L’Islande ne se résume pas à ses volcans, ses glaciers et ses aurores boréales. Le pays est aussi un immense terrain de jeu à ciel ouvert, où le sport fait partie intégrante du quotidien des habitants autant que des expériences proposées aux voyageurs. Malgré une population d’un peu plus de 370 000 personnes, l’île « joue dans la cour des grands » dans de nombreuses disciplines, des sports collectifs aux aventures outdoor.
Le pays offre une grande variété d’activités populaires et immersives. En été, profitez du soleil de minuit pour pratiquer le golf, le cyclisme, la randonnée ou le trekking en terres volcaniques, ainsi que des randonnées à cheval sur les célèbres chevaux islandais. Les amateurs d’eau pourront s’essayer à la pêche sportive, au kayak ou au stand up paddle. En hiver, les sports d’hiver sont également à l’honneur, dans le cadre d’une culture sportive très ancrée.
Cet article propose un tour d’horizon détaillé des sports les plus attractifs à pratiquer en Islande, avec un accent particulier sur les activités de plein air que les voyageurs peuvent facilement intégrer à leur séjour.
Le cyclisme, du bikepacking aux singletracks volcaniques
En Islande, le vélo est à la fois un moyen d’exploration douce et un sport exigeant. Les reliefs, les pistes de gravier et les pistes F des Hautes Terres en font un paradis pour les amateurs de route, de gravel, de VTT et de bikepacking.
Pédaler permet de se rapprocher des paysages : falaises, plages de sable noir, champs de lave, glaciers et fjords se succèdent à un rythme humain, loin des vitres d’une voiture de location.
Route, gravel, VTT, bikepacking : un pays, quatre façons de rouler
La variété de terrains est telle que l’on peut pratiquement choisir son Islande en fonction de son vélo.
La route, d’abord, s’appuie sur un réseau de routes principales bien entretenues. En dehors de la région de Reykjavik, la circulation reste globalement modérée, même si elle augmente en été. Les grands itinéraires routiers comme la Route 1 (le fameux Ring Road) se prêtent bien au voyage au long cours.
Le gravel s’impose dès que l’on quitte les axes principaux. Les routes non asphaltées sont omniprésentes dans les Hautes Terres et les régions rurales : pistes qui traversent des déserts de sable noir, cols isolés, fjords paisibles… C’est le terrain rêvé pour qui veut sortir des grands flux touristiques sans forcément chercher la technicité d’un single de VTT.
Le VTT, lui, exploite directement les formes laissées par les volcans et l’érosion : sentiers naturels dans les réserves, descentes sur des crêtes rhyolitiques, chemins qui serpentent entre coulées de lave et rivières glaciaires. Des zones comme Heiðmörk près de Reykjavik, Bláfjöll (Blue Mountains) ou les environs de Hafnarfjörður concentrent de nombreux itinéraires aménagés par les clubs locaux, dont le très actif Icelandic Mountain Bike Club.
Le bikepacking permet de voyager en autonomie complète en transportant tente, nourriture, vêtements et outils pour tracer sa propre boucle, en s’appuyant parfois sur les campings et guesthouses. Pour les longues distances sans effort excessif, le VAE (vélo à assistance électrique), y compris en version VTT, est de plus en plus accessible à la location ou en sorties guidées.
Les grandes routes cyclables : faire le tour de l’Islande… ou presque
Plusieurs itinéraires sont devenus de véritables classiques pour les cyclistes du monde entier. Ils demandent toutefois une préparation sérieuse : distances, dénivelé et météo ne sont pas à prendre à la légère.
Un premier tableau permet de situer quelques-unes des grandes boucles et traversées :
| Itinéraire | Type principal | Distance approx. | Dénivelé cumulé | Durée typique |
|---|---|---|---|---|
| Ring Road (Route 1) | Route / voyage | 1 332 km (jusqu’à 1 433 km selon variantes) | Jusqu’à 32 000 m pour certains tracés amateurs | 10–18 jours pour le tour complet |
| Golden Circle à vélo | Route / gravel | 230–300 km | Variable | 2–3 jours |
| Westfjords Way | Route / gravel | ~950 km | > 12 000 m | 7–10 jours |
| Piste de Kjölur (F35) | Piste highland | 165–200 km | Modéré mais continu | 2–4 jours |
| Laugavegur (en VTT) | Sentier montagne | ~55 km | ~1 700 m | 2 jours |
| Sprengisandur (F26) | Piste highland | > 200 km | Important | 4–6 jours (expérimentés) |
Le Ring Road, ou Route 1, forme une boucle asphaltée de plus de 1 300 km autour de l’île. De nombreux cyclistes amateurs ont enregistré leur version de ce tour, avec par exemple un « Iceland Ring Road Loop » de 1 433 km et 32 060 m de dénivelé positif, ou encore un itinéraire baptisé « HAR 2021 » de près de 2 000 km. Selon la forme physique et la météo, il faut compter entre 10 et 18 jours pour relier les principales villes et sites emblématiques.
Le Golden Circle est plus court et plus accessible. En deux ou trois jours, on parcourt entre 230 et 300 km pour relier des lieux incontournables comme le parc national de Þingvellir, la zone géothermique de Geysir et la cascade de Gullfoss. Le relief y est moins sévère que dans les fjords de l’Ouest, ce qui en fait une introduction idéale au cyclotourisme islandais.
