Investir dans l’immobilier à Reims : le guide complet pour placer son argent dans la « cité des sacres »

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Reims coche de plus en plus de cases aux yeux des investisseurs : à 45 minutes de Paris en TGV, forte population étudiante, marché locatif tendu, grands projets urbains… et des prix au mètre carré encore très inférieurs à ceux de la capitale. Mais, comme partout, toutes les rues et tous les types de biens ne se valent pas, et les rendements varient du simple au double selon les choix que l’on fait.

Bon à savoir :

Cet article analyse le marché immobilier de Reims, incluant les prix, les loyers et les rentabilités par type de bien. Il détaille les principaux quartiers, les spécificités du locatif étudiant et touristique, et aborde les enjeux futurs comme les nouvelles réglementations (DPE), les projets urbains et la fin du dispositif Pinel.

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Reims : une ville moyenne très connectée, à la fois étudiante, économique et touristique

Investir dans l’immobilier à Reims, c’est d’abord parier sur une ville de taille moyenne particulièrement bien placée. La commune se situe dans le département de la Marne, au cœur de la région Grand Est. Elle compte autour de 180 000 habitants et se classe au 12ᵉ rang des villes françaises par la population.

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Le TGV relie la gare de Reims à Paris-Est en environ 45 minutes.

Sur place, les déplacements reposent sur le réseau CITURA : deux lignes de tramway et plus d’une vingtaine de lignes de bus irriguent les quartiers. Cette accessibilité, combinée à un centre animé et à une offre culturelle dense (opéra, conservatoire, théâtre, musées, sept médiathèques…), explique en partie l’attrait résidentiel de la ville.

Attention :

Reims possède un tissu économique diversifié avec des secteurs clés comme l’agroalimentaire (notamment le champagne), la santé, l’automobile, la banque-assurance, l’immobilier, le métal et le verre. La ville compte plus de 3 700 établissements dans le commerce, les transports et les services, et héberge un écosystème unique de bioéconomie autour de la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle, générant plus de 1 200 emplois directs.

Enfin, c’est une ville d’art et d’histoire, avec trois sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (cathédrale Notre-Dame, Palais du Tau, ancienne abbaye Saint-Remi). Les grandes maisons de champagne et environ 300 millions de bouteilles vendues chaque année renforcent un tourisme massif (7,4 millions de visiteurs en 2024). Ce mélange de tourisme, d’étudiants et de cadres en mobilité alimente une demande locative diversifiée.

Démographie, profils d’habitants et structure du parc immobilier

Pour mesurer le potentiel locatif, il faut comprendre qui habite à Reims et dans quel type de logements.

La population se situe entre 179 000 et 185 000 habitants selon les sources, avec une médiane d’âge de 34 ans. La commune compte un peu plus de 100 000 ménages, dont 91 254 résidences principales (90,6 % du parc), 1,6 % de résidences secondaires et 7,8 % de logements vacants.

La particularité la plus marquante pour un investisseur est le poids des locataires : 71,3 % des habitants occupent un logement en location. C’est très supérieur à la moyenne nationale, et cela traduit un marché typiquement « ville de locataires ».

Astuce :

La répartition des résidences principales par nombre de pièces montre un parc relativement équilibré. Il est important de noter la place non négligeable qu’occupent les petites surfaces, un type de bien souvent recherché pour l’investissement locatif.

Type de logement (résidences principales)Part approximative
Studios12,0 %
2 pièces18,1 %
3 pièces25,2 %
4 pièces22,5 %
5 pièces et +22,2 %

Sur le plan économique, le revenu médian annuel tourne autour de 23 500 €. L’emploi reste fragile : 18,7 % de chômage pour les 15‑64 ans, avec une hausse récente de ce taux. Ce contexte nourrit une demande locative périmétrique importante, notamment sur les logements abordables ou adaptés à la colocation.

Côté universités, Reims accueille plus de 37 000 étudiants chaque année : université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), NEOMA Business School, Sciences Po campus Europe-Amérique, ESAD, CNAM, CESI, SUPINFO, CentraleSupélec… Un habitant sur six est étudiant. Pour un investisseur, cela signifie une clientèle structurelle pour les studios, T1 et petits T2, mais aussi pour les T3 exploités en colocation.

