Le coût de la vie au Surinam pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Surinam intrigue de plus en plus d’expatriés en quête d’un pays abordable, relativement sûr et anglophone, au cœur de l’Amérique du Sud. Mais que vaut vraiment le coût de la vie sur place quand on vient avec un salaire étranger ou un contrat d’entreprise internationale ? Entre loyers, panier de courses, transports, santé, scolarité et formalités, l’écart est considérable entre le budget d’un expatrié et le pouvoir d’achat local. Tour d’horizon chiffré d’un pays où vivre « confortablement » peut sembler bon marché à un Européen ou un Nord-Américain, mais reste cher pour la majorité des habitants.

Un pays moins cher que la moyenne mondiale, mais au pouvoir d’achat très limité

Pour prendre la mesure du coût de la vie au Surinam, il faut d’abord poser quelques repères. En moyenne, un célibataire dépense environ 879 $ par mois, logement compris, tandis qu’une famille de quatre personnes tourne autour de 2 140 $ par mois, toujours avec le loyer inclus. Sans le logement, l’addition descend à 602 $ pour une personne seule et 1 663 $ pour une famille.

Surinam est ainsi environ 1,3 fois moins cher que la moyenne mondiale et se situe au 113ᵉ rang sur 197 pays pour son coût de la vie. En termes de qualité de vie globale, le pays est classé 103ᵉ au monde. Statistiquement, les données tiennent compte de deux villes principales, dont Paramaribo, la capitale, qui concentre la quasi-totalité des expatriés.

1.6

Les biens de consommation courante sont en moyenne 1,6 fois moins coûteux en France qu’aux États‑Unis.

Le tableau ci‑dessous résume l’écart entre revenus et dépenses types :

IndicateurMontant approximatif (USD)
Dépenses mensuelles moyen. 1 pers. (avec loyer)879 $
Dépenses mensuelles moyen. 1 pers. (sans loyer)602 $
Dépenses mensuelles moyen. famille (avec loyer)2 140 $
Salaire net moyen mensuel271–280 $
Multiplicateur coûts / salaire≈ 3,2 ×

Autrement dit, ce qui paraît modeste pour un expatrié bénéficiant d’un salaire étranger est tout simplement hors de portée pour une majorité de résidents. C’est ce fossé qui explique la différence très nette de niveau de vie entre communautés locales et expatriées.

Paramaribo, épicentre de la vie d’expat au Surinam

Paramaribo concentre les emplois internationaux, les ambassades, les écoles internationales, la majorité des commerces modernes et les logements adaptés aux standards occidentaux. C’est donc logiquement la première destination des expatriés.

Le coût de la vie y reste relativement bas à l’échelle mondiale : la ville figure dans le tiers des villes les moins chères du globe, classée 6 325ᵉ sur 9 294. Pour un célibataire, les estimations varient selon le niveau de confort, mais les ordres de grandeur restent cohérents.

Profil à ParamariboBudget mensuel typique (USD, loyer inclus)
Célibataire – base « modeste »700 – 900 $
Célibataire – style de vie « confortable »1 400 – 2 000 $
Couple1 500 – 2 500 $
Famille de 4 personnes2 100 – 2 800 $

Les données agrégées indiquent par ailleurs qu’un célibataire dépense en moyenne entre 881 $ et 1 256 $ par mois à Paramaribo, selon la source et le niveau de confort, et qu’une famille de quatre personnes se situe autour de 2 144 $ à 2 545 $ par mois, logement compris.

Bon à savoir :

Paramaribo est nettement moins chère que de nombreuses villes internationales (ex. : -41% vs São Paulo, -62% vs Amsterdam). Cependant, elle reste environ 70% plus chère qu’Alep, indiquant que le Surinam n’est pas une destination ‘ultra-low cost’ pour les expatriés.

Loyers et immobilier : un poste clé, mais raisonnable pour un expat

Pour un expatrié, le loyer représente généralement la plus grosse ligne de budget, mais il reste très compétitif par rapport à de nombreuses capitales régionales. Les chiffres varient fortement selon le quartier (centre‑ville, zones résidentielles, secteurs prisés comme Waterkant ou Blauwgrond) et le standing.

