S’installer en Islande fait rêver beaucoup d’expatriés : sécurité exceptionnelle, paysages presque irréels, niveau de vie très élevé, grande maîtrise de l’anglais… mais aussi loyers qui flambent, offre de logements limitée et marché très concurrentiel. Dans ce contexte, bien choisir son quartier devient essentiel, surtout dans la région de Reykjavik où se concentre la majorité des opportunités professionnelles et de services.
Cet article détaille les quartiers et villes les plus recherchés, notamment dans la région de la capitale, en fonction des profils (jeunes actifs, familles, nomades numériques, investisseurs). Il fournit des informations pratiques sur les prix, l’ambiance, les services disponibles et les spécificités du marché immobilier.
Comprendre le contexte immobilier islandais
Avant d’entrer quartier par quartier, il faut mesurer le cadre général. L’Islande connaît une pénurie de logements, surtout dans la région capitale. Environ 80 % des Islandais sont propriétaires, ce qui laisse un marché locatif relativement restreint, cher et très compétitif. La croissance du tourisme, la poussée des locations de courte durée de type Airbnb et un afflux continu de travailleurs étrangers ont accentué la pression.
C’est le prix d’achat moyen en millions ISK d’un logement dans la région de la capitale islandaise, bien supérieur à la moyenne provinciale.
Le tableau ci-dessous donne quelques ordres de grandeur mensuels pour des appartements d’une ou trois chambres, à partir des données récentes disponibles :
| Localisation | Type de bien | Loyer moyen (ISK/mois) | Loyer moyen (USD/mois, approx.) |
|---|---|---|---|
| Reykjavik – quartier cher | 1 chambre | 275 476 | ≈ 2 176 |
| Reykjavik – quartier cher | 3 chambres | 395 541 | ≈ 3 125 |
| Reykjavik – quartier “normal” | 1 chambre | 252 500 | ≈ 1 994 |
| Reykjavik – quartier “normal” | 3 chambres | 341 272 | ≈ 2 696 |
| Akureyri | 1 chambre | 220 000 | ≈ 1 738 |
| Akureyri | 3 chambres | 263 000 | ≈ 2 078 |
| Région Sud-Ouest (péninsule de Reykjanes) | 1 chambre | 150 000–180 000 | ≈ 1 200–1 500 |
| Région Sud | 1 chambre | 120 000–160 000 | ≈ 1 000–1 300 |
Dans la capitale, un petit appartement peut difficilement se trouver sous 175 000 ISK par mois, et un T2 situé dans un quartier apprécié des expatriés tourne souvent entre 1 800 et 2 200 dollars mensuels. À cela s’ajoute fréquemment une caution équivalente à deux ou trois mois de loyer, à verser dès la signature du bail.
Dans le contexte actuel de marché immobilier tendu où les biens se vendent très vite, il est conseillé aux expatriés de contacter les agences ou propriétaires dans les plus brefs délais après la publication d’une annonce qui les intéresse, afin de ne pas manquer l’opportunité.
– agir très vite lorsqu’un logement correspond à leurs critères,
– soigner leur dossier (contrat de travail, références locales, ancien propriétaire),
– éviter de signer un bail sans avoir visité le bien,
– s’appuyer sur les ressources spécialisées pour locataires (site Leigjendur, service Leigjendaaðstoð, Association des locataires).
Avec ce décor planté, regardons de plus près les quartiers et villes qui attirent le plus les nouveaux arrivants.
Le cœur battant : les quartiers centraux de Reykjavik
Reykjavik concentre plus de 60 % de la population du pays et la grande majorité des emplois qualifiés, notamment dans la tech, l’énergie renouvelable, la culture ou le tourisme. C’est aussi là que se structure la plus grande communauté expatriée, avec clubs, associations et réseaux sociaux dédiés.
Miðborg / 101 : le centre-ville hyper vivant
Le code postal 101 désigne le centre historique, parfois appelé Miðborg. C’est “le” quartier emblématique pour un premier séjour : rues commerçantes colorées, street art, bars, cafés, Hallgrímskirkja, Harpa, Parlement, promenade vers le vieux port… tout est accessible à pied.
Pour les expatriés, 101 représente :
– le meilleur accès à la vie culturelle (musées, concerts, festivals) ;
– une densité maximale de cafés et espaces propices au travail nomade ;
– la proximité de nombreux employeurs, notamment dans le tourisme, la restauration et les services créatifs ;
– une vie nocturne intense, où les sorties commencent tard et se prolongent facilement jusqu’au petit matin.
