Checklist complète avant d’acheter à Bali : les 25 points à vérifier absolument

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Acheter une villa ou un terrain à Bali fait rêver. Mais derrière les photos de rizières et de piscines à débordement, le cadre juridique indonésien est très spécifique, surtout pour les étrangers. Entre titres fonciers, zonage, licences touristiques, fiscalité et limites légales pour les non-Indonésiens, une erreur peut coûter très cher, voire vous faire perdre entièrement votre investissement.

Bon à savoir :

Ce guide liste 25 points essentiels à vérifier avant de signer un document à Bali, basés sur les données et règles officielles actuelles.

Sommaire de l'article masquer

1. Vérifier la propriété du terrain : le Sertifikat Hak Milik (SHM)

Avant de parler de design de villa ou de rendement locatif, tout commence par un document : le certificat foncier.

En Indonésie, le titre de propriété le plus fort s’appelle Sertifikat Hak Milik (SHM), c’est le freehold réservé aux Indonésiens. Pour tout achat, vous devez impérativement vérifier :

Astuce :

Avant toute transaction, assurez-vous que le certificat existe réellement, qu’il est authentique, qu’il correspond bien au terrain présenté et que le vendeur a le droit de disposer de ce bien.

Cette vérification se fait auprès du BPN (Badan Pertanahan Nasional), l’Agence nationale foncière. Un contrôle formel du SHM permet de confirmer :

l’identité du propriétaire officiel

la localisation exacte et les limites cadastrales

le statut d’enregistrement dans la base foncière nationale

Le coût est modeste (environ 50 000 IDR) et le délai, généralement 1 à 2 jours. Ne jamais se contenter d’une copie non vérifiée ou des seuls dires du vendeur.

2. Contrôler le zonage : où vous avez légalement le droit de construire et de louer

Le deuxième verrou, et probablement le plus crucial, est le zonage. C’est l’élément que vous ne pourrez jamais « réparer » après coup. Une mauvaise zone, et votre projet de villa à louer peut devenir juridiquement impossible.

Bali est découpée en zones colorées dans les plans d’urbanisme (RTRW / RDTR). Chaque couleur correspond à des usages autorisés précis.

2.1. Comprendre les principales zones à Bali

Voici une synthèse des types de zones les plus importantes pour un acheteur de villa :

Couleur / Nom localUsage principal autoriséVillas résidentiellesLocation courte duréeCommentaire clé
Jaune – Permukiman (résidentiel)Habitation, vie à long termeOuiTrès limité / NonPour vivre ou louer au mois
Rose / Violet – Pariwisata (tourisme)Hôtels, resorts, villas touristiquesOuiOuiZone privilégiée pour Airbnb
Rouge – Perdagangan & Jasa (commerce / services)Commerces, bureaux, servicesOui (sous conditions)Possible si code RDTR l’autoriseÀ vérifier au cas par cas
Orange / Marron – MixteRésidentiel + commercialOuiPossible avec bons permisSouvent adapté à des villas en location
Vert clair – Pertanian (agricole)Agriculture, rizières, plantationsNon (en principe)NonConstruction fortement restreinte
Vert foncé / Brun – Conservation / zone protégéeProtection environnementale / culturelleNonNonDéveloppement quasi interdit

Les cartes officielles indiquent clairement ces zonages avec leurs couleurs. De nombreuses zones très photogéniques (rizières, falaises, bords de rivière…) sont en réalité en green zone ou en zone de conservation, où construire une villa est interdit ou extrêmement restreint.

2.2. Tourisme vs résidentiel : le nerf de la guerre pour la location

Si votre projet inclut la location courte durée (Airbnb, Booking, OTA…), le détail suivant est capital :

Attention :

Seule la zone tourisme (rose) permet clairement la location à la journée avec les licences appropriées. En zone résidentielle (jaune), dédiée à l’habitation longue durée, les locations à la nuitée pour touristes ou via une PT PMA sont interdites, même avec un permis Pondok Wisata.

Un résumé utile :

ZoneLocation journalière (Airbnb)Location mensuelle / annuelleExploitation par PT PMA
Tourisme (rose)Autorisée (avec licence)AutoriséeOui
Résidentiel (jaune)Non pour étranger / PT PMAOuiNon pour courte durée
Agricole (vert)NonNonNon
ConservationNonNonNon

3. Comment vérifier concrètement le zonage de votre terrain

Ne jamais se fier uniquement à un plan marketing ou à la parole d’un agent. Le parcours sérieux passe par plusieurs étapes.