Plus sauvage, le Westfjords Way (environ 950 km) serpente entre fjords et falaises des fjords de l’Ouest, avec plus de 12 000 m de dénivelé cumulé. Cette boucle est plutôt réservée aux cyclistes aguerris, capables d’enchaîner les montées et de composer avec une météo capricieuse. La période la plus favorable se situe entre fin juin et août.
C’est la longueur en kilomètres de la piste intérieure F35 (Kjölur), qui traverse des paysages glaciaires entre Langjökull et Hofsjökull.
De Reykjavik aux fjords : où rouler concrètement
Même sans partir pour une grande traversée, il existe une multitude de parcours d’une journée ou de quelques heures, parfois directement au départ des zones urbaines.
Autour de Reykjavik, plusieurs boucles permettent de découvrir la capitale à vélo sans affronter de gros dénivelés. Un « Reykjavík City Loop » de 15,8 km ne cumule que 70 m d’ascension, tandis que la balade jusqu’au phare de Grótta (« Grótta Lighthouse Ride ») affiche 41,6 km et 350 m de dénivelé. Ces itinéraires longent souvent le littoral, passent par la sculpture du « Sun Voyager », la plage géothermique de Nauthólsvík ou encore la presqu’île de Seltjarnarnes.
Plus techniquement, on trouve des montées sèches vers des sommets proches, par exemple une trace de 8,7 km baptisée « hjólað upp og niður esju » qui grimpe 562 m sur les flancs de l’Esja, la montagne qui domine Reykjavik.
Un tableau permet de visualiser la diversité des distances et dénivelés recensés dans la communauté de cyclistes :
| Nom (exemple de trace) | Distance (km) | Dénivelé positif (m) | Profil approximatif |
|---|---|---|---|
| Reykjavík City Loop | 15,8 | 70 | Balade urbaine / littoral |
| Grótta Lighthouse Ride | 41,6 | 350 | Route côtière vallonnée |
| Route autour de la ville (« route around the city ») | 15,5 | 831 | Boucle très vallonnée |
| Skógarhjalli – Skógarhjalli | 24,9 | 310 | Demi-journée sportive |
| Parcours de 49,6 km | 49,6 | 990 | Sortie montagne / fjord |
| Parcours de 105 km | 105 | 1 240 | Longue sortie route |
| Parcours « Iceland by gravel bike » | 842,3 | Non précisé | Voyage gravel multi-jours |
| Circuit VTT « Kjaran’s Avenue / Svalvogur » | 53,1 | Variable | VTT côtier spectaculaire |
Dans la péninsule de Snæfellsnes, un tour complet entre 150 et 200 km se fait en deux ou trois jours, en combinant côtes rocheuses, plages de sable noir à Djúpalónssandur, falaises de Lóndrangar et le versant du glacier Snæfellsjökull. Des villages comme Grundarfjörður ou Ólafsvík offrent des services (hébergement, ravitaillement) appréciables.
Les fjords de l’Est (Djúpivogur, Stöðvarfjörður, Reyðarfjörður) offrent des routes paisibles, des paysages de profondes entailles marines et des panoramas sur l’Atlantique. Cependant, certains passages comme la route 939 sur le col d’Öxi sont raides et ne sont recommandés qu’aux cyclistes déjà à l’aise dans les longues montées.
Au nord, autour d’Akureyri, de Húsavík et du lac Mývatn, le relief est moins abrupt que dans les Westfjords, mais la variété géologique est exceptionnelle : champs de lave de Dimmuborgir, zones boueuses et sulfureuses d’Hverir, chutes de Goðafoss et Dettifoss, canyon d’Ásbyrgi. De là partent aussi des boucles comme le Diamond Circle, qui relie Húsavík, Ásbyrgi, Dettifoss et Mývatn.
À noter : certains tunnels sont interdits aux vélos (Vadlaheiði près d’Akureyri, Hvalfjörður au nord de Reykjavik). Il faut alors passer par les anciens axes qui contournent les fjords, souvent plus agréables pour les cyclistes.
Logistique, sécurité et communauté cycliste
Reykjavik concentre une grande partie des services liés au vélo : locations, ateliers, magasins spécialisés, tours guidés (de la balade de deux heures à l’expédition de plusieurs jours). Des excursions électriques (e-bike) sont proposées, par exemple autour de Stykkishólmur sur Snæfellsnes, ou en VTT électrique dans des bases de montagne.
Les chiffres montrent que le pays s’est bien approprié ce mode de déplacement sportif : plus de 2 270 itinéraires cyclistes référencés et environ 450 000 km enregistrés par la communauté. Les mois les plus actifs sont mai et juillet, quand les journées s’allongent et que les routes dégèlent.
Dans les zones reculées, notamment les Hautes Terres, il faut être très autonome : peu ou pas de réseau, quasi absence de magasins, météo changeant rapidement (pluie, vent violent, voire neige estivale). Emporter toujours de quoi manger, de l’eau en quantité, plusieurs couches chaudes et imperméables, un kit de réparation complet est indispensable.
Enfin, plusieurs projets visent à structurer davantage le cyclisme au long cours, comme l’intégration de l’Islande à l’itinéraire EuroVelo 1, la grande route de la côte atlantique européenne.
