Poursuivre des études supérieures à l’étranger en Mongolie : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Poursuivre des études supérieures à l’étranger en Mongolie, c’est faire un pari atypique, loin des destinations « classiques » comme l’Europe de l’Ouest ou l’Amérique du Nord. Pourtant, ce pays coincé entre la Russie et la Chine offre un mélange unique : universités en pleine transformation, coût de la vie abordable, environnement académique en voie d’internationalisation, et un terrain d’étude exceptionnel pour tout ce qui touche aux ressources naturelles, au climat, à la steppe, au pastoralisme ou aux relations internationales.

Bon à savoir :

Cet article détaille les aspects essentiels pour étudier en Mongolie, incluant le système universitaire, les langues d’enseignement, les coûts, la vie à Ulaanbaatar, les procédures d’admission et de visa, les bourses disponibles, ainsi que les opportunités de recherche et de carrière.

Un système d’enseignement supérieur en transition

Étudier en Mongolie, c’est entrer dans un système universitaire qui se réforme rapidement. Le pays compte plusieurs dizaines d’établissements d’enseignement supérieur, avec une forte concentration dans la capitale, Ulaanbaatar, qui regroupe à elle seule plus de cinquante institutions.

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Deux universités, le NUM et le MUST, forment à elles seules la quasi-totalité des diplômés du pays.

Les programmes de master en Mongolie ont en général une durée de un à deux ans, avec une moyenne de frais de scolarité d’environ 700 à 750 USD pour l’ensemble des études dans de nombreux programmes recensés. Au total, on compte autour de 159 programmes de master répartis sur une vingtaine d’universités dans le pays, dont la grande majorité à Ulaanbaatar.

Exemple :

Bien qu’aucune université mongole n’apparaisse dans le top 1000 mondial, certaines institutions gagnent en reconnaissance en Asie. Par exemple, la National University of Mongolia est classée autour de la 900ᵉ place dans les classements régionaux comme QS Asia, se positionnant comme une université de recherche généraliste.

Public vs privé : deux logiques complémentaires

Les universités publiques concentrent l’essentiel de la recherche et sont majoritairement situées à Ulaanbaatar. Elles couvrent un large spectre de disciplines : sciences naturelles, ingénierie, sciences sociales, médecine, agronomie, éducation, etc.

Les institutions privées, plus nombreuses mais souvent plus petites, se spécialisent davantage dans le commerce, la gestion, les sciences humaines, les langues ou les technologies de l’information. Certaines d’entre elles, comme Mongolia International University (MIU) ou International University of Ulaanbaatar, misent fortement sur l’anglais comme langue d’enseignement pour attirer des étudiants internationaux et améliorer l’employabilité de leurs diplômés.

Le tableau ci-dessous donne un aperçu non exhaustif de quelques universités clés pour un projet d’études supérieures.

UniversitéVilleTypePoints forts académiques principaux
National University of Mongolia (NUM)UlaanbaatarPubliqueSciences, SHS, droit, relations internationales, linguistique, environnement
Mongolian University of Science and Technology (MUST)UlaanbaatarPubliqueIngénierie, technologies, informatique, sciences appliquées
Mongolian National University of Medical Sciences (MNUMS)UlaanbaatarPubliqueMédecine, santé publique, sciences médicales
Mongolian University of Life SciencesUlaanbaatarPubliqueAgriculture, environnement, foresterie, agroécologie
Mongolia International University (MIU)UlaanbaatarPrivée (anglais)Business, administration publique, éducation en langues, informatique
International University of UlaanbaatarUlaanbaatarPrivéeProgrammes en anglais, échanges, business, IT
German-Mongolian Institute for Resources and Technology (GMIT)UlaanbaatarPartenariatRessources, ingénierie, coopération germano-mongole

Une offre de masters structurée et accessible

Pour un étudiant qui envisage un master en Mongolie, NUM et MUST sont souvent le premier réflexe. NUM, par exemple, propose plus de 90 programmes de master officiellement reconnus par le ministère mongol de l’Éducation et des Sciences. Les cursus de master y sont encadrés par un système de crédits : un master « classique » compte 32 crédits, avec des durées comprises entre un an et demi et deux ans.

