Investir dans l’immobilier à Poitiers : le guide complet pour tirer parti d’un marché tendu mais encore abordable

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Poitiers coche pratiquement toutes les cases que recherchent les investisseurs : ville universitaire de premier plan, marché locatif très tendu, prix encore raisonnables comparés aux grandes métropoles, rendements supérieurs à la moyenne nationale et projets urbains en cascade qui soutiennent la valeur patrimoniale à long terme. Ajouter à cela la présence du Futuroscope, un tissu économique diversifié et une accessibilité TGV avec Paris et Bordeaux, et l’on comprend pourquoi investir dans l’immobilier à Poitiers intéresse de plus en plus d’épargnants, locaux comme franciliens ou bordelais.

Bon à savoir :

Pour réussir votre investissement immobilier à Poitiers, il est crucial d’analyser la dynamique des prix, de choisir les quartiers en fonction de votre stratégie (rentabilité, patrimoine ou développement), de bien comprendre le marché étudiant et, le cas échéant, les mécanismes de financement pour les non-résidents. Cet article vous guide avec des données récentes et des conseils concrets.

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Une ville universitaire, jeune et connectée : le socle de la demande locative

Poitiers se situe dans le département de la Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine, sur un promontoire dominant la vallée du Clain. La commune rassemble un peu moins de 90 000 habitants, l’aire urbaine plus de 130 000, et la zone fonctionnelle dépasse les 280 000 personnes. Mais ce qui saute aux yeux, c’est surtout la jeunesse de la population : plus de 30 % des habitants ont moins de 30 ans, près de 40 % moins de 25 ans, et environ un habitant sur cinq est étudiant.

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Nombre d’étudiants accueillis par l’Université de Poitiers, qui contribue à une structure du parc locatif où près de 68% des ménages sont locataires.

Sur le plan de l’accessibilité, Poitiers bénéficie d’un atout décisif : la ligne TGV Atlantique. La ville se trouve entre Paris et Bordeaux, avec des temps de trajet oscillant entre environ 1 h 20 et 1 h 40 pour Paris selon les sources, et autour de 1 h 20 pour Bordeaux. L’aéroport de Poitiers–Biard renforce cette connectivité, avec des liaisons régulières vers Lyon et plusieurs villes britanniques, tandis que le réseau de bus Vitalis, des lignes express et un projet de Bus à Haut Niveau de Service structurent les mobilités internes.

Attention :

La combinaison de l’accessibilité, d’une forte population étudiante et d’un bassin d’emploi diversifié (santé, éducation, tourisme, services, technopole du Futuroscope) crée un socle extrêmement solide pour la demande locative. Dans plusieurs quartiers, les vacances locatives sont quasi inexistantes et la tension sur le marché est qualifiée de « très forte » par les professionnels.

Un marché immobilier en hausse, mais toujours compétitif

Les chiffres confirment cette attractivité. Selon les dernières données consolidées, le prix moyen au mètre carré à Poitiers tourne autour de 2 200 à 2 350 € tous biens confondus, avec une fourchette qui s’étend globalement d’environ 1 150 à près de 3 800 €/m² selon les secteurs et la qualité des biens. Les appartements se négocient en moyenne un peu plus cher que les maisons.

Voici un panorama synthétique des prix de vente à l’échelle de la ville :

IndicateurValeur indicative
Prix moyen global au m²≈ 2 240 €
Prix moyen appartement2 260–2 454 €/m²
Prix moyen maison1 990–2 030 €/m²
Fourchette basse (ville entière)≈ 1 150 €/m²
Fourchette haute (ville entière)≈ 3 800 €/m²

Si l’on regarde plus finement par type de logement (données 2026), la hiérarchie est nette : les petites surfaces en appartement, particulièrement recherchées des étudiants, sont les plus chères au mètre carré.

