Investir dans l’immobilier à Montauban : le guide complet pour bâtir une stratégie rentable

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Montauban coche de plus en plus de cases dans les radars des investisseurs immobiliers : prix encore accessibles, rendements supérieurs à la moyenne régionale, marché locatif sous tension, projets d’infrastructures structurants et dynamisme démographique porté par la proximité de Toulouse. Mais pour transformer ce potentiel en véritable stratégie patrimoniale, il faut regarder au‑delà des slogans et plonger dans les chiffres.

Bon à savoir :

Cet article analyse le marché immobilier de Montauban, incluant les rendements locatifs classiques et saisonniers, les meilleurs quartiers pour investir, les perspectives de valorisation ainsi que les contraintes fiscales et réglementaires à connaître avant un achat.

Montauban, une ville moyenne très bien positionnée

Montauban est la préfecture du Tarn-et-Garonne (code postal 82000), au cœur de l’Occitanie. La ville compte autour de 60 000 à 62 000 habitants selon les sources, mais c’est surtout sa dynamique qui interpelle : la population est passée de 56 536 habitants en 2011 à 62 487 en 2022, avec une croissance annuelle moyenne de +1,3 % entre 2011 et 2016 puis +0,6 % entre 2016 et 2022. Les projections évoquent près de 64 000 habitants à l’horizon 2025 et 81 000 vers 2060.

50000

L’Occitanie est la région la plus dynamique de France métropolitaine, gagnant plus de 50 000 habitants par an.

La commune cumule par ailleurs plusieurs atouts qualitatifs : label « Ville d’Art et d’Histoire », équipements culturels (théâtres, cinémas, musées), offre scolaire complète jusqu’à l’enseignement supérieur (IUT, centre universitaire rattaché à l’Université Paul Sabatier), infrastructures sportives variées (Stade Sapiac, piscines, stades), espaces verts et canal à proximité. S’y ajoutent une économie locale diversifiée (équipements électriques, éclairage, industrie agroalimentaire, meuble, aéronautique, logistique) et un bassin d’emplois excédentaire, c’est-à-dire offrant plus de postes que d’actifs résidents.

Ce cocktail explique une demande soutenue pour le logement, tant en accession qu’en location.

Un marché immobilier encore abordable mais en hausse sur le long terme

Comparée à de nombreuses villes du Sud-Ouest, Montauban demeure abordable. Le prix médian global au mètre carré tourne autour de 2 000 à 2 100 euros selon les sources et les périodes. Les dernières données font ressortir :

Indicateur (fin 2025 / début 2026)Valeur approximative
Prix médian tous biens confondus~2 045 €/m²
Prix médian maison~2 109 €/m²
Prix médian appartement~1 949 €/m²
Fourchette basse / haute globale~1 410 – 2 850 €/m²

Sur cinq ans, la hausse est nette : +16 à +19 % selon les segments. Pour les appartements, les prix au mètre carré ont progressé d’environ 18 % en cinq ans, malgré une légère érosion récente (−2 à −3 % sur un an). Les maisons affichent une trajectoire comparable, avec une augmentation avoisinant 19 % sur cinq ans et un repli ponctuel de l’ordre de −1 % sur la dernière année.

2300

Le prix médian au mètre carré pour un logement neuf est d’environ 2 300 €, contre 1 950 € pour l’ancien.

La ville a ainsi connu un cycle haussier sur le moyen terme (jusqu’à +33 % sur cinq ans selon une source pour certains types de biens), puis un palier avec une correction légère récente. Pour un investisseur de long terme, cette configuration – hausse structurelle, à court terme légèrement en retrait – peut constituer une fenêtre d’entrée intéressante, surtout si l’on parvient à négocier en dessous des médianes sur des biens à rénover ou mal positionnés commercialement.

