Investir dans l’immobilier à Nice : guide complet pour réussir son achat

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Investir dans l’immobilier à Nice, c’est miser sur l’une des villes les plus dynamiques de France, dans un marché porté à la fois par le tourisme international, la rareté du foncier, une forte demande locative et des perspectives de valorisation solides. Mais c’est aussi un marché complexe, très segmenté par quartiers, encadré par une réglementation dense (location meublée, DPE, fiscalité, rénovation), et de plus en plus marqué par les enjeux climatiques.

Bon à savoir :

Cet article fournit une analyse complète du marché immobilier niçois, quartier par quartier, avec les données les plus récentes. Il détaille également les règles françaises applicables à l’achat, au financement, aux travaux de rénovation et à la fiscalité, pour un investissement en toute connaissance de cause.

Pourquoi Nice attire autant les investisseurs immobiliers

Nice cumule une série d’atouts structurels qui expliquent la solidité de son marché immobilier. La ville, cinquième de France, compte environ 348 000 habitants, au cœur d’une métropole de 570 000 personnes, sur un territoire coincé entre mer Méditerranée au sud et montagnes au nord. Cette géographie restreint mécaniquement les possibilités de construction neuve et entretient la tension sur les prix.

Le profil démographique est diversifié : près de la moitié de la population est locataire (49,6 %), les 20–44 ans représentent plus de 40 % des habitants, auxquels s’ajoutent étudiants, cadres, retraités, expatriés et résidents secondaires. Plus de 12 % du parc est constitué de résidences secondaires et 13 % de logements vacants, ce qui alimente un déficit chronique d’offre locative durable.

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Nice accueille environ 5 millions de visiteurs par an, ce qui en fait la deuxième ville touristique de France.

Le résultat, côté immobilier, est clair : le marché est considéré comme un « refuge » pour les investisseurs internationaux, avec un indice de tension au plus haut (10/10) et un nombre d’acheteurs supérieur de 20 % au nombre de biens disponibles. Les prix ont progressé d’environ 15 % sur 3 ans, avec une hausse d’environ 3 % en 2024, et aucune alerte de bulle immobilière n’a été identifiée à mi‑2025.

Niveaux de prix et rendements moyens à Nice

En 2025, le prix moyen au mètre carré à Nice se situe entre 5 120 et 5 500 € pour l’ensemble des logements, avec une médiane autour de 4 720 €/m². Les appartements se vendent en moyenne autour de 5 500 €/m², les maisons – plus rares – autour de 6 800 €/m².

Exemple :

Sur le plan locatif parisien, les loyers moyens se situent autour de 17–19 €/m² par mois, avec une médiane à 17 €/m². Par exemple, un deux‑pièces se loue aux environs de 1 200 € par mois, tandis qu’un trois‑pièces dans l’hypercentre se négocie plutôt entre 1 800 et 3 000 € par mois.

Les rendements bruts varient selon les sources et le segment analysé : autour de 4,4–5,2 % en moyenne pour la ville, avec des écarts très marqués selon la taille du bien et le quartier. Les studios et petites surfaces sont les plus rentables, les grands logements familiaux offrant des rendements plus faibles mais un meilleur confort patrimonial.

Voici un panorama simplifié des ordres de grandeur pour Nice dans son ensemble :

Type de bien (ville entière)Prix moyen d’achat (€)Loyer moyen mensuel (€)Rendement brut indicatif
Studio157 400650–7405,1–5,6 %
1 chambre (T2)265 000–270 000940–1 000≈ 4,3–4,5 %
2 chambres (T3)390 0001 350–1 450≈ 4,2–4,4 %
3 chambres (T4)598 0001 750–1 990≈ 3,5–4,0 %

En pratique, il faut généralement retrancher 1,5 à 2 points pour approcher le rendement net, une fois intégrés les charges, taxes, assurances, travaux et frais de gestion.

Comprendre la carte des prix : quartiers clés et stratégies

Le marché niçois est extrêmement segmenté. Deux appartements de surface identique peuvent voir leur valeur varier du simple au triple selon qu’ils se situent dans le Carré d’Or, Mont Boron, Gambetta ou Pasteur. Investir dans l’immobilier à Nice suppose donc de raisonner quartier par quartier.

