforme de 19 %. Le gain se calcule comme la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition, corrigé de certains frais et travaux.

Le jour de la vente, l’acheteur doit retenir 3 % du prix de vente et les verser au Trésor espagnol au titre d’acompte. Le vendeur-clôture ensuite sa situation via une déclaration (Modelo 210), soit pour régler le complément, soit pour demander le remboursement du trop‑versé.

Une taxe municipale complémentaire, la plus‑value (Plusvalía Municipal), est aussi due en principe sur l’augmentation de valeur cadastrale du terrain. Depuis une décision du Tribunal Constitutionnel, cette taxe ne peut pas être appliquée si la vente se solde par une perte globale pour le propriétaire.

En résumé, la fiscalité espagnole ne rend pas un investissement à Ourense miraculeusement plus rentable qu’ailleurs, mais les prix d’entrée plus bas et les rendements bruts corrects aident à absorber ces charges.

Procédure d’achat pour un non‑résident : étapes clés

Acheter à Ourense suit la même trame que partout en Espagne. Les étapes essentielles, pour un étranger, sont les suivantes :

Exemple :

L’achat d’un bien immobilier en Espagne suit un processus structuré. Il faut d’abord obtenir un NIE, indispensable pour les actes juridiques, auprès du consulat, de la police (extranjería) ou via un mandataire. Ensuite, ouvrir un compte bancaire espagnol est très utile, voire obligatoire pour un crédit. Il est crucial de s’entourer d’un avocat indépendant spécialisé en droit immobilier espagnol. Avant engagement, la situation juridique du bien doit être vérifiée (Nota Simple, absence de dettes, conformité urbanistique). Le processus inclut la signature d’un contrat de réservation, puis d’un contrat d’arras (souvent 10% du prix, avec clauses de dédit). Après finalisation du financement, l’acte public (escritura) est signé chez le notaire, le solde payé et les clés remises. Enfin, l’acte doit être enregistré au Registre de la propriété et les contrats de services (eau, électricité, assurance) mis au nom de l’acheteur.

À Ourense comme ailleurs, l’enjeu principal pour un étranger n’est pas tant la complexité de la procédure que la nécessité d’un contrôle drastique de la légalité du bien, surtout en présence de bâti ancien à réhabiliter.

Les risques spécifiques à Ourense… et comment les gérer

Beaucoup de risques évoqués pour l’Espagne en général s’appliquent aussi à Ourense : illégalités urbanistiques, lourdeurs administratives, changement de règles sur les locations touristiques, squat (“okupas”), etc.

Dans ce territoire précis, plusieurs points méritent une attention particulière :

Bon à savoir :

Le stock élevé de logements vides, notamment dans le Casco Vello, implique des immeubles souvent dégradés et des travaux lourds. Le climat humide de la région expose les constructions anciennes à des problèmes d’humidité et d’isolation, nécessitant un diagnostic structurel sérieux. La demande touristique est principalement espagnole ; un business plan viable doit combiner location longue durée et niches touristiques réalistes (thermes, Camino). En milieu rural, le marché locatif est souvent inexistant : l’achat d’une maison à bas prix ne garantit pas des revenus locatifs sans un projet de vie personnel ou un concept touristique bien défini.

La bonne gestion de ces risques passe par :

un filtre géographique strict (se concentrer sur les quartiers de la ville ou les communes où la demande locative est documentée),

un accompagnement local (agents, avocats, architectes) réellement indépendants,

– une vision prudente des flux locatifs touristiques,

– et une marge financière confortable pour absorber travaux, frais d’acquisition et périodes de vacance.

Ourense dans le contexte du marché immobilier espagnol

Pour conclure, il est utile de replacer Ourense dans le paysage espagnol actuel. L’Espagne connaît :

une croissance économique supérieure à la moyenne de la zone euro,

une pénurie structurelle de logements neufs dans les grandes villes et sur la côte,

– une forte demande intérieure et étrangère,

– des prix en hausse (de l’ordre de 7–10 % par an selon les études) dans les marchés les plus tendus.

Dans ce cadre, les villes intérieures comme Ourense jouent un rôle de “marchés de report” : elles restent moins chères que les métropoles et les stations balnéaires, mais offrent :

Bon à savoir :

La région offre un cadre de vie agréable, bénéficie d’infrastructures en amélioration (TGV, routes, hôpitaux, campus) et propose une diversité de produits immobiliers, allant de l’ancien à réhabiliter au neuf, en milieu rural ou urbain.

Ourense n’est pas appelée à devenir la nouvelle Marbella, ni un hub spéculatif à court terme. En revanche, pour un investisseur :

– à la recherche de rendements bruts de 5–6 % sur de la location longue durée,

– prêt à miser sur la qualité de vie, les thermes et le tourisme de nature,

– capable de travailler sérieusement la phase de due diligence et de sélection des quartiers,

La ville offre un rapport risque/rendement encore très intéressant par rapport à sa notoriété.

Comme toujours en immobilier, la différence entre une bonne et une mauvaise opération se fera sur trois choses : l’emplacement précis, la qualité du bien et la discipline dans l’analyse des chiffres. À Ourense, plus qu’ailleurs, ces trois piliers peuvent vraiment transformer un marché oublié en opportunité durable.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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