Glyfáda n’est plus simplement un beau quartier balnéaire d’Athènes. Sur la carte de l’investissement immobilier en Méditerranée, ce morceau de côte de l’Athenian Riviera est désormais présenté comme un véritable « blue chip » : une valeur refuge, chère, très convoitée, et au cœur de la transformation urbaine qui redessine tout le sud d’Athènes. Y investir ne relève plus de l’intuition mais de la stratégie patrimoniale. Encore faut‑il comprendre ce que l’on achète, à quel prix, avec quels rendements et quelles contraintes.
Glyfáda, capitale de la Riviera athénienne
Glyfáda s’est imposée comme le « Miami de la Grèce », décrite comme la capitale indiscutée de l’Athenian Riviera. On parle d’un hub cosmopolite plus vraiment assimilable à un « simple » faubourg aisé, mais à un véritable label de style de vie, capable de rivaliser avec Cannes, la côte espagnole ou certains quartiers de Miami.
La ville combine un centre urbain énergique et un resort balnéaire paisible, offrant des plages (dont une labellisée Pavillon Bleu), un golf, une marina, une vie nocturne et commerçante. Son environnement est vert, sûr et familial, attirant une communauté internationale d’expatriés, diplomates et cadres.
Sur le plan pratique, Glyfáda reste bien connectée. Environ 15 km la séparent du centre d’Athènes, desservi par le tram (environ 45 minutes jusqu’au centre), les grands axes (avenues Posidonos, Vouliagmenis, Attiki Odos) et, à terme, une extension très attendue du métro. On est aussi à une trentaine de minutes de la place Syntagma comme de l’aéroport international. Cet équilibre entre accessibilité et vie côtière contribue fortement à la demande résidentielle, locale comme internationale.
Un marché mature, stable… et cher
Pour un investisseur, la première question est toujours la même : les prix. Et, à Glyfáda, ils donnent le ton.
Les données récentes soulignent un marché arrivé à maturité, mais toujours en croissance. Le logement en Grèce reste dans une phase de hausse modérée des prix après plusieurs années de progression soutenue. Selon la Banque de Grèce, les prix des appartements ont augmenté de 7,7 % au niveau national et de 6,6 % à Athènes sur un an au troisième trimestre 2025. Glyfáda, elle, se situe clairement au‑dessus de la moyenne.
En décembre 2025, le prix moyen demandé pour les résidences à la vente dans la municipalité de Glyfáda atteignait 5 228 €/m², soit une hausse de 3,28 % en un an. Sur les deux dernières années, le point haut a été observé à 5 274 €/m² (juillet 2024), le point bas à 5 059 €/m² (février 2025). Sur les trois dernières années, divers jeux de données indiquent une progression moyenne annuelle autour de 8 %. Certaines sources chiffrent le prix médian aux environs de 4 250 €/m², ce qui illustre davantage un plancher d’entrée qu’une réalité sur les segments prime.
Prix moyen au mètre carré pour les nouveaux programmes immobiliers dans le centre ou près du golf à Cannes.
Pour donner un repère concret, un budget de 500 000 € permet généralement d’acquérir un appartement d’environ 80 m², avec deux chambres, une salle de bain, un espace de stockage et une place de parking, dans un immeuble des années 2010. À l’autre extrémité du spectre, de grandes villas en bord de mer dépassent volontiers les 2 millions d’euros, tandis que les penthouses neufs, avec vue mer et piscine, se négocient en centaines de milliers voire en millions d’euros.
Des zones internes aux profils bien distincts
L’un des points clés pour comprendre le marché est la segmentation interne de Glyfáda. Le territoire n’est pas homogène et les valeurs suivent précisément les micro‑localisations.
La ville de Glyfáda, en Grèce, se structure en trois grandes zones distinctes : la bande littorale (front de mer), le centre-ville, et la partie haute (Upper Glyfáda). Chacune de ces zones comprend des sous-quartiers bien identifiés, comme Golf, Aixoni, Aigli ou Terpsithea. Les écarts de prix immobiliers entre ces secteurs sont significatifs, comme l’illustrent les données chiffrées par quartier pour décembre 2025.
| Zone de Glyfáda | Prix vente €/m² | Loyer €/m²/mois |
|---|---|---|
| Glyfada‑centre | 6 414 | 19,62 |
| Golf | 5 853 | 18,85 |
| Aixoni | 5 612 | 15,47 |
| Aigli | 4 415 | 14,42 |
| Ano (Upper) Glyfada | 4 766 | 13,58 |
| Terpsithea | 4 060 | 12,41 |
Les zones littorales, autour de la marina et de la plage, sont les plus chères : les prix oscillent entre 6 000 et 10 000 €/m² sur la façade côtière, avec des poches ultra‑prime où l’on atteint, selon certains professionnels, 20 000 €/m² sur des produits super‑luxe récents, les biens anciens se situant plutôt autour de 9 000 €/m².