La pêche, passion nationale et eldorado pour les pêcheurs sportifs
Si vous discutez avec des Islandais de leurs loisirs, il y a de fortes chances que la pêche arrive très vite dans la conversation. Environ 20 % de la population prend une canne au moins une fois par an, que ce soit au bord d’un lac, d’une rivière ou en mer. Au-delà du loisir, la pêche est au cœur de l’histoire, de l’économie et de l’identité du pays depuis plus de mille ans.
Entre rivières à saumon et grands lacs volcaniques
Le territoire islandais est quadrillé de rivières issues des glaciers et de lacs nés de l’activité volcanique. Ces milieux abritent des espèces très recherchées : omble chevalier, truite fario, truite de mer qui remonte les cours d’eau, et bien sûr le saumon atlantique.
Parmi les lacs, certains noms reviennent systématiquement dans les guides des pêcheurs :
| Lacs emblématiques | Particularités principales |
|---|---|
| Þingvallavatn (Thingvallavatn) | Plus grand lac d’Islande, truites géantes, no-kill fréquent |
| Laugarvatn | Lac accessible depuis le Cercle d’Or |
| Elliðavatn | Proche de Reykjavik, facile d’accès |
| Mývatn | Région volcanique, très riche en faune |
| Lögurinn / Lagarfjlót | Associé à une légende de « monstre » lacustre |
| Langisjór | Lac isolé des Hautes Terres |
| Veiðivötn | Chapelet de lacs très poissonneux en altitude |
Côté rivières, les noms qui font rêver les moucheurs sont nombreux : Fossá, Laugardalsá, Miðfjarðará, West et East Rangá, Þjórsá, Varmá, Brúará, Holá, Laxá í Aðaldal, Sog, Vatnsdalsá, Ytri-Rangá… Ces rivières à saumon ou truite font partie des plus réputées au monde pour la clarté de leur eau et la qualité des populations de poissons. Certaines imposent un strict « catch and release » pour préserver des souches uniques, comme à Þingvallavatn ou sur des rivières telles que Fossá ou Miðfjarðará.
L’Islande est l’un des plus grands pays de pêche commerciale au monde, avec plus de 1 600 bateaux opérant sur une zone maritime de près de 758 000 km². Pour la pêche récréative, les espèces recherchées incluent le cabillaud, le lieu, le haddock, le loup atlantique, le flétan, le maquereau, ainsi que des crustacés (crevettes, homards) et des coquilles comme les pétoncles. Il est important de noter que le flétan atlantique est classé comme espèce menacée à l’état sauvage et fait donc l’objet d’une grande prudence.
Saisons, permis et règles à respecter
La pêche en Islande est fortement réglementée, principalement pour protéger les écosystèmes. Il n’existe pas de « domaine public » : tous les droits de pêche appartiennent à des propriétaires ou associations, et il faut toujours une autorisation.
Pour les eaux douces (lacs et rivières), un permis est donc obligatoire. Les plus organisés optent souvent pour la « Icelandic Fishing Card » (Veiðikortið), une carte saisonnière donnant accès à plus de 35 lacs, dont de nombreux très intéressants pour la truite et l’omble. Selon les sources et les années, son prix varie autour de 6 900 à 9 900 ISK pour une saison.
C’est le prix maximum en ISK pour un permis de pêche sur les rivières les plus prestigieuses d’Islande en pleine saison du saumon.
Quelques règles clés s’appliquent pratiquement partout :
– horaires limités entre 7 h et le coucher du soleil, avec un maximum de 12 heures de pêche par jour ;
– interdiction de la pêche de nuit ;
– matériel systématiquement désinfecté lorsque le pêcheur a pratiqué à l’étranger, pour éviter l’introduction de maladies ;
– dans de nombreux secteurs, obligation de remettre les captures à l’eau (no-kill), surtout pour le saumon ;
– interdiction générale de capturer saumon et truite en mer : ces espèces ne sont légalement pêchables qu’en eau douce ;
– limitation des jours de pêche avec filets pour le saumon (mardi à vendredi uniquement).
Les périodes, elles, varient selon les espèces :
| Espèce / type de pêche | Période principale (loisirs) |
|---|---|
| Saumon atlantique | Juin à septembre (pic en juillet–août) |
| Truite fario & omble chevalier | Avril à septembre / octobre selon les eaux |
| Truite de mer | Avril au 30 septembre |
| Pêche en mer | Toute l’année (été plus confortable et fréquenté) |
Le gros de la saison de pêche de loisir se situe néanmoins entre le printemps et l’automne, souvent calibrée du 1er avril au 20 octobre, avec des variations selon les cours d’eau.
Où et comment pêcher en pratique
Pour un voyageur, la pêche sportive en Islande se décline en deux grands formats : l’auto-organisation (voiture de location, carte de pêche, réservation de permis et de gîtes) ou les excursions guidées.
La Route 1, ou « Ring Road », facilite l’accès à de nombreux lacs et rivières situés à proximité de son tracé.
– le lac Laugarvatn se situe à environ 75 km de Reykjavik et s’intègre parfaitement dans un itinéraire sur le Cercle d’Or ;
– le lac Mývatn se trouve à une soixantaine de kilomètres d’Akureyri ;
– la rivière West Rangá est à un peu moins de 90 km de la capitale.
Des villes comme Reykjavik, Akureyri, Egilsstaðir, Selfoss, Hella, Borgarnes, Blönduós, Laugarvatn ou Flúðir font office de bonnes bases avec hébergements, commerces et parfois magasins de pêche.