3.1. Récupérer les références précises du terrain

Vous devez obtenir : obtenir

– les coordonnées exactes (latitude / longitude) ou

– le numéro de certificat (nomor sertifikat)

Un simple point indiqué vaguement sur Google Maps ou une capture d’écran n’est pas suffisant. Le moindre décalage peut vous faire passer d’une bande rose touristique à un bout de green zone inconstructible.

3.2. Utiliser les outils officiels de cartographie

Plusieurs plateformes permettent un premier contrôle :

GISTARU (Ministère de l’ATR/BPN) : carte interactive couvrant toute l’Indonésie, avec affichage des zones en couleur.

BATARA / BATARA Mobile : pour le kabupaten de Badung (zone Canggu, Berawa, Uluwatu, etc.).

– Les cartes RDTR interactives des régences (Badung, Gianyar, Tabanan…).

Filtres par usage

Ces cartes servent de pré-filtre : vous voyez tout de suite si vous êtes en tourisme, résidentiel, agricole, etc. Mais ce n’est que le début.

Tourisme

Découvrez les espaces dédiés aux activités touristiques et aux visiteurs.

Résidentiel

Explorez les zones résidentielles adaptées à l’habitat et à la vie quotidienne.

Agricole

Accédez aux informations sur les terrains et activités agricoles.

3.3. Obtenir une confirmation officielle de zonage (ITR / PKKPR)

Pour une sécurité maximale, complétez la vérification en demandant :

– un ITR (Informasi Tata Ruang) ou Izin Tata Ruang

– un PKKPR (Persetujuan Kesesuaian Kegiatan Pemanfaatan Ruang)

Ces documents, délivrés par le DPMPTSP ou le service d’urbanisme local, confirment noir sur blanc :

la catégorie exacte de zonage

les usages autorisés sur votre parcelle

la possibilité (ou non) d’obtenir les licences touristiques (Pondok Wisata / Sertifikat Standar, etc.)

Une question simple à poser à l’administration : > « Est-ce que je peux obtenir un Sertifikat Standar ou un Pondok Wisata à cet emplacement ? »

Si la réponse est non, votre projet de location courte durée est juridiquement compromis.

4. Ne jamais construire en green zone

Les terres en zone agricole (zona hijau / green zone) fascinent par leur esthétique : rizières, vue dégagée, calme absolu. Mais juridiquement :

– L’usage prévu est agricole, pas résidentiel ni touristique.

– La construction de villas et de projets commerciaux est en principe interdite.

– Même si certains construisent quand même, les autorités peuvent ordonner la démolition.

Les conséquences :

Exemple :

Une villa bâtie en green zone est techniquement illégale. Elle ne pourra pas obtenir de PBG (permis de construire) ni de SLF (certificat de conformité). Elle ne sera pas assurable ; en cas de sinistre, l’assurance est nulle. Les autorités peuvent sceller le bâtiment, voire ordonner la destruction.

Autrement dit, un terrain « pas cher avec vue rizière » mais en zone verte n’est pas une bonne affaire, c’est une bombe à retardement.

5. Vérifier les permis de construire et de fonctionnement

À Bali, beaucoup de développeurs lancent les travaux sans avoir complété les permis obligatoires. Vous devez donc contrôler soigneusement les autorisations liées au bâtiment.

5.1. PBG : le permis de construire version actuelle

Le PBG (Persetujuan Bangunan Gedung) a remplacé l’ancienne IMB. Ce document :

– doit exister avant le démarrage de la construction

– formalise l’autorisation de construire, la surface, la hauteur, les plans, etc.

Sans PBG :

– le bâtiment est considéré comme irrégulier

– il risque un ordre de démolition ou de fermeture

– l’assurance ne couvrira pas les sinistres

Si vous achetez une villa déjà construite, exigez une copie du PBG et faites vérifier que :

les plans déposés correspondent réellement à la construction

il n’y a pas d’extension illégale (étage ajouté, piscine avancée en zone interdite, etc.)

5.2. SLF : la preuve que le bâtiment est conforme et sûr

Le SLF (Sertifikat Laik Fungsi) est le certificat de conformité et de sécurité du bâtiment. Il atteste que la villa :

a été construite selon le PBG approuvé

respecte les normes techniques (structure, électricité, plomberie, etc.)

est jugée apte à être utilisée

Là encore, sans SLF, vous êtes sur un bien « bancal » administrativement : difficile à assurer, plus compliqué à revendre, et potentiellement exposé à des sanctions.

5.3. NIB et licences touristiques : indispensable pour louer légalement

Si votre objectif est la location courte durée, la dimension « business » est incontournable :

2

L’obtention de deux documents est obligatoire pour exploiter légalement un hébergement touristique en Indonésie : le NIB et le Sertifikat Standar.

