Investir dans l’immobilier à Amadora : le pari malin aux portes de Lisbonne

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

À quelques stations de métro du centre de Lisbonne, Investir dans l’immobilier à Amadora s’impose comme l’une des stratégies les plus pertinentes pour qui cherche à concilier rendement locatif, potentiel de plus-value et ticket d’entrée raisonnable. longtemps perçue comme une simple ville-dortoir, Amadora est en train de se transformer en marché à part entière, porté par la tension immobilière de la capitale, les grands projets urbains et une demande locative solide.

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Un marché encore abordable dans la métropole lisboète

Amadora fait partie intégrante du district de Lisbonne et de sa métropole. Sur à peine 24 km², la ville concentre près de 178 000 habitants et affiche la plus forte densité de population de toute l’aire métropolitaine. Cette compacité, combinée à une excellente connexion à Lisbonne (métro ligne bleue, trains de banlieue, grands axes routiers IC16, IC19, A9/CREL, IC17/CRIL), en fait une alternative naturelle pour les ménages et les investisseurs repoussés par les prix du centre.

Les chiffres confirment cette attractivité croissante, avec un marché qui reste pourtant sensiblement plus abordable que Lisbonne intra-muros.

Niveaux de prix : un ticket d’entrée plus doux que Lisbonne

Les données les plus récentes situent le marché de la manière suivante :

IndicateurValeur à Amadora
Prix moyen d’un bien287 000 €
Prix moyen au m² (global)≈ 3 200 €/m²
Prix médian appartements3 478 €/m²
Prix médian maisons3 384 €/m²
Fourchette principale de marché3 000 – 3 500 €/m²
Prix centre (appartement)2 650 €/m²
Prix hors-centre (appartement)2 400 €/m²

Sur certains portails internationaux, les prix sont exprimés en dollars et en pieds carrés, mais ils confirment la tendance : un parc important de biens entre 155 000 € et 400 000 €, et quelques actifs beaucoup plus chers (une maison de 8 073 sq ft autour de 3,95 M$), ce qui montre aussi l’émergence de segments plus haut de gamme.

246

Le prix au pied carré en centre-ville d’Amadora est d’environ 246 €, soit près de 60 % de moins qu’à Lisbonne.

Une ville historiquement populaire… qui se valorise

Amadora a connu une croissance explosive au milieu du XXe siècle, alimentée par les migrations internes (notamment depuis l’Alentejo) et l’arrivée de populations des anciennes colonies africaines, à une époque où Lisbonne ne parvenait pas à loger tout le monde. Le résultat : beaucoup d’immeubles construits entre les années 1960 et 1980, souvent sans grands raffinements architecturaux, mais bien situés et généreux en surface.

Bon à savoir :

Ce parc immobilier ancien offre des appartements plus grands que la moyenne, souvent à rénover. Il présente une marge de valorisation importante pour les investisseurs capables de moderniser les biens tout en maîtrisant les coûts de rénovation.

Des prix en hausse, mais encore du potentiel

La trajectoire des prix confirme que la fenêtre d’opportunité existe, mais qu’elle se referme progressivement.

Des hausses déjà fortes… et des projections encore positives

Avant la pandémie, Amadora avait déjà été l’une des vedettes de la métropole lisboète : entre le 1er trimestre 2018 et le 1er trimestre 2020, les prix de vente y ont bondi de 47 %, un record au sein de l’aire de Lisbonne. Le rythme a ralenti ensuite, mais reste très soutenu, avec environ 20,5 % de hausse entre début 2020 et début 2022.

40-55

L’augmentation des prix de l’immobilier dans les zones abordables de Lisbonne et alentours, comme Amadora, sur une période de trois ans.

En clair : ce n’est plus un marché en bas de cycle, mais il n’a pas encore atteint les niveaux de saturation (et de rendement comprimé) de quartiers prime comme Chiado ou Príncipe Real à Lisbonne.