Le très haut de gamme : Carré d’Or, Promenade des Anglais, Mont Boron, Cap de Nice

Le Carré d’Or, autour de la place Masséna et proche de la Promenade des Anglais, est le secteur le plus cher de Nice. Les rues commerçantes chic, les immeubles Belle Époque, la proximité immédiate de la mer et des grands hôtels comme le Negresco en font un secteur de prestige très recherché par les touristes et les résidents aisés.

Les prix y démarrent autour de 10 000 €/m² et peuvent grimper jusqu’à 12 000–15 000 €/m² pour des appartements avec vue sur rue Masséna ou sur la mer. Les studios commencent assez couramment autour de 350 000 €. Le rendement locatif brut tourne en moyenne autour de 3,7 %, avec des taux d’occupation élevés grâce au tourisme et à l’accessibilité.

Juste en face, la Promenade des Anglais et le quai des États‑Unis forment la « vitrine » de Nice. Les plus beaux appartements face à la Baie des Anges peuvent atteindre 15 000 à 20 000 €/m², des niveaux comparables à certains quartiers de Paris. Le bruit de la circulation sur les étages bas a longtemps été un frein, mais les travaux de requalification, de tramway et de réduction du trafic routier améliorent progressivement le confort, ce qui soutient les prix.

Mont Boron et Cap de Nice représentent quant à eux le segment des villas et appartements de grand standing avec vue panoramique mer, parfois comparé à des « Hollywood Hills de Nice ». Les maisons y oscillent souvent entre 1 et 5 millions d’euros, pour des prix au mètre carré compris majoritairement entre 7 600 et 15 600 €/m², voire au‑delà de 15 000 €/m² pour Cap de Nice. L’offre est extrêmement limitée : on parle de quelques dizaines de biens à la vente à un instant donné, et toute nouvelle construction est fortement contrainte par l’urbanisme, ce qui entretient une hausse régulière des valeurs.

Dans ces secteurs, l’enjeu n’est pas tant le rendement locatif que la préservation et la progression du capital sur le long terme. Les rendements bruts sur appartements à Mont Boron, par exemple, se situent autour de 3,4 %, mais la rareté et la demande internationale assurent un potentiel de plus‑value important sur plusieurs années.

Les secteurs « prime résidentiels » : Cimiez, Musiciens, Port, Jean Médecin / centre

Cimiez, sur les hauteurs à proximité du centre, concentre de grandes résidences Belle Époque, des villas cossues, des vues ouvertes et un environnement très résidentiel. Les prix y oscillent souvent entre 5 500 et 8 700 €/m² pour les appartements, et autour de 6 200 €/m² pour les villas. Selon certaines données, on trouve des moyennes autour de 5 300 €/m² pour un appartement, avec un rendement brut moyen supérieur à 5 % et des poches, comme Roquebillière, pouvant atteindre près de 9,6 % grâce à des prix d’achat encore raisonnables mais des loyers soutenus. C’est un secteur apprécié des familles et des professions libérales, qui combine stabilité patrimoniale et rentabilité intéressante si l’on achète au bon prix.

Astuce :

Situé entre la gare, le centre-ville et la mer, le quartier des Musiciens est un secteur résidentiel prisé, notamment par les expatriés et les retraités. Il se caractérise par une architecture Belle Époque et Art déco, une ambiance bourgeoise et un habitat majoritairement en copropriété. Les prix des appartements varient entre 3 700 €/m² et 8 500 €/m², avec une moyenne autour de 5 600 €/m². Avec un rendement locatif moyen d’environ 4,5 % et une forte demande (taux d’occupation proche de 94 %), ce quartier constitue un choix solide pour un investissement locatif à long terme ou pour y établir sa future résidence principale.

Le Port (Vieux Port / Le Port) vit actuellement une gentrification rapide. Les quais mêlent atmosphère populaire, plaisance, yachts et nouveaux restaurants branchés. Les appartements en façade portuaire affichent des prix légèrement inférieurs à ceux de la Promenade, mais tout de même élevés : autour de 8 000 €/m², avec une fourchette globale de 5 600 à 11 500 €/m² pour le quartier. La moyenne des appartements se situe autour de 5 800 €/m², pour un rendement brut de l’ordre de 4,1 %. Surtout, de grands projets de piétonnisation et de végétalisation (transformation d’un parking en espace piéton, réaménagement de la place Île de Beauté) doivent renforcer son attractivité et son potentiel d’appréciation.

