Les soins de santé pour les expatriés à Porto Rico : mode d’emploi complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Porto Rico attire de plus en plus d’expatriés, séduits par le climat tropical, le cadre caribéen et la fiscalité avantageuse. Mais derrière les palmiers et les plages, une question très concrète se pose rapidement : comment se soigner sur place, avec quels médecins, quels hôpitaux et quelles assurances ? Le territoire n’est pas un État américain, mais il fait partie des États‑Unis, ce qui entraîne un système de santé à la fois familier et très spécifique.

Bon à savoir :

Le système de santé local est fragilisé par des salaires médicaux bas, une fuite des professionnels et des contraintes budgétaires. Pour un expatrié, le choix d’une bonne assurance et de bons prestataires est crucial pour éviter les difficultés et assurer un parcours de soins fluide.

Un système de santé “à l’américaine” dans les Caraïbes

Le système de santé à Porto Rico est calqué sur celui du continent américain. Il repose sur un mélange de programmes publics (Medicaid, Medicare, CHIP) et d’assurances privées, locales ou internationales. L’accès aux soins n’est pas gratuit : résidents comme visiteurs doivent être couverts par une assurance adaptée, sous peine de factures élevées en cas d’urgence ou d’hospitalisation.

Attention :

La qualité des soins à Porto Rico varie considérablement selon la région. La métropole de San Juan concentre les hôpitaux bien équipés, les spécialistes et le personnel anglophone, tandis que les zones rurales souffrent d’un manque criant de médecins, de maternités et de structures spécialisées. Cette géographie à deux vitesses impacte directement la vie des expatriés selon qu’ils résident dans la capitale, sur la côte ou dans l’intérieur de l’île.

On peut résumer ce contraste dans un tableau simple.

AspectSan Juan et grandes villesZones rurales / petites villes
Qualité globale des soinsÉlevée, équipements modernes, spécialités variéesVariable, offre limitée, peu de spécialistes
Langues parléesEspagnol + anglais courant dans le privéEspagnol majoritaire, moins d’anglais
Délai pour les rendez-vousCourt en privé, long en publicSouvent long, surtout pour les spécialistes
Accès maternitéMaternités privées bien dotées20 % des naissances en zones sans offre locale
Disponibilité 24/7Urgences hospitalières ouvertes en continuRecours plus fréquent au transfert

Pour un expatrié, cette réalité impose souvent un compromis : habiter dans un environnement plus tranquille mais accepter de parcourir plusieurs dizaines de minutes pour certains soins, ou rester dans l’aire métropolitaine pour maximiser l’accès aux médecins et à l’hôpital.

Panorama des assurances : ce que doivent savoir citoyens US et non‑US

À Porto Rico, l’assurance est la clef d’entrée dans le système de soins. Mais toutes les situations ne se ressemblent pas, en particulier selon la nationalité et le statut de résidence.

Citoyens américains : pas d’“assurance expat” classique

Comme Porto Rico est un territoire des États‑Unis, plusieurs assureurs internationaux précisent noir sur blanc qu’ils ne peuvent pas vendre de contrats d’assurance “expatrié” à des citoyens américains résidant sur l’île. Les Américains doivent recourir à des régimes de santé considérés comme “US‑based” : grandes compagnies nationales, plans d’employeur, Medicare/Medicaid lorsqu’ils y ont droit, ou assureurs locaux portoricains.

Astuce :

De nombreuses polices d’assurance santé souscrites sur le continent américain incluent Porto Rico dans leur réseau, mais les conditions (franchise, réseau de soins, plafonds de remboursement) peuvent différer, notamment entre soins urgents et soins programmés. Avant un déménagement, il est indispensable de vérifier auprès de son assureur que la couverture reste pleinement valable sur ce territoire.

Expatriés non américains : intérêt des assurances internationales

Les expatriés d’autres nationalités disposent de plus de latitude. Ils peuvent :

souscrire une assurance santé internationale couvrant Porto Rico, le pays d’origine et, souvent, le reste du monde ;

– ou choisir de basculer progressivement vers un assureur local une fois installés, afin de s’intégrer au système portoricain et de satisfaire, pour certains, aux critères fiscaux de “bona fide resident”.