Le centre-ville de Reykjavik est la zone la plus chère et touristique. Les loyers sont au maximum, les appartements en location longue durée sont rares, une grande partie du parc étant dédiée aux locations saisonnières. Pour un T1 bien situé, un expatrié doit prévoir un budget de 250 000 à 350 000 ISK par mois, voire plus pour un logement rénové ou meublé.
Pour un jeune professionnel ou un digital nomad prêt à consacrer une bonne part de son budget au logement, Miðborg reste pourtant le choix le plus pratique pour s’immerger dans la vie locale, se constituer un réseau rapidement et limiter la dépendance à la voiture.
Hlíðar / 105 : le “presque centre” plus abordable
Le quartier de Hlíðar, code postal 105, commence à quelques minutes de marche à l’est du centre. Beaucoup de guides le considèrent comme une extension du cœur de ville, tant il est facile de revenir à pied vers 101.
Le paysage urbain y est plus résidentiel, avec des rues arborées, des immeubles d’appartements et un mélange de familles islandaises, d’étudiants et de jeunes actifs. On y trouve :
– la plus forte concentration de petites auberges et hôtels bon marché de la ville ;
– plusieurs musées (dont le très atypique musée phallologique islandais) ;
– des espaces verts appréciés, comme le parc Klambratún ou la proximité de Perlan.
Pour les expatriés à Reykjavik, le quartier de Hlíðar offre un compromis intéressant. Il permet de bénéficier de l’ambiance du centre-ville sans subir les loyers très élevés du quartier de Miðborg (101). Bien que les prix restent hauts, on peut y économiser plusieurs dizaines de milliers de couronnes islandaises par mois pour un logement similaire, tout en conservant la possibilité de se rendre au travail à pied ou à vélo.
Vesturbær / 107 : le “West Town” chic et familial
Juste à l’ouest du centre, Vesturbær (code postal 107) est l’un des quartiers les plus recherchés – et les plus chers – de Reykjavik. Historiquement quartier de pêcheurs, il s’est transformé en zone résidentielle aisée, très appréciée des familles, des universitaires et de nombreux expatriés.
Ses atouts sont nombreux :
– proximité du centre à pied ou en vélo ;
– présence de l’Université d’Islande et du Musée national, ce qui attire étudiants étrangers et chercheurs ;
– accès direct au bord de mer, avec de magnifiques pistes cyclables et de jogging ;
– piscine de quartier (Vesturbæjarlaug), véritable lieu de vie où se croisent toutes les générations ;
– offre réputée de crèches et d’écoles, souvent classées parmi les meilleures de la ville.
Un quartier prisé des familles expatriées à haut revenu, offrant un cadre de vie agréable mais avec un marché immobilier très tendu.
Ambiance de quartier avec des maisons individuelles colorées, des cafés et restaurants de proximité.
Environnement très prisé des familles expatriées à haut revenu.
Prix parmi les plus élevés de Paris, à l’achat comme à la location.
Trouver un appartement de trois chambres en location longue durée peut relever du parcours du combattant.
Les budgets pour se loger doivent être conséquents.
Grandi : l’ancien port industriel devenu quartier créatif
En prolongeant la promenade du vieux port vers l’ouest, on arrive à Grandi, un secteur longtemps industriel, reconverti en zone culturelle et créative. On y trouve :
– le musée maritime,
– des expériences immersives (FlyOver Iceland, Lava Show, expositions sur les aurores boréales),
– des galeries d’art contemporaines,
– des food courts comme Grandi Mathöll,
– le cluster “Iceland Ocean Cluster”, qui réunit entreprises innovantes liées à la mer.
Pour les expatriés créatifs, entrepreneurs ou nomades digitaux, Grandi représente un microcosme stimulant, même si l’offre résidentielle pure reste limitée et souvent chère. Beaucoup choisissent de vivre à Vesturbær ou dans le 101, tout en fréquentant quotidiennement ce secteur pour travailler dans des espaces de coworking, des cafés ou des ateliers.
Vivre un peu plus au vert : les quartiers résidentiels de Reykjavik
En s’éloignant du centre, on trouve des quartiers qui séduisent particulièrement les familles et les expatriés en quête de calme, d’espaces verts et de loyers un peu plus supportables.
