Pour un dirigeant qui veut sécuriser et diversifier son patrimoine en Europe, la question n’est plus seulement « dans quel pays payer le moins d’impôts ? ». En 2026, il faut combiner plusieurs dimensions : fiscalité globale, stabilité politique, qualité des programmes de résidence, coût de la vie, marché immobilier et capacité à transmettre son patrimoine.
Les deux pays sont membres de l’UE, offrent un bon climat et l’accès à l’espace Schengen. La Bulgarie se distingue comme un hub fiscal avantageux avec un taux d’imposition de 10 % et un marché immobilier abordable, tandis que le Portugal est plus cher, avec une fiscalité plus lourde, mais mise sur une qualité de vie élevée et un écosystème d’innovation.
Deux stratégies radicalement différentes pour un dirigeant
Dès qu’on regarde les chiffres, un contraste net apparaît. La Bulgarie combine impôt forfaitaire à 10 %, coût de la vie bas et nouveau programme de résidence par investissement en fonds. Le Portugal, lui, reste un champion de la qualité de vie mais a durci à la fois sa fiscalité et ses conditions d’accès via visas.
Fiscalité globale : Bulgarie, la machine à 10 % contre l’usine à barèmes portugais
En Bulgarie, la logique est simple : presque tout est taxé à 10 %, que ce soit l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés. Pas de tranches progressives, pas de barème qui grimpe à 45 ou 50 %. Pour un dirigeant habitué aux systèmes complexes d’Europe de l’Ouest, c’est presque déroutant de simplicité.
En 2026, la Bulgarie applique :
– 10 % sur les bénéfices des sociétés ;
– 10 % sur les revenus personnels (salaires, freelancing, loyers, plus-values courantes) ;
– 5 % seulement sur les dividendes (avec une proposition de remontée à 10 %, même dans ce cas le pays reste compétitif) ;
– pas d’impôt sur la fortune, pas de taxe de patrimoine.
Le coût fiscal global en Bulgarie pour un patron déclarant 100 000 € de bénéfices, incluant l’impôt sur les sociétés et les dividendes.
Au Portugal, le décor est bien différent. L’ancien régime NHR (Non-Habitual Resident), qui permettait de payer peu sur certains revenus étrangers, est fermé depuis 2024 aux nouveaux entrants. Il a été remplacé par un dispositif bien plus ciblé, l’IFICI (parfois appelé NHR 2.0), réservé à des profils précis (recherche, innovation, start-up, enseignement supérieur, R&D, etc.). Le dirigeant « classique », même international, ne rentre plus si facilement dans ce moule.
En l’absence de statut spécial, le Portugal applique :
– un impôt sur les sociétés à 21 %, auquel peut s’ajouter jusqu’à 1,5 % de surtaxe municipale ;
– un impôt sur le revenu progressif qui grimpe jusqu’à 48 %, avec en plus un prélèvement de solidarité de 2,5 % à 5 % pour les tranches supérieures ;
– une taxation forfaitaire des dividendes à 28 % pour les particuliers.
Pour un bénéfice de 100 000 € dans une société portugaise, l’impôt sur les sociétés (IS) s’élève à environ 21 000–22 500 €. Ensuite, les dividendes distribués sont soumis à un prélèvement de 28 %. Le coût fiscal global est parmi les plus élevés d’Europe de l’Ouest, surtout depuis la fin du régime NHR 1.0 pour les nouveaux résidents.
Résidence par investissement : permanente d’emblée en Bulgarie, temporaire et lente au Portugal
Sur le terrain des visas dorés, les deux pays ont pris des directions opposées.
En Bulgarie, le programme de résidence par investissement a été entièrement refondu après la suppression des « passeports contre investissement ». Depuis 2023, il s’articule autour d’une seule option claire : investir 512 000 € dans un fonds bulgare agréé (fonds d’investissement alternatif ou ETF régulé par la Commission bulgare de supervision financière). Cet investissement donne directement droit à la résidence permanente, sans étape temporaire.
