Créer son entreprise au Cap-Vert quand on est expatrié : le guide concret pour se lancer

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Cap-Vert pour entreprendre, ce n’est plus seulement un rêve de plage et de soleil. L’archipel s’est imposé comme une petite économie stable, tournée vers les services, le tourisme, le digital et l’économie bleue. Mais y créer une société quand on est étranger reste un parcours très encadré, avec ses forces, ses pièges et ses spécificités juridiques.

Bon à savoir :

Ce guide synthétise les éléments clés pour un projet entrepreneurial au Cap-Vert, en s’appuyant sur les textes de loi en vigueur, les réformes récentes et les retours d’expérience pratiques du terrain.

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Pourquoi envisager d’entreprendre au Cap-Vert ?

Le Cap-Vert est un archipel de dix îles volcaniques au large de l’Afrique de l’Ouest, devenu indépendant en 1975. Officiellement République de Cabo Verde, le pays cumule plusieurs atouts rarement réunis dans la région : stabilité politique, système démocratique, économie de marché, ancrage juridique de type droit civil et position géostratégique à la croisée des routes maritimes et aériennes entre l’Europe, les Amériques et l’Afrique.

10.5

Taux de croissance du PIB en 2022, illustrant la trajectoire dynamique de l’économie insulaire.

Le gouvernement mis en avant une vision de long terme : faire du pays une « plateforme atlantique bleue » et un hub numérique régional, avec des documents stratégiques comme le Plan stratégique de développement durable (PEDS II 2022‑2026) et la Stratégie de l’économie numérique (EEDCV 2024‑2030). Pour un expatrié entrepreneur, cela signifie un environnement politique relativement prévisible et une administration qui, même imparfaite, s’est engagée sur la voie de la simplification.

Le revers de la médaille, c’est un marché local très limité (moins de 600 000 habitants), un coût de financement élevé, une dépendance forte aux importations (en particulier alimentaires), des problèmes structurels d’eau et des vulnérabilités aux chocs climatiques. Monter un business « copie‑collé » d’un modèle européen ou américain, sans adaptation, expose à des déconvenues rapides.

Comprendre le cadre légal et le statut de l’investisseur étranger

Le cadre de référence pour l’investissement privé est fixé par la Loi n° 13/VIII/2012, modifiée par le Décret‑loi n° 34/2013. Ce corpus, souvent désigné comme « loi sur l’investissement », repose sur quelques principes clés qui intéressent directement les expatriés.

Bon à savoir :

Le droit cap-verdien garantit l’égalité de traitement entre investisseurs étrangers et locaux. Aucun partenaire local n’est imposé, sauf dans des secteurs précis comme la pêche ou certains transports maritimes. Les capitaux étrangers ne sont pas soumis à des restrictions générales. Les bénéfices peuvent être librement distribués et rapatriés, à condition d’être en règle avec le fisc et d’avoir enregistré l’investissement auprès de la Banque de Cabo Verde.

Le deuxième pilier, c’est la protection juridique. La loi garantit les investisseurs contre la réquisition, la nationalisation ou l’expropriation, sauf motif d’intérêt public et avec indemnisation équitable. Les litiges entre l’État et les investisseurs peuvent être soumis à l’arbitrage, sur la base des règles nationales ou de mécanismes internationaux comme la Convention CIRDI.

Attention :

Pour bénéficier des incitations fiscales et douanières au Cabo Verde, les projets d’investissement d’un certain montant doivent obligatoirement être enregistrés auprès du guichet unique Cabo Verde TradeInvest. L’investisseur doit également être à jour de ses obligations fiscales et de sécurité sociale.

En pratique, cela ne supprime pas la bureaucratie, mais offre un interlocuteur central pour coordonner les démarches et l’instruction des dossiers, notamment pour les projets d’au moins 5 millions de CVE.

Choisir la bonne forme juridique pour son entreprise

La structure juridique de votre entreprise au Cap-Vert déterminera votre responsabilité, vos besoins en capital, votre image auprès des partenaires et parfois votre accès aux incitations fiscales. Le droit des sociétés, codifié dans le Code des sociétés commerciales et le Code de commerce, propose plusieurs véhicules.

La Sociedade por Quotas (Lda), le véhicule privilégié des expatriés

La Société par Quotas (Lda) correspond à la société à responsabilité limitée. C’est la forme la plus utilisée par les PME locales et par les investisseurs étrangers.

Elle offre une responsabilité limitée aux apports, accepte un unique associé (forme unipersonnelle) et peut être gérée par un seul gérant. Le capital social minimum légalement possible est symbolique (théoriquement 0,01 €), mais dans la pratique, les banques, les partenaires et l’administration regarderont avec plus de sérieux une société dotée d’un capital d’au moins 100 000 CVE voire davantage, selon l’activité.

