Investir dans l’immobilier à Villejuif : mode d’emploi pour profiter du Grand Paris

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

À quelques minutes de Paris, avec des prix encore très en dessous de ceux de la capitale et un métro en pleine révolution, Villejuif coche presque toutes les cases de la ville « à suivre » pour un investisseur. Entre arrivée des lignes 14 et 15 du Grand Paris Express, explosion du pôle santé autour de l’Institut Gustave-Roussy et pluie de programmes neufs, le marché immobilier local est en train de changer de dimension.

Bon à savoir :

L’achat immobilier dans cette zone présente des risques : tension locative élevée, fiscalité locale importante, quartiers en rénovation et marché déjà bien monté. Il est crucial d’analyser les données en détail plutôt que de se fier aux promesses pour éviter des investissements coûteux.

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Une ville stratégique aux portes de Paris

Villejuif se situe dans le Val-de-Marne, sur le plateau qui domine la vallée de la Seine, à environ 8 km de Notre-Dame et à peine plus d’un kilomètre de la Porte d’Italie. Elle fait partie intégrante de la métropole du Grand Paris.

Avec entre 55 000 et 58 000 habitants selon les sources, elle est la 7ᵉ commune la plus peuplée du département. La densité est très élevée, autour de 10 000 à 11 000 habitants au km², dans un territoire compact de 5,28 km². La population a progressé de plus de 14 % ces dernières années, portée par l’arrivée de nouveaux ménages, notamment de jeunes actifs et de familles.

29500

Le revenu médian annuel des ménages, légèrement inférieur à la moyenne nationale, avoisine 29 500 €.

Autre caractéristique qui intéresse directement un investisseur : Villejuif est majoritairement locataire. Selon les sources, entre 59 et 64 % des résidences principales sont occupées par des locataires, contre seulement un gros tiers de propriétaires occupants. Les logements sociaux représentent près d’un tiers du parc (environ 7 500 unités). Ce profil alimente une demande locative structurelle, assez peu sensible aux soubresauts du marché.

Un marché immobilier deux fois moins cher que Paris, mais en forte hausse

Villejuif affiche des prix encore bien inférieurs à ceux de Paris tout en ayant déjà connu une nette revalorisation. Sur les appartements, l’ordre de grandeur tourne autour de 5 400–5 500 €/m² en moyenne, avec une fourchette large d’environ 3 600 à plus de 7 800 €/m² selon le secteur, l’état et la proximité immédiate des transports.

Pour les maisons, moins nombreuses (16–17 % du parc seulement), les prix moyens se situent autour de 5 200–5 800 €/m², avec là encore des écarts allant d’un peu plus de 3 000 à plus de 8 000 €/m².

Un rapide panorama permet de situer Villejuif dans son environnement :

TerritoirePrix moyen appart. (€/m²)Prix moyen maisons (€/m²)
Villejuif≈ 5 475≈ 5 278
Paris (ordre de grandeur)≈ 10 000> 10 000
Ivry-sur-Seine≈ 6 000n.d.
Vitry-sur-Seine≈ 4 413≈ 4 444
Alfortville≈ 5 519≈ 5 583
Val-de-Marne (moyenne)≈ 5 300–5 500≈ 5 300–5 600

Autrement dit, Villejuif est moins chère que Paris et Ivry, plus chère que Vitry, dans la moyenne haute du département. Pour un investisseur francilien, c’est un compromis assez rare entre accessibilité tarifaire et proximité immédiate de la capitale.

Une hausse fulgurante, puis un palier

En matière d’évolution, les chiffres sont parlants. Sur vingt ans, les prix ont plus que doublé. Sur cinq ans, la hausse cumulée atteint autour de +24 à +30 % selon les sources. Sur certaines périodes récentes, on relève +33,8 % sur cinq ans, +8,5 % sur un an, voire +2,6 %… par trimestre au plus fort de la vague de hausse.

Exemple :

Des repères concrets illustrent cette trajectoire, fournissant des points de référence tangibles pour mieux comprendre son évolution ou son développement.