Les grands noms de l’assurance internationale positionnés sur ce créneau sont, entre autres, Cigna Global, AXA Global Healthcare, Bupa Global, Allianz Care, IMG, GeoBlue ou Redbridge International. Ces contrats sont modulables : zone géographique avec ou sans États‑Unis, plafond annuel, options dentaires ou maternité, téléconsultation, assistance 24h/24, voire évacuation médicale vers le continent américain.

30

Les coûts de santé à Porto Rico sont en moyenne plus de 30 % inférieurs à ceux du continent américain.

Coûts et co‑paiements : un environnement moins cher que le continent

En matière de coûts, Porto Rico se distingue : les primes d’assurance privée y sont souvent bien plus basses qu’aux États‑Unis. Certains expatriés rapportent des économies mensuelles d’environ 200 dollars en passant d’un plan Blue Cross Blue Shield continental à un contrat Triple‑S local, pour un niveau de couverture globalement comparable.

Les co‑paiements demandés à l’assuré restent raisonnables. Un témoignage typique fait état de montants de l’ordre de :

Type de dépenseExemple de co‑paiement observé
Visite chez un médecin généraliste ou spécialiste7,50 $
Visite aux urgences25 $
Médicament courant en pharmacie2,00 $
Hospitalisation / chirurgie0 $ (prise en charge intégrale)

Ces chiffres varient selon le plan, mais donnent une idée de l’ordre de grandeur dans le secteur privé lorsque l’on dispose d’une assurance bien négociée.

Programmes publics : Medicaid, CHIP et Medicare sur l’île

Le versant public du système de santé occupe une place beaucoup plus importante qu’aux États‑Unis. Près de la moitié des habitants sont éligibles à Medicaid, ce qui se traduit par des chiffres impressionnants pour un territoire d’environ 3,6 millions de personnes.

Medicaid (“Vital” / “Mi Salud”) et “La Reforma”

La version locale de Medicaid, souvent appelée Vital ou Mi Salud, couvre environ 1,4 million de résidents. À cela s’ajoutent près de 47 000 enfants bénéficiant du programme CHIP, destiné aux familles qui dépassent légèrement le seuil de pauvreté mais ne peuvent pas payer une assurance privée.

Ces dispositifs financent :

Couverture de l’assurance maladie

Les principaux postes de soins généralement pris en charge par les régimes d’assurance maladie obligatoire.

Soins de ville

Consultations chez le médecin traitant et les spécialistes en ville.

Soins hospitaliers

Hospitalisations, passages aux urgences et soins ambulatoires.

Médicaments

Une partie des médicaments délivrés sur ordonnance.

Soins dentaires

Des soins dentaires de base (hors prothèses et orthodontie).

Transport médical

Le transport médical est parfois pris en charge, sous conditions.

La contrepartie, pour un expatrié qui compterait sur ces régimes, est la pression sur le système : les hôpitaux publics souffrent de sous‑financement, les salles d’attente sont surchargées, et certains services d’urgences affichent des délais d’admission proches de 13 heures entre l’arrivée et l’hospitalisation effective. Pour un étranger, l’accès dépend en outre de critères d’éligibilité liés au revenu et au statut légal, qui excluent de facto de nombreux migrants et non‑résidents.

Medicare et Medicare Platino

Les règles de Medicare à Porto Rico ressemblent à celles du continent, avec deux nuances importantes :

Bon à savoir :

L’inscription à la partie B (soins ambulatoires) de Medicare n’est pas automatique ; les résidents doivent effectuer eux-mêmes la démarche. Par ailleurs, les plans Medicare Advantage, notamment les Medicare Platino qui combinent Medicaid et Medicare pour les personnes les plus vulnérables, font l’objet d’un accent plus fort.

Les expatriés retraités éligibles à Medicare doivent donc vérifier attentivement si leurs options couvrent Porto Rico, les États‑Unis continentaux et, le cas échéant, leur pays d’origine. Il faut aussi garder en tête que Medicare ne paie pas les soins reçus en dehors du territoire américain, ce qui exclut la plupart des voyages en Amérique latine voisine.

