S’installer au Cap-Vert ne se résume pas à réserver un billet pour l’archipel et trouver un appartement en bord de mer. Derrière les plages, la douceur du climat et la fameuse morabeza (hospitalité locale), il y a un cadre administratif, fiscal, sanitaire et juridique très structuré, largement inspiré du modèle portugais. Bien le comprendre dès le départ évite les mauvaises surprises, les blocages de dossier et les séjours qui s’éternisent au guichet de la police ou du fisc.
Ce guide couvre les étapes clés pour une installation durable : l’obtention des visas et titres de séjour, les aspects fiscaux et le statut de résident, l’ouverture d’un compte bancaire, l’achat ou la location d’un logement, l’assurance santé et le système médical, la scolarisation des enfants, la création d’une entreprise, ainsi que l’importation de biens, y compris un véhicule ou un animal de compagnie.
Préparer son installation : visas, pré‑enregistrement et premiers pas
Avant même de penser au déménagement, il faut sécuriser son droit d’entrée et de séjour. Le Cap-Vert a mis en place un système assez formalisé, mais relativement lisible si l’on en maîtrise la logique.
Le principe de base est simple : sauf rares exceptions, un étranger a besoin soit d’un visa, soit d’un titre de séjour, soit d’une exemption légale pour pouvoir rester sur le territoire.
Pré‑enregistrement en ligne et taxe de sécurité aéroportuaire
Pour la plupart des voyageurs, la première démarche se fait en ligne via une plateforme officielle de pré‑enregistrement. Elle doit être complétée jusqu’à cinq jours avant le départ. Ce formulaire permet notamment de payer la Taxe de Sécurité Aéroportuaire (TSA), due par tout passager qui débarque sur un aéroport capverdien.
Le montant de cette taxe est fixe et dépend du type de vol :
| Type de vol | Montant TSA en CVE | Montant approximatif en € |
|---|---|---|
| Vol international | 3 400 CVE | ≈ 30,80 € |
| Vol intérieur (entre îles) | 150 CVE | ≈ 1,36 € |
| Enfants de moins de 2 ans / transit | Exonérés | 0 € |
Plusieurs catégories de voyageurs sont dispensées de TSA, notamment les titulaires d’un passeport capverdien, les Capverdiens et leurs conjoints ou descendants présentant les justificatifs adéquats, ainsi que certains passagers en mission officielle.
Le pré‑enregistrement reste valable un an à compter de sa validation. Si l’on arrive sans avoir fait cette formalité, il est possible de régler la TSA à l’aéroport, mais les autorités envisagent à terme des pénalités pour ces paiements tardifs.
À cette étape s’ajoute une déclaration de santé à remplir dans les 72 heures précédant le vol, notamment pour des raisons de surveillance épidémiologique.
Les principaux types de visas pour vivre au Cap‑Vert
Le Cap-Vert prévoit une typologie de visas assez fine. Pour une installation, ce sont surtout trois régimes qui intéressent les étrangers : le visa de résidence, le visa temporaire de longue durée, et le visa pour télétravailleurs.
Un aperçu des principales catégories de visas disponibles pour voyager ou s’installer à l’étranger.
Permet un séjour de courte durée pour les loisirs, le tourisme ou visiter de la famille. Généralement non renouvelable sur place.
Destiné aux professionnels effectuant un voyage lié à leur travail, comme des réunions, des conférences ou des négociations.
Autorise un séjour de longue durée pour suivre un programme académique dans un établissement d’enseignement reconnu.
Nécessaire pour exercer une activité professionnelle rémunérée dans un pays étranger. Souvent lié à un contrat de travail spécifique.
Permet à un résident ou citoyen de faire venir les membres de sa famille (conjoint, enfants) pour un séjour de longue durée.
Obligatoire pour les voyageurs faisant escale dans un pays, même pour une courte durée, avant de rejoindre leur destination finale.
| Type de visa | Durée d’utilisation / de séjour | Usage principal |
|---|---|---|
| Transit | Valable 4 jours, prolongeable | Escale vers un autre pays |
| Tourisme | Séjour jusqu’à 90 jours | Vacances, croisières |
| Temporaire (missions, visites…) | Jusqu’à 180 jours (ou 90 j/an en multi‑entrées) | Missions pro, soins, visites familiales |
| Officiel / diplomatique / courtoisie | Séjour jusqu’à 30 jours | Missions officielles |
| Résidence | Séjour 6 mois en vue d’un titre | Installation durable (travail, études, famille) |
| Télétravail (Remote Working Program) | 6 mois renouvelables | Nomades digitaux, freelances, salariés à distance |
Le visa de tourisme sert surtout aux repérages de terrain, pour un premier voyage exploratoire ou un séjour de courte durée. Pour une vraie installation, c’est le visa de résidence qui constitue la porte d’entrée.