Le calendrier est raisonnable pour un dirigeant : entre le démarrage du dossier et la carte de résident permanent, il faut compter six à huit mois en moyenne. La carte est valable cinq ans et renouvelable, mais le statut de résident permanent est, lui, sans limitation de durée, à condition de maintenir l’investissement pendant cinq ans.
Ce régime de titre de séjour bulgare ne requiert aucune présence physique minimale, ni pour vous ni pour votre famille, ce qui le distingue de la plupart des autres programmes européens.
Au Portugal, le Golden Visa existe toujours, mais uniquement via des fonds, la culture, la recherche ou la création d’entreprise. Depuis octobre 2023, toute voie liée à l’immobilier (achat direct ou via fonds immobiliers) est fermée. L’option dominante est donc l’investissement de 500 000 € dans un fonds d’investissement portugais qualifié.
La résidente portugaise obtenue est temporaire. Elle doit être renouvelée tous les deux ans, avec à chaque fois des frais et des contraintes administratives, le tout sur fond de délais de traitement qui se sont considérablement allongés : certains candidats attendent jusqu’à cinq ans pour obtenir leur rendez-vous biométrique. Pendant ce temps, le compteur pour la résidence de longue durée ne tourne pas pleinement.
Les tableaux ci-dessous synthétisent les grandes lignes des deux dispositifs.
Comparaison synthétique des visas dorés Bulgarie / Portugal
| Critère | Bulgarie – Golden Visa fonds | Portugal – Golden Visa fonds |
|---|---|---|
| Montant d’investissement | 512 000 € | 500 000 € |
| Type d’actif | Fonds AIF/ETF bulgares, souvent liés à l’économie réelle, y compris immobilier via fonds | Fonds privés/VC accrédités, sans exposition immobilière |
| Statut obtenu au départ | Résidence permanente directe | Résidence temporaire (permis à 2 ans renouvelable) |
| Délai moyen jusqu’à la carte | 6–8 mois | 8–12 mois pour la première carte, puis lourds retards biométrie |
| Durée minimale de détention | 5 ans | 5 ans (pour viser la résidence permanente) |
| Présence physique requise | Aucune exigence | 7 jours par an en moyenne |
| Chemin vers la citoyenneté | Possible après 5 ans de résidence permanente (sous conditions) | En droit, après 5 ans ; en pratique, délais estimés jusqu’à 17 ans |
| Pré‑approbation avant investissement | Oui (diligence approfondie) | Non |
| Frais annexes | +10–15 % (frais juridiques, gouvernements, diligence, légalisation, biométrie) | +10–15 % pour les mêmes postes |
Pour un dirigeant qui souhaite un véritable plan B européen sans s’enraciner physiquement tout de suite, la Bulgarie coche des cases que le Portugal ne coche plus : résidence permanente immédiate, absence d’obligation de séjour, délai court, investissement lisible.
Coût de la vie, salaires et pouvoir d’achat : avantage net à la Bulgarie
Un patrimoine ne se gère pas uniquement à coups de fiscalité et de visas. La question du coût de la vie est centrale, surtout si une partie de la famille ou du management projette de vivre sur place, ne serait-ce que quelques années.
Les données comparatives disponibles montrent un écart massif entre les deux pays.
Indices et budgets : le Portugal, 50 % plus cher en pratique
Les indices de coût de la vie placent la Bulgarie loin derrière le Portugal en termes de cherté :
| Indicateur | Bulgarie | Portugal |
|---|---|---|
| Cost of Living Index | 41,6 | 48,8 |
| Cost of Living + Rent Index | 28,0 | 38,3 |
| Groceries Index | 42,6 | 46,9 |
| Restaurant Price Index | 42,6 | 45,6 |
| Local Purchasing Power Index | 84,1 | 66,4 |
| Rang mondial (coût de la vie) | 102e plus chère | 39e plus chère |
En clair, le coût de la vie au Portugal est environ 16 % plus élevé hors loyer, et 34,5 % plus élevé loyer compris. Le logement pèse particulièrement lourd : les loyers portugais sont plus de deux fois supérieurs à ceux de la Bulgarie. Le prix au mètre carré en centre-ville suit la même logique, avec un surcoût de près de 60 % au Portugal.
