Investir dans l’immobilier à Limoges : le guide complet pour tirer parti d’un marché sous-coté

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Investir dans l’immobilier à Limoges attire de plus en plus d’épargnants à la recherche de bons rendements sans payer le prix fort des métropoles. Avec un prix moyen autour de 1 886 €/m² pour l’ensemble du marché, des loyers qui restent dynamiques et une rentabilité brute moyenne avoisinant 7 %, la ville se positionne parmi les meilleurs rapports prix/loyer de France. Mais derrière ces chiffres flatteurs se cache un marché très contrasté selon les quartiers, les types de biens et les stratégies fiscales choisies.

Bon à savoir :

Cet article fournit une analyse chiffrée pour guider l’investissement immobilier à Limoges. Il détaille les raisons d’investir, les secteurs géographiques à cibler, les rendements locatifs attendus et les erreurs courantes à éviter pour réussir son projet.

Un marché abordable mais très tendu

Le premier atout de l’immobilier à Limoges tient à son niveau de prix, nettement en dessous de la moyenne nationale, alors même que le marché est sous forte tension.

Le prix moyen de vente observé sur la ville se situe autour de 1 886 €/m², avec une médiane relevée à 1 645 €/m² tous biens confondus. Pour les appartements, plusieurs sources convergent vers une fourchette de 1 515 à 1 664 €/m² en moyenne, avec un bas de marché autour de 1 060 €/m² et un haut à plus de 2 280 €/m². Les maisons se situent légèrement au-dessus, autour de 1 777 à 1 907 €/m² selon les analyses, avec un éventail d’environ 1 139 à 2 433 €/m².

10

Il y a environ 10 % d’acheteurs en plus que de biens à vendre, indiquant une forte tension sur le marché immobilier.

Sur les cinq dernières années, les prix ont bondi d’environ 39 à 43 %, selon les sources. Même si une correction ponctuelle de –4,79 % a été relevée sur un mois en avril 2025, la trajectoire de fond reste clairement haussière.

On peut résumer la physionomie globale du marché de cette manière :

Indicateur cléValeur approximative à Limoges
Prix moyen de vente (tous biens)1 886 €/m²
Prix moyen appart.1 515 – 1 664 €/m²
Prix moyen maisons1 777 – 1 907 €/m²
Hausse sur 5 ans+39 à +43 %
Biens en vente247
Tension de marché10/10

Pour un investisseur, cette combinaison « prix bas / tension forte / progression des valeurs » est rare : elle permet de viser à la fois une bonne rentabilité immédiate et une perspective de plus-value à moyen terme, notamment dans les quartiers en renouvellement urbain.

Une rentabilité largement supérieure à la moyenne française

Les loyers à Limoges apparaissent en décalage favorable par rapport aux prix d’achat. Le loyer moyen pour un appartement tourne autour de 10,2 €/m² (entre 7 et 16 €/m² selon le type de bien et l’emplacement). Pour les maisons, il faut compter environ 9 €/m² (de 6 à 13 €/m²). Sur le segment meublé, les données les plus récentes indiquent 13 €/m² en moyenne, contre 10 €/m² en nu.

En croisant ces niveaux de loyers avec les prix au mètre carré, les diverses études convergent vers une rentabilité brute moyenne comprise entre 6,8 % et 7,5 %, avec une estimation nette autour de 5,1 % après charges et fiscalité dans un scénario standard.

Un tableau synthétique permet de situer Limoges par rapport à d’autres villes françaises de gabarit comparable :

VillePrix vente €/m²Loyer €/m² (meublé)Rentabilité brute
Saint-Étienne1 389128,46 %
Roubaix1 648187,96 %
Perpignan1 766147,68 %
Limoges1 886136,80 %
Amiens2 606186,46 %
Poitiers2 241156,33 %
Brest2 361146,12 %
Bordeaux5 023~16 (estim.)~3,79 %

À l’échelle nationale, la rentabilité brute moyenne tournait autour de 4,8 % fin 2025 : Limoges se situe donc clairement au-dessus, tout en restant dans une grande ville universitaire, administrative et industrielle, loin du profil « ville sinistrée » que peuvent avoir certaines communes très rentables.

Exemple :

À l’intérieur d’une même ville, les écarts de conditions de vie, de revenus ou d’accès aux services peuvent être très marqués d’un quartier à l’autre. Par exemple, un quartier résidentiel aisé peut présenter des indicateurs de développement très élevés, tandis qu’un quartier populaire ou périphérique de la même ville peut connaître des taux de pauvreté importants et un accès limité aux infrastructures.