Astuce :

D’un point de vue réglementaire, bien que le Code des sociétés modernisé autorise des montants très faibles, certains textes exigent encore un minimum de 200 000 FCFA. Ce capital doit être libéré à hauteur de 50% en numéraire lors de l’ouverture du compte bancaire, le solde pouvant être étalé sur trois ans. Pour renforcer la crédibilité de votre projet, il est essentiel de fixer un capital de départ cohérent avec son envergure et ses besoins.

La Sociedade Anónima (SA), pour les projets d’envergure

La Société Anonyme (SA) fonctionne comme une société anonyme ou une société par actions. Elle est adaptée aux grands projets, aux sociétés voulant accueillir plusieurs investisseurs ou se financer à grande échelle.

Elle requiert au moins deux actionnaires (sauf si l’actionnaire unique est une autre société), et un dispositif de gouvernance plus complexe, souvent avec conseil d’administration. Historiquement, le capital minimum était fixé à 2 500 000 CVE, avec 30 % à libérer dès l’ouverture et le reste sur cinq ans. Là encore, les réformes ont abaissé le seuil théorique, mais un capital très bas reste peu crédible pour une SA.

Autres formes : entreprise individuelle, partenariats et succursale

Le régime d’Empresário em Nome Individual correspond à l’entreprise individuelle. Il est simple à créer et à fermer, ne demande pas de capital minimum, mais expose l’entrepreneur à une responsabilité illimitée sur ses biens personnels. Pour un expatrié, c’est un choix à manier avec prudence, surtout s’il détient un patrimoine dans d’autres pays.

Bon à savoir :

Les sociétés de personnes (comme la société en nom collectif ou la société en commandite) impliquent une responsabilité illimitée ou différenciée pour les associés. Ces structures sont généralement peu utilisées pour les projets d’investissement étrangers.

Il est possible d’ouvrir une succursale d’une société étrangère, qui permet d’opérer sans créer de nouvelle entité, mais avec une responsabilité pleine de la maison mère et un statut plus encadré en matière fiscale et réglementaire. Ce véhicule peut convenir à une entreprise déjà établie à l’international qui teste le marché cap-verdien.

Tableau comparatif des principales formes juridiques

Forme juridiqueNb d’associés minimumCapital typique*ResponsabilitéProfil d’usage principal
Sociedade por Quotas (Lda)1≥ 200 000 CVE recommandéLimitée aux apportsPME, startups, investisseurs étrangers
Sociedade Anónima (SA)2≥ 2 500 000 CVE historiqueLimitée aux apportsGrands projets, structures à plusieurs actionnaires
Empresário em Nome Individual1Aucun minimumIllimitéeMicro‑activité, petit commerce local
Société de personnes (nom collectif…)≥ 2Non fixéIllimitée pour certainsPartenariats étroits, activités spécifiques
Succursale de société étrangèreN/ADécidé par la maison mèreMaison mère responsableEntreprises étrangères testant le marché

Les montants légaux théoriques peuvent être symboliques, mais les seuils « typiques » reflètent la pratique et les anciennes exigences.

Comment se déroule concrètement l’immatriculation d’une société ?

Le Cap-Vert a mené des réformes pour alléger la création d’entreprise, en particulier avec le dispositif « Empresa no Dia » – l’entreprise en un jour. En pratique, tout ne se fait pas en 24 heures, mais les procédures sont plus lisibles qu’il y a dix ans.

Le registre du commerce (Conservatória do Comércio), placé sous l’Instituto Nacional de Cabo Verde (INCV), reste l’autorité clé. À côté, la Casa do Cidadão, présente dans chaque municipalité, centralise de nombreuses démarches administratives.

Le parcours type d’un expatrié qui crée une Lda ou une SA suit plusieurs étapes.

Il faut d’abord obtenir un certificat de dénomination sociale, pour vérifier que le nom commercial choisi est disponible. Ce service est payant, avec des frais qui varient selon les sources entre quelques centaines de CVE et parfois 10 000 CVE lorsqu’il est intégré dans un pack de services. Ce certificat est demandé au registre du commerce.

5000-15000

Les frais de notariat pour l’élaboration et l’authentification des statuts d’une société au Cap-Vert se situent généralement entre 5 000 et 15 000 CVE.

Une fois les statuts finalisés, les associés doivent ouvrir un compte bancaire provisoire au nom de la société en formation et y déposer la fraction du capital exigée (30 % pour une SA, 50 % pour une Lda, sur la base des règles en vigueur). La banque délivre une attestation de dépôt qui sera présentée au registre du commerce.

L’étape suivante est l’immatriculation commerciale à la Conservatória do Comércio. Celle‑ci entraîne des frais d’enregistrement (environ 2 500 CVE) et une taxe de timbre à 0,2 % du capital si elle s’applique. Le dispositif « Empresa no Dia », lorsqu’il est accessible (notamment à Praia, Mindelo, Sal, Boa Vista), facture un forfait avoisinant 5 000 CVE, qui regroupe la plupart des démarches de base.