Les excursions guidées, quant à elles, sont très nombreuses. Elles couvrent aussi bien la pêche en lac, en rivière qu’en mer, souvent combinée à d’autres activités comme l’observation des baleines (Húsavík), des circuits sur le Cercle d’Or ou encore des sorties nature autour du lac Mývatn. Certaines prestations incluent la préparation du poisson directement sur le bateau ou un barbecue à terre.
Dans tous les cas, la pêche en Islande ne se résume pas à la capture : c’est aussi une immersion profonde dans la culture. Les associations de pêche et les coopératives gèrent soigneusement leurs eaux, la qualité de l’eau des rivières est telle qu’on voit souvent les poissons évoluer, et même des personnalités comme Eric Clapton viennent y traquer les plus gros saumons.
Le golf : swinguer entre lave, océan et soleil de minuit
Surprise pour qui imagine l’Islande comme un simple désert de roches : le pays est l’un de ceux qui comptent le plus de golfs par habitant au monde. On y dénombre environ 65 parcours, dont une quinzaine en 18 trous, tous ouverts aux visiteurs.
Un golf façonné par les elements
La saison de golf s’étend en général de fin mai à début septembre, avec un pic de conditions optimales entre juin et août. C’est à cette période que la lumière ne s’éteint presque pas : jusqu’à 22 heures de clarté par jour, ce qui permet des départs tardifs, voire des compétitions sous le soleil de minuit.
Les parcours tirent parti des paysages bruts : fairways serpentant sur des champs de lave, greens en balcon au-dessus de l’océan, vents dominants qui renforcent la difficulté. Le relief naturel est largement conservé, dans une logique assez proche du golf originel écossais, ce qui donne des tracés à la fois beaux et techniques.
La plupart des grands clubs de golf sont bien équipés avec des practices, des putting greens, et proposent souvent la location de matériel ainsi qu’une restauration simple. Contrairement à certaines idées reçues, cette activité reste abordable et est considérée comme un sport populaire, et non comme un loisir réservé à une élite.
Quelques parcours emblématiques
Un rapide tour d’horizon des principales destinations golfiques met en lumière l’originalité de l’offre islandaise :
| Parcours / club | Localisation & type | Particularités marquantes |
|---|---|---|
| Brautarholt Golf Course | À ~30 min de Reykjavik, 12 trous côtiers | Falaises sur l’Atlantique, design primé, packages de golf de minuit |
| Keilir Golf Club (Hvaleyrarvöllur) | Hafnarfjörður, 18 trous links | Front 9 dans la lave, back 9 links en bord de mer, élu « Best Course in Iceland » en 2017 |
| Akureyri Golf Club | Nord de l’Islande, 18 trous | Parcours 18 trous le plus septentrional d’Europe, hôte de l’Arctic Open sous le soleil de minuit |
| Reykjavík Golf Club | Reykjavik (Grafarholt & Korpa) | Grafarholt : premier 18 trous du pays, club de plus de 3 000 membres |
| Geysir Golf Course | Proche de la zone de Geysir, 9 trous | Vue sur des geysers fumants, terrain en partie géothermal |
| Westman Islands Golf Course | Îles Vestmann, 18 trous dans un cratère | Parcours situé dans un ancien cratère volcanique, colonies de macareux à proximité |
| Hlíðavöllur (Mosfellsbær) | À ~15 min de Reykjavik, 18 trous par 72 | Vue sur le mont Esja et la baie de Kollafjörður |
| Hveragerði Golf Club | Village géothermal d’Hveragerði, 9 trous | Sources chaudes comme obstacles naturels |
| Oddur Golf Club (Urrida) | Près de Reykjavik, heathland | Parcours au milieu de coulées de lave liées au volcan Búrfell |
À Brautarholt, on joue littéralement au bord de falaises, avec plusieurs trous où le coup de départ surplombe l’Atlantique. Le parcours, dessiné par Edwin Roald et Michael Kelly, a rapidement reçu des nominations dans des classements internationaux. Des packages clé en main proposent transport depuis Reykjavik, green fee 12 ou 18 trous et location de clubs.
À Akureyri, l’Arctic Open attire chaque année des amateurs de golf nocturne : des départs sont programmés de la fin d’après-midi jusque peu avant 1 heure du matin, les joueurs complétant leur parcours dans la lumière pastel du soleil de minuit.
Sur les îles Vestmann, le club de Vestmannaeyjavöllur s’inscrit dans le cratère d’une éruption ancienne. Ici, on joue entouré de pentes volcaniques, avec mer et falaises en toile de fond et, en saison, le ballet des macareux qui nichent sur les falaises proches.
Vestmannaeyjavöllur, club de football
Jouer la nuit : l’expérience du soleil de minuit
La période du soleil de minuit, globalement de mi-mai à mi-août avec un apogée autour du solstice, donne au golf islandais une atmosphère irréelle. Entre début juin et fin juillet, il est possible de réserver des départs en pleine nuit sur de nombreux parcours. L’œil s’adapte à cette lumière continue et aucun éclairage artificiel n’est nécessaire.
Les températures nocturnes restent fraîches (environ 7–12 °C), avec un vent souvent présent : mieux vaut prévoir des couches chaudes, des vêtements imperméables et un bonnet fin. Les clubs mettent en avant cette expérience comme un argument touristique majeur, à l’image de l’Arctic Open à Akureyri ou des offres de Brautarholt.