Période / bien typePrix moyen approximatif
2013 – appart. T3 centre-ville≈ 3 200 €/m²
2018 – moyenne générale≈ 5 000–5 500 €/m²
2023 – appart. T3 centre-ville≈ 5 000 €/m²
2013 – maison individuelle moyenne≈ 4 000 €/m²
2023 – maison individuelle moyenne≈ 6 500 €/m²
2015 – toutes zones3 000–3 500 €/m²
2018 – toutes zones5 000–5 500 €/m²

Depuis 2022, la courbe s’est toutefois légèrement infléchie. L’indicateur moyen est passé de 5 744 €/m² à environ 5 440 €/m² en 2024, soit une petite baisse de l’ordre de –1 à –2 % en deux ans, dans un contexte national de remontée des taux. Dans l’ancien, les prix ont reculé d’environ –5 % sur un an et –10 % sur cinq ans pour les appartements, tandis que le neuf a mieux résisté, avec même un léger +1 à +2 % sur cinq ans.

Il ne s’agit pas d’un retournement violent, plutôt d’une respiration après une décennie très haussière. D’autant que le marché reste très tendu.

Expert en immobilier

Une tension immobilière maximale

Les différents observatoires attribuent à Villejuif un indice de tension immobilière de 10/10. Il y a en moyenne 17 % d’acheteurs de plus que de biens disponibles à la vente. Le nombre de transactions a reculé (seulement 183 ventes en 2024, soit environ –62 % en deux ans), signe d’un marché ralenti par les taux, mais les délais de vente tendent à rester courts pour les biens bien positionnés.

Côté locatif, la vacance oscille entre 3 et 5 %, un niveau faible qui confirme la facilité de relocation dès lors que le logement est correctement situé et au bon prix. Main residences représentent plus de 90 % du parc, la part de logements durablement vides tournant autour de 5 %.

Pour un investisseur, cela signifie deux choses : la probabilité de louer rapidement est élevée, mais la compétition à l’achat est réelle et les prix intègrent déjà une bonne partie du « scénario Grand Paris ».

Grand Paris Express : le turbo du marché villejuifois

Le principal moteur de la revalorisation de Villejuif tient en un acronyme : GPE, pour Grand Paris Express. La ville va devenir l’un des nœuds majeurs du nouveau réseau de métros automatiques.

Elle est déjà desservie par la ligne 7 (stations Léo Lagrange, Paul-Vaillant-Couturier, Louis-Aragon), le tram T7 (terminus Villejuif-Louis-Aragon), huit lignes de bus et deux lignes Noctilien. À cela s’ajoutent désormais la ligne 14 prolongée jusqu’à Villejuif–Gustave-Roussy, et bientôt la ligne 15 sud.

Trois pôles concentrent les enjeux :

Attention :

Ce carrefour majeur, croisement de la ligne 7, du T7 et de la future ligne 15 sud, est comparé à une « nouvelle Bastille ». Avec plus de 100 000 voyageurs/jour attendus et 30 000 m² de bureaux programmés, les études urbaines en cours visent à le transformer en une centralité complète intégrant commerces, hôtels, logements et équipements.

Villejuif – Institut Gustave-Roussy (Gustave-Roussy / Campus Grand Parc) : gare de correspondance 14–15, au pied de l’un des plus grands centres de cancérologie d’Europe et au cœur du « Campus Grand Parc », futur campus international de santé, de recherche et d’innovation.

Chevilly – Trois-Communes : située à quelques minutes au sud, elle renforce l’accessibilité de l’extrémité sud de Villejuif.

Astuce :

Le Grand Paris Express réduit considérablement les temps de trajet : environ 12 minutes pour rejoindre Châtelet (contre plus de 30 aujourd’hui), 10 minutes pour Orly (contre près de 50), 25 minutes pour La Défense, 30 pour Saint-Denis et 12 pour Créteil. Villejuif intègre ainsi le premier cercle des banlieues les mieux connectées.

