Investisseurs francophones et expatriés tournent de plus en plus le regard vers Guatemala City. Prix au mètre carré encore nettement inférieurs à ceux de l’Amérique du Nord ou de l’Europe, loyers en hausse, demande locative solide… Sur le papier, tout semble réuni pour obtenir un bon rendement locatif au Guatemala. Mais concrètement, combien peut rapporter un appartement à Guatemala City en 2026, et à quelles conditions ?
Les données des loyers et prix immobiliers à Guatemala City, actualisées jusqu’à début 2026, permettent d’établir des scénarios précis de rendement selon les quartiers.
Combien se loue un appartement à Guatemala City en 2026 ?
Les chiffres de 2025–début 2026 montrent une ville très segmentée. Les loyers varient fortement selon la zone, la taille du logement, le niveau de standing et le fait qu’il soit meublé ou non. Mais on peut dégager des ordres de grandeur clairs.
Niveaux de loyers moyens par type d’appartement
Pour un investisseur, la première question est simple : quel loyer mensuel peut-on espérer percevoir ? Les données consolidées pour début 2026 donnent les fourchettes suivantes, tous quartiers confondus.
| Type d’appartement | Loyer mensuel moyen (Q) | Fourchette réaliste (Q) | Loyer moyen (USD) | Fourchette réaliste (USD) |
|---|---|---|---|---|
| Studio | ≈ Q3 200–3 500 | Q2 400–4 200 | ≈ 420–460 | 310–550 |
| 1 chambre | ≈ Q4 800–5 000 | Q3 600–6 500 | ≈ 630–650 | 470–850 |
| 2 chambres | ≈ Q7 200–7 500 | Q5 200–10 000 | ≈ 940–980 | 680–1 305 |
Ces moyennes recoupent les chiffres détaillés par la plupart des sources : un 1‑chambre à Guatemala City tourne autour de Q4 500–5 800, soit environ 590–760 USD selon la zone et le niveau de standing. Les studios restent en-dessous de Q4 000 pour l’essentiel, tandis que les 2 chambres dépassent souvent Q7 000 dans les quartiers centraux.
Centre vs périphérie : l’écart de loyers
Le contraste est net entre cœur de ville et zones plus extérieures. Les données de février 2026 permettent de visualiser cette différence.
| Type & localisation | Loyer moyen (Q) | Loyer moyen (USD, env.) | Fourchette typique (Q) |
|---|---|---|---|
| 1 ch. centre-ville | Q5 821 | ≈ 756 | Q3 957–7 618 |
| 1 ch. hors centre | Q3 999 | ≈ 519 | Q2 510–7 027 |
| 3 ch. centre-ville | Q11 032 | ≈ 1 433 | Q6 047–16 100 |
| 3 ch. hors centre | Q6 105 | ≈ 793 | Q4 265–8 927 |
En simplifiant, on peut retenir qu’en 2026 :
Fourchettes de loyers mensuels selon le type de logement et la localisation
720–800 USD par mois
420–520 USD par mois
1 400–1 500 USD par mois
760–820 USD par mois
Pour un investisseur, cette dualité est cruciale : les rendements les plus élevés ne se trouvent pas forcément au cœur des zones les plus chères, mais souvent dans les secteurs “near-prime” où les loyers restent solides alors que les prix d’achat sont plus sages.
Loyers au mètre carré : combien paient les locataires ?
Côté loyers au mètre carré, la photo est elle aussi assez claire.
En moyenne, le loyer dans une ville entière est de 65 à 75 Q/m²/mois (8,50–10 USD/m²). La fourchette générale s’étend de 55 Q/m² dans les quartiers abordables à 85 Q/m² (et plus) dans les zones premium. En devises, cela équivaut à 7–11 USD/m², soit environ 6,40–10,10 EUR/m².
