Les transports en commun au Cap-Vert : le guide pratique pour se déplacer d’île en île

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Voyager au Cap-Vert, c’est accepter une autre relation au temps. Ici, la devise « no stress » s’applique aussi aux transports. Entre vols intérieurs, ferries parfois capricieux, minibus partagés et taxis de toutes les couleurs, le système peut sembler déroutant au premier abord. Mais une fois les codes compris, il devient un formidable moyen de découvrir l’archipel au rythme des habitants.

Bon à savoir :

Ce guide pratique détaille toutes les options de transport en commun disponibles au Cap-Vert. Il explique comment les utiliser, leurs coûts et sur quelles îles elles sont les plus adaptées.

Comprendre le système de transport capverdien

Le Cap-Vert est un archipel dispersé dans l’Atlantique. Cette géographie explique un réseau de transport morcelé, différent d’une île à l’autre, avec deux grandes dimensions à gérer : les déplacements entre les îles et ceux à l’intérieur de chaque île.

L’avion est le moyen dominant pour les longues distances, en particulier entre les grandes îles comme Santiago, Sal et São Vicente. Les ferries complètent ce maillage pour relier tous les territoires habités, et sont l’unique option pour Santo Antão et Brava, dépourvues d’aéroport opérationnel.

Exemple :

Sur terre, le pays n’a ni train ni tramway. Presque tout se joue sur la route : quelques réseaux de bus urbains, un maillage très dense de minibus collectifs appelés « aluguers » (ou « yasi »), des pickups aménagés pour les zones rurales, et des taxis largement présents dans les villes.

Le réseau routier, lui, mélange routes asphaltées, pavés de basalte et pistes de terre. On compte environ 10 000 km de voies, mais seulement une petite partie est bitumée. La plupart des routes interurbaines sont pavées de gros galets, solides mais parfois secouants, surtout en montagne.

Se déplacer entre les îles : avion ou ferry ?

Voyager d’île en île demande une vraie stratégie. Le choix se fait en permanence entre rapidité (les vols) et économie ou expérience panoramique (les ferries).

Les vols intérieurs : rapides, pratiques, souvent pleins

L’avion reste la colonne vertébrale des liaisons inter-îles. Quatre îles disposent d’un aéroport international (Sal, Santiago, São Vicente, Boa Vista) et trois d’aérodromes domestiques (Fogo, São Nicolau, Maio). Brava et Santo Antão ne sont accessibles que par la mer.

Les principales compagnies domestiques mentionnées dans les sources sont TACV Cabo Verde Airlines (le transporteur historique), BestFly Cabo Verde et Binter Cabo Verde. Dans la pratique, l’offre et les noms d’opérateurs évoluent, mais la logique reste la même : des petits appareils type ATR 42/72 assurent des liaisons de 20 minutes à environ une heure.

Les vols réguliers relient surtout Santiago, Sal et São Vicente, avec des fréquences plus modestes vers Boa Vista, Fogo, São Nicolau et Maio. Les billets aller simple débutent souvent autour de 50 € et peuvent grimper jusqu’à 150 € selon la demande, la période et l’anticipation de la réservation.

Astuce :

Pour se repérer rapidement, on peut retenir que les vols inter-îles sont généralement de courte durée, opérés par des compagnies régionales avec des avions de type turbopropulseur. Ils relient souvent des aéroports de taille modeste et les horaires peuvent être sujets à des ajustements en fonction des conditions météorologiques locales. Il est conseillé de vérifier les restrictions de bagages, souvent plus strictes que sur les vols long-courriers, et de se présister suffisamment à l’avance à l’embarquement.

AspectDétail
Durée typique20 à 60 minutes selon les routes
Exemple de duréesPraia – São Vicente ≈ 45–50 min ; Praia – Fogo ≈ 30 min ; Sal – Boa Vista ≈ 20 min
Prix indicatif aller simple≈ 50 € (peut monter à 150 €)
Bagages (BestFly)23 à 30 kg enregistrés selon le type de billet
FiabilitéPlus fiable que les ferries mais soumis à la météo (vent, brume, sable)
RéservationÀ faire le plus tôt possible, surtout haute saison

Les vols sont globalement le moyen le plus confortable et le plus sûr pour enchaîner plusieurs îles dans un séjour court (moins de trois semaines). En revanche, les retards et annulations ne sont pas rares en cas de vent fort ou de « bruma seca » (poussière saharienne dans l’air). Il est vivement conseillé de prévoir une marge d’au moins 24 heures entre un vol intérieur et un vol international de retour.