Sans surprise, les secteurs dans un rayon de 800–1 000 mètres autour de ces futures gares sont ceux où l’on a déjà observé les plus fortes hausses de prix, jusqu’à +10–12 % par an à certains moments, et où les promoteurs se bousculent. Des études évoquent des potentiels de revalorisation de l’ordre de +20 à +30 % à horizon moyen terme sur les zones les plus proches.

Pour un investisseur, la règle est simple : plus on est près d’une station de métro (moins de 5 minutes à pied), plus la prime de prix se justifie — un écart d’environ 25 % a même été relevé dès 2019 entre un bien à moins de 5 minutes du métro et un autre plus éloigné.

Un tissu économique porté par la santé et l’innovation

Villejuif n’est pas seulement une ville-dortoir. Elle concentre environ 18 000 à 23 000 emplois, avec un taux de concentration d’emplois proche de 90–95 % (presque un emploi pour un actif résident), dominé par le secteur de la santé et de la recherche.

Trois grands pôles hospitaliers s’y trouvent : Paul-Brousse, Paul-Guiraud et surtout l’Institut Gustave-Roussy. Autour d’eux gravitent des unités de recherche (INSERM, CNTS) et un incubateur dédié aux biotechs, le Villejuif Bio Park. À l’échelle du territoire, la « Paris Biotech Vallée » rassemble quatre écoles d’ingénieurs, 17 laboratoires CNRS et quatre hôpitaux.

Entreprises et économie à Villejuif

Villejuif est un pôle économique dynamique, caractérisé par une forte croissance du nombre d’entreprises et la présence de grands groupes, structuré par plusieurs zones d’activités.

Grands sièges et employeurs

Héberge le siège de LCL (environ 3 000 salariés) et un site important d’Orange (plus de 1 000 employés).

Croissance exceptionnelle

Le nombre d’entreprises a augmenté de près de 70 % entre 2012 et 2020.

Zones d’activités structurantes

Cinq zones d’activités économiques organisent le territoire, complétées par des milliers de PME/PMI.

Spécialisation à haute valeur ajoutée

De nombreuses PME/PMI sont actives dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Le Campus Grand Parc va accentuer ce mouvement : plus de 3 300 logements, 150 000 m² de bureaux et de recherche, 20 000 m² de formations en santé, 20 000 à 30 000 m² de commerces, un maillage d’espaces verts et six nouvelles rues. L’objectif affiché de la ville est ambitieux : tendre vers un tissu urbain composé à 50 % de logements et 50 % d’activités économiques, et attirer classes moyennes, chercheurs, étudiants en santé et ingénierie.

Cette économie de la connaissance nourrit une demande locative solide et relativement solvable : étudiants des écoles d’ingénieurs (EFREI, EPITA, Sup’Biotech…), jeunes chercheurs, personnels hospitaliers, cadres des grandes entreprises.

Un parc de logements majoritairement collectif… et locatif

Sur un peu plus de 28 000 logements, autour de 81–83 % sont des appartements et 16–17 % des maisons. Les résidences principales représentent plus de 90 % du parc, les résidences secondaires sont marginales (2–3 %) et la vacance structurelle limitée (5 %).

La distribution par taille de logement est instructive :

Typologie (résidences principales)Part approximative
Studios≈ 9,7 %
2 pièces≈ 21–23 %
3 pièces≈ 32–34 %
4 pièces≈ 20–23 %
5 pièces et plus≈ 11–12 %

Les T2 et T3 sont très recherchés à la location, notamment par les étudiants et les jeunes actifs, tandis que les T3–T4 et maisons pavillonnaires attirent davantage les familles. Pour un investisseur, ces segments correspondent précisément aux produits qui « tournent » le mieux.

60-64

La proportion de locataires dans le parc de logements, largement supérieure à celle des propriétaires.

Quartiers : où investir à Villejuif ?

Le potentiel n’est pas homogène d’un quartier à l’autre. À Villejuif, le choix du secteur fait souvent la différence entre un investissement performant et un dossier plus poussif.

Centre-ville / Mairie – République – Paul-Vaillant-Couturier

C’est le cœur historique et commerçant : mairie, place centrale, équipements culturels, nombreux commerces, bonne desserte par la ligne 7 (station Paul-Vaillant-Couturier) et les bus. L’architecture mêle immeubles des années 1930 et résidences plus récentes.