Un rapport prix / revenus élevé, mais cohérent avec la région

Le ratio prix / revenu est évalué autour de 11,5, avec une charge de prêt qui représente plus de 90 % du revenu net dans les scénarios standards de financement. C’est beaucoup, et cela illustre bien la tension générale du logement au Portugal. Pour l’investisseur, cela signifie que la demande locative est robuste : une part croissante de ménages, notamment jeunes, n’a tout simplement pas les moyens d’acheter, même dans une commune plus abordable comme Amadora.

Une demande locative solide et des rendements attractifs

La grande force d’Amadora, du point de vue de l’investisseur, réside dans la combinaison entre demande locative forte et rendements supérieurs à ceux du centre de Lisbonne.

Yields bruts : autour de 6 % en résidentiel classique

Les estimations globales situent le rendement locatif brut moyen à 5,77 %, avec des variations selon les quartiers entre 5,17 % et 6,27 %. D’autres sources classent même Amadora parmi les meilleurs marchés portugais, avec des rendements pouvant atteindre 6,2 % sur certaines typologies.

Si l’on détaille par type d’appartement, le tableau devient plus parlant :

Type d’appartementPrix moyen de venteLoyer mensuel moyenRendement brut moyen
Studio155 000 €860 €6,68 %
T1194 000 €950 €5,88 %
T2260 000 €1 200 €5,54 %
T3349 000 €1 700 €5,85 %
T4 et +385 000 €1 800 €5,61 %

On voit immédiatement que les studios sont légèrement en tête en termes de rendement, suivis des T3, tandis que les T2 et les grandes surfaces restent tout de même au-dessus des 5,5 % bruts.

19.9

C’est le nombre d’années nécessaires, en moyenne, pour qu’un bien acheté dans les conditions de marché actuelles s’autofinance via les loyers bruts, avec un loyer mensuel d’environ 1200 €.

Niveaux de loyers : un compromis pour les locataires, une opportunité pour les bailleurs

Amadora offre des loyers nettement plus bas que Lisbonne, tout en restant suffisamment élevés pour garantir un bon rendement.

Localisation / TypologieLoyer mensuel moyenFourchette constatée
T1 centre850 €800 – 950 €
T1 hors-centre750 €700 – 850 €
T3 centre1 450 €1 400 – 1 500 €
T3 hors-centre1 200 €

En comparaison avec Lisbonne, les loyers à Amadora sont environ 38,7 % plus bas, ce qui attire naturellement les jeunes actifs, les familles et même certains expatriés qui privilégient une bonne qualité de vie et un trajet domicile-travail raisonnable (25 à 30 minutes de métro jusqu’au centre de Lisbonne).

Exemple :

Un exemple chiffré illustre la logique d’arbitrage : avec un budget d’environ 150 000 €, le choix de la zone d’investissement a un impact significatif. Investir dans une zone à faible rendement rapporterait environ 7 755 € de revenus locatifs annuels, tandis que cibler un segment performant comme Amadora pourrait générer près de 9 405 €. La différence de rendement peut ainsi atteindre près de 1 700 € par an.

Structure du marché locatif : un poids fort des T2 et T3

La répartition des annonces de location par taille confirme le profil « familial » du marché :

Taille du logementPart dans les annonces de location
Studio7 %
T123 %
T243 %
T321 %
T4 et +5 %

Les T2 dominent largement l’offre (43 %), suivis des T1 et des T3. Pour un investisseur de long terme, cela signifie qu’un T2 bien situé, proche des transports et des services, est l’un des produits les plus liquides tant à la location qu’à la revente.

Zoom sur les prix par typologie et par type de bien

L’un des avantages d’Amadora est de proposer un éventail de produits, des studios aux maisons familiales, avec des niveaux de prix encore compétitifs.

Appartements : la colonne vertébrale du marché

Pour les appartements, les prix médians au m² par nombre de pièces se situent dans une fourchette assez resserrée :

Typologie d’appartementPrix médian au m²Prix moyen au m²
Studio3 582 €/m²3 956 €/m²
2 pièces3 703 €/m²3 841 €/m²
3 pièces3 486 €/m²3 622 €/m²
4 pièces3 323 €/m²3 416 €/m²
5 pièces3 466 €/m²3 591 €/m²

On note une légère prime pour les petites surfaces, classique dans les grandes agglomérations, et une relative stabilité dès qu’on passe au T3/T4.