Type de bienPrix moyen au m² (approx.)
Studio (T1)≈ 2 830 €/m²
Appartement T2≈ 2 540 €/m²
Appartement T3≈ 2 340 €/m²
Appartement T4+≈ 2 150 €/m²
Maison T3≈ 2 130 €/m²
Maison T4≈ 2 020 €/m²
Maison T5≈ 2 000 €/m²
Maison T6+≈ 2 000 €/m²

Sur cinq ans, les prix ont bondi d’environ 41 %, et sur les trois dernières années, la progression avoisine 29 % selon certains jeux de données. Sur une période plus récente, les hausses annuelles tournent autour de 4 à 6 %, avec même des pics de croissance mensuelle proches de 9 % début 2025 sur les biens en vente. Les loyers suivent la même pente haussière, avec une progression d’environ 6 % en un an et près de 9 % sur certains mois récents.

Astuce :

La ville de Poitiers présente l’avantage d’être nettement moins chère que des métropoles comme Bordeaux, Nantes ou La Rochelle, tout en offrant des rendements locatifs supérieurs. Ce différentiel attractif de prix bas et de rentabilité élevée explique pourquoi elle attire de nombreux investisseurs, notamment ceux provenant des villes voisines et de la région parisienne.

Des rendements locatifs supérieurs à la moyenne nationale

Du point de vue de l’investisseur, la rentabilité locative est un paramètre clé. Or, Poitiers se situe nettement au-dessus de la moyenne française. Alors que le rendement brut moyen en France tourne autour de 4 %, la ville affiche, selon les sources, un rendement brut moyen voisin de 6 %, avec un spectre courant entre 4,8 % et plus de 7 % selon les quartiers et le type de bien.

Exemple :

Pour les locations meublées, particulièrement adaptées au marché étudiant, le rendement brut moyen dépasse 6,3 % et peut atteindre 7,5 % dans les meilleurs cas, voire davantage en colocation ou dans des quartiers très prisés comme Beaulieu ou Saint-Éloi. À l’inverse, les locations nues offrent un rendement brut moyen d’environ 5,6 %.

Un rapide tableau de synthèse permet de situer Poitiers :

VillePrix appart. €/m²Loyer appart. €/m²Rendement brut moyen
Poitiers≈ 2 260 €≈ 11–12 €≈ 6,0 %
Limoges1 664 €10 €6,96 %
La Rochelle4 430 €13 €3,57 %
Niort1 606 €10 €6,65 %
Angoulême1 599 €10 €6,99 %
Châtellerault1 257 €10 €8,17 %

Poitiers ne domine pas toutes les villes de la région en termes de rendement brut pur (Châtellerault, par exemple, fait encore mieux), mais elle offre un excellent compromis entre rentabilité, profondeur de marché, dynamisme économique et perspectives de plus-values.

Pour se repérer, on peut retenir quelques ordres de grandeur de loyers, hors charges :

Type / localisationLoyer moyen indicatif
Studio (20 m²)≈ 400 € / mois
Studio centre-ville≈ 440–500 € / mois
T2 (≈ 40 m²)≈ 540 € / mois
T3 (≈ 60 m²)≈ 700 € / mois
Maison T4 (≈ 80–90 m²)700–1 000 € / mois

En meublé, les loyers sont en moyenne 15 à 20 % plus élevés qu’en nu, et encore davantage si l’on bascule sur des locations de courte durée très bien situées en hypercentre.

Un marché locatif sous très forte tension

Les chiffres structurels du parc de logements confirment que Poitiers est une ville de locataires. Sur un peu plus de 54 000 résidences principales, à peine 30,5 % sont occupées par leurs propriétaires, contre près de 68 % de locataires. Les studios et petits appartements représentent une part très importante du parc : les studios comptent pour plus de 18 % des résidences principales, les T2 pour plus de 21 %, et les T3 pour 23 % environ. Autrement dit, près de 63 % des résidences principales sont des logements de trois pièces ou moins, un profil typique de marché étudiant et de jeunes actifs.

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Le taux de vacance locatif à La Rochelle en 2023, tombant à près de zéro dans les quartiers les plus prisés des étudiants.

Autre phénomène intéressant : une partie des étudiants, par crainte de ne pas retrouver un logement équivalent, conservent leur logement pendant l’été au lieu de le libérer, ce qui réduit encore la rotation et raréfie l’offre.

Typologies de Recherche

Concrètement, les recherches se concentrent sur trois grandes typologies principales.