Les prix y sont parmi les plus élevés de la commune, entre 5 300 et plus de 6 000 €/m² pour les appartements, voire davantage sur les rues les plus cotées comme l’avenue de Paris (plus de 6 600 €/m² en 2024 sur certaines ventes). Un T2 se loue facilement autour de 1 000–1 100 € et un T3 bien placé dépasse souvent 1 300–1 400 €.

Le centre-ville convient parfaitement à une stratégie de location à des jeunes actifs et à des familles, voire à de la location meublée classique ou à du moyen terme pour des cadres en mission.

Secteur Louis-Aragon / Pasteur / Aragon

Autour du terminus de la ligne 7, du tram T7 et de la future ligne 15, ce secteur connaît une véritable métamorphose. De nombreux programmes neufs s’y sont implantés ou sont en chantier : hôtels, bureaux (au moins 30 000 m²), logements (environ 650 rien que sur la ZAC Aragon), commerces.

4.5-5.5

La rentabilité brute locative peut atteindre 4,5 à 5,5 % selon le type de bien et le mode de location.

Pour un investisseur, ces quartiers concentrent l’essentiel du pari Grand Paris Express : acheter à proximité immédiate des gares Louis-Aragon et Gustave-Roussy, c’est miser sur la future centralité métropolitaine. Attention toutefois à ne pas surpayer des produits très standardisés dans des îlots très denses : tous les rez-de-chaussée sur axe bruyant n’auront pas la même perspective de plus-value qu’un étage élevé avec vue dégagée.

Campus Grand Parc / Hautes-Bruyères – Gustave-Roussy

Au nord-ouest, au contact du parc départemental des Hautes-Bruyères (20 hectares de verdure) et de l’Institut Gustave-Roussy, la ZAC Campus Grand Parc va quasiment doubler l’offre de logements du secteur. On y retrouve :

142 400 m² de logements,

– près de 173 000 m² de bureaux,

20 000 m² d’équipements,

– des commerces, hôtels et un mail paysager.

Les immeubles adoptent un gabarit important (jusqu’à R+15 sur certains plots), mais l’aménagement prévoit une forte présence d’espaces verts, de cheminements piétons et de liaisons avec la gare du GPE. Pour un investisseur, l’intérêt majeur réside dans la proximité immédiate du pôle de santé et de recherche : étudiants en santé, internes, chercheurs, consultants internationaux, etc.

5500-6500

Les prix au mètre carré dans l’immobilier neuf se situent entre 5 500 et 6 500 euros.

Esselières, Léo-Lagrange, Barmonts

Au nord et à l’est de la ville, ces quartiers bénéficient de la proximité de la station Léo-Lagrange, de commerces, d’écoles et des grands équipements sportifs (Maison des arts martiaux…). Le quartier des Esselières est particulièrement recherché pour sa qualité de vie et ses espaces verts.

Les prix y sont un peu inférieurs au centre-ville mais supérieurs à la moyenne, notamment pour les biens proches du métro (T2 autour de 1 000–1 100 € de loyer mensuel, T3 vers 1 300 €). Ce sont des secteurs adaptés à une stratégie d’achat dans l’ancien à rénover pour créer de la valeur, avec en ligne de mire un public de jeunes actifs et de couples avec un premier enfant.

Le quartier de Barmonts, près de la station Léo-Lagrange, attire une population plutôt aisée. On y trouve des produits intéressants pour de la colocation qualitative, notamment pour des salariés d’hôpitaux et d’entreprises voisines.

Quartiers en renouvellement : Lozaits – République – Nelson-Mandela, Lebon – Lamartine

Ces secteurs font l’objet de vastes projets de rénovation urbaine : démolition-reconstruction de barres anciennes, création de nouveaux logements, réaménagement d’espaces publics. Dans le secteur Lozaits – République – Nelson-Mandela, les anciennes emprises industrielles laissent progressivement place à des ensembles résidentiels modernes, avec des loyers déjà relativement élevés au regard de l’environnement.

