Les transports en commun à Porto Rico : le guide pratique pour se déplacer sans voiture

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Voyager à Porto Rico sans louer de voiture est tout à fait possible, à condition de comprendre comment fonctionnent les différents réseaux de transport. L’île est vaste – environ 160 km de long pour 55 km de large – et la voiture reste dominante dès qu’on sort des grandes villes. Mais autour de la capitale San Juan, comme entre le continent et les îles voisines de Vieques et Culebra, l’offre de transports publics est bien plus dense qu’on ne l’imagine.

Bon à savoir :

Ce guide synthétise les informations essentielles des plans officiels (multimodaux 2045/2050, programmes de transport 2023‑2026, plan pour les publics vulnérables) et des opérateurs (bus AMA, Tren Urbano, ferries, carros públicos, taxis, navettes). Il fournit une vision claire des options de transport en commun, des coûts, et des conseils pour voyager de manière plus accessible, économique et agréable.

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Comprendre le système de transport portoricain

Le réseau de transport de Porto Rico est le résultat d’un empilement de politiques publiques, d’agences, de subventions fédérales et d’initiatives locales. Pour l’utilisateur, cela se traduit par un système multi‑acteurs, parfois fragmenté, mais où plusieurs outils convergent vers un objectif : faciliter les déplacements dans la zone métropolitaine de San Juan et offrir des solutions minimales ailleurs.

Qui gère quoi ?

Plusieurs organismes se partagent les responsabilités :

Autorités des Transports à Porto Rico

Présentation des principales agences publiques responsables de la planification, de la gestion et de l’exploitation des systèmes de transport sur l’île.

DTOP

Fixe la grande stratégie en matière de transport pour Porto Rico.

PRHTA

Planifie les projets et gère le programme fédéral 5310 pour les personnes âgées et en situation de handicap.

AMA

Exploite le principal réseau de bus urbains dans l’aire métropolitaine de San Juan.

ATI

Pilote le système de transport intégré, incluant le Tren Urbano (métro de San Juan).

MTA

Supervise les principaux services de ferries, notamment vers les îles de Vieques et Culebra.

MPO

Coordonne la planification des transports à l’échelle métropolitaine pour tout Porto Rico.

S’y ajoutent les autorités fédérales américaines (Federal Transit Administration, Federal Highway Administration) qui financent une grande partie des investissements, via des lois comme le FAST Act ou la Bipartisan Infrastructure Law.

Pour l’usager, la conséquence principale est simple : la meilleure offre de transports publics se concentre sans surprise dans la grande région de San Juan, classée « Transportation Management Area » (TMA), tandis que le reste de l’île vit avec des solutions plus légères, souvent semi‑informelles.

Une île très motorisée, mais des besoins sociaux forts

Malgré un réseau routier dense et de bonne qualité par rapport au reste de la Caraïbe, une part importante de la population est considérée comme « défavorisée en matière de transport » : personnes âgées, personnes handicapées, ménages à faibles revenus. Porto Rico compte environ 3,23 millions d’habitants (estimation 2023), dont beaucoup n’ont pas de voiture ou ne peuvent plus conduire.

Bon à savoir :

Les autorités ont élaboré un plan coordonné de transport public et de services sociaux (CPT‑HSTP). Son objectif est de repérer les lacunes du système, d’améliorer l’accessibilité et de mieux coordonner les services des opérateurs publics, privés et associatifs pour les publics vulnérables. Ce plan est mis à jour au moins tous les quatre ans et s’articule avec le Multimodal Long Range Transportation Plan 2050, qui accorde la priorité à l’accès pour les seniors, les personnes handicapées et les communautés économiquement fragiles.

Ce contexte social explique pourquoi les transports en commun, même limités, ont un rôle crucial sur l’île, bien au‑delà des seuls enjeux touristiques.

Se déplacer dans la zone métropolitaine de San Juan

Le cœur du système de transport public portoricain, c’est la métropole de San Juan, qui englobe notamment San Juan, Guaynabo, Bayamón, Carolina, Cataño ou encore Toa Baja. C’est là que l’on trouve le Tren Urbano, le réseau de bus AMA et plusieurs services complémentaires (ferries de baie, carros públicos, taxis, Uber, micromobilité).