Le centre de Glyfáda, très commerçant, actif jour et nuit, se situe plutôt entre 4 000 et 6 500 €/m². Upper Glyfáda, plus en retrait, calme, familial, affiche des valeurs plus abordables, de l’ordre de 3 000 à 4 500 €/m², tout en connaissant une forte dynamique de rénovation et de nouvelles constructions.
Cette hiérarchie interne est renforcée par les micro‑tendances. Entre 2022 et 2023, certaines parties hautes comme Terpsithea ont vu les prix à la vente bondir de plus de 14 %, Aixoni de 13,4 %, Upper Glyfáda de près de 12 %, tandis que le centre progressait d’environ 9 % et la zone du Golf d’un peu plus de 3 %.
Un « safe haven » : faible rendement, forte appréciation
L’autre grande caractéristique de Glyfáda, essentielle pour positionner sa stratégie, tient au rapport entre prix d’achat et revenus locatifs. Le consensus des données est limpide : on est sur un marché à faible rendement et forte appréciation, une valeur refuge plutôt qu’une machine à cash‑flow.
Les rendements locatifs bruts pour les logements de standing sont généralement compris entre 3,5 % et un peu plus de 4 % (certaines sources parlent de 3,5–4,2 %, d’autres de 3,5–4,5 %). Des statistiques globales pour la ville affichent un rendement brut moyen autour de 3,85 %, avec 3,52 % en centre‑ville et 3,74 % en périphérie immédiate. Dans les quartiers costauds de l’Athens South (Glyfáda, Voula, Vouliagméni), la compression des rendements sous les 4 % est même devenue la norme.
À titre de comparaison, dans des quartiers centraux plus émergents d’Athènes, les rendements bruts sont de 6 à 9 %, voire plus sur certains produits en location courte durée. Glyfáda apparaît régulièrement dans les études de rentabilité comme un secteur « à éviter » pour les investisseurs focalisés uniquement sur le ROI, car les loyers n’y suivent pas la flambée des prix avec la même vigueur.
Un marché locatif solide malgré tout
Faible rendement ne signifie pas marché fragile, bien au contraire. Glyfáda abrite une demande locative particulièrement robuste, en grande partie tirée par une clientèle de cadres et d’expatriés. Les dirigeants du maritime, de la tech, les diplomates, les multinationales cherchent des logements de qualité près de la mer, dans un quartier international avec écoles, services médicaux, transports et loisirs. Pour ces profils, le loyer est souvent un élément secondaire face à la qualité du cadre de vie.
Le loyer moyen demandé en décembre 2025 est de 16,53 €/m² par mois, en baisse de 3,67 % sur un an.
Certaines poches ultra‑prime atteignent cependant des loyers spectaculaires : dans les zones dites « B’ luxe » situées sous la Vouliagmenis Avenue, on parle de 20 à 40 €/m² pour du neuf avec vue mer ou piscine, tandis que dans la zone « A’ luxe » super‑premium, les loyers grimpent entre 30 et 50 €/m².
Même si une partie du marché locatif reste sous pression (notamment après l’augmentation des prix d’achat et certaines mesures réglementaires), la combinaison d’une clientèle solvable, d’une économie locale dynamique toute l’année et de la rareté de l’offre garantit des taux de vacance proches de zéro sur les produits bien positionnés.
Location courte durée : un potentiel réel, mais encadré
Avec ses plages, ses cafés, sa vie nocturne, Glyfáda est une destination naturelle pour la location saisonnière. Les études indiquent qu’une exploitation en courte durée peut générer des rendements bruts de 6 à 8 %, surtout sur la saison printemps–automne, période où la demande touristique est la plus forte. Les appartements bien décorés, avec vue mer, piscine ou proximité immédiate de la plage, séduisent autant les vacanciers que certains nomades digitaux.