Niveaux de prix et de loyers : où se situe Reims dans le paysage national ?

Les données les plus récentes montrent un marché à la fois dynamique et encore accessible.

Prix à l’achat

Selon les différentes sources, le prix moyen au mètre carré à Reims se situe globalement entre 2 500 et 3 000 € pour un appartement, avec une légère variation selon que l’on regarde le neuf ou l’ancien, et selon les quartiers.

Quelques repères chiffrés :

IndicateurValeur indicative
Prix moyen au m² (tous biens)≈ 2 935 €
Prix moyen au m² appartements (global)2 572 – 2 717 €
Prix moyen au m² maisons (global)2 658 – 3 161 €
Prix moyen d’un bien≈ 198 000 €
Surface moyenne d’un bien à la vente75 m²

Une autre source mentionne, pour début 2026, un prix autour de 2 631 €/m² pour les appartements et 3 016 €/m² pour les maisons. En centre-ville, certains secteurs (rues Voltaire, Diderot, Saint-Symphorien) grimpent vers 3 800 €/m², alors que le nord de la ville offre encore des opportunités autour de 1 700 €/m² pour un appartement.

Exemple :

En comparaison nationale, le prix de l’immobilier à Reims (environ 2 930 €/m²) est légèrement inférieur à la moyenne française. Cependant, à l’échelle régionale du Grand Est, la ville se révèle relativement chère, dépassant des agglomérations comme Troyes ou Charleville-Mézières. Cette position intermédiaire la rend abordable pour les investisseurs provenant de régions au marché plus tendu, tels que l’Île-de-France ou d’autres grandes métropoles.

L’évolution sur longue période est claire : +25 % sur cinq ans, plus de +30 % sur dix ans. Une autre série de données fait état d’une hausse de près de 16 % sur cinq ans et 21,9 % sur une décennie, avec une accélération nette après la mise en service du TGV. La frénésie post‑Covid a été réelle, mais le marché se « calme » désormais, avec des hausses attendues plus modérées entre +1 et +3 % par an selon les quartiers.

Loyers pratiqués

Côté locatif, le loyer moyen se situe aux alentours de 590 € par logement, avec une moyenne d’environ 12 €/m² en location nue et 16 €/m² en meublé.

Quelques repères utiles

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Type de locationLoyer moyen au m²Loyer mensuel type
Location nue (global)≈ 12 €/m²≈ 590 €/mois
Location meublée (global)≈ 16 €/m²
1 chambre centre-ville≈ 587 €/mois
1 chambre hors centre≈ 524 €/mois
3 chambres centre-ville≈ 1 100 €/mois
3 chambres hors centre≈ 800 €/mois

Les loyers ont également progressé, mais beaucoup moins vite que les prix : +1,56 % en un mois dans une des séries de données, contre +9,11 % pour les prix de vente sur la même période. À long terme, cette décorrélation explique un rendement moyen désormais plus proche de 4,5‑5,5 % brut que des 7‑8 % observés dans certaines villes très bon marché comme Saint‑Étienne ou Charleville‑Mézières.

Rentabilités : que rapporte un investissement immobilier à Reims ?

Les différentes sources convergent vers une rentabilité locative brute moyenne comprise entre 4,5 et un peu plus de 5,5 %, avec de fortes variations selon les biens, les quartiers et la stratégie (meublé, colocation, courte durée, etc.).

Rendement moyen et tension de marché

Un indicateur donne une rentabilité brute globale de 4,56 %, avec 5,32 % en meublé et 4,76 % en nu. D’autres études évoquent une rentabilité moyenne d’environ 5,5 %, voire 6 % et plus dans certains secteurs ou sur des opérations optimisées (meublé, colocation, découpe).