Le Tren Urbano : squelette ferroviaire de la métropole

Le Tren Urbano est le seul métro de Porto Rico, et le premier système de transport rapide de la Caraïbe. Il s’agit d’une ligne lourde automatisée de 17,2 km, avec 16 stations, qui relie les municipalités de Bayamón, Guaynabo et San Juan.

Ce que le Tren Urbano permet… et ce qu’il ne permet pas

La ligne part de Bayamón à l’ouest et s’achève à Sagrado Corazón, à Santurce. Entre les deux, elle dessert des pôles majeurs : le quartier financier de Hato Rey, l’université de Porto Rico à Río Piedras, le centre hospitalier Centro Médico, plusieurs zones résidentielles importantes (Cupey, Torrimar, Jardines, etc.).

Cependant, plusieurs limites importantes pour les voyageurs existent :

– le métro ne dessert pas directement Vieille San Juan, Condado, Isla Verde ni l’aéroport Luis Muñoz Marín (SJU) ;

– de nombreux faubourgs denses comme Cataño, Carolina, Trujillo Alto ou Toa Baja ne sont pas connectés à la ligne ;

– la ligne reste unique, sans maillage.

Résultat : pour le visiteur qui séjourne en bord de mer, le Tren Urbano sert surtout à rejoindre rapidement des quartiers de bureaux, des centres commerciaux, des universités ou des zones résidentielles, mais pas les attractions touristiques emblématiques.

Horaires, fréquence et coût

Les caractéristiques de service sont claires :

– exploitation tous les jours, généralement de 5h30 à 23h30 (départ plus tardif le week‑end, vers 6h) ;

– fréquence d’environ 8 minutes en pointe, puis 10 à 16 minutes en heures creuses ;

– temps de trajet intégral d’une extrémité à l’autre : environ 30 minutes.

Le tarif standard d’un trajet simple est de 1,50 $. Des réductions s’appliquent :

0,75

Tarif réduit à 0,75 $ pour les étudiants, les personnes de 60 à 74 ans, les bénéficiaires Medicare, les personnes handicapées ou en correspondance avec un bus AMA.

Plusieurs formules illimitées existent, particulièrement intéressantes pour les séjours prolongés dans la capitale :

Titre Tren UrbanoPrix (USD)Utilisation typique
Trajet simple1,50Déplacement ponctuel
Tarif réduit (éligibles)0,75Seniors, étudiants, personnes handicapées
Pass 1 jour5,00Journée complète de visites dans la métropole
Pass 7 jours15,00Séjour urbain d’une semaine
Pass 30 jours50,00Résidents, séjours longs en colocation ou télétravail
Pass 90 jours90,00Usage quotidien régulier

Depuis mars 2024, le service a même été ponctuellement gratuit le temps de renouveler l’intégralité du système de billettique (remplacement de 81 distributeurs, nouveau contrôle automatique des titres), ce qui a dopé la fréquentation (environ 2,3 millions de voyageurs entre mars et mi‑septembre 2024). La gratuité doit cesser lorsque la nouvelle solution de paiement sera pleinement opérationnelle.

Paiement et modernisation : vers le sans contact

Les autorités ont choisi une voie très similaire à celle d’autres grandes métropoles nord‑américaines : la généralisation du paiement sans contact. À terme, les voyageurs pourront valider leurs trajets :

– avec une carte bancaire sans contact (Visa, Mastercard, etc.) ;

– via des portefeuilles électroniques (Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay, montres connectées) ;

– avec une nouvelle carte intelligente de type pass rechargeable ;

– ou avec un ticket papier doté d’un QR code.

Un système de « fare capping » est aussi annoncé : au‑delà d’un certain nombre de trajets dans la journée ou la semaine, l’usager cesse de payer des trajets supplémentaires et bénéficie automatiquement de l’équivalent d’un pass, sans avoir eu à l’acheter à l’avance. Une manière de garantir que personne ne paye plus que le minimum requis.

Pour un voyageur, cela signifie qu’à terme, il sera possible d’utiliser la même carte bancaire sans contact sur le Tren Urbano et, progressivement, sur les bus AMA, sans se soucier des recharges en espèces.