Pour les investissements Golden Visa de 400 000 € et 800 000 € dans les zones tendues comme Glyfáda, la réglementation interdit désormais la location de courte durée. Les biens acquis doivent être réservés à un usage personnel ou à de la location longue durée. Le non-respect de cette règle peut entraîner une amende allant jusqu’à 50 000 € et la révocation du titre de séjour.
Cette interdiction, en vigueur pour les nouveaux biens Golden Visa dès 2026, contribue à figer Glyfáda dans un registre de résidence haut de gamme et de placements patrimoniaux, plutôt que de terrains de jeu pour les stratégies Airbnb agressives. Les investisseurs qui visent absolument la courte durée devront donc soit sélectionner des actifs hors cadre Golden Visa, soit se tourner vers d’autres quartiers.
Moteurs de valorisation : Ellinikon et métro
Si Glyfáda affiche des prix aussi élevés, ce n’est pas uniquement en raison de ses plages. Deux catalyseurs structurants expliquent la trajectoire du marché et, selon la plupart des analyses, lui offrent encore de la marge de progression.
Le premier est le gigantesque projet de régénération urbaine de l’ancien aéroport d’Athènes, The Ellinikon. Avec ses plus de six millions de m², ses tours résidentielles et de bureaux, ses centres commerciaux (Riviera Galleria, Ellinikon Mall), ses hôtels, ses marinas, ses parcs et ses infrastructures « smart city », ce projet de 8 milliards d’euros est présenté comme la plus grande opération de ce type en Europe du Sud. Situé le long de la même frange côtière que Glyfáda, il déplace le centre de gravité de la métropole vers le sud.
L’effet Ellinikon pourrait entraîner des hausses de 10 à 15 % supplémentaires des valeurs immobilières dans les secteurs voisins.
Le second catalyseur est l’extension programmée de la ligne 2 du métro vers Glyfáda, avec une branche passant par Elliniko et aboutissant à Agios Konstantinos, et une branche haute rejoignant Upper Glyfáda (Gounari) puis Vouliagméni. Le projet, encore en phase d’études mais considéré comme « incontournable » à moyen terme face au risque d’embouteillages massifs générés par Ellinikon, n’est pas encore intégralement intégré dans les prix actuels, selon plusieurs analyses.
Après l’extension du métro à Peristeri, certains segments ont vu les prix de l’immobilier grimper d’environ 42 % en quelques années.
Le tandem Ellinikon + métro s’inscrit par ailleurs dans un environnement grec global fortement investi : modernisation des infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires, déploiement de la 5G, interconnexions électriques, développement de ports de plaisance… autant d’éléments qui renforcent la compétitivité d’Athènes et de sa Riviera aux yeux des investisseurs internationaux.
À qui s’adresse Glyfáda en tant qu’investissement ?
Avec ses prix élevés et ses rendements compressés, Glyfáda ne s’adresse pas à tous les profils. Les recherches récentes dressent un portrait assez cohérent des acheteurs types.
On trouve d’abord les « legacy investors », qui cherchent à préserver et transmettre un patrimoine sur plusieurs générations. Pour eux, Glyfáda fonctionne comme une réserve de valeur, un « coffre‑fort » immobilier dans le sud‑est de l’Europe, où le risque de décote paraît limité au regard de la rareté du foncier et de la qualité de vie. Les hausses attendues de 9 à 12 % en 2026, même si elles ne se reproduisent pas indéfiniment, confortent ce positionnement.
Les « coastal executives » sont des cadres supérieurs de secteurs globaux (shipping, aviation) basés à Athènes, attirés par la proximité du port du Pirée et de l’aéroport. Leur achat à Glyfáda répond à un double objectif : usage personnel et investissement patrimonial. Ils privilégient les immeubles de standing offrant des services de gestion, une sécurité 24/7, des piscines, des jardins privatifs et des installations sportives.
Les « diaspora buyers » – Grecs de l’étranger fortunés – constituent une autre catégorie importante. Glyfáda leur offre un pied‑à‑terre de prestige, bien relié au reste du monde, dans un quartier qui parle autant le grec que l’anglais, l’allemand ou le français, et qui incarne le renouveau du pays après la crise.
C’est le nouveau seuil minimum d’investissement pour un bien résidentiel unique dans les zones premium comme Glyfáda pour obtenir la Golden Visa grecque.
