Nichée le long de la Via Emilia, entre Bologne et Rimini, au pied des premiers reliefs des Apennins, Faenza ne se résume pas à ses céramiques mondialement connues. Cette ville de près de 59 000 habitants, capitale historique de la faïence et aujourd’hui pôle de recherche sur les matériaux et la durabilité, est en train de se tailler une place à part sur la carte de l’investissement immobilier en Émilie-Romagne.
Faenza présente des prix immobiliers bien inférieurs aux grandes villes voisines. La ville se distingue par une politique urbaine pionnière en bio-architecture et bénéficie d’un tissu économique dynamique, soutenu par les fonds du plan de relance italien (PNRR). Investir ici, c’est accéder à un marché encore raisonnablement valorisé, mais soutenu par de solides moteurs de croissance.
Faenza : une ville moyenne attractive dans une région très demandée
Faenza se situe dans la province de Ravenna, au cœur de l’Émilie‑Romagne, quatrième région la plus recherchée d’Italie pour l’immobilier. La ville occupe une position stratégique sur l’axe Adriatique–Tyrrhénienne : on rejoint aisément Bologne, Ravenna, Rimini ou encore les stations balnéaires très chères de Cervia et Milano Marittima.
Cette localisation s’ajoute à plusieurs atouts :
Limoges présente une taille intermédiaire (environ 58 800 habitants) qui garantit la présence de services urbains complets sans les coûts d’une métropole. Elle offre un cadre de vie réputé pour sa « Slow Life », avec une forte qualité de l’espace public et un centre historique vivant. Son économie locale, bien que diversifiée, conserve un réseau dynamique autour du secteur historique de la céramique, incluant des agences, des artisans, des centres de recherche et des initiatives de valorisation comme le parc Torricelli ou le projet de Park of Art and Science.
Les ménages italiens se caractérisent par un patrimoine financier et immobilier élevé et un faible endettement. Dans ce contexte, une ville moyenne bien connectée comme Faenza attire aussi bien les résidents locaux qui souhaitent rester dans la région que des acheteurs venant de Bologne ou d’autres centres plus chers, à la recherche de surfaces plus grandes ou de rendements locatifs plus confortables.
Un cadre urbanistique tourné vers la durabilité, un signal fort pour les investisseurs
Depuis la fin des années 1990, Faenza a engagé un virage urbanistique qui en fait aujourd’hui un véritable laboratoire italien de planification « verte ». La municipalité a abandonné les schémas traditionnels pour mettre en place un nouveau Piano Regolatore Generale (PRG) – le plan d’urbanisme local – pensé comme un cas d’« urbanisme environnemental ».
Concrètement, cela se traduit par plusieurs éléments clés qui intéressent directement un investisseur :
Les nouvelles règles privilégient la performance (qualité, fonctionnalité, efficacité énergétique) sur la simple conformité volumétrique. Un système d’incitations récompense les projets exemplaires en architecture, bio-construction ou intégration paysagère par des avantages économiques, comme une constructibilité majorée. Elles intègrent explicitement des paramètres environnementaux (bioclimatisme, confort thermique passif, techniques traditionnelles) et renforcent la participation des habitants aux décisions urbaines, améliorant l’acceptabilité et la pérennité des projets.
Cette orientation se matérialise aussi dans le centre historique : les politiques municipales ont soutenu pendant des décennies la restauration du bâti existant, la réhabilitation des cours intérieures, la réfection soignée des pavés autour des places principales et la remise en valeur des façades, en recourant à des matériaux locaux comme la pierre de Luserna et en intégrant la céramique dans le mobilier urbain.
Pour un investisseur à moyen et long terme, ce cadre est précieux. Il réduit le risque de dévalorisation brutale liée à une dégradation de l’environnement urbain et augmente la probabilité que les biens bien situés et bien rénovés continuent à bénéficier d’une « prime verte ». Cette prime est d’autant plus pertinente à mesure que le marché italien se polarise entre logements performants et logements énergivores.
Centre historique, quartiers résidentiels et zones périphériques : où investir à Faenza ?
La structure urbaine de Faenza offre plusieurs profils de localisation, avec des dynamiques de prix et de demande différentes. L’enjeu, pour un investisseur, est de croiser ce maillage fin du territoire avec ses objectifs (rendement locatif, plus-value, location longue durée ou courte durée, résidence principale).