Bon à savoir :

Ce quartier des années 1960, classé en rénovation urbaine, compte actuellement 560 logements sociaux. Un projet prévoit près de 900 nouveaux logements, dont la moitié en accession à la propriété, visant à attirer une population plus aisée. Les prix actuels restent inférieurs d’environ 5 % à la moyenne de la ville, en raison des difficultés sociales et d’une image encore dégradée.

Pour un investisseur, ces quartiers représentent un pari plus spéculatif : potentiel de plus-value si la rénovation urbaine tient toutes ses promesses, mais risque de vacance plus élevé et gestion locative plus complexe. Mieux vaut les aborder en connaissant très bien le terrain.

Quartiers pavillonnaires : Lion d’Or et périphérie

Sur les franges de la ville, certains îlots comme le quartier du Lion d’Or présentent un tissu de petites maisons individuelles avec jardins, très prisées des ménages de moins de 40 ans, surtout depuis la crise sanitaire. Les prix au mètre carré peuvent sembler élevés, mais la rareté de ce type de bien dans un environnement si proche de Paris entretient la demande.

Ce segment se prête davantage à des projets de résidence principale ou d’investissement patrimonial à long terme qu’à des opérations très rentables à court terme. Le rendement locatif brut y est généralement plus faible (3,5–4 %), sauf à opter pour de la colocation ou de la location meublée haut de gamme.

Rentabilité locative : ce que disent les chiffres

Villejuif n’est ni la ville la plus rentable d’Île-de-France, ni la moins attractive. Tout dépend du type de bien et de la stratégie de location.

Niveaux de loyers

Les loyers se situent globalement dans la tranche 17–26 €/m² pour les logements classiques, avec une moyenne autour de 20–21 €/m². Les statistiques globales donnent :

appartements : loyer moyen20,9 €/m²/mois (fourchette 14–35 €),

maisons : ≈ 24,4 €/m²/mois (17–30 €).

En pratique, cela se traduit par des loyers de marché de l’ordre de :

Type de bien (ordre de grandeur)Loyer mensuel moyen
Studio750–900 €
T2950–1 200 €
T31 300–1 700 € (selon surface et secteur)
T41 400–2 000 €

Les T2 et T3 situés à proximité des stations Léo-Lagrange, Paul-Vaillant-Couturier et Louis-Aragon sont les plus demandés. Un T2 centre-ville se loue facilement autour de 1 100 €. Dans le secteur Pasteur, on tourne autour de 1 000 €, et environ 950 € autour de Léo-Lagrange.

Rendements bruts : du 4 au 8 %

Les différentes sources font état d’une rentabilité brute moyenne proche de 4,8–5 %, avec des écarts notables selon le produit :

Rendements locatifs bruts par type de bien

Vue d’ensemble des rendements locatifs bruts moyens attendus selon la catégorie de logement.

Studios

Jusqu’à 6,2 % brut en moyenne (et davantage en pratique pour du meublé bien optimisé).

Petits appartements (T2)

Rendement brut généralement compris entre 5 % et 5,5 %.

Appartements T3/T4

Rendement brut se situant autour de 4,5 % à 5 %.

Grandes maisons

Rendement brut souvent inférieur à 4 %, sauf cas particuliers (colocation, découpe…).

Un exemple chiffré illustre le cas typique d’un T2 de 40 m² acheté 200 000 € et loué en nu :

loyer de marché estimé : 852 €/mois,

rendement brut : (852 × 12) / 200 0005,11 %.

Dans le cadre d’un investissement Pinel (zone A bis, plafond de 17,43 €/m²), le loyer baisserait à 697 € pour le même bien, soit un rendement brut d’environ 4,2 %, compensé par l’avantage fiscal.

Les sources mentionnent que, selon l’emplacement et la qualité, des rendements bruts allant jusqu’à 8 % restent possibles, notamment dans l’ancien rénové, sur de petites surfaces bien placées et/ou en recourant à la colocation ou à la location de courte durée.