Le marché locatif est décrit comme très tendu, avec un « score de tension locative » noté 10/10, voire 16,51/10 dans une autre méthodologie. Le nombre de locataires potentiels dépasse largement le nombre de logements disponibles, notamment sur les meublés étudiants. Reims est classée « zone tendue » par l’administration fiscale, ce qui ouvre droit (quand ils existent) à certains dispositifs et encadre les conditions de reprise du logement par le bailleur.

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Le temps de retour sur investissement moyen pour un achat immobilier est d’environ 28 ans au niveau de la ville, avant fiscalité et travaux.

Rendement par typologie de bien

Les données par type d’appartement sont particulièrement parlantes. Pour les investisseurs, les petits logements sortent gagnants en rendement brut, même si les grandes surfaces restent intéressantes en colocation ou en locatif familial sécurisé.

Type d’appartementPrix moyen de venteLoyer mensuel moyenRevenu annuel moyenRendement brut moyen
1 pièce (T1)115 000 €480 €5 760 €≈ 5,01 %
2 pièces (T2)170 600 €630 €7 560 €≈ 4,43 %
3 pièces (T3)223 950 €820 €9 840 €≈ 4,42 %
4 pièces et +353 100 €1 090 €13 100 €≈ 3,69 %

Il apparaît clairement que : le changement climatique a un impact significatif sur nos écosystèmes et nos sociétés.

Les petites surfaces (T1/T2) offrent les meilleurs rendements bruts, surtout si l’on bascule en meublé ou colocation.

– Les grands appartements pèsent davantage sur le budget d’acquisition, avec un rendement brut plus bas, mais ils ciblent un public différent (familles, colivers, cadres mutés) moins volatile que les étudiants.

5.32

C’est le taux de rentabilité nette moyen pour un investissement locatif meublé à Reims, avec des pointes à 6.60% dans certains quartiers.

Différences entre quartiers : du simple au double

Les rendements par quartier (tous types de biens confondus) oscillent entre environ 3,4 % dans les secteurs les plus chers et 7,2 % dans les plus rentables. Une étude cite même une moyenne de 7,31 % pour certaines opérations optimisées.

Un autre classement place les quartiers les plus rentables dans l’ordre suivant :

QuartierRendement brut indicatif
Saint-Remi≈ 6,68 %
Verrerie≈ 6,61 %
Laon Sud≈ 6,24 %
Moyenne ville entière≈ 5,50 % (ordre de grandeur)

À l’inverse, le centre historique ou certains secteurs huppés offrent des rendements plus faibles (environ 3,7 % dans l’hypercentre), compensés par une excellente liquidité à la revente et une valorisation patrimoniale plus solide.

Pour un investisseur, la question n’est donc pas seulement « où les loyers sont-ils les plus hauts ? », mais surtout « dans quels quartiers l’équilibre prix/loyer est le meilleur ? ». C’est le cœur de l’arbitrage entre rendement et sécurité patrimoniale.

Focus par quartiers : où investir à Reims selon son profil et sa stratégie ?

La principale force de Reims, c’est la diversité de ses quartiers : centre historique haut de gamme, secteurs en plein renouvellement urbain, zones étudiantes, quartiers résidentiels familiaux, etc. Voici un tour d’horizon des secteurs les plus cités dans les études d’investissement.

Centre-ville / Grand Centre : patrimonial et liquidité maximale

Le centre-ville concentre les repères emblématiques : cathédrale Notre-Dame, Place Drouet d’Erlon, Place Royale, canal, Hautes Promenades… C’est le secteur le plus prisé, le plus vivant et le plus cher. Les prix oscillent autour de 3 000 €/m², avec des pointes au-delà de 3 500 €/m² à proximité des monuments ou du canal.

Ce quartier attire :

des actifs travaillant à Paris mais souhaitant vivre en province,

des familles recherchant une vie de centre-ville,

des étudiants en écoles prestigieuses,

des touristes sensibles au charme historique.

En location, la tension est forte et la vacance très faible. Le centre-ville se prête bien :

au LMNP classique (meublés longue durée),

à la location courte durée (Airbnb, saisonnier), dans un cadre très réglementé,

aux petites surfaces (studios, T2) qui restent des valeurs sûres.