Le Centro Storico : cœur historique et premier moteur de transactions
Le centre historique concentre environ 24 % de l’ensemble des transactions immobilières de la ville. On y trouve un tissu dense de rues pavées, de bâtiments remontant pour beaucoup à l’époque des Manfredi (seigneurs de la ville pendant trois siècles) puis remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles.
Les données de prix montrent un marché central légèrement supérieur à la moyenne, mais loin des excès des grands centres régionaux :
| Zone de Faenza | Prix moyen vente €/m² | Fourchette typique €/m² | Loyer moyen €/m²/mois* |
|---|---|---|---|
| Centro Storico (annonces) | 1 895 | 1 365 – 2 390 | ≈ 6,0 – 6,4 |
| OMI B2 – Centro Storico | 1 320 – 1 655 | — | — |
| Moyenne appartements ville | ≈ 2 325 | — | — |
Estimations issues des grilles OMI et des références par zone.
Les écarts apparents entre données d’annonces et valeurs de référence fiscales (OMI) s’expliquent par la diversité des biens : immeubles anciens à restaurer, appartements déjà rénovés avec critères énergétiques élevés, petits logements adaptés à la location étudiante ou touristique.
Deux mesures fiscales locales ont été mises en œuvre pour stimuler la requalification du centre historique.
Pour l’investisseur, cela signifie que le centre reste un pari solide sur la valeur : les interventions publiques de restauration (Voltone della Molinella, pavages, cours intérieures) et les politiques de mixité fonctionnelle soutiennent l’attractivité à long terme.
Cintura du centre, quartiers résidentiels et zones périphériques
Autour du cœur historique, les zones de ceinture et les quartiers résidentiels offrent un compromis intéressant entre prix et qualité de vie. Les données par zone témoignent d’une hiérarchie relativement claire :
| Zone / frazione | Prix vente €/m² (approx.) | Loyer €/m²/mois (approx.) |
|---|---|---|
| Cintura du centre historique | 1 250 – 1 330 | ≈ 4,8 – 5,3 |
| Zone périphérique résidentielle | 1 150 – 1 425 | ≈ 3,6 – 5,0 |
| Zone artisanale / industrielle | 1 070 – 1 225 | ≈ 3,7 – 4,5 |
| Frazione de Granarolo / Reda | 666 – 1 100 | ≈ 1,8 – 3,8 |
| Zones rurales et petites frazioni à la montagne | 550 – 1 075 | ≈ 1,5 – 3,6 |
| Zones rurales à la plaine | 534 – 980 | ≈ 1,5 – 3,3 |
On voit se dessiner différents types d’opportunités :
La ceinture du centre de Bologne est idéale pour cibler une clientèle locale stable (familles, jeunes actifs). Elle offre la proximité à pied ou à vélo du Centro Storico et des loyers confortables par rapport au prix d’acquisition. Les frazioni (comme Granarolo ou Reda) et les zones rurales présentent des prix au mètre carré très bas, adaptés à une résidence principale ou à des projets spécifiques (maison avec jardin, agritourisme). Cependant, le marché locatif y est plus étroit et les rendements bruts souvent plus modestes, sauf si le projet repose sur une forte valeur d’usage.
Quartiers et micro‑localisations à fort potentiel
En plus de cette segmentation par grandes zones, Faenza compte plusieurs quartiers porteurs pour l’investissement résidentiel :
– le secteur autour de Parco Bucci, poumon vert proche de la ville, qui concentre des appartements spacieux et attire les familles recherchant verdure et jeux pour enfants ;
– les axes structurants comme Via Emilia et Viale Risorgimento, bien desservis et aujourd’hui au cœur de grands projets de requalification et de santé de proximité ;
– le « Borgo », cité parmi les secteurs les plus recherchés, où de nouvelles constructions résidentielles modernes (par exemple sur Via Fornarina, avec un immeuble de huit unités) côtoient le tissu bâti plus ancien, et où la demande reste soutenue.
Ce maillage fait de Faenza un marché où l’on peut arbitrer très finement entre rendement, potentiel de plus‑value et qualité de vie.