En termes de budget mensuel moyen :
| Poste / Profil | Bulgarie (USD) | Portugal (USD) |
|---|---|---|
| Coût de vie 1 personne | 941 | 1 449 |
| Coût de vie famille | 2 354 | 3 307 |
| Loyer 1 personne | 426 | 873 |
| Loyer famille | 733 | 1 446 |
| Salaire moyen net mensuel | 1 264 | 1 300 |
| Mois de dépenses couverts par salaire | 1,3 | 0,9 |
Le chiffre clé pour un dirigeant qui envisage d’envoyer des cadres ou sa propre famille : en Bulgarie, le salaire moyen couvre environ 1,3 mois de dépenses, contre 0,9 mois au Portugal. À revenu équivalent, le niveau de vie est donc nettement plus confortable en Bulgarie.
Vie quotidienne : le détail des prix plaide pour l’Est
Quelques exemples de prix illustrent l’écart :
| Bien / Service | Bulgarie (USD) | Portugal (USD) |
|---|---|---|
| Repas simple au restaurant | 8,86 | 11,32 |
| Menu fast‑food | 7,63 | 8,41 |
| Coca‑Cola (33 cl) | 1,19 | 1,67 |
| Bouteille d’eau (33 cl) | 0,74 | 1,20 |
| Pain | 0,88 | 1,34 |
| 1 gallon d’essence | 5,44 | 6,79 |
| Taxi 8 km environ | 6,49 | 10,80 |
| Crèche privée mensuelle | 365,01 | 455,47 |
Le dirigeant qui veut installer un siège opérationnel à coûts maîtrisés a un avantage évident à Sofia, Plovdiv ou Varna. Une vie confortable à Sofia se situe dans une fourchette de 1 500–1 800 € par mois pour une personne seule, 2 800–3 500 € pour une famille de quatre. Des villes secondaires comme Plovdiv ou Varna abaissent encore la note, avec des appartements une chambre en centre-ville autour de 400–500 €.
À Porto, un expat confortable doit mobiliser 1 500 € par mois pour une vie équivalente.
Marché immobilier : rattrapage bulgare contre maturité portugaise
Pour un dirigeant qui diversifie son patrimoine via l’immobilier, le choix Bulgarie / Portugal se joue aussi sur le cycle de marché.
Bulgarie : encore une fenêtre d’entrée, dopée par l’euro et Schengen
La Bulgarie a changé de dimension en deux ans : entrée complète dans l’espace Schengen (y compris frontières terrestres) à partir de 2025, adoption de l’euro le 1er janvier 2026. Cette double intégration supprime le risque de change, simplifie les flux bancaires et rassure les investisseurs institutionnels. Les prix, eux, restent bien en dessous de ceux des pays voisins.
Les chiffres moyens parlent d’eux-mêmes :
– prix national moyen autour de 2 561 €/m² pour le résidentiel ;
– Sofia autour de 2 487 €/m² en moyenne sur le neuf, avec 3 327 €/m² dans les quartiers centraux et près de 3 764 €/m² dans les secteurs haut de gamme comme Oborishte ;
– un écart de 60 à 70 % par rapport à la Grèce pour des biens comparables.
Après une phase de forte hausse en 2024–2025, les analystes anticipent pour 2026 un atterrissage en douceur, pas un retournement. Les prévisions centralisent une progression annuelle de 5 à 10 % au niveau national, 8 à 12 % pour Sofia, avec des pointes pouvant aller jusqu’à 15 % dans les quartiers les plus recherchés. Sur cinq ans, les estimations évoquent un rendement total (plus-values + loyers) de l’ordre de 65 à 75 % pour les meilleurs emplacements.
Le rendement locatif brut moyen en Bulgarie est de 4,34 % selon un rapport international, tandis que des villes comme Plovdiv atteignent 6 à 9 % et Sofia 4 à 6 %.
Les taxes sur la détention et la cession restent modestes :
– impôt foncier annuel entre 0,01 % et 0,45 % de la valeur fiscale, fixé par les municipalités ;
– plus-value imposée à 10 %, après abattement de 10 % sur le gain (et certaines exonérations possibles à la résidence principale et à la détention longue de certains biens) ;
– pas de taxe de patrimoine.