Randonnée et trekking : marcher dans un laboratoire géologique à ciel ouvert
La marche est sans doute l’activité la plus intuitive en Islande. Les sentiers de randonnée couvrent l’ensemble du pays, mais certains secteurs se détachent par leur réputation : Hautes Terres, fjords de l’Ouest, côtes sud et nord, péninsule de Snæfellsnes, alentours des grands glaciers.
Landmannalaugar, Laugavegur, Þórsmörk : le triptyque mythique
Au cœur des Hautes Terres, l’aire de Landmannalaugar concentre tout ce qui fait la spécificité des randonnées islandaises : montagnes de rhyolite aux teintes orange, vertes, violettes ou rouges, champs de lave solidifiés, cratères lacustres et sources chaudes naturelles où l’on peut se baigner à l’arrivée des marches.
Depuis ce camp de base, plusieurs itinéraires d’une journée sont réputés : l’ascension du volcan Brennisteinsalda, reconnaissable à ses dépôts de soufre jaunes, la montée au sommet de Bláhnjúkur (940 m), ou la marche vers le cratère-lac de Ljútipollur. Mais la grande vedette, c’est le trek du Laugavegur.
Ce sentier de grande randonnée, à ne pas confondre avec la rue commerçante de Reykjavik qui porte le même nom, relie Landmannalaugar à la vallée glaciaire de Þórsmörk sur 55 km environ. On le parcourt habituellement en deux à quatre jours, en dormant dans des refuges de montagne successifs (Hrafntinnusker, Álftavatn, Hvanngil, Emstrur) ou sous tente à proximité.
Le dénivelé cumulé de la randonnée, qui traverse des paysages variés de l’Islande, frôle les 1700 mètres.
De Þórsmörk part également le Fimmvörðuháls, un itinéraire de 22 km qui bascule jusqu’à Skógar, sur la côte sud. Cette traversée, située entre le glacier Eyjafjallajökull et la calotte du Mýrdalsjökull, commence souvent au pied de la cascade de Skógafoss et remonte un vallon jalonné de plus de 20 chutes d’eau, avant de franchir des champs de cendres et de passer près des cratères Magni et Móði, nés de l’éruption de 2010. Avec environ 1 259 m de dénivelé positif, c’est une randonnée exigeante, mais l’une des plus spectaculaires du pays.
Fjords de l’Ouest, Estfjords, Mývatn : diversité des marches
Plus à l’écart, la réserve naturelle de Hornstrandir, à l’extrémité des fjords de l’Ouest, offre un visage radicalement différent : falaises plongeant dans l’Atlantique, absence totale de routes et de villages, population d’renards polaires, multi-jours itinérants entre criques isolées et falaises vertigineuses comme Hornbjarg. L’accès se fait en bateau depuis Ísafjörður, et l’autonomie complète est de mise.
Découvrez deux des plus beaux itinéraires de randonnée de la région des fjords de l’Est, entre paysages lunaires et côtes sauvages.
Explorez un décor spectaculaire de blocs erratiques, de mares turquoise et de montagnes acérées. Une randonnée d’une journée d’environ 7,5 km au départ du lac Vatnsskarð permet d’en faire le tour.
Parcourez un réseau de 150 km de randonnées côtières, de Borgarfjörður Eystri à Seyðisfjörður. L’itinéraire complet se fait en 5 à 10 jours selon la formule choisie.
La région du lac Mývatn constitue un autre centre majeur de randonnée : cratères, pseudocratères, champs de lave fumants, solfatares. Des marches courtes comme la boucle de Leirhnjúkur (4,5 km), le sentier sur la montagne Námafjall (2,4 km) ou les abords de Dettifoss et Selfoss permettent de plonger dans cette géologie encore active.
Glaciers, canyons et montagnes : des terrains pour tous les niveaux
Dans le parc national du Vatnajökull, autour du centre d’accueil de Skaftafell, plusieurs sentiers bien balisés mènent à des points forts comme la cascade de Svartifoss, la langue glaciaire de Skaftafellsjökull ou le sommet de Kristínartindar pour les plus sportifs. Plus au sud-est, le site de Jökulsárlón et la « Diamond Beach, où les blocs de glace s’échouent sur le sable noir, complètent ce tableau glaciaire. Les marches sur glacier, comme à Svínafellsjökull ou Sólheimajökull, ne sont accessibles qu’avec des guides certifiés, crampons aux pieds et matériel de sécurité, la crevasse pouvant être mortelle en cas d’erreur.
Aux alentours de Reykjavik, les sommets d’Esja et de Vífilsfell proposent des randonnées d’une demi-journée, parfaites pour une première immersion en montagne islandaise. Non loin de là, la vallée de Reykjadalur, près de Hveragerði, permet d’allier marche et baignade relaxante dans une rivière naturellement chaude, ce qui lui vaut le surnom évocateur de « vallée fumante ».
Plusieurs sites emblématiques se prêtent aussi à des randonnées de difficulté modérée : Glymur, deuxième plus haute cascade d’Islande (boucle de 6,9 km avec passage de rivière), Hengifoss près d’Egilsstaðir, canyon de Stuðlagil avec ses colonnes de basalte, Þakgil et ses multiples sentiers dans un décor de gorges vertes, Múlagljúfur au sud-est, ou encore des circuits plus familiaux autour de Gullfoss et Þingvellir.