Niveaux de loyers à Paramaribo

Pour un appartement d’une chambre, les fourchettes typiques sont les suivantes :

Type de logement (Paramaribo)Loyer mensuel moyen (USD)
Studio / bedsitter – centre300 – 500 $
Studio / bedsitter – périphérie200 – 350 $
1 chambre – centre400 – 700 $
1 chambre – hors centre250 – 500 $
2 chambres – centre600 – 1 200 $
2 chambres – hors centre400 – 900 $
3 chambres – centre1 000 – 2 000 $
3 chambres – hors centre700 – 1 500 $

Concrètement, un appartement d’une chambre en plein centre de Paramaribo se loue souvent autour de 350–500 $, parfois un peu plus pour des biens très bien situés ou mieux équipés. En s’éloignant du cœur de ville, des loyers autour de 250–350 $ par mois sont fréquents. Les grandes maisons familiales ou les appartements de trois chambres dans les quartiers recherchés peuvent dépasser 1 000 $, mais des options correctes se négocient assez facilement entre 400 et 600 $ en périphérie.

Exemple :

Les expatriés ciblent souvent le secteur animé de Waterkant, sur le front de rivière, où les loyers mensuels se situent généralement entre 400 et 1 000 $. Un autre quartier prisé est Blauwgrond, connu pour ses restaurants, où les prix varient de 500 à 1 500 $ par mois, en fonction de la taille et du standing du logement.

Acheter un bien au Surinam

L’achat immobilier reste relativement abordable si on compare à d’autres marchés régionaux. Le prix au mètre carré pour un appartement en centre‑ville tourne autour de 492 $ (environ 487–500 $ selon les estimations), tandis que l’on descend autour de 415–420 $ au m² en dehors du centre ou en zone suburbaine.

Indicateur immobilierPrix moyen approximatif (USD)
Prix/m² appartement centre‑ville≈ 492 $
Prix/m² appartement hors centre / banlieue≈ 414–417 $
Taux d’intérêt hypothécaire (20 ans)≈ 15,9–16,3 %

Ce qui rend l’achat moins attractif pour certains expatriés, ce sont surtout les taux d’intérêt élevés, proches de 16 % sur 20 ans, qui renchérissent considérablement le coût du crédit. À moins d’un achat comptant ou de conditions négociées via un employeur, beaucoup préfèrent donc la location, d’autant que l’offre en meublé est relativement large pour les biens ciblant les étrangers.

Charges, électricité et internet : un coût étonnamment bas

Autre bonne surprise pour un expatrié : les factures d’énergie et de services restent modestes, surtout si on les compare à l’Europe de l’Ouest ou à l’Amérique du Nord.

Pour un appartement d’environ 80–85 m², les charges de base (électricité, eau, éventuellement gaz, enlèvement des déchets) tournent autour de 30 à 40 $ par mois, avec une fourchette fréquente de 24 à 80 $ selon la consommation et l’équipement. Pour une petite surface (studio d’environ 45 m²), les charges mensuelles se situent plus souvent autour de 30–35 $.

80

Le Surinam est jusqu’à 80 % moins cher que les États-Unis pour certains paniers de services combinant électricité, internet et mobile.

Pour un expatrié seul, on peut raisonnablement compter : les frais de logement, la nourriture, les transports, les assurances, les loisirs, et les impôts.

30–60 $ de charges (énergie/eau/ordures)

25–35 $ de mobile

25–35 $ d’internet fixe

Soit un total d’environ 80 à 130 $ par mois pour l’ensemble des services de base, très en‑deçà des niveaux de nombreuses grandes villes occidentales.

Se nourrir au Surinam : marché abordable, restaurants corrects

Le budget alimentation représente un poste significatif mais reste globalement accessible, surtout si l’on privilégie les marchés et la cuisine maison. En moyenne, l’alimentation coûte environ 447 $ par mois pour une personne seule et 1 181 $ pour une famille de quatre, d’après les données consolidées.