Laugardalur / 104 : la grande vallée des loisirs
Laugardalur, à l’est du centre (environ 3 km), est souvent vu comme le grand parc de jeux de Reykjavik. Son nom signifie “vallée des sources chaudes” et on y trouve :
– la plus grande piscine géothermale de la ville (Laugardalslaug),
– le parc zoologique et de loisirs pour enfants,
– le jardin botanique,
– le stade national de football et une patinoire,
– de nombreux chemins de promenade et de jogging.
C’est une zone très verte, familiale, plutôt résidentielle. Les bus relient facilement le centre, mais on s’éloigne clairement de l’animation nocturne du 101. Pour des expatriés avec enfants, Laugardalur offre un excellent compromis entre qualité de vie, espace, écoles accessibles et loyers, généralement inférieurs à ceux du cœur historique.
Árbær : histoire, maisons familiales et rivière
Situé à une dizaine de kilomètres au sud-est du centre, Árbær se distingue par son atmosphère de petite ville dans la ville. Le quartier est connu pour :
– son musée en plein air (Árbæjarsafn), qui reconstitue un village d’autrefois avec maisons traditionnelles,
– la vallée d’Elliðaárdalur toute proche, avec rivière, cascades, sentiers de promenade et de VTT,
– sa piscine géothermale de quartier (Árbæjarlaug),
– un tissu dense de logements familiaux.
Les expatriés qui s’installent à Árbær sont souvent des familles ou des personnes qui privilégient le calme, la nature et le coût par mètre carré. Les loyers pour un T2 ou T3 y sont en moyenne 15 à 20 % plus bas que dans les quartiers du centre, tout en gardant de bonnes connexions bus. C’est aussi un secteur souvent cité comme intéressant pour la recherche de maison ou grande surface à louer.
Breiðholt : diversité, loyers plus doux et esprit de quartier
À l’est de Reykjavik, Breiðholt est l’un des plus grands quartiers résidentiels de la ville. Il a longtemps souffert d’une image moins prestigieuse, mais il est aujourd’hui décrit comme :
– abordable (à l’échelle islandaise),
– très multiculturel,
– doté de nombreuses écoles, commerces de proximité et centres communautaires,
– apprécié des familles islandaises et expatriées disposant d’un budget plus serré.
Fourchette de loyer mensuel indicatif pour un T2 à Breiðholt, en dollars, contre 1800-2200 dans les quartiers centraux.
Grafarvogur et Mosfellsbær : familles et nature à portée de bus
Grafarvogur, au nord-est de la ville, et la commune voisine de Mosfellsbær sont régulièrement recommandés aux expatriés à la recherche d’une maison ou d’un grand appartement à un prix inférieur à celui du centre. Ils offrent :
– une ambiance très familiale,
– des lotissements récents, avec maisons mitoyennes, jumelées ou petites copropriétés,
– des écoles et crèches bien implantées,
– un accès relativement correct au centre par bus ou voiture, même si les embouteillages matinaux peuvent rallonger les trajets.
Les loyers peuvent y être 15 à 20 % inférieurs à ceux de Reykjavik intra-muros. Pour un investisseur ou un expatrié souhaitant acheter, ce sont aussi des zones où les prix restent légèrement plus accessibles que dans les quartiers les plus huppés, tout en bénéficiant de la dynamique du marché de la capitale.
Le tableau ci-dessous synthétise, à titre indicatif, quelques fourchettes de loyers pour un appartement de deux chambres dans des zones appréciées des familles expatriées :
| Zone / Quartier | Profils d’expatriés typiques | Loyer T2 estimé (USD/mois) |
|---|---|---|
| Centre élargi (101–107) | Jeunes actifs, couples, nomades | 1 800–2 500 |
| Breiðholt | Familles budget moyen | 1 500–2 100 |
| Árbær | Familles aimant la nature | 1 600–2 200 |
| Mosfellsbær | Familles, télétravailleurs | 1 600–2 300 |
Les communes de la région capitale : alternatives très recherchées
Autour de Reykjavik, plusieurs municipalités sont reliées à la ville par des routes et des lignes de bus. Beaucoup d’Islandais y vivent tout en travaillant dans la capitale. Pour les expatriés, ces communes représentent souvent une combinaison gagnante : plus de surface habitable, environnement plus calme, nature toute proche, loyers (un peu) inférieurs, tout en restant dans l’orbite économique de Reykjavik.