3000-10000

Les frais de publication de la création d’une société au journal officiel du Cap-Vert s’élèvent généralement entre 3 000 et 10 000 CVE, selon la longueur du texte.

Viennent ensuite les formalités post‑immatriculation, cruciales et parfois sous‑estimées par les expatriés.

La première est l’obtention du NIF (numéro d’identification fiscale) pour la société, ainsi que pour chaque associé et dirigeant. Pour une personne physique, l’attribution du NIF est gratuite lors de la première demande, puis payante (environ 600 CVE). Pour une personne morale, des frais spécifiques (environ 2 779 CVE) s’appliquent. La Casa do Cidadão est l’interlocuteur habituel pour ces demandes.

Parallèlement, l’entreprise doit se déclarer auprès de l’administration fiscale (Direcção‑Geral dos Impostos / Direção Nacional de Receitas do Estado) pour choisir son régime d’imposition (régime normal ou régime simplifié pour micro et petites entreprises), obtenir son immatriculation à la TVA (IVA) si nécessaire, et faire connaître le début effectif d’activité.

Bon à savoir :

Dans la plupart des secteurs, une licence est requise. L’autorité compétente (ministère, municipalité, autorité sectorielle) varie selon le projet (commerce, restauration, tourisme, finance, etc.). Certaines licences, comme pour le détail, peuvent être obtenues en 48h via des procédures simplifiées, tandis que d’autres nécessitent des démarches plus longues.

Enfin, l’employeur doit inscrire l’entreprise et ses salariés à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). La cotisation patronale représente environ 16 % du salaire brut, la part salariale autour de 8,5 %. Une taxe forfaitaire d’enregistrement de 1 000 CVE est parfois mentionnée pour la première inscription.

Selon que vous utilisez ou non le guichet « Empresa no Dia », la nature de l’activité et la qualité de votre dossier, l’ensemble du processus peut prendre entre une journée pour les cas les plus simples et plusieurs semaines pour les montages complexes.

Exemple de budget approximatif de création (Lda classique)

Poste de dépenseOrdre de grandeur (CVE)
Réservation / certification de nom600 à 10 000
Notaire (statuts, actes)5 000 à 15 000
Droit d’enregistrement au registre≈ 2 500
Taxe de timbre (0,2 % du capital)Variable selon le capital
Service « Empresa no Dia » (optionnel)≈ 5 000
Publication au Boletim Oficial3 000 à 10 000
Ouverture de compte bancaire (frais)≈ 2 000
NIF société≈ 2 779
Sécurité sociale (enregistrement)≈ 1 000
Licence d’activité2 000 à 25 000 (selon secteur)

Ces montants restent indicatifs ; la réalité dépendra du lieu, du cabinet choisi et des évolutions réglementaires.

Le régime fiscal des sociétés : ce qu’un expatrié doit vraiment maîtriser

Un des grands pièges pour les entrepreneurs étrangers est de sous‑estimer la complexité de la fiscalité cap‑verdienne, en particulier l’articulation entre le régime normal, les régimes simplifiés et les multiples incitations sectorielles.

Impôt sur les sociétés (IRPC) et régimes d’imposition

L’impôt sur le revenu des personnes morales (IRPC) s’applique aux bénéfices réalisés au Cap-Vert par les sociétés résidentes et aux bénéfices attribuables à un établissement stable pour les sociétés non résidentes.

Le taux standard tourne autour de 20 % pour les sociétés résidentes. Certaines sources mentionnent un 21 % pour les établissements permanents de sociétés non résidentes, auquel s’ajoute, dans certaines municipalités comme Praia et Mindelo, une surtaxe de 2 % destinée au service d’incendie. Le taux effectif peut donc atteindre un peu plus de 21 %, voire 25 % pour des cas soumis à l’ancien barème.

Deux régimes principaux coexistent. Le régime organisé s’applique aux entreprises de taille moyenne ou grande, qui tiennent une comptabilité conforme aux normes nationales (SNCRF) et aux standards internationaux (IASB). Les bénéfices imposables sont calculés en partant du résultat comptable, ajusté selon les règles fiscales.

Exemple :

Au Cap-Vert, le Régime des Micro et Petites Entreprises (REMPE) simplifie la fiscalité. Une micro-entreprise est définie par un effectif maximal de 5 salariés et un chiffre d’affaires annuel ne dépassant pas 5 millions d’escudos cap-verdiens (CVE). Une petite entreprise, quant à elle, emploie entre 6 et 10 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel compris entre 5 et 10 millions de CVE. Ce régime prévoit un impôt unique pour ces structures.

Dans ce régime spécial, l’entreprise paie un impôt unique de 4 % sur le chiffre d’affaires, qui remplace l’impôt sur les sociétés, la TVA, la surtaxe incendie et la contribution patronale à la sécurité sociale. Pour des activités à forte marge, ce régime peut être très avantageux ; pour un business à faible marge et volumes importants, il peut au contraire se révéler plus lourd qu’un régime de bénéfice réel.