NUM distingue plusieurs formats :

Types de Masters

Découvrez les différentes structures de programmes de Master proposées, chacune adaptée à des objectifs académiques et professionnels spécifiques.

Master de Recherche

Programme axé sur la recherche, comprenant environ 30 crédits avec la rédaction d’un mémoire et un bloc de crédits dédié au travail scientifique.

Master Enseigné

Programme structuré autour d’unités d’enseignement, représentant un total de 32 crédits académiques.

Master par Cours et Stage

Parcours sans mémoire où les crédits nécessaires sont validés par la réalisation d’un stage long en entreprise ou en organisation.

Les étudiants qui souhaitent se réorienter par rapport à leur licence peuvent être admis sous condition : ils doivent alors suivre une formation préparatoire de deux semestres (Pre-Master). Ce système de passerelle permet, par exemple, à un diplômé en économie d’intégrer un master en relations internationales, ou à un ingénieur de se diriger vers un master en politique environnementale, à condition d’accepter ce sas académique supplémentaire.

Attention :

Pour obtenir un PhD au NUM, 60 crédits et la soutenance d’une thèse sont requis. Bien que l’offre de programmes doctoraux soit limitée en volume, le pays s’ouvre à la recherche, en particulier dans les domaines des ressources naturelles, du climat, de la steppe et de la géologie.

Un calendrier universitaire proche du modèle international

Le calendrier académique, surtout à NUM et MUST, se rapproche du modèle semestriel nord‑américain.

SemestrePériode approximativeRemarque principale
Semestre d’automneDébut août – mi-décembreCandidatures en ligne généralement de mai à juillet
Semestre de printempsDébut février – mi-juinCandidatures en ligne d’octobre à début décembre

Cette structuration facilite les mobilités, notamment pour les étudiants en échange ou les doubles diplômes.

L’anglais prend sa place dans les campus mongols

Pendant des décennies, le russe a été la langue étrangère dominante en Mongolie, héritage de la période socialiste. Tout change dans les années 1990 : le pays bascule vers une économie de marché, les besoins en anglais explosent, et un institut spécialisé est créé pour reconvertir des enseignants de russe en professeurs d’anglais avec l’appui du PNUD et d’organismes britanniques.

Depuis, plusieurs textes de politique publique poussent les universités à adopter l’anglais comme langue d’enseignement sur tout ou partie des cursus. Le gouvernement a fixé l’objectif de voir au moins quatre universités nationales figurer parmi les meilleures d’Asie à l’horizon 2030, en insistant sur l’anglais comme outil de formation et de compétitivité.

Concrètement, cela se traduit par :

Astuce :

Les établissements d’enseignement supérieur proposent de plus en plus de cours en anglais, notamment dans des domaines comme le business, l’informatique, les relations internationales, le tourisme, la médecine et la technologie. Certaines institutions, comme la Mongolia International University, vont jusqu’à offrir des programmes entièrement en anglais depuis leur création. De plus, des doubles diplômes en partenariat avec des universités étrangères se développent, à l’image du programme conjoint en administration publique entre la MIU et l’Université du Missouri.

Les études estiment qu’environ 28 universités mongoles proposent des cours en anglais, pour un total proche de 400 unités d’enseignement. Toutefois, les possibilités de suivre un cursus complet de master entièrement en anglais restent limitées et se rencontrent souvent dans le cadre de programmes conjoints : il faut donc bien vérifier, au moment de candidater, si l’intégralité des cours est assurée en anglais, ou seulement une partie.

Langue d’enseignement : un paramètre clé

En pratique, trois grandes configurations se dégagent pour un étudiant étranger :

un master enseigné principalement en mongol : accessible si l’on possède un bon niveau de langue (test interne de NUM ou certificat TOMFL). NUM et d’autres universités disposent de programmes intensifs de langue mongole (6 à 10 mois, avec six niveaux) pour préparer ce type de parcours ;

un master en anglais, souvent dans une université privée ou via un programme conjoint ;

– un séjour de recherche ou un programme court (école de terrain, séjour linguistique, école d’été) avec interprétariat, comme ceux proposés par le American Center for Mongolian Studies (ACMS) ou certaines ONG scientifiques.