Maisons : un segment plus restreint, mais parfois plus cher au m²

Les maisons sont moins nombreuses, mais certaines parviennent à se détacher en termes de prix au m², notamment les 4 pièces :

Maison par nombre de piècesPrix médian au m²Prix moyen au m²
4 pièces4 444 €/m²4 652 €/m²
5 pièces3 896 €/m²3 715 €/m²
6 pièces2 755 €/m²n.d.

Les 4 pièces se négocient sensiblement plus cher, ce qui reflète la rareté d’un certain type de maison familiale bien placée. Les grandes surfaces de 6 pièces et plus sont plus hétérogènes (parfois très anciennes, parfois excentrées), d’où un prix médian plus bas.

Les quartiers : Alfragide, Brandoa et les paroisses clés

L’un des paradoxes d’Amadora est de voir certains quartiers cités à la fois parmi les plus chers et les plus abordables, signe d’une grande hétérogénéité interne.

Alfragide : tension maximale sur les maisons

Le quartier d’Alfragide illustre bien ce phénomène. On y trouve :

– Des prix autour de 3 300 à 3 600 €/m² pour les appartements, avec une progression d’environ 4 %.

– Des maisons autour de 5 200 à 5 300 €/m², avec des variations de -1 % à +6 % selon les sources et périodes.

Bon à savoir :

La demande pour Alfragide est forte en raison de sa proximité avec Lisbonne, de la présence de zones commerciales majeures (comme IKEA, des enseignes de bricolage et des hypermarchés) et de son bon accès routier. Ces atouts expliquent pourquoi les prix des maisons y sont significativement plus élevés que la moyenne de la commune.

Brandoa : encore accessible, mais en hausse

Brandoa affiche des prix d’appartements autour de 3 056 €/m², avec une croissance d’environ 4 %. Les données manquent pour les maisons, mais tout indique qu’il s’agit encore d’un secteur relativement accessible, en phase de rattrapage.

Les 6 paroisses : où se concentrent les opportunités ?

Amadora est découpée en six freguesias, chacune avec son profil et son stock de biens à vendre :

Paroisse (freguesia)Nombre de biens en vente
Águas Livres100
Alfragide31
Encosta do Sol25
Falagueira-Venda Nova55
Mina de Água82
Venteira153

Venteira et Mina de Água concentrent à elles seules une part importante de l’offre, en particulier sur des projets neufs ou récents, mais aussi des appartements des années 70-80 à réhabiliter.

Grands projets et nouvelles opérations : le moteur de la valorisation

Au-delà du marché existant, Investir dans l’immobilier à Amadora signifie aussi se positionner sur les grands projets d’urbanisme et les opérations neuves qui redessinent certains quartiers.

SkyCity et Alto do Tejo : une nouvelle façade résidentielle

Dans la freguesia de Venteira, plusieurs projets de grande envergure sont en cours :

SkyCity (groupe JPS) : un ensemble résidentiel de standing, né d’un plan d’urbanisme détaillé de la Serra de Carnaxide. Il comprend environ 255 appartements (du T2 au T5), 50 maisons de ville, 16 maisons jumelées et 49 villas individuelles sur de grandes parcelles (environ 1 000 m² avec 402 m² construits). Certaines unités sont déjà livrées et occupées.

Alto do Tejo (Zume Construções) : un vaste programme de plus de 300 000 m², réparti en 86 lots, pour un total de 759 logements dits « de luxe », avec commerces et services associés. La première phase porte sur quatre immeubles et 192 logements (T1 à T4 de 65 à 162 m²). L’ambition est de créer une sorte de « ville du quart d’heure », avec coworking, résidences seniors, soins médicaux et supermarchés à proximité immédiate.