– Auriol – Jambost affiche une rentabilité brute meublée moyenne de 9,83 %, ce qui en fait un des meilleurs rapports prix/loyers de la ville.

– Val d’Aurence avoisinait 9,9 % de rendement brut en 2023, avec un prix moyen de 1 211 €/m².

– Dans le Centre-Hôtel de Ville (hyper-centre), on tournait autour de 7,1 % pour un prix d’environ 2 033 €/m².

– À proximité de la cité universitaire Albert Thomas, la rentabilité brute restait à 6,2 % avec des prix plus élevés (2 328 €/m²).

Pour un investisseur, une rentabilité brute d’au moins 5 % est considérée comme « bonne » à Limoges, et un objectif de 7,5 % permet en général de dégager un cash-flow positif avec un financement classique (20 % d’apport, prêt sur 20 ans).

Ville universitaire, économie diversifiée et forte population locataire

La solidité d’un investissement locatif repose aussi sur la demande. De ce point de vue, Limoges cumule plusieurs moteurs structurels.

La ville compte environ 130 000 à 135 000 habitants, au cœur d’une aire urbaine de près de 300 000 personnes. Près de 40 % des habitants ont moins de 40 ans, et plus d’un tiers de la population intercommunale a moins de 30 ans. Les étudiants représentent à eux seuls un bloc majeur : la seule université regroupe plus de 15 000 à 16 000 inscrits, et l’ensemble des formations supérieures totalise environ 18 000 étudiants, soit autour de 15 % de la population.

14000

Nombre d’élèves, étudiants ou stagiaires dans la tranche d’âge 15-64 ans, représentant 17,2 % de cette population.

Parallèlement, l’économie locale est loin d’être monolithique. Limoges abrite environ 13 000 entreprises et plus de 66 000 salariés, dans des secteurs variés : porcelaines Bernardaud et Haviland, géant mondial de l’équipement électrique Legrand, industrie de la céramique technique, électronique, mécanique, agroalimentaire, luxe, sans oublier le pôle technologique ESTER qui fédère près de 200 entreprises, laboratoires et centres de transfert de technologies.

Attention :

Malgré un taux de chômage élevé (18,6 % chez les 15-64 ans), le nombre de ménages continue d’augmenter. Cependant, leur taille moyenne diminue (environ 1,9 personne par foyer), ce qui génère mécaniquement un besoin supplémentaire en logements, soutenu par une demande provenant de salariés, cadres et techniciens.

Le marché locatif est d’ailleurs largement majoritaire : environ 58,4 % des ménages sont locataires, et près de 60 % des résidences principales sont occupées à titre locatif. Les propriétaires occupants ne représentent qu’environ 40 % des foyers dans la commune, un profil beaucoup plus locatif que la moyenne française.

Un parc de logements très orienté appartements

Autre particularité de l’immobilier à Limoges : la grande prédominance des appartements. Sur la commune, à peine 27 à 28 % du parc sont des maisons, contre plus de 70 % de logements collectifs. On dénombre environ 82 000 à 83 000 logements, dont un peu plus de 73 000 résidences principales. Les logements vacants représentent un peu moins de 9 % du parc (environ 7 300 unités), mais cette vacance est très concentrée dans le vieux centre ancien, parfois sur des immeubles anciens à réhabiliter.

La structure par taille de logement est intéressante pour l’investisseur :

Typologie (résidences principales)Nombre approx.Part du parc
Studios~8 00011,0 %
2 pièces~15 00020,7 %
3 pièces~19 00026,1 %
4 pièces~16 30022,5 %
5 pièces et +~14 30019,6 %

Cette forte présence de petits et moyens logements se marie bien avec la sociologie locale : de nombreux étudiants, jeunes actifs, mais aussi une part croissante de seniors seuls ou en couple, qui privilégient des surfaces modestes, bien situées, plutôt qu’une grande maison éloignée.

Astuce :

Pour un projet de colocation ou de coliving, privilégiez les appartements de 3 à 4 pièces, particulièrement pertinents à proximité des universités et des hôpitaux. Pour de la location meublée à destination d’étudiants ou de touristes, l’offre idéale reste le studio ou le T2, situé près du centre-ville, d’une gare ou des campus universitaires.

Des loyers en progression et une demande soutenue

Les loyers à Limoges ont progressé plus modérément que les prix sur les cinq dernières années, mais la tendance est clairement haussière. En 2023, le loyer moyen se situait autour de 11 €/m², en hausse de 14 % sur cinq ans. En 2025, les données live montrent une moyenne de 13 €/m² pour le meublé et 10 €/m² pour le nu, avec une hausse mensuelle de +2,21 % relevée en avril 2025.