Recherche Fondamentale

Exploration des principes et théories de base pour élargir la connaissance scientifique sans application immédiate spécifique.

Recherche Appliquée

Travaux entrepris pour acquérir des connaissances nouvelles en vue d’un objectif pratique déterminé.

Recherche & Développement Expérimental

Travaux systématiques fondés sur des connaissances existantes pour créer de nouveaux matériaux, produits ou processus.

Studios et T1/T2 pour les étudiants souhaitant vivre seuls.

– T2/T3 pour des colocations à deux ou trois.

– T3/T4 pour des colocations plus nombreuses, souvent autour des facultés de médecine, pharmacie et droit, ainsi que du CHU.

Les colocations sont particulièrement rémunératrices pour les bailleurs : un T4 loué 900 € à une famille peut parfois se transformer en 1 200 € de loyer total en louant à la chambre à quatre étudiants. Pour les étudiants, la colocation permet d’accéder à des logements plus spacieux et mieux équipés pour un budget individuel similaire, autour de 350 € par mois.

Cartographie des quartiers : où investir à Poitiers selon votre stratégie ?

La force de Poitiers, pour un investisseur, est de proposer des contextes très différents d’un quartier à l’autre : hypercentre patrimonial, secteurs en réhabilitation, zones purement étudiantes ou quartiers familiaux plus aisés. Le choix du secteur conditionnera à la fois le rendement, le type de locataire et le potentiel de valorisation à long terme.

Centre-ville / Plateau : le cœur historique, sûr et liquide

Le centre-ville historique – souvent associé au « Plateau », autour de la place de l’Hôtel de Ville, Notre-Dame-la-Grande et la cathédrale Saint-Pierre – concentre l’essentiel du patrimoine architectural de Poitiers : immeubles médiévaux, façades à colombages, haussmanniens, hôtels particuliers, rues pavées largement piétonnisées. C’est le secteur de prédilection des touristes, des étudiants qui veulent vivre « en ville » et des jeunes actifs.

Les caractéristiques pour un investisseur sont très claires :

Population majoritairement locataire, étudiante ou de jeunes actifs.

Parc dominé par les studios et T2.

– Très forte tension locative, y compris pendant les périodes de crise.

– Demande stable en bail classique, mais aussi en location meublée de courte durée (touristes du Futuroscope, déplacements professionnels, week-ends culturels).

Côté prix, le centre-ville se situe en haut de la fourchette poitevine. Les données disponibles indiquent un prix moyen autour de 2 500 à 2 650 €/m², avec des écarts forts selon la surface et le caractère du bien :

Type (Centre-ville)Prix moyen au m²
Studio≈ 2 930 €/m²
T1/T2≈ 2 800 €/m²
T3≈ 2 220–2 470 €/m²
T4≈ 1 950 €/m²

Pour les très beaux biens classés, dans les rues les plus chères (place du Maréchal Leclerc, rue des Cordeliers, rue des Grandes Écoles, rue Magenta…), on approche ou dépasse 3 000 €/m², certains biens d’exception flirtant avec 3 800 €/m².

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Le rendement brut moyen pour un studio meublé à Lyon, pouvant être augmenté avec une stratégie optimisée.

Ce secteur convient parfaitement à une stratégie patrimoniale : la liquidité à la revente est excellente, la demande locative résiliente, et la valeur du bien soutenue par la rareté de l’offre et les investissements publics sur le centre (piétonnisation, rénovation des Halles Notre-Dame, embellissement des façades, nouveaux équipements culturels).

Quartier de la gare / Chilvert : arbitrage rendement/patrimoine

À une dizaine de minutes à pied du centre historique, le quartier de la gare et de Chilvert est en pleine transformation. Il cumule deux atouts majeurs : un accès immédiat au TGV (utile aux navetteurs vers Paris ou Bordeaux) et un programme de réhabilitation urbaine avec de nouvelles entreprises, incubateurs de start-up et renouvellement du parc résidentiel.

On y trouve une population plus familiale, de cadres de 30–50 ans, mais aussi des actifs qui travaillent à Paris ou Bordeaux tout en résidant à Poitiers. Le bâti se compose de petits immeubles, de maisons de ville souvent divisées, avec un intéressant potentiel de recomposition en petites unités ou en colocations.