7000-10000

C’est le nombre estimé de nouveaux habitants que les projets SkyCity et Alto do Tejo pourraient amener dans le secteur.

Villafundo : un terrain stratégique pour promoteurs

Autre actif majeur, le portefeuille foncier baptisé Villafundo, mis en vente par Millennium bcp dans la paroisse de Mina de Água :

– Superficie totale : 111 hectares, dont 38 hectares en zone urbaine.

– Potentiel de construction en surface : 255 675 m², pour plus de 1 500 logements possibles.

– Zonage PDM : principalement résidentiel avec commerces et services, mais aussi espaces verts de protection, équipements, zones urbaines et urbanisables.

– Localisation : vers le versant nord d’Amadora, avec de belles vues dégagées, à proximité des axes IC16, A9, IC19, CRIL et de la gare d’Amadora.

Attention :

Ce foncier représente une opportunité pour des développeurs nationaux ou internationaux de positionner des projets destinés à la classe moyenne dans une zone où la demande excède l’offre. Ce type de développement devrait contribuer, à moyen terme, à stabiliser les prix du marché tout en améliorant la qualité du parc immobilier.

Requalification des quartiers informels : un enjeu colossal

Amadora compte aussi encore des quartiers auto-construits, comme Cova da Moura, qui concentrent des enjeux sociaux, urbanistiques et politiques lourds. Un plan ambitieux porté par une candidate municipale prévoit la démolition des constructions précaires, la relocalisation d’environ 3 400 familles et la construction de 2 500 nouveaux logements, pour un budget global estimé à plus de 300 millions d’euros.

L’objectif est double : éradiquer les bidonvilles d’ici 2030 et développer une offre locative à loyers modérés pour les classes moyennes. Si ce plan se concrétise, il pourrait :

Libérer du foncier dans des emplacements bien desservis (5 stations de métro de Marquês de Pombal).

Créer de nouveaux corridors immobiliers attractifs, notamment le long de la ligne de Cascais.

– Rendre les quartiers aujourd’hui considérés comme « à risque » plus bancables aux yeux des banques et des investisseurs.

Pour l’investisseur, il s’agit néanmoins d’un dossier à suivre avec prudence, tant les enjeux politiques, sociaux et réglementaires sont importants.

L’argument transports et infrastructures : un atout décisif

L’un des avantages structurels d’Amadora est sa connectivité. La commune est reliée au centre de Lisbonne par :

– La ligne bleue du métro, avec la station Reboleira notamment.

– La ligne ferroviaire Sintra/Azambuja, qui dessert aussi bien Lisbonne qu’une large partie de la banlieue.

– Un maillage dense d’axes routiers (IC16, IC19, CRIL, A9/CREL) qui la connectent aux autres communes métropolitaines (Odivelas, Loures, Sintra, Cascais, Seixal, Barreiro, etc.).

Pour plus de la moitié des actifs d’Amadora, le trajet domicile-travail se fait vers Lisbonne, ce qui ancre la ville dans un système métropolitain intégré. C’est ce qui explique la solidité de la demande locative : la ville est proche, bien connectée, mais moins chère.

Investissements publics : santé, équipements et qualité de vie

Un autre volet renforçant l’attrait d’Amadora est l’investissement massif dans les équipements de santé. L’Unité Locale de Santé Amadora/Sintra (ULS) bénéficiera de 54,6 M€ d’investissements (financés par le plan de relance européen). Près de 43 M€ sont consacrés à la construction et à la rénovation d’installations, notamment :

Nouvelles installations et services

Découvrez les principales structures et unités médicales récemment développées ou rénovées pour améliorer la prise en charge des patients.

Hôpital de jour

Structure permettant des prises en charge médicales complètes sans hospitalisation traditionnelle, pour des interventions programmées.

Centre d’hémodialyse

Unité spécialisée équipée pour les traitements de dialyse, offrant des soins aux patients atteints d’insuffisance rénale.

Hôpital social

Établissement dédié à l’accompagnement médico-social des patients, intégrant des dimensions sociales et de soutien.