Public vs privé : deux mondes parallèles

Pour un expatrié, la question n’est pas seulement de savoir s’il existe un hôpital à proximité, mais quel type d’hôpital, avec quel niveau d’équipement et quelles conditions d’accueil.

Hôpitaux publics : surchargés mais essentiels

Le réseau public, financé par l’État portoricain avec un soutien fédéral plafonné, compte des dizaines d’établissements répartis sur l’île. Les soins qu’ils fournissent sont souvent comparables aux standards américains sur le plan technique, en particulier pour les actes courants.

Mais les contraintes budgétaires, la bureaucratie et l’exode des médecins entraînent :

Exemple :

Les patients peuvent rencontrer des délais importants pour obtenir un rendez-vous, particulièrement chez les spécialistes. De plus, les services d’urgence sont souvent surpeuplés. Une fois hospitalisés, les conditions matérielles peuvent être rudimentaires, incluant le partage de chambre, l’utilisation de sanitaires collectifs, et l’obligation d’apporter ses propres draps, oreiller, serviettes, voire produits d’hygiène.

L’expérience patient peut ainsi être déroutante pour un expatrié habitué à des hôpitaux “premium” : communication limitée en anglais dans certains services, lenteur administrative, difficulté à obtenir des informations en temps réel sur son dossier.

Hôpitaux privés : la référence pour les expatriés

La majorité des expatriés se tournent vers le secteur privé, où les écarts se font sentir immédiatement :

délais de rendez-vous plus courts ;

équipements de pointe en imagerie, chirurgie, soins intensifs ;

personnel souvent formé ou ayant exercé aux États‑Unis ;

plus grande probabilité de trouver des médecins parlant couramment anglais.

Dans la région de San Juan, plusieurs établissements sont régulièrement cités comme offrant un niveau de prestation très proche de celui de bons hôpitaux américains :

Hôpital privé (San Juan)Atouts pour les expatriés
Ashford Hospital (Condado)Urgences 24/7, forte orientation vers les touristes et expatriés
Auxilio Mutuo HospitalLarge éventail de spécialités, réputation solide dans l’île
Hospital Pavia SanturceÉquipement moderne, bonnes équipes de spécialistes

Ces établissements sont souvent le point de chute recommandé en cas de problème sérieux dans la capitale. Pour des situations extrêmes (traumatologie lourde, pathologies ultra‑spécialisées), des évacuations vers Miami ou une grande métropole américaine restent néanmoins fréquentes, Porto Rico ne disposant pas encore d’un réseau de traumatologie de niveau I pleinement intégré.

Une pénurie chronique de soignants

Derrière les infrastructures se cache un problème structurel : la fuite des talents. Les médecins, chirurgiens et infirmières portoricains sont massivement attirés par les salaires et les conditions de travail bien meilleurs proposés sur le continent américain.

Les écarts de rémunération moyens parlent d’eux‑mêmes :

ProfessionSalaire moyen à Porto RicoSalaire moyen États‑Unis continentaux
Médecin généraliste≈ 170 000 $≈ 265 000 $
Spécialiste≈ 285 000 $≈ 382 000 $
Infirmier diplômé (RN)≈ 35 000 $≈ 81 000 $

À ces écarts s’ajoutent :

des tarifs de remboursement très bas de la part des assurances ;

– une bureaucratie lourde pour la reconnaissance des actes ;

des retards de paiement récurrents ;

– peu de protections juridiques jugées favorables aux médecins.

9800

C’est le nombre approximatif de médecins restants pour desservir une population de plus de 3 millions de personnes dans le territoire concerné.

Pour un expatrié, anticiper et structurer son parcours de soins devient donc stratégique : identifier au plus tôt un généraliste, vérifier la disponibilité de spécialistes clés (cardiologue, gynécologue, pédiatre, etc.), et ne pas compter sur un accès “instantané” à tous les services.

Langue, culture et petites différences pratiques

Même si l’anglais est très présent, surtout dans la santé privée et à San Juan, la langue majoritaire reste l’espagnol. Cela a plusieurs conséquences concrètes.