5,1

Hausse mensuelle des loyers observée en mars 2025 dans le Centre Ville.

Quelques repères de loyers mensuels se dégagent :

T1 centre : environ 490 € (fourchette 480–500 €).

T1 hors centre : médiane proche de 500 €, mais avec une amplitude large (350–750 €) selon la qualité et la localisation.

T3 centre : autour de 850 € (800–900 €).

T3 hors centre : environ 700 €.

Sur les plateformes de location, le loyer moyen des appartements tourne autour de 572 € par mois, avec des extrêmes de 298 à 1 640 €, et plus de 400 annonces de locations simultanément, concentrées notamment sur Ventadour et les Emailleurs.

Bon à savoir :

À Limoges, seulement 15% des locations sont proposées en meublé, contre 25% en moyenne nationale. Cette faible offre représente une opportunité, car les logements meublés se louent 15 à 25% plus cher que les non-meublés et bénéficient du régime fiscal avantageux LMNP grâce à l’amortissement.

Sur le marché des locations de courte durée type Airbnb, on recense environ 688 annonces actives, très majoritairement des logements entiers (plus de 88 %). Le tarif moyen au nuit est d’environ 63 €, avec un taux d’occupation médian de 53 % (soit environ 208 nuits par an), ce qui génère un revenu annuel moyen aux alentours de 12 800 €. Les meilleurs 10 % des hôtes montent jusqu’à 87 % d’occupation et près de 16 500 € de chiffre d’affaires annuel. Là encore, la pénurie relative d’offre de qualité, combinée à une réglementation encore relativement souple, crée une fenêtre de tir pour des projets bien positionnés.

Des quartiers très contrastés : où investir à Limoges ?

La réussite d’un investissement à Limoges dépend beaucoup du choix du quartier. Le paysage urbain est varié, entre hyper-centre historique, faubourgs populaires, secteurs universitaires et quartiers en rénovation urbaine.

Centre Ville et hyper-centre historique

Le cœur de ville concentre commerces, services, monuments, gare des Bénédictins à proximité, et de nombreux immeubles anciens aux façades historiques. Le quartier Centre-Hôtel de Ville – et plus largement le centre-ville historique – constitue une valeur sûre : la demande y est portée à la fois par les actifs du tertiaire, les étudiants aisés et une clientèle de touristes attirés par le patrimoine (quartier de la Boucherie, cathédrale Saint-Étienne, musées, etc.).

Dans ce secteur, les prix moyens atteignent environ 1 941 à 2 033 €/m², avec des studios autour de 2 247 €/m², des T2 à 1 965 €/m², des T3 proches de 1 960 €/m² et des T4 dépassant 2 050 €/m². La qualité des biens est meilleure que la moyenne (note de 3/5), et la rentabilité brute y demeure très correcte (environ 7 % en moyenne, avec des pointes au-delà de 8 % en meublé pour certains lots optimisés).

Ce secteur est particulièrement adapté :

Au meublé longue durée premium pour jeunes actifs.

Aux locations saisonnières ou de moyenne durée (tourisme, déplacements professionnels).

Aux opérations de défiscalisation type Malraux ou Denormandie sur des immeubles à rénover.

Quartiers étudiants et hospitaliers

Autour de la cité universitaire, des facultés et du CHU, plusieurs secteurs cumulent prix raisonnables, forte demande locative et rotation rapide des occupants.

Immobilier à Dijon : Cité U / Vanteaux & CHU

Analyse des marchés locatifs et de vente dans deux quartiers stratégiques de Dijon, particulièrement adaptés aux investisseurs ciblant les étudiants et les jeunes professionnels.

Cité Universitaire / Vanteaux

Quartier très prisé des étudiants et jeunes actifs. Les prix de vente pour un T1 à la Cité U avoisinent les 2 150 €/m². Le marché locatif est dynamique avec des loyers élevés pour les petites surfaces.

Quartier du CHU

Affiche la meilleure note de qualité des biens (3,1/5). Ce quartier est particulièrement intéressant pour des investissements en meublé de standing, ciblant les internes, soignants et chercheurs.

La colocation et est un format très porteur : un T4 ou T5 peut se louer chambre par chambre entre 280 et 380 € par personne, ce qui augmente les revenus de 20 à 40 % par rapport à une location classique familiale.

Quartiers en renouvellement urbain et périphérie attractive

Les quartiers Est, Auriol – Jambost, Val d’Aurence, Beaubreuil, Portes Ferrées ou encore certains secteurs proches des zones d’activités illustrent la stratégie de « parier sur la montée en gamme ».