Pour un dirigeant européen, la Bulgarie offre donc une combinaison rare : prix d’achat encore raisonnables, intégration complète dans l’euro et Schengen, fiscalité légère et potentiel de rattrapage.
Portugal : marché cher, très liquide, mais plus sélectif
Le Portugal est déjà passé au stade supérieur : l’immobilier y est cher, très liquide dans les grandes villes et les zones touristiques, et largement intégré dans les portefeuilles internationaux. Lisbonne figure régulièrement dans le top 10 des villes européennes les plus attractives pour l’investissement immobilier (8e rang dans certains classements), et le pays reste l’un des marchés les plus prisés du continent pour les investisseurs institutionnels.
Les prix moyens servent à illustrer le niveau de maturité d’un marché ou d’un secteur.
– 2 500 à 5 500 €/m² en moyenne, selon les régions et les segments ;
– prix en centre-ville nettement supérieurs aux équivalents bulgares ;
– un marché résidentiel lisboète, notamment, où les loyers et prix d’achat ont été propulsés par le tourisme, les nomades digitaux et les ex-candidats au Golden Visa.
La performance de ce marché se maintient, mais davantage comme actif « core » que comme pari de rattrapage. Les projections d’investissement dans l’immobilier commercial portugais tournent autour de 2,4 milliards d’euros en 2026, en léger recul, signe d’un marché déjà très travaillé. Des segments comme les bureaux et la logistique affichent encore des perspectives de croissance des loyers (14 % de hausse attendue des surfaces prises à bail à Porto dans les bureaux, +5 % d’absorption en logistique), mais l’arbitrage rendement / risque est moins spectaculaire qu’en Bulgarie.
Pour un dirigeant, le Portugal reste intéressant pour :
– diversifier via des actifs prime très liquides (bureaux, retail, hôtels) ;
– jouer l’hôtellerie haut de gamme portée par un tourisme solide ;
– s’exposer aux segments « living » (résidentiel, étudiant, senior), identifiés comme les plus porteurs à l’échelle européenne.
Mais en termes de rendement locatif brut, un actif résidentiel portugais offrira plus volontiers 3–5 % dans les zones tendues, là où la Bulgarie peut encore proposer 6–9 % sur certains marchés, avec une fiscalité nettement plus favorable.
Visas pour actifs mobiles : Golden Visa vs visas nomades
Pour un dirigeant très mobile, qui combine entreprise internationale, télétravail et patrimoine diversifié, les visas orientés « remote » comptent autant que les schémas d’investissement.
Bulgarie : visa nomade digital souple, couplable au visa investisseur
En parallèle de son programme de résidence par investissement, la Bulgarie a lancé un visa nomade digital (visa D). Les conditions sont raisonnables :
– être hors UE/EEE ;
– travailler à distance pour des clients ou employeurs étrangers ;
– justifier environ 31 000 € de revenus annuels ;
– obtenir d’abord un visa D auprès d’un consulat bulgare, puis un permis de séjour d’un an renouvelable sur place.
Ce visa permet un style de vie nomade avec un coût de vie très bas : un télétravailleur dépense en moyenne 1 000 à 2 500 € par mois, selon la ville et le niveau de confort. Il est envisageable pour un dirigeant ou cadre clé de commencer par ce visa, tester le pays, puis basculer vers une structure plus stratégique (résidence par investissement, société bulgare, etc.).
Portugal : visa nomade bien encadré, mais beaucoup plus exigeant
Le Portugal a aussi son visa pour nomades digitaux, avec succès. La version 2026 impose toutefois un niveau de revenus élevé : au moins 3 680 € par mois (soit quatre fois le salaire minimum portugais), auxquels s’ajoutent :
– +50 % pour le conjoint (1 840 €/mois),
– +30 % par enfant (1 104 €/mois),
– +50 % par parent à charge (1 840 €/mois).
Ce chiffre représente le revenu mensuel minimum exigé en France pour une famille de quatre personnes cherchant à obtenir un visa ou un titre de séjour.
