Port Louis attire aujourd’hui deux profils d’investisseurs bien distincts… et pourtant souvent confondus : ceux qui s’intéressent à la capitale de l’île Maurice, cœur financier de l’océan Indien, et ceux qui regardent la petite commune historique de Port Louis dans le Morbihan, en Bretagne. Deux marchés, deux réalités, mais un point commun : l’immobilier y est devenu un véritable outil de placement à long terme.
Cet article traite séparément de l’investissement à Port Louis (Île Maurice) et à Port Louis (Morbihan). La première partie est dédiée à la destination mauricienne, tandis que la seconde fournit des données utiles pour les investisseurs français recherchant une sécurisation patrimoniale en métropole. L’objectif est d’offrir une vue d’ensemble claire, chiffrée et opérationnelle pour guider les décisions d’investissement.
Port Louis, capitale mauricienne : un marché immobilier urbain, rentable et encadré
Port Louis, capitale et poumon économique de l’île Maurice, se distingue nettement du littoral carte postale du nord (Grand Baie, Rivière du Rempart) ou de l’ouest (Black River, Tamarin, Flic-en-Flac). Ici, on parle surtout de bureaux, d’appartements urbains, de bâtiments mixtes et de logistique adossée au port. L’environnement reste pourtant l’un des plus attractifs du continent africain : stabilité politique, cadre juridique solide, fiscalité lisible et croissance économique soutenue.
Contrairement aux stations balnéaires prisées par les touristes, l’investissement à Port Louis capital vise en priorité les flux économiques : employés des ministères, cadres de banques, avocats, sociétés de shipping, start-up fintech ou services aux entreprises. C’est une ville de flux quotidiens plus que de séjours vacances, ce qui change profondément la manière d’investir.
Un environnement macroéconomique particulièrement favorable
L’île Maurice s’est imposée comme une place financière et commerciale de premier plan dans la région, avec un climat des affaires salué par les grandes institutions internationales. Le pays combine un niveau de vie élevé pour la région, une économie diversifiée (tourisme, finance, industrie légère, technologique, services) et un cadre réglementaire clair pour les investisseurs étrangers.
Le cadre fiscal présente des atouts majeurs pour l’investisseur immobilier : absence d’impôt sur la fortune, de taxe foncière annuelle, de droits de succession et de taxation sur les plus-values immobilières. L’impôt sur le revenu est généralement plafonné à 15–20 % avec un système progressif, ce qui le rend très compétitif pour générer des loyers à partir d’un actif à l’étranger.
La montée en puissance du secteur immobilier est nette : la valeur ajoutée du secteur a dépassé les 27,5 milliards de roupies en 2022, et plus de 300 milliards de roupies de projets immobiliers sont en chantier ou planifiés. L’immobilier constitue désormais un pilier de l’économie mauricienne, avec une dualité entre un marché local (prix plus modérés, réservé aux citoyens) et un marché organisé pour les investisseurs étrangers via des régimes spécifiques.
Port Louis, colonne vertébrale économique de l’île
Port Louis regroupe les institutions publiques, les grandes banques, les cabinets d’avocats, de conseil et les sièges de nombreux groupes mauriciens. Le port commercial, les infrastructures douanières, le réseau routier principal (autoroute M1) et la ligne de métro léger (Metro Express) convergent vers la capitale.
L’investissement est porté par l’économie réelle (bureaux, appartements pour cadres, entrepôts), offrant une demande stable, des loyers moins volatils, des baux commerciaux plus longs et des taux de vacance prévisibles, contrairement à un marché spéculatif comme celui des résidences balnéaires.
Cadre légal : comment un étranger peut acheter à Port Louis
L’île Maurice encadre strictement l’accès à la propriété pour les non-citoyens. On n’achète pas librement n’importe quel terrain ou immeuble : il faut passer par des dispositifs approuvés par les autorités ou respecter de nouvelles conditions pour les acquisitions hors schémas.
L’organe clé est l’Economic Development Board (EDB), qui supervise la majorité des acquisitions immobilières de non-résidents. Certaines autorisations dépendent aussi directement du Prime Minister’s Office (PMO).