Unités techniques : Gastro-entérologie & Pneumologie

Nouvelles unités dédiées aux explorations et traitements des maladies digestives et respiratoires.

Nouvelle unité de stérilisation

Installation moderne centralisée pour la stérilisation et la préparation des dispositifs médicaux, garantissant sécurité et qualité.

L’hôpital Fernando Fonseca dessert près de 800 000 habitants. Pour les familles, les retraités et les expatriés, cette montée en puissance des services de santé est un critère décisif. Et pour l’investisseur, elle renforce la pérénnité de la demande résidentielle autour de ces pôles.

Coûts d’acquisition et fiscalité : ce qu’un investisseur doit intégrer

Investir au Portugal suppose de maîtriser les coûts annexes à l’achat, qui viennent s’ajouter au prix du bien. Amadora n’échappe pas à cette règle, même si les taux sont nationaux.

Les grands blocs de coûts à l’achat

En pratique, il faut compter entre 6 % et 10 % du prix du bien pour couvrir l’ensemble des frais :

6-8

Pour un bien d’immobilier d’investissement à Amadora, la charge d’IMT se situe souvent entre 6 % et 8 % du prix d’achat.

L’addition de ces postes représente la majorité des frais ; pour un appartement à 300 000 €, il n’est pas rare que le budget total de frais atteigne 18 000 à 30 000 €.

Charges récurrentes : IMI, copropriété et entretien

Une fois le bien acquis, l’investisseur doit aussi prévoir :

– L’IMI, taxe foncière annuelle, généralement entre 0,3 % et 0,8 % de la valeur cadastrale (souvent inférieure à la valeur de marché).

– Éventuellement l’AIMI, taxe additionnelle pour les patrimoines résidentiels dépassant certains seuils (surtout pour les gros portefeuilles ou les structures sociétaires).

– Les charges de copropriété, pouvant aller de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par mois dans les résidences haut de gamme.

– L’assurance, les frais de gestion, etc.

Ces coûts sont à intégrer dans le calcul du rendement net, qui viendra généralement réduire de 1,5 à 2 points de pourcentage le rendement brut.

Airbnb et location saisonnière : un marché de niche mais réel

Le marché des locations de courte durée à Amadora reste nettement plus modeste que dans le centre historique de Lisbonne, mais il existe bel et bien.

Une offre limitée, mais des performances correctes

On compte environ 176 annonces actives sur Airbnb à Amadora, un volume modeste à l’échelle de la métropole. Le marché est très encadré et orienté vers des séjours plutôt longs (près de la moitié des annonces imposent un minimum de 30 nuits).

En termes de performance :

– Revenu mensuel médian : 1 090 $ (soit environ 1 000 €).

– Taux d’occupation médian : 61 %.

– Prix moyen par nuit : 66 $ (≈ 60 €).

Les meilleurs 10 % de biens atteignent en moyenne :

2 564 $ de revenu mensuel,

– Un taux d’occupation supérieur à 90 %,

– Un tarif journalier autour de 143 $.

1800

Revenu mensuel moyen pouvant être atteint par un logement pendant le pic estival.

Un profil de clientèle très international

Les séjours à Amadora via Airbnb restent très liés au tourisme lisboète au sens large :

– Environ 91 % des visiteurs sont internationaux.

– Les principaux pays d’origine incluent la France (près de 19 %) et le Brésil (un peu plus de 10 %).

– Les jeunes générations (post-2000) représentent la moitié des voyageurs, ce qui cadre avec une clientèle de digital nomads, étudiants, jeunes actifs.

Pour un investisseur, ce segment peut être intéressant à la marge, mais il ne constitue pas le cœur du marché : la réglementation, la dépendance à la saisonnalité et le volume encore limité incitent à privilégier la location longue durée comme base de la stratégie, quitte à garder une flexibilité sur certains biens ou typologies.

Qui loue et qui achète à Amadora ?

Le profil des occupants d’Amadora est étroitement lié à celui de la métropole lisboète, mais avec certaines spécificités.