Ce visa donne accès à un permis de résidence initial de deux ans, renouvelable trois ans supplémentaires, avant de pouvoir demander la résidence permanente ou la citoyenneté après cinq ans de séjour effectif – mais sous un régime fiscal désormais standard pour la plupart des profils.
Pour un dirigeant très rémunéré, ce visa reste une option crédible, mais l’arbitrage coût de la vie / fiscalité / contraintes n’a plus aussi nettement le vent en poupe qu’à l’époque du NHR 1.0.
Stabilité politique, euro et perception du risque
Un dirigeant ne raisonne pas uniquement en fiscaliste. La question de la stabilité politique pèse sur le choix du pays d’ancrage, notamment pour des investissements lourds.
Bulgarie : instabilité chronique, mais ancrage européen renforcé
La Bulgarie a connu une succession de crises politiques depuis 2021, avec sept élections en quatre ans, des gouvernements éphémères, des coalitions fragiles et un recours prolongé à des cabinets intérimaires. Ce climat a ralenti certaines réformes, notamment celles liées aux fonds de relance européens, et nourri une méfiance vis-à-vis des institutions (seuls 10 % des Bulgares déclarent faire confiance aux élections dans certaines enquêtes).
Malgré cela, le pays a tenu le cap de l’intégration européenne :
Objectifs et engagements clés pour renforcer la présence dans l’UE
Entrée complète dans l’espace Schengen, y compris les frontières terrestres
Adoption de l’euro en 2026, après un report initial lié aux tensions politiques
Maintien d’un cap pro-UE avec un consensus assez large sur l’appartenance à l’Union et à la zone euro
Sur le plan du risque, la Bulgarie reste classée parmi les pays dont la stabilité gouvernementale s’est nettement dégradée, mais dans un monde où même des pays développés comme le Portugal, la France ou le Canada voient leur note de stabilité se détériorer. Pour un dirigeant, la clé est donc plus dans le montage (structure juridique propre, due diligence rigoureuse, choix des partenaires locaux) que dans la simple étiquette « pays stable ».
Portugal : stabilité relative, mais trajectoire fiscale moins prévisible
Le Portugal n’est pas exempt de tensions politiques, mais son image reste celle d’un pays relativement stable, membre de la zone euro de longue date, doté d’institutions fonctionnelles. Pourtant, les dernières années ont montré que même là, les règles du jeu peuvent changer vite : fin du NHR pour les nouveaux arrivants, suppression de la composante immobilière du Golden Visa, discussions sur la réforme de l’impôt sur les sociétés, encadrement renforcé du marché locatif.
Le Portugal n’est plus un refuge fiscal patrimonial pour les dirigeants, mais reste un excellent pays pour vivre et un bon hub pour les talents et l’innovation, dans une logique d’implantation opérationnelle.
Pour quel profil de dirigeant la Bulgarie est-elle la plus pertinente ?
En 2026, la Bulgarie s’impose comme un choix privilégié pour plusieurs profils types de dirigeants.
Le chef d’entreprise à forte capacité de génération de cash
Un entrepreneur qui dégage des profits élevés (consulting, tech, trading, services B2B européen, etc.) a tout intérêt à regarder sérieusement la Bulgarie. Avec un couple impôt société / impôt personnel à 10 %, et un plafond de cotisations sociales, l’économie réalisée par rapport à un établissement en Europe de l’Ouest est colossale, tout en restant dans le cadre d’un pays UE et zone euro.
La résidence par investissement en Bulgarie ne nécessite aucune présence physique. Cela permet de séparer totalement la structuration fiscale de la vie quotidienne : un dirigeant peut garder son activité internationale et sa résidence effective ailleurs, tout en ancrant une partie de son patrimoine et de sa chaîne de valeur en Bulgarie sous 10 %.
Le dirigeant investisseur immobilier à la recherche de rendement
Pour celui qui veut bâtir un portefeuille locatif européen, la Bulgarie reste l’un des derniers grands marchés « value » de l’UE : prix encore abordables, dynamique de rattrapage portée par l’euro, rendement brut correct, fiscalité légère sur les loyers et les plus-values, coût de la dette encore raisonnable et en euro.