Enfin, on observe une clientèle plus classique de familles athéniennes aisées, à la recherche d’un appartement ou d’une maison principale ou secondaire dans le sud, attirées par les écoles internationales, les infrastructures sportives, les plages, la sécurité et l’image de marque du quartier.
Typologie des biens et standards techniques
La « nouvelle » Glyfáda ne se résume pas aux immeubles des années 1990. Le parc immobilier se modernise rapidement, tiré par la demande internationale et les exigences énergétiques.
Les nouveaux développements se caractérisent par des performances énergétiques élevées (A+ ou A++), l’intégration de systèmes domotiques complets, des baies vitrées toute hauteur, des piscines privées ou semi‑privatives, des jardins en jouissance exclusive pour les rez‑de‑jardin, des roof gardens avec vue panoramique sur le golfe Saronique. La notion de « villa dans le ciel » s’incarne dans ces grandes maisonnées en duplex sur les derniers étages, dotées de piscines sur toit.
Le marché de l’immobilier haut de gamme voit émerger des tendances comme les penthouses « smart home » avec piscine à débordement, les lofts convertis depuis d’anciens locaux commerciaux et les petits immeubles de quelques appartements luxueux. Ces projets répondent à la demande des acheteurs internationaux en intégrant souvent des services de gestion locative et de conciergerie, permettant une solution « lock-and-leave » : le bien peut être laissé vacant plusieurs mois tout en étant entretenu et surveillé.
Les biens plus anciens, souvent construits dans les années 1990 et 2000, conservent un intérêt, surtout lorsqu’ils sont rénovés. Les statistiques athéniennes montrent d’ailleurs que les appartements rénovés se vendent 15 à 20 % plus vite et obtiennent des primes de 10 à 15 % par rapport aux logements non rénovés, tendance qui se retrouve dans le sud. Dans les quartiers comme Terpsithea, par exemple, les immeubles anciens se négocient entre 1 700 et 2 500 €/m², tandis que les bâtiments neufs peuvent monter entre 3 000 et 5 000 €/m², ce qui laisse une marge pour des stratégies de revalorisation par travaux.
Glyfáda et le Golden Visa : un terrain de jeu très encadré
Pour les investisseurs non européens, la Golden Visa grecque représente un argument majeur. Elle offre un permis de séjour renouvelable de cinq ans, extensible à la famille (conjoint, enfants non mariés, parents), avec liberté de circulation dans l’espace Schengen et sans exigence de présence minimale sur le territoire.
Dans un quartier comme Glyfáda, cependant, les règles sont parmi les plus strictes du pays. On est dans la tranche haute du programme : 800 000 € minimum pour un bien résidentiel, unique, d’au moins 120 m². Il n’est pas possible de panacher plusieurs petits lots pour atteindre le seuil. Le financement par emprunt local ne peut couvrir cette part minimale : l’investissement doit provenir de fonds apportés de l’étranger.
Une voie alternative pour les investisseurs via la conversion d’actifs commerciaux en logements, avec des conditions spécifiques.
Un investissement de 250 000 € dans la conversion de bureaux ou locaux commerciaux en appartements est éligible à la Golden Visa.
Cette opportunité s’applique, par exemple, à l’achat de vieux bureaux ou locaux commerciaux dans des zones comme Glyfáda.
Aucune exigence de surface minimale pour les logements créés, contrairement à l’investissement immobilier standard.
Le changement d’usage du bien (de commercial à résidentiel) doit être entièrement réalisé et certifié avant le dépôt de la demande de résidence.
Cette stratégie nécessite un encadrement technique et juridique solide pour garantir la conformité et la réussite du projet.
À cela s’ajoute la déjà mentionnée interdiction de location courte durée pour les biens détenus dans le cadre des tranches à 400 000 et 800 000 €. Les investisseurs doivent donc bâtir leur plan sur la location longue durée ou l’usage privé, ce qui renforce encore le profil patrimonial des placements à Glyfáda.
Environnement réglementaire, fiscalité et coûts
Investir en Grèce, et donc à Glyfáda, implique de maîtriser un minimum le cadre fiscal. Tous les étrangers, qu’ils soient européens ou non, peuvent acheter librement de l’immobilier (hors rares zones frontalières sensibles). Ils disposent des mêmes droits de propriété que les citoyens grecs. Avant toute acquisition, il faut obtenir un numéro fiscal (AFM), ouvrir de préférence un compte bancaire local et mandater un avocat indépendant pour piloter les diligences juridiques.