Les bus AMA : la colonne vertébrale au niveau de la rue

Si le Tren Urbano structure les flux, le réseau de bus de l’Autoridad Metropolitana de Autobuses (AMA) reste le vrai filet de mobilité de la métropole. Il dessert San Juan, Guaynabo, Bayamón, Carolina, Cataño, Toa Baja, Trujillo Alto et Loíza, soit l’essentiel de l’agglomération.

Un réseau dense… mais irrégulier

L’AMA exploite environ 32 lignes de bus régulières, complétées par des lignes gérées sous contrat par le privé (First Transit). Quatre grandes familles de lignes sont distinguées :

Exemple :

La région Île-de-France classe ses voies de circulation en trois catégories principales pour organiser les déplacements. Les voies de type **express** (comme l’E20, l’E30 ou l’E40) sont conçues pour relier rapidement les pôles majeurs, souvent en empruntant le réseau autoroutier. Les voies de type **tronc** (telles que le T3 ou le T5) structurent les grands axes de circulation à l’échelle de la région. Enfin, les voies de **circulation** et de **distribution** ont pour rôle d’irriguer et de desservir les quartiers à une échelle plus locale.

Les horaires de base sont les suivants :

– du lundi au vendredi : 5h00 – 21h00 ;

– les samedis et jours fériés : 6h00 – 20h00 ;

– seulement quelques lignes (E30, E40, T3) fonctionnent le dimanche.

Les bus sont climatisés, mais la fréquence peut être très variable, les retards fréquents et l’information peu fiable. De nombreuses sources signalent l’absence de respect strict des horaires théoriques. Les bus sont souvent remplis en heures de pointe, et le service est moins dense le week‑end.

Tarifs et correspondances

Un trajet en bus AMA coûte 0,75 $ en tarif standard. Les lignes express comme E20 et E30 facturent 2,00 $ le trajet. Les personnes âgées, les étudiants et les personnes handicapées peuvent bénéficier de réductions, similaires à celles du Tren Urbano.

Le point fort du système est le transfert gratuit avec le métro : si vous validez dans un délai de deux heures entre un bus AMA et le Tren Urbano (ou inversement), vous ne repayez pas un plein tarif. C’est la base d’une véritable intermodalité, même si, dans la pratique, l’information et la coordination restent perfectibles.

Pour résumer les coûts de base dans la métropole :

Mode / TitreTarif indicatif (USD)Remarques principales
Bus AMA – trajet simple0,75Exact, sans rendu de monnaie
Bus AMA express (E20, E30…)2,00Plus rapide, sur autoroutes
Tren Urbano – trajet simple1,50Correspondances bus gratuites dans une fenêtre de 2h
Tren Urbano – pass 1 jour5,00Intéressant pour une journée de visites intensives
Ferry Cataño ↔ Vieille San Juan0,50 par traverséeExploité sous marque Puerto Rico Ferry / AcuaExpreso

Accessibilité et limites

Dans la métropole, les bus AMA et le Tren Urbano sont soumis à la législation américaine ADA et doivent être accessibles (rampe, emplacements pour fauteuil roulant, annonces sonores/visuelles). Dans les faits, toutes les lignes ne disposent pas encore d’un parc 100 % accessible, et certains bus plus anciens posent problème.

Par ailleurs, il est important de noter quelques contraintes :

Attention :

Les bagages volumineux ne sont pas admis à bord (seuls les petits bagages cabine sont tolérés). Les horaires sont difficiles à anticiper : utilisez l’appli officielle AMA ou Moovit pour un suivi en temps réel. Le service étant concentré sur la journée, prévoyez un taxi ou un VTC pour les déplacements tardifs.

Ferries urbains : traverser la baie en quelques minutes

Au sein même de l’aire métropolitaine, l’eau fait partie intégrante du réseau. Les ferries de la baie de San Juan relient notamment Vieille San Juan à Cataño, de l’autre côté de la baie. La traversée dure environ 12 minutes, pour un tarif d’à peine 0,50 $, avec des départs très réguliers (environ toutes les heures selon les créneaux).