Niveaux de prix : un marché encore abordable dans une province chère
Du point de vue des chiffres, Faenza se situe clairement en dessous des moyennes de la province de Ravenna et de la région Émilie‑Romagne.
Prix de vente : un décrochage favorable à l’acheteur
En mai 2025, le prix moyen demandé pour les logements à la vente à Faenza était de 1 731 €/m², contre 2 317 €/m² en moyenne provinciale. En novembre, le niveau moyen est monté à 1 966 €/m², toujours en deçà des 2 384 €/m² observés dans l’ensemble de la province.
En parallèle, la région Émilie‑Romagne affichait une moyenne d’environ 2 112 €/m² fin 2025, avec une hausse annuelle proche de +4,6 %. Faenza reste donc structurellement plus accessible :
| Territoire | Prix moyen vente €/m² (ref. 2025) |
|---|---|
| Faenza (mai 2025) | 1 731 |
| Faenza (novembre 2025) | 1 966 |
| Province de Ravenna (mai) | 2 317 |
| Province de Ravenna (nov.) | 2 384 |
| Région Émilie‑Romagne | 2 112 |
Sur deux ans, le marché faentin a connu un point bas autour de 1 650 €/m² (août 2023) et plusieurs pics, d’abord à 1 766 €/m² (janvier 2025) puis à 1 966 €/m² (novembre 2025). Les variations traduisent un marché en phase de rattrapage, mais sans emballement.
Les évolutions par type de bien sur trois ans confirment cette tendance :
– maisons : +5,1 % par m² sur trois ans ;
– appartements : +13,1 % par m² sur trois ans.
Les appartements tirent donc davantage la croissance, ce qui est cohérent avec la montée de la demande locative et l’intérêt pour des formats adaptés à la location longue durée ou aux courts séjours.
Analyse du marché immobilier
Loyer résidentiel : progression rapide mais toujours modérée
Du côté des locations, la ville affiche des loyers également inférieurs à la moyenne provinciale, tout en ayant connu une croissance significative.
En mai 2025, le loyer moyen demandé atteignait 9,37 €/m²/mois, contre 13,38 €/m² dans l’ensemble de la province. En novembre, Faenza montait à 9,66 €/m², alors que la moyenne provinciale atteignait 14,01 €/m².
Sur un an (mai 2024 – mai 2025), la hausse moyenne des loyers à Faenza est d’environ +7,2 %. Sur la période novembre 2024 – novembre 2025, la progression est similaire (+7,2 %). En deux ans, on observe un point bas à 8,63 €/m²/mois (juin 2024) et un pic à 9,88 €/m² (septembre 2025).
| Territoire | Loyer moyen €/m²/mois (ref. 2025) |
|---|---|
| Faenza (mai 2025) | 9,37 |
| Faenza (novembre 2025) | 9,66 |
| Province de Ravenna (mai) | 13,38 |
| Province de Ravenna (nov.) | 14,01 |
Ce différentiel de prix par rapport au reste de la province crée une marge de manœuvre intéressante : l’investisseur profite de loyers déjà orientés à la hausse, tout en entrant sur un marché où le rapport prix d’achat / loyer reste favorable.
Prix moyens par typologie : calibrer son ticket d’entrée
Les données agrégées pour Faenza permettent de se faire une idée du budget nécessaire selon le type de bien visé :
| Type de bien | Prix moyen d’achat |
|---|---|
| Studio | 87 000 € |
| Appartement 2 pièces | 113 000 € |
| Appartement 3 pièces | 156 000 € |
| Appartement 4 pièces | 198 000 € |
| Appartement 5 pièces | 226 000 € |
| Maison 4 pièces | 292 000 € |
| Maison 5 pièces | 305 000 € |
| Maison 6 pièces | 314 000 € |
| Maison 7 pièces | 334 000 € |
| Maison 8 pièces | 389 000 € |
Pour la location, les loyers moyens mensuels observés sont du même ordre de grandeur que ceux plus haut, ce qui donne un premier aperçu des rendements bruts :
| Type de bien | Loyer moyen mensuel |
|---|---|
| Studio | 401 € |
| Appartement 2 pièces | 519 € |
| Appartement 3 pièces | 641 € |
| Appartement 4 pièces | 769 € |
| Appartement 5 pièces | 990 € |
| Maison 4 pièces | 600 € |
| Maison 5 pièces | 937 € |
| Maison 6 pièces | 1 000 € |
| Maison 7 pièces | 2 000 € |
| Maison 8 pièces | 2 000 € |
Ces chiffres restent des moyennes : un bien bien rénové et bien situé peut se louer nettement au‑dessus, surtout s’il est adapté à des segments spécifiques (colocation étudiante, location meublée de qualité, etc.). Mais ils suffisent à montrer que des rendements bruts entre 4,5 % et 6 % sont réalistes en longue durée dans beaucoup de cas, avec des perspectives de plus‑value dans un marché en hausse modérée.