Prix des produits de base

Sur le marché ou en supermarché, les denrées courantes affichent encore des prix raisonnables, malgré une inflation alimentaire historiquement élevée ces dernières années.

Produit (quantité)Prix moyen (USD)
Lait (1 L)≈ 1,6–1,8 $
Pain blanc (0,5 kg)≈ 1,2–1,3 $
Riz (1 kg)≈ 1,3–1,5 $
Œufs (12)≈ 3,3–3,4 $
Poulet (filets, 1 kg)≈ 5,3–5,6 $
Bœuf (rumsteck, 1 kg)≈ 9,7–10 $
Fromage local (1 kg)≈ 12,5 $
Pommes (1 kg)≈ 4,5–4,6 $
Bananes (1 kg)≈ 1,9–2,0 $
Tomates (1 kg)≈ 4,9–6,1 $
Pommes de terre (1 kg)≈ 1,3 $
Oignons (1 kg)≈ 1,9–2,0 $
Eau en bouteille (1,5 L)≈ 1,5 $
Bière locale (0,5 L, supermarché)≈ 2,1–2,2 $
Vin milieu de gamme (750 ml)≈ 9–10 $
Cigarettes (Marlboro, 20)≈ 5,6 $

Une estimation du « minimum recommandé » pour une alimentation correcte tourne autour de 6,8 à 9,5 $ par jour et par personne, soit environ 210 à 295 $ par mois si l’on cuisine chez soi à partir de produits frais.

Manger au restaurant

Pour un expatrié, sortir au restaurant reste abordable mais pas donné si l’on en fait une habitude très régulière. Un repas simple dans un petit restaurant coûte autour de 8–10 $, avec une fourchette constatée entre 5 et 14 $. Un menu du midi dans le quartier des affaires tourne autour de 9–10 $.

42-55

Le coût moyen d’un dîner pour deux dans un restaurant de gamme moyenne, avec trois plats, se situe entre 42 et 55 dollars.

Dans un bar ou un pub de quartier, une bière pression de 0,5 L coûte entre 2 et 3,5 $, un cappuccino environ 2,5–2,7 $, et un soda autour de 1–1,2 $. Dans les lieux très fréquentés par les expatriés, les tarifs sont souvent plus élevés : un cocktail en club peut atteindre près de 4,7 $, et un cappuccino peut grimper à plus de 4 $.

Transports : bus bon marché, taxis et voitures plus coûteux

Les transports au Surinam sont globalement bon marché si l’on se limite aux bus et minibus locaux, mais le coût grimpe rapidement si l’on multiplie les trajets en taxi ou si l’on achète un véhicule.

Pour une personne seule, les dépenses de transport mensuelles moyennes sont estimées à environ 95–96 $, et autour de 250 $ pour une famille de quatre à Paramaribo.

Transports publics

Le bus est le principal moyen de transport collectif. Les trajets urbains coûtent rarement plus de 10 SRD, soit environ 0,50 $ ; à l’échelle internationale, on parle d’un ticket à 0,40–0,45 $, ce qui est extrêmement faible. Un abonnement mensuel de transport public est facturé autour de 89–90 $, mais dans les faits, beaucoup de résidents paient plutôt à la course, les systèmes d’abonnement n’étant pas toujours centralisés comme en Europe.

Attention :

Pour les expatriés, les transports en commun (horaires peu fiables, véhicules souvent bondés et parfois mal entretenus, confort sommaire, couverture limitée hors de Paramaribo) constituent davantage une solution d’appoint qu’un mode de déplacement principal, sauf adoption du mode de vie local.

Taxis et VTC locaux

Les taxis restent fréquents en ville mais ne sont pas équipés de compteurs, ce qui impose de négocier le prix avant chaque course. Une petite course intra‑urbaine peut coûter autour de 35 SRD (environ 1,7 $ selon l’un des témoignages convertis), tandis qu’un tarif de départ « officiel » est souvent indiqué autour de 3 $, avec un prix au kilomètre voisin de 2,5 $ et une attente horaire autour de 10 $.