Les Quartiers Est affichaient début 2025 un prix moyen autour de 1 926 €/m², avec une hausse mensuelle de plus de 11 % et un rendement brut meublé de 8,64 %. Auriol – Jambost, de son côté, culmine à près de 9,83 % de rentabilité brute meublée moyenne, avec des prix encore modérés. Le Val d’Aurence, longtemps perçu comme un secteur populaire, offre des prix très bas (autour de 1 211 €/m²) pour un rendement avoisinant 9,9 %.

Bon à savoir :

Certains quartiers bénéficient de programmes de rénovation urbaine (comme Quartiers en Mieux, Action Cœur de Ville ou l’écoquartier Portes-Ferrées) visant à améliorer l’habitat, les espaces publics et les services. Pour un investisseur, cela représente une opportunité d’achat à un prix environ 20 % inférieur à celui du centre-ville, avec un potentiel de plus-value à moyen terme grâce à la transformation du secteur.

Les Emailleurs, Rive Gauche, faubourgs résidentiels

Le quartier des Emailleurs, déjà bien coté et très recherché, concentre un nombre élevé de biens en vente (61 annonces recensées). Les prix y sont plus élevés que la moyenne : autour de 2 096 €/m² pour un studio, 1 722 €/m² pour un T1, 1 885 €/m² pour un T2 et 1 951 €/m² pour un T3. Ce secteur, situé à proximité immédiate du centre et des monuments, est intéressant pour un positionnement patrimonial, avec une rentabilité qui restera correcte mais moins spectaculaire que dans les quartiers populaires.

Sur la Rive Gauche, les petites surfaces (1 pièce) se négocient autour de 2 190 €/m². Là encore, le profil est plutôt résidentiel de qualité, avec une clientèle de cadres et de ménages installés.

En périphérie immédiate, des communes comme Panazol, Couzeix ou Isle attirent des familles recherchant plus d’espace et de verdure, au prix d’une rentabilité légèrement inférieure mais avec un risque de vacance limité pour des biens bien situés et bien entretenus.

Combiner rendement et fiscalité : les stratégies gagnantes

Investir dans l’immobilier à Limoges ne se résume pas à choisir un quartier : la manière de louer et le cadre fiscal sont déterminants pour la performance nette de l’opération.

Le meublé longue durée (LMNP) : le combo le plus puissant

Compte tenu de la forte demande étudiante et de jeunes actifs, du déficit d’offre meublée (à peine 15 % du parc locatif), et des niveaux de loyers supérieurs en meublé (environ +15 à +25 %), le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est particulièrement adapté à Limoges.

Au régime réel, ce statut permet de déduire la quasi-totalité des charges (intérêts d’emprunt, travaux, assurance, taxe foncière, frais de gestion) et surtout d’amortir le bien et le mobilier. Dans de nombreux cas, l’investisseur ne paie quasiment pas d’impôt sur ses loyers pendant 10 à 15 ans, tout en profitant d’une rentabilité brute de 7 à 8 % selon le secteur.

Les calculs effectués sur un prix médian de 1 703 €/m² illustrent l’ordre de grandeur :

Rendements locatifs nets après impôts

Exemples de revenus annuels estimés pour différents types de biens en location, après déduction des charges et dans un scénario d’imposition classique.

Studio 25 m²

Environ 1 814 € de revenu annuel net après charges, soit près de 960 € après impôts.

T2 de 50 m²

Autour de 3 630 € après charges, et plus de 1 900 € après impôts.

T3 de 70 m²

Plus de 5 000 € après charges, et environ 2 680 € après fiscalité.

Avec le LMNP réel, une bonne partie de cet impôt peut être neutralisée par l’amortissement, ce qui fait mécaniquement grimper la rentabilité nette.

Colocation et coliving : maximiser le loyer au mètre carré

La colocation est déjà bien ancrée à Limoges, avec environ 18 % de parts de marché chez les étudiants. Elle reste pourtant sous-exploitée dans de nombreux quartiers proches des universités, des écoles et du CHU.

Transformer un grand T3/T4 en colocation meublée permet souvent d’augmenter les loyers collectifs de 20 à 40 %, à condition de proposer des chambres confortables, une bonne isolation phonique, des équipements modernes (cuisine, salle d’eau, internet haut débit) et une localisation bien desservie par les transports.

Dans une ville où le prix des grandes surfaces reste modéré (les maisons 4 pièces se situent par exemple autour de 1 800 €/m², les grands appartements anciens autour de 1 360 à 1 500 €/m²), la colocation peut constituer un levier de rendement très efficace.