Les ferries inter-îles : indispensables mais capricieux

La mer est l’autre axe majeur du transport capverdien. Elle est cruciale pour les marchandises comme pour les passagers. Toutes les îles habitées sont reliées au moins par une ligne de ferry, même si la fréquence varie fortement.

L’opérateur principal est CV Interilhas, qui gère une flotte de navires mixtes passagers/voitures et de catamarans rapides comme le Kriola, le Chiquinho ou le Liberdadi. D’autres compagnies plus petites, comme Polar Lda ou des ferries régionaux (Naviera Armas, Cabo Verde Fast Ferry), interviennent sur certains segments.

Attention :

Cette offre propose des prix inférieurs à l’avion, mais les temps de trajet peuvent être très longs (jusqu’à 10-12 heures) et elle est fortement dépendante des conditions météorologiques. Les départs sont susceptibles d’être annulés ou reportés au dernier moment, particulièrement pendant la saison des pluies ou en cas de forte houle.

Quelques repères par route permettent de mieux apprécier l’intérêt du ferry :

Route principaleDurée approximativeFréquence typiqueRemarques
São Vicente – Santo Antão (Mindelo – Porto Novo)40–60 minQuotidienne, 2 à 4 liaisons/jourLigne la plus fiable, idéale pour excursion
Santiago – Fogo (Praia – São Filipe)4–5 h2–3 fois / semaineMer parfois agitée, prévoir médicaments anti-nausée
Fogo – Brava≈ 1 hPlusieurs fois / semainePermet d’enchaîner les deux îles volcaniques
Praia – São Vicente10–12 hLiaisons espacéesTrès long, souvent de nuit
Sal – Boa Vista3–4 hQuelques fois / semaineDépend fortement de la houle
Sal – São NicolauPlusieurs heuresFréquence limitéeSouvent sujet à des changements de planning

Les tarifs varient selon les distances, mais les données disponibles donnent une fourchette assez claire :

Trajet (exemple)Prix estimatif passager adulte
Mindelo – Porto Novo≈ 1 511 CVE (8–10 €)
Praia – São Filipe (Fogo)≈ 20–25 €
Sal – São Nicolau≈ 30–40 €
Fourchette CV Interilhas courante≈ 3 000–5 000 CVE pour un adulte

Pour les véhicules, des suppléments conséquents s’ajoutent, avec par exemple un ordre de grandeur autour de 10 000 CVE pour une voiture. Il est possible d’embarquer motos et vélos, moyennant des frais moindres.

Le déroulé d’un voyage en ferry suit généralement le même schéma : achat de billet en ligne ou en agence, présence au port au moins une heure avant, enregistrement des bagages et embarquement parfois mouvementé. Les cabines sont vivement recommandées pour les traversées de nuit ou les longues routes comme Praia – Mindelo. En hiver ou en saison des vents, les passages peuvent être très roulants : méfiance pour les personnes sujettes au mal de mer.

Se déplacer à l’intérieur des îles : le royaume des aluguers

Une fois arrivé sur une île, l’essentiel des déplacements se fait par la route. Le grand acteur du quotidien, c’est l’« aluguer » (on trouve aussi « aluguere », « collectivo ») : un minibus ou un pickup partagé, qui tient à la fois du taxi, du bus et du covoiturage.

Qu’est-ce qu’un aluguer ?

L’aluguer est un véhicule collectif à itinéraire fixe mais sans horaire strict. Les modèles les plus courants sont les Toyota HiAce, surnommées « yasi » en créole, et les Toyota Hilux ou Dyna transformés en pickups à banquettes pour les villages et les pistes.

Ces véhicules desservent les liaisons entre villes et campagnes, les routes vers les plages, les villages perchés dans les montagnes. On les arrête d’un signe de la main, n’importe où le long de la route. On descend en le demandant simplement au chauffeur. L’ambiance est souvent conviviale : voisins qui se connaissent, musique, marchandises, et conversations en créole ou en portugais.