Faenza dans le contexte régional et national : une alternative aux marchés saturés
L’Émilie‑Romagne est l’une des régions les plus dynamiques d’Italie, avec un marché immobilier tiré par des pôles comme Bologne, Parma, Modena, Rimini ou la côte adriatique. Les prix y augmentent régulièrement et les rendements, en particulier pour les petites surfaces bien placées, restent attractifs.
À l’échelle régionale :
– le prix moyen de vente est d’environ 2 112 €/m² (fin 2025), en hausse d’environ 4,6 % sur un an ;
– les rendements bruts pour les appartements se situent en moyenne entre 6,5 % et 7,5 % ;
– les studios et T1 peuvent atteindre 7 % à 8,5 % de rendement brut, les T2 6,5 % à 7,5 %, les T3 5,5 % à 6,5 %.
Prix moyen au mètre carré dépassant ce montant dans certains quartiers de villes prisées comme Bologne.
Dans ce paysage, Faenza se distingue comme :
– plus abordable que les centres régionaux et les communes littorales ;
– moins volatile, car moins exposée à la spéculation liée au tourisme international de masse ;
– suffisamment proche des grands pôles pour bénéficier indirectement de leur dynamisme (mobilités pendulaires, entreprises en quête de coûts immobiliers moindres, relocalisation de familles à la recherche d’un meilleur rapport qualité‑prix).
Pour un investisseur qui souhaite se positionner sur l’Émilie‑Romagne sans assumer les tickets d’entrée de Bologne ou des stations de la côte, investir dans l’immobilier à Faenza est une porte d’entrée naturelle.
Marché locatif longue durée : une base solide, portée par la demande régionale
Le marché locatif résidentiel à Faenza repose d’abord sur la demande des habitants permanents : familles, jeunes actifs, personnes âgées, ménages attirés par la qualité de vie. Les données régionales montrent :
– des budgets locatifs typiques allant de 600 à 1 400 €/mois pour un appartement ;
– pour les T2 (70 m² environ), des loyers moyens régionaux entre 830 et 1 115 €/mois ;
– des rendements nets, après charges et impôts, généralement compris entre 3 % et 4,5 % pour des biens correctement gérés.
À Faenza, les loyers pour les appartements T2 à T4 se situent généralement entre 400 et 800 euros par mois.
Le cadre municipal renforce cet attrait locatif :
– l’objectif affiché de contrôler le rapport loyer/qualité dans le centre historique ;
– le développement de logements publics pour les personnes âgées ou les ménages vulnérables ;
– les investissements dans les écoles, équipements sportifs, culturels et de santé (maisons de communauté, rénovation de théâtres et cinémas, etc.), qui améliorent la qualité perçue du territoire.
Tout cela limite le risque de vacance structurelle pour des biens correctement positionnés et entretenus.
Location saisonnière et courte durée : un marché de niche à optimiser
Le marché des locations de courte durée reste relativement modeste à Faenza comparé aux grandes villes touristiques, mais les données disponibles montrent qu’il existe un vrai potentiel, notamment pour les biens bien gérés.
Sur la période récente, on recense :
– entre 88 et 117 annonces actives sur les plateformes de type Airbnb, selon les sources et les mois ;
– une majorité très nette de logements entiers (environ 78 % des annonces) ;
– un stock dominé par les appartements, les maisons représentant environ 20 % de l’offre ;
– une capacité moyenne d’accueil de 3 personnes, avec une forte proportion de logements pour 2 à 4 personnes.