Les prix sont plus sages qu’en hypercentre : la plupart des données situent ce quartier entre 2 000 et 2 500 €/m². La tension locative est déjà très forte, surtout pour les T2 et T3, formats très adaptés à une clientèle d’actifs ou à la colocation étudiante.

Le rendement brut moyen dans ce secteur, en meublé, avoisine 6,5 %. On est donc sur un excellent compromis entre rendement et potentiel de plus-value à moyen terme, à mesure que la requalification du quartier se poursuit et que la demande pour des logements proches de la gare continue de croître.

Saint-Éloi / Breuil-Mingot et Beaulieu : la logique rendement

À l’est et au nord-est du centre, les quartiers de Saint-Éloi – Breuil-Mingot et de Beaulieu incarnent la stratégie « rendement » par excellence. Il s’agit de secteurs relativement récents, à dominante résidentielle, avec une forte proportion de logements construits à partir des années 1990, souvent bien classés sur le plan énergétique.

Les prix d’achat y sont nettement plus accessibles que dans le centre :

QuartierFourchette prix au m²
Saint-Éloi / Breuil-Mingot≈ 1 500–1 800 €/m²
Beaulieu (appartements)≈ 2 260 €/m² en moyenne

La clientèle est mixte : étudiants (la localisation est idéale vis-à-vis des différents campus), jeunes ménages, familles et professions intermédiaires, majoritairement locataires. Surtout, la demande y est très forte, avec très peu de vacance locative. Dans certains ensembles, les logements se relouent en quelques jours, parfois sans même passer par une annonce publique, via la cooptation et le bouche-à-oreille.

Les chiffres de rentabilité parlent d’eux-mêmes :

Saint-Éloi : rendement brut moyen en meublé autour de 7 %, avec un risque locatif très limité.

Beaulieu : record de la ville avec une rentabilité brute sur le meublé estimée à environ 7,6 % en moyenne.

Autrement dit, ce sont les quartiers à privilégier si votre priorité est la rentabilité pure, quitte à viser une valorisation patrimoniale un peu moins spectaculaire que dans l’hypercentre. Les typologies T2 et T3 sont particulièrement adaptées, mais les T4 ou petites maisons pour colocation familiales ou étudiantes s’y prêtent aussi bien.

Gibauderie et Montbernage / Pont-Neuf : les hubs étudiants et hospitaliers

La Gibauderie, à l’est de la ville, et le secteur Montbernage / Pont-Neuf, proche du centre, constituent deux pôles majeurs pour le marché étudiant. La Gibauderie profite d’une situation idéale entre le centre et les campus de médecine, pharmacie et droit, ainsi que de la proximité du CHU qui emploie près de 8 000 personnes (personnel et internes). Les constructions y sont majoritairement récentes, souvent en petites copropriétés, faciles à gérer.

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Le prix au mètre carré que peuvent atteindre les studios dans ce micro-quartier, illustrant la prime d’ultra-proximité aux facultés et au CHU.

Montbernage / Pont-Neuf, de son côté, est un quartier de transition entre centre-ville et campus de droit et de médecine. Il a beaucoup évolué ces dernières années et attire étudiants, jeunes actifs et familles. Les prix au m² restent contenus :

QuartierPrix au m² moyen (approx.)
Montbernage – Pont-Neuf≈ 2 200–2 250 €/m²
Studios Montbernage≈ 2 780 €/m²
T1/T2 Montbernage≈ 3 050–3 650 €/m²

Les rendements bruts moyens en meublé dans ces deux secteurs tournent autour de 7 %, avec des loyers de studio autour de 430 € hors charges. Montbernage présente en plus le meilleur score moyen de qualité des biens sur la ville (3,6/5), ce qui renforce son profil d’investissement équilibré : bon rendement, qualité patrimoniale honorable, proximité du centre, accès au parc de Blossac et à la gare.