Obtenir un visa de résidence : la base de toute installation longue
Le visa de résidence s’adresse aux étrangers qui souhaitent faire du Cap-Vert leur lieu de vie habituel. Il peut être demandé notamment pour :
– l’exercice d’une activité professionnelle,
– un investissement ou l’installation d’une entreprise,
– des études d’une durée supérieure à un an,
– un regroupement familial avec un étranger déjà résident.
Plusieurs conditions sont clairement exigées par la loi :
Pour une installation régulière au Cap-Vert, il est nécessaire de fournir plusieurs documents : un passeport en cours de validité, une preuve d’entrée régulière (visa antérieur ou exemption), des justificatifs de moyens de subsistance suffisants et d’un logement adéquat (bail ou titre de propriété). Il faut également un certificat de santé et un carnet de vaccination à jour, incluant obligatoirement le vaccin contre la fièvre jaune si l’on vient d’une zone à risque. Le motif de l’installation doit être prouvé (contrat de travail, attestation d’inscription, projet d’investissement…). Un extrait de casier judiciaire du pays de nationalité ou de résidence, valable six mois et traduit en portugais par un consulat capverdien le cas échéant, est exigé. Enfin, il ne faut pas avoir été condamné pour un crime passible de plus d’un an de prison au Cap-Vert.
Le visa de résidence, une fois accordé, permet un séjour de six mois, le temps que la demande de titre de séjour soit instruite sur place. C’est donc une étape charnière entre le simple statut de visiteur et celui de résident.
Le programme Remote Working Cabo Verde pour nomades digitaux
Les autorités ont également conçu un dispositif spécifique pour les travailleurs à distance : le programme Remote Working Cabo Verde. Il s’agit d’un visa temporaire de six mois, renouvelable une fois, pensé pour les freelances, salariés en télétravail et entrepreneurs numériques.
Ses particularités sont importantes d’un point de vue administratif et fiscal :
– pas de création de résidence fiscale locale : les bénéficiaires restent imposables dans leur pays d’origine pour leurs revenus professionnels ;
– exonération de l’impôt sur le revenu au Cap-Vert sur les gains générés à l’étranger ;
– exemption de certains droits d’importation à l’arrivée (utile pour l’équipement informatique).
Pour être admissible, il faut cependant justifier d’un certain niveau de ressources, mesuré à travers les avoirs bancaires moyens des six derniers mois. Les seuils sont clairs :
| Profil du demandeur | Solde bancaire moyen exigé sur 6 mois |
|---|---|
| Individu seul | 1 500 € |
| Famille (demande collective) | 2 700 € |
S’ajoutent à cela :
– un passeport valable au moins six mois,
– un justificatif de travail à distance (contrat, lettre de l’employeur, preuves de revenus freelances),
– une assurance santé internationale couvrant toute la durée du séjour, incluant le rapatriement,
– une preuve d’hébergement (réservation, bail, contrat de location),
– un extrait de casier judiciaire.
C’est le coût total en euros des frais de dossier et de la Taxe de Séjour Appliquée pour cette démarche.
Ce visa ne se substitue pas à un titre de séjour classique : il permet de vivre légalement au Cap-Vert pendant un an au maximum, sans basculer dans la fiscalité locale ni s’engager dans une procédure lourde de résidence.
Titres de séjour : temporaires et permanents
Une fois sur place avec le bon visa, l’étape suivante pour ceux qui souhaitent s’installer est la demande d’« autorização de résidence », auprès de la police.
On distingue deux grandes catégories :
– la résidence temporaire, qui doit être renouvelée chaque année ;
– la résidence permanente, plus rare, renouvelable tous les cinq ans à Praia.
Les dossiers sont particulièrement documentés. Il faut notamment fournir :
– un formulaire officiel rempli,
– des preuves de stabilité financière,
– un certificat de la mairie attestant d’au moins six mois de résidence sur le territoire,
– un extrait de casier judiciaire du pays d’origine, traduit et légalisé,
– un extrait de casier judiciaire délivré par la police capverdienne,
– un certificat médical (l’« atestado médico », qui coûte en pratique autour de 1 000 CVE dans une clinique),
– une copie intégrale du passeport avec visa de long séjour valide,
– un bail enregistré ou un titre de propriété,
– deux photos d’identité.
Le délai légal maximum annoncé pour l’obtention peut aller jusqu’à deux ans, ce qui illustre la lenteur administrative locale. Entre‑temps, il faut veiller à renouveler son statut, suivre les instructions de la police et conserver soigneusement tous les reçus et timbres fiscaux.