Les pertes fiscales sont reportables sur trois ans dans le régime général, certaines incitations permettant des durées plus longues. Le pays applique également un système de crédit d’impôt étranger pour éviter la double imposition sur des revenus déjà taxés à l’étranger.

TVA (IVA), impôts sur le revenu et retenues à la source

La TVA, ou IVA, a un taux standard de 15 %. Un taux réduit de 6 % et diverses exonérations existent pour les biens et services considérés comme essentiels : produits alimentaires de base, santé, éducation, activités sociales, certains services financiers et d’assurance. Les exportations sont généralement à taux zéro.

Bon à savoir :

Les entreprises soumises à la TVA déclarent et paient cet impôt mensuellement, généralement avant le 20 du mois suivant. Les micro et petites entreprises sous le régime REMPE peuvent en être exonérées, à condition qu’elles n’effectuent pas d’opérations d’import-export et que leur chiffre d’affaires annuel reste inférieur à 10 millions de CVE.

Pour les dirigeants expatriés, l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPS) est à barème progressif, avec trois tranches principales : 16,5 %, 23,1 % et 27,5 %, après une franchise annuelle autour de 220 000 CVE. Les revenus de travail sont en principe soumis à retenue à la source.

Les dividendes versés à des actionnaires sont taxés à 10 %. Des retenues à la source s’appliquent à de nombreux revenus versés à des non‑résidents n’ayant pas d’établissement stable au Cap-Vert (redevances, intérêts, certains services), avec des taux compris entre 1 % et 20 %, sous réserve d’éventuelles conventions de non double imposition (Portugal, Espagne, Macao).

Panorama simplifié des principaux taux

Impôt / CotisationTaux / barème indicatif
IRPC (taux standard sociétés résidentes)≈ 20 %
IRPC (établissement permanent étranger)≈ 21 % + surtaxe incendie éventuelle
Surtaxe incendie (Praia / Mindelo)2 % de l’impôt dû
Impôt unique REMPE (micro/petites ent.)4 % du chiffre d’affaires
TVA (IVA) taux standard15 %
TVA taux réduit6 % (biens/services ciblés)
Impôt sur le revenu (IRPS)16,5 % – 23,1 % – 27,5 %
Dividendes10 %
Cotisation sociale employeur (INPS)≈ 16 % du salaire brut
Cotisation sociale salarié (INPS)≈ 8,5 % du salaire brut

Profiter intelligemment des incitations fiscales et des zones spéciales

Le Cap-Vert ne se contente pas d’un régime standard : il a empilé plusieurs couches d’incitations pour encourager l’investissement dans certains secteurs (industrie, tourisme, énergies renouvelables, R&D, logistique maritime, technologies, start‑ups, etc.). Pour un expatrié, ce maquis d’avantages peut être très intéressant, à condition de s’y retrouver.

Le Code des avantages fiscaux (Loi n° 26/VIII/2013) encadre le dispositif. Il prévoit, pour les investissements éligibles, des crédits d’impôt déductibles de l’IRPC, des exonérations de droits de douane et de taxes de circulation, des allègements d’impôt foncier (IUP), des réductions de droits de timbre sur les financements, et parfois des taux d’IRPC réduits sur plusieurs années.

Exemple :

Par exemple, un projet industriel peut bénéficier d’un crédit d’impôt pouvant atteindre 20 à 50 % de l’investissement admissible (machines, équipements, brevets), d’une exemption d’IUP pour les terrains et bâtiments affectés à l’activité, et d’une exonération de droits de douane sur les importations de matières premières et d’équipements.

Les projets touristiques reconnus d’utilité touristique peuvent obtenir jusqu’à 30 % de crédit d’impôt, des réductions de droits de douane (5 % sur certains équipements), et des exemptions sur l’IUP et le droit de timbre lié aux financements. Les énergies renouvelables bénéficient de crédits d’impôt (jusqu’à 20 à 30 %), d’un taux de droit de douane réduit à 5 % sur les composants, d’exonérations d’IUP et de timbre, ainsi que d’un soutien aux taux d’intérêt pour la micro‑production.

Bon à savoir :

Les sociétés établies dans l’International Business Centre (IBC/CIN) bénéficient d’un taux d’IRPC réduit (2,5% à 5%) sous condition de création d’emplois locaux, d’exonérations sur les dividendes et intérêts pour les actionnaires, et d’avantages douaniers et de TVA jusqu’en 2030. Les secteurs du tourisme, de la banque, de l’assurance, de l’immobilier et de la construction sont exclus de ce régime.