Bon à savoir :

Les médecins et dentistes parlent souvent anglais, mais pas nécessairement les infirmiers, secrétaires ou ambulanciers. Les documents (formulaires, ordonnances) sont généralement en espagnol. La structure des noms de famille (père puis mère) peut causer des erreurs dans les systèmes informatiques pour les expatriés non familiers avec cette convention.

Dans la pratique, mieux vaut :

maîtriser au moins des phrases de base en espagnol médical ;

avoir un ami ou collègue bilingue à portée de téléphone pour les urgences ;

vérifier que le nom inscrit sur chaque document correspond rigoureusement à celui du passeport et des pièces officielles.

Autre particularité : beaucoup de démarches (rendez-vous, résultats de laboratoire, échanges avec l’assurance) se font encore par téléphone ou en personne. Les plates‑formes de prise de rendez‑vous en ligne existent, mais ne sont pas toujours à jour ni utilisées systématiquement.

Pharmacies, médicaments et téléconsultation

Pour le quotidien, Porto Rico offre un environnement familier aux expatriés habitués aux États‑Unis : on retrouve les grandes enseignes comme CVS, Walgreens ou Walmart, présentes en nombre dans l’aire de San Juan et les villes moyennes. Certaines pharmacies CVS de la capitale sont ouvertes 24 heures sur 24 et proposent même des services de livraison.

Les grandes lignes à retenir sont simples :

Bon à savoir :

La plupart des médicaments courants disponibles aux États-Unis le sont également sur l’île. Il est généralement possible de transférer une ordonnance existante depuis une pharmacie du continent vers une pharmacie locale, sur simple demande ou via un formulaire. Pour un traitement chronique, il est prudent d’arriver avec au moins un mois de réserve de médicaments, le temps de s’installer et de mettre à jour les prescriptions.

Les laboratoires d’analyses fonctionnent en général sans rendez‑vous. Le patient se présente avec l’ordonnance, effectue ses prélèvements, puis récupère lui‑même les résultats pour les apporter au médecin. De nombreux techniciens parlent anglais, ce qui facilite le déroulement pour les expatriés.

La télé‑médecine s’est également développée. Une loi locale impose d’ailleurs aux assureurs de rembourser les consultations à distance comme des visites en présentiel. Des acteurs comme Triple‑S ont lancé des applications de téléconsultation (TeleConsultaMD), et plusieurs assureurs internationaux proposent aussi ce service dans leurs packs.

Urgences et ambulances : ce qu’il faut savoir avant d’en avoir besoin

En cas d’urgence médicale, le numéro à composer reste le 911. Les opérateurs parlent principalement espagnol, mais peuvent transférer sur un interlocuteur anglophone si nécessaire. Les ambulances sont, dans leur immense majorité, exploitées par des sociétés privées.

Cette privatisation a plusieurs implications :

Attention :

La course et la prise en charge sont généralement à payer d’avance, parfois uniquement en espèces ou via une application locale comme ATH Móvil. De plus, certains contrats d’assurance ne remboursent pas ou peu ces frais, ou ne le font qu’après coup sur présentation d’une facture. Enfin, le montant de la course peut varier fortement selon la distance, la gravité apparente de la situation, et l’existence ou non d’un accord préalable avec l’assureur.

La prudence veut que l’on conserve une réserve d’argent liquide dédiée à ce type de dépense, surtout dans les premières semaines sur l’île. Il est aussi utile de connaître à l’avance l’hôpital où l’on souhaite être transporté, notamment dans une grande agglomération où les distances entre établissements restent raisonnables.

À noter également : de nombreux hôpitaux publics et privés disposent de parkings payants qui n’acceptent pas toujours les cartes bancaires. Là encore, quelques billets peuvent éviter des tracas inutiles.

Santé des femmes, maternité et soins pédiatriques

La réalité de la maternité à Porto Rico illustre bien le contraste entre le monde urbain et rural. Dans les grandes villes, les maternités privées offrent des services comparables aux cliniques d’accouchement américaines : suivi personnalisé, obstétriciens anglophones, unités de néonatologie modernes. Ashford Hospital, par exemple, met en avant un service de néonatalogie de niveau III, qui sauve chaque année de nombreux prématurés et nouveau‑nés fragiles.