Le rendement brut est modéré (environ 3,7 % dans l’hypercentre selon certaines sources), mais la probabilité de revente rapide et de préservation de la valeur patrimoniale est élevée.

Boulingrin : village central en mutation

Situé à 5 minutes du centre et 10 minutes de la gare à pied, Boulingrin a longtemps été considéré comme un quartier populaire, autour de ses halles et de la culture champenoise. Il est aujourd’hui en pleine transition, apprécié des familles et des jeunes actifs.

Les prix se situent entre 2 500 et 3 000 €/m². L’offre est surtout composée d’appartements T2 à T4, parfois dans des immeubles entiers en mono‑propriété. La demande locative est en hausse et la tension locative favorable.

Boulingrin se prête très bien.

Boulingrin

au LMNP longue durée,

aux locations saisonnières orientées « tourisme de champagne »,

aux immeubles de rapport à rénover, pour ceux qui visent une stratégie patrimoniale de long terme.

Saint-Thomas et Laon-Nord-Est : pari sur l’avenir et locatif étudiant

Au nord, de l’autre côté de la gare et des Hautes Promenades, le quartier Saint-Thomas est à une dizaine de minutes à pied du centre. Il se déploie jusqu’aux anciens docks de Reims. Ancien quartier populaire, il offre une vraie vie de quartier et surtout, une desserte par tramway nord-sud.

L’arrivée du nouveau campus NEOMA et les réhabilitations prévues doivent accélérer la mutation de ce secteur. Les prix y sont attractifs, entre 2 000 et 2 500 €/m² en moyenne. On y trouve des petits immeubles, des maisons et des constructions récentes.

Pour un investisseur, c’est typiquement un pari sur l’avenir, à la fois sur :

la hausse progressive des loyers,

la revalorisation à long terme, à mesure que le quartier monte en gamme.

La stratégie reine ici reste le meublé étudiant (LMNP) sur des T2/T3, voire la colocation contrôlée.

Saint-Maurice / Saint-Rémi / Barbâtre : rendement élevé et cadre de vie recherché

Le secteur Saint-Maurice/Saint-Rémi/Barbâtre s’étend de la basilique Saint-Remi vers le centre et le canal. Il offre un environnement très recherché : beaux immeubles, espaces verts, commerces, marché, ambiance village, proximité du canal et présence du campus de Sciences Po.

Les prix au mètre carré y sont compris entre 2 500 et 3 000 €, avec des références autour de 2 576 €/m² pour les appartements et 2 506 €/m² pour les maisons (des fourchettes entre 1 900 et 3 600 €/m² selon l’emplacement). Malgré ces niveaux de prix, la rentabilité peut être excellente : un rendement de l’ordre de 6,68 % y est mentionné dans certaines études, supérieur à la moyenne de la ville.

La clientèle est surtout composée de : clients réguliers, nouveaux visiteurs, familles, étudiants, et professionnels.

étudiants et jeunes diplômés,

jeunes actifs,

couples avec ou sans enfant.

Le LMNP reste l’option privilégiée pour maintenir un taux d’occupation élevé, par exemple via des T2/T3 meublés ou des petites colocations.

Clairmarais : le nouveau quartier d’affaires autour de la gare

Clairmarais illustre l’impact du TGV sur la ville. À deux pas de la gare centrale, ce quartier a été profondément transformé en quartier d’affaires, avec la création de 70 000 m² de bureaux et environ 500 logements, le tout dans un environnement restructuré (Promenades, espaces verts, halles Boulingrin à proximité).

Les prix atteignent environ 2 500 à 3 000 €/m², avec une donnée récente autour de 2 942 €/m². La clientèle cible :

cadres et professions supérieures travaillant à Reims ou à Paris,

salariés dans les bureaux du quartier d’affaires,

étudiants de grandes écoles proches.

La demande locative y est forte, avec des rendements pouvant grimper vers 6 % pour les biens bien placés, surtout si l’on privilégie des petites surfaces meublées destinées à des actifs mobiles.