Pour un 1‑chambre de 60 m² :
– dans un secteur médian à 70 Q/m², on obtient un loyer de l’ordre de Q4 200 par mois (≈ 550 USD) ;
– dans un immeuble premium à 85 Q/m², on monte plutôt vers Q5 100–5 500 (≈ 665–720 USD).
Ces chiffres collent aux loyers moyens observés sur les 1‑chambres selon les zones.
Les zones clés de Guatemala City : où se fait le rendement ?
Guatemala City est une mosaïque de zones très différentes. Pour un investisseur, quatre familles de secteurs se détachent : les zones premium, les “near-prime” à fort rendement, les quartiers intermédiaires et les périphéries plus abordables (incluant une partie de Mixco).
Les zones 10 (Zona Viva), 14 (Las Américas), 15 (Vista Hermosa) et 16 (Cayalá) concentrent les immeubles les plus modernes, la plupart des expatriés, cadres, diplomates et la clientèle corporate. L’offre est composée de condos haut de gamme, tours résidentielles sécurisées, services et parkings.
Les loyers y sont naturellement les plus élevés.
| Zone premium (meublé, long terme) | Studio (USD) | 1 ch. (USD) | 2 ch. (USD) | 3 ch.+ / maison (USD) |
|---|---|---|---|---|
| Zone 10 | 450–600 | 750–1 035 | 1 100–1 600 | 1 000–2 500 |
| Zone 14 | 500–700 | 900–1 300 | 1 300–2 000 | 1 500–3 500 |
| Zone 15 | 500–650 | 700–1 000 | 1 000–1 500 | 800–2 000 |
| Zone 16 / Cayalá | 600–900 | 1 200–1 800 | 1 800–2 500 | 800–2 000 |
Le ticket d’entrée est élevé mais la demande est très soutenue, avec des vacances locatives souvent inférieures à un mois par an pour les biens bien positionnés. Ce sont les quartiers où la valeur patrimoniale a le plus progressé ces dernières années, avec des hausses de 5–7 % par an depuis 2023.
Zones “near-prime” à fort rendement : 11, 12, 13, 4, Mixco
La vraie surprise du marché guatémaltèque, ce sont les zones limitrophes des quartiers premium, où le rapport loyer/prix d’achat devient particulièrement intéressant. Les données identifient notamment :
Parmi les zones en développement ou prisées à Guatemala City, on trouve la Zone 11 (Mariscal), certaines parties de la Zone 12, le couloir de la Zone 13 (Aurora) près de l’aéroport, le quartier revitalisé de Zone 4 (Cuatro Grados Norte), ainsi que des secteurs de Mixco ou Villa Nueva.
Les loyers y restent conséquents, mais les prix d’achat sont sensiblement plus bas que dans les zones 10, 14, 15, 16, ce qui tire les rendements vers le haut.
| Zone “near-prime” (meublé, long terme) | Studio/1 ch. (USD) | 2 ch. (USD) | 3 ch.+ / maison (USD) |
|---|---|---|---|
| Zone 11 | 310–550 | 470–850 | 600–1 200 |
| Zone 13 | 350–630 | 520–940 | 700–1 500 |
| Zone 4 (4GN) | 300–450 | 500–750 | 700–1 100 (2 ch. luxe jusqu’à 1 800) |
| Mixco / Villa Nueva | 280–420 (1 ch.) | 400–650 | 650–1 000 |
C’est précisément dans ces secteurs que les études identifient les meilleurs rendements bruts, souvent 8 à 10 %, voire davantage sur des petites surfaces bien gérées.
Combien coûte un appartement à Guatemala City en 2026 ?
Le deuxième pilier du rendement, c’est bien sûr le prix d’achat. Guatemala City reste nettement en dessous des métropoles comparables, tout en affichant une valeur au mètre carré en hausse régulière.