Ce service, qui porte les marques AcuaExpreso ou Puerto Rico Ferry selon les sources, est énormément utilisé par les travailleurs résidant à Cataño et employés à San Juan. Pour les visiteurs, c’est un moyen très économique d’admirer la silhouette fortifiée de la vieille ville et le fort d’El Morro depuis la mer.

Le terminal côté San Juan se trouve au Pier 2 du port de croisière, à proximité immédiate des terminaux de bus urbains. Côté Cataño, on rejoint facilement le front de mer, des restaurants et le point de départ de la promenade vers la célèbre distillerie Casa Bacardí (accessible aussi par bateau privé).

Vieille San Juan : marcher, ferries et (parfois) trolley

Le vieux centre historique de San Juan se prête avant tout à la marche à pied. Ses rues pavées, regroupées sur une surface d’environ sept pâtés de maisons, permettent de rejoindre à pied la plupart des sites majeurs.

Un trolley gratuit a longtemps complété cette offre, avec plusieurs circuits reliant les principaux monuments ; il ne s’agissait pas d’un tour guidé mais d’une navette locale. Selon les sources, le service est actuellement suspendu, même s’il existait encore récemment avec des horaires étendus (généralement de 7h à 19h en semaine). Il convient donc de vérifier sur place ou auprès de l’office de tourisme si la navette a repris.

Dans tous les cas, la combinaison marche + bus AMA + ferry reste la manière la plus économique d’explorer la vieille ville et les abords de la baie.

Carros públicos et transport interurbain

En dehors des zones centrales de San Juan, l’offre de transports publics structurés s’amenuise rapidement. C’est là qu’entre en scène un mode typiquement portoricain : les carros públicos, parfois simplement appelés _públicos_.

Un réseau semi‑informel qui couvre presque toute l’île

Les carros públicos sont des minibus ou vans partagés, identifiables à leur plaque d’immatriculation jaune portant la mention « Público ». Ils circulent sur des itinéraires prédéfinis, mais selon une logique très différente d’un bus classique : ils attendent d’être suffisamment remplis avant de partir, s’arrêtent à la demande et opèrent essentiellement de jour.

D’après les données officielles, le système comptait encore récemment :

– plus de 3 000 véhicules autorisés ;

– près de 500 itinéraires différents ;

– environ 130 000 passagers par jour.

Chaque ville dispose en général d’un terminal de carros públicos, souvent situé près de la place centrale. C’est là que l’on se présente pour trouver un véhicule vers la destination souhaitée.

Avantages et limites pour le visiteur

Pour un voyageur disposant de temps et parlant un minimum espagnol, les públicos peuvent être une option extrêmement économique pour parcourir de plus longues distances. Par exemple, un trajet de San Juan à Ponce en público coûte autour de 15 $.

Toutefois, ils présentent plusieurs inconvénients majeurs :

pas d’horaires officiels : les départs dépendent du remplissage du véhicule ;

– très peu d’information accessible en ligne, aucune appli centralisée ;

– confort variable ;

– fonctionnement limité à la journée (quasi absence de service nocturne).

Ils restent néanmoins un pilier de la mobilité quotidienne pour des milliers d’habitants, notamment les étudiants et les seniors, là où l’offre de bus interurbains classiques est quasi inexistante.

Ferries vers Vieques, Culebra et au‑delà

Porto Rico, ce n’est pas seulement l’île principale. Deux îles habitées, Vieques et Culebra, font partie intégrante du territoire et dépendent des ferries pour la plupart des liaisons. À plus grande échelle, des ferries relient aussi Porto Rico à la République dominicaine.

Les ferries Ceiba – Vieques – Culebra

Depuis le port de Ceiba, sur la côte est (à environ 25 minutes en voiture au sud de Fajardo), des ferries assurent plusieurs fois par jour la liaison avec :

Vieques (environ 30 minutes de traversée) ;

Culebra (environ 45 minutes).

4

C’est le tarif standard en dollars pour un aller-retour en ferry vers Vieques ou Culebra, un prix très attractif.

Cependant, pour obtenir ces tarifs préférentiels, les résidents de Culebra doivent s’enregistrer à la fois auprès de la municipalité et auprès de l’opérateur Puerto Rico Ferry. Les visiteurs, eux, paient un prix plus élevé mais restent très en dessous du coût de l’aérien.