Des rendements locatifs supérieurs à la moyenne régionale

L’un des grands atouts de Montauban, c’est sa rentabilité brut potentielle. Dans les régions du Sud comme la Provence ou la Nouvelle-Aquitaine, un rendement brut de 5 % est déjà considéré comme « bon ». À Montauban, on est sensiblement au-dessus.

Les données agrégées indiquent un rendement locatif brut moyen d’environ 6,4 à 6,5 %, pour une moyenne de 6,51 % sur la ville. Ce chiffre varie notablement selon la typologie de bien, mais le constat est clair : les investisseurs disposent d’un avantage rendement par rapport aux grandes métropoles régionales ou aux zones littorales plus chères.

Rendements détaillés par type de logement

Les chiffres recensés sur un échantillon de ventes et de loyers permettent de comparer finement les performances selon le nombre de pièces.

Appartements

Type d’appartementPrix moyenLoyer moyen mensuelRendement brut moyen
Studio (1 pièce)51 923 €380 €8,78 %
2 pièces69 978 €452 €7,75 %
3 pièces96 985 €595 €7,36 %
4 pièces120 817 €745 €7,40 %
5 pièces121 125 €920 €9,11 %

Deux éléments frappent immédiatement. D’abord, les petites surfaces affichent des rendements élevés, comme souvent dans les villes étudiantes ou de travailleurs mobiles. Un studio autour de 52 000 € loué 380 € génère près de 8,8 % de rendement brut. Ensuite, les grands appartements (5 pièces) se distinguent avec plus de 9 % de rendement brut, niveau rarement atteint dans les grandes métropoles.

Attention :

Le chiffre de rentabilité mentionné, bien qu’élevé, est basé sur un échantillon limité de seulement 12 transactions. Il révèle néanmoins l’existence de niches de forte rentabilité, particulièrement pour les grands biens. Ces biens, parfois moins recherchés par les primo-accédants, sont très prisés pour la colocation ou par des familles aux revenus modérés.

Maisons

Type de maisonPrix moyenLoyer moyen mensuelRendement brut moyen
3 pièces148 430 €691 €5,59 %
4 pièces158 320 €865 €6,56 %
5 pièces197 238 €770 €4,68 %

On constate que les maisons offrent, en moyenne, des rendements plus faibles que les appartements, même si un 4 pièces peut encore dépasser 6,5 %. Le 5 pièces pâtit d’un loyer moyen étonnamment bas au regard du prix d’achat, ce qui tire son rendement vers le bas.

Pour un investisseur cherchant du cash-flow, les appartements apparaissent clairement plus intéressants. Les maisons restent cependant pertinentes pour une logique patrimoniale, une valorisation à long terme ou un projet mixte (résidence principale à terme, puis location, etc.).

Rents et tension locative

Les loyers suivent une tendance haussière. Pour les appartements, le loyer médian hors charges se situe autour de 10 €/m² par mois, avec une progression de près de 7 % sur un an. Sur cinq ans, certaines catégories (T3 et plus) ont vu leurs loyers croître de plus de 18 %. Les T1 affichent un niveau médian proche de 12 €/m².

11

Le loyer mensuel moyen au mètre carré pour les maisons est d’environ 11 €.

Dans ce contexte, le risque de vacance locative est relativement contenu pour un bien correctement situé et au juste prix. C’est un point crucial, car le taux d’occupation conditionne la réussite d’un investissement au moins autant que le rendement théorique.

Cash-flow, crédit et capacité d’autofinancement

Pour mesurer l’intérêt concret d’un investissement à Montauban, il faut passer du rendement brut théorique à la réalité du cash-flow, une fois le crédit payé.

Les simulations réalisées sur la base d’un prêt sur 20 ans à un taux d’intérêt de 0,96 % et une assurance à 0,34 % (conditions particulièrement favorables observées en 2021) donnent un aperçu de ce potentiel d’autofinancement. Même si les taux ont remonté depuis, ces chiffres permettent de comparer les typologies entre elles.