Faubourg Ouest, Couronneries, Trois Cités : profils plus spécifiques

Le Faubourg Ouest se distingue par un cadre de vie plus vert et résidentiel, avec une proportion plus forte de maisons et un niveau de revenu moyen supérieur à la moyenne de la ville. Les prix y sont plus élevés que dans les quartiers purement « rendement », mais les loyers suivent, notamment pour de grandes maisons en colocation étudiante (une formule appréciée par certains groupes d’étudiants).

Les quartiers des Couronneries et des Trois Cités, historiquement plus populaires, font l’objet de programmes de renouvellement urbain ambitieux, en particulier aux Couronneries où la tour Kennedy a été démolie et remplacée par des logements modernes, et où d’importants travaux de réhabilitation énergétique ont été réalisés. Ils sont souvent classés en « quartiers de développement » pour l’investissement : les prix de départ sont plus bas, la rentabilité potentielle importante, mais l’investisseur doit accepter un horizon de valorisation plus long et un environnement encore en mutation.

Stratégies d’investissement adaptées au marché poitevin

Une fois les quartiers en tête, il s’agit de définir une stratégie cohérente avec votre profil et vos objectifs. À Poitiers, trois grands axes se dessinent.

1. Stratégie patrimoniale : centre historique et secteurs premium

Si votre priorité est de sécuriser un actif liquide et valorisable à long terme, le centre-ville historique, certaines rues très recherchées (Maréchal Leclerc, Cordeliers, Grandes Écoles…) ou des maisons de caractère proches du centre sont à privilégier.

Bon à savoir :

Il peut être stratégique d’accepter un rendement locatif brut légèrement inférieur (ex: 4,5–6 %) en échange d’une meilleure plus-value à long terme et d’une revente plus facile. Les biens de caractère et bien rénovés sont particulièrement adaptés à la location meublée haut de gamme, à la courte durée, ou à un mix des deux (location meublée annuelle combinée à de la saisonnière).

2. Stratégie rendement : périphéries étudiantes et quartiers en développement

Pour maximiser la rentabilité, les quartiers comme Saint-Éloi / Breuil-Mingot, Beaulieu, Gibauderie, Montbernage / Pont-Neuf ou encore certains secteurs des Couronneries et Trois Cités sont les plus indiqués. Le couple prix d’achat / loyers y est extrêmement favorable, avec des rendements bruts souvent supérieurs à 7 % en meublé.

Bon à savoir :

Privilégiez les T2 et T3 pour un locataire seul ou une colocation à deux, et les T4 ou petites maisons pour des colocations structurées. La demande étudiante évolue vers des surfaces plus grandes et des prestations de qualité (cuisine équipée, bonne isolation, internet haut débit, espaces de travail), permettant des loyers plus élevés et réduisant les risques de vacances locatives.

3. Stratégie équilibrée : gare, Chilvert, faubourgs mixtes

Pour un investisseur qui cherche un compromis entre rendement et patrimoine, le quartier de la gare / Chilvert, une partie de Montbernage ou du Faubourg Ouest représentent de bons candidats. La rentabilité reste supérieure à ce que l’on trouve dans beaucoup de métropoles (autour de 6–6,5 % brut), avec un profil de locataires plus mixte (actifs, familles, étudiants) et un potentiel de valorisation à moyen terme porté par les projets urbains (réhabilitation, nouveaux commerces, amélioration des mobilités).

Rénovation, DPE et travaux : un enjeu clé pour la valeur et la rentabilité

Comme partout en France, la qualité énergétique des logements devient un paramètre central de l’investissement. La loi Climat et Résilience prévoit une interdiction progressive de louer les passoires énergétiques (DPE F et G), avec un calendrier qui se durcit d’année en année. Cela signifie que l’achat d’un bien ancien mal isolé doit impérativement intégrer un plan de rénovation, surtout dans une ville universitaire où les locataires sont de plus en plus sensibles au confort thermique et au montant des charges.

Les coûts de rénovation, en France, varient énormément selon la nature des travaux :

Réfection légère / rafraîchissement : 250 à 750 €/m².

Rénovation intermédiaire : 750 à 1 500 €/m².

Rénovation lourde (structure, énergie) : 2 000 à 4 000 €/m².