Enfin, le secteur Jean Médecin / Nice centre correspond au cœur commerçant : avenue Jean Médecin, place Masséna, proximité du musée MAMAC, de l’Acropolis, du nouveau parc urbain de la Promenade du Paillon. C’est un secteur typiquement français, apprécié autant des Niçois que des expatriés. Les prix au mètre carré y varient de 5 700 à 13 000 €/m² selon la situation et la qualité de l’immeuble. Pour la location de courte durée, ce secteur est un excellent compromis : les données sur Nice indiquent un tarif journalier moyen autour de 100–110 €, pour un revenu annuel possible d’environ 29 000 € et des taux d’occupation estivaux approchant 100 %.

Les quartiers en plein essor : Gambetta, Libération, Riquier, Saint‑Roch, Vernier, Valrose

Pour qui cherche un meilleur couple rendement/prix d’entrée, des secteurs intermédiaires connaissent une forte dynamique.

Gambetta – qui comprend le sous‑quartier Fleurs Gambetta, proche mer, commerces et tramway – profite directement de grands projets d’infrastructures : pôle multimodal Nice Saint‑Augustin, Eco‑Vallée, Grand Arénas, prolongement des lignes de tram, amélioration des accès à l’aéroport et au quartier d’affaires. Les prix y oscillent majoritairement entre 5 500 et 10 800 €/m², avec une moyenne autour de 5 200 €/m² pour les appartements et des rendements moyens proches de 4,6 %, avec une fourchette allant de 3,7 à 5,8 % selon le type de bien. Les hausses mensuelles de prix dépassant 1,7 % début 2025 illustrent le potentiel de valorisation.

Attention :

Ancien quartier populaire, Libération connaît une mutation urbaine marquée par des projets de régénération durable et la transformation de son ancienne gare. Cette dynamique, associée à un esprit de ‘village urbain’, attire de forts investissements. La demande est très soutenue, les biens se vendant souvent au-dessus des prix affichés, avec des prix au m² variant entre 5 500 € et 9 000 € (moyenne autour de 4 650 €) pour des rendements locatifs proches de 4,9 %.

Riquier, à l’est du centre, profite de la proximité du port et du Mont Boron, ainsi que de grands espaces verts comme la forêt de Mont‑Boron. Les prix y sont encore un peu plus accessibles : de 5 000 à 9 000 €/m² selon les sources, avec des moyennes autour de 4 600–5 000 €/m² pour les appartements. Les rendements bruts pour des locations meublées se situent en général entre 3,9 et 5,7 %, avec une moyenne proche de 4,9 %. Le quartier, qui compte environ 12 500 habitants, attire particulièrement les jeunes actifs et les investisseurs grâce à ce bon compromis prix/situation.

À l’est également, Saint‑Roch et Vernier représentent des secteurs en évolution, où la présence de jeunes ménages et de nouvelles infrastructures soutient la demande locative. Saint‑Roch affiche des prix au mètre carré entre 5 000 et 9 000 €/m², pour une moyenne d’environ 4 200 €/m² et un rendement brut d’environ 5,3 %. Vernier, autour de 4 100 €/m² en moyenne, offre des rendements voisins de 5,3 %. Ces quartiers restent plus abordables que le centre tout en bénéficiant de la desserte du tramway, ce qui en fait des pistes sérieuses pour qui vise un investissement « value » sur le long terme.

Valrose, enfin, est un quartier universitaire doté d’espaces verts et d’une architecture élégante. Il se prête particulièrement bien à la location étudiante. Les prix y tournent autour de 4 570 €/m² pour un appartement, avec un rendement brut proche de 5 %. Pour un investisseur qui vise un flux locatif relativement stable, en misant sur les étudiants, c’est un secteur à examiner de près, à condition de bien maîtriser la gestion des baux meublés étudiants et la rotation des locataires.

Les secteurs en renouvellement ou à fort potentiel : Fabron, Arenas, Pasteur, Saint‑Augustin

Fabron, à l’ouest, occupe une place à part. C’est un quartier résidentiel de collines, très recherché pour ses vues mer et ses résidences modernes avec piscines et parkings. De nombreux programmes neufs s’y développent, dont des résidences de luxe comme Blue Pearl Fabron, qui propose des appartements avec jardin et vue panoramique. Les prix des biens haut de gamme peuvent aller de 5 500 à 10 000 €/m², certains portails listant des villas et penthouses entre 880 000 € et plus de 40 millions d’euros pour les produits les plus exceptionnels. En moyenne, les appartements se situent autour de 5 300 €/m² pour un rendement d’environ 4,5 %. C’est un secteur très adapté aux résidences secondaires, aux expatriés fortunés et à la clientèle internationale en quête de vue mer.