Bien typeMensualité estiméeLoyer moyenCash-flow indicatif
Appartement 1 pièce253 €380 €+127 €
Appartement 2 pièces340 €452 €+112 €
Appartement 3 pièces472 €595 €+123 €
Appartement 4 pièces588 €745 €+157 €
Appartement 5 pièces589 €920 €+331 €
Maison 3 pièces722 €691 €−31 €
Maison 4 pièces770 €865 €+95 €
Maison 5 pièces959 €770 €−189 €

On voit nettement que : l’importance de la communication est cruciale dans toute relation.

Astuce :

Les appartements, notamment les 4 et 5 pièces, sont les biens les plus adaptés pour générer un cash-flow positif. Les maisons de 4 pièces peuvent parfois s’autofinancer, mais les grandes maisons de 5 pièces sont difficiles à équilibrer financièrement en raison d’un loyer moyen souvent trop bas par rapport à la mensualité. Dans le contexte actuel de taux d’intérêt plus élevés (autour de 3-4%), les opportunités de cash-flow positif se raréfient, mais la hiérarchie des investissements reste la même : les petites et moyennes surfaces en immeuble collectif offrent toujours le meilleur potentiel de rendement immédiat.

Pour actualiser ces calculs à la réalité des taux actuels, un investisseur gagnera à simuler finement avec un courtier ou son banquier, mais les ordres de grandeur montrent qu’à Montauban, un investissement bien choisi peut encore dégager une trésorerie positive, ce qui devient rare dans de nombreuses grandes villes.

Valorisation du capital : comment ont évolué les prix selon les biens ?

Au-delà de la rente locative, l’investisseur cherche à capter la revalorisation de son patrimoine. Les données historiques sur 2014–2018 donnent une indication sur la sensibilité des différentes typologies de biens à la hausse ou à la baisse des prix.

Appartements : une évolution contrastée

Type d’appartementPrix moyen 2014Prix moyen 2018Variation
Studio43 000 €45 000 €+4,65 %
2 pièces60 000 €64 000 €+6,67 %
3 pièces90 000 €85 100 €−5,44 %
4 pièces107 000 €114 000 €+6,54 %
5 pièces103 000 €114 500 €+11,17 %

Les petites surfaces ont plutôt bien résisté ou progressé modérément, tandis que les 3 pièces ont enregistré une légère baisse sur la période étudiée. Les grands appartements (4 et 5 pièces) ont en revanche connu une appréciation marquée, autour de +6,5 à +11 %.

Bon à savoir :

La demande se rééquilibre vers les grandes surfaces (T4/T5), recherchées par les familles et la colocation, alors que les T3 sont très nombreux. Pour l’investisseur, cibler un T4 ou T5 bien situé peut offrir un double avantage : un rendement locatif élevé et une forte probabilité de plus-value à moyen terme.

Maisons : confirmation du potentiel familial

Type de maisonPrix moyen 2014Prix moyen 2018Variation
1 pièce71 000 €45 000 €−36,62 %
2 pièces107 000 €64 000 €−40,19 %
3 pièces119 750 €131 500 €+9,81 %
4 pièces135 000 €145 500 €+7,78 %
5 pièces168 300 €185 000 €+9,92 %

Les petites maisons d’une ou deux pièces ont vu leurs prix reculer fortement, sans doute faute de demande forte sur ce segment atypique. En revanche, les maisons de 3 à 5 pièces – le cœur du marché familial – se sont appréciées d’environ 8 à 10 % en quatre ans.

Là encore, pour une stratégie patrimoniale de long terme, les maisons familiales bien placées restent des supports solides, même si leur rendement locatif brut est un peu inférieur à celui des appartements.

Où investir à Montauban ? Panorama des quartiers

L’un des grands avantages de Montauban pour un investisseur, c’est la diversité de ses quartiers, chacun ayant un profil spécifique en termes de public cible, de loyer potentiel et de valorisation.