Attention : La possibilité de délivrer un Pondok Wisata varie selon les kabupaten, et dépend du zonage. Beaucoup de villas affichées en ligne tournent sans permis adapté : les autorités ont commencé à sceller ce type de propriétés.

6. Comprendre vos options légales en tant qu’étranger

En Indonésie, un point est non négociable : Un étranger ne peut pas détenir de Hak Milik en direct.

La loi foncière (UUPA) réserve la pleine propriété freehold aux citoyens indonésiens. Aucune formule « freehold pour étrangers » n’est possible légalement, même si certains vendeurs prétendent le contraire.

6.1. Les principaux montages légaux accessibles

En pratique, trois voies sont utilisées par les étrangers :

– 1. Hak Pakai (droit d’usage) à leur nom

– nécessite un titre spécial et un permis de séjour (KITAS / KITAP)

– durée typique : 30 ans + 20 ans + 30 ans (jusqu’à 80 ans)

– réservé à certains types de biens (résidentiel, avec seuils de prix)

– permet d’utiliser le bien et de posséder le bâtiment, pas le terrain en freehold

Bon à savoir :

Pour un investissement locatif commercial (complexe de villas ou boutique-hôtel), la structure la plus robuste est une société d’investissement étrangère (PT PMA) détenant un HGB (droit d’usage du sol). Cette société, même 100% étrangère, est reconnue comme sujet de droit indonésien, ce qui lui permet de développer et exploiter légalement le projet.

– 3. Leasehold / Hak Sewa (bail de longue durée)

– contrat de location du terrain (et souvent du bâtiment) sur 25, 30 ans ou plus, avec option(s) de prolongation

– aucune limite légale stricte sur la durée, mais la pratique tourne autour de 25–30 ans par tranche

– très courant pour les villas de particuliers

– ne donne pas la propriété du sol mais un droit d’usage exclusif pendant la durée du bail

6.2. Le faux bon plan du « nominee »

On voit encore circuler la pratique du nominee :

Attention :

Le SHM est détenu par un Indonésien (ami, partenaire ou conjoint) tandis qu’un ensemble de contrats parallèles (prêts, procurations, baux croisés) prétend sécuriser les droits du financier étranger.

Juridiquement :

– ce type de montage est contraire à la loi foncière

– les contrats de nominee sont considérés comme nuls et non avenus dès l’origine

– l’État peut confisquer le bien, ou le transférer intégralement à l’Indonésien

Plusieurs cas concrets montrent des étrangers expulsés de leurs villas après un décès, un conflit familial ou une dette du nominee, sans recours légal solide. À éviter absolument.

7. Vérifier l’identité du vendeur et la chaîne de propriété

Une fois la structure choisie (Hak Pakai, HGB via PT PMA, ou leasehold), il faut s’assurer que le vendeur ou le bailleur est bien celui qui a le droit de vous vendre ou de vous louer.

Les contrôles de base incluent :

Astuce :

Pour sécuriser l’achat, faites correspondre le nom sur le SHM avec la carte d’identité KTP du vendeur ; en cas de divergence, exigez une procuration notariée valide. Si le vendeur est une société, vérifiez ses statuts, son NIB, son NPWP et son statut PT ou PT PMA. Contrôlez la chaîne de propriété sur 10 à 20 ans via le BPN pour écarter les doubles certificats ou titres contestés. Enfin, demandez un SKPT pour savoir si le bien est grevé d’une hypothèque, d’un gage ou d’une servitude.

Il est aussi prudent de vérifier s’il existe des litiges judiciaires ou des conflits d’héritage en cours autour de cette parcelle, au tribunal de district.

8. Faire intervenir un notaire / PPAT indépendant

En Indonésie, toute transaction foncière sérieuse passe par un Notaire / PPAT (Pejabat Pembuat Akta Tanah).

Son rôle :

vérifier les certificats fonciers et les taxes

s’assurer de la conformité des titres et des permis

rédiger et authentifier les actes officiels (Akta Jual Beli, Akta Sewa, etc.)

enregistrer la mutation auprès du BPN

Points de vigilance :

Bon à savoir :

Ne vous fiez pas au notaire du vendeur ou du promoteur : mandatez toujours votre propre notaire ou PPAT indépendant, sans lien financier avec l’autre partie. Ne signez jamais de document important sans présence notariale et exigez des actes en version bilingue indonésien-anglais pour comprendre précisément vos obligations.