Sélection de villes selon vos objectifs d’investissement immobilier : rendement, liquidité, croissance ou tourisme télétravail.
Mix idéal entre rendement locatif, liquidité du marché et croissance de la valeur immobilière.
Deux villes stratégiques pour un rendement locatif élevé, prisées des investisseurs.
Station de montagne à ne pas négliger : pari gagnant pour le télétravail et le tourisme quatre saisons.
Le dirigeant qui veut un plan B européen rapide et discret
Le Golden Visa bulgare, avec résidence permanente d’emblée, obligations de présence nulles et possibilité de citoyenneté au bout de cinq ans, offre un plan B particulièrement puissant et discret. Aucun autre pays de l’UE ne combine aujourd’hui :
– investissement unique en fonds régulé relativement lisible ;
– statut de résident permanent dès l’approbation ;
– absence totale de séjour minimal ;
– fiscalité uniforme à 10 %.
Pour un dirigeant issu d’un pays instable ou fortement fiscalisé, c’est une assurance vie patrimoniale à considérer.
Dans quels cas le Portugal garde-t-il l’avantage ?
Malgré tout, le Portugal n’est pas à écarter. Il reste plus pertinent dans certains scénarios.
Le dirigeant qui privilégie la qualité de vie pour sa famille
Météo, infrastructures scolaires internationales, système de santé, communauté francophone et internationale, écosystème de start-up, accessibilité aérienne : sur tous ces points, le Portugal devance la Bulgarie. Lisbonne, Porto, l’Algarve restent des destinations haut de gamme, très appréciées des cadres et des familles.
Un dirigeant peut légalement combiner le Portugal comme base de vie et la Bulgarie comme base fiscale ou hub corporate, en installant par exemple le siège de sa société ou holding en Bulgarie tout en résidant au Portugal.
Le dirigeant de la tech ou de la recherche ciblant le régime IFICI
Un profil de chercheur, professeur d’université, ingénieur R&D ou fondateur de start-up labellisée dans des secteurs innovants peut bénéficier du nouveau régime portugais IFICI (NHR 2.0). Celui-ci offre encore un taux attractif de 20 % sur certains revenus professionnels de source portugaise et des exonérations sur certains revenus étrangers (notamment plus-values).
Dans ce cas précis, l’écart avec la Bulgarie se réduit, surtout si l’on valorise la qualité de l’écosystème local (incubateurs, capital-risque, réseaux internationaux) plus que la pure optimisation fiscale.
Comment trancher : grille de lecture pour un dirigeant en 2026
En pratique, le choix ne se résume pas à un classement binaire. Il faut articuler plusieurs dimensions.
Comparaison selon vos priorités : fiscalité, résidence, qualité de vie, immobilier ou innovation
La Bulgarie domine avec un taux unique de 10% sur entreprises et particuliers, faible imposition des dividendes et absence d’impôt sur la fortune.
La Bulgarie offre un visa doré avec résidence permanente immédiate et citoyenneté en 5 ans, sans obligation de séjour.
Le Portugal excelle avec son climat doux, écoles internationales, communauté francophone dense et scène culturelle, malgré une fiscalité et un coût de vie élevés.
La Bulgarie offre des rendements bruts de 6 à 9% avec appréciation liée à l’euro et Schengen ; le Portugal privilégie le rendement modéré et la préservation de capital.
Le Portugal, via Lisbonne et Porto, est un hub européen mature pour entreprises, notamment avec le dispositif IFICI.
En 2026, pour diversifier le patrimoine d’un dirigeant entre Bulgarie et Portugal, la solution la plus robuste n’est souvent pas « l’un ou l’autre », mais une combinaison intelligente : ancrer la structure fiscale et une partie des investissements productifs en Bulgarie sous 10 %, tout en utilisant le Portugal comme base de vie, de réseau et d’implantation commerciale dans l’Europe de l’Ouest.
La Bulgarie devient alors le moteur de création de valeur nette, le Portugal la vitrine et le point d’attraction des talents. Pour un dirigeant qui pense en termes de portefeuille pays plutôt qu’en choix unique, c’est probablement le véritable avantage compétitif en 2026.
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