Profil des résidents

Principaux groupes démographiques attirés par les communes limitrophes de Lisbonne pour l’habitat.

Jeunes familles

Recherchent de l’espace et des loyers compatibles avec leurs revenus.

Jeunes actifs

Travaillent à Lisbonne et sont attirés par le compromis prix/temps de trajet.

Classes moyennes

Ne peuvent plus acheter dans Lisbonne intra-muros et se reportent sur les communes limitrophes.

Population étrangère

Représente près de 15% des résidents (2022), majoritairement originaire du Brésil et de pays africains lusophones.

Le marché a aussi vu arriver progressivement des investisseurs étrangers qui, après avoir regardé Lisbonne, réalisent que la compression des rendements y est très avancée et se tournent vers des zones comme Amadora, Odivelas ou Almada.

Forces, limites et risques d’un investissement à Amadora

Aucun marché n’est parfait. Investir dans l’immobilier à Amadora présente une combinaison d’avantages nets et de points de vigilance à bien peser.

Les atouts majeurs

Rendement brut attractif (autour de 5,5–6,5 %) par rapport aux marchés prime.

Prix au m² encore raisonnables, avec une réelle marge de progression en cas de rénovation.

Demande locative structurellement forte, alimentée par la tension de Lisbonne.

Grands projets urbains (SkyCity, Alto do Tejo, Villafundo, requalification des quartiers informels) qui devraient améliorer la qualité du parc et l’image de la ville.

Excellente accessibilité (métro, train, axes routiers), élément clé pour la location.

Investissements publics massifs dans la santé et les infrastructures, gage de pérennité.

Les points de vigilance

Hétérogénéité des quartiers : certains secteurs restent socialement fragiles, voire stigmatisés ; une bonne connaissance micro-locale est indispensable.

Parc ancien important : les immeubles des années 1960-1980 requièrent souvent des travaux lourds (isolation, électricité, plomberie), ce qui peut grever le budget si mal anticipé.

Pression réglementaire possible, notamment sur la location de courte durée et la qualité énergétique des logements (objectif européen 2030).

Risque de spéculation : la forte montée des prix observée ces dernières années peut se traduire par des vendeurs aux attentes irréalistes et des biens surcotés.

Comment se positionner intelligemment à Amadora ?

Pour un investisseur qui souhaite profiter du potentiel de la commune sans s’exposer inutilement, plusieurs axes se dégagent.

Astuce :

Pour un investissement réussi à Amadora, ciblez les appartements T2 et T3 proches des transports et des équipements, qui offrent la meilleure liquidité. Exploitez le potentiel des biens à rénover dans les quartiers bien desservis pour les repositionner sur le segment supérieur de la classe moyenne. Surveillez l’avancement des grands projets d’urbanisme (Villafundo, SkyCity, etc.) pour anticiper les plus-values. Privilégiez la location longue durée comme base, en l’adaptant éventuellement aux jeunes actifs et étudiants. Enfin, collaborez avec des professionnels locaux pour maîtriser les aspects juridiques, fiscaux et gestionnaires du marché portugais.

En conclusion

Investir dans l’immobilier à Amadora revient à se positionner sur un marché en plein rattrapage, au cœur de la métropole lisboète, mais encore loin des prix stratosphériques du centre historique. Les fondamentaux sont solides : rendements bruts autour de 6 %, forte demande locative, perspectives de plus-value portées par les grands projets urbains et les investissements publics, accessibilité irréprochable.

Ce n’est ni un marché spéculatif pur, ni un marché ultra sécurisé sans aspérité. C’est un marché de travail, où la sélection des emplacements, la qualité des rénovations et la maîtrise des coûts d’acquisition et de détention font la différence entre un investissement correct et une opération très performante. Pour les investisseurs prêts à regarder au-delà des cartes postales de Lisbonne, Amadora offre aujourd’hui l’un des couples rendement/risque les plus intéressants du Portugal urbain.

Analyse du marché immobilier portugais

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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