Zoom sur la location meublée et la courte durée

En location meublée classique (LMNP), les loyers sont généralement 10 à 20 % plus élevés qu’en nu. La fiscalité (régime réel BIC) permet par ailleurs d’amortir le bien et le mobilier, réduisant très fortement la note fiscale pendant 10 à 15 ans.

5500

Villejuif compte environ 5 500 étudiants, représentant près de 10 % de sa population totale.

La location de courte durée type Airbnb, elle, peut atteindre un revenu annuel moyen supérieur à 24 000 € avec un taux d’occupation d’environ 60–65 % et un tarif journalier moyen autour de 100–110 €. Les meilleures annonces culminent à plus de 30 000 € de recettes annuelles. Ce créneau est toutefois plus chronophage, plus risqué réglementairement et dépendant de la conjoncture touristique et professionnelle.

Neuf, ancien, Pinel, LMNP : quels montages privilégier ?

Villejuif se situe en zone A bis, la plus tendue de la métropole. Cela la rend éligible à plusieurs dispositifs fiscaux, en particulier pour le neuf.

Investir dans le neuf : confort et fiscalité… à un prix

Le neuf se négocie souvent entre 6 000 et 7 000 €/m², voire davantage pour les programmes premium à deux pas des futures gares. Certains programmes sont éligibles à la TVA réduite à 5,5 %, au prêt à taux zéro (jusqu’à 50 % du prix dans le collectif en zones A/A bis pour la résidence principale), ou encore à des régimes d’accession sociale type BRS.

Pour un investisseur, les avantages sont :

Astuce :

Investir dans un logement neuf présente plusieurs atouts financiers et pratiques : les frais de notaire sont réduits (2–3 % contre 7–8 % dans l’ancien) et l’entretien est limité les premières années. Les performances énergétiques, conformes à la RE 2020, en font un bien attractif pour la location et le protègent des futures réglementations sur les « passoires thermiques ». Enfin, selon l’évolution du dispositif, il peut permettre de bénéficier des réductions d’impôt de la loi Pinel.

L’inconvénient principal reste le prix d’achat élevé, qui pèse sur le rendement brut. Il est courant de tomber plutôt à 3,5–4,5 % brut sur un Pinel, avant avantage fiscal. Pour un investisseur orienté vers le long terme et la sécurité, ces produits restent néanmoins défendables, surtout dans les secteurs à fort potentiel comme Louis-Aragon et Campus Grand Parc.

L’ancien rénové : le terrain de jeu de la rentabilité

Dans l’ancien, on trouve des opportunités autour de 4 500–5 000 €/m², parfois moins dans certains quartiers en transition. En y ajoutant un budget de rénovation (entre 240 €/m² pour un rafraîchissement et plus de 1 000 €/m² pour une rénovation lourde), il est souvent possible de rester en dessous du prix du neuf tout en offrant un produit très qualitatif.

Là, deux stratégies fiscales se détachent :

location nue avec déficit foncier : les travaux importants, s’ils dépassent les loyers encaissés, peuvent être imputés sur le revenu global (dans certaines limites), réduisant l’impôt du foyer. C’est une arme puissante pour les contribuables très imposés souhaitant optimiser fiscalement un investissement à 4–5 % brut.

location meublée non professionnelle (LMNP) au réel : amortissement du bien, du mobilier et des travaux, quasi-effacement du résultat imposable pendant de longues années, loyers plus élevés qu’en nu. C’est la formule reine pour un T1/T2 proche du métro, visant étudiants, jeunes actifs ou personnels de santé.

Dans tous les cas, il faut intégrer les frais de notaire plus lourds (autour de 8 %), mais aussi la possibilité de créer de la valeur par les travaux et une meilleure mise en marché.

Fiscalité locale, règlementation et risques à ne pas sous-estimer

Derrière les belles perspectives, certains éléments appellent à la prudence.

Taxes locales et coût de détention

Villejuif se distingue par des impôts locaux élevés. La taxe foncière moyenne avoisine 2 100 € par an pour un logement standard, soit autour de 10–20 €/m². Une hausse de la taxe d’équipement pour les nouveaux programmes (de 9 à 20 % en zone UA) a été votée afin de financer les équipements nécessaires à l’accueil de nouveaux habitants.