Vivre au Cap‑Vert : fiscalité, coût de la vie et statut de résident
S’installer durablement suppose aussi de savoir comment l’on sera imposé. Le Cap-Vert dispose d’un système fiscal complet, avec impôt sur les revenus, TVA, taxes foncières, et un régime particulier pour les petites entreprises.
Quand devient‑on résident fiscal au Cap‑Vert ?
Sur le plan fiscal, la résidence ne se confond pas automatiquement avec le titre de séjour. Un étranger peut être résident administratif sans être encore résident fiscal, et inversement.
L’administration retient deux grands critères :
– présence physique de plus de 183 jours sur le territoire au cours de l’année (consécutifs ou non) ;
– ou existence d’un foyer permanent au Cap-Vert (logement principal, famille) même si la durée de présence est inférieure.
Une fois considéré comme résident fiscal, l’individu est imposable sur l’ensemble de ses revenus mondiaux. Les non‑résidents, eux, ne sont imposés que sur les revenus de source capverdienne.
L’impôt sur le revenu des personnes (IRPS)
Le système est progressif, avec plusieurs tranches et un seuil de non‑imposition. Les taux connus sont présentés ci‑dessous :
| Tranche de revenu annuel (CVE) | Taux d’IRPS applicable |
|---|---|
| 0 – 220 000 CVE (revenu net) | Exonéré |
| Jusqu’à 960 000 CVE | 16,5 % |
| De 960 001 à 1 800 000 CVE | 23,1 % |
| Au‑delà de 1 800 000 CVE | 27,5 % |
Les revenus sont catégorisés (salaires, pensions, bénéfices professionnels, loyers, capitaux mobiliers, plus-values), et certains peuvent être soumis à une retenue à la source libératoire, notamment pour les non‑résidents.
Il existe des dispositifs fiscaux spécifiques, comme l’application d’un taux forfaitaire de 10 % sur les prestations de services professionnelles fournies par des non-résidents. Par ailleurs, un régime fiscal dédié est prévu pour les activités à forte valeur ajoutée exercées par de nouveaux résidents.
TVA, taxes foncières et autres prélèvements
La TVA (IVA) s’applique à 15 % sur la plupart des biens et services, y compris les importations. Certains secteurs sont exonérés, comme la santé, l’éducation ou certains services financiers. Les petites entreprises sous un régime simplifié peuvent être dispensées de TVA si leur chiffre d’affaires reste inférieur à un certain seuil et qu’elles ne font pas d’import‑export.
La propriété immobilière est soumise à un impôt unique sur le patrimoine (IUP), prélevé à 1,5 % de la valeur cadastrale du bien. Cette taxe s’applique aussi en cas de transfert de propriété ou de certaines opérations de restructuration de société.
Outre les impôts principaux, il existe des droits de timbre, plafonnés à 15 %, applicables à de nombreux actes (contrats, prêts, opérations juridiques), ainsi qu’une taxe spéciale sur la consommation (ICE) qui s’applique aux produits comme l’alcool, le tabac et les carburants.
Coût de la vie : un cadre financier à anticiper
Pour bien calibrer ses démarches (revenus à justifier, assurance, niveau de vie), il est utile de connaître quelques ordres de grandeur. Les estimations agrégées montrent que le Cap-Vert est environ 1,17 fois moins cher que la moyenne mondiale, et 51,4 % moins cher que les États‑Unis si l’on inclut le logement.
Les grandes masses sont les suivantes :
| Profil de ménage | Budget mensuel estimé (tout compris) | Budget hors loyer |
|---|---|---|
| Personne seule (ensemble du pays) | ≈ 133 431 CVE (≈ 973 $) | ≈ 489 $ |
| Famille de quatre personnes | ≈ 278 931 CVE (≈ 2 100 $) | ≈ 1 389 $ |
| Personne seule à Praia | ≈ 102 708 CVE | — |
| Famille de quatre à Praia | ≈ 241 027 CVE | — |
Les écarts d’une île à l’autre sont notables. Sal et Boa Vista, très touristiques et dépendantes des importations, affichent des prix proches de niveaux européens, surtout pour le logement. À l’inverse, les îles plus agricoles comme Santiago, São Vicente, Santo Antão ou Fogo restent plus abordables.
Ce contexte financier influe directement sur les démarches : les loyers déclarés, les justificatifs de ressources pour les visas, ou encore les seuils d’investissements pour accéder à certains statuts de résident ou de contribuable privilégié.
Se loger : location de longue durée, achat immobilier et résidence
Trouver un toit est à la fois une démarche pratique et un acte lourd de conséquences juridiques et fiscales. Le Cap-Vert facilite l’accès à la propriété pour les étrangers, et la location de longue durée est largement ouverte.