Kópavogur : grande banlieue moderne et dynamique
Kópavogur est la deuxième municipalité du pays en population, à moins de 15 minutes en voiture au sud du centre. C’est une banlieue en fort développement, avec :
– des lotissements modernes, souvent très colorés,
– de grandes infrastructures commerciales (centre commercial Smáralind),
– des musées (Gerðarsafn, musée d’histoire naturelle),
– des piscines (Kópavogslaug, Salalaug),
– un jardin botanique,
– de nombreuses écoles bien notées.
Kópavogur est environ 17 % moins chère que Reykjavik pour le coût de la vie, notamment sur les restaurants, transports et loisirs.
Kópavogur attire ainsi beaucoup de familles étrangères qui souhaitent rester proches de la capitale sans en payer le prix maximal. On y trouve aussi le British International School in Iceland (BISI), ce qui ajoute un argument de poids pour les parents anglophones.
Garðabær : verdure, standing et écoles internationales
Située au sud de Kópavogur, Garðabær est réputée pour son confort de vie élevé, ses maisons cossues, ses espaces verts et son cadre très familial. C’est une commune où résident certaines des personnes les plus aisées du pays, et on y trouve :
– des parcs, sentiers de promenade et plages de proximité,
– le site historique du Hofstaðir Viking Settlement,
– des équipements sportifs de qualité,
– la piscine d’Álftanes, qui abrite la seule piscine à vagues du pays.
École internationale de référence située à Garðabær, offrant un cursus IB (Primary Years Programme et Middle Years Programme) et une filière bilingue islandais/anglais. De nombreuses familles expatriées installées durablement en Islande choisissent ce secteur pour bénéficier à la fois d’un environnement très sûr et d’une éducation internationale pour leurs enfants.
International School of Iceland (ISI)
Les loyers y restent élevés – parfois comparables à ceux des meilleurs quartiers de Reykjavik – mais l’espace disponible et la qualité de l’environnement séduisent un public prêt à investir dans un cadre de vie haut de gamme.
Hafnarfjörður : folklore viking, ambiance portuaire et vie de quartier
Au sud de Reykjavik, Hafnarfjörður est la troisième ville du pays et fait partie de la grande région de la capitale. Construite sur des champs de lave, elle s’est forgé une réputation singulière :
– forte tradition liée aux Vikings et au folklore des “elfes” ;
– centre-ville animé, avec cafés, restaurants, marchés saisonniers et festivals (Festival viking, Bright Days, etc.) ;
– port actif et patrimoine maritime important ;
– jardins, petits étangs, promenade en bord de mer.
Cette ville offre une alternative plus paisible et légèrement plus abordable que Reykjavik, tout en étant située à seulement 15 minutes en voiture de la capitale. Son ambiance familiale, sa vie associative dynamique et sa scène artistique attirent particulièrement les familles et les travailleurs à distance en quête d’une ville à taille humaine.
Seltjarnarnes : péninsule tranquille et vue mer
À l’extrémité ouest de l’agglomération, Seltjarnarnes est une petite commune posée sur une péninsule. Très résidentielle, elle est appréciée pour :
– ses promenades littorales,
– le phare de Grótta, lieu prisé pour observer couchers de soleil et parfois aurores boréales,
– son golf 9 trous,
– sa piscine géothermale.
Les expatriés qui choisissent Seltjarnarnes acceptent de s’éloigner un peu de l’animation du centre, en échange d’un cadre extrêmement calme, de bonnes écoles de proximité et d’une qualité paysagère rare. Les options de logement y sont limitées, et les loyers ne sont pas particulièrement bas, mais l’ambiance de “petite station balnéaire” séduit un public familial à la recherche de sérénité.
Le tableau suivant résume les grandes caractéristiques de ces communes pour les expatriés :
| Commune | Temps vers centre de Reykjavik (approx.) | Profil dominant | Logement par rapport au centre |
|---|---|---|---|
| Kópavogur | ~15 minutes en voiture / bus | Familles, classes moyennes-sup. | Légèrement moins cher |
| Garðabær | ~15–20 minutes | Familles aisées, expatriés long terme | Similaire ou plus cher, mais plus spacieux |
| Hafnarfjörður | ~15 minutes | Familles, remote workers | Légèrement moins cher |
| Seltjarnarnes | ~10 minutes | Familles recherchant le calme | Niveau élevé, offre limitée |
| Mosfellsbær | ~20–30 minutes | Familles, télétravailleurs | 15–20 % moins cher |
Au-delà de la capitale : autres villes attractives pour expatriés
Même si la région de Reykjavik concentre l’essentiel des emplois, d’autres villes islandaises attirent une part croissante d’expatriés, notamment ceux qui privilégient la nature et le calme à la vie urbaine intense.