Dans toutes ces randonnées, le même principe s’impose : vérifier la longueur, le dénivelé, les conditions météo, et adapter l’itinéraire à son niveau. Certaines sections ne conviennent ni aux enfants, ni aux personnes sujettes au vertige.
Randonnée à cheval : découvrir l’île au rythme du tölt
Impossible d’évoquer les sports populaires en Islande sans parler de l’équitation, tant le cheval islandais fait partie du paysage culturel. Descendant direct des montures vikings, resté génétiquement isolé pendant plus de mille ans, ce petit cheval robuste est célèbre pour son caractère doux et surtout pour ses allures particulières.
Le cheval islandais, un partenaire unique
Le cheval islandais est plus petit que la plupart des chevaux de selle européens ou américains, ce qui le rend rassurant pour les débutants. Les Islandais lui prêtent intelligence, calme, obéissance et un tempérament amical. Ces qualités en font un compagnon très sûr pour les cavaliers de tous niveaux, y compris les enfants et les personnes sans expérience.
Deux allures supplémentaires distinguent cette race : le tölt, un pas à quatre temps extrêmement confortable même à bonne vitesse, donnant l’impression de flotter sans secousses, et la « pace » (ou skeið), une allure latérale très rapide utilisée surtout en compétition. Ces caractéristiques sont le résultat d’un long travail de sélection sur plusieurs siècles, visant à obtenir des montures endurantes capables de parcourir de longues distances sur des terrains difficiles.
Des balades de deux heures aux treks de plusieurs jours
Les offres de randonnée équestre sont légion : une source en recensait 111 différentes à l’échelle du pays. On trouve tout l’éventail : balades d’1 à 2 heures pour découvrir le cheval islandais, sorties d’une demi-journée ou d’une journée entière, et véritables randonnées de 2 à 8 jours avec hébergement en ferme ou en refuges.
Les courtes balades, souvent proposées à une trentaine de minutes de Reykjavik, initiant au tölt sur des chemins faciles, conviennent à tous les publics. Les guides prennent soin d’attribuer à chacun un cheval adapté à sa taille et à son expérience, donnent les bases de sécurité et encadrent la sortie. Des pauses photos et parfois des collations (gâteaux maison, boisson chaude) sont prévues.
Les circuits de randonnée équestre en Islande peuvent s’étendre sur plusieurs jours, proposant des aventures complètes. Par exemple, des parcours de 6 jours couvrant près de 190 km ou des séjours de 8 jours avec 6 jours effectifs à cheval sont organisés. Ces itinéraires traversent des paysages très variés : champs de lave moussus, plages de sable noir (comme près de Vík), vallées verdoyantes, contreforts de glaciers (Sólheimajökull), montagnes de rhyolite (Landmannalaugar) et les vallées fertiles de la côte sud autour de Þingvellir et du fleuve Hvítá.
Une particularité de certaines randonnées au long cours est de voyager avec un troupeau de chevaux en liberté, la monture étant changée régulièrement pour ménager les animaux et permettre au cavalier d’expérimenter différents tempéraments.
Où monter et avec qui
Les principales régions touristiques – sud de l’Islande, péninsule de Snæfellsnes, environs de Reykjavik, vallée de Þjórsá, côte sud vers Vík, fjords de l’Est et de l’Ouest, Þórsmörk – comptent de nombreuses fermes équestres.
Principales structures proposant des randonnées et des expériences autour du cheval islandais, allant des grands centres aux fermes familiales.
Structures de grande capacité comme Íslandshestar, Eldhestar (~350 chevaux), Ishestar et Laxnes Horse Farm, avec des guides multilingues.
Fermes comme Mr. Iceland (Efri-Úlfsstaðir), Langhús Farm, Vík Horse Adventure, Icelandic HorseWorld, Nupshestar, Bakkahestar, Solhestar Hveragerði, Stóri Kambur et Hella Horse Rental, privilégiant les petits groupes.
Certaines fermes proposent une immersion dans la culture locale, incluant des soirées contes et sagas autour du feu.
Beaucoup de sorties combinent l’équitation avec d’autres activités : balade à cheval et baignade dans une rivière chaude, randonnée équestre suivie d’une sortie rafting sur la Hvítá, cheval + snorkeling dans la faille de Silfra à Þingvellir, cheval + quad, cheval + randonnée glaciaire sur Sólheimajökull, cheval + observation des baleines, etc.
Les tarifs sont variables selon la durée et la prestation, mais on trouve par exemple des balades autour de 18 400 ISK pour quelques heures, et des journées complètes ou combos autour de 34 900 ISK. Les séjours de plusieurs jours peuvent atteindre des montants plus élevés, parfois chiffrés en livres sterling ou en euros par les agences internationales.
Enfin, l’équitation islandaise reste vivante dans les traditions : compétitions nationales (Landsmót), rassemblements de troupeaux de chevaux ou de moutons à la fin de l’été (réttir) où des circuits spéciaux permettent de participer au rassemblement des bêtes avec les fermiers.