Astuce :

Pour faciliter vos déplacements en ferry, téléchargez l’application City Experiences. Elle permet d’acheter des billets, consulter les horaires, recevoir des alertes de service et suivre la position des navires en temps réel. Cette fonctionnalité est particulièrement précieuse pendant la saison des ouragans, de juin à novembre, période durant laquelle certaines traversées peuvent être retardées ou annulées.

Ferry San Juan – Cataño

Comme évoqué plus haut, la liaison San Juan ↔ Cataño est à la fois un mode de transport quotidien et une mini‑croisière low‑cost au cœur de la baie de San Juan. Le trajet de 12 minutes coûte environ 0,50 $, et les départs sont fréquents aux heures de pointe.

Ferries internationaux vers la République dominicaine

Pour des trajets plus longs, la compagnie Ferries del Caribe relie le terminal Pan American de San Juan à Saint‑Domingue (République dominicaine), plusieurs fois par semaine. Ce service est utilisé aussi bien par des touristes prolongeant leur croisière que par des résidents effectuant des voyages dans la région.

Taxis, VTC et voitures de location

Même avec un bon réseau de transports publics dans la métropole, il reste des situations où le taxi, le VTC ou la location de voiture sont indispensables : arrivée tardive à l’aéroport, excursion vers une plage éloignée, transfert de nuit, séjour en zone rurale…

Taxis : zones tarifaires et forfaits

À San Juan, les taxis « touristiques » blancs, estampillés Taxi Turístico, appliquent des forfaits par zone depuis l’aéroport Luis Muñoz Marín (SJU). La ville a été découpée en secteurs :

– Zone 1 : l’aéroport lui‑même ;

– Zone 2 : hôtels et resorts d’Isla Verde ;

– Zone 3 : Condado, Miramar, Ocean Park, Santurce ;

– Zone 4 : Vieille San Juan, terminaux de croisière, Puerta de Tierra ;

– Zone 5 : centre de conventions, aéroport Isla Grande, hôtels associés.

Les tarifs sont fixes et s’entendent par taxi, non par personne. Depuis l’aéroport (zone 1), on constate par exemple :

Trajet taxi depuis SJU (zone 1)Destination (zone)Tarif fixe (USD)Remarques
SJU → Isla VerdeZone 212,00+ 3 $ de supplément « aéroport »
SJU → Condado / MiramarZone 317,00+ 1 $ par bagage, + péages éventuels
SJU → Vieille San JuanZone 421,00Tarif également valable depuis les quais de croisière
SJU → Centre de conventionsZone 517,00

À ce montant se rajoutent généralement :

3 $ de supplément « aéroport » ;

1 $ par bagage ;

2 $ pour les groupes de plus de 5 personnes ;

– un éventuel supplément nocturne (1 $ environ de 22h à 6h) ;

– les péages d’autoroute, à la charge du passager.

Bon à savoir :

En dehors des zones touristiques, certains taxis utilisent un compteur (prise en charge minimale d’environ 1,75 $, puis facturation au mile et au temps d’attente). Il est cependant recommandé de négocier le prix avant de monter et de demander un reçu.

Uber et autres VTC

Les plateformes comme Uber ou Lyft sont largement disponibles à San Juan et dans d’autres grandes zones urbaines (nord et est de l’île notamment). Elles offrent :

une tarification transparente, visible à l’avance ;

un suivi en temps réel du véhicule dans l’appli ;

– souvent des coûts inférieurs au taxi traditionnel sur certains trajets (par exemple, Santurce → aéroport estimé à environ 8 $ en Uber contre 20 $ en taxi).

Cependant, sous la pression des groupes de taxis, les autorités ont restreint l’accès des VTC à certains lieux stratégiques : selon les périodes et la réglementation en vigueur, il est possible que les VTC ne puissent pas prendre en charge ou déposer des clients directement à l’aéroport ou dans quelques hôtels spécifiques. Il est conseillé de vérifier les instructions dans l’appli et, si nécessaire, de marcher quelques minutes jusqu’à un point de prise en charge autorisé.

En dehors des grandes agglomérations, l’offre de VTC est très limitée, voire inexistante.