Les grands schémas immobiliers pour les étrangers
Plusieurs régimes coexistent et permettent, sous conditions, d’acheter un bien en pleine propriété :
| Schéma | Type de biens | Ticket d’entrée typique | Effet sur la résidence |
|---|---|---|---|
| PDS (Property Development Scheme) | Villas, appartements, townhouses en résidence sécurisée | ≥ 375 000 USD | Permis de résidence permanent lié au bien |
| IRS (Integrated Resort Scheme) | Resorts haut de gamme, villas de luxe | Historiquement ≈ 500 000 USD | Résidence possible, schéma ancien mais encore existant |
| RES (Real Estate Scheme) | Projets plus petits que l’IRS | ≈ 375 000 USD | Résidence possible, schéma remplacé par PDS mais stock existant |
| Smart City Scheme (SCS) | Quartiers mixtes (résidentiel, bureaux, commerces, loisirs) | ≥ 375 000 USD | Résidence permanente si seuil atteint |
| Invest Hotel Scheme (IHS) | Chambres, suites, villas au sein d’hôtels | Variable | Droits d’usage, modèle “condo-hôtel”, résidence possible selon cas |
| Ground + 2 (G+2) | Appartements dans immeubles R+2 et plus | ≈ 125 000 USD (≥ 6 M MUR) | Pas de résidence automatique, mais visa de 6 mois/an, PR si > 375 000 USD |
Le schéma G+2 est particulièrement pertinent pour Port Louis, où l’offre est très majoritairement composée d’immeubles en hauteur. Il permet à un étranger d’acheter un appartement dans un immeuble de plus de deux niveaux, à condition que le prix dépasse 6 millions de roupies (environ 125 000 USD). Si le prix franchit les 375 000 USD, l’acheteur peut obtenir un permis de résidence permanent.
Acheter hors schémas : un nouveau cadre très encadré
Une évolution importante ouvre la possibilité aux étrangers titulaires d’un Residence Permit ou d’un Occupation Permit d’acheter, hors schémas PDS/IRS/RES/SCS, un bien résidentiel :
Le prix minimum d’acquisition d’un terrain à des fins de résidence personnelle, soumis à une taxe gouvernementale de 10%.
Ce dispositif vise davantage l’expatrié qui s’installe durablement que l’investisseur pur cherchant un rendement locatif.
Coûts de transaction à anticiper
Les frais autour de l’achat ne sont pas négligeables et doivent être intégrés dans les calculs de rendement.
| Poste | À la charge de | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| Droit d’enregistrement (Registration Duty) | Acheteur | 5 % du prix (10 % à partir de 2026 pour certains schémas étrangers) |
| Land Transfer Tax | Vendeur | 5 % du prix (10 % à partir de 2026 pour non-citoyens) |
| Honoraires de notaire | Acheteur | ≈ 0,5 % à 2 % |
| Honoraires avocat / conseil | Acheteur | ≈ 1 % à 2 % |
| Commission d’agence | Acheteur & vendeur | ≈ 2 % chacun |
| Frais EDB (dossier) | Acheteur | 25 000 MUR |
Au total, le coût d’entrée et de sortie (roundtrip) d’un investissement immobilier peut représenter 15,5 % à 18 % de la valeur du bien. Les transactions doivent donc être envisagées dans une optique de moyen/long terme, plutôt que comme un actif très liquide.
Montages, financement et nouvelles règles de change
Un étranger peut solliciter un crédit immobilier auprès d’une banque mauricienne, mais les conditions sont plus exigeantes que pour un résident : apport d’au moins 30–40 %, seuil minimal de prêt (souvent autour de 100 000 €), durée pouvant aller jusqu’à 25–30 ans. Le taux directeur officiel est autour de 4,5 %, mais les taux pratiqués sur les prêts logement varient largement (de l’ordre de 2,5 % à plus de 13 % selon profils et produits, avec une moyenne autour de 6–7 %).
Depuis fin 2024, une règle importante modifie la manière de payer les acquisitions. Il est essentiel de se tenir informé de ce changement pour adapter ses procédures de paiement en conséquence.
– 85 % du prix doit être versé en roupies mauriciennes (MUR) au promoteur
– 15 % peuvent être réglés en devise forte (USD, EUR, etc.)
Pour les biens de plus de 750 000 USD, la première tranche de 750 000 USD doit obligatoirement provenir de fonds propres apportés de l’étranger. Le solde peut ensuite être financé par un prêt local.