Prix au m² par localisation
Les chiffres moyens par zone montrent un marché très contrasté.
| Localisation | Prix moyen au m² (USD) | Prix moyen au m² (Q) | Fourchette typique (Q/m²) |
|---|---|---|---|
| Centre-ville (global) | ≈ 2 040 | ≈ 15 700 | 9 000–15 700 |
| Hors centre (global) | ≈ 1 090 | ≈ 8 200 | 5 500–12 000 |
| Zone 14 | 2 350–3 660 | 18 000–28 000 | – |
| Zone 15 | 2 090–3 390 | 16 000–26 000 | – |
| Zone 10 | 1 960–3 260 | 15 000–25 000 | – |
| Zone 16 | 1 830–3 130 | 14 000–24 000 | – |
| Zone 13 | 1 570–2 350 | 12 000–18 000 | – |
| Zone 12 | 1 310–1 960 | 10 000–15 000 | – |
| Zone 11 | 1 180–1 830 | 9 000–14 000 | – |
| Zone 4 | 1 040–1 570 | 8 000–12 000 | – |
| Zone 18 / Mixco | 850–1 370 | 6 500–10 500 | – |
À l’échelle de toute la ville, la médiane se situe autour de Q14 500/m² (≈ 1 890 USD), et la moyenne avoisine Q16 500/m² (≈ 2 150 USD). Les appartements neufs et bien placés dans les zones 10, 14, 15 et 16 atteignent logiquement le haut de ces fourchettes.
Prix d’un appartement “type”
Les données agrégées permettent d’estimer le budget nécessaire pour différents formats.
| Type de bien (central) | Surface typique | Prix estimé (USD) | Remarque |
|---|---|---|---|
| 1 ch. centre (prime/mid-prime) | 50–65 m² | 120 000–180 000 | Condo moderne |
| 2 ch. centre (prime) | 80–100 m² | 112 000–180 000 | Selon zone et état |
| 3 ch. maison/appartement central | 120–150 m² | 170 000–300 000 | Gated community ou tour haut de gamme |
| 2 ch. suburbain / périphérique | 80–100 m² | 80 000–145 000 | Nouveaux ensembles |
| 3 ch. suburbain | 120–150 m² | 120 000–200 000 | Lotissements récents |
Pour un investisseur visant le locatif, la majorité des transactions rentables se situe dans une enveloppe 100 000–250 000 USD pour un appartement bien placé dans un quartier à forte demande.
Rendement locatif : ce que donnent les chiffres à Guatemala City
Toutes ces données de loyers et de prix permettent de calculer des rendements assez précis. Globalement, Guatemala City ressort comme l’un des marchés les plus rémunérateurs d’Amérique latine pour l’immobilier résidentiel urbain.
Rendement brut moyen : autour de 8–10 %
Les chiffres disponibles convergent :
– à l’échelle de la capitale, le rendement locatif brut des appartements tourne autour de 8–10 % ;
– les studios et 1‑chambres affichent souvent les meilleurs scores, entre 8 et 9 %, notamment dans les zones near-prime ;
– les 2‑chambres se stabilisent fréquemment entre 7 et 8 % ;
– les 3‑chambres restent attractifs mais un peu en retrait, souvent entre 6 et 7 %.
Le cœur de fourchette des rendements bruts sur le marché guatémaltèque est de 6 à 10 %, avec Guatemala City dans le haut de cette plage.
Centre vs périphérie : qui gagne en pourcentage ?
Les calculs de “price-to-rent” et les comparaisons centre/hors centre aboutissent à des chiffres parlants.
| Indicateur | Centre-ville | Hors centre |
|---|---|---|
| Rendement brut moyen (appartements) | ≈ 8,5–9 % | ≈ 9–10 % |
| Ratio prix/loyer (années de loyers) | 11–14 ans | 10–12 ans |
Autrement dit, les immeubles du centre sont plus chers, les loyers plus élevés, mais le ratio prix/loyer se dégrade légèrement. Les zones périphériques et near-prime, où les prix au m² sont inférieurs mais les loyers restent consistants, peuvent donc offrir des rendements bruts supérieurs.