En revanche, dans certaines parties de l’île :

20 % des bébés naissent dans des zones officiellement dépourvues d’offre de maternité locale ;

– en campagne, 100 % des femmes vivent à plus de 30 minutes de route d’un hôpital avec service d’obstétrique, contre moins de 10 % en ville.

Bon à savoir :

Dans cette région, le recours à la césarienne dépasse la moitié des accouchements. Cette pratique courante implique un suivi post‑opératoire spécifique et peut limiter les options pour les expatriées souhaitant un accouchement moins médicalisé.

Pour les familles étrangères, la stratégie la plus fréquente consiste à :

– s’installer près d’un hôpital privé disposant d’un bon service de maternité ;

– identifier à l’avance un gynécologue‑obstétricien parlant anglais ;

– discuter avec l’assurance de la prise en charge des frais d’accouchement, surtout en cas de césarienne ou de complications.

Pour les soins pédiatriques courants, les pédiatres et services d’urgences pour enfants des grands hôpitaux privés restent la meilleure option pour limiter les délais et les barrières de langue.

Maladies tropicales, ouragans et autres risques : vivre avec les spécificités du climat

Vivre dans les Caraïbes implique d’autres risques que ceux de la vie quotidienne sur le continent. Porto Rico est confronté à une combinaison de menaces naturelles et sanitaires que les expatriés doivent intégrer dans leur préparation.

Dengue, Zika et moustiques

La dengue est endémique sur l’île et connaît régulièrement des résurgences. Une flambée a conduit en 2024 à plusieurs milliers de cas et à la déclaration d’un état d’urgence sanitaire. Les moustiques Aedes aegypti, qui transmettent également Zika et le chikungunya, sont particulièrement actifs dans les zones urbaines et périurbaines.

Pour un expatrié, la prévention reste le meilleur rempart :

Astuce :

Pour se protéger efficacement des piqûres de moustiques, il est recommandé d’adopter plusieurs mesures : utiliser quotidiennement des répulsifs agréés sur la peau et les vêtements ; dormir sous des moustiquaires ou dans des pièces climatisées ; porter des vêtements couvrants, particulièrement le soir et à l’aube, périodes d’activité intense ; et éliminer systématiquement les eaux stagnantes autour du domicile, car elles constituent des gîtes larvaires.

La question de la vaccination contre la dengue est délicate. Un vaccin (Dengvaxia) a été autorisé pour les 9–16 ans ayant déjà contracté la maladie et vivant dans des zones d’endémie, mais son usage a été restreint par les autorités locales. Cette option concerne davantage les enfants de résidents de longue durée que la plupart des nouveaux arrivants.

Pour le Zika, les recommandations sont encore plus strictes pour les femmes enceintes ou en projet de grossesse : différer le voyage ou, a minima, discuter d’un plan précis avec un médecin spécialiste.

Ouragans, séismes et préparation d’urgence

La saison des ouragans s’étend de juin à novembre. Les événements majeurs récents ont montré combien le système de santé pouvait être fragilisé par des coupures de courant prolongées, des routes impraticables ou des hôpitaux endommagés. L’île est également exposée aux séismes, comme l’a rappelé le tremblement de terre de 2020.

Pour les expatriés, cela suppose : la nécessité d’une adaptation culturelle, la gestion des formalités administratives, la compréhension du marché local, un réseau social à développer et le soutien familial.

un kit d’urgence domestique (eau, médicaments chroniques, lampes, radio, documents importants) ;

une assurance habitation complétée par des options couvrant les vents violents, les inondations et les séismes, car les polices standard sont souvent lacunaires ;

– une compréhension minimale des consignes locales de sécurité (abris, évacuation, etc.).

Dans le domaine de la santé, disposer d’une assurance incluant l’évacuation médicale peut se révéler vital si un hôpital doit fermer temporairement ou si les capacités locales sont dépassées.