Un PPAT sérieux connaît les problématiques spécifiques des clients étrangers : structures PT PMA, baux longue durée, contraintes de zonage, raccord avec le BPN, etc.

9. Sécuriser les paiements : pas de virements sur compte personnel

Sur le plan financier, un schéma sain ressemble rarement à « tout payer maintenant sur le compte perso du développeur ». Les bonnes pratiques incluent :

– ne jamais transférer des sommes importantes sur le compte personnel d’un vendeur ou d’un agent

– utiliser un compte séquestre géré par le notaire / PPAT ou un service d’escrow tiers

– mettre en place un échéancier de paiements lié à des étapes vérifiables :

– obtention des permis (PBG, etc.)

– avancement de la construction (fondations, structure, gros œuvre, finitions…)

– délivrance du SLF

Il est aussi recommandé de :

– ne pas verser plus de 30 % en acompte à la signature

– conditionner tout dépôt à l’issue satisfaisante de la due diligence

– consigner dans le contrat chaque promesse (date de livraison, qualité des matériaux, garanties, options de gestion, etc.)

Les accords verbaux n’ont aucune valeur légale : tout doit figurer par écrit dans les actes notariés.

10. Mener une due diligence complète (juridique, technique, fiscale)

Une due diligence immobilière sérieuse se déroule généralement en plusieurs phases :

Bon à savoir :

Analyse des documents (certificats, plans, structure du deal). Vérifications juridiques : titre au BPN, zonage (ITR, PKKPR), permis (PBG, SLF), licences commerciales, taxes foncières (PBB) et impôts. Rapport écrit avec synthèse, risques, recommandations. Plan d’action pour structurer la transaction, inclure conditions suspensives et clarifier le bail.

Cette due diligence prend en général une à trois semaines, parfois plus si des dossiers d’héritage doivent être régularisés (propriétaire décédé, partage successoral incomplet, etc.).

11. Inspecter physiquement le terrain et la construction

Même avec des documents parfaits, l’inspection physique reste indispensable.

Quelques vérifications cruciales :

Astuce :

Visitez le terrain exact (pas un show unit), vérifiez les limites via GPS et plan cadastral, et assurez-vous de l’absence de squatteurs, constructions non déclarées ou litiges d’accès. Pour les constructions en cours, comparez l’état des travaux au paiement demandé et faites contrôler la qualité structurelle. Sur terrains en pente ou falaises (zones comme Ubud ou Bukit), exigez une étude de sol avant le paiement final.

Si vous ne pouvez pas être sur place, mandatez une tierce partie indépendante (inspecteur, avocat, représentant de confiance) pour obtenir :

photos datées

vidéos horodatées

éventuellement des prises de vue drone

Le but est de ne pas dépendre uniquement du matériel marketing du développeur.

12. Évaluer le développeur et son historique

Pour un achat en off-plan (sur plan), la solidité du développeur est aussi importante que le terrain lui-même. Un promoteur sérieux doit pouvoir montrer :

– des projets achevés visitables

– des dates de livraison effectivement respectées

– des villas en exploitation avec des propriétaires disponibles pour témoigner

– une entité juridique claire (PT ou PT PMA) dotée d’un NIB et d’un NPWP

– des permis de construire déjà délivrés pour le projet (PBG)

Les signaux positifs incluent :

– transparence sur les matériaux, la plomberie, l’étanchéité, les finitions

– contrat à prix fixe, avec variations uniquement sur accord écrit

garantie après livraison (durée, couverture, réparations prises en charge)

– clarification sur la gestion de la villa après remise des clés (qui gère, quels frais, possibilité de changer d’opérateur)

Un Instagram très soigné n’est pas une preuve de fiabilité. Les vrais indicateurs sont les titres, les permis et les villas déjà livrées.

13. Reconnaître les signaux d’alerte et les arnaques fréquentes

Plusieurs comportements doivent immédiatement vous mettre en alerte rouge :

Attention :

Méfiez-vous des pressions pour payer très vite, des promesses de rendements irréalistes (ex. 25 % garantis), du refus de montrer les certificats fonciers ou PBG, des demandes de paiement en cash ou cryptomonnaie, de l’interdiction d’engager votre propre notaire ou avocat, des propositions de freehold pour étrangers ou nominee, des prix anormalement bas suivis de gonflage progressif, de l’absence de projets livrés ou de références clients, et d’une remise des clés sans garantie ni responsable identifié.

Si l’une de ces situations se présente, au minimum il faut ralentir et renforcer les contrôles. Souvent, il vaut mieux tout simplement se retirer.