Tableau synthétique de quelques incitations sectorielles

Secteur / régimePrincipaux avantages fiscaux et douaniers
IndustrieCrédit d’IRPC jusqu’à 20–50 %, exonération IUP, droits de douane réduits ou nuls sur équipements
Tourisme (statut d’utilité touristique)Crédit d’IRPC jusqu’à 30 %, IUP exonéré, droits de douane à 5 % sur matériaux, exemption de timbre sur financements
Énergies renouvelablesCrédit d’IRPC jusqu’à 20–30 %, droits de douane à 5 %, IUP et timbre exonérés, soutien aux intérêts
International Business Centre (IBC)IRPC réduit à 2,5–5 %, exonération sur dividendes/intérêts pour actionnaires, avantages TVA/douanes
Projets de R&DDéduction jusqu’à 40 % des dépenses éligibles ( + 15 % pour nouvelles sociétés ), bonus pour R&D écologique
Programme Jeunes Start‑upsIRPC à 5 % pendant 5 ans (2,5 % pour TIC/R&D), exonération de droits de douane sur un véhicule et sur matières premières

À côté de ces régimes généraux, le pays a multiplié les zones économiques spéciales (ZEE) ciblées : zone maritime spéciale à São Vicente, zone spéciale pour les technologies (ZEET) à Praia et Mindelo, zone spéciale de l’île de Maio, et zones en projet sur Fogo/Brava autour du volcanisme. Chaque zone peut offrir un package d’avantages fiscaux et douaniers négocié au cas par cas, notamment pour les activités technologiques, maritimes ou de services aux navires.

Pour les très grands projets, le statut de Projet de Mérite Différencié (PMD) ou les « contrats de stabilité » avec l’État peuvent être accordés lorsque l’investissement dépasse certains seuils (par exemple 1,5 milliard de CVE) et crée un nombre minimal d’emplois qualifiés. Ils permettent de sécuriser dans la durée un ensemble d’avantages fiscaux et douaniers, et peuvent même ouvrir, à terme, des facilités pour l’obtention de la nationalité.

Financer son projet, gérer la relation bancaire et rapatrier ses bénéfices

L’un des principaux freins cités par les entreprises au Cap-Vert reste l’accès au crédit. Malgré un système bancaire considéré comme stable et liquide, sous contrôle serré de la Banque de Cabo Verde (BCV), les conditions de prêt sont strictes, les garanties exigées très élevées et les taux souvent dissuasifs pour une petite structure.

Le paysage bancaire compte huit banques commerciales, avec quelques acteurs dominants comme Caixa Económica, Banco Comercial do Atlântico (BCA), Banco Caboverdiano de Negócios (BCN), Banco Interatlântico, Ecobank Cabo Verde. Les services incluent des comptes en CVE, euros, dollars ou livres, des cartes bancaires (Vinti4, Visa, Mastercard, cartes panafricaines), de la banque en ligne – principalement en portugais – et des opérations via SWIFT pour les virements internationaux.

Astuce :

Pour un expatrié, il est possible d’ouvrir un compte personnel en tant que non‑résident. Les conditions requises sont : être présent physiquement, disposer d’un passeport valide, d’un NIF (Numéro d’Identification Fiscale), d’une adresse locale (parfois via une simple déclaration) et de verser un dépôt minimum (souvent quelques milliers d’escudos cap‑verdiens ou l’équivalent en euros/dollars). Une fois ouvert, le compte peut recevoir des virements internationaux, des dépôts en numéraire, etc.

Pour une entreprise, le compte professionnel ne peut être ouvert qu’après l’immatriculation au registre du commerce. L’ouverture du compte est intimement liée à la constitution de la société, puisque le dépôt du capital initial est exigé dès la formation. Les banques demandent un dossier complet : statuts, certificat d’immatriculation, publication au journal officiel, NIF de la société et de tous les associés, copies des pièces d’identité, justificatifs de domicile, organisation de l’actionnariat jusqu’aux bénéficiaires effectifs (UBO), parfois états financiers consolidés si un actionnaire est une société.

Attention :

L’enregistrement du projet auprès de la BCV via Cabo Verde TradeInvest est une étape décisive, souvent négligée. Il est indispensable pour garantir le droit de convertir les profits en devises et de les transférer à l’étranger après impôts. Sans cet enregistrement, la banque centrale peut refuser la sortie des capitaux.

Les délais d’autorisation pour un transfert international peuvent aller jusqu’à 30 jours. Au‑delà, la BCV doit théoriquement verser des intérêts au taux Libor 30 jours sur les sommes bloquées. Dans des conditions exceptionnelles de déséquilibre de la balance des paiements, le gouverneur peut imposer un étalement des transferts sur plusieurs trimestres, mais limité à deux ans.

Compte tenu de ces éléments, la stratégie recommandée pour un expatrié entrepreneur est de prévoir un niveau d’autofinancement élevé, de ne pas compter sur le crédit local comme socle du modèle d’affaires, de structurer tout de suite l’investissement de façon conforme pour sécuriser le rapatriement ultérieur des bénéfices, et de dimensionner les flux financiers en dessous des seuils qui déclenchent des contrôles plus lourds.