Fiscalité : un profil très attractif pour les revenus locatifs
L’un des arguments les plus puissants en faveur de l’immobilier mauricien est la fiscalité nettement plus douce que dans de nombreux pays développés. Pour un investisseur qui loue un bien à Port Louis, plusieurs éléments sont à retenir.
Aperçu des principaux impôts applicables à la détention et à l’exploitation d’un bien immobilier à l’île Maurice.
Aucun impôt récurrent sur la détention du bien.
En cas de revente, le gain n’est pas imposé.
La transmission du bien n’est pas frappée de droits spécifiques.
Le revenu locatif est intégré au revenu global et taxé selon un barème progressif (taux marginal de 0% à 20%).
Taux unique de 15% si le bien est détenu via une société de droit mauricien.
Autre point clé : de nombreuses charges sont déductibles des loyers bruts, comme les intérêts d’emprunt, les frais de gestion, l’entretien, certaines assurances ou honoraires professionnels. Pour les gros patrimoines locatifs, le seuil de 6 millions de roupies de revenus annuels entraîne l’obligation de s’enregistrer à la TVA (15 %), ce qui bascule dans une logique plus proche de l’activité commerciale organisée.
Les conventions de non-double imposition signées avec de nombreux pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Inde, Afrique du Sud, etc.) complètent ce tableau en évitant, sous conditions, que les revenus soient imposés deux fois.
Marché locatif à Port Louis : des rendements solides, un profil très urbain
Contrairement aux zones littorales touristiques où la rentabilité repose surtout sur les locations saisonnières, Port Louis capital offre un profil beaucoup plus stable, porté par une clientèle résidente et professionnelle.
Niveaux de loyers et rendements bruts
Les données disponibles montrent un marché locatif relativement dynamique, avec des loyers plus élevés que dans beaucoup d’autres districts, du fait de la concentration des emplois. Les ordres de grandeur suivants permettent de se repérer pour les appartements :
| Type de bien | Zone | Loyer moyen mensuel | Rendement brut estimatif |
|---|---|---|---|
| 1 chambre | Centre-ville | ≈ 21 250 MUR (10 000 à 30 000) | 5–7 % selon prix d’achat |
| 1 chambre | Périphérie | ≈ 16 000 MUR (6 000 à 22 000) | 5–7 % |
| 3 chambres | Centre-ville | ≈ 35 750 MUR (20 000 à 55 000) | 5–8 % |
| 3 chambres | Périphérie | ≈ 28 333 MUR (15 000 à 40 000) | 5–7 % |
Les rendements bruts cités dans les études convergent autour de :
– 8,6 % pour certains appartements en centre de Port Louis,
– 6,6 % en moyenne en dehors du centre,
– et globalement 4–7 % pour des biens bien gérés à l’échelle de l’île.
Les produits les plus intéressants sur le marché sont souvent les appartements de standing intermédiaire à supérieur, bien situés à proximité des ministères, des zones d’affaires ou des axes de transport majeurs, ainsi que les bureaux loués en bail commercial à de grandes entreprises.
Marché Airbnb et location courte durée
Port Louis n’est pas une destination balnéaire ; ce n’est donc pas un “hotspot” Airbnb au même titre que Flic-en-Flac ou Grand Baie. La ville compte tout de même un petit marché de location courte durée, plutôt orienté vers les voyageurs d’affaires ou les visiteurs qui combinent activités en ville et déplacements sur l’île.
Les chiffres AirROI pour 2025–2026 indiquent :
– 26 annonces actives à Port Louis
– Revenu mensuel moyen autour de 427 USD
– Tarif journalier moyen (ADR) ≈ 53,5 USD
– Taux d’occupation moyen ≈ 40–41 %
D’octobre à décembre, les revenus moyens peuvent atteindre environ 1 000 USD par mois avec un taux d’occupation supérieur à 50 %. Le parc est majoritairement composé d’appartements (près de 60 %), souvent d’une à deux chambres, proposés pour des séjours courts (minimum une nuit). La clientèle est quasi exclusivement internationale, notamment américaine et française, et très jeune (près de la moitié des voyageurs appartiennent à la génération post-2000).
Analyse du marché locatif saisonnier
Pour un investisseur, la location courte durée à Port Louis peut compléter une stratégie plus classique de location longue durée, mais ne constitue pas le cœur du modèle comme sur la côte ouest.