Centre historique et Ville Haute

Le centre-ville, notamment la Ville Haute, concentre les atouts patrimoniaux : monuments historiques, Place Nationale, Pont Vieux, ruelles médiévales, commerces, restaurants et animations culturelles. C’est un secteur prisé, aux prix plus élevés que la moyenne, mais qui garantit une demande locative forte, en particulier pour les étudiants, les jeunes actifs et la location saisonnière.

15

La prime à la rénovation pour les biens de caractère dans le centre historique de Montauban peut atteindre 15 %.

Villebourbon et quartier de la gare

Sur la rive opposée, autour de la gare Montauban-Ville-Bourbon, le quartier Villebourbon est en pleine mutation. On y trouve encore des prix plus accessibles que dans l’hyper-centre, avec une bonne desserte ferroviaire et une proximité immédiate des équipements. La modernisation du secteur gare et les projets urbains en cours favorisent une montée en gamme progressive.

Pour un investisseur, c’est une zone stratégique pour du locatif classique (étudiants de l’IUT, jeunes actifs travaillant à Toulouse) ou pour du meublé de courte durée, grâce au flux de voyageurs.

Quartiers résidentiels familiaux

Des secteurs comme Sapiac, Les Chaumes, Saint-Joseph, Beausoleil et Falguières, la Zone des Quercynois, La-Villeneuve ou encore des quartiers périphériques comme La Madeleine ou Faubourg Lacapelle proposent un profil plus résidentiel, avec une majorité de maisons individuelles et un environnement verdoyant.

Exemple :

Ces quartiers attirent les familles à la recherche de calme, d’écoles, de parcs et de commerces de proximité. Les rendements bruts y sont souvent un peu inférieurs à ceux du centre (autour de 5,5–6,5 % sur les maisons), mais la stabilité des locataires y est généralement meilleure, ce qui limite le turn-over et les coûts associés.

Zones en développement et secteurs en reconversion

Plusieurs quartiers sont identifiés comme en cours de valorisation ou de renouvellement urbain, comme le secteur de la gare, le périmètre autour de la Banque de France, Albasud (zone économique), La Molière ou certains faubourgs comme Le Fau, Saint-Martial, voire certains secteurs industriels transformés.

Ce sont des zones où les prix actuels restent encore modérés, mais où les projets d’aménagement, de transport ou de rénovation (bypass, création de nouveaux espaces verts, valorisation du centre rénové) peuvent créer de la plus-value à moyen terme. Pour un investisseur acceptant un peu plus de risque, ces secteurs peuvent constituer des cibles privilégiées.

Location courte durée et Airbnb : un marché déjà bien installé

La location saisonnière et de courte durée à Montauban ne se limite plus à quelques annonces isolées. Le marché Airbnb local compte environ 348 annonces actives, ce qui est significatif pour une ville de cette taille.

Les données récentes sur l’année écoulée montrent :

– Un revenu mensuel médian autour de 1 052 dollars.

– Le top 25 % des logements générant au moins 1 556 dollars par mois.

– Le top 10 % dépassant 2 248 dollars mensuels.

– Un quart inférieur de l’offre autour de 574 dollars seulement.

44

Le taux d’occupation médian des logements est de 44 %.

La saisonnalité est marquée :

PériodeRevenu mensuel moyenTaux d’occupationPrix moyen nuitée
Haute saison (été)~1 595 $~54,8 %~92 $
Inter-saison~1 253 $~44,6 %~86 $
Basse saison~782 $~37,6 %~82 $

La structure du parc de locations montre clairement la dominante de petites surfaces :

86,2 % des annonces sont des logements entiers.

1 chambre constitue la majorité (54,3 % des biens), et 1 à 2 chambres représentent près de 72 % du marché.

– La plupart des biens accueillent 2 à 4 personnes, avec une moyenne de 3,4 voyageurs.

Autrement dit, le cœur de la demande concerne des studios et T2 ou T3 compacts, parfaitement cohérents avec une stratégie d’investissement sur petites surfaces en cœur de ville ou proche de la gare.