Les performances moyennes sont loin d’être anecdotiques :
Indicateurs clés de performance pour les locations de courte durée à Paris, basés sur des données médianes et des fourchettes observées.
Taux médian situé entre 31% et 54%, avec les meilleures annonces dépassant régulièrement 70%.
Entre 86€ et 91€ en moyenne, pouvant dépasser 200€ la nuit pour les biens haut de gamme.
Environ 900€. Le top 25% dépasse 1600$/mois et le top 10% excède 2500$/mois.
Sur l’année, un logement bien géré peut atteindre un revenu brut typique d’environ 19 000 €, avec des pics de revenus en juillet, avril et mai (saison haute) et un creux en novembre.
Les performances par saison illustrent cette cyclicité :
| Saison (Faenza STR) | Revenu mensuel moyen | Taux d’occupation | ADR moyen |
|---|---|---|---|
| Saison haute (juillet, avril, mai) | ≈ 1 833 $ | ≈ 41,0 % | 153 $ |
| Saisons intermédiaires | ≈ 1 305 $ | ≈ 37,0 % | 128 $ |
| Basse saison (janvier, février, novembre) | ≈ 890 $ | ≈ 32,7 % | 112 $ |
Le marché reste peu régulé à ce stade, ce qui crée un environnement souple pour les hôtes, mais expose aussi à d’éventuels changements réglementaires dans le futur. Les temps de réservation anticipée (lead time moyen de 58 jours, avec des pics à 121 jours pour les séjours de mai) montrent que ce n’est pas un marché de dernière minute : le positionnement marketing et la gestion professionnelle jouent un rôle important.
Pour un investisseur, la location courte durée à Faenza peut donc constituer un complément intéressant à une stratégie patrimoniale, surtout si l’on vise :
– des biens de petite taille (1 à 2 chambres), bien situés (centre historique, proximité des événements, des musées de céramique, etc.) ;
– une gestion proactive (photos de qualité, tarification dynamique, politique de séjour minimum adaptée).
Mais il faut garder à l’esprit que le marché reste un « segment de niche » à l’échelle de la ville, et que la location longue durée offre une base plus stable pour la plupart des profils.
Infrastructures, PNRR et grands projets : la valeur de l’immobilier soutenue par l’investissement public
Un des arguments forts en faveur d’un investissement immobilier à Faenza tient à l’ampleur des projets financés par le PNRR (plan de relance italien) et les budgets publics sur la période 2024–2027. Ces projets modernisent la ville en profondeur, renforçant la demande résidentielle à moyen terme.
La nouvelle Casa della Comunità : un hub de santé de proximité
Au cœur de ces initiatives, la nouvelle Casa della Comunità de Faenza, en construction sur Viale Risorgimento, constitue un investissement clé :
– montant total du projet : environ 2,48 millions d’euros, financés principalement par le PNRR à hauteur d’environ 2,1 à 2,2 millions ;
– surface totale du bâtiment : environ 1 000–1 749 m², avec une première phase opérationnelle de 600–820 m² ;
– nature de l’intervention : démolition d’un pavillon ancien de l’ex‑foire, reconstruction complète d’un bâtiment à haute performance énergétique, création de parkings et d’accès piétons et cyclables.
Le projet vise à créer un véritable hub de santé de proximité, avec :
Découvrez l’ensemble des services médicaux, sociaux et administratifs accessibles au sein de la structure, conçue pour offrir une prise en charge complète et coordonnée.
Consultations avec des médecins généralistes et des spécialistes tels que cardiologues, diabétologues et pneumologues pour un suivi médical approfondi.
Accompagnement par des infirmiers, des psychologues et des assistants sociaux pour un soutien thérapeutique et social personnalisé.
Service centralisé pour la prise de rendez-vous, les services de type CUP et l’accueil administratif, simplifiant vos démarches.
Implantation à proximité des autres services de l’AUSL : unité de soins urgents, ancienne Casa della Salute de La Filanda, hôpital, etc.
Pour les investisseurs immobiliers, l’impact est double :
– renforcement de l’attractivité résidentielle du secteur Viale Risorgimento / Via Emilia Ponente, déjà bien desservi et à la charnière entre tissus résidentiel et productif ;
– sécurisation de la demande à long terme pour des logements adaptés aux professionnels de santé, aux personnes âgées, aux patients nécessitant un accès facile aux soins.