Bon à savoir :

Le quartier d’affaires d’Arenas, près de l’aéroport, présente des prix au m² (3 600 à 5 000 €) inférieurs à la moyenne niçoise. Intégré au projet Eco-Vallée, ce secteur en devenir, qui va se densifier et se verdir, peut être pertinent pour l’achat de petites surfaces destinées aux salariés locaux, en anticipant sa montée en gamme future.

Pasteur, à l’est, est l’un des quartiers les plus abordables de Nice, avec des prix encore autour de 3 000 €/m² selon certaines sources, et une fourchette de 4 600 à 8 000 €/m² sur d’autres jeux de données. Les appartements s’y achètent en moyenne autour de 3 400 €/m², avec un rendement brut moyen estimé à un peu plus de 6 %, soit l’un des plus élevés de la ville. Le quartier bénéficie d’un accès facile au centre hospitalier universitaire, ce qui alimente la demande locative de la part du personnel de santé et des étudiants en médecine. Le revers de la médaille : un environnement plus populaire, parfois moins attractif pour une clientèle internationale, et un besoin souvent plus important de travaux de rénovation.

Saint‑Augustin, sur le littoral sud‑ouest, est souvent décrit comme moins attractif à ce jour, avec des prix allant de 3 700 à 7 300 €/m². Mais sa proximité avec le nœud de transports Saint‑Augustin et les projets de requalification de la plaine du Var pourrait en faire un point d’entrée intéressant à moyen terme, notamment pour des locations longue durée destinées aux actifs.

Le Vieux Nice et la location saisonnière : potentiel élevé, contraintes à maîtriser

Le Vieux Nice (Vieux‑Nice / Vieille Ville) est le cœur historique, au maillage de ruelles médiévales, bordé par le Cours Saleya et à deux pas de la Promenade des Anglais. Son charme patrimonial en fait un « hotspot » pour les locations de courte durée. Les prix peuvent largement dépasser les moyennes niçoises : entre 6 000 et 15 000 €/m² selon l’emplacement et l’état, avec des moyennes d’environ 8 600 €/m² pour une maison et un peu plus de 6 000 €/m² pour un appartement.

Les performances locatives y sont impressionnantes pour la saisonnière : les données de 2023/2024 montrent des locations typiques occupées autour de 288 nuits par an, soit un taux de remplissage proche de 79 %, qui figure parmi les plus élevés de France. En hiver, un appartement peut se louer dès 800 € par mois, alors qu’en été, le même bien peut partir facilement autour de 1 000 € la semaine. Sur l’ensemble de Nice, le tarif journalier moyen des locations touristiques tournait autour de 103 €, pour un revenu brut annuel d’environ 29 000 € et des pics d’occupation estivale avoisinant 100 %.

Cependant, le Vieux Nice présente plusieurs contraintes : immeubles anciens sans ascenseur, peu de terrasses, nécessité fréquente de travaux, bruit nocturne, taux de petits vols plus élevé et accès limité en voiture. Les rendements bruts moyens pour les appartements sont estimés autour de 4,1 %, mais peuvent être nettement supérieurs pour les biens optimisés en location saisonnière. Il faut aussi intégrer désormais un cadre réglementaire strict sur les meublés touristiques.

Location meublée, Airbnb et réglementation à Nice

Si la location saisonnière a longtemps été le « Graal » de l’investisseur à Nice, le cadre réglementaire s’est nettement durci, à l’instar d’autres grandes villes françaises, même si la ville reste un peu plus souple que Paris sur certains points.

Toute location de courte durée doit être déclarée en mairie et se voir attribuer un numéro d’enregistrement à afficher sur les plateformes. Les contrats de location saisonnière sont limités à 90 jours par an et par locataire. Une série de règles d’habitation et de sécurité (détecteurs de fumée, normes électriques, salubrité) s’applique, et les copropriétés peuvent adopter des règlements internes interdisant ou limitant ces usages.

Bon à savoir :

Les revenus des locations meublées sont imposés en BIC, généralement sous le statut LMNP. Deux options fiscales existent : le micro-BIC (avec un abattement de 50 %) ou le régime réel (déduction des charges et amortissement). Des cotisations sociales d’environ 17,2 % s’appliquent, sauf exceptions.