Secteurs porteurs et réalités du marché pour un expatrié

Le Cap-Vert étant une économie de services tournée vers l’extérieur, un nombre important d’idées de business circulent : tourisme et hôtellerie, restauration, activités nautiques, énergies renouvelables, services numériques, import‑export, agro‑transformation, santé, télé‑médecine, culture, etc.

Le tourisme reste le pilier central, représentant environ un quart du PIB. Les îles de Sal et Boa Vista ont été transformées en destinations de soleil et plage, avec des complexes tout‑inclus dominés par de grands groupes. Cette spécialisation a doper l’économie mais limite la valeur ajoutée locale : beaucoup de produits sont importés, et les liens avec l’économie des autres îles restent faibles.

Opportunités d’investissement pour expatriés au Maroc

Secteurs porteurs et niches spécifiques pour des projets touristiques durables et différenciants.

Éco-tourisme et tourisme communautaire

Développement de projets respectueux de l’environnement et intégrant les populations locales.

Hébergement de charme et écolodges

Création ou rénovation de guesthouses et lodges à forte valeur ajoutée et identité unique.

Expériences culturelles et restauration

Conception d’offres immersives autour du patrimoine et de la gastronomie marocaine de qualité.

Activités sportives et de nature

Organisation de séjours autour des sports de plein air et de la découverte des paysages marocains.

Concepts de co-living et co-working

Développement d’espaces hybrides alliant hébergement, travail et vie communautaire pour nomades digitaux.

L’économie bleue (pêche, aquaculture, services portuaires, logistique maritime) est identifiée comme un relais de croissance. Toutefois, le secteur de la pêche est réglementé : les investisseurs étrangers doivent, dans certains cas, s’associer à des partenaires cap‑verdiens majoritaires (par exemple, 51 % du capital dans certaines activités de pêche). Les services liés aux ports, au yachting, aux croisières et aux chantiers navals offrent davantage de latitude, d’autant que des projets d’extension et de modernisation des infrastructures portuaires sont financés avec l’appui de la Banque européenne d’investissement et de l’Union européenne.

50

Pourcentage d’énergies renouvelables visé par le gouvernement dans le mix électrique à l’horizon 2030.

Le numérique enfin est au cœur de la stratégie nationale. L’archipel est connecté à plusieurs câbles sous‑marins, développe des parcs technologiques à Praia et Mindelo, a lancé un programme « Cabo Verde Digital » et la ZEET (zone économique spéciale pour les technologies). Les services IT, les start‑ups fintech, les plateformes de services, les BPO, les centres de données et d’hébergement trouvent ici un environnement relativement avancé pour la région, même si la disponibilité de profils très qualifiés reste limitée.

Le marché intérieur étant restreint, les expatriés qui réussissent sont souvent ceux qui conçoivent dès le départ des modèles orientés vers l’exportation de services (vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, la diaspora cap‑verdienne) ou qui ciblent plusieurs îles et segments.

Culture d’affaires, langue et réseaux : sans eux, difficile de durer

Au‑delà des aspects réglementaires, la réussite d’un entrepreneur étranger au Cap-Vert passe par une compréhension fine du contexte humain et culturel. Le pays revendique la « morabeza » – une hospitalité chaleureuse – comme valeur identitaire, mais le monde des affaires obéit à ses propres codes.

Les relations personnelles occupent une place centrale. Avant de parler contrats et chiffres, la plupart des interlocuteurs souhaitent « connaître la personne », à travers des échanges informels, des cafés, des déjeuners ou des discussions sur la famille et les origines. Les décisions importantes se prennent rarement à la première rencontre ; il faut accepter un rythme plus lent, des réunions qui commencent en retard, et des processus décisionnels marqués par la hiérarchie.

Bon à savoir :

La communication est généralement indirecte et polie, avec une volonté d’éviter les confrontations directes. Une critique trop abrupte ou une approche perçue comme agressive peut nuire aux relations. Les expatriés doivent éviter un style arrogant ou de constamment comparer avec leurs habitudes, sous peine de s’aliéner des partenaires essentiels.

La langue est un filtre puissant. Le portugais est la langue officielle de l’administration, du droit, de l’éducation et de la plupart des affaires formelles. Le créole cap‑verdien (kriolu) est omniprésent dans la vie quotidienne et colore même les échanges en portugais. L’anglais et le français sont présents dans les zones touristiques et chez certains professionnels, mais ne peuvent pas être considérés comme suffisants pour gérer un business. Plusieurs témoins soulignent qu’un étranger sans portugais a virtuellement zéro chance d’être recruté ou de vendre efficacement à une clientèle locale.

Astuce :

Pour réussir son intégration, il est presque indispensable de s’entourer de collaborateurs, partenaires ou consultants locaux maîtrisant parfaitement le portugais et le créole. Parallèlement, investir dans l’apprentissage des bases du portugais, même imparfaites, constitue un signal fort de respect et d’engagement envers la culture locale, très apprécié par les interlocuteurs.