14. Bien comprendre le coût total d’acquisition et la fiscalité

Au-delà du prix affiché, un achat à Bali implique plusieurs taxes et frais :

BPHTB (taxe d’acquisition foncière) : en général 5 % de la base taxable (valeur de transaction – franchise locale).

PPN (TVA) sur les biens neufs vendus par un développeur assujetti, typiquement autour de 11–12 % sur la valeur du bâtiment.

Frais de notaire / PPAT : souvent 1 à 2,5 % du prix de vente.

– Pour un achat via PT PMA et HGB / Hak Pakai, le cumul des taxes et honoraires tourne typiquement autour de 10–15 % du prix, voire 17–18 % pour certains montages.

Bon à savoir :

En leasehold simple, la charge fiscale à l’acquisition est plus légère : principalement les frais de notaire (souvent forfaitaires, 5 à 15 millions IDR) et des droits de timbre symboliques.

À l’exploitation, il faudra aussi compter :

– la taxe foncière annuelle (PBB), calculée sur la valeur fiscale NJOP, généralement entre 0,1 % et 0,3 % de cette base selon la régence

– pour une activité locative :

PHR (taxe hôtelière et restaurant) autour de 10 % du chiffre d’affaires hébergement

– et, si vous êtes non-résident sans NPWP, une retenue de 20 % sur les revenus locatifs bruts

Un business plan sérieux doit intégrer ces éléments en partant de hypothèses prudentes, pas de projections trop optimistes.

15. Penser dès le départ à la stratégie de sortie

L’immobilier à Bali n’est pas seulement une question d’entrée, mais aussi de sortie :

Bon à savoir :

Vérifiez la possibilité de revendre le bien, la compréhension et la transférabilité du montage choisi (leasehold, Hak Pakai, PT PMA), la présence de tous les permis pour faciliter la revente, et l’intégration de clauses de cession et de sous-location claires dans le bail.

Un bien sans permis complet, mal zoné, ou détenu via un montage juridiquement douteux sera beaucoup plus difficile à transmettre, voire impossible à valoriser juridiquement.

16. Que faire si vous découvrez une arnaque ou un litige après coup ?

Si malgré toutes les précautions vous êtes victime d’une fraude ou d’un montage illégal, plusieurs démarches sont possibles :

Marche à suivre en cas de litige immobilier

Actions recommandées pour faire valoir vos droits suite à un litige immobilier en Indonésie

Déposer une plainte

Signaler le litige à la police régionale (Polda) pour obtenir un registre officiel

Contacter AREBI

Si un agent agréé était impliqué, saisir l’association des agents immobiliers pour médiation

Consulter un avocat

Engager un avocat local spécialisé en litiges immobiliers pour un conseil juridique adapté

Rassembler les preuves

Conserver tous les documents : contrats, messages, reçus de paiement, photos et vidéos

Plus tôt vous formalisez la situation, plus vous avez de chances de limiter la casse.

17. Les 25 points à cocher avant d’acheter à Bali

Pour résumer tout ce qui précède, voici les 25 vérifications à intégrer dans votre propre checklist personnelle avant de signer :

Attention :

Vérifiez 25 points critiques : titre foncier, propriétaire, absence d’hypothèque, chaîne de propriété, zonage, distances de recul, PBG, SLF, licences touristiques, structure légale adaptée, refus du nominee, notaire indépendant, contrat notarié, échéancier, visite physique, accès routier, étude de sol, analyse du développeur, garantie, gestion locative, taxes, PBB, scénario de sortie, signaux d’alerte, accompagnement professionnel.

Conclusion : acheter à Bali, oui, mais armé jusqu’aux dents juridiquement

L’immobilier à Bali offre de belles opportunités, à condition d’accepter qu’on n’est pas dans un marché « carte postale », mais dans un environnement juridique spécifique, avec :

– des interdictions claires pour les étrangers (pas de Hak Milik en direct)

– une administration foncière structurée (BPN, zonage RTRW/RDTR, systèmes électroniques)

– des permis et licences indispensables pour construire et louer

– un marché où coexistent projets très sérieux et montages à haut risque

La différence entre un investissement réussi et un cauchemar ne se joue pas sur la couleur de la piscine, mais sur votre capacité à

Conseil en investissement immobilier

vérifier les titres,

comprendre le zonage,

exiger les permis,

sécuriser les paiements,

refuser les schémas illégaux.

En respectant scrupuleusement les 25 points de cette checklist, vous maximisez vos chances d’acheter à Bali en toute sécurité, avec une villa pleinement exploitable et revendable, et un sommeil beaucoup plus tranquille.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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