Pour illustrer : un trajet de 8 km se facture souvent autour de 22–23 $. Sur un mois, un expatrié utilisant les taxis plusieurs fois par semaine peut facilement atteindre 100–200 $ de dépenses de transport, d’où le budget moyen relativement élevé évoqué plus haut.

Voiture personnelle et carburant

Beaucoup d’expatriés en contrat long optent pour une voiture, d’autant que le réseau routier hors de Paramaribo reste limité en transports publics et que la circulation s’effectue à gauche, comme dans les anciennes colonies britanniques. Le carburant reste bon marché : l’essence se facture autour de 1,1 $ le litre, soit 3,5 à 4,5 $ le gallon, ce qui en fait un poste de dépense raisonnable.

Astuce :

Au Surinam, l’achat d’un véhicule neuf représente un investissement important. Un modèle standard comme une Volkswagen Golf ou une Toyota Corolla coûte environ 25 000 $. Le pays est l’un des plus chers de la région pour cet achat, avec un indice de prix automobile bien supérieur à la moyenne mondiale.

Un expatrié qui ne souhaite pas acheter peut se tourner vers la location : une voiture se loue généralement entre 40 et 65 $ par jour, avec des rabais pour des périodes plus longues. Les grandes enseignes internationales (Hertz, Avis, Budget…) sont présentes, mais les agences locales proposent parfois de meilleurs tarifs. Il faut en revanche un permis de conduire international et une carte bancaire pour le dépôt de garantie.

Santé et assurance : des soins coûteux pour les étrangers

La question de la santé est cruciale dans l’évaluation du coût de la vie au Surinam. Le système de soins combine hôpitaux publics et cliniques privées, avec un niveau jugé globalement « raisonnable » mais inférieur aux standards occidentaux, en particulier en dehors de Paramaribo.

Dans la capitale, on compte quatre grands hôpitaux et plusieurs cliniques privées, qui offrent des services plus rapides et mieux équipés. Néanmoins, les infrastructures restent limitées pour les pathologies lourdes, et l’évacuation vers un autre pays (Brésil, Caraïbes, États‑Unis, Europe) est fréquente en cas de maladie grave ou d’accident sérieux.

800

Coût approximatif d’une journée d’hospitalisation pour un étranger aux États-Unis, souvent à payer immédiatement.

Les risques sanitaires ne sont pas négligeables : le pays connaît une forte prévalence de maladies tropicales comme le paludisme, la dengue, le chikungunya, le Zika ou la fièvre jaune. Les autorités sanitaires recommandent fortement certaines vaccinations (fièvre jaune, rage, etc.) ainsi qu’une mise à jour complète des vaccins classiques.

250000

Couverture minimale recommandée en dollars pour une assurance santé internationale d’expatrié, incluant les coûts d’évacuation et de traitement prolongé.

Ces montants peuvent alourdir sensiblement le budget d’un expatrié, surtout s’il s’installe en famille. Mais ils demeurent dérisoires comparés au risque financier en l’absence de couverture, une évacuation pouvant se chiffrer en dizaines de milliers de dollars.

Scolarité et éducation : un vrai poste de dépense pour les familles

Les familles expatriées doivent anticiper un coût important pour la scolarité si elles optent pour l’enseignement international. Dans le système public surinamais, l’école primaire et le début du secondaire sont gratuits, mais l’enseignement se fait majoritairement en néerlandais, ce qui peut poser problème à des enfants non néerlandophones.

Écoles Internationales à Paramaribo

Les établissements scolaires internationaux de la capitale surinamaise offrent des programmes d’enseignement reconnus mondialement, dispensés en anglais dans un environnement multiculturel et dotés d’infrastructures modernes.

Programmes d’Études

Proposent des cursus internationaux reconnus tels que l’IB (Baccalauréat International), Cambridge ou le système américain.