À cela s’ajoute la contrainte énergétique : depuis janvier 2025, les logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ne peuvent plus être mis en location. Les logements classés F suivront en 2028. Sur un patrimoine ancien comme celui de Nice, cela signifie qu’une part croissante du parc devra être rénovée sur le plan thermique pour rester éligible à la location, qu’elle soit saisonnière ou à l’année.

Face à ces règles, la stratégie des investisseurs évolue. Beaucoup se tournent vers : d’autres opportunités d’investissement.

Des locations meublées de moyenne durée (3 à 8 mois) pour étudiants, télétravailleurs, stagiaires.

– Des locations longue durée meublées ou nues, offrant une stabilité de revenu moindre en pic saisonnier mais plus régulière à l’année.

– Un mix d’occupation (résidence secondaire une partie de l’année, location le reste) quand le cadre légal le permet.

La clé est de sécuriser en amont la compatibilité du projet avec le règlement de copropriété, la mairie, le DPE et la fiscalité choisie.

Rénovation à Nice : coûts, contraintes et potentiel de valorisation

Investir dans l’immobilier à Nice signifie très souvent investir dans de l’ancien. La France dispose d’un des parcs de logements les plus âgés d’Europe et Nice ne fait pas exception, avec ses immeubles Belle Époque, Art déco, ses villas provençales et ses petites copropriétés des années 60–80.

Les coûts de rénovation sont donc un paramètre central du business plan. Dans la région niçoise, pour un appartement ou une maison, on peut retenir les ordres de grandeur suivants :

Type de travauxCoût indicatif à Nice (€/m²)
Rafraîchissement léger250–500
Rénovation partielle (cuisine, SDB)600–900
Rénovation complète1 200–2 500 (voire plus)
Rénovation lourde (structure)1 500–2 500+

Pour un 60 m² en centre‑ville, une rénovation complète peut facilement dépasser 90 000 €. Pour une villa de 150 m² avec jardin et piscine, on peut atteindre 300 000 € de travaux pour une remise à niveau globale (y compris énergétique). À l’échelle d’une maison de 100 m², les coûts peuvent varier de 90 000 à 400 000 € selon l’ampleur.

Les postes les plus onéreux sont souvent :

Budget indicatif des principaux postes de rénovation

Estimation des coûts pour les travaux de rénovation les plus courants et impactants, basée sur des prestations de qualité.

Cuisine

15 000 € à 30 000 € et plus pour une prestation haut de gamme.

Salles de bains

Facilement au-delà de 20 000 € en cas de rénovation lourde.

Réseaux électrique & plomberie

Entre 12 000 € et 20 000 € pour un logement d’environ 80 m².

Amélioration de la performance énergétique (DPE)

Travaux d’isolation, remplacement des fenêtres, installation d’une pompe à chaleur, etc.

Les rénovations à Nice sont par ailleurs encadrées par :

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et, pour les zones protégées (Vieux‑Nice notamment), des règles patrimoniales plus strictes.

L’obligation de déclaration préalable ou de permis de construire selon l’ampleur des travaux.

– Les règles de copropriété pour tout ce qui touche aux parties communes, façades, structures.

En contrepartie, bien rénové, un logement ancien peut bénéficier de plusieurs leviers de valorisation :

Bon à savoir :

La rénovation d’un bien ancien offre plusieurs atouts stratégiques : elle attire une clientèle internationale appréciant le mélange de charme ancien et de confort moderne, améliore le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour assurer une location durable et se positionner sur le marché des logements « verts », et permet de cibler le segment haut de gamme pour une meilleure valorisation au m², des loyers plus élevés et un taux de vacance réduit.

Les aides publiques nationales (MaPrimeRénov’, éco‑PTZ, CEE, TVA réduite sur certains travaux en résidence principale) concernent surtout l’occupation à titre de résidence principale et se restreignent pour les résidences secondaires ou les locations saisonnières. De plus, les paramètres évoluent vite, certaines enveloppes ayant été suspendues ou réorientées. Pour un investisseur, l’essentiel reste d’intégrer un budget travaux réaliste avec une marge de sécurité de 10 à 20 %, de s’entourer d’artisans locaux assurés (assurance décennale), et de viser en priorité les travaux qui améliorent la structure, l’énergie, la cuisine et la salle de bain – ceux qui offrent le meilleur retour sur investissement à la revente ou à la location.