Akureyri : la “capitale du Nord”
Deuxième agglomération du pays avec environ 18–20 000 habitants, Akureyri se trouve au fond d’un fjord majestueux, au nord de l’île. On la décrit souvent comme “capitale du Nord” :
– atmosphère de petite ville dynamique, avec cafés, restaurants, bars et boutiques ;
– université locale, hôpital et bons services publics ;
– excellente qualité de l’air, faible criminalité, infrastructures de santé solides ;
– activités de plein air à la portée de tous : ski, randonnée, balades en raquettes, observation des baleines, etc.
Pour les expatriés, Akureyri représente une alternative intéressante à Reykjavik :
Le loyer mensuel moyen pour un studio en Islande hors de la capitale est d’environ 220 000 ISK.
La ville développe également un petit écosystème de coworking et attire des digital nomads en quête de nature et de tranquillité. En revanche, la distance avec l’aéroport international reste une contrainte : environ 4 heures de route jusqu’à Reykjavik, et des vols intérieurs parfois perturbés en hiver.
Keflavik et la péninsule de Reykjanes
La péninsule de Reykjanes abrite l’aéroport international de Keflavik et plusieurs villes côtières. Pour les expatriés, elle peut représenter un compromis entre proximité de Reykjavik et loyers plus raisonnables :
Informations clés sur le marché locatif et l’environnement de la région de Reykjanes, idéale pour les professionnels mobiles.
Un appartement T1 se loue généralement entre 150 000 et 180 000 ISK par mois.
La région offre un accès rapide à l’aéroport, un atout majeur pour les travailleurs de l’aérien, du tourisme ou les métiers très mobiles.
L’environnement est marqué par la mer, les champs de lave et des sites naturels renommés comme le Blue Lagoon.
Keflavik et ses environs attirent aussi une communauté expatriée liée aux services aéroportuaires et aux entreprises touristiques.
Hafnarfjörður, Selfoss, Húsavík, Seyðisfjörður, etc.
D’autres villes et bourgs figurent sur la “carte mentale” des expatriés :
– Selfoss, au sud de la capitale, avec des prix de l’immobilier bas et une ambiance de petite ville en essor ;
– Húsavík, haut lieu de l’observation des baleines, qui attire des saisonniers et des travailleurs du tourisme ;
– Seyðisfjörður, dans l’est, célèbre pour sa scène artistique, ses maisons colorées et ses paysages de fjord ;
– Siglufjörður, ancienne capitale de la pêche au hareng, aujourd’hui réputée pour le ski et le patrimoine maritime.
Ces lieux séduisent surtout des expatriés en quête d’une immersion profonde dans la nature et la culture locale, prêts à accepter un marché du travail plus restreint et une certaine isolation, notamment en hiver.
Familles expatriées : quartiers, écoles et aides locales
Pour des familles qui s’installent durablement en Islande, le choix du quartier va souvent de pair avec le choix de l’école. L’Islande dispose d’un système éducatif public gratuit jusqu’à l’université, orienté vers l’égalité, la créativité et la pensée critique. Reykjavik compte, en plus, plusieurs écoles internationales et bilingues qui structurent les préférences résidentielles de nombreuses familles expatriées.
Les principaux pôles scolaires internationaux autour de Reykjavik
Voici une synthèse de quelques écoles internationales ou bilingues significatives et de leur localisation :
| École / Programme | Localisation | Particularités pour expatriés |
|---|---|---|
| International School of Iceland (ISI) | Garðabær | IB PYP & MYP, filière anglaise et bilingue, K–10 |
| Landakotsskóli – The English School | Reykjavik (centre) | École catholique bilingue, programme Cambridge |
| Reykjavik International School (RIS) | Reykjavik (112) | Programme Cambridge, enseignement en anglais, Y1–11 |
| Lycée Français en Islande | Reykjavik | Programme français, réseau AEFE |
| British International School in Iceland | Kópavogur | Curriculum britannique, Early Years & Primary |
| Nordic International School | Reykjavik | Combinaison pédagogies nordiques et internationales |
| ABC International School | Reykjavik (104) | Enseignement en anglais, programme proche du système islandais |
| Menntaskólinn við Hamrahlíð (IB) | Reykjavik | Programme IB pour le secondaire (16–19 ans) |
La présence de ces écoles explique en grande partie la popularité de quartiers comme Garðabær, Kópavogur, certaines zones de Reykjavik (Vesturbær, Hlíðar, Laugardalur), mais aussi de communes comme Mosfellsbær qui restent à distance raisonnable en voiture.