Le principe économique est simple : chaque place occupée réduit le prix individuel. Les aluguers ne partent (presque) jamais vides. Ils attendent d’être « cheios » (pleins) avant de démarrer, sauf parfois pour les premiers départs du matin liés aux marchés ou aux écoles.

Les tarifs sont bas et généralement encadrés par les autorités, même si la négociation et les variations existent. Les paiements se font en escudos capverdiens, en liquide. Les cartes bancaires ne sont pas acceptées.

Un aperçu de quelques prix repères donne une idée du budget à prévoir :

Trajet (Santiago)Prix indicatif (CVE)Équivalent approximatif
Praia – São Domingos≈ 100 CVE≈ 0,90–1 €
Praia – Orgãos≈ 150 CVE≈ 1,40 €
Praia – Assomada≈ 250 CVE≈ 2,30 €
Assomada – Tarrafal≈ 250 CVE≈ 2,30 €
Praia – TarrafalJusqu’à 500 CVE≈ 4,50–5 €

Sur d’autres îles, les ordres de grandeur sont comparables : quelques dizaines de CVE pour de très courtes distances rurales, quelques centaines pour traverser l’île. Les tarifs sont souvent affichés sur une feuille plastifiée que le chauffeur est censé posséder.

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Le prix d’un aluguer privatisé peut être jusqu’à dix fois supérieur au tarif partagé pour le même itinéraire.

Comment utiliser un aluguer concrètement ?

Dans la pratique, le point de départ des aluguers est presque toujours un lieu central et très animé : un marché, une grande place, une gare routière informelle. À Praia, beaucoup de lignes partent du marché de Sucupira. À Mindelo, certaines desservent les plages depuis Praça Estrela. À Porto Novo, sur Santo Antão, des véhicules attendent les ferries en direction des vallées du nord.

Le fonctionnement est intuitif mais demande un peu de patience. On arrive sur le point de départ, on demande la direction (ne pas hésiter à interroger les autres passagers, plus fiables que les rabatteurs trop pressants), on s’installe, et l’on attend que le véhicule se remplisse. Aux heures creuses ou pour les destinations peu fréquentées, cette attente peut durer.

Les véhicules n’ont pas d’horaires fixes, sauf rares exceptions comme deux départs très matinaux Assomada – Praia vers 5h40 et 6h20. En revanche, les flux sont assez réguliers aux heures de pointe, tôt le matin et en fin d’après-midi.

Yasi, hilux, bus municipaux : variations selon les îles

L’architecture du transport terrestre change sensiblement d’une île à l’autre.

Santiago : réseau dense, premières expérimentations de « bus modernes »

Santiago, la plus grande île et celle de la capitale, dispose du réseau d’aluguers le plus développé. Les grandes routes comme Praia – Assomada – Tarrafal ou Praia – Pedra Badejo – Calheta – Tarrafal sont très fréquentées en semaine, avec des départs fréquents.

Les aluguers y côtoient un service de bus urbain à Praia, exploité par deux sociétés, Maura Company (aujourd’hui largement à l’arrêt) et Sol Atlântico, qui a modernisé sa flotte avec de nouveaux autobus de grande capacité. Le billet est réglementé à 44 CVE par trajet, sans droit à correspondance, et les bus circulent approximativement entre 6h et 21h, sans horaires publiés. Les arrêts sont matérialisés, mais souvent squattés par des minibus informels et des taxis clandestins.

Projet EcobusCV

Un service de transport innovant sur le corridor Praia – Assomada, fonctionnant sur un modèle d’express à horaire fixe.

Service Express à Horaire Fixe

Départs programmés toutes les heures de 7h à 18h, offrant une alternative structurée aux transports traditionnels.

Véhicules et Infrastructure

Minibus Toyota HiAce spécialement aménagés, avec des arrêts bien identifiés pour une meilleure lisibilité du service.

Modèle Économique Transparent

Tarification claire et compétitive, contrastant avec le système des aluguers traditionnels qui attendent de se remplir.

São Vicente : bus municipaux à Mindelo et taxis bleus et blancs

Sur São Vicente, l’agglomération de Mindelo bénéficie d’une desserte de bus municipaux opérés par une compagnie appelée Transcor. D’autres sociétés privées comme Transporte Morabeza, Transporte Alegría, Amizade, Sotral ou Automindelo interviennent également sur certaines lignes.