Clémenceau et Jean-Jaurès : résidentiel familial et montée en puissance

Au sud-est du centre historique, Clémenceau séduit par ses jardins, ses commerces et son ambiance rassurante. La tramway y passe, et le quartier reste à quelques minutes en transport de la cathédrale ou des caves de champagne.

Les prix moyens y sont plus contenus, autour de 2 100 €/m², avec des pointes à 2 470 €/m² pour les emplacements les plus cotés. Une autre source indique toutefois des chiffres plus élevés, autour de 2 753 €/m² pour les appartements et 3 265 €/m² pour les maisons, preuve que la situation peut varier d’une rue à l’autre. C’est un secteur très prisé par les familles, avec une forte demande sur les T3, T4 et T5.

2100

Le prix moyen au mètre carré dans le quartier Jean-Jaurès à Reims, avec des variations pouvant atteindre 3562 €/m² pour les maisons.

Plus de 66 % des résidents y sont locataires, ce qui en fait un terrain favorable aux investissements locatifs familiaux de long terme, avec un bon potentiel de revente.

Quartiers étudiants : Courlancy, Croix-Rouge, Orgeval, Europe

Pour le locatif étudiant, plusieurs secteurs se démarquent :

Courlancy, au sud du centre, proche des facultés de santé et de NEOMA, non loin de l’université et du parc Léo Lagrange.

Croix-Rouge, grand quartier en rénovations massives (plus de 370 M€ dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain), très connecté au campus.

– Orgeval et Europe, en périphérie proche, avec des prix plus abordables et une bonne desserte en transports.

Dans ces zones, les prix restent souvent compris entre 2 000 et 2 500 €/m², pour des loyers compétitifs qui assurent des rendements intéressants, notamment en colocation ou meublés étudiants.

Murigny, Neuvillette, Trois Fontaines : périphérie verte et rentabilité

Murigny, au sud, combine grands ensembles, résidences, maisons et équipements (écoles, terrains de sport). C’est le quartier où le rendement brut moyen en meublé atteint 6,60 %, un record en ville selon certains indicateurs.

La Neuvillette – Trois Fontaines, au nord, propose des prix raisonnables pour les maisons (2 667 €/m² à Trois Fontaines) dans un cadre familial, très verdoyant. Neufchâtel, souvent associé, attire une population jeune (moins de 40 ans pour une grande part), avec des appartements autour de 2 266 €/m² et des maisons à 2 731 €/m². Ces secteurs sont très intéressants pour qui cherche des maisons de ville ou des grands appartements à exploiter en colocation familiale ou intergénérationnelle.

Investissement locatif étudiant : un pilier du marché rémois

Avec plus de 37 000 étudiants et un habitant sur six inscrit dans un établissement supérieur, Reims figure régulièrement dans les classements des meilleures villes moyennes pour investir en locatif étudiant. Un réseau comme Orpi la place dans le top 3 aux côtés de Lille et Rouen.

Quel type de bien louer aux étudiants ?

Plusieurs formats coexistent :

Studios et T1 meublés : budgets de 400 à 550 €/mois, souvent autour de 20‑25 m². Ils représentent un quart à un tiers de l’offre meublée.

– T2 meublés : loyers de l’ordre de 500 à 600 €/mois, adaptés aux couples ou à une colocation à deux.

– Chambres en colocation dans des T3/T4/T5 : environ 350 à 450 €/chambre, selon l’emplacement et le standing.

250

C’est le prix mensuel minimum pour un logement en résidence CROUS, bien inférieur aux résidences privées.

Pour un investisseur privé, la colocation dans un T3/T4 bien placé peut offrir un excellent compromis : elle permet de capter des loyers totaux élevés tout en restant abordable pour chaque étudiant, avec en prime des garanties solides des parents.

Meublé, LMNP et fiscalité

La location meublée s’impose à la fois pour des raisons de marché (étudiants, jeunes actifs, séjours temporaires) et fiscales. En régime LMNP (loueur en meublé non professionnel), il est possible de bénéficier soit :

du micro‑BIC avec un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers encaissés,

du régime réel, permettant de déduire les charges effectives et surtout d’amortir le bien et le mobilier, ce qui réduit fortement la base imposable pendant de nombreuses années.