Bon à savoir :

Les politiques d’annulation sont majoritairement favorables aux voyageurs (près de 70 % sont flexibles ou modérées). De plus, plus d’un tiers des biens sont réservés pour de longs séjours (plus de 180 jours cumulés par an), indiquant une clientèle mixte : tourisme, déplacements professionnels et séjours de durée moyenne.

Plusieurs hôtes professionnels gèrent déjà des portefeuilles de biens significatifs, certains dépassant 200 000 dollars de chiffre d’affaires sur l’année, ce qui prouve l’existence d’un marché mûr. Pour se différencier, un nouveau venu devra travailler le positionnement (localisation, qualité du bien, décoration, services) plutôt que simplement copier une offre déjà très concurrentielle.

Neuf, ancien, rénovation : quel support privilégier ?

Le paysage immobilier montalbanais offre un large éventail de supports d’investissement : programmes neufs, immeubles des années 1970–1990, centre historique ancien à rénover, maisons pavillonnaires en périphérie, logements récents orientés efficacité énergétique.

Investir dans le neuf

Le prix moyen du neuf à Montauban tourne autour de 4 600–4 700 €/m² selon certains catalogues de promoteurs, soit nettement au-dessus de la médiane de l’ancien. Plusieurs programmes proposent des appartements T1 à T3 et des maisons neuves, parfois éligibles aux dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel ou le statut LMNP en résidence services (étudiants, seniors).

En contrepartie du surcoût à l’achat, le neuf offre :

De bonnes performances énergétiques (DPE favorables), ce qui sécurise la location face aux interdictions qui frappent progressivement les logements classés F ou G.

– Des frais de notaire réduits (2–3 % au lieu de 7–8 % dans l’ancien).

– Une attractivité renforcée pour les locataires sensibles au confort, au stationnement, aux extérieurs.

Pour un investisseur fortement fiscalisé, la combinaison d’un bien neuf Pinel à Montauban et d’un rendement brut autour de 4–5 % peut s’envisager, mais l’équation est moins favorable que sur de l’ancien à haut rendement brut.

Miser sur l’ancien à rénover

L’âge moyen du parc immobilier est d’environ 50 ans, avec une grande partie des logements construits entre 1971 et 1990, et une proportion non négligeable de bâtis antérieurs à 1945, surtout dans le centre.

Bon à savoir :

Pour un investisseur prêt à gérer des travaux, l’immobilier ancien à rénover présente de réels leviers de valorisation et de rendement.

Prix d’acquisition souvent en dessous de la médiane, surtout pour les biens énergivores ou à rafraîchir.

Potentiel de plus-value significatif en cas de rénovation lourde (notamment énergétique et intérieure).

– Possibilité de basculer la fiscalité sur un régime réel permettant de déduire les travaux, voire d’amortir le bien en meublé (LMNP).

Les coûts de rénovation sont évidemment à intégrer. Les fourchettes relevées pour Montauban et ses environs indiquent :

Rafraîchissement simple (peinture, sols) : de 100 à 300 €/m².

Rénovation complète « standard » : de 600 à 1 200 €/m².

Rénovation lourde (structure, redistribution importante, technique) : de 1 000 à 2 500 €/m².

77 000 à 100 000

Budget de rénovation complet courant pour une maison de 90 à 100 m².

Par ailleurs, l’État et certaines collectivités soutiennent la rénovation énergétique via des aides (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, certificats d’économie d’énergie, dispositifs de l’Anah, programmes locaux de type OPAH ou PIG). Ces coups de pouce sont cependant très encadrés (niveau de ressources, usage en résidence principale, recours à des artisans certifiés RGE, etc.) et ne s’appliquent pas toujours aux investisseurs bailleurs ou aux locations saisonnières. Il est donc essentiel de vérifier l’éligibilité au cas par cas.