Location longue durée : plateformes et fourchettes de prix
Pour un premier ancrage, beaucoup d’expatriés passent par des plateformes internationales, puis basculent vers un bail local classique. Airbnb, Vrbo, Flatio, Expedia ou Vacasa listent de nombreuses locations mensuelles, souvent meublées et avec services inclus (internet, ménage, parfois transfert aéroport).
À côté de ces acteurs globaux, des agences locales comme Sal4Rent gèrent des villas, studios, résidences en bord de mer ou appartements en ville. Les formules sont variées : appartements en copropriété, villas en resort (Tortuga Beach Resort, Paradise Beach, Vila Verde Resort…), coliving pour nomades digitaux, studios en centre‑ville, etc.
Les loyers s’étalent sur une large fourchette. Quelques repères :
| Type / situation de logement | Fourchette de loyer mensuel approximative |
|---|---|
| Studio meublé 45 m² en zone chère | ≈ 80 000 CVE |
| Studio meublé 45 m² en zone « normale » | ≈ 45 441 CVE |
| Appartement 85 m² meublé en zone chère | ≈ 96 631 CVE |
| Appartement 85 m² meublé en zone « normale » | ≈ 69 119 CVE |
| 1 chambre centre touristique (Sal, Boa Vista) | 500 – 800 $ / mois |
| 1 chambre centre de Praia | 400 – 600 $ / mois |
| 1 chambre centre de Mindelo | 300 – 450 $ / mois |
| 1 chambre à Santa Maria (Sal) | 500 – 1 000 € / mois |
| Logement île peu touristique (ex. São Nicolau) | 150 – 300 € / mois |
Pour obtenir ou renouveler un titre de séjour, un bail en bonne et due forme est généralement requis. Il est donc crucial de signer un contrat écrit, de préférence enregistré, mentionnant l’identité des parties, l’adresse complète, le montant du loyer et la durée.
Acheter un bien : un levier de résidence et d’investissement
Le droit capverdien est particulièrement ouvert aux étrangers en matière immobilière : aucune restriction de nationalité ne s’applique pour l’achat, et les transactions suivent un modèle inspiré du système portugais. Cela en fait un outil central pour ceux qui envisagent la résidence par l’investissement.
sont bien balisées
Les étapes clé
1. Obtention d’un NIF (numéro fiscal) : indispensable pour toute transaction. On l’obtient auprès d’un guichet « Casa do Cidadão » ou d’un service des finances municipaux. 2. Ouverture d’un compte bancaire local : recommandée pour gérer paiements, taxes et frais. 3. Signature d’un accord de réservation et versement d’un acompte (souvent autour de 3 000 € ou 5 % du prix), qui retire le bien du marché. 4. Vérification juridique (due diligence) par un avocat : titre de propriété, absence d’hypothèques ou de dettes, conformité cadastrale. 5. Contrat promis de vente (CPCV) avec un second versement (souvent 10 à 30 % du prix). 6. Signature de l’acte authentique devant notaire (escritura pública). 7. Enregistrement au Registo Predial (conservatoire des hypothèques) et à la municipalité.
Les frais annexes (hors prix d’achat) s’élèvent en moyenne entre 5 et 8 % du prix, en combinant :
| Nature de frais / taxe | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Taxe de transfert (IUP à la mutation) | 1,5 – 3 % de la valeur |
| Droits d’enregistrement / conservatoire | ~ 2 – 2,5 % |
| Droit de timbre | 0,5 – 0,8 % |
| Notaire | ≈ 420 € ou 1 – 2 % du prix |
| Honoraires avocat | Environ 500 – 1 500 € |
L’impôt foncier annuel (IUP) reste modéré : pour un bien autour de 100 000 €, il tourne entre 300 et 675 € par an. Les charges de copropriété, elles, varient énormément selon qu’il s’agit d’une résidence simple ou d’un resort avec piscines, jardins et sécurité (de 0 à plus de 3 500 € par an ; pour un T2 à Santa Maria, on parle souvent de 500 à 1 000 €).
L’investissement immobilier peut ouvrir l’accès à une forme de résidence type « green card » : des montants d’investissement sont mentionnés autour de 80 000 à 120 000 € selon l’île, voire davantage (200 000 €) pour viser des parcours de naturalisation plus rapides. Les conjoints et enfants peuvent être inclus dans ces dispositifs.
Ouvrir un compte bancaire : un pivot pour la vie quotidienne et les démarches
Pour payer les loyers, encaisser des revenus, régler les taxes ou simplement utiliser une carte locale, il est quasiment incontournable d’ouvrir un compte dans une banque capverdienne. C’est aussi un prérequis pour un achat immobilier ou la création d’entreprise.