Le tableau suivant illustre les logiques de langue d’enseignement dans quelques cas typiques.

Type de programmeLangue principaleProfil type d’étudiant international
Master standard à NUM ou MUSTMongolÉtudiant ayant suivi une préparation linguistique mongole
Master conjoint à MIU (business, SE, etc.)AnglaisÉtudiant anglophone ou bilingue anglais–autre langue
Cours de langue mongole intensif (NUM, MIU)Mongol (niveau débutant possible)Étudiant partant de zéro, souhaitant à terme suivre un cursus en mongol
École de terrain ACMS sur le climat et le pastoralismeAnglais (avec traduction mongol)Étudiant en géographie, climat, anthropologie ou écologie

Ulaanbaatar, cœur académique et ville abordable

Pour la grande majorité des étudiants étrangers, la vie universitaire se déroulera à Ulaanbaatar. La capitale concentre l’essentiel des universités, des centres de recherche, des ONG internationales et des infrastructures culturelles.

D’un point de vue économique, Ulaanbaatar offre un coût de la vie nettement inférieur à celui des grandes villes occidentales. Divers indices internationaux la classent parmi les 30 % de villes les plus abordables au monde. Sans le loyer, vivre à Ulaanbaatar coûterait près de 50 % de moins qu’à Austin (Texas), et l’écart est encore plus marqué face à des villes comme Wellington ou Helsinki.

Pour un étudiant seul, les estimations varient selon le niveau de confort, mais un budget mensuel hors loyer autour de 600 USD est souvent cité. L’intégration du loyer amène le total à quelque chose comme 850 à 900 USD par mois pour un mode de vie correct. Pour une famille, les chiffres montent sensiblement, autour de 2 000 USD mensuels.

Se loger à Ulaanbaatar : du dortoir universitaire à l’appartement meublé

Ulaanbaatar offre une palette assez large de logements pour étudiants : dortoirs universitaires, auberges de jeunesse, chambres en colocation, appartements meublés, voire homestays chez des familles ou des éleveurs nomades dans le cadre de programmes spécifiques.

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Le National University of Mongolia gère cinq résidences étudiantes, dont une dédiée aux étudiants internationaux.

Dans les universités privées comme l’Université de Finance et d’Économie ou MIU, des logements étudiants sont également proposés, souvent en chambres doubles aménagées près du campus, avec un niveau d’équipement adapté à un séjour de longue durée.

4500000

Le loyer mensuel maximum pour un appartement de trois chambres à Ulaanbaatar, selon le standing et la localisation.

Le tableau suivant donne quelques repères chiffrés sur les loyers et le logement étudiant.

Type de logementLocalisationPrix indicatif (MNT/mois)Commentaire
Dortoir NUM – chambre simple internationaleCampus NUM≈ 427 800Meublé, parties communes partagées
Dortoir NUM – chambre double (par personne)Campus NUM≈ 213 840Meublé, coût réduit
Appartement 1 chambre – centre-villeUlaanbaatar≈ 1,4 à 2,7 millionsFortement variable selon l’immeuble
Appartement 1 chambre – hors centreUlaanbaatar≈ 1,0 à 2,0 millionsIntermédiaire à abordable
Appartement 3 chambres – centreUlaanbaatar≈ 3,5 à 7,0 millionsPour colocation ou famille
Auberge de jeunesse (lit en dortoir)Ulaanbaatar7 000 à 12 000 / nuitSolution très économique court terme

Pour un étudiant qui cherche à optimiser son budget, le dortoir universitaire reste souvent l’option la plus économique, d’autant que certaines universités offrent des places garanties pour les étudiants boursiers ou les étudiants en échange.