Pour les expatriés envisageant un séjour long en Islande, la scolarisation des enfants dans le système public est une option réaliste. Les écoles publiques sont nombreuses, gratuites et généralement bien notées. Il est important de noter que l’enseignement y est majoritairement dispensé en islandais, ce qui implique un apprentissage intensif de la langue pour les enfants.
Services municipaux et aides aux familles
Les municipalités de la région capitale proposent plusieurs dispositifs qui intéressent directement les familles expatriées :
– subventions loisirs (Frístundastyrkur) pour les activités extra-scolaires des 5/6–18 ans (musique, sport, danse, etc.) ;
– crèches et jardins d’enfants subventionnés à partir de 1 an ;
– programmes d’accueil périscolaire après la classe, à tarif modique.
Reykjavik, Kópavogur, Hafnarfjörður, Mosfellsbær, Garðabær et d’autres communes comme Akureyri ou Selfoss ont mis en place des plateformes en ligne pour gérer inscriptions, subventions et choix d’activités. Ces services renforcent l’attractivité des quartiers familiaux dans ces municipalités.
Digital nomads et télétravailleurs : où poser son ordinateur ?
L’Islande fait partie des destinations montantes pour les travailleurs à distance, aidée par :
– une excellente infrastructure internet, y compris dans les zones peu denses ;
– une très bonne maîtrise de l’anglais dans la population ;
– un visa de travail à distance spécifique pour certains non-ressortissants de l’EEE (jusqu’à 180 jours, sous conditions de revenus élevés).
Pour les digital nomads, les quartiers les plus recherchés reflètent un mélange de connectivité, de cafés, de coworking et d’accès à la nature.
Reykjavik : 101, Vesturbær, Hlíðar, Laugardalur
Dans la capitale, les nomades se répartissent surtout entre :
Découvrez les principaux quartiers de Reykjavik et leurs avantages pour choisir celui qui correspond le mieux à votre style de vie.
Au cœur de l’action, avec un maximum de cafés, de bars, de lieux culturels et d’espaces de coworking.
Un cadre résidentiel proche du centre, avec une piscine et une promenade en bord de mer.
Profitez des avantages du centre avec des loyers parfois plus abordables et un accès facile aux espaces verts.
Privilégiez les installations sportives, la grande piscine, les parcs et un environnement plus calme.
Plusieurs espaces de coworking, incubateurs et clusters (Innovation House à Seltjarnarnes, Regus à Höfðatorg ou au port, espaces créatifs à Grandi, etc.) renforcent encore l’attrait de ces quartiers pour les travailleurs indépendants.
Akureyri, Westfjords, petites villes : travail en mode slow
Dans le nord, Akureyri offre une alternative séduisante : petite ville compacte, bus urbains gratuits, cafés avec Wi-Fi, coworking ponctuels et accès immédiat à de nombreux sites naturels. Les nomades qui y séjournent un temps apprécient particulièrement :
La ville offre l’avantage de pouvoir tout faire à pied. Sa vie culturelle est correcte pour sa taille, avec des festivals et des expositions. La communauté d’expatriés, bien que plus restreinte, y est souvent très soudée.
Plus à l’ouest, dans les Westfjords, des villages comme Þingeyri (avec l’espace Blábankinn) se positionnent explicitement comme havres de retraite pour télétravailleurs, combinant logements partagés, coworking et programme d’incubation. D’autres petites localités comme Stykkishólmur, Ísafjörður ou Flatey jouent aussi cette carte, avec une infrastructure internet fiable et une vie quotidienne à très petite échelle.
Ces destinations séduisent un profil spécifique : travailleurs qui peuvent s’isoler plusieurs semaines ou mois, et pour qui la priorité est la nature, le calme et l’inspiration, plus que l’animation nocturne ou les grands réseaux professionnels.