Le paysage bancaire capverdien
Le secteur financier est encadré par la Banque de Cabo Verde (BCV) et respecte des standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La monnaie locale, l’escudo capverdien (CVE), est arrimée à l’euro selon un taux fixe, ce qui réduit les risques de change pour les Européens.
Plusieurs banques commerciales coexistent, notamment :
– Banco Comercial do Atlântico (BCA),
– Caixa Económica de Cabo Verde (Caixa),
– Banco Interatlântico,
– Banco Caboverdiano de Negócios (BCN),
– Ecobank Cabo Verde,
– Banco Atlântico, et quelques autres.
Certaines, comme BCA et Caixa, jouent un rôle systémique important, tandis qu’Ecobank s’appuie sur un vaste réseau africain.
Conditions d’ouverture d’un compte personnel
Pour un particulier, le socle de documents requis est assez constant :
– passeport en cours de validité,
– numéro d’identification fiscale (NIF),
– justificatif d’adresse (facture, contrat de location, parfois attestation signée par un résident),
– dépôt minimum d’ouverture (souvent entre 2 000 et 10 000 CVE, soit quelques dizaines d’euros),
– parfois une attestation de salaire ou de profession.
Il n’y a pas d’obligation de résidence pour ouvrir un compte courant ou d’épargne en France. Les touristes et non-résidents peuvent donc en ouvrir un, bien que certaines banques puissent demander un numéro de téléphone local, facile à obtenir pour environ 1 € avec une carte SIM prépayée.
Les types de comptes sont variés : comptes courants, comptes d’épargne, comptes multidevises (CVE, EUR, USD, parfois GBP), comptes pour émigrés capverdiens, comptes entreprises.
Les frais de tenue de compte restent très raisonnables, de l’ordre de 500 à 1 000 CVE par an (environ 5 à 10 €). Les cartes de débit (réseau local Vinti4, Visa, Mastercard) sont émises en une à deux semaines, mais il faut généralement les retirer en personne.
Pour des opérations internationales fréquentes, il est prudent de vérifier les frais de virement et les taux de change appliqués, qui peuvent renchérir les petits transferts (dans certains cas, mieux vaut passer par des services spécialisés de transfert d’argent).
Système de santé, assurance et obligations médicales
La santé est une dimension essentielle de tout projet d’expatriation, d’autant plus dans un archipel où les moyens médicaux restent limités pour les cas complexes.
Architecture du système de santé
Le Cap-Vert dispose d’un système mixte :
– un Service National de Santé (SNS) public, financé par l’impôt et l’aide internationale, garantissant un socle de soins (urgences, maternité, traitements des grandes endémies comme VIH, tuberculose, paludisme) ;
– un secteur privé en pleine croissance, concentré dans les centres urbains (Praia, Mindelo, Sal), offrant des prestations plus rapides et mieux équipées.
Le cadre juridique repose sur une loi de santé (Lei da Saúde), complétée par la Constitution qui consacre le droit à la santé. L’Institut National de Sécurité Sociale (INPS) gère l’assurance maladie des salariés du secteur formel (environ 40 % de la population).
L’infrastructure est étoffée sur les grandes îles : hôpitaux centraux à Praia (hôpital Agostinho Neto) et Mindelo (hôpital Baptista de Sousa), hôpitaux régionaux (Santiago, Fogo, Santo Antão, Sal, Tarrafal, Maio, Boa Vista, Ribeira Grande), centres de santé et postes de proximité. Plus de 80 % de la population vit à moins de 30 minutes d’une structure de soins.
Sur certaines îles du Cap-Vert, comme Boa Vista, Brava et Santo Antão, l’évacuation aéromédicale en cas d’urgence grave est très compliquée, ce qui présente un risque important pour la prise en charge des patients.
Chaque année, 500 à 700 patients sont évacués vers l’étranger, majoritairement au Portugal, pour des soins tertiaires non disponibles sur place. Ces transferts coûtent environ 300 millions de CVE annuels à l’État, ce qui a poussé le gouvernement à lancer la construction d’un Hôpital National à Praia (projet HNCV, 65 millions d’euros, 134 lits dont 12 de soins intensifs) pour réduire ces évacuations.
Pourquoi une assurance santé internationale est indispensable
La plupart des expatriés choisissent de se faire soigner dans le privé, tout en gardant la possibilité d’une évacuation vers l’Europe ou un autre pays en cas de pathologie lourde. Les consultations privées restent relativement abordables (20 à 30 € pour un généraliste à Praia), mais l’hospitalisation et encore plus le rapatriement peuvent rapidement coûter très cher.