Coût de la vie au quotidien

Au-delà du loyer, les dépenses courantes à Ulaanbaatar restent raisonnables pour un étudiant. Les transports publics sont très bon marché : un ticket simple coûte autour de 500 MNT, et un abonnement mensuel varie généralement entre 20 000 et 60 000 MNT. Un déjeuner dans un petit restaurant local revient fréquemment à 12 000–15 000 MNT, tandis qu’un repas plus complet dans un restaurant de gamme moyenne pour deux personnes peut atteindre 100 000 MNT ou plus.

Les produits alimentaires de base (lait, pain, riz, poulet) sont abordables, même si certains biens importés ou luxueux subissent une forte taxation et peuvent être sensiblement plus chers qu’en Europe. Les services de base – électricité, eau, chauffage, ordures – pour un appartement de taille moyenne tournent autour de 250 000 à 300 000 MNT par mois, selon la saison et l’isolation du logement, les hivers étant particulièrement rigoureux.

Étudier au cœur d’un laboratoire climatique à ciel ouvert

Un des grands atouts académiques de la Mongolie pour un étudiant étranger, surtout au niveau master ou doctoral, tient à son environnement naturel et aux enjeux climatiques auxquels le pays fait face.

Attention :

Depuis 1940, la température moyenne annuelle a augmenté de 2,2 à 2,5 °C, un rythme supérieur à la moyenne mondiale, avec un réchauffement hivernal dépassant 3 °C. Plus des trois quarts du territoire sont touchés par la désertification, souvent de façon sévère, et les événements extrêmes (sécheresses, dzud, inondations, incendies, vagues de chaleur, pluies erratiques, vents violents) se multiplient.

Pour les étudiants en climatologie, géographie, écologie, sciences de l’environnement ou politiques publiques, la Mongolie devient donc un gigantesque terrain d’étude. Le pays a adopté son premier Plan national d’adaptation au changement climatique, couvrant la période 2024–2030, avec 15 objectifs et 99 actions réparties dans 8 secteurs prioritaires. Ce plan, soutenu par des financements du Fonds vert pour le climat et d’organisations comme le PNUE ou la Banque asiatique de développement, constitue une base exceptionnelle pour des travaux de mémoire, de thèse ou de projets de terrain.

Exemple :

Un programme financé par l’American Center for Mongolian Studies illustre l’existence de cours spécialisés. Il permet d’étudier le changement climatique en croisant les données météorologiques avec les savoirs locaux des éleveurs. Les participants sillonnent divers écosystèmes (montagne, steppe, désert), logent dans des campements de yourtes (ger camps), mènent des entretiens avec des bergers et des responsables environnementaux, et visitent des stations de suivi écologique.

Pour un étudiant en master qui cherche un terrain de recherche sur l’adaptation climatique, la gestion de l’eau, la résilience des communautés rurales ou les conflits d’usage entre mines et pastoralisme, la Mongolie est clairement un hotspot scientifique.

Offres de formation : des disciplines classiques aux terrains très spécialisés

Sur le plan disciplinaire, l’offre de masters en Mongolie est largement diversifiée. Dans les grandes universités, on retrouve des filières proches des standards internationaux : management, finance, relations internationales, droit, éducation, ingénierie, informatique, sciences naturelles, sciences sociales, agriculture, sciences de l’environnement, biologie, physique, chimie, mathématiques appliquées ou statistiques.

La spécificité du pays surgit dans certaines niches :

Domaines d’études et de recherche en Mongolie

La Mongolie offre un terrain d’étude unique, combinant une économie dominée par le secteur minier, des écosystèmes steppiques spécifiques, une riche culture nomade et un potentiel touristique distinct.

Géosciences et Secteur Minier

Étude de la géologie, géophysique et ressources minières dans un pays où ce secteur représente environ 30% du PIB et plus de 85% des exportations.

Agronomie et Écologie des Steppes

Recherche en agronomie de climat froid, écologie de la steppe et gestion durable des parcours pastoraux.

Culture et Sciences Humaines

Exploration de la culture nomade, du bouddhisme mongol, ainsi que de la langue et de la littérature mongoles.