Rendement net : entre 5,5 et 7 % en moyenne
Le rendement brut est une chose, le net en est une autre. Pour passer du brut au net, il faut intégrer :
Les frais à prévoir incluent une taxe foncière (IUSI) très modérée de 0,1 à 0,3 % de la valeur marchande par an pour un appartement, une assurance propriétaire de 0,15 à 0,35 % de la valeur assurée, des charges de copropriété (HOA) variables selon les services (sécurité, piscine, etc.), des frais de gestion locative en cas de délégation (incluant ménage, linge, commissions plateformes pour les courtes durées), des périodes de vacance locative moyennes d’environ 8 % par an dans les zones prisées, et l’impôt sur le revenu locatif.
Les analyses pour Guatemala City montrent qu’en incluant ces coûts, la plupart des investisseurs aboutissent à :
– un rendement net typique entre 5,5 et 7 % pour des locations longue durée, bien gérées ;
– un rendement net d’environ 6,2 % est souvent cité comme base réaliste sous gestion professionnelle ;
– en gestion optimisée (self‑management, charges limitées), certains parviennent à se rapprocher de 7 % nets.
Pour un investisseur européen ou nord‑américain habitué à des rendements nets de 2–4 % dans des capitales chères, ces chiffres placent clairement Guatemala City dans la catégorie des marchés “haut rendement”.
Scénarios concrets : combien rapporte un appartement type ?
Pour passer de la théorie à la réalité, il est utile de simuler quelques cas classiques, en restant strictement sur les données disponibles.
Scénario 1 : 1‑chambre centre-ville, achat à 140 000 USD
On considère un 1‑chambre de 60 m² dans un secteur central de Guatemala City (zone 10 ou 14, gamme moyenne/haute).
– Prix d’achat : 140 000 USD
– Loyer mensuel : environ 750 USD (ordre de grandeur courant pour 1 ch. centre : 723–800 USD)
– Loyer annuel brut : 9 000 USD
Rendement brut :
– 9 000 / 140 000 = 6,4 % brut
On intègre ensuite des charges réalistes :
– IUSI + assurance : ~0,5 % de la valeur/an ≈ 700 USD
– Charges de copropriété : par hypothèse 150 USD/mois ≈ 1 800 USD/an
– Vacance locative (un mois) : –750 USD
– Divers et entretien courant : ~500 USD/an
Total des coûts hors impôt ≈ 3 750 USD/an.
Revenu net avant impôts ≈ 9 000 – 3 750 = 5 250 USD, soit :
– rendement net avant impôt ≈ 3,75 %.
En réduisant les charges de copropriété et en limitant la vacance locative, il est possible d’atteindre un rendement net de 5 à 6 %. Ce scénario correspond à un bien onéreux situé dans un quartier très premium, où l’accent est mis sur la sécurité et la valorisation du patrimoine plutôt que sur le rendement pur.
Scénario 2 : 1‑chambre near-prime, achat à 110 000 USD
Cette fois, on vise un 1‑chambre meublé dans une zone à bon rapport qualité/prix type Zone 11, 12 ou 13, bien située mais moins chère qu’une adresse diplomatique.
– Prix d’achat estimé : 110 000 USD
– Loyer mensuel réaliste : 650–700 USD (par exemple 675 USD, soit le milieu de fourchette 520–940 USD en Zone 13)
– Loyer annuel brut : 8 100 USD
Rendement brut :
– 8 100 / 110 000 = 7,4 % brut
En appliquant une structure de coûts un peu plus légère (copro plus abordable, charges communes plus modestes) :
– IUSI + assurance : ~0,5 % ≈ 550 USD
– Charges copropriété : 100 USD/mois ≈ 1 200 USD/an
– Vacance : 1 mois de loyer ≈ 675 USD
– Entretien/divers : 400 USD
Total hors impôt ≈ 2 825 USD/an.
Revenu net avant impôt ≈ 8 100 – 2 825 = 5 275 USD, soit :
Le rendement net est d’environ 4,8 % dans ce scénario prudent, mais avec une gestion optimisée, il peut atteindre 6 %, en phase avec la moyenne du marché.