Pour les détenteurs du visa remote work, une assurance santé couvrant l’évacuation est d’ailleurs obligatoire. Les primes pour une bonne couverture internationale tournent autour de 100 à 200 € par mois. Des assureurs spécialisés dans l’expatriation (April International, MSH, Allianz, Cigna, NOW Health…) offrent des packs incluant urgences, hospitalisation et rapatriement.
Il faut garder en tête que les cartes européennes de santé ou systèmes publics étrangers ne sont pas reconnus au Cap-Vert : sans assurance privée, on paie tout de sa poche.
Pour les démarches de titre de séjour, un certificat médical (atestado médico) attestant de l’absence de maladies contagieuses est requis. Ce document peut être obtenu dans n’importe quelle clinique pour un coût d’environ 1 000 CVE (escudos cap-verdiens).
Vaccins, risques sanitaires et conseils pratiques
Le niveau sanitaire général est correct : l’espérance de vie dépasse 74 ans, l’alphabétisation adulte est supérieure à 85 %, et la mortalité infantile reste la plus basse de la région. Mais des risques spécifiques persistent :
– paludisme, principalement sur l’île de Santiago entre juillet et décembre ;
– dengue (alerte renforcée sur Santiago, Fogo et Brava) ;
– infections alimentaires (shigellose, autres bactéries) ;
– fortes expositions solaires et déshydratation ;
– risque de mal aigu des montagnes lors de l’ascension du volcan de Fogo.
Les vaccinations de base sont recommandées (rougeole, oreillons, rubéole, diphtérie, tétanos, polio), ainsi que l’hépatite A, l’hépatite B et la fièvre typhoïde. La vaccination fièvre jaune devient obligatoire si l’on arrive d’un pays où la maladie est endémique.
Sur le plan administratif, il est prudent de s’inscrire rapidement auprès d’un médecin ou d’une clinique à l’arrivée, de conserver ses ordonnances et dossiers médicaux, et de repérer les numéros d’urgence : 130 pour le SAMU, 131 pour les pompiers, 132 pour la police.
Scolarité et options éducatives pour les familles
Pour les familles avec enfants, la question de l’école pèse très lourd dans la décision de s’installer, car l’offre internationale reste limitée.
Le système éducatif local
L’éducation est encadrée par la loi de base de 2010 (modifiée en 2018) et supervisée par le ministère de l’Éducation, de la Famille et de l’Inclusion sociale. On y trouve :
– un préscolaire (3–5 ans), non obligatoire mais encouragé ;
– un enseignement de base (environ 6–13 ans), en deux cycles ;
– un secondaire (14–17 ans), non obligatoire ;
– un supérieur (18+), avec universités publiques et privées.
Près de 99 % des écoles de base sont publiques. L’enseignement est gratuit jusqu’à la 8e année, puis un système d’exemption de frais pour les familles modestes est prévu au secondaire. L’État soutient également la scolarité des enfants en situation de handicap, y compris dans des établissements privés.
Au Cap-Vert, la loi impose la scolarisation des enfants pour les parents nationaux. Cependant, cette obligation ne s’applique pas de la même manière aux étrangers, permettant ainsi aux familles expatriées d’envisager l’enseignement à domicile pour leurs enfants.
International : une offre réduite et largement francophone
C’est le point sensible : il n’existe pratiquement pas d’école dans un curriculum étranger autre que francophone. Trois établissements seulement proposent un enseignement en langue étrangère, tous en français.
À Praia, l’École Internationale Les Alizés sert de référence. C’est la seule école homologuée par le ministère français via l’AEFE. Elle accueille plus de 220 élèves de 20 nationalités différentes, majoritairement capverdiens. L’enseignement primaire est assuré sur place, le secondaire en partenariat avec le CNED. Le français est la langue de scolarisation, le portugais et l’anglais étant enseignés comme disciplines.
Il existe une seule école internationale offrant un cursus francophone reconnu par l’AEFE au Cap-Vert, située sur l’île de Sal.
Les frais de scolarité de ces établissements, bien qu’élevés pour les standards locaux, demeurent inférieurs à ceux de nombreuses écoles internationales occidentales. À titre de comparaison, certaines écoles privées locales en portugais facturent environ 200 $ par mois pour les enfants de plus de 5 ans.
Cette rareté pousse nombre de familles expatriées vers trois solutions :
– intégrer les enfants dans une école locale privée, pour une immersion en portugais et créole ;
– opter pour l’instruction à domicile (sans cadre légal très développé mais tolérée) ;
– envoyer les enfants en pensionnat à l’étranger ou suivre des écoles en ligne.
Pour qui ne parle pas français, la planification scolaire devient donc une démarche administrative à part entière, à anticiper bien avant le départ.