À côté de ces bus, les taxis jouent un rôle clé : à Mindelo, ils sont facilement repérables à leur livrée bleue et blanche. On les utilise aussi bien pour se rendre au port ou à l’aéroport que pour des excursions vers Baía das Gatas ou Monte Verde. Un trajet entre le centre et le port du ferry coûte de l’ordre de 200 CVE, tandis que l’aéroport est plus cher, autour de 1 000 CVE (avec un supplément de nuit).

L’autre pilier de la mobilité sur São Vicente reste la liaison ferry quotidienne avec Santo Antão, à partir du port de Mindelo.

Santo Antão : ferries, pickups et minibus de montagne

Santo Antão, entièrement privée d’aéroport pour des raisons de sécurité, dépend exclusivement du ferry Mindelo – Porto Novo. Depuis ce port, des aluguers et pickups assurent la liaison avec Ribeira Grande, Ponta do Sol, Paul et les vallées spectaculaires du nord.

Ces lignes sont souvent « synchronisées » avec les arrivées et départs des bateaux. Le long de la côte nord, un service de pickups circule environ toutes les 30 minutes entre Ponta do Sol, Paúl et Ribeira Grande, avec des tarifs raisonnables et la possibilité de n’effectuer qu’un tronçon.

Bon à savoir :

Les routes, souvent pavées de basalte, sont particulièrement vertigineuses, comme l’ancienne Estrada da Corda qui relie Porto Novo aux vallées du nord en passant par les crêtes. Il est courant et recommandé pour les voyageurs de faire appel aux services des chauffeurs locaux aguerris plutôt que de louer et conduire soi-même un véhicule sur l’île.

Sal : minibus entre Espargos et Santa Maria, taxis omniprésents

Sur Sal, l’essentiel de la vie touristique se concentre à Santa Maria, tandis que la population locale réside majoritairement à Espargos. Des yasi font l’aller-retour entre les deux localités, avec une forte fréquence le matin vers Santa Maria et le soir vers Espargos. Le tarif tourne autour de 100 CVE.

Depuis l’aéroport international Amílcar Cabral, il n’existe pas de bus public : il faut soit héler un aluguer sur la route principale juste à l’extérieur, soit prendre un taxi. La course vers Santa Maria se négocie généralement entre 15 et 18 €.

Fogo et Brava : aluguers spécifiques et liaisons maritimes à optimiser

Sur Fogo, des yasi relient quotidiennement la ville de São Filipe aux localités de Mosteiros et à Chã das Calderas, l’impressionnant village situé dans la caldeira du volcan. Les départs ont lieu à des plages horaires assez précises : tôt le matin depuis Mosteiros vers São Filipe, et autour de midi pour la montée vers Chã. Rater ces créneaux peut compliquer la journée.

Brava, accessible uniquement par bateau depuis Fogo, fonctionne avec un réseau plus restreint de hilux et yasi reliant notamment le port de Furna à la ville principale de Nova Sintra. Les arrivées de bateaux conditionnent souvent le départ des véhicules.

Boa Vista, Maio, São Nicolau : réseaux plus réduits

Sur Boa Vista, des taxis relient l’aéroport, Sal Rei, les complexes hôteliers et les plages. Des aluguers circulent, mais moins fréquemment que sur Santiago ou São Vicente, et il est parfois plus simple de passer par un taxi ou une excursion organisée pour aller sur les grandes plages lointaines.

Maio et São Nicolau disposent également de leurs aluguers, notamment entre les villages principaux comme Ribeira Brava et Tarrafal de São Nicolau. La logique reste la même : départs à remplissage, tarification modeste, forte adaptation à la demande locale.

Les bus urbains : une offre limitée mais utile

Les bus « classiques », au sens de grandes lignes urbaines régulières avec arrêts fixes, ne sont présents que dans quelques villes : essentiellement Praia et Mindelo.

À Praia, l’exploitation repose sur Sol Atlântico (et marginalement Maura Company, au parc largement vieillissant). Les tickets coûtent 44 CVE par trajet sans possibilité de correspondance gratuite. Les bus desservent les quartiers centraux, les périphéries et certains grands axes, avec une amplitude horaire d’environ 6h à 21h. Il n’existe pas de vraie grille horaire, mais l’on compte sur une fréquence moyenne à l’échelle de la journée.