Tourisme Nature et Patrimoine

Développement d’un tourisme axé sur la nature, l’aventure et la découverte du patrimoine historique de l’ère mongole.

Dans le domaine de la santé, la Mongolian National University of Medical Sciences développe une offre relativement complète de masters et de doctorats, en présence ou à distance, ainsi que des formations en ligne.

Candidater dans une université mongole : conditions et démarches

Les conditions d’admission varient d’une institution à l’autre, mais on retrouve un socle commun pour les étudiants étrangers.

En master, il faut en général : gérer un projet de recherche, assister à des cours magistraux et des travaux dirigés, réaliser des stages en entreprise, rédiger un mémoire et passer des examens.

Bon à savoir :

Pour postuler à un Master en Mongolie, vous devez être titulaire d’une licence (Bachelor) dans un domaine approprié avec un bon niveau académique (équivalent d’une moyenne supérieure à 3,0/4,0). Il est nécessaire de fournir des relevés de notes et diplômes traduits et notariés (traduction en mongol obligatoire pour l’inscription finale). Vous devez également justifier d’une bonne santé via un certificat médical et un test VIH récents, et posséder un passeport valide (souvent au moins un an après la date d’entrée prévue). Pour certains masters sélectifs, un projet de recherche, une lettre de motivation et des lettres de recommandation peuvent être requis.

Les universités exigent également une preuve de capacité financière, montrant que l’étudiant pourra assumer les frais de scolarité et de vie, même si ceux-ci restent relativement bas comparés aux standards occidentaux.

Calendrier des candidatures

La plupart des universités mongoles fonctionnent avec deux grandes vagues d’admission annuelles, alignées sur le calendrier semestriel.

Université-type (ex. NUM)Semestre d’entréeOuverture des candidatures en ligneClôture indicative
NUM, MUST, grandes universités publiquesAutomneVers le 1ᵉʳ maiDébut juillet
PrintempsDébut octobreDébut décembre

Les décisions d’admission sont généralement communiquées par e‑mail, et la lettre d’acceptation est ensuite utilisée pour entamer les démarches de visa.

Compétences linguistiques requises

Le volet linguistique est crucial. Pour les programmes en mongol, les universités exigent en général :

Exemple :

Pour être admis dans un programme universitaire en Mongolie, les étudiants internationaux doivent prouver leur maîtrise de la langue mongole. Les moyens acceptés sont : la réussite à un test interne de langue mongole administré par l’université ; l’obtention d’un certificat externe TOMFL (Test of Mongolian as a Foreign Language) avec un niveau minimum, souvent M3 ou supérieur ; ou la validation d’un programme préparatoire de langue mongole dans une université mongole avec une moyenne suffisante.

Pour les masters en anglais, la plupart des établissements demandent un score minimal à l’IELTS ou au TOEFL iBT, typiquement autour d’un IELTS 5,5 ou d’un TOEFL iBT 60. Certaines universités acceptent également des diplômes comme le GCSE anglais ou d’autres preuves de scolarité en anglais.

Il existe aussi des programmes de langue intensifs en Mongolie, notamment à NUM ou à MIU, qui durent de 6 à 10 mois et permettent d’acquérir les bases linguistiques pour entrer ensuite dans un cursus diplômant.

Obtenir un visa étudiant pour la Mongolie

Pour un séjour d’études supérieur à 90 jours, un visa étudiant spécifique est indispensable. La Mongolie utilise une catégorie de visa dédiée, appelée visa de type « S », subdivisée en plusieurs sous‑catégories selon le type d’institution fréquentée (cours de langue, formation professionnelle, recherche).

Bon à savoir :

L’université d’accueil en Mongolie doit initier la procédure en soumettant une demande officielle aux autorités locales, accompagnée de la lettre d’acceptation de l’étudiant, de copies de son passeport et de son certificat VIH. Ce n’est qu’après l’obtention des autorisations et la notification du ministère des Affaires étrangères à l’ambassade ou au consulat compétent que l’étudiant peut obtenir son visa.