À l’achat, la fiscalité repose principalement sur un droit de mutation de 3 % majoré d’une surtaxe municipale de 3 % sur ce montant, soit un taux effectif de 3,09 % appliqué à la valeur la plus élevée entre le prix de vente et la valeur objective. Les immeubles neufs sont théoriquement soumis à 24 % de TVA, mais une suspension de cette TVA sur la plupart des logements neufs est en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025, ce qui renforce l’attractivité des programmes de promotion.
Pourcentage de frais et taxes supplémentaires à prévoir en plus du prix d’achat d’un bien immobilier.
Une fois propriétaire, on est assujetti à l’ENFIA, impôt annuel sur la propriété, calculé selon la valeur objective, la surface, l’âge, la localisation et l’usage du bien. Pour les bâtiments, la charge principale varie grosso modo entre 2 et 16,20 €/m², complétée par un éventuel complément pour les patrimoines immobiliers supérieurs à 500 000 €. À Glyfáda, compte tenu des niveaux de valeur, ce supplément concerne très souvent les investisseurs. Il faut aussi intégrer une taxe municipale (TAP) de 0,025 à 0,035 % de la valeur objective, généralement prélevée via les factures d’électricité.
Les revenus locatifs perçus par les particuliers sont taxés comme revenus du patrimoine selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu (tranches à 15%, 25%, 35% et 45%), avec un abattement forfaitaire de 5%. Il est possible de déduire jusqu’à 40% de certaines dépenses de rénovation et d’économie d’énergie de l’impôt sur le revenu sur une période de cinq ans, ce qui constitue un avantage significatif pour les projets de rénovation. Pour les sociétés, les loyers sont imposés au taux fixe de 22%, après déduction des charges, des amortissements et des provisions.
Les plus‑values immobilières réalisées par les particuliers sont en principe taxées à 15 %, mais cette imposition est suspendue depuis plusieurs années et l’est jusqu’à fin 2026. Pour les sociétés, les plus‑values sont intégrées au résultat et imposées au taux corporate de 22 %.
Enfin, l’investisseur doit prévoir les charges de copropriété (koinochrista), variant fréquemment de 30 à 150 € par mois pour un appartement, davantage pour les résidences de prestige avec services, ainsi que les frais de gestion locative, souvent compris entre 8 et 12 % des loyers encaissés.
Gestion et services : un écosystème professionnel
Le statut de hub international de Glyfáda se reflète aussi dans la densité de services immobiliers. Plusieurs acteurs spécialisés y opèrent, tant sur la transaction que sur la gestion.
Des réseaux comme Engel & Völkers ou PMD Real Estate Network, régulé par la RICS et membre de l’Association des agents immobiliers d’Athènes, référencent une grande partie de l’offre haut de gamme, y compris les biens éligibles aux nouvelles règles du Golden Visa. D’autres structures comme Guidess Athena, dont les équipes parlent anglais, espagnol et allemand, facilitent les transactions pour les acheteurs étrangers.
Plusieurs sociétés, comme SYNTHESIS à Glyfáda, My Greek Vacations, LITHOS INVESTMENT, Ktimatoemporiki et des spécialistes de la location saisonnière de villas de luxe, offrent des services complets (ménage, jardin, piscine) avec assurance. Cet écosystème permet aux investisseurs non-résidents de déléguer entièrement l’exploitation et l’entretien de leurs biens, pour des locations longue durée haut de gamme ou des villas de vacances très haut de gamme (selon la réglementation).
Risques et limites : tout n’est pas rose sur la Riviera
Aussi flatteur que soit le tableau, Glyfáda n’est pas dépourvue de risques ni de points de vigilance pour l’investisseur lucide.
Le premier, évident, est le coût d’entrée. Avec des prix fréquemment supérieurs à 5 000 €/m² et un ticket « standard » autour de 500 000 € pour un deux chambres de qualité, le marché est réservé à des capitaux conséquents. Les indices d’accessibilité le montrent bien : ratio prix/revenu proche de 24, charge hypothécaire théorique avoisinant 191 % du revenu, ce qui traduit une relative difficulté d’accession pour les ménages locaux.
Le rendement locatif net maximum à Glyfáda, après charges, impôts et ENFIA, est généralement de 3,8%.