Bon à savoir :

Pour un appartement de 50 m² à Poitiers, un rafraîchissement complet (peinture, sol, cuisine et salle de bain simplifiées) coûte entre 15 000 et 35 000 €. Une rénovation énergétique approfondie (isolation, menuiseries, chauffage) augmente significativement le budget. Ces investissements améliorent le DPE, permettent d’augmenter le loyer, favorisent la fidélisation des locataires et augmentent la valeur de revente du bien.

L’investisseur doit donc arbitrer entre :

Astuce :

Deux stratégies s’offrent à l’acquéreur : acheter un bien déjà rénové, avec un bon Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et peu de travaux, même à un prix plus élevé ; ou saisir une opportunité moins chère nécessitant d’importants travaux. Dans ce second cas, il est crucial d’établir un budget réaliste en incluant une marge de 10 à 20 % pour les imprévus et de se renseigner systématiquement sur les aides financières disponibles, comme l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), les certificats d’économie d’énergie, la TVA réduite, etc., tout en tenant compte que certaines aides nationales peuvent être temporairement suspendues ou en cours de modification.

L’enjeu est aussi réglementaire : avant de se lancer dans des travaux lourds, il faut vérifier le Plan local d’urbanisme (PLU), déposer si nécessaire une déclaration préalable ou un permis de construire (ouverture de murs porteurs, extension, modification de façade, etc.), et obtenir l’accord de la copropriété pour les travaux en partie commune.

Financement, y compris pour les non-résidents : quelles possibilités ?

Investir dans l’immobilier à Poitiers reste accessible financièrement grâce à des prix au mètre carré plus bas que dans de nombreux pôles régionaux. Pour autant, le recours au crédit demeure la norme, y compris pour les investisseurs non résidents.

Les banques françaises accordent des prêts immobiliers aux étrangers, y compris hors UE, à condition de présenter des dossiers solides. Pour un non-résident, les contraintes sont généralement plus strictes que pour un résident :

Apport personnel souvent compris entre 20 et 50 % du prix, avec un standard autour de 30 %.

– Ratio d’endettement total limité à 33–35 % des revenus bruts (parfois abaissé à 28 % pour certains profils).

– Durée de prêt courante de 15 à 25 ans.

Taux fixes compétitifs à l’échelle européenne (aux alentours de 3,5–4 % pour des prêts de longue durée en 2025).

Attention :

Les banques proposent diverses formules de crédit (taux fixe, variable capé, mixte, prêt in fine), mais exigent en contrepartie un dossier complet incluant justificatifs de revenus, relevés bancaires, crédit report, justificatifs de patrimoine, et parfois des traductions assermentées. L’ouverture d’un compte bancaire français et une assurance emprunteur sont généralement obligatoires.

Dans le cas d’un investissement locatif, les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus fonciers (en régime réel), ce qui permet d’optimiser la fiscalité de l’opération. Pour les investisseurs à haut patrimoine, l’endettement peut aussi réduire l’assiette éventuelle de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Fiscalité locative : meublé étudiant, LMNP et autres dispositifs

La fiscalité française peut sembler complexe, mais elle offre de véritables leviers pour l’investisseur, en particulier dans une ville étudiante comme Poitiers où la location meublée est très répandue.

Dans le cas d’une location meublée (scénario typique pour un studio ou un T2 loué à un étudiant), les loyers sont imposés dans la catégorie des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Deux régimes sont possibles :

Exemple :

Pour la location meublée, deux régimes fiscaux principaux existent. Le Micro-BIC s’applique si les recettes annuelles sont inférieures à un plafond (actuellement > 70 000 €). Il bénéficie d’un abattement forfaitaire de 50% sur les loyers. Le régime réel, quant à lui, permet de déduire toutes les charges réelles (intérêts d’emprunt, taxe foncière, travaux, etc.) et d’amortir le bien et le mobilier. Ce dernier régime peut souvent neutraliser une grande partie de l’impôt sur les loyers, voire générer un déficit reportable sur les revenus fonciers.

La majorité des petits investisseurs en meublé à Poitiers relèvent du statut de Loueur en meublé non professionnel (LMNP), qui reste accessible tant que les recettes locatives ne dépassent pas 23 000 € par an ou 50 % des revenus du foyer. Ce statut est particulièrement adapté à un parc d’appartements destinés aux étudiants.