Les documents généralement exigés pour un visa étudiant comprennent :

la lettre d’acceptation d’une université ou d’un institut mongol reconnu ;

une copie du passeport (valide au moins six mois après la date d’arrivée) ;

– une photo d’identité de format approprié ;

– un certificat de test VIH négatif et parfois d’autres examens médicaux ;

– la preuve d’assurance médicale ;

– des traductions notariées des documents si nécessaire.

Les frais de visa tournent autour de 130 USD pour un dossier standard, sans remboursement possible en cas de refus.

Arrivée et enregistrement sur place

Une fois en Mongolie, l’étudiant doit se signaler auprès des autorités de l’immigration dans les premiers jours suivant son arrivée. Selon la durée de séjour, il faut :

Astuce :

À votre arrivée, vous devez impérativement vous enregistrer auprès de l’agence de l’immigration dans les 48 heures ou au plus tard durant la première semaine. Vous devez ensuite solliciter un permis de résidence, qui est généralement délivré pour une durée de six mois à un an et est renouvelable. Parallèlement, informez le service des étudiants internationaux de votre université et fournissez-leur les documents requis : votre passeport, une preuve d’adresse, un certificat médical, des photos d’identité et le reçu de paiement des frais de permis.

Un départ temporaire pendant les études implique souvent la demande d’un visa de sortie ou d’un visa aller‑retour spécifique, sous peine de problème au moment de quitter le pays. En cas de non‑respect des règles d’enregistrement ou de dépassement de la durée de séjour autorisée, des amendes, voire une interdiction de sortie, peuvent être imposées.

Bourses et financements pour étudier en Mongolie

Pour un étudiant étranger, plusieurs pistes de financement existent selon la nationalité et le type de programme.

Bon à savoir :

Certaines grandes bourses internationales, comme les bourses américaines Gilman, Boren ou Freeman Awards for Study in Asia, encouragent et financent spécifiquement les séjours académiques dans des pays peu classiques tels que la Mongolie. Elles peuvent couvrir une part importante des frais de programme, de voyage et de séjour pour un semestre ou une année, notamment pour l’apprentissage d’une langue ou d’une culture stratégique.

Des organisations spécialisées dans les programmes de terrain, comme la School for International Training (SIT), financent également des séjours d’étude en Mongolie, parfois via des bourses dédiées à la durabilité, au développement ou à la participation d’étudiants issus de minorités (fonds Compton, bourses pour étudiants de HBCU, mécanismes de cofinancement avec les Pell Grants, etc.).

Bon à savoir :

Le gouvernement mongol a renforcé en 2024-2025 le cadre des aides financières (bourses, prêts, subventions) via le Fonds de prêt pour l’éducation. De nouveaux programmes de cofinancement avec des universités de rang mondial (modèles ‘2+2’ ou masters/doctorats) sont prévus, y compris pour les personnes en situation de handicap. L’objectif est de former des diplômés à l’international qui reviendront contribuer au développement du pays.

Pour l’étudiant étranger qui vient en Mongolie, l’option la plus réaliste est souvent un mix : bourse d’origine (État d’envoi, programme international, fondation) + faible niveau de frais de scolarité local + coût de la vie modéré. Certaines universités mongoles proposent aussi des aides financières ou des bourses partielles aux étudiants internationaux, mais sur une base très concurrentielle.

Vie étudiante, emploi et insertion professionnelle

La qualité de vie à Ulaanbaatar fait l’objet de retours contrastés. D’un côté, de nombreux expatriés soulignent la relative sécurité pour les femmes, la liberté d’expression, le coût de la vie raisonnable, les espaces encore peu densément peuplés, la possibilité de lancer ou de tester des projets entrepreneuriaux, ainsi que l’accès à une éducation supérieure de bonne qualité dans certains domaines. De l’autre, la ville souffre de problèmes récurrents : pollution atmosphérique importante en hiver, routes dangereuses, hôpitaux perfectibles, accès très inégal à l’anglais dans la population, climat rigoureux, tolérance limitée envers certaines minorités, infrastructure culturelle moins développée que dans d’autres capitales asiatiques.