Choix du statut fiscal : nu ou meublé ?

Sur le plan fiscal, le choix entre location nue et meublée est central pour optimiser un investissement à Montauban.

En location nue, les loyers relèvent des « revenus fonciers » :

– Sous le régime micro-foncier (si les revenus bruts ne dépassent pas 15 000 € par an), un abattement forfaitaire de 30 % s’applique, sans possibilité de déduire les charges réelles.

– Sous le régime réel, le bailleur peut déduire ses charges effectives (intérêts d’emprunt, travaux, taxe foncière, assurance, frais de gestion, etc.), ce qui est souvent plus intéressant en cas de rénovation importante ou de recours massif au crédit.

Exemple :

Pour les locations meublées, les revenus locatifs sont imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Le contribuable a le choix entre deux régimes principaux : le régime micro-BIC (avec un abattement forfaitaire) ou le régime réel (déclaration des recettes et des dépenses réelles).

Le régime micro-BIC, avec un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers encaissés, jusqu’à un plafond de chiffre d’affaires (plusieurs dizaines de milliers d’euros).

Le régime réel, qui permet de déduire l’ensemble des charges et d’amortir comptablement le bien (hors terrain) et le mobilier, ce qui réduit très fortement le bénéfice imposable, surtout dans les premières années.

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) est adapté à la plupart des investisseurs particuliers dont les recettes annuelles de location meublée demeurent en dessous de 23 000 € et/ou ne dépassent pas 50 % des revenus globaux du foyer. Les prélèvements sociaux s’élèvent à 17,2 % sur le bénéfice net, auxquels s’ajoute l’impôt sur le revenu selon la tranche marginale.

Dans une ville comme Montauban, où le rendement brut peut facilement atteindre 7 à 9 % sur des petites surfaces, l’option meublée au réel (LMNP) s’avère souvent très intéressante, en particulier pour des studios et T2 en centre-ville, à proximité des campus ou de la gare, ou pour des logements visant la courte durée.

Comparaison avec les communes voisines : faut-il sortir de Montauban ?

Autour de Montauban, plusieurs communes de Tarn-et-Garonne affichent des rendements bruts encore plus spectaculaires. Les données disponibles évoquent, par exemple :

CommuneRendement locatif brut potentiel
Moissac13,83 %
Castelsarrasin11,30 %
Montbeton10,10 %
Caussade9,46 %
Bressols6,96 %
Beaumont-de-Lomagne7,03 %
Nègrepelisse6,97 %
Septfonds6,52 %
Montech6,22 %
Montricoux6,15 %

Sur le papier, certains de ces rendements dépassent largement ceux de Montauban. Mais il faut les mettre en regard de la profondeur de marché, de la tension locative, du dynamisme démographique et économique. Montauban concentre plus de 60 000 habitants, des pôles d’emploi et d’études, un tourisme non négligeable, un réseau de transports développé, une base de locataires diversifiée. Autant de facteurs qui sécurisent la location et la revente.

Attention :

Dans une commune de quelques milliers d’habitants à 20-30 km, un rendement brut de 10 à 14 % est possible, mais il s’accompagne souvent d’un risque de vacance plus élevé, d’une liquidité moindre à la revente et d’une forte dépendance à un nombre limité d’employeurs.

Pour un premier investissement ou une stratégie prudente, rester sur Montauban ou s’en approcher (Bressols, Montbeton, Montech) peut donc être plus pertinent que de courir uniquement après le pourcentage brut le plus élevé.

Les risques et contraintes à ne pas sous-estimer

Même si le tableau général est favorable, investir dans l’immobilier à Montauban ne se fait pas sans précautions. Plusieurs risques et freins doivent être pris en compte.

Sur le plan technique, une partie du parc est vieillissant, parfois mal isolé. Les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique sont progressivement bannis du marché locatif par la législation française, ce qui pèse sur leur valeur et impose des travaux parfois coûteux pour rester louables.