Financement et crédit immobilier pour un achat à Nice

Le financement est un autre pilier essentiel d’un projet d’investissement à Nice. La bonne nouvelle est que la France offre un système de crédit relativement stable, ouvert aux non‑résidents, et que les taux ont amorcé une décrue récente.

En 2023–2024, les taux avaient dépassé 4 % en moyenne sous l’effet de l’inflation, avant de retomber progressivement autour de 3,5 % à mi‑2025, avec des perspectives de 3–4 % pour les meilleurs profils en 2026. Pour un achat de 500 000 € financé à 80 %, une baisse de taux de 4,35 % à 3,5 % représente une économie de l’ordre de 200 à 300 € par mois de remboursement.

Bon à savoir :

Les banques françaises accordent des prêts à la fois aux résidents et aux non-résidents. Cependant, les conditions de prêt (taux, apport, garanties) ne sont pas les mêmes pour ces deux catégories d’emprunteurs.

Apport personnel généralement exigé : 20–30 % du prix, voire 30–50 % pour les non‑UE.

– Ratio d’endettement total (toutes mensualités confondues) plafonné à 33–35 % des revenus.

– Durées usuelles : 6 à 25 ans, avec une norme autour de 20 ans.

– Produits principalement à taux fixe, offrant une bonne visibilité budgétaire.

100

Les banques privées en France peuvent proposer des financements jusqu’à 100% du montant d’un investissement immobilier aux non-résidents, sous condition de placement de leurs actifs.

Les coûts à anticiper, hors prix du bien, sont significatifs :

Poste de coûtOrdre de grandeur
Frais de notaire (ancien)7–8 % du prix
Frais de notaire (neuf)2–3 % du prix
Droits d’enregistrementInclus dans les frais de notaire
Frais de dossier / banque0,5–1 % du montant du prêt
Frais de courtage (facultatif)≈ 1 % du montant du prêt
Assurance emprunteur≈ 0,5 % du capital emprunté/an
Frais de garantie / hypothèqueQuelque pourcentage du prêt

À ces frais d’acquisition s’ajoutent les charges récurrentes : taxe foncière, éventuellement taxe d’habitation (pour les résidences secondaires), charges de copropriété, entretien (souvent 1 à 2 % de la valeur du bien par an), assurance habitation (de l’ordre de 275–500 €/an selon la taille).

Pour un investisseur international, un point important est la protection contre le risque de change. Un crédit en euros permet d’aligner la devise du financement sur celle de l’actif, ce qui constitue un « hedge » naturel, même si les revenus locatifs (en euros) viennent renforcer cette cohérence.

Fiscalité de l’investissement immobilier à Nice

Investir dans l’immobilier à Nice, c’est s’inscrire dans le système fiscal français, avec plusieurs niveaux d’imposition : revenus locatifs, plus‑values, fiscalité locale, éventuel impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Revenus locatifs : meublé ou nu

Les revenus de location nue (non meublée) sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. On peut opter pour :

Le régime micro‑foncier (si loyers annuels ≤ 15 000 €) avec abattement forfaitaire de 30 %.

Le régime réel, qui permet de déduire les charges effectives (intérêts d’emprunt, travaux, taxes locales, assurances, gestion, etc.).

Les revenus de location meublée sont imposés en BIC (bénéfices industriels et commerciaux). En LMNP, deux options existent :

Le micro‑BIC, avec un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers.

Le régime réel, permettant de déduire toutes les charges et d’amortir le bien et le mobilier, ce qui peut neutraliser l’impôt sur plusieurs années.

17.2

Taux des prélèvements sociaux appliqués, avec des aménagements possibles pour certains non-résidents de l’Espace Économique Européen.

Plus‑values immobilières

En cas de revente avec plus‑value, la fiscalité française combine une taxe de 19 % et des prélèvements sociaux de 17,2 %, soit une charge potentielle de 36,2 %, avec une décote progressive selon la durée de détention :

0 % d’abattement avant 6 ans.

6 % d’abattement par année de détention de la 6e à la 21e année, puis 4 % la 22e année pour la part impôt de 19 % (exonération totale de cet impôt au bout de 22 ans).

– Exonération totale des prélèvements sociaux au bout de 30 ans.

Des surtaxes de 2 à 6 % peuvent s’ajouter sur les plus‑values les plus élevées. Des conventions fiscales bilatérales (par exemple avec les États‑Unis) évitent en principe la double imposition, mais il est prudent de se faire accompagner d’un conseil fiscal.