Sports d’hiver : du ski à l’exploration des grottes de glace
Avec un hiver qui s’étale en gros de fin novembre à mars, l’Islande offre un décor parfait pour les sports de neige, même si l’enneigement reste très dépendant des conditions météorologiques. Ski alpin, snowboard, ski de fond, motoneige, chiens de traîneau, randonnées à raquettes, escalade sur glace et exploration de grottes sous les glaciers figurent parmi les activités phares.
Stations de ski et ski de randonnée
Le pays compte plusieurs domaines skiables adaptés à différents niveaux. Près de Reykjavik, les stations de Bláfjöll et Skálafell proposent ski alpin et snowboard avec locations et écoles de ski. Dans le nord, Hlíðarfjall au-dessus d’Akureyri est l’un des plus grands domaines du pays, généralement ouvert de novembre à mai selon l’enneigement, avec pistes éclairées permettant parfois de skier sous les aurores boréales.
Prix en dollars d’un forfait journalier à la station de ski de Bláfjöll en Islande.
Le ski de randonnée – voire le ski-alpinisme – se développe surtout dans la péninsule de Tröllaskagi (Troll Peninsula), entre fjords profonds et sommets acérés. C’est ici que se concentrent les offres d’héliski et de « cat ski », avec une saison qui peut courir de fin février jusqu’en juin. Des itinéraires hors-piste existent aussi dans des vallées comme Tungudalur.
Le ski de fond, lui, est un moyen apprécié de profiter des paysages, avec des pistes aménagées de difficulté variable dans plusieurs régions.
Motoneige, chiens de traîneau, grottes de glace
Autre grande vedette de l’hiver islandais : la motoneige. De nombreuses excursions partent au quotidien – et souvent toute l’année – sur les grands glaciers, notamment Langjökull (le second plus vaste de l’île) et Mýrdalsjökull. Ces sorties sont souvent combinées à d’autres visites comme le Cercle d’Or (Þingvellir, Geysir, Gullfoss) ou la côte sud (Seljalandsfoss, Skógafoss, Sólheimajökull, Jökulsárlón). Les opérateurs fournissent généralement combinaisons étanches, casques, gants et parfois bottes.
La pratique du traîneau à chiens, avec des attelages de huskies d’Alaska ou de Sibérie, est possible en Islande toute l’année, bien qu’elle soit plus spectaculaire sur la neige. Des entreprises comme goHusky, près d’Akureyri, proposent des baptêmes, des courses ludiques (« fun runs »), des randonnées à pied avec les huskies ou des séances de caresses. D’autres opérateurs sont situés dans le sud du pays, à moins d’une heure de Reykjavik, avec des points de départ qui varient selon les conditions d’enneigement.
Les grottes de glace naturelles forment l’une des activités les plus photographiées de l’hiver. Sous la calotte du Vatnajökull ou dans des glaciers comme Kötlujökull (lié au volcan Katla), des cavités translucides se forment chaque année, sculptées par l’eau de fonte. Elles sont en constante évolution : ce qui existe un hiver peut avoir totalement disparu l’été suivant. Pour des raisons évidentes de sécurité (risque d’effondrement, crevasses, variations de température), ces visites ne se font qu’avec des guides spécialisés.
Autres activités hivernales
L’Islande permet également de pratiquer la plongée et le snorkeling toute l’année, notamment dans la fissure de Silfra à Þingvellir, où l’on nage littéralement entre les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine dans une eau d’une clarté exceptionnelle (sous combinaison étanche évidemment).
Le surf d’hiver, nécessitant une combinaison épaisse et une grande expérience, et la randonnée hivernale, avec raquettes ou crampons, sont possibles mais exigent une préparation rigoureuse en raison des journées courtes et du temps changeant.
Enfin, les piscines géothermiques et spas – du Blue Lagoon à une multitude de bassins publics ou privés – deviennent un sport en soi pour certains : l’eau chaude jaillissant des entrailles de la terre est au cœur d’une véritable culture du bain, qui prend une dimension encore plus forte quand il neige tout autour.
Kayak et stand up paddle : glisser entre icebergs et fjords
Les sports nautiques ne sont pas réservés aux latitudes tropicales. En Islande, le kayak et le stand up paddle (SUP) trouvent leur place sur les lagons glaciaires, les fjords calmes, les lacs chauffés en partie par la géothermie ou les rivières plus agitées.
Le kayak, du lagon glaciaire au fjord isolé
Historiquement conçu par les peuples inuit pour la chasse et le transport, le kayak s’est transformé en sport dès le XIXe siècle en Europe, jusqu’à devenir discipline olympique à partir de 1936. En Islande, il a trouvé un terrain de jeu parfaitement adapté : fjords profonds, côtes découpées, lagons remplis d’icebergs et rivières glaciaires rapides.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des sorties proposées aux voyageurs se fait en kayaks sit-on-top très stables, faciles d’accès, où l’on est assis (et non à genoux comme en canoë) en maniant une pagaie double. Ce type d’embarcation est particulièrement adapté aux débutants, aux familles et à la navigation en groupe, car il limite les risques de chavirage.
Les opérateurs fournissent généralement tout l’équipement technique : kayak, pagaie, gilet de flottaison, combinaison ou sur-combinaison étanche, et parfois des chaussures et gants. Les participants doivent simplement apporter des vêtements chauds en couches fines (éviter le jean), une serviette, des vêtements de rechange secs et éventuellement un appareil photo étanche.