Bon à savoir :

Le bail meublé classique a une durée minimale d’un an (9 mois pour les étudiants). Le préavis du locataire est d’un mois et le dépôt de garantie est limité à deux mois de loyer. Ce type de bail est particulièrement adapté à Reims, où la demande étudiante est soutenue, notamment dans les quartiers Courlancy, Croix-Rouge, le centre-ville élargi et les zones proches des campus.

Aides au logement et solvabilité des locataires

La grosse majorité des étudiants éligibles peuvent percevoir des aides au logement de la CAF (APL, ALS) pouvant aller jusqu’à environ 150 €/mois selon les dossiers. Pour y avoir droit, il leur faut notamment :

un bail à leur nom,

un compte bancaire français,

une attestation de loyer,

un titre de séjour pour les étudiants étrangers.

Pour le bailleur, cela renforce la solvabilité et limite le risque d’impayés, surtout lorsqu’un garant parental complète le dossier.

Location saisonnière et Airbnb : un complément à manier avec prudence

La dimension touristique de Reims – patrimoine UNESCO, caves de champagne, grands événements – alimente un marché de location courte durée très actif. Les données agrégées sur les plateformes type Airbnb montrent près de 1 600 à 1 700 annonces actives, dont plus de 90 % de logements entiers, à dominante d’appartements.

Quelques chiffres sur le marché de la courte durée

Indicateur (Airbnb & assimilés)Valeur indicative
Nbre d’annonces actives≈ 1 600 – 1 700
Part de logements entiers≈ 93 %
Capacité moyenne≈ 3,5 personnes
Taux d’occupation moyen≈ 55 % (201 nuits/an)
Prix moyen par nuit (ADR)≈ 85 €
Revenu annuel moyen estimé≈ 16 900 €

La saisonnalité est marquée, avec des pics de revenus en août, septembre et octobre, périodes de vendanges et de tourisme champenois. Les meilleurs biens (top 10 %) atteignent des revenus mensuels supérieurs à 2 600 € avec des taux d’occupation au‑delà de 80 %, mais la médiane du marché reste plus modeste, autour de 1 000 €/mois.

Réglementation et risques

Reims applique une réglementation stricte sur la location de courte durée, avec des obligations de déclaration et, dans de nombreux cas, de changement d’usage ou de compensation. La majorité des annonces sont déclarées « conformes » mais cela suppose d’avoir suivi les démarches administratives.

Bon à savoir :

Pour un investisseur, la courte durée ne doit pas être vue comme une stratégie infaillible ou une solution simple. Elle peut cependant représenter un bon complément à une stratégie d’investissement plus globale.

– sur des petites surfaces hyper‑centrales,

– avec une gestion professionnelle (plateformes type GuestReady, conciergeries locales),

– en maîtrisant les risques réglementaires, notamment les évolutions récentes (« loi Le Meur », encadrement des meublés touristiques).

Neuf, ancien, fiscalité : quelles stratégies privilégier à Reims après la fin du Pinel ?

Reims était classée en zone Pinel B1, ce qui a fortement soutenu le développement de programmes neufs destinés à l’investissement locatif. Le dispositif Pinel ayant été fermé aux nouvelles acquisitions depuis début 2025, la donne change, mais le neuf garde des atouts.

Investir dans le neuf

Les programmes récents et en cours (quartier Sernam/Bezannes, opérations comme « L’Opéra », « Alfred & Jules », « BeZen » à Bezannes) s’adressent aux investisseurs en quête de :

confort moderne (RT 2012 / RE 2020, bonne performance énergétique),

– peu ou pas de travaux pendant de longues années,

attractivité renforcée pour les locataires sensibles à la facture énergétique.

220000

Prix moyen d’un appartement neuf de type T3 d’environ 67 m², parking inclus.

Sans Pinel, nombres d’investisseurs se tournent vers la location meublée (LMNP) pour optimiser la fiscalité, voire vers des montages de type résidence gérée (Censi‑Bouvard) lorsqu’ils sont encore disponibles, ou vers des régimes comme le déficit foncier (dans l’ancien à rénover) ou Denormandie sur des zones éligibles.