Location de voiture : flexibilité maximale… et contraintes

Dès que l’on souhaite explorer l’île en profondeur – plages reculées, montagnes de la Cordillera, forêts comme El Yunque, villes comme Ponce ou Mayagüez –, la location de voiture devient presque incontournable. Les grands loueurs internationaux (Hertz, Avis/Budget, Enterprise, Alamo, Thrifty, National, etc.) sont présents à l’aéroport de San Juan, parfois avec des tarifs très compétitifs (en basse saison, on trouve des offres autour de 20 $/jour, hors assurances).

Bon à savoir :

Il est important de garder à l’esprit quelques éléments clés pour bien comprendre et appliquer les informations présentées.

permis de conduire US ou canadien accepté, pas besoin de permis international pour les ressortissants américains ;

– la plupart des locations exigent 25 ans minimum (avec parfois possibilités dès 21 ans moyennant supplément) ;

– les véhicules sont équipés d’un système de télépéage AutoExpreso, les montants étant ensuite refacturés au locataire ;

– le stationnement peut être difficile et cher dans les centres historiques (Old San Juan, centre de Ponce), les parkings coûtant facilement 20 à 28 $ par jour dans la capitale ;

– certains loueurs interdisent de transporter leur véhicule sur les ferries vers Vieques ou Culebra.

La circulation se fait à droite, les limitations de vitesse sont en miles par heure, et la vitesse maximale atteint en général 55 mph sur la plupart des routes, avec des sections d’autoroute à 65–70 mph. Les routes principales (PR‑1, PR‑2, PR‑22, PR‑52…) sont en bon état, mais de nombreuses voies secondaires souffrent de nids‑de‑poule, de glissements de terrain et de garde‑fous endommagés, surtout après les ouragans.

Accessibilité et services pour les publics vulnérables

Porto Rico s’efforce de rendre son réseau de transports plus inclusif, notamment grâce aux financements fédéraux dédiés à la mobilité des seniors et des personnes handicapées (programme Section 5310).

Un cadre légal et des plans dédiés

La Puerto Rico Highway and Transportation Authority a élaboré un Plan coordonné de transport public – services humains qui recense les besoins des populations vulnérables et les lacunes du système :

manque de desserte en zones rurales ;

insuffisance de véhicules adaptés (rampe, espace fauteuil, attaches de sécurité) ;

– déficiences de la voirie (trottoirs, abris voyageurs, mobilier urbain) ;

– manque d’information publique sur les services existants et les financements disponibles ;

– coordination insuffisante entre opérateurs publics, privés et associatifs.

Stratégies de réponse

Plusieurs actions sont prévues pour répondre efficacement aux besoins identifiés.

Acquisition et formation

Acquisition de véhicules mieux équipés et formation des conducteurs pour une meilleure opérationnalité.

Amélioration de la sécurité

Renforcement des mesures de sécurité pour protéger les usagers et les biens.

Sensibilisation et outils numériques

Campagnes de sensibilisation et création d’outils numériques (sites web, applications).

Coordination et gestion

Mise en place de comités de coordination multi‑acteurs et renforcement des capacités de gestion des programmes.

Les acteurs de terrain : municipalités, associations, cliniques

Au‑delà des grands réseaux comme le Tren Urbano ou l’AMA, une constellation d’organismes publics, privés et à but non lucratif assure quotidiennement des transports ciblés :

municipalités (Arecibo, Bayamón, Caguas, Carolina, Cataño, Arroyo, Barceloneta…) ;

organisations comme Acción Social de PR, des associations de personnes handicapées, des centres gériatriques, des cliniques (COSSMA, Centro Geriátrico La Milagrosa, etc.).

Ces services, financés en partie par les subventions fédérales, organisent des transports vers :

– des rendez‑vous médicaux ;

– des centres de jour pour personnes âgées ;

– des supermarchés, banques, bureaux de l’administration ;

– des activités sociales ou récréatives.

Bon à savoir :

Ces services fonctionnent souvent sur réservation et utilisent des véhicules de petite taille, mieux adaptés aux rues étroites ou aux zones difficiles d’accès que les gros bus. Conçus principalement comme un filet social pour les résidents, ils restent peu visibles pour les touristes.