À Mindelo, les bus opérés par Transcor parcourent la ville et relient certains quartiers aux points stratégiques (centre, zone portuaire, zones résidentielles). Là aussi, les horaires sont peu formalisés, mais l’ensemble reste pratique et bon marché pour les habitants.

Hors de ces deux villes, l’offre de bus municipaux est quasi inexistante. Aucune autre localité de Santiago n’est desservie par un service d’autocar urbain régulier, malgré des demandes récurrentes à Assomada. Sur les autres îles, les aluguers jouent le rôle de bus interurbains de facto.

Les taxis : codes couleurs et négociation

Les taxis complètent partout cette galaxie de transports collectifs. Ils sont particulièrement présents dans les grandes villes et aux aéroports.

Comment les reconnaître ?

Chaque ville, parfois chaque île, possède ses codes couleurs. À Praia, les taxis officiels sont beiges ou jaunes selon les sources, alors qu’à Assomada ils sont blancs. À Mindelo, ils adoptent une livrée bleue et blanche. À Sal et Boa Vista, certaines sources mentionnent des taxis bleus et jaunes.

Les véhicules sont souvent des berlines ou de petites voitures, parfois assez récentes, et l’état général est globalement correct. Dans certaines villes comme Praia, des taxis clandestins (« clan »), souvent des Toyota Corolla non siglées, opèrent sans licence.

Tarifs et usage au quotidien

Pour les déplacements urbains, les montants restent modestes. À Praia, il est courant de payer entre 100 et 250 CVE pour une course intra-urbaine, avec un plafond de l’ordre de 400 CVE pour traverser la ville en journée. Après 22h, une majoration de 50 CVE ou plus s’applique souvent.

1000

Le coût d’un taxi entre Mindelo et l’aéroport à São Vicente, avec un supplément la nuit, s’élève à environ 1000 CVE.

Même si beaucoup de taxis sont équipés de compteurs, ceux-ci sont rarement utilisés : la norme reste de convenir du prix avant le départ. C’est un réflexe indispensable pour éviter les malentendus. En cas de doute, demander à voir la grille tarifaire officielle ou se renseigner auprès de l’hôtel permet de se faire une base.

Accessibilité, sécurité et conditions de voyage

Dans l’ensemble, les transports en commun au Cap-Vert sont considérés comme sûrs, tant du point de vue de la criminalité que de l’accueil des voyageurs. La criminalité se concentre surtout dans certains quartiers urbains et ne vise pas spécifiquement les transports, même si les attroupements (marchés, arrêts de bus, gares informelles) sont des lieux classiques pour les pickpockets.

Les minibus et pickups n’offrent quasiment pas d’aménagement pour les personnes à mobilité réduite. Monter à bord demande souvent de franchir une marche haute et de voyager dans un espace exigu. Certains taxis disposent de portes plus larges, mais l’accessibilité universelle reste marginale.

Bon à savoir :

Dans les aéroports internationaux et domestiques, une assistance avec chaises roulantes est généralement disponible pour les passagers à mobilité réduite. Il est impératif de prévenir sa compagnie aérienne au moins 48 heures à l’avance, particulièrement si vous voyagez avec un fauteuil électrique.

Sur la route, la prudence s’impose : routes pavées glissantes sous la pluie, routes de montagne très sinueuses, bétail et piétons sur la chaussée, éclairage très limité hors des centres urbains. Il est déconseillé de conduire la nuit, surtout sur les îles montagneuses comme Santo Antão ou Fogo.

En mer, les traversées peuvent être très agitées, en particulier vers Fogo et Brava. La période de novembre à juin est globalement plus favorable, alors que la saison des pluies et des orages (juillet–octobre) augmente le risque de houle, d’annulations et de mal de mer.

Outils numériques : Moovit et sites des opérateurs

Pour s’y retrouver dans ce maillage de bus, ferries et lignes privées, des outils numériques peuvent rendre de grands services.

L’application Moovit intègre plusieurs opérateurs capverdiens (Sol Atlântico, Autocarros Mindelo, certaines lignes d’aluguers, ainsi que quelques compagnies maritimes). Elle permet d’afficher les arrêts les plus proches, les itinéraires recommandés, les temps d’attente estimés et les alertes de service. Moovit s’avère particulièrement utile dans les villes disposant de bus réguliers.