Investir dans l’ancien

L’ancien reste l’eldorado des investisseurs à la recherche de rendement et de forte valeur ajoutée potentielle via les travaux. À Reims, beaucoup de bâtiments anciens bénéficient d’une architecture art déco ou classique, dans des secteurs comme le centre historique, Saint-Remi ou Boulingrin.

Les dispositifs mobilisables sont variés :

LMNP réel pour amortir fort les travaux et le mobilier,

déficit foncier pour imputer des travaux sur les revenus fonciers (voire sur le revenu global dans certaines limites),

Denormandie dans les périmètres éligibles, combinant rénovation et réduction d’impôt,

– dispositifs Malraux ou Monuments Historiques pour les immeubles en secteur sauvegardé, avec de très fortes réductions d’impôt sur les travaux (jusqu’à 30 %).

L’ancien, en revanche, confronte l’investisseur aux enjeux du DPE : les logements classés F ou G ne peuvent plus être loués (G dès 2025, F en 2028). Les biens énergivores vont subir une décote croissante, mais offrent aussi des opportunités d’achat à prix réduit pour ceux capables de financer une rénovation thermique performante.

Financement : conditions de crédit, pouvoir d’achat et effet de levier

Le contexte national s’est amélioré pour les emprunteurs. Les taux d’intérêt, après avoir culminé autour de 4 % en 2023, sont redescendus vers 3 % en moyenne pour les nouveaux prêts en 2025. À Reims, un taux fixe sur 20 ans se négociait autour de 3,1‑3,7 % au printemps 2025.

1,71

Gain de surface habitable en m² accessible en un an pour un même effort financier grâce à la baisse des taux, permettant d’acquérir environ 56 m².

Les banques restent toutefois vigilantes sur :

le taux d’endettement (en général 33‑35 % maximum),

la stabilité des revenus,

l’apport personnel (souvent 10 à 20 % du prix du bien, hors frais).

Pour les investisseurs, l’effet de levier du crédit demeure un puissant allié, surtout lorsqu’il est combiné à un régime fiscal avantageux (LMNP, déficit foncier, etc.) et à un marché où la demande locative est structurellement forte.

Projets urbains, DPE, perspectives : pourquoi Reims reste une valeur sûre à long terme

Investir dans l’immobilier à Reims ne se résume pas à lire une photographie figée du marché. La dynamique urbaine et les mutations réglementaires vont jouer un rôle croissant dans la valeur des biens.

Grands projets structurants

Plusieurs opérations de grande ampleur sont en cours ou à venir :

Projets d’aménagement et de développement à Reims

Un aperçu des principaux projets urbains, culturels, de mobilité et de santé qui transforment la ville de Reims.

Reims Grand Centre

Métamorphose de 100 hectares de friches et de promenades en équipements publics, bureaux, logements et espaces verts.

Voie des Sacres

Réaménagement de l’axe historique reliant la basilique Saint-Remi à la cathédrale Notre-Dame.

Écoquartier Rema’vert

Projet d’écoquartier développé sur une ancienne friche industrielle au nord-est de la ville.

Rénovations culturelles

Rénovation et extension du musée des Beaux-Arts (54 M€) et actualisation du musée du Palais du Tau.

Nouveau CHU et campus

Ouverture d’un nouveau Centre Hospitalier Universitaire et construction du nouveau campus NEOMA avec des équipements universitaires supplémentaires.

Mobilité durable

Déploiement d’un réseau de BHNS (‘super bus’), investissements massifs dans les pistes cyclables, requalification des axes et fermeture progressive du boulevard de ceinture au trafic de transit.

Ces projets ne se traduiront pas tous par des hausses immédiates des loyers, mais ils renforcent la qualité de vie, l’attractivité économique et donc, à moyen terme, la demande résidentielle et la valeur patrimoniale des secteurs concernés.