Les réseaux d’expatriés et de professionnels constituent un autre levier. Des plateformes comme Expat.com, des groupes informels à Praia ou Mindelo, des événements organisés par des chambres de commerce ou des structures comme Pro‑Empresa ou Cabo Verde TradeInvest offrent des occasions de rencontres, d’échange d’expériences, voire d’accès à des contacts de haut niveau. Plusieurs entrepreneurs déjà installés affirment que leur réussite tient pour beaucoup à ces réseaux officieux, qui permettent d’identifier les bons interlocuteurs dans l’administration ou le secteur privé.

Statut de résidence, visas et liens avec l’entrepreneuriat

Avant de créer une société, un expatrié doit régler sa situation migratoire. Il existe plusieurs types de visas, du simple visa touristique au visa de résidence pour activité professionnelle, en passant par le visa de travail à distance (Remote Working Cabo Verde) ou les dispositifs de résidence et de nationalité par investissement.

Pour un entrepreneur qui souhaite s’installer durablement au Cap-Vert pour y diriger son entreprise, le visa de résidence pour exercice d’activité professionnelle ou pour investissement est en principe la voie naturelle. Il exige un dossier complet (passeport valable, moyens de subsistance, casier judiciaire, certificat médical, preuve de l’objet du séjour, logement adéquat, etc.) et ouvre la voie à un permis de résidence.

Bon à savoir :

Le pays propose un programme de « Green Card » pour obtenir un titre de séjour via un investissement dans l’immobilier. Le montant minimum requis varie selon que la zone d’investissement se situe au-dessus ou en dessous de la moyenne nationale du PIB par habitant. Ce dispositif est également adapté pour les entrepreneurs dont le projet professionnel (hôtellerie, résidence touristique, centre de services) inclut un investissement immobilier.

Plus récemment, une loi (n° 33/X/2023) a introduit la possibilité d’acquérir la nationalité cap‑verdienne par investissement, sans passer par les cinq années classiques de résidence. Les détails d’application restent encore en cours de finalisation, mais la logique est celle d’un examen au cas par cas, en fonction de la contribution réelle au développement (création d’emplois, investissement dans des secteurs stratégiques, etc.). Des seuils autour de 200 000 euros d’investissement sont évoqués, sans que tout soit encore opérationnel.

Bon à savoir :

Ce visa permet aux travailleurs à distance de séjourner au Cap-Vert jusqu’à un an sans devenir résident fiscal local et sans imposition sur les revenus étrangers. Cependant, il interdit toute activité professionnelle pour un employeur cap-verdien ou la génération de revenus locaux. Il est donc inadapté pour créer une entreprise sur le marché local, mais conçu pour tester le pays comme base de vie tout en travaillant pour l’étranger.

Conditions de travail, salaires et obligations sociales

Un entrepreneur qui embauche au Cap-Vert doit intégrer les spécificités du droit du travail. Le Code du travail limite la durée du travail à 8 heures par jour et 44 heures par semaine, prévoit au moins 22 jours de congés payés par an et impose un repos quotidien minimum de 12 heures consécutives.

Le salaire minimum tourne autour de 13 000 CVE par mois, soit environ 120 euros, mais les niveaux de rémunération varient selon les îles, les secteurs, la qualification et la rareté des profils. Dans les métiers spécialisés (informatique, finance, hôtellerie haut de gamme), attirer de bons éléments peut coûter plus cher que ce que le minimum laisse penser.

Bon à savoir :

Les cotisations sociales sont partagées entre l’employeur (environ 16% du salaire brut versé à l’INPS) et le salarié (8,5%). Ces versements ouvrent des droits à la retraite, aux soins de santé et aux prestations sociales. Des conventions bilatérales avec des pays comme le Portugal, les Pays-Bas et l’Espagne peuvent éviter les doubles cotisations.

Les procédures de licenciement collectif sont encadrées, avec obligation d’information écrite des syndicats ou des travailleurs, et des délais. Les salariés peuvent résilier leur contrat avec un préavis variable de 15 jours à deux mois. Des incitations financières existent pour l’embauche de jeunes ou de personnes au chômage, sous forme de crédits d’impôt ou d’exonérations temporaires de cotisations patronales.

Un entrepreneur étranger devra donc arbitrer entre le coût relativement bas du travail non qualifié, la rareté des compétences pointues, le poids des charges sociales et la nécessité d’investir dans la formation pour constituer une équipe solide.

Immobilier commercial, infrastructures et ancrage territorial

Pour un entrepreneur expatrié, trouver un local adapté – qu’il s’agisse d’un bureau, d’un commerce, d’un atelier ou d’un hébergement touristique – est un volet pratique à ne pas sous‑estimer. Les données disponibles montrent une offre contrastée selon les îles et les villes.