Typologie de la demande
La demande locative à Port Louis repose sur plusieurs segments :
– fonctionnaires et salariés des ministères cherchant des appartements proches du centre administratif ;
– cadres du secteur financier, des assurances, du droit, du conseil ;
– employés du port et de la logistique ;
– étudiants et stagiaires rattachés à des institutions de la capitale ;
– entreprises recherchant des bureaux ou des surfaces mixtes (commerce en rez-de-chaussée, bureaux ou logements aux étages) ;
– start-up et fintech attirées par les nouveaux pôles d’innovation comme The Docks.
Cette base diversifiée contribue à la résilience du marché locatif, même lorsque le tourisme connaît des à-coups.
Où investir à Port Louis : quartiers, projets et opportunités
Le tissu urbain de Port Louis est varié. Un investisseur ne cherchera pas la même chose selon qu’il vise la rentabilité pure, la valorisation à long terme, un pied-à-terre ou un mix des trois.
Les grands types d’actifs dans la capitale
On peut résumer ainsi les catégories principales :
| Type d’actif | Profil typique à Port Louis | Public visé | Rendement visé |
|---|---|---|---|
| Bureaux (Grade A / B) | Immeubles modernes dans les quartiers d’affaires (Caudan, Waterfront, M1) | Banques, cabinets d’avocats, multinationales | 6–8 % brut sur baux 3–5 ans |
| Immeubles mixtes | Commerce en RDC + bureaux ou logements aux étages | Commerçants, professions libérales, services | 6–7 % brut, plus-value potentielle après rénovation |
| Appartements G+2 | Résidences modernes dans des immeubles de plus de 2 étages | Cadres, fonctionnaires, jeunes actifs | 5–6 % brut avec faible vacance |
| Entrepôts / logistique | Zones proches du port, de l’autoroute M1 | Opérateurs logistiques, import-export | 6–8 % selon localisation et qualité |
Les prix au mètre carré restent compétitifs par rapport aux grandes villes internationales, y compris dans les quartiles supérieurs, avec des ordres de grandeur suivants pour la capitale :
| Type de bien | Localisation | Prix indicatif |
|---|---|---|
| Bureaux Grade A | Caudan, waterfront, business district | 1 500 – 2 500 USD/m² |
| Appartements G+2 | Zones centrales ou proches du gouvernement | 135 000 – 300 000 USD l’unité |
| Commerces de rue | Rue Royale, Edith Cavell, artères passantes | 2 000 – 3 500 USD/m² |
| Entrepôts | Secteur portuaire, Roche Bois, axes M1 | 500 – 1 200 USD/m² |
Le cas emblématique de The Docks et du Port Louis “nouvelle génération”
Pour mesurer la trajectoire de la capitale, le projet The Docks, porté par United Docks Ltd, est particulièrement révélateur. United Docks est aujourd’hui le plus grand propriétaire foncier privé de Port Louis, avec près de 100 000 m² de terrains en bord de mer et 20 000 m² de surface locative déjà exploités.
L’ambition est claire : transformer une friche portuaire historique en véritable nouveau quartier d’affaires où se rencontrent start-up, fintech, grandes entreprises, investisseurs, incubateurs et diaspora. Le projet est développé par phases :
– Première phase : 30 000 m² de bureaux premium le long de la M1, pour un investissement de 2 milliards de roupies, confié à l’entreprise mauricienne General Construction.
– Phase suivante : seconde tour de bureaux, construite par China Jiangsu International, puis développement progressif d’une marina, d’appartements de luxe, d’une promenade commerciale animée, d’un resort et d’une tour emblématique à usage mixte.
The Docks est pensé comme un écosystème complet, capable d’accueillir environ 2 000 professionnels dans un environnement éco-responsable : bâtiments verts, espaces collaboratifs, co-working, cafés, zones de networking. L’ancrage fintech est renforcé par la collaboration entre United Docks et le Mauritius Africa FinTech Hub (MAFH), installé dans un ancien entrepôt entièrement réhabilité à Fanfaron Quays, qui héberge déjà plus de 30 jeunes pousses fintech.