Langues d’Enseignement

L’enseignement est principalement dispensé en anglais, avec parfois l’offre d’autres langues comme le néerlandais ou l’espagnol.

Corps Enseignant

Recrutent des enseignants souvent formés à l’international, assurant une éducation de qualité.

Infrastructures Modernes

Disposent de laboratoires, bibliothèques, terrains de sport et proposent des activités extrascolaires variées.

Exemples d’Écoles

Comme le QSI International School of Suriname ou l’International Academy of Suriname (IAS).

Ces prestations ont un coût :

– Au QSI International School of Suriname, les frais de scolarité de base pour les élèves de 5 ans et plus atteignent environ 13 900 $ par an, auxquels s’ajoutent une contribution au fonds de capital pouvant aller de 1 600 à 8 000 $ et des frais d’inscription autour de 300 $. Pour la maternelle, les frais sont plus bas (environ 4 700 $).

– L’International Academy of Suriname affichait, pour une année de référence, des frais de scolarité compris entre 9 000 et 10 350 $ par an.

Bon à savoir :

Les données sur le coût de la vie indiquent qu’une école primaire internationale ‘type’ coûte environ 1 800 à 1 900 $ par an. Il est important de noter que ces chiffres semblent refléter des établissements privés locaux ou des formules moins complètes, et non les grandes écoles internationales structurées, qui sont généralement plus onéreuses.

À ces montants s’ajoutent souvent des frais annexes : inscription, uniformes, manuels scolaires, activités périscolaires, éventuels transports scolaires. Pour une famille de deux ou trois enfants, la scolarisation peut rapidement représenter un poste annuel de 20 000 à 30 000 $ si l’on vise le haut du panier. Certaines écoles proposent des plans de paiement étalés, des rabais pour les fratries ou des aides ponctuelles, mais l’effort financier reste considérable pour tout ménage qui ne bénéficie pas d’une prise en charge par l’employeur.

Divertissements, habillement et vie quotidienne

Au‑delà des besoins essentiels, le coût de la vie au Surinam pour un expatrié inclut aussi les loisirs, l’habillement et les dépenses de la vie courante.

Bon à savoir :

Une place de cinéma coûte environ 4,5–5 $. Un abonnement mensuel en salle de sport se situe autour de 12–13 $. Une place de théâtre dans une bonne catégorie est d’environ 13 $. Pour les repas, comptez 50–55 $ pour un dîner à deux dans un pub de quartier, et 42–45 $ dans un restaurant italien fréquenté par les expatriés. Un mode de vie social (cafés, bars, sorties culturelles) peut rester raisonnable en évitant les adresses les plus chères.

Côté habillement, les vêtements de marque importés sont sensiblement plus chers que dans les pays d’origine des expatriés, à cause des droits de douane et des marges de distribution. Un jean de type Levi’s 501 coûte autour de 36–37 $, une robe d’été de grande chaîne une vingtaine de dollars, une paire de baskets de marque environ 75 $ et des chaussures de ville en cuir pour homme peuvent dépasser 100 $.

8

Le coût moyen d’un traitement antibiotique de 12 doses pour les produits de santé courants.

Pour un expatrié, ces prix sont rarement un facteur décisif dans le choix du pays, mais ils contribuent à un budget mensuel supplémentaire de 50 à 150 $ selon le style de vie (marques choisies, fréquence d’achat, etc.).

Comparaisons régionales : Guyana, Guyane française, États‑Unis

Pour se faire une idée du positionnement du Surinam, il est intéressant de le comparer à ses voisins immédiats. Les données disponibles montrent que le pays est globalement moins cher que le Guyana et nettement plus abordable que la Guyane française.

– Par rapport au Guyana, le coût de la vie serait entre 19 % et 32 % plus bas selon les sources, et les loyers y seraient environ 30 % moins chers.

– Par rapport à la Guyane française, le Surinam offre un coût de la vie inférieur de près de 40 % si l’on inclut le logement, et de plus de 40 % également sur l’alimentation.