Bon à savoir :

Le travail en parallèle des études est possible sous certaines conditions. Le visa d’études autorise généralement un travail limité, souvent encadré par l’université. De plus, le gouvernement propose le programme « Étudiant avec revenu » pour faciliter l’accès à de petits emplois, en collaboration avec des agences d’emploi et des établissements comme l’Université nationale de formation des enseignants.

Des centres d’aide à l’emploi étudiant accompagnent les jeunes dans leur recherche de postes à temps partiel, de stages ou d’emplois à l’issue du diplôme. Les chiffres compilés sur quelques années montrent une montée en puissance de ces dispositifs : plusieurs centaines d’étudiants par an trouvent des postes rémunérés via ces services, avec une aide financière modeste mais significative pour couvrir les frais de vie.

Employabilité des diplômés : défis et opportunités

Les études menées sur l’insertion professionnelle des diplômés mongols brossent un tableau nuancé. Une enquête nationale indiquait que plus de deux tiers des diplômés trouvaient un emploi, mais qu’une majorité occupaient des postes en dessous de leur niveau de qualification. Dans des secteurs comme le tourisme, les employeurs soulignent régulièrement des lacunes en expérience pratique, en langues étrangères, en connaissance du pays et en capacités de communication.

Bon à savoir :

Les jeunes diplômés entrant dans le secteur bancaire possèdent des bases théoriques, mais nécessitent une formation interne complémentaire sur les produits, la législation, la communication et l’analyse financière. Pour y répondre, des partenariats structurés entre banques et universités se développent, proposant des stages plus longs, mieux rémunérés et formalisés.

Pour un étudiant étranger, ces constats peuvent être vus comme une opportunité : la demande en profils possédant à la fois des compétences techniques solides et une expérience internationale réelle est forte, notamment dans les secteurs minier, énergétique, financier, éducatif ou du développement international.

Pourquoi choisir la Mongolie pour un master à l’étranger ?

Au moment de se décider pour une destination d’études, la Mongolie ne vient pas spontanément en tête. Pourtant, elle combine plusieurs atouts rarement réunis ailleurs.

D’abord, le coût global est attractif. Entre les frais de scolarité abordables, le logement raisonnable et un niveau de vie inférieur à la plupart des capitales occidentales, un master complet en Mongolie reste financièrement accessible, surtout si l’on bénéficie d’une bourse partielle ou d’un soutien de son université d’origine.

Bon à savoir :

Le pays constitue un environnement d’étude exceptionnel pour les disciplines liées aux ressources naturelles, à l’eau, au climat, à la steppe, au pastoralisme, aux mines et aux relations internationales, étant donné sa position géopolitique entre deux grandes puissances. Il offre un terrain de recherche sans équivalent pour la climatologie, la géographie, la science politique, la sociologie rurale et l’anthropologie.

La montée en puissance des programmes en anglais, encadrée par une stratégie nationale de long terme, ouvre progressivement la porte à des étudiants qui ne maîtrisent pas le mongol. Des institutions comme MIU, l’International University of Ulaanbaatar ou les départements anglophones de NUM et MUST misent sur ce créneau.

Bon à savoir :

La Mongolie est intégrée à plusieurs réseaux académiques internationaux, avec des partenariats avec des universités américaines, des associations via des programmes européens comme Erasmus Mundus, et des coopérations avec des institutions chinoises et russes. Cette position constitue un tremplin intéressant pour les étudiants souhaitant s’engager dans des projets de recherche ou d’expertise à l’échelle eurasiatique.

Poursuivre des études supérieures à l’étranger en Mongolie n’est pas un choix de masse, mais c’est précisément ce qui en fait la valeur. Dans un CV, cette expérience raconte à la fois la capacité à évoluer dans un environnement difficile, la curiosité pour des terrains peu explorés et une familiarité directe avec des enjeux – climat, ressources, nomadisme, gouvernance des mines – qui seront centraux dans les décennies à venir.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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