Requalification de l’ex‑foire et création d’espaces publics qualitatifs
Autour de cette maison de communauté, un vaste projet de régénération de l’ex‑foire est en cours :
– aménagement de parkings (environ 200 places) ;
– création de liaisons piétonnes et cyclables supplémentaires, avec stationnements vélos et bornes de recharge ;
– installation de « rain gardens » et d’ouvrages de gestion des eaux pluviales, avec réutilisation de l’eau pour l’irrigation des nouveaux espaces verts ;
– requalification du parking de Piazzale Aldo Moro et sécurisation des traversées piétonnes.
Une deuxième phase prévoit la reconversion de la salle « Achille Zanelli » en espace polyvalent au service de la Casa della Communauté et de la ville (événements, rencontres, activités culturelles), financée par un mélange de fonds publics et privés.
Montant en euros alloué à l’installation d’un parc sportif de 300 m² via un appel d’offres ‘Sport e Salute’.
Ces interventions, combinées, créent autour de Viale Risorgimento un nouveau pôle de centralité urbaine. Pour un investisseur, cela signifie que des immeubles aujourd’hui considérés comme « périphériques » pourraient bénéficier d’une requalification rapide de leur environnement, avec un effet direct sur la demande et la valeur.
Autres investissements structurants : écoles, culture, sport
À l’échelle de la ville, de nombreux autres projets soutenus par le PNRR et les budgets municipaux renforcent l’attractivité globale :
– rénovation du Palazzo Esposizioni (4,5 M€) avec réactivation d’une cour intérieure à vocation sociale et culturelle ;
– requalification et extension de la Cittadella dello Sport Graziola (plus de 2,9 M€ sur deux lots) ;
– travaux sur écoles primaires et maternelles (sécurisation sismique, agrandissements, mises aux normes énergétiques) pour plusieurs centaines de milliers d’euros ;
– interventions sur le théâtre Masini et le cinéma Sarti pour améliorer confort, sécurité et efficacité énergétique.
Dans un marché où la demande résidentielle est sensible à la qualité des équipements scolaires, sportifs et culturels, ces investissements agissent comme un puissant levier de stabilisation de la valeur immobilière.
Fiscalité et cadre réglementaire : ce qu’un investisseur doit savoir
Investir dans l’immobilier à Faenza, comme partout en Italie, suppose de maîtriser quelques notions de base sur la fiscalité immobilière.
À l’acquisition : droits d’enregistrement ou TVA
Lors de l’achat d’un bien existant auprès d’un particulier :
– l’acheteur paie un impôt d’enregistrement (Imposta di Registro) calculé sur la valeur cadastrale du bien, généralement inférieure à la valeur de marché ;
– le taux est de 2 % si le bien est acquis comme résidence principale et que l’acheteur remplit certaines conditions (domicile, absence d’autres résidences principales dans la commune, etc.) ;
– le taux est de 9 % dans les autres cas, notamment pour un non‑résident ou pour une résidence secondaire, avec un minimum légal de perception.
S’ajoutent des taxes fixes de registre foncier (Imposta Catastale) et hypothécaire, généralement de l’ordre de 50 à 200 € chacune.
En cas d’achat auprès d’un promoteur avec application de TVA (IVA) :
– la TVA se substitue à l’impôt d’enregistrement ;
– son taux varie de 4 % (première maison) à 10 %, voire 22 % selon la typologie du bien (par exemple pour les bâtiments à démolir classés F/2 ou certains biens commerciaux).
Pendant la détention : IMU, TARI et charges
L’impôt municipal unique (IMU) frappe les résidences secondaires, les logements vacants, les propriétés de luxe et les terrains. La base est la valeur cadastrale revalorisée, multipliée par un coefficient, puis par un taux fixé par la municipalité (en général entre 0,4 % et 1,06 %).
Montant annuel de l’IMU pour un appartement d’environ 200 000 € à Faenza, pour un propriétaire non-résident.
La taxe sur les déchets (TARI) varie aussi selon la commune et la surface du logement. Elle est généralement répercutée partiellement ou totalement sur le locataire dans les baux.