Fiscalité locale et IFI

La taxe foncière est due chaque année par le propriétaire, qu’il soit résident ou non. La taxe d’habitation est en voie de disparition pour les résidences principales, mais subsiste pour les résidences secondaires et certains logements vacants.

Bon à savoir :

L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) s’applique si la valeur nette de votre patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d’euros. Le barème est progressif, de 0,5 % à 1,5 %. Vous bénéficiez d’une décote de 30 % sur la valeur de votre résidence principale. Pour le calcul, vous pouvez déduire certaines dettes, comme les emprunts en cours ou les dépenses de travaux.

Pour un non‑résident qui concentre ses investissements sur Nice et la Côte d’Azur, l’IFI devient un sujet à partir d’un portefeuille de biens d’une valeur brute voisin de 2 millions d’euros, selon la structure de financement. L’utilisation du levier de crédit (hypothèque) permet de réduire l’actif net taxable.

Processus d’achat en France : ce qu’il faut savoir avant de signer

Le processus d’acquisition en France est très encadré par le droit et piloté par le notaire, officier public. À Nice comme ailleurs, il s’organise généralement en plusieurs grandes étapes sur 3 à 4 mois :

Bon à savoir :

Après l’offre d’achat acceptée, le processus suit plusieurs étapes obligatoires : signature d’un compromis de vente fixant prix et conditions, versement d’un dépôt de garantie (environ 10%) chez le notaire, et un délai de rétractation de 10 jours pour l’acheteur. S’ensuit une période de 2 à 3 mois pour les formalités notariales et l’obtention du prêt. La vente est finalisée par la signature de l’acte authentique chez le notaire, le paiement intégral et la remise des clés.

Pour un investisseur étranger, quelques points d’attention supplémentaires :

Bon à savoir :

Prévoir la traduction certifiée de certains documents (actes d’état civil, preuves de revenus) si nécessaire. Ouvrir un compte bancaire français facilite fortement le paiement des charges, taxes et remboursements de prêt. Vérifier et faire adapter, le cas échéant, son régime matrimonial ou son mode de détention (direct, via une SCI, etc.) pour optimiser la succession et la fiscalité. Insérer une clause suspensive de financement dans le compromis si l’achat dépend vraiment de l’obtention du prêt.

Le coût total de transaction (frais de notaire, droits, frais bancaires, courtier, etc.) se situe souvent entre 10 et 15 % du prix pour un bien ancien financé à crédit, ce qui impose de raisonner à horizon de détention moyen/long terme pour lisser ces coûts.

Risques et nouvelles variables : climat, sous‑sol, assurance

Un aspect moins visible mais de plus en plus structurant pour l’investissement à Nice concerne les risques climatiques et géotechniques, notamment sur le littoral et la plaine du Var.

Le changement climatique entraîne une élévation du niveau de la mer (prévisions internationales de +0,3 à +1,1 mètre d’ici la fin du siècle selon les scénarios), une augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes extrêmes (pluies, tempêtes, canicules) et une exposition accrue aux submersions marines et à l’érosion côtière. Dans les zones littorales, cela peut se traduire par :

Bon à savoir :

Les risques climatiques influencent directement le marché immobilier et les contrats d’assurance. Les primes d’assurance habitation sont plus élevées dans les zones exposées. Les contrats peuvent également comporter des franchises plus importantes ou des exclusions de garantie pour les zones à très haut risque. Sur le marché immobilier, on observe des décotes de prix pour les biens situés dans des points bas très exposés. À l’inverse, les secteurs en hauteur, moins vulnérables, peuvent connaître une hausse des prix, un phénomène qualifié de « gentrification climatique ».

Nice présente un cas particulier avec son aéroport construit sur des remblais du delta du Var, reposant sur des alluvions épaisses de plus de 100 m, qui se tassent progressivement. Les mesures satellitaires (InSAR) indiquent une subsidence qui a ralenti mais se poursuit, de l’ordre de 16 mm/an dans les années 1990, puis 8–9 mm/an dans les années 2010. Sans que cela menace directement l’habitat résidentiel classique à court terme, ce type de données rappelle que certains secteurs artificialisés du littoral niçois présentent des risques structurels qui seront de plus en plus pris en compte par les assureurs et les pouvoirs publics.