Exemple :

À Praia et Mindelo, les loyers mensuels pour des locaux commerciaux, bureaux ou entrepôts sont indiqués en CVE ou en euros. Par exemple, un local de 88 m² à Madeiralzinha se loue environ 50 000 CVE/mois, tandis qu’un espace de 135 m² au centre de Mindelo coûte environ 45 000 CVE/mois. Sur les îles touristiques comme Sal ou Boa Vista, les espaces commerciaux en front de mer (restaurants de plage, boutiques) sont plus onéreux. Par ailleurs, des investisseurs proposent également la vente de suites hôtelières dans des resorts existants ou de terrains pour des projets d’écolodges.

Les agences immobilières locales (Sal4Rent/Aquisal, AMICV, etc.) jouent un rôle clé pour identifier les opportunités, négocier les loyers, sécuriser les baux et, pour ceux qui le souhaitent, accompagner des acquisitions incluant parfois un fonds de commerce (guesthouse déjà exploitée à Santo Antão, par exemple).

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Le Vanuatu dispose de quatre aéroports internationaux sur ses îles principales.

Le handicap principal reste le coût élevé du transport inter‑îles, tant pour les personnes que pour les marchandises, avec des liaisons aériennes et maritimes encore irrégulières ou chères selon les périodes. Un modèle d’affaires dépendant de flux logistiques fréquents entre plusieurs îles devra en tenir compte.

Quelques erreurs fréquentes d’expatriés… et comment les éviter

Les retours d’expérience d’entrepreneurs étrangers au Cap-Vert dessinent un certain nombre de pièges récurrents.

Le premier est de sous‑estimer la petite taille du marché et de bâtir un business plan déconnecté du pouvoir d’achat réel et des comportements de consommation. Un concept qui fonctionne sur un marché de millions d’habitants peut se révéler intenable sur une île de quelques dizaines de milliers de personnes, sans flux touristiques suffisants ni débouchés d’export.

Attention :

Ne pas négliger l’importance du portugais et des codes culturels est essentiel. L’idée qu’un bon niveau d’anglais suffit dans un pays touristique est erronée. Les relations avec l’administration, les banques, les fournisseurs et une grande partie des clients exigent tôt ou tard la maîtrise du portugais, au minimum pour l’équipe locale.

Le troisième piège est de considérer le Cap-Vert comme un paradis fiscal ou une base de contournement réglementaire. Le pays n’est pas un « tax haven » ; il applique les standards internationaux de lutte contre le blanchiment et l’échange automatique d’informations (CRS), contrôle étroitement les transferts de capitaux et a mis fin à d’anciens statuts de faveur (comme le statut spécial d’investisseur étranger supprimé en 2013).

Attention :

Ignorer l’enregistrement de l’investissement auprès de la Banque du Cap-Vert peut bloquer ultérieurement le rapatriement des bénéfices. Les entrepreneurs qui omettent cette démarche risquent de se retrouver piégés dans l’économie locale sans pouvoir en sortir sans pertes, contrairement à ceux qui respectent la procédure et préservent ainsi leur capacité de retrait.

Le cinquième piège enfin est de croire qu’on pourra financer son expansion par le crédit bancaire local, comme dans un pays riche. La réalité impose plutôt de prévoir des apports en capital ou des financements extérieurs, et d’utiliser le système bancaire local principalement pour la gestion quotidienne et la réception des flux.

En conclusion : un terrain d’opportunités, mais qui exige préparation et ancrage local

Créer son entreprise au Cap-Vert en tant qu’expatrié, ce n’est ni une simple formalité exotique ni un pari déraisonnable. C’est un projet sérieux, qui peut bénéficier d’une combinaison intéressante de stabilité politique, de position stratégique, d’incitations fiscales ciblées et d’opportunités dans des secteurs en croissance – tourisme durable, économie bleue, énergie propre, services numériques.

Bon à savoir :

Un investissement en Afrique nécessite une préparation juridique rigoureuse (choix de la forme sociale, régime fiscal, enregistrement), une intégration patiente dans le tissu local (langue, réseaux, culture d’affaires) et une prise en compte réaliste des contraintes structurelles (taille des marchés, coûts de transport, rareté du financement bancaire).

Les entrepreneurs qui prennent le temps de s’informer en profondeur, de se faire accompagner par des professionnels (avocats, comptables, consultants spécialisés), de construire des alliances avec des partenaires cap-verdiens fiables et de bâtir des modèles adaptés à l’échelle réelle de l’archipel, disposent des meilleures chances de transformer une envie d’ailleurs en entreprise durable, au cœur de l’Atlantique.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Cap-Vert, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Cap-Vert pour sa fiscalité avantageuse pour les non-résidents, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie sensiblement inférieur à la France et un environnement stable, lusophone mais très francophile. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence via investissement immobilier, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (>183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) pour maximiser les économies fiscales et opportunités d’investissement (immobilier locatif, transmission).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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