Santé mentale et soutien psychologique pour expatriés

Le choc culturel, l’isolement, la barrière de la langue et les événements climatiques extrêmes peuvent peser sur la santé mentale. Porto Rico dispose d’une offre en psychiatrie, psychologie et travail social, mais là encore la densité de professionnels est moindre qu’aux États‑Unis et la stigmatisation reste forte dans une partie de la population.

Plusieurs organismes publics et associatifs complètent cependant l’offre :

Ressources de soutien à Porto Rico

Organismes et services disponibles pour un accompagnement en santé mentale et une aide psychologique.

Administration de la santé mentale

L’administration locale de la santé mentale et des addictions (ASSMCA) offre des services et un soutien officiels.

Lignes d’écoute et de crise

Des lignes d’écoute dédiées au soutien psychologique et à la prévention du suicide sont disponibles.

Associations et organisations

Des structures comme NAMI Puerto Rico ou diverses associations de psychologues et de travailleurs sociaux proposent leur aide.

Pour les expatriés, combiner ces ressources locales avec les services d’assistance de l’assurance internationale (télé‑psychologie en anglais, par exemple) est souvent la solution la plus confortable.

Conseils pratiques pour bien démarrer son parcours de soins

Face à ce paysage complexe, quelques réflexes peuvent aider à sécuriser son installation.

D’abord, clarifier son profil : citoyen américain ou non, retraité ou actif, famille avec enfants ou célibataire. Chaque configuration appelle une stratégie différente d’assurance. Les citoyens US vérifieront d’abord si leur plan actuel couvre Porto Rico, ou s’ils doivent migrer vers un assureur local comme Triple‑S, MCS ou Humana. Les autres se renseigneront sur les couvertures internationales incluant les États‑Unis.

Bon à savoir :

Privilégier les grandes villes comme San Juan, Dorado, Ponce ou Mayagüez pour bénéficier d’un accès facile à des hôpitaux privés réputés, à des spécialistes et à des pharmacies ouvertes 24h/24. Une installation dans des zones plus éloignées nécessite une planification plus rigoureuse des déplacements pour les soins médicaux courants et les situations d’urgence.

À l’arrivée, il est intéressant de :

s’enregistrer auprès d’un généraliste ou interniste qui deviendra le “chef d’orchestre” des soins ;

identifier un ou deux hôpitaux où l’on souhaite se rendre en cas d’urgence ;

– localiser les laboratoires et pharmacies les plus proches, ainsi qu’un service d’imagerie si l’on souffre d’une pathologie chronique.

Enfin, il est prudent de constituer un dossier médical simplifié en anglais et/ou espagnol, avec antécédents, allergies, traitements en cours, résultats d’analyses importantes. Ce document, stocké sur un téléphone ou une clé USB, peut grandement faciliter la tâche des soignants en cas d’urgence, surtout si la barrière de la langue se fait sentir.

Entre opportunité et vigilance

Pour un expatrié, Porto Rico présente un visage paradoxal : un système de santé techniquement très proche de celui des États‑Unis, avec des coûts souvent plus bas, mais aussi une fragilité structurelle marquée par le sous‑financement public et la fuite des professionnels.

Bon à savoir :

Pour bénéficier de soins de qualité, notamment dans le secteur privé et les grandes villes, il est essentiel de bien préparer son voyage : choisir une assurance adaptée, se renseigner sur les hôpitaux locaux et prendre des précautions face aux risques tropicaux. À l’inverse, négliger ces aspects ou compter sur une couverture inadaptée expose inutilement aux difficultés, en particulier en cas d’urgence.

Vivre à Porto Rico, c’est donc accepter ce double visage : celui d’une île caribéenne au système médical avancé pour la région, mais aussi celui d’un territoire où chaque expatrié doit devenir un acteur éclairé de sa propre santé.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Porto Rico pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Porto Rico, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Porto Rico pour ses régimes fiscaux préférentiels (notamment sur les revenus financiers et certains revenus de source étrangère), l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie inférieur à de nombreuses grandes villes françaises et l’accès direct au marché américain. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence locale et installation, couverture santé adéquate, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste international, experts bilingues) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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