Ces niveaux ne remettent pas en cause la rentabilité globale, mais ils doivent absolument être intégrés dans vos simulations de cash-flow, surtout si vous investissez fortement à crédit.

Ville tendue, rentrées locatives encadrées

Villejuif se situe en zone très tendue au sens des textes sur le logement :

Bon à savoir :

Le délai de préavis pour quitter un logement (meublé ou vide) est réduit à un mois. Les hausses de loyer en cours de bail sont encadrées par l’Indice de Référence des Loyers (IRL). Il est interdit d’augmenter le loyer des logements classés F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), et les passoires énergétiques les plus mauvaises ne peuvent plus être louées.

Contrairement à Paris intra-muros, la ville n’est pas soumise au plafonnement des loyers de la loi ELAN, mais le plafond Pinel en A bis (17,43 €/m²) s’applique aux investissements bénéficiant de cette réduction d’impôt.

Depuis 2023, un permis de louer est obligatoire sur certains secteurs pour lutter contre l’habitat indigne. En outre, les logements restés vides plus d’un an sont soumis à une taxe sur les logements vacants pouvant grimper jusqu’à 34 % la deuxième année.

Attention :

Louer en meublé ou en saisonnier implique de respecter des obligations spécifiques, telles qu’une déclaration en mairie, le respect des normes de sécurité et une fiscalité relevant des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Un marché déjà bien valorisé

Après des hausses de plus de 50 % en dix ans, il serait illusoire d’espérer revivre à l’identique la même trajectoire dans les dix prochaines années. Le Grand Paris Express est désormais largement intégré dans les anticipations de prix, même si certains secteurs garderont un supplément de potentiel par rapport à d’autres.

La remontée des taux d’intérêt, la pression réglementaire sur l’énergie et la fiscalité locale élevée peuvent peser sur la capacité des ménages à suivre la hausse. Le risque principal pour un investisseur n’est pas tant un krach brutal qu’une longue phase de stagnation, voire une légère érosion en euros constants, avec des écarts croissants entre les biens « prime » et les autres.

Comment construire une stratégie d’investissement adaptée à Villejuif ?

À la lumière de ces données, la question n’est pas tant « faut-il investir ? » que « comment ? » et « avec quels objectifs ? ».

Miser sur les zones les plus structurantes

Dans une ville aussi contrastée, la localisation est décisive. Pour un premier investissement orienté rentabilité/location longue durée, plusieurs axes se détachent :

– autour des gares Louis-Aragon, Paul-Vaillant-Couturier, Léo-Lagrange : logique d’accessibilité maximale pour étudiants, jeunes actifs, familles urbaines sans voiture,

– périmètre Gustave-Roussy / Campus Grand Parc : logique de pôle santé et recherche, clientèle étudiante et médicale, bonne résistance en cas de ralentissement,

centre-ville et Esselières/Barmonts : équilibre entre commerces, transports, qualité de vie, offrant un mix intéressant entre valorisation patrimoniale et sécurité locative.

Bon à savoir :

Les quartiers en rénovation (Lebon, Lozaits, Nelson-Mandela…) peuvent présenter des opportunités, mais nécessitent une bonne connaissance des projets urbains en cours. Ils sont généralement déconseillés pour un premier achat, étant plus adaptés à des profils avertis et bien informés.

Choisir le bon produit pour la bonne cible

À Villejuif, la demande la plus épaisse porte sur :

– les T1–T2 proches du métro, pour étudiants, internes, jeunes actifs, célibataires,

– les T3 bien distribués, pour jeunes couples et familles avec un enfant,

– les T4 de 75–90 m², en particulier dans les quartiers plus résidentiels, pour familles.

Les studios affichent souvent la meilleure rentabilité brute, mais un turnover plus important. Les T2 et T3 offrent un bon compromis entre rendement, vacance limitée et revente plus aisée. Les grandes surfaces et maisons pavillonnaires relèvent plutôt d’une logique patrimoniale ou de projets spécifiques (colocation haut de gamme, location meublée pour familles expatriées, etc.).