C’est typiquement le genre de bien qui correspond aux rendements de 5,5–7 % nets évoqués pour Guatemala City.
Scénario 3 : studio “investisseur” en Zone 4, achat à 80 000 USD
Les studios dans des quartiers en reconversion comme Cuatro Grados Norte (Zone 4) offrent un profil encore plus orienté rendement.
– Prix d’achat : 80 000 USD
– Loyer mensuel cible : autour de 550 USD (fourchette 300–450 USD en base, mais plus pour un studio moderne et bien meublé ; on reste donc prudent avec 550)
– Loyer annuel brut : 6 600 USD
Rendement brut :
– 6 600 / 80 000 = 8,25 % brut
Avec des charges réduites (petite surface, copro sobre) :
– IUSI + assurance : ~0,5 % ≈ 400 USD
– Copropriété : 80 USD/mois ≈ 960 USD/an
– Vacance : 1 mois ≈ 550 USD
– Entretien/divers : 350 USD
Total ≈ 2 260 USD/an.
Revenu net avant impôt ≈ 6 600 – 2 260 = 4 340 USD, soit :
– rendement net ≈ 5,4 % ;
– en limitant la vacance et en gérant soi-même, on se situe assez rapidement à 6–7 % nets.
Ce scénario reflète bien les performances moyennes constatées pour les petites surfaces dans les zones near-prime, qui tirent les rendements globaux de la ville vers le haut.
Long terme vs courte durée : quelle stratégie de rendement ?
Guatemala City offre deux grandes options : des baux classiques de 6–12 mois (ou plus) et la location courte durée type Airbnb, notamment dans les quartiers centraux et d’affaires.
Longue durée : la colonne vertébrale du rendement
Les chiffres de rendement brut et net évoqués plus haut concernent principalement la location longue durée. C’est la stratégie la plus prévisible, surtout dans les zones 10, 14, 15, 16, 11, 12, 13 et 4, où la demande de jeunes actifs, cadres et expatriés est constante.
Les avantages principaux :
– taux de vacance réduit (souvent autour d’un mois par an si le bien est bien situé et correctement positionné en prix) ;
– gestion simplifiée, surtout si l’on passe par une agence ;
– rendements nets de 5,5–7 % assez réguliers ;
– financement plus facile à modéliser sur le long terme.
Le retour total estimé sur 5 ans pour un ‘Guatemala City Apartment’, combinant 7,5 % de rendement brut et environ 6 % d’appréciation annuelle avant fiscalité personnelle.
Courte durée type Airbnb : plus risqué, plus volatil
Guatemala City dispose d’un marché Airbnb réel mais plus modeste et instable que celui d’Antigua ou du lac Atitlán. On y recense plus de 2 800 à 3 200 annonces actives, avec :
– un taux d’occupation moyen autour de 35–50 % selon les sources et la période ;
– un tarif moyen compris entre 52 et 60 USD la nuit ;
– un revenu brut moyen pour un hôte autour de 500–850 USD par mois, selon l’étude considérée et la qualité du bien ;
– des tops performers capables de dépasser 1 400–1 800 USD mensuels dans les meilleures localisations (Zone 10, 14, 15, Cayalá).
Les analyses détaillées montrent toutefois :
– une grande dispersion entre les hôtes : le médian tourne souvent autour de 500–550 USD par mois ;
– des coûts opérationnels importants (ménage, linge, gestion, plateformes) qui amputent fortement le brut ;
– un bénéfice net moyen souvent limité à 180–420 USD/mois pour les biens auto‑gérés, en ligne avec des marges de 20–35 % sur le brut ;
– des rendements nets annuels généralement compris entre 3,5 % et 6 % pour la majorité des biens, avec seulement la tranche supérieure des meilleurs biens dépassant les 6 % nets.