Bon à savoir :

Pour les ferries, le site CV Interilhas est la ressource principale. Il permet de consulter les horaires actualisés, de télécharger les fiches horaires et d’effectuer des réservations en ligne. Il est conseillé de vérifier les mises à jour la veille du départ, voire le jour même, car les horaires peuvent être modifiés en fonction des conditions maritimes.

Pour les vols, les sites des compagnies domestiques (BestFly, Binter Cabo Verde, TACV selon l’époque) fournissent généralement horaires et disponibilité, mais il n’est pas rare que les mises à jour arrivent tardivement. Passer par une agence locale peut parfois sécuriser les réservations, surtout lorsque plusieurs segments inter-îles s’enchaînent.

Comment choisir son mode de transport selon son projet

Le meilleur moyen de se déplacer au Cap-Vert dépend beaucoup de la durée de séjour, du budget et du type d’expérience recherchée.

Pour un voyage court avec plusieurs îles au programme, l’avion est difficilement contournable. Enchaîner Santiago, São Vicente et Sal uniquement en ferry mobiliserait plusieurs jours de navigation, ce qui n’est pas réaliste pour une semaine ou dix jours. Voler sur les longues distances et réserver le ferry pour la liaison São Vicente – Santo Antão est souvent le compromis idéal.

Bon à savoir :

Pour un séjour prolongé ou concentré sur un groupe d’îles rapprochées (ex: Santiago-Fogo-Brava ou São Vicente-Santo Antão-São Nicolau), les ferries permettent de réduire le budget transport. Il faut toutefois être prêt à accepter les imprévus et les aléas de planning.

À l’intérieur des îles, les aluguers sont la solution la plus économique et la plus authentique, notamment sur Santiago, Santo Antão, Fogo, São Nicolau ou Maio. Ils permettent une immersion réelle dans le quotidien des Capverdiens, mais imposent d’être flexible sur les horaires, et parfois de patienter pour que le véhicule se remplisse.

Exemple :

Les taxis sont particulièrement adaptés pour les transferts vers l’aéroport, les retours tardifs en soirée, ou pour accéder à des destinations mal desservies par les transports en commun. Cela inclut, par exemple, certaines plages isolées de Boa Vista ou des hôtels « tout compris » situés en périphérie.

Enfin, la location de voiture reste une option séduisante pour explorer en profondeur les paysages et sortir des sentiers battus, surtout sur Santiago, Sal, Boa Vista ou Fogo. Mais ce choix s’adresse davantage aux conducteurs à l’aise sur routes étroites, pavées et parfois non asphaltées. Sur Santo Antão, il est même déconseillé à un conducteur novice d’affronter les routes de montagne : mieux vaut recourir à un chauffeur ou aux aluguers locaux.

En résumé : les clés pour bien utiliser les transports en commun au Cap-Vert

Se déplacer au Cap-Vert demande d’intégrer quelques règles simples.

Voyager léger en termes de planning est presque aussi important que de voyager léger en termes de bagages. Les horaires peuvent changer, les ferries être décalés, les vols retardés, surtout en cas de météo défavorable. Prévoir toujours un peu de marge, surtout lorsqu’il s’agit de rejoindre un aéroport pour un vol international, limite le stress.

Garder du liquide en escudos est essentiel, car aluguers et micro-commerces n’acceptent pas la carte. Les taxis, même en ville, fonctionnent presque toujours au comptant. Les montants restent modestes, mais la petite monnaie facilite grandement les transactions.

Accepter l’idée que l’aluguer ne partira pas à l’heure mais « quand il sera plein » permet de vivre ce mode de transport comme une composante de l’expérience capverdienne, davantage que comme une contrainte. Ces véhicules sont le cœur battant du transport au Cap-Vert : ils relient les quartiers aux marchés, les vallées aux villes, et les passagers entre eux.

Expérience de transport au Cap-Vert

En combinant intelligemment vols intérieurs pour les grandes distances, ferries ciblés sur les liaisons fiables, aluguers pour l’exploration locale et taxis pour les transferts clés, il devient possible de parcourir l’archipel dans de bonnes conditions, sans perdre de vue ce qui fait son charme : un tempo plus lent, une relation directe avec les habitants, et un sens du voyage qui commence dès qu’on monte dans un minibus, qu’un chauffeur appelle à pleins poumons le nom de la prochaine destination.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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