Parmi les sites phares pour le kayak, on peut citer :
| Site / région | Type de milieu | Période principale d’activité |
|---|---|---|
| Jökulsárlón | Lagon glaciaire avec icebergs | Mai – septembre |
| Heinabergslón | Lagon glaciaire plus intime | Mai – mi-octobre |
| Skaftafell (Sólheimajökull, etc.) | Lacs glaciaires et rivières | Mi-mai – fin septembre (variable) |
| Breiðafjörður (Snæfellsnes) | Archipel d’îlots et fjord | Été |
| Ísafjarðardjúp & Hornstrandir | Grands fjords de l’Ouest | Été, circuits jusqu’à 6 jours |
| Berufjörður (Est) | Fjord de l’Est, peu fréquenté | Été |
| Hvítá (kayak gonflable) | Rivière glaciaire plus sportive | Été |
Sur Jökulsárlón ou Heinabergslón, pagayer entre les blocs de glace offre une perspective unique sur les glaciers et les langues glaciaires qui alimentent ces lagons. Sur Breiðafjörður ou autour du mont Kirkjufell, on navigue dans des eaux plus ouvertes, parfois en combinant la sortie avec la pêche au poisson ou l’observation de la faune.
Des circuits de plusieurs jours existent également, par exemple une expédition de 6 jours dans Hornstrandir et Ísafjarðardjúp, avec nuits en maison d’hôtes isolée (Kvíar Lodge, ferme de 1921 équipée d’un sauna) et campements sur des plages sauvages.
Ces sorties en mer permettent d’observer une faune riche : phoques, dauphins, parfois des baleines (comme les rorquals à bosse et les orques), ainsi qu’une avifaune abondante (macareux, sternes arctiques, guillemots, eiders, pingouins torda). La période estivale est recommandée pour bénéficier des meilleures conditions météorologiques, de températures agréables et maximiser les chances de rencontres animales.
Le stand up paddle, version douce du sport nautique
Le SUP, pour stand up paddle, consiste à se tenir debout ou à genoux sur une grande planche, souvent gonflable, et à se déplacer à l’aide d’une pagaie simple. C’est à la fois un exercice d’équilibre, un travail musculaire en douceur et une manière très paisible de découvrir un plan d’eau.
En Islande, cette discipline trouve sa place sur des eaux calmes : lacs, lagons peu exposés au vent, fjords abrités. Des spots comme le port d’Akureyri, le fjord de Hvalfjörður, le littoral autour du phare de Grótta à Seltjarnarnes, les environs d’Arnastapi et Stykkishólmur sur Snæfellsnes, ou encore le lac Laugarvatn se prêtent bien à ces sorties.
Comme pour le kayak, les tours encadrés incluent tout le matériel nécessaire. Les variations de la pratique (SUP yoga, balade, initiation au surf de petites vagues, pêche depuis la planche) restent encore marginales, mais la tendance mondiale laisse penser qu’elles gagneront du terrain sur les prochaines années.
Une culture sportive très dense pour un petit pays
Au-delà de ces sports de plein air, l’Islande est étonnamment sportive dans presque tous les domaines. Le football reste l’activité la plus pratiquée, avec environ 23 000 licenciés, près de 200 terrains de taille réglementaire (intérieurs ou extérieurs) et plus de 100 mini-terrains dans les écoles. Le parcours de l’équipe nationale masculine – quart de finaliste de l’Euro 2016, qualifiée pour la Coupe du monde 2018 – a renforcé cette passion, tout comme les bons résultats de l’équipe féminine régulièrement présente à l’Euro.
Il s’agit du record de levée, en kilogrammes, détenu par l’Islandais Hafþór Júlíus Björnsson dans les sports de force.
Les sports émergents ne sont pas en reste : l’Islande affiche un palmarès impressionnant en CrossFit (plusieurs titres mondiaux féminins), développe le cricket avec des clubs aux noms évocateurs (Reykjavík Vikings, Kópavogur Puffins…), et entretient une forte tradition de lutte traditionnelle (glíma), reconnue comme sport national et inscrite au patrimoine culturel immatériel.
L’infrastructure suit : piscines géothermiques omniprésentes, salles de sport, terrains de basket, patinoires, murs d’escalade. L’éducation sportive est obligatoire jusqu’à 19 ans, et le boom économique des années 2000 a permis la construction de nombreux complexes couverts, y compris des terrains de football synthétiques abrités, offrant un entraînement de qualité toute l’année malgré les intempéries.
En conclusion : une île où le sport est une façon de vivre le paysage
Qu’il s’agisse de boucler un tour de l’île à vélo, de lancer une mouche sur une rivière à saumon, de taper quelques balles entre océan et champs de lave, de suivre un guide sur un glacier, de traverser un désert rhyolitique à pied ou de sentir le tölt d’un cheval islandais sur une piste ancestrale, pratiquer un sport en Islande revient toujours à entrer en contact direct avec la nature.
La petite taille du pays n’a pas freiné son appétit sportif, bien au contraire. Elle a encouragé une densité exceptionnelle de clubs, d’infrastructures et d’événements, doublée d’une créativité certaine pour exploiter chaque recoin de cette île volcanique comme terrain de jeu.
Pour le visiteur, cela signifie une chose : quel que soit votre sport de prédilection, vous trouverez probablement une manière de le pratiquer en Islande – ou d’en découvrir un nouveau – dans un décor que vous n’oublierez pas.
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