Autrement dit, la courte durée à Guatemala City peut surperformer la location classique sur quelques biens très bien positionnés, mais elle exige un niveau d’exécution élevé (photos professionnelles, tarification dynamique, réactivité, localisation optimale) et une tolérance à la volatilité saisonnière.
Fiscalité et coûts récurrents : quel impact sur le rendement ?
L’un des atouts de Guatemala City pour un investisseur étranger est la structure de coûts récurrents relativement légère, en particulier sur la fiscalité patrimoniale.
Taxe foncière IUSI : très modérée
L’Impuesto Único Sobre Inmuebles (IUSI) est la taxe foncière guatémaltèque. Elle est calculée sur la valeur cadastrale, généralement bien inférieure à la valeur de marché (souvent 50–80 %). Les tranches nationales aboutissent, dans la pratique, à des taux effectifs annuels :
– souvent compris entre 0,2 % et 0,9 % de la valeur cadastrale ;
– ce qui se traduit, pour un appartement d’environ 100 000 USD, par un coût de l’ordre de 200 à 600 USD par an, parfois moins selon l’évaluation.
Rapporté au revenu locatif, l’IUSI n’a qu’un impact marginal sur le rendement, surtout par rapport à de nombreuses villes nord‑américaines ou européennes.
Impôts sur les loyers : deux régimes possibles
Pour les résidents, le système permet de choisir un régime simplifié taxant le chiffre d’affaires brut (par exemple 5 ou 7 % du loyer brut), ou un régime au réel (≈25 % du bénéfice net après charges). La plupart des petits bailleurs, y compris étrangers, optent pour le régime simplifié, plus facile à gérer.
Taux effectif d’imposition sur les loyers bruts perçus au Guatemala pour un non-résident, après déduction des charges estimées à 25 % du loyer brut.
Même en intégrant cette fiscalité, les rendements nets restent compétitifs : un 7–8 % brut se transforme fréquemment en 4–6 % nets après impôt local, ce qui demeure très correct à l’échelle régionale.
Plus-values : imposition modérée
En cas de revente, la plus‑value est généralement taxée autour de 10 à 15 % du gain (avec certaines variantes selon le régime et la documentation des coûts). Pour un investisseur de long terme qui bénéficie en parallèle d’une appréciation annuelle de 4–6 %, cette fiscalité reste relativement douce, surtout combinée à une taxe foncière faible et à l’absence de droits de succession spécifiques sur l’immobilier.
Contexte de marché : stabilité, croissance et demande locative
La rentabilité locative ne dépend pas uniquement du niveau de loyers et des prix d’achat : elle repose aussi sur la capacité du marché à maintenir ces loyers et à faire progresser la valeur des biens dans le temps.
Une croissance des prix régulière, sans emballement
Sur la dernière décennie, les prix résidentiels à Guatemala City ont progressé d’environ 55 % en termes nominaux, mais seulement autour de 7 % en termes réels une fois corrigés de l’inflation. Autrement dit, la ville connaît une hausse régulière plutôt qu’une bulle spéculative.
Entre début 2025 et début 2026, la progression des prix résidentiels est estimée à environ 5 % en quetzals, soit 1–2 % en réel. Pour les années à venir, la plupart des projections se situent dans une fourchette de 4–6 % d’appréciation annuelle, avec :
Le potentiel de croissance le plus fort se situe dans les zones dynamiques comme la Zone 16, la Zone 10 et certaines parties de la Zone 13, atteignant entre 6 et 9 pour cent.
Rôle des envois de fonds et de la démographie
Guatemala City profite de plusieurs moteurs fondamentaux :
– une urbanisation croissante, le pays se dirigeant vers environ 67 % de population urbaine ;
– des transferts de fonds (remesas) en forte hausse, qui dépassent désormais 21–25 milliards USD par an et représentent près de 20 % du PIB, soutenant fortement la demande résidentielle et limitant le risque de ventes contraintes ;
– une croissance économique autour de 3,5 % par an, avec un léger renforcement anticipé sur les prochaines années ;
– un pipeline de projets d’infrastructures (comme le Metro Riel) qui renforce encore l’attractivité des quartiers connectés.