50

Le coût de la vie au Surinam est près de 50 % plus bas qu’aux États‑Unis en incluant le loyer.

Pour un expatrié disposant d’un revenu libellé en dollars américains ou en euros, le Surinam se positionne donc clairement comme une destination financièrement avantageuse, surtout si l’employeur prend en charge l’assurance santé, la scolarité et parfois une partie du logement.

Budgets types pour expatriés : du « modeste » au « confortable »

En croisant l’ensemble des données, il est possible de tracer quelques scénarios réalistes pour un expatrié à Paramaribo.

Pour une personne seule, un budget mensuel autour de 900 à 1 400 $ permet de couvrir :

un loyer de 250–450 $ (studio ou 1 chambre hors hypercentre),

150–250 $ d’alimentation en cuisinant principalement à la maison,

50–100 $ de transports (quelques taxis et transports publics),

80–120 $ de charges, internet et mobile,

100–200 $ pour les loisirs, vêtements, imprévus, petite santé,

Bon à savoir :

Avec un niveau de vie correct sans extravagance, un budget mensuel d’environ 1 400 $ est suffisant. Pour un style de vie plus « confortable », incluant davantage de sorties, un logement mieux situé ou plus spacieux, et plus de déplacements, il faut prévoir entre 1 400 $ et 2 000 $.

Pour un couple, les données consolidées évoquent des coûts moyens entre 1 500 et 2 500 $. On partage le loyer et une partie des charges, mais l’alimentation et les loisirs augmentent mécaniquement. Pour une famille de quatre personnes, un budget compris entre 2 100 et 2 800 $ par mois est couramment cité pour couvrir logement, nourriture, transports, services et quelques loisirs. En revanche, si on ajoute des frais de scolarité internationale, on peut facilement ajouter 1 000 à 2 500 $ par mois à ce budget global selon le nombre d’enfants et l’école choisie.

Un pays abordable pour les expatriés, mais économiquement fragile

Le Surinam reste un pays à revenu moyen inférieur, très dépendant de ses ressources naturelles (or, pétrole, bauxite, agriculture), avec un PIB par habitant autour de 7 400 $ et un salaire moyen net autour de 270–400 $ par mois. La vie y est donc structurellement chère pour ses propres habitants, surtout lorsqu’ils aspirent à consommer des produits importés ou à se loger dans les mêmes quartiers que les expatriés.

Bon à savoir :

Le Suriname présente plusieurs atouts pour les expatriés : un coût de la vie inférieur à la moyenne mondiale, une population largement anglophone (près de 87 %), un climat tropical et une capitale à taille humaine. Le pays offre également des logements adaptés, des écoles internationales, un accès aérien via l’aéroport international Johan Adolf Pengel et une communauté étrangère suffisante pour éviter l’isolement.

Mais cette attractivité a un prix caché : celui de la dépendance à un système de santé limité, d’un marché du travail local peu rémunérateur et d’une inflation parfois élevée sur certains postes (alimentation, carburant, importations). D’où l’importance pour tout expatrié de :

Astuce :

Pour une expatriation sereine, il est crucial de disposer d’un revenu externe solide (tel qu’un salaire d’une entreprise internationale, un télétravail payé depuis l’étranger ou une pension étrangère). Il faut également sécuriser une assurance santé internationale incluant une couverture pour l’évacuation sanitaire, anticiper les frais de scolarité en cas d’expatriation familiale, et conserver une marge budgétaire pour absorber les variations de change et les hausses de prix imprévues.

Pour qui remplit ces conditions, le coût de la vie au Surinam peut offrir un excellent rapport qualité‑prix, permettant un niveau de confort supérieur à celui qu’on aurait dans de nombreuses grandes villes occidentales, pour un budget deux à trois fois moindre. Pour les autres, la promesse d’un paradis bon marché peut vite se heurter à la réalité d’un pays où la vie quotidienne reste chère pour les salaires locaux et où la protection sociale demeure limitée.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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