Astuce :

Bien que la demande pour les biens en front de mer reste soutenue, les enjeux croissants liés à l’érosion et aux submersions marines doivent inciter les investisseurs à intégrer ces risques à long terme dans leurs décisions d’acquisition et de gestion.

Consulter attentivement les documents d’information sur les risques (PPR, obligations d’information locative, diagnostics).

– Comparer systématiquement le coût de l’assurance et les franchises entre différents quartiers.

– Intégrer une réflexion à long terme sur la résilience du bien aux inondations, aux vagues de chaleur, aux risques de mouvement de terrain.

Nice investit massivement dans des projets de résilience : parcs urbains (extension du parc Promenade du Paillon de 8 hectares, création d’un parc paysager de 30 hectares dans la plaine du Var), désimperméabilisation, renforcement des espaces verts (+5 % de surfaces en 2025), et montée en puissance du solaire (passage de 25 GWh à 110 GWh de production photovoltaïque d’ici 2026, puis 300 GWh en 2030). Ces investissements devraient à terme bénéficier aux quartiers concernés et soutenir leur attractivité.

Perspective à moyen terme : quelle stratégie pour investir à Nice aujourd’hui ?

Les projections à 5 ans prévoient une poursuite modérée mais soutenue de la hausse des prix immobiliers en France, autour de +23 % d’ici 2029. Nice devrait se situer au‑dessus de cette moyenne, avec un objectif de 6 200–6 800 €/m² en moyenne d’ici la fin de la décennie, soit une croissance annuelle de l’ordre de 4–5 %. Les biens de luxe et les emplacements premium (front de mer, Mont Boron, Carré d’Or, Vieux Nice rénové) sont attendus encore plus performants, avec des hausses pouvant atteindre 25–30 % sur la période.

Dans ce contexte, quelques grandes lignes de stratégie émergent pour investir dans l’immobilier à Nice :

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Le rendement locatif brut dans les secteurs prestigieux de Nice comme le Carré d’Or ou la Promenade des Anglais.

– Pour un investisseur cherchant un bon compromis rendement/risque, des quartiers comme Cimiez (hors très haut de gamme), Musiciens, Gambetta, Libération, Riquier, Port, Saint‑Roch, Vernier ou Valrose offrent des prix plus accessibles, des rendements bruts entre 4,5 et 6 %, et un potentiel de revalorisation lié aux projets urbains et à la demande locative.

– Pour un investisseur plus opportuniste, Pasteur, certaines parties d’Arenas ou Saint‑Augustin constituent des portes d’entrée à bas prix, au prix d’un environnement moins haut de gamme et souvent de travaux importants. Le rendement brut peut dépasser 6 %, mais la sélection de l’immeuble et la gestion des risques locatifs doivent être très rigoureuses.

Attention :

Pour les amateurs de location saisonnière à Nice, les secteurs du Vieux Nice, du Port, du Carré d’Or, de Jean Médecin et ceux à proximité immédiate de la Promenade restent très recherchés. Cependant, il est crucial de construire un modèle économique robuste qui intègre la réglementation (limite de 90 jours par locataire, enregistrement obligatoire, diagnostic de performance énergétique), la fiscalité (régime des Bénéfices Industriels et Commerciaux et cotisations sociales) ainsi que le coût de la gestion, qu’elle soit personnelle ou déléguée à un gestionnaire spécialisé.

Au‑delà du choix géographique, le succès d’un investissement à Nice repose sur quelques principes incontournables : une analyse fine du marché par micro‑secteur, un chiffrage prudent intégrant travaux et charges, une stratégie locative compatible avec le cadre légal et énergétique, un financement sécurisé, et surtout une vision de long terme. Dans un marché structurellement tendu et internationalisé comme celui de Nice, ce sont les investisseurs les plus disciplinés et les mieux informés qui tireront pleinement parti du potentiel de la ville dans les années à venir.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Nice, France, pour viser du rendement locatif et une exposition à un marché azuréen très recherché. Budget alloué : 400 000 à 600 000 €, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs quartiers (Carré d’Or, Libération, Cimiez), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement de standing proche de la mer ou du tram, combinant un rendement locatif brut cible de 4 à 5 %plus le rendement est élevé, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais de notaire + rafraîchissement) d’environ 500 000 €.
La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, expert fiscal), choix du régime (location nue ou meublée LMNP/LMP) et définition d’un plan de diversification patrimoniale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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