Transports privés accessibles

Pour les voyageurs ayant des besoins spécifiques en matière d’accessibilité, plusieurs entreprises privées proposent des navettes et vans adaptés fauteuil roulant, homologués ADA. Parmi elles :

Island Mobility : navettes et vans accessibles (capacité d’1 fauteuil et 4 à 10 passagers), transferts aéroport, hôtels, croisières, événements, résidences privées, service « Meet & Greet » à l’aéroport de San Juan, animaux d’assistance acceptés ;

Go Puerto Rico Shuttle : flotte de vans et bus accessibles, licences délivrées par la Commission des services publics, possibilité de Meet & Greet à l’aéroport ;

Equipos Pro Impedidos : propose aussi des locations de véhicules adaptés.

Des sociétés comme Rico Sun Tours offrent également des transferts aéroport privés en vans accessibles, pouvant accueillir jusqu’à six passagers.

Enfin, des spécialistes de la location de matériel (Cloud of Goods, Special Needs Group / Special Needs at Sea) livrent fauteuils roulants, scooters, fauteuils électriques directement au port de San Juan ou à l’aéroport SJU.

Marcher, pédaler, glisser : mobilité douce dans la capitale

La planification à long terme de Porto Rico met l’accent sur la notion de Complete Streets : des rues pensées pour tous les usagers (piétons, cyclistes, transports en commun, voitures). Plusieurs initiatives ont déjà vu le jour, en particulier dans la zone de San Juan–Carolina.

Marche : Vieille San Juan, Condado et front de mer

La Vieille San Juan reste l’exemple type de quartier où l’on peut tout faire à pied. Sur une surface réduite, on accède à la plupart des monuments, places et musées. La promenade du Paseo de la Princesa, longeant la mer au pied des remparts, est un classique, avec vue sur la baie et le fort El Morro.

Astuce :

Une promenade littorale continue, avec des tronçons piétonniers et cyclables, relie Condado à la vieille ville. Depuis des quartiers comme Santurce, il est possible de rejoindre à pied les plages de Condado ou d’Ocean Park, en prenant soin de bien gérer la chaleur et l’ensoleillement.

Vélo : pistes entre San Juan et Carolina

San Juan dispose d’environ 18 miles (près de 30 km) de pistes cyclables sécurisées, notamment sur l’axe reliant la capitale à Carolina, en passant par les zones côtières d’Isla Verde et de Piñones. Une voie verte sans voiture relie la lagune de Condado à la Vieille San Juan, longe les remparts d’El Morro et se termine au Paseo de la Princesa.

Bon à savoir :

Plusieurs entreprises proposent la location de vélos (classiques, électriques, route, VTT) à la journée, avec des services de livraison à l’hôtel comme San Juan Bike Rentals. Des trottinettes électriques en libre-service sont également disponibles via des applications telles que Bird ou Lime.

Hors de la métropole, la pratique du vélo sur route reste toutefois jugée dangereuse, en raison de la combinaison trafic dense + états de chaussée variables + conduite parfois agressive. Il est impératif de porter un casque et de rester extrêmement vigilant.

Comment planifier ses trajets et éviter les mauvaises surprises

L’une des critiques récurrentes adressées aux transports en commun à Porto Rico porte sur le manque d’information claire et à jour. Les plans de bus sont difficiles à trouver, les horaires ne sont pas toujours respectés, et les systèmes d’information voyageurs sont encore en construction.

Quelques conseils pour contourner ces difficultés :

Astuce :

Pour des trajets efficaces, installez l’**appli officielle de suivi des bus AMA** pour connaître la position réelle des bus. Utilisez des applis multimodales comme **Moovit** ou **Google Maps** (mode transport en commun) pour générer des itinéraires combinant bus, métro, marche et, parfois, ferry. Vérifiez les **alertes de service** pour les ferries (Puerto Rico Ferry / City Experiences app), en particulier pendant la saison des ouragans. Enfin, prévoyez une **marge de temps** supplémentaire pour les déplacements en heure de pointe, surtout dans la zone de San Juan entre 7–9h et 16–19h.