Le troisième concerne la régulation. Le durcissement des règles Golden Visa, la limitation d’Airbnb pour les nouveaux biens dans les zones tendues, les débats récurrents autour de l’encadrement des locations touristiques à Athènes créent une incertitude réglementaire. Pour l’instant, Glyfáda se voit plutôt confortée comme zone résidentielle premium, mais les investisseurs doivent rester attentifs aux évolutions de politique urbaine et fiscale.
L’accélération de grands projets comme Ellinikon et l’extension du métro révèle des problématiques de résilience, notamment face aux inondations dans des banlieues comme Glyfáda. La capacité des infrastructures à suivre le rythme des développements privés et l’adaptation aux risques climatiques, via la qualité des réseaux de drainage, d’énergie et de transport, influenceront la perception du risque à long terme.
Quelle stratégie concrète à Glyfáda ?
Investir à Glyfáda suppose de clarifier ses objectifs. Le marché se prête mal aux approches purement opportunistes de court terme, mais très bien à des stratégies plus structurées.
Pour un investisseur patrimonial privilégiant la sécurité du capital et l’appréciation à long terme, les secteurs centre, Golf et littoral sont à privilégier. L’acquisition peut porter sur un appartement neuf à haute efficacité énergétique, dans une résidence avec services, pour une location à long terme à une clientèle corporate ou pour une occupation en résidence secondaire. Un horizon de détention de plusieurs années (3 à 10 ans) est recommandé pour lisser les coûts d’entrée et bénéficier des retombées des projets Ellinikon et du métro.
Pour un investisseur plus orienté « valeur » à l’intérieur même de Glyfáda, les zones hautes comme Upper Glyfáda, Ano Glyfada, Terpsithea ou certains secteurs d’Aixoni offrent des prix au mètre plus contenus et une dynamique de rattrapage intéressante. L’achat d’un appartement ancien à rénover dans ces quartiers, suivi d’une modernisation aux standards énergétiques et esthétiques actuels, peut générer un couple rendement/appréciation plus équilibré, surtout en visant la location longue durée à des familles ou des jeunes cadres.
Pour les candidats au Golden Visa avec un budget élevé, il est stratégique d’investir dans un ou deux biens emblématiques de luxe, au-delà du seuil minimal requis. Ces investissements dans des résidences de très haut standing, excluant la location courte durée, se transforment en un placement patrimonial résidentiel. Cette approche offre un rendement locatif modeste, mais comporte un fort potentiel de plus-value à long terme.
Les investisseurs cherchant absolument la performance locative peuvent, eux, considérer Glyfáda comme un segment d’un portefeuille plus large. Ils peuvent, par exemple, combiner un actif prime à Glyfáda (patrimonial, faible rendement mais forte appréciation) avec un ou plusieurs biens mieux rentés dans des quartiers centraux d’Athènes (Pangrati, Kypseli, Exarchia, Piraeus port) ou sur des îles touristiques. Cette approche de diversification permet de profiter de la « marque » Glyfáda sans sacrifier la rentabilité globale.
Perspective générale : pourquoi Glyfáda devrait rester un pivot
Les projections pour les prochaines années convergent : le marché grec entre dans une phase de croissance plus modérée, mais la demande internationale reste ferme, les grands chantiers d’infrastructure se poursuivent, et les zones prime comme la Riviera athénienne devraient continuer à surperformer la moyenne.
Glyfáda combine plusieurs atouts majeurs : rareté du foncier, proximité immédiate du futur projet Ellinikon, arrivée programmée du métro, et une qualité de vie perçue comme supérieure. La demande se diversifie (locaux, diaspora, bénéficiaires du Golden Visa, expatriés, cadres), renforçant son image de destination internationale. Observé comme l’un des marchés les plus résilients d’Athènes, ayant bien résisté aux crises, il est considéré comme la principale porte d’entrée des capitaux étrangers sur la façade orientale de la Méditerranée.
Investir dans l’immobilier à Glyfáda revient donc, en grande partie, à parier sur la poursuite de ce positionnement : celui d’un quartier‑vitrine, plus cher que la plupart des autres, moins rentable à court terme, mais profondément au cœur du récit de transformation d’Athènes en métropole méditerranéenne moderne. Pour qui accepte ce compromis, maîtrise les règles fiscales et réglementaires et s’entoure de professionnels locaux compétents, Glyfáda peut constituer la pièce maîtresse d’une stratégie immobilière grecque à long terme.
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