Créer une activité, entreprendre et statut d’investisseur
Au‑delà du simple emploi salarié, beaucoup de candidats au départ envisagent d’ouvrir une petite activité ou d’investir localement. Là aussi, les démarches sont structurées, avec des incitations fiscales intéressantes pour certains secteurs.
Enregistrer une société : « Empresa no Dia » et formalités
Le Cap-Vert a déployé un guichet unique, « Empresa no Dia », qui permet, en théorie, de constituer une société en 24 heures via les centres « Casa do Cidadão » des grandes villes (Praia, Mindelo, Sal, Boa Vista…). Ce service coexiste avec une procédure plus classique.
Les étapes types sont :
– choix de la forme sociale (entreprise individuelle, société à responsabilité limitée – Lda, société anonyme – SA, etc.) ;
– demande de certificat d’admissibilité du nom (600 CVE) ;
– rédaction des statuts (avec notaire, frais de 5 000 à 15 000 CVE) ;
– dépôt du capital social sur un compte bancaire ;
– enregistrement au Registo Comercial (environ 2 500 CVE) ;
– immatriculation fiscale et déclaration de début d’activité ;
– inscription à la sécurité sociale et obtention des licences sectorielles éventuelles ;
– publication au Boletim Oficial (3 000 à 10 000 CVE).
Le package « Empresa no Dia » coûte entre 5 000 et 10 000 CVE pour les frais administratifs de base.
Les formes juridiques les plus fréquentes sont la société par quotas (Lda, l’équivalent de la SARL) et la SA. Les textes autorisent un capital nominal très faible (théoriquement quelques centimes d’euro), mais en pratique on évoque souvent des montants de l’ordre de 200 000 CVE (pour une Lda) et 2,5 millions de CVE (pour une SA), avec obligation de libérer 50 % (Lda) ou 30 % (SA) à la constitution, le reste dans les trois à cinq années suivantes.
Les étrangers n’ont pas besoin de partenaire local dans la plupart des secteurs et peuvent détenir 100 % du capital, sous réserve d’obtenir le statut d’investisseur étranger, qui nécessite un dossier auprès des autorités.
Régime fiscal et incitations pour les entreprises
Le taux standard d’impôt sur les sociétés tourne autour de 20–21 %, avec parfois un léger surtaux aboutissant à un taux effectif autour de 22,4 %. Les entreprises résidentes paient sur leurs bénéfices mondiaux, les non‑résidentes uniquement sur les bénéfices de source capverdienne.
Le Régime Économique pour Micro et Petites Entreprises (REMPE) s’applique aux entités réalisant moins de 10 millions de CVE de chiffre d’affaires annuel et employant moins de 10 salariés. Il prévoit un taux d’imposition simplifié de 4 % sur le chiffre d’affaires. Dans certains cas, ces entreprises peuvent également être exemptées de la TVA.
De nombreuses incitations existent pour les investissements dans des secteurs prioritaires (tourisme, énergies renouvelables, pêche, numérique) ou dans des zones économiques spéciales (Sal, Boa Vista, São Vicente pour la tech, Maio). Elles prennent la forme d’exonérations partielles d’IS, de crédits d’impôt, d’exonérations douanières sur les équipements, de vacances fiscales jusqu’à dix ans pour les entreprises totalement exportatrices, etc.
Pour qui ne souhaite qu’un petit complément d’activité (chambres d’hôtes, activité de guide, micro‑service), il est toutefois indispensable de vérifier son régime fiscal, car certaines exonérations ne s’appliquent pas aux entreprises orientées quasi exclusivement vers le marché intérieur.
Enfin, l’investissement entrepreneurial peut, lui aussi, devenir un levier de résidence, voire, à terme, de citoyenneté : on trouve des références à des seuils autour de 30 000 $ investis dans une entreprise locale ouvrant la voie à la naturalisation, avec à la clé la mobilité régionale (CEDEAO) et des facilités de visa vers le Portugal.
Importer ses biens, véhicule et animaux de compagnie
Dernier pan de la préparation administrative : le déménagement proprement dit et l’importation de biens. Le Cap-Vert applique un régime douanier détaillé, avec une logique protectrice en matière de véhicules à moteur.
Formalités douanières pour les effets personnels
Pour faire venir ses meubles et affaires, il faut préparer un dossier comprenant au minimum :
– passeport et visa (ou titre de séjour) avec tampon d’entrée,
– carte fiscale (NIF),
– preuve d’emploi ou de mission (pour certains profils),
– pour les diplomates, lettre de mission et attestation d’exonération.
Les envois doivent être accompagnés des documents classiques (connaissement, facture commerciale, certificat d’origine, liste de colisage). Des certificats sanitaires ou phytosanitaires sont exigés pour certains produits (aliments, plantes, animaux).