Il est aussi recommandé de toujours avoir :

– des petits billets et de la monnaie, indispensables pour payer les bus qui exigent la somme exacte ;

– un chargeur portable pour maintenir votre téléphone opérationnel (navigation, VTC, billets électroniques) ;

– une bouteille d’eau réutilisable pour affronter la chaleur, surtout si vous combinez marche et transports publics.

Ce qui manque encore… et ce qui se prépare

Malgré les progrès, les plans officiels soulignent de nombreuses lacunes :

– zones rurales quasiment sans service régulier ;

– coordination défaillante entre services publics, carros públicos et initiatives associatives ;

– infrastructures piétonnes insuffisantes autour des arrêts de bus (trottoirs, abris, éclairage) ;

information déficiente sur les services existants et les aides financières possibles.

Du point de vue d’un visiteur, cela signifie qu’en dehors des grands centres urbains et des axes ferry/avion, il est difficile de se reposer uniquement sur les transports publics. Le modèle gagnant reste souvent une combinaison :

Bon à savoir :

Pour se déplacer à Porto Rico, privilégiez les transports en commun (Tren Urbano, bus AMA, ferries, marche) pour les trajets urbains. Optez pour un taxi ou un VTC pour des transferts spécifiques, notamment de nuit ou avec des bagages. Enfin, pour explorer au-delà de la zone métropolitaine, la location d’une voiture est recommandée.

Côté avenir, plusieurs projets sont sur la table :

extension potentielle du Tren Urbano vers le nord‑est, avec des stations envisagées dans le quartier du centre de congrès (Distrito T‑Mobile) et à Vieille San Juan ;

– étude d’extensions plus longues vers Carolina et Caguas ;

– projets de tramways reliant Sagrado Corazón à Vieille San Juan et, à terme, à l’aéroport ;

– expérimentations de solutions de Mobility as a Service (MaaS) dans la région orientale, intégrant bus, ferries, micro‑transit et micromobilité dans une appli unique.

La mise en œuvre de ces projets dépendra toutefois de la capacité budgétaire de l’île, encore marquée par la crise de la dette et les coûts massifs de reconstruction après les ouragans.

En résumé : quel mode pour quel usage ?

Sans transformer ce guide en liste, on peut dégager quelques repères pratiques selon les situations les plus courantes :

Astuce :

Pour séjourner à San Juan sans voiture, combinez marche, bus AMA, Tren Urbano, ferry Cataño et ponctuellement taxis/Uber. Un pass Tren Urbano 1 ou 7 jours est avantageux si vous logez près d’une station. Pour rejoindre Vieques ou Culebra à petit budget, prenez le ferry depuis Ceiba (en prévoyant le trajet routier jusqu’au port) et réservez en ligne via l’appli dédiée. Pour explorer le reste de l’île (Ponce, El Yunque, côte ouest, Ruta Panorámica), la location d’une voiture ou des excursions incluant le transport depuis San Juan sont recommandées. Les carros públicos sont une option d’appoint pour les plus aventureux et hispanophones. Pour les voyageurs à mobilité réduite, privilégiez la zone de San Juan, le réseau Tren Urbano + AMA, les grandes chaînes hôtelières et, si besoin, des transports adaptés privatifs (Island Mobility, Go Puerto Rico Shuttle, Equipos Pro Impedidos), tout en profitant des ferries et des sites explicitement aménagés.

Porto Rico n’offre pas encore un réseau de transports en commun homogène à l’échelle de toute l’île, mais en comprenant la logique des différents modes et en planifiant un minimum, il est tout à fait possible d’y voyager de façon plus durable, plus économique, et souvent avec un regard plus proche de la vie locale que derrière un pare‑brise de voiture de location.

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Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Porto Rico, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Porto Rico pour ses régimes fiscaux préférentiels applicables aux nouveaux résidents (taux réduits sur certains revenus de capitaux et activités éligibles), l’absence d’impôt sur la fortune locale, l’usage du dollar et un environnement juridique aligné sur le droit américain. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence locale, couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable US/PR) et intégration patrimoniale. Ce dispositif permet de réaliser des économies fiscales substantielles tout en maîtrisant les risques (double imposition, contrôles français, changement de cadre juridique US).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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