À cela s’ajoutent :
– les charges de copropriété (entretien, chauffage collectif, ascenseur), qui représentent souvent 30 à 80 €/mois pour un appartement standard, parfois plus dans les immeubles avec services ;
– un budget d’entretien courant qu’il est prudent de fixer entre 0,7 % et 1,2 % de la valeur du bien par an (0,5–0,7 % pour un immeuble récent, jusqu’à 1,5 % pour un bâti ancien).
Revenus locatifs : régime IRPEF ou cedolare secca
Les revenus de location en Italie sont imposables, y compris pour les non‑résidents. Deux régimes principaux existent pour les personnes physiques :
Pour la location immobilière en Italie, deux régimes fiscaux principaux existent. Le premier est l’imposition au barème progressif de l’IRPEF (taux de 23 % à 43 % selon les tranches, sous réserve de surtaxes régionales et communales), qui permet une déduction partielle des charges. Le second est le régime forfaitaire de la « cedolare secca », qui applique un taux fixe de 21 % sur les loyers (réduit à 10 % pour certains baux à loyers convenus). Ce régime forfaitaire n’autorise pas la déduction des charges, mais exonère de l’impôt d’enregistrement sur le bail.
Pour les locations de courte durée, la cedolare secca au taux de 21 % s’applique généralement au moins sur le premier bien loué. Dans tous les cas, un non‑résident doit déposer une déclaration fiscale en Italie pour y déclarer ses revenus immobiliers et, le cas échéant, ses plus‑values.
Plus‑values : exonérations et taxation
La règle générale est la suivante :
– si le bien est revendu plus de cinq ans après l’achat, la plus‑value n’est en principe pas imposable pour un particulier ;
– si le bien a constitué la résidence principale du vendeur pendant la majeure partie de la période de détention, la plus‑value peut également être exonérée même en cas de revente avant cinq ans ;
– dans les autres cas, la plus‑value est taxée à 26 %, soit via la déclaration de revenus, soit via un prélèvement substitutif opéré par le notaire au moment de la vente.
Pour les sociétés, la logique est différente, avec une imposition au taux de l’impôt sur les sociétés (24 % d’IRES) plus une contribution régionale (IRAP).
Stratégies d’investissement à Faenza : quels scénarios privilégier ?
À partir de ces données, plusieurs stratégies se dessinent pour qui souhaite investir dans l’immobilier à Faenza.
1. Acheter un appartement en centre historique à rénover
L’axe historique, avec ses façades anciennes et ses cours intérieures, recèle encore de nombreux biens à moderniser. On y trouve des appartements dont les valeurs de référence (OMI) restent entre 1 320 et 1 655 €/m², alors que des biens déjà rénovés se négocient dans la fourchette 1 800–2 400 €/m².
Une opération typique pourrait consister à : identifier les besoins des clients, analyser les données du marché, élaborer un plan stratégique et finalement mettre en œuvre les actions nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.
– acquérir un appartement de 70–90 m² dans un immeuble ancien pour un prix par mètre carré encore contenu ;
– réaliser une rénovation énergétique et esthétique de qualité, en alignement avec les principes de bio‑architecture promus par la municipalité (isolation intérieure, systèmes de chauffage performants, menuiseries de qualité, éventuels panneaux solaires intégrés lorsque c’est possible) ;
– valoriser le bien soit en location longue durée ciblant une clientèle à la recherche de charme et de centralité, soit en location meublée ou semi‑touristique en profitant du positionnement de Faenza comme ville d’art et de céramique.
Cette stratégie présente deux atouts principaux : elle s’aligne sur la tendance européenne du « green premium », valorisant les logements performants sur le plan énergétique, et elle profite de la politique municipale visant à préserver la qualité du centre-ville. De plus, elle offre un potentiel de revente attractif si la demande du marché continue d’augmenter.
2. Viser un appartement récent en ceinture du centre, pour la location familiale
Autour du centre et dans des secteurs comme le quartier du Parco Bucci ou certaines rues résidentielles de la ceinture, on trouve des immeubles plus récents, avec ascenseurs, garages et prestations modernes. Les prix y sont souvent entre 1 200 et 1 400 €/m², avec des loyers autour de 8–10 €/m²/mois.