Dans le cas d’une location nue, on passe dans le régime des revenus fonciers :

Micro-foncier en dessous de 15 000 € de loyers annuels, avec un abattement de 30 %.

Régime réel au-delà ou sur option, avec déduction des charges réelles.

Bon à savoir :

À Poitiers, l’investissement dans le neuf est possible via des dispositifs comme le Pinel (ou son successeur), sous réserve de respecter les zonages et plafonds de loyers. D’autres dispositifs tels que Denormandie (pour la rénovation en zones spécifiques) ou Loc’Avantages (réduction d’impôt pour des loyers inférieurs au marché) peuvent également s’appliquer, notamment dans des quartiers en rénovation comme les Couronneries.

Pour les non-résidents, la fiscalité se complexifie avec la combinaison de l’imposition française (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux ou taxe de solidarité) et de la fiscalité du pays de résidence, encadrées par les conventions fiscales internationales. Il est alors fortement recommandé de se faire accompagner par un conseiller fiscal spécialisé.

Location courte durée et Airbnb : une niche à manier avec prudence

La présence du Futuroscope, la dimension touristique et culturelle de la ville et la desserte TGV ont naturellement favorisé l’essor de la location de courte durée à Poitiers (type Airbnb). Les données analysées sur l’archidiocèse de Poitiers font état de plusieurs milliers d’annonces actives, avec une recette annuelle médiane supérieure à 6 000–7 000 €, une durée d’occupation médiane d’environ 48 % et des tarifs moyens autour de 55–90 € la nuit selon la performance du bien.

Dans la ville même, autour de 650 annonces sont actives, dominées à plus de 80 % par des logements entiers, souvent des studios ou T2. Les meilleures annonces (top 10 %) affichent des taux d’occupation supérieurs à 80 % et des revenus mensuels dépassant régulièrement 2 000 €.

Bon à savoir :

Pour un investisseur, l’hypercentre ou la proximité d’une gare peut représenter une surcouche de rentabilité intéressante. Cependant, cette stratégie d’investissement comporte des conditions spécifiques à prendre en compte.

Une excellente localisation (centre-ville, proximité immédiate de la gare, des lieux touristiques).

Un niveau de prestation supérieur (décoration, équipements, literie, etc.).

– Du temps ou un service de conciergerie pour gérer les entrées/sorties, le ménage et la relation client.

– Une veille réglementaire : même si la régulation est moins stricte qu’à Paris ou Bordeaux, les règles d’enregistrement, de fiscalité et de destination des locaux doivent être respectées, et la ville pourrait durcir son cadre à l’avenir si la tension se renforce.

À Poitiers, la courte durée doit donc être vue comme un complément de stratégie sur certains biens bien situés, plutôt que comme un modèle unique, surtout si l’on raisonne long terme.

Bien préparer son projet : de la recherche au compromis de vente

Le processus d’acquisition en France est très encadré et suit des étapes assez standardisées, que vous soyez résident ou non. Dans une ville comme Poitiers, où certains biens très bien situés se vendent en moins de 30 jours, il est utile d’anticiper.

Le parcours type est le suivant :

Exemple :

L’investissement dans l’immobilier locatif étudiant suit un processus structuré. Il commence par la définition du budget, de la capacité d’endettement et de la stratégie (patrimoniale, de rendement, en colocation, etc.). Il est conseillé d’obtenir un pré-agrément bancaire pour une lettre de confort. La prospection des quartiers, idéalement avec un professionnel local connaissant les loyers pratiqués, précède la formulation d’une offre d’achat écrite, souvent conditionnelle. Ensuite, la signature d’un compromis de vente, encadrant prix, délais et conditions suspensives (prêt, diagnostics), est suivie d’un délai de rétractation légal de 10 jours. Un dépôt de garantie (5 à 10% du prix) est versé chez le notaire. Le montage du dossier de prêt, incluant l’expertise bancaire, conduit à l’obtention de l’offre définitive. Enfin, après réunion des fonds (apport et prêt) et souscription de l’assurance habitation, l’acte authentique est signé chez le notaire, généralement 2 à 3 mois après le compromis.