Adapter son montage fiscal et financier

Plusieurs configurations ressortent comme particulièrement pertinentes:

LMNP au réel sur T1/T2 proche métro, dans l’ancien rénové ou dans un neuf très bien situé : pour des investisseurs à la recherche d’une forte optimisation fiscale et d’une clientèle mobile (étudiants, soignants, consultants…).

Location nue avec déficit foncier sur un T3/T4 ou petit immeuble ancien à rénover : pour des foyers fortement imposés souhaitant effacer une partie de leur impôt sur le revenu tout en préparant une retraite locative.

Pinel (ou dispositifs de substitution) sur un T2/T3 neuf en A bis, dans des programmes triés sur le volet (localisation, qualité du bâti, charges maîtrisées) : pour ceux qui privilégient la simplicité de gestion, la sécurité technique et un avantage fiscal cadré.

Dans tous les cas, il est crucial d’intégrer dans vos calculs :

la taxe foncière élevée,

les charges de copropriété (notamment pour les immeubles avec services et parkings),

les éventuels travaux à venir (ravalement, rénovation énergétique),

la fiscalité des loyers (foncier vs BIC),

le coût du financement (taux, durée, assurance).

Villejuif, un pari raisonnablement offensif

Au final, Villejuif offre un profil assez rare dans le Grand Paris : une commune hyperconnectée (ou en passe de l’être encore plus), au cœur d’un pôle économique de pointe (santé, biotechs, ingénierie), avec une population jeune, majoritairement locataire, des prix sensiblement inférieurs à ceux de Paris tout en restant dans la moyenne haute du département, et un stock massif de projets urbains pour les quinze prochaines années.

Pour un investisseur, ce n’est ni une oasis de rentabilités spectaculaires, ni un marché ultra-spéculatif en fin de cycle. C’est un territoire où l’on peut raisonnablement viser :

Les avantages de l’investissement locatif

Découvrez les principaux atouts qui font de l’investissement locatif une option attractive pour diversifier votre patrimoine.

Rendements attractifs

Bénéficiez de rendements bruts compris entre 4,5 % et 6 % sur les biens bien sélectionnés.

Potentiel de plus-value

Profitez d’une perspective de valorisation intéressante, notamment autour des grands pôles de transport et d’emploi.

Risque de vacance limité

Bénéficiez d’une vacance réduite grâce à une tension locative forte sur le marché.

Stratégies diversifiées

Adaptez votre investissement selon votre profil de risque : nu, meublé, étudiant, colocation ou courte durée.

Cela suppose en contrepartie de:

– sélectionner finement les quartiers, en évitant les secteurs encore fragiles si l’on n’est pas prêt à en assumer les risques,

– ne pas surpayer le neuf au seul motif du Grand Paris Express,

– anticiper la fiscalité locale et nationale, ainsi que les coûts de rénovation énergétique,

– traiter le projet comme un investissement professionnel, avec analyse de marché, scénarios de stress et, si possible, accompagnement de spécialistes du secteur francilien.

Dans une métropole où les vraies bonnes affaires se raréfient, Villejuif reste un terrain de jeu solide pour qui accepte de prendre le temps de comprendre sa géographie, ses dynamiques et ses chiffres avant de signer le compromis.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Villejuif, Val-de-Marne (Île-de-France) afin de rechercher du rendement locatif et une exposition au marché francilien. Budget alloué : 400 000 à 600 000 €, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs secteurs du Grand Paris (Ivry-sur-Seine, Kremlin-Bicêtre, Arcueil), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou un petit immeuble de rapport à Villejuif, à proximité des futures gares du Grand Paris Express, combinant un rendement locatif brut cible proche de 5–6 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un fort potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais de notaire + travaux légers) d’environ 500 000 €.

La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, expert-comptable), choix de la structure d’acquisition la plus adaptée (propriété directe, SCI) et définition d’un plan de diversification patrimoniale dans le temps.

Vous recherchez de l'immobilier rentable : contactez-nous pour des offres sur mesure.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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