Les analystes estiment que la probabilité d’une correction marquée des prix sur 12 mois est faible, surtout dans les zones premium où l’offre est restreinte et la demande très ciblée.
Demande locative : peu de vacance, segmentations marquées
Le marché locatif de Guatemala City se caractérise par :
– des taux de vacance faibles sur les appartements bien situés, souvent inférieurs à 5 % dans les zones 10, 14, 15, 16 ;
– une demande soutenue pour les 1–2 chambres modernes, sécurisées, avec parking et internet fibre, tant de la part de jeunes actifs guatémaltèques que d’expatriés et de télétravailleurs étrangers ;
– une segmentation claire entre :
– le locatif urbain long terme (écoles, bureaux, services, santé),
– et le locatif touristique ou d’affaires de courte durée, plus volatil, mais pouvant offrir des rendements bruts élevés dans des poches bien ciblées (Guatemala City, Antigua, Atitlán, côte Pacifique).
C’est précisément cette profondeur de la demande locative qui permet à la ville d’afficher des rendements bruts moyens de 8–10 % sur les appartements, avec une base de vacance raisonnable.
Pour un investisseur qui se demande où placer ses capitaux à Guatemala City, la question n’est pas seulement “combien ça rapporte”, mais aussi “pour quel niveau de risque et de volatilité ?”.
Zones 10, 14, 15, 16 : sécurité, valorisation, mais rendement un peu plus comprimé
Les atouts de ces quartiers sont évidents :
– qualité du bâti, sécurité élevée, services, image ;
– base de locataires solvables (cadres, expatriés, diplomates, entreprises) ;
– forte liquidité à la revente, avec une demande soutenue d’acheteurs locaux et internationaux ;
– historique de hausse de prix de 5–7 % par an depuis 2023 dans la plupart des projets bien situés.
Le rendement brut réaliste pour un achat bien négocié au Guatemala se situe entre 6 et 8 %.
Zones 11, 12, 13, 4, Mixco : cœur du rendement “cash-flow”
Les études de rendement montrent que les meilleurs pourcentages se trouvent souvent ici :
– les loyers restent affectés par la proximité des zones premium, des centres commerciaux, de l’aéroport ou de quartiers d’affaires ;
– les prix au m² sont sensiblement plus faibles (souvent 1 000–1 800 USD/m² au lieu de 2 000–3 500 USD/m² dans les zones ultra‑prime) ;
– les rendements bruts atteignent 8–10 %, parfois davantage pour des studios et petits 1‑chambres bien ciblés ;
– le risque principal est plus social et urbain (image de quartier, évolution de la criminalité, qualité des copropriétés sur le long terme), mais de nombreux immeubles récents y offrent des standards corrects.
Pour un investisseur orienté “cash-flow”, c’est généralement dans ces zones que se trouvent les meilleurs compromis entre rendement et liquidité.
En résumé : combien rapporte un appartement à Guatemala City en 2026 ?
En synthèse des centaines de données rassemblées, on peut tracer quelques lignes directrices claires pour 2026 :
Les rendements bruts sur appartements bien achetés se situent en moyenne entre 8 et 9 %.
Sur un horizon de cinq ans, en combinant :
– un rendement locatif brut de l’ordre de 7,5 %,
– une appréciation annuelle de 5–6 % sur les bons emplacements,
les projections évoquent un rendement total cumulé de 65–70 % avant impôts sur une “Guatemala City Apartment” de qualité, bien achetée, dans une zone à forte demande.
C’est cette combinaison rare — loyers élevés par rapport aux prix d’achat, fiscalité modérée, dynamique de prix positive mais non explosive — qui fait de Guatemala City, en 2026, l’un des marchés les plus intéressants d’Amérique latine pour un investisseur locatif prêt à travailler son emplacement et sa stratégie de gestion.
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