Pendant toute cette période, le notaire se charge des recherches juridiques, s’assure que le bien est libre de servitudes problématiques, que la copropriété est en règle, et que les diagnostics (DPE, amiante, plomb, électricité, gaz, etc.) sont annexés.

Bon à savoir :

Pour un projet locatif, il est essentiel de planifier plusieurs aspects en parallèle : le choix du régime fiscal (comme le LMNP réel, le micro-BIC ou les revenus fonciers), le mode de gestion (directe ou par une agence), la planification des travaux et du calendrier de mise en location, ainsi que la définition précise de la cible de locataires (étudiants, jeunes actifs, familles, etc.).

Erreurs fréquentes et bonnes pratiques pour investir à Poitiers

Même sur un marché favorable comme Poitiers, certaines erreurs reviennent souvent chez les particuliers :

Attention :

Pour un investissement locatif étudiant réussi, il est crucial d’éviter plusieurs écueils : ne pas se fier uniquement au rendement brut en omettant les charges, la taxe foncière et les coûts imprévus ; sous-estimer l’importance du DPE face au durcissement réglementaire et à la sensibilité des locataires ; choisir une surface trop grande alors que la demande se concentre sur les studios et petits appartements ; investir sans analyser le quartier, ses projets et son environnement social ; et enfin, négliger la gestion locative, source de problèmes et de baisse de rentabilité.

À l’inverse, les facteurs de réussite sont bien identifiés :

Astuce :

Pour maximiser la rentabilité et l’attractivité d’un bien locatif, il est crucial de : choisir un emplacement très précis (proximité immédiate d’une faculté, d’un arrêt de bus stratégique, d’un équipement majeur ou du centre-ville) ; adapter le bien à sa cible locative (studio fonctionnel pour un étudiant isolé, T3 optimisé pour une colocation, maison avec jardin pour une famille) ; miser sur un bon niveau d’équipement (cuisine équipée, rangements, fibre, bon éclairage) pour améliorer le loyer et la durée d’occupation ; réaliser des travaux de modernisation intelligents (salle de bain, cuisine, peintures, sols) sans sacrifier le confort au seul rendement ; et s’appuyer sur des professionnels locaux (agents, gestionnaires, artisans, notaires) qui connaissent les micro-marchés et les loyers réellement pratiqués.

Conclusion : un marché encore sous-coté par rapport à son potentiel

Investir dans l’immobilier à Poitiers, c’est miser sur une ville qui conjugue plusieurs moteurs rarement réunis à ce niveau de prix : une université majeure, un parc d’enseignement supérieur diversifié, un CHU de premier plan, un pôle touristique autour du Futuroscope, une accessibilité TGV performante et une politique urbaine active (écoquartiers, renouvellement des quartiers populaires, embellissement du centre).

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Le nombre de villes citées comme références de prix plus élevés pour le marché locatif : Angers, Tours et certaines agglomérations de l’Ouest.

La clé, pour l’investisseur, est de ne pas se laisser griser par les rendements bruts élevés annoncés ici ou là, mais de construire un projet cohérent, chiffré, et adapté à son profil : hypercentre patrimonial, quartier rendement type Saint-Éloi ou Beaulieu, pôle équilibré autour de la gare ou de Montbernage. En combinant une bonne analyse de terrain, une fiscalité optimisée (notamment via le meublé LMNP) et une gestion sérieuse, Poitiers offre aujourd’hui l’un des terrains de jeu les plus intéressants de l’Ouest pour qui souhaite bâtir un patrimoine locatif durablement rentable.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à Poitiers
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Poitiers pour chercher du rendement locatif et une exposition à une ville universitaire dynamique. Budget alloué : 300 000 à 450 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés régionaux (Tours, Angers, La Rochelle), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble de rapport ou un petit ensemble d’appartements dans un quartier en développement proche du centre et des facultés, combinant un rendement locatif brut cible de 6 à 7 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux) d’environ 400 000 euros. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent, notaire, expert-comptable), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou SCI) et définition d’un plan de diversification patrimoniale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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