Drogues, armes, explosifs sont strictement interdits, tandis que l’alcool et le tabac sont tolérés à des quantités raisonnables pour un usage personnel.
Importer une voiture : lourdement taxé, sauf exception
Importer sa propre voiture est, en pratique, rarement intéressant. Le barème des droits d’entrée est pensé pour dissuader cette option, en taxant très fortement les véhicules puissants et/ou anciens.
Seuil de cylindrée en litres à partir duquel les droits de douane évoluent pour un moteur.
| Âge du véhicule | Taux de droit de douane (moteur ≥ 1,5 L) |
|---|---|
| Moins de 4 ans | 40 % |
| 4 à 6 ans | 70 % |
| Plus de 6 ans, jusqu’à 10 ans | 100 % |
| Au‑delà de 10 ans | 190 % (voire interdiction dans certaines sources) |
À ces droits s’ajoute une TVA de 15 % appliquée à la valeur d’importation. Certaines sources citent des taux plus faibles pour des catégories particulières, mais la tendance générale reste restrictive.
Des exceptions existent :
– un Capverdien de retour peut importer une voiture à 0 % de droits (une fois dans sa vie), mais paie tout de même 15 % de TVA ;
– une entreprise peut importer un véhicule à usage strictement professionnel en exonération de droits, mais avec TVA et contrainte d’utilisation (plaque rouge, usage limité au personnel, droits exigibles si revente ou maintien dans le pays après cinq ans).
Les véhicules électriques bénéficient d’une exonération de TVA, de droits de douane et de taxes spécifiques, conformément à l’objectif national de 100% de véhicules électriques d’ici 2050. Cependant, leur importation est soumise à des contraintes techniques strictes : la batterie doit être conforme aux normes de transport de matières dangereuses, accompagnée d’une documentation MSDS, et faire l’objet d’un signalement spécifique auprès du transporteur et des douanes. À noter : une borne de recharge importée reste quant à elle soumise à la TVA.
Animaux de compagnie
Amener son chien ou son chat est possible, à condition de :
– disposer d’un certificat de bonne santé délivré par un vétérinaire,
– présenter un carnet de vaccinations à jour (notamment rage),
– respecter les exigences de la compagnie aérienne ou du transporteur spécialisé.
Selon le pays de provenance, des certificats vétérinaires supplémentaires ou des contrôles à l’arrivée peuvent être imposés. Mieux vaut se renseigner auprès du consulat et de la compagnie aérienne bien avant le départ.
En pratique : comment mettre de l’ordre dans ses démarches ?
Face à cette accumulation de procédures, il est utile de hiérarchiser et de séquencer les étapes. De nombreux expatriés adoptent un cheminement proche de celui‑ci :
L’installation au Cap-Vert suit un processus structuré. Avant le départ, il faut choisir son visa (tourisme, résidence, télétravail), effectuer le pré‑enregistrement TSA, réaliser un bilan de santé et préparer des documents clés (casier judiciaire apostillé, diplômes traduits). Un premier séjour exploratoire permet de repérer les îles, visiter les quartiers, tester le coût de la vie et prendre des contacts professionnels. Ensuite, la demande de visa adapté (résidence ou télétravailleur) se fait en ligne ou via un consulat, avec constitution d’un dossier et souscription d’une assurance santé. À l’arrivée, les démarches incluent l’ouverture d’un compte bancaire, l’obtention du NIF, la signature d’un bail et l’enregistrement local. Des démarches complémentaires peuvent suivre : inscription scolaire, permis de séjour, création d’entreprise ou achat immobilier. Enfin, un suivi annuel est nécessaire pour le renouvellement du titre de séjour et les obligations fiscales.
Le Cap-Vert n’est ni un paradis sans règles, ni un gouffre bureaucratique insurmontable. Les procédures existent, parfois longues, mais globalement rationnelles. La clé est de ne pas sous‑estimer les délais, spécialement pour les titres de séjour pouvant officiellement prendre jusqu’à deux ans, et d’investir dès le début dans de bons relais locaux : avocat, comptable, agence, traducteur.
L’archipel offre une stabilité politique, une qualité de vie correcte à un coût modéré, une fiscalité compétitive et une forte culture d’accueil. Pour un projet de vie durable et solide, il faut cependant s’adapter au rythme local et à son administration.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Cap-Vert, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Cap-Vert pour sa fiscalité avantageuse sur les revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie réduit (Praia nettement moins chère que Paris) et un environnement stable, lusophone et tourné vers l’Europe. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du titre de séjour avec achat de résidence principale, coordination CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, partenaires francophones) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) pour sécuriser à long terme sa stratégie de diversification internationale.
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