Un T3 de 80 m² acheté autour de 100 000–120 000 € peut se louer 650–750 €/mois, soit un rendement brut proche de 6–7 % avant impôts, dans un segment de marché stable (familles, jeunes couples, personnes âgées à la recherche de confort).
Avec une fiscalité optimisée (cedolare secca, déduction d’intérêts d’emprunt pour résidence principale si l’investisseur devient résident, etc.), ces opérations peuvent offrir un bon équilibre entre rentabilité et risque.
3. Combiner résidence principale et investissement locatif
L’Italie offre des avantages marqués pour l’acquisition d’une résidence principale (droits réduits, exemption d’IMU). Un ménage qui souhaite s’installer à Faenza, par exemple dans le cadre d’un projet de vie plus calme que dans une métropole, peut :
Un investisseur pourrait, par exemple, acheter un grand appartement pour y habiter tout en acquérant un second bien destiné à la location (longue ou courte durée). Ce second bien pourrait être situé dans un quartier stratégique, comme le centre historique ou à proximité d’une infrastructure majeure comme la nouvelle Casa della Comunità, afin d’optimiser le rendement locatif.
Ce type de stratégie permet de profiter des conditions favorables sur la « première maison », tout en constituant un patrimoine générateur de revenus dans une ville qui, sans être un hub touristique international, bénéficie d’un socle de demande solide grâce à son économie régionale.
4. Miser sur un bien adapté à la courte durée dans un marché de niche
Pour un investisseur prêt à s’impliquer davantage dans la gestion, un appartement de 1 ou 2 chambres en centre historique ou à proximité immédiate des institutions culturelles (musées de céramique, théâtre, palais d’expositions) peut être calibré pour la location courte durée :
– en visant un taux d’occupation supérieur à la médiane (30–50 %) grâce à une très bonne présentation, un positionnement prix intelligent et une gestion irréprochable ;
– en profitant des pics de fréquentation liés aux événements culturels, foires, congrès scientifiques autour des matériaux et de l’innovation, etc.
Dans ce cas, l’objectif n’est pas de concurrencer les géants touristiques, mais de se placer dans le top 25 % des annonces, là où les revenus mensuels peuvent dépasser 1 600 $ avec des tarifs nuitées supérieurs à 120–150 $, sous réserve d’un bon remplissage.
Un marché à la fois prudent et porteur : synthèse des risques et opportunités
Comme tout investissement immobilier, une opération à Faenza comporte des risques : réglementation potentielle sur les locations de courte durée, évolution future des taux d’intérêt, nécessité d’entretenir un patrimoine parfois ancien.
Mais plusieurs facteurs atténuent ces risques à l’échelle de la ville :
La ville se distingue par un cadre urbanistique innovant en environnement et performance énergétique. Son marché affiche une hausse modérée des prix, avec un potentiel de rattrapage par rapport à la province et la région. La demande locative est solide, portée par la démographie, des infrastructures de qualité, une politique de « Slow Life » et une économie résiliente. Les investissements publics, notamment via le PNRR, s’intensifient dans les secteurs de la santé, des écoles, du sport, de la culture et des espaces verts, améliorant la qualité de vie et consolidant la valeur du patrimoine immobilier.
À l’échelle nationale, l’Italie entre dans une phase de marché plus stable, avec des taux en reflux, un retour de capitaux internationaux et un intérêt marqué pour les biens conformes aux standards ESG. Dans ce contexte, investir dans l’immobilier à Faenza revient à arbitrer en faveur d’un marché « secondaire » au sens du rayonnement international, mais « primaire » au sens de la qualité de vie et de la profondeur de la demande locale.
Pour un investisseur patient, prêt à s’adosser à des fondamentaux plutôt qu’à la seule spéculation touristique, Faenza offre un terrain d’action cohérent : prix encore raisonnables, rendements locatifs honnêtes, perspectives de plus‑value liées à la montée en gamme de la ville, et la possibilité de s’inscrire dans un projet urbain clairement orienté vers la durabilité et la qualité d’usage.
Dans un pays où les marchés phares comme Milan, Florence ou certaines stations côtières atteignent des niveaux de prix qui excluent de nombreux investisseurs, une ville comme Faenza rappelle qu’en Italie, il existe encore des territoires où l’immobilier est à la fois un placement rationnel et un choix de vie.
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