Pour un investisseur, ce projet illustre que l’opportunité à Port Louis ne se limite pas à acquérir un appartement avec vue sur mer. Il s’agit surtout de s’exposer à la transformation urbaine de la capitale, qui se positionne comme un hub régional pour les services financiers et numériques.
Autres zones stratégiques
En dehors de The Docks, plusieurs secteurs méritent attention :
– Caudan Waterfront : mix bureaux/boutiques/hôtels, déjà largement développé mais encore en mouvement avec des volets de Smart City.
– Champ de Mars / Tranquebar : quartier plus ancien, composé d’immeubles à rénover, intéressant pour des opérations de requalification en bureaux modernes ou logements intermédiaires.
– Rue Royale, Edith Cavell et axes commerçants : bon potentiel pour des commerces et bureaux de professions libérales, avec rendements élevés sur les locaux bien placés.
– Zone portuaire, Roche Bois, Cassis : terrain de jeu des entrepôts et plateformes logistiques, où la demande reste soutenue.
Comparer Port Louis capitale avec d’autres marchés mauriciens
L’une des questions récurrentes des investisseurs étrangers est : pourquoi choisir Port Louis plutôt qu’un programme balnéaire à Tamarin, Grand Baie ou Black River ?
Prix maximum au mètre carré pour les projets immobiliers les plus premium à Grand Baie, dans le nord-ouest de l’île.
Port Louis adopte un profil complémentaire :
– bilans locatifs principalement tirés par des baux longue durée,
– dépendance faible au tourisme,
– tickets d’entrée plus modérés pour les actifs G+2,
– plus grande sensibilité au cycle économique domestique (croissance, emploi, services financiers) qu’aux flux touristiques.
Pour un investisseur voulant construire un portefeuille diversifié à l’île Maurice, combiner une exposition à la capitale (bureaux et appartements urbains) avec une ou deux unités balnéaires peut constituer une stratégie équilibrée.
Focus sur la petite commune de Port Louis (Morbihan) : un autre visage de l’investissement
Une partie des données de recherche concerne aussi Port Louis dans le Morbihan, en Bretagne. Il s’agit d’un tout autre marché, mais qui peut intéresser un investisseur français à la recherche de stabilité patrimoniale en métropole, ou souhaitant diversifier entre un actif international (Maurice) et un actif en zone euro.
Cette petite ville littorale, face à Lorient, est connue pour sa citadelle du XVIe siècle, son patrimoine maritime et son cadre de vie recherché. Elle compte un peu plus de 2 000 logements, avec un taux de propriétaires majoritaires (plus de 66 % des résidences principales) et un stock relativement contenu de biens neufs.
Prix et loyers à Port Louis (Morbihan)
Le marché du neuf y a connu une progression marquée ces dernières années :
| Année | Prix moyen appartement neuf (€/m²) |
|---|---|
| 2019 | ≈ 2 501 €/m² |
| 2023 | ≈ 3 459 €/m² |
| 2024 | ≈ 4 263 €/m² |
La hausse traduit l’attractivité croissante de ce littoral breton et la tension sur le foncier. Les maisons individuelles affichent des prix moyens autour de 350 000 €, avec une fourchette de 250 000 € pour les biens modestes jusqu’à 500 000 € pour les maisons avec vue mer ou situation particulièrement prisée.
Le loyer mensuel moyen d’un appartement T2 en location se situe entre 600 et 800 euros.
Comparée à son environnement proche, la commune se positionne dans une fourchette haute, ce qui confirme sa demande soutenue :
| Ville | Prix moyen maison | Loyer moyen T2 |
|---|---|---|
| Port Louis | ≈ 350 000 € | ≈ 700 €/mois |
| Lorient | ≈ 300 000 € | ≈ 650 €/mois |
| Locmiquélic | ≈ 320 000 € | ≈ 680 €/mois |
| Hennebont | ≈ 280 000 € | ≈ 620 €/mois |
Les rendements locatifs y sont généralement compris entre 4 % et 6 % selon le type de bien et leur proximité de la mer ou de la citadelle. Le taux de vacance locative est faible, la demande touristique et résidentielle étant soutenue. Le marché reste toutefois concurrentiel pour les biens bien placés, ce qui impose de se positionner tôt et de travailler finement la sélection de l’emplacement.