Attention :

Le territoire est exposé à des aléas comme les inondations, les sols argileux ou la proximité de sites industriels classés Seveso. Avant tout achat, il est essentiel de consulter les documents d’information sur les risques (via le portail gouvernemental dédié) et d’analyser les diagnostics fournis dans le compromis de vente.

Sur le plan macroéconomique, la hausse des taux d’intérêt réduit mécaniquement la capacité d’emprunt et les cash-flows positifs. Un montage qui fonctionnait avec un taux inférieur à 1 % doit être intégralement recalé si l’on emprunte aujourd’hui à 3 ou 4 %. Les scénarios de baisse de loyer ou d’augmentation de charges (taxe foncière, charges de copropriété, coûts d’entretien) doivent également être simulés.

Attention :

La réglementation sur la location courte durée, comme Airbnb, peut évoluer localement et nationalement. Bien que Montauban ne soit pas soumise aux mêmes contraintes que Paris ou la Côte d’Azur, les municipalités peuvent durcir les conditions via des obligations d’enregistrement, des plafonds de nuitées ou des règles de changement d’usage. Un investisseur doit donc rester vigilant sur ces évolutions.

Construire sa stratégie d’investissement à Montauban

Pour tirer parti de ce marché en mutation, la stratégie doit être adaptée à son profil d’investisseur, à son horizon de placement et à sa tolérance au risque.

Un investisseur à la recherche de revenus rapides et de cash-flow pourra privilégier :

Des studios ou T2 bien placés en centre-ville, Villebourbon, proches de la gare ou des campus.

– Une exploitation en meublé, éventuellement en courte durée dans les secteurs touristiques (centre historique, quartiers pittoresques).

– Un montage au régime réel (LMNP) pour optimiser la fiscalité, en particulier si des travaux de rénovation sont réalisés.

Exemple :

Un investisseur dont l’objectif est la constitution d’un patrimoine familial sur le long terme, avec un horizon de valorisation d’environ vingt ans, illustre une approche patrimoniale. Cette stratégie privilégie la croissance du capital et la transmission aux générations futures plutôt que des gains à court terme.

Des T3/T4 bien situés dans les quartiers résidentiels recherchés par les familles (Les Chaumes, Sapiac, Saint-Joseph, etc.).

Des maisons de 3 à 4 pièces avec jardin, idéalement près du canal ou des axes structurants, à condition de rester vigilant sur le rendement brut.

– Des opérations d’achat-rénovation dans le centre historique, en travaillant la qualité architecturale et énergétique pour créer des biens « premium » recherchés.

Bon à savoir :

Pour réussir un investissement locatif, il faut combiner l’analyse des données (prix au m², loyers, charges, fiscalité) et la connaissance du terrain (flux de population, projets d’urbanisme, profil des locataires). Montauban présente un équilibre unique : des prix encore abordables, une forte dynamique démographique et économique, des rendements élevés et des perspectives de plus-value grâce à l’amélioration des infrastructures, notamment ferroviaires.

Pour qui est prêt à travailler sérieusement son dossier – et à ne pas se contenter de moyennes générales –, investir dans l’immobilier à Montauban peut ainsi constituer une pierre solide dans une stratégie patrimoniale diversifiée, à condition de choisir les bons biens, au bon endroit, avec le bon montage fiscal et financier.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, disposant d’un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier locatif à Montauban pour rechercher du rendement et un point d’ancrage en province. Budget alloué : 400 000 à 600 000 €, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs villes de moyenne taille en Occitanie (Toulouse périphérie, Albi, Agen), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble de rapport ou un ensemble de 2 à 3 logements dans un quartier en renouvellement de Montauban, combinant un rendement locatif brut cible proche de 7–8 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 €.

La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, gestionnaire locatif), choix du montage (propriété directe ou SCI) et intégration de l’opération dans une stratégie patrimoniale globale et fiscalement maîtrisée.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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