Poids croissant du DPE et des rénovations énergétiques

Les nouvelles règles françaises interdisant progressivement la location des passoires thermiques (classe G depuis 2025, F en 2028) ont un impact direct sur le parc ancien de Reims. Les investisseurs se concentrent davantage sur :

les logements déjà bien notés (DPE A à C), qui voient leur valeur se maintenir voire progresser au-dessus de la moyenne,

– les biens à rénover lourdement mais à prix décoté, à condition de pouvoir financer les travaux.

Attention :

Les banques intègrent le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) comme critère de risque. Dès 2026, il deviendra un élément clé pour l’obtention d’un crédit et influera directement sur la négociabilité des biens immobiliers.

Perspective de marché : modération plutôt que bulle

À court terme, les observateurs tablent sur une progression modérée des prix à Reims, de l’ordre de +1 à +3 % par an en moyenne sur les prochaines années, avec des variations plus fortes d’un quartier à l’autre. Dans un environnement national où les prix se stabilisent après une correction en 2023‑2024, Reims garde de sérieux atouts :

forte proportion de locataires,

demande étudiante et touristique stable,

projets urbains structurants,

connexion TGV avec Paris,

prix toujours bien inférieurs à ceux de l’Île‑de‑France.

Ce cocktail plaide pour une ville « bon père de famille » pour l’investisseur : peu de risque de krach brutal, une valorisation progressive, et un marché locatif suffisamment tendu pour absorber les nouveaux produits, à condition d’être bien positionné en termes de qualité, de localisation et de prix.

Comment se positionner concrètement pour investir dans l’immobilier à Reims ?

Au-delà des chiffres, quelques lignes directrices se dégagent pour qui souhaite investir dans l’immobilier à Reims.

Un investisseur patrimonial, qui privilégie la sécurité et la liquidité, aura intérêt à viser :

le centre-ville, Boulingrin, Saint-Remi, Barbâtre,

– des biens de qualité, idéalement performants sur le plan énergétique,

– des surfaces petites à moyennes (T1 à T3), en meublé ou nu selon l’appétit pour la gestion.

Un investisseur orienté rendement pourra se tourner vers :

des secteurs en mutation comme Saint-Thomas, Laon Sud, Croix-Rouge, Murigny, Orgeval, Europe,

des appartements T2/T3 à transformer en colocation,

des immeubles de rapport anciens, à rénover et à optimiser (division, création de meublés, amélioration du DPE).

Enfin, un profil plus opportuniste pourra explorer :

Exemple :

Un investisseur immobilier peut structurer son portefeuille en combinant plusieurs approches : des placements en courte durée hyper‑centrale, soumis à une réglementation très stricte ; des acquisitions dans l’immobilier neuf en périphérie (comme à Bezannes, Sernam ou dans des écoquartiers), où il parie sur la valorisation future de ces zones ; et l’utilisation de montages fiscaux spécifiques (tels que le LMNP réel, le déficit foncier ou d’autres dispositifs patrimoniaux) dans les secteurs historiques pour optimiser la rentabilité.

Dans tous les cas, l’élément clef reste la maîtrise fine du couple prix/loyer par micro‑secteur, et la capacité à anticiper les effets du DPE et des grands projets urbains.

En synthèse, investir dans l’immobilier à Reims, c’est miser sur une ville moyenne bien connectée, encore accessible, dotée d’un puissant moteur étudiant et touristique, et engagée dans une profonde transformation urbaine. Un terrain de jeu attractif, à condition d’accepter la contrainte : à Reims plus qu’ailleurs, la qualité du bien et du quartier fait la différence entre un bon investissement et une simple acquisition hasardeuse.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Reims pour chercher du rendement locatif et une exposition à un marché régional dynamique. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs quartiers (Boulingrin, Clairmarais, Tinqueux), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble de rapport ou un grand appartement divisible proche du centre et des transports, afin de capter la demande des étudiants, jeunes actifs et salariés du secteur champenois. Objectif : rendement locatif brut cible de 6 à 7 % – en rappelant que « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 euros. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (notaire, agent, artisan, expert-comptable), choix du régime fiscal (LMNP, foncier) et plan de diversification dans le temps.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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