Profil de la demande et intérêt patrimonial
Port Louis (Morbihan) attire :
L’attractivité de Port-Louis repose sur plusieurs profils : des familles, attirées par la présence d’écoles primaires et d’un collège accessible ; des actifs travaillant à Lorient ou dans le bassin d’emploi voisin ; des retraités en quête d’un environnement maritime et d’un patrimoine historique ; et une clientèle touristique saisonnière, séduite par la plage, la citadelle et les paysages de la rade de Lorient.
Pour un investisseur français, cette commune offre un couple rendement/risque rassurant : régulation familière, devise en euros, fiscalité connue et marché plutôt résilient. À la différence de Port Louis capitale mauricienne, la dynamique est davantage patrimoniale que financière : il s’agit plus souvent de sécuriser un capital dans la pierre côtière bretonne que de viser une forte optimisation fiscale ou d’arbitrer une exposition internationale.
Comment arbitrer entre les deux Port Louis selon son profil d’investisseur
Les deux “Port Louis” racontent deux histoires différentes de l’investissement immobilier.
– Port Louis (Maurice) offre :
– un environnement fiscal exceptionnellement léger sur la détention et le capital,
– un marché gagnant en sophistication,
– une exposition à la croissance d’un hub financier et touristique régional,
– des rendements locatifs professionnels solides (5–8 % brut) sur les bureaux et appartements bien positionnés,
– mais aussi des barrières à l’entrée réglementaires, un risque de change, des frais de transaction élevés et un besoin absolu d’accompagnement local.
Synthèse des principaux atouts du marché immobilier de Port Louis, commune historique du Morbihan, alliant performance économique et qualité de vie.
Un marché lisible, bien encadré par la réglementation française, et dont les transactions sont effectuées en euros.
Une progression régulière et constante des prix de l’immobilier neuf sur le territoire.
Des revenus locatifs prévisibles, avec des rendements nets généralement compris entre 4 % et 6 %.
Une forte dimension ‘qualité de vie’ au sein de cette petite commune historique très recherchée des résidents.
Le choix dépendra largement : le contexte, les préférences personnelles, et les objectifs spécifiques de chaque individu.
– du niveau de diversification internationale recherché ;
– de la tolérance au risque pays ;
– de l’objectif principal : optimisation fiscale et rendement (Maurice) ou patrimonial/affectif et stabilité (Morbihan) ;
– de la capacité à immobiliser un capital important (les tickets d’entrée des schémas mauriciens commencent en pratique autour de 375 000 à 500 000 USD, quand une opération en Bretagne peut se concevoir sur des enveloppes plus modestes).
Dans les deux cas, l’immobilier reste un outil puissant pour générer des revenus récurrents et protéger un patrimoine face à l’inflation, à condition de bien maîtriser les règles du jeu locales, de s’entourer de professionnels (notaire, avocat, agent immobilier, conseil fiscal) et de raisonner à long terme.
Pour une stratégie de portefeuille optimale, il est conseillé de considérer les deux villes non pas comme un ensemble, mais comme deux investissements distincts. L’une représente un socle stable dans le marché littoral mature de France métropolitaine, tandis que l’autre offre un relais de croissance dynamique, situé dans une capitale insulaire bien connectée à l’Afrique, à l’Asie et à l’Europe.
Dans les deux “Port Louis”, la pierre garde un atout majeur : elle reste, à long terme, un actif tangible qui résiste bien mieux aux aléas géopolitiques ou boursiers que nombre d’autres placements. Encore faut-il investir en connaissance de cause, chiffres en main, et avec une vision claire de ce que l’on attend de chaque euro ou chaque dollar placé dans ces marchés si différents… mais tout aussi stratégiques.
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Port Louis (île Maurice) et Port Louis (Morbihan, Bretagne) pour combiner rendement locatif et diversification géographique et monétaire. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.
Après analyse des deux marchés (tourisme balnéaire mauricien, attractivité côtière bretonne), la stratégie a consisté à cibler un appartement ou une petite maison dans un quartier recherché de chaque Port Louis, visant un rendement locatif brut cible de 6 à 8 % – en gardant à l’esprit que « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et un potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + ameublement/travaux légers) d’environ 500 000 euros. La mission a inclus : sélection des quartiers, réseau local (agents, notaires, fiscalistes), choix de la structure (propriété directe ou société) et plan de diversification patrimoniale dans le temps.
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