Marché tendu, stratégies malines : conseils spécifiques aux expatriés
Dans un contexte où le prix au mètre carré explose et où la location de longue durée se raréfie, les expatriés ont tout intérêt à adapter leur stratégie à la réalité du terrain.
Côté location : vigilance et réseau
Quelques réflexes sont particulièrement utiles :
Pour réussir votre recherche de logement en Islande, commencez vos recherches plusieurs mois à l’avance sur les sites spécialisés (mbl.is, Visir, etc.) et les groupes Facebook. Mobilisez votre réseau via le bouche-à-oreille (collègues, associations). Prévoyez une réserve financière importante pour la caution et le premier loyer (souvent 3-4 mois de loyer au total). Avant signature, vérifiez la conformité du bail et faites-le enregistrer officiellement. Enfin, visitez toujours le logement pour contrôler son état (humidité, chauffage, etc.) et éviter les mauvaises surprises.
Il existe par ailleurs des services de soutien aux locataires, gérés par l’Association des consommateurs islandais, qui offrent informations et aide en cas de litige.
Côté achat : règles pour étrangers et quartiers à viser
Les ressortissants de l’Espace économique européen (EEE) peuvent acheter un bien immobilier en Islande dans les mêmes conditions que les locaux. Les non-EEE doivent, eux, obtenir une autorisation du ministère de la Justice, généralement plus facile à obtenir s’ils ont un lien fort avec le pays (résidence, mariage, usage professionnel du bien, etc.).
Dans la région de Reykjavik, les quartiers les plus prisés des expatriés ou investisseurs restent :
– le centre et la zone portuaire (Miðborg, Grandi) pour les biens à fort potentiel locatif, mais aussi très chers ;
– les quartiers familiaux (Vesturbær, Laugardalur, Hlíðar) pour ceux qui visent une installation avec enfants ;
– les communes limitrophes (Kópavogur, Garðabær, Hafnarfjörður, Mosfellsbær, Grafarvogur, Árbær) pour combiner prix au mètre carré un peu plus doux et forte demande locative.
Les rendements locatifs bruts à l’échelle nationale avoisinent les 5 %, un peu moins dans Reykjavik, avec une demande de location soutenue notamment parmi les étrangers qui n’ont pas la possibilité d’acheter immédiatement. Mais la complexité des procédures et le niveau élevé des prix impliquent généralement un horizon d’investissement de moyen à long terme.
Comment choisir son quartier quand on s’expatrie en Islande ?
Au final, les “meilleurs” quartiers pour expatriés en Islande dépendent surtout du profil et des priorités de chacun :
Conseils pour choisir votre lieu de vie en Islande en fonction de votre situation personnelle et professionnelle.
Dépendant peu de la voiture et souhaitant profiter de l’animation urbaine. Privilégiez le centre (101), Hlíðar (105), ou Vesturbær (107) si le budget le permet.
À la recherche d’écoles, d’espaces verts et de logements spacieux. Ciblez Laugardalur, Árbær, Breiðholt, Grafarvogur, Mosfellsbær, Kópavogur ou Hafnarfjörður.
Très attachée à la scolarisation internationale. Orientez-vous vers Garðabær (ISI), Kópavogur (BISI) ou les secteurs de Reykjavik proches des écoles internationales.
Pour qui l’image et le réseau comptent autant que les mètres carrés. Considérez le 101, Vesturbær, Grandi, Hlíðar, ou des séjours ponctuels à Akureyri ou dans les Westfjords.
En quête de calme, avec une activité à distance ou un projet saisonnier. Explorez Akureyri, Hafnarfjörður, Keflavik et les petites villes côtières comme Húsavík ou Selfoss.
Dans tous les cas, l’Islande cumule des atouts rares : sécurité très élevée, système de santé et d’éducation solide, environnement naturel spectaculaire et société globalement accueillante, bien que parfois réservée. Mais ces qualités ont un coût : la vie quotidienne – logement, alimentation, transports – y est parmi les plus chères au monde, et le marché du logement, particulièrement dans la région capitale, peut se révéler déroutant pour un nouvel arrivant.
Pour s’installer durablement, il est essentiel de bien étudier les quartiers, d’utiliser les réseaux d’expatriés et les ressources officielles, et d’envisager des compromis comme une surface réduite, un éloignement du centre ou la colocation.
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