Rénovation ciblée : créer de la valeur

L’état moyen du parc mis en vente (note de 2,9/5) montre que beaucoup de biens nécessitent remise au goût du jour. Des travaux ciblés sur la cuisine, la salle d’eau, les sols et la peinture permettent d’augmenter le loyer de 10 à 15 % avec un budget souvent raisonnable.

Astuce :

Dans les immeubles des années 50‑60, les charges de copropriété peuvent être élevées, souvent entre 130 et 150 € par mois, voire plus. Pour préserver la rentabilité nette de votre investissement, il est donc stratégique d’optimiser le loyer perçu en explorant des options comme la location meublée, la colocation ou le bail mobilité.

Défiscalisation et dispositifs spécifiques

Grâce à son intégration au programme national Action Cœur de Ville, Limoges ouvre droit au dispositif Denormandie dans certaines zones, pour les investisseurs qui rénovent un bien ancien et le louent nu. Le dispositif Pinel s’applique également aux programmes neufs dans la zone B1, avec un plafonnement de loyer autour de 10,51 €/m² et des conditions de ressources pour les locataires.

Dans le centre historique, certains immeubles peuvent relever de dispositifs patrimoniaux type Malraux ou déficit foncier, ce qui permet de déduire une grande partie des travaux de restauration des revenus fonciers ou du revenu global.

Là encore, la clé est d’articuler le choix du quartier, du type de bien et du régime fiscal pour optimiser la rentabilité nette après impôts, plutôt que de se focaliser uniquement sur le rendement brut.

Financement, charges et fiscalité : ce qu’il faut intégrer dans le business plan

Même dans une ville abordable comme Limoges, la rentabilité peut s’évaporer si l’on sous-estime les frais annexes. Un calcul réaliste doit intégrer :

10000-40000

Budget estimé pour des travaux de mise aux normes énergétiques, variant selon la taille et l’état du bien immobilier.

Du côté du financement, les taux moyens des crédits immobiliers sur 20 ans tournaient autour de 3,6 % (fourchette 3,5–3,85 %) dans les données spécifiques à Limoges. Au niveau national, les projections sur 2026 évoquent des taux stabilisés entre 3 et 4 %. Avec un prix moyen de 1 700–1 900 €/m², ces conditions de taux restent compatibles avec des opérations à cash-flow positif, surtout si l’on dépasse les 7 % de rentabilité brute.

Attention :

Sur le plan fiscal, la France offre une palette de régimes (micro-foncier, réel, micro-BIC, LMNP au réel, LMP, SCI, etc.) qu’il est indispensable d’arbitrer en fonction de sa situation. À Limoges, ce choix doit notamment prendre en compte :

des prix bas,

des loyers corrects,

du potentiel important en meublé,

le duo LMNP réel + colocation ou meublé étudiant reste souvent le plus intéressant pour un particulier souhaitant optimiser sa trésorerie.

Les risques à ne pas sous-estimer

Investir dans l’immobilier à Limoges présente un rapport risque/rendement favorable, mais ce n’est pas sans aléas. Plusieurs écueils reviennent régulièrement dans les retours d’expérience :

Ne pas tenir compte des charges réelles : entre taxe foncière, charges de copropriété, travaux sur les parties communes et sur le logement, le différentiel entre brut et net peut vite atteindre 2 points de rentabilité ou davantage.

Bon à savoir :

Malgré la tension du marché, des écarts de prix importants existent entre les immeubles. Pour éviter de surpayer, il est crucial de comparer les prix au mètre carré, en tenant compte de la typologie du bien et de son quartier. Les données détaillées par quartier constituent une bonne base de travail pour cette analyse.

Choisir un mauvais micro-emplacement : dans un même quartier, une rue passante et bruyante, ou éloignée des arrêts de bus / trolleybus, pourra se louer moins cher et plus difficilement.

Ignorer la qualité énergétique : les logements classés F ou G sont déjà dans le viseur du législateur pour des interdictions de location progressives. Acheter un bien très mal classé sans budget travaux sérieux est une bombe à retardement.

Attention :

Rester par défaut en micro-foncier sur un projet avec d’importants travaux et intérêts d’emprunt, ou ignorer les possibilités du régime réel en LMNP, peut entraîner une perte de plusieurs milliers d’euros par an en fiscalité.

Enfin, même si la vacance structurelle se concentre surtout dans le vieux centre le plus dégradé, Limoges Métropole affiche tout de même près de 8 % de logements vacants, dont une partie durablement. Il est donc essentiel de viser des immeubles et des rues recherchés, et de prévoir une vacance locative de 5 à 8 % dans les prévisions financières.

Comment bâtir une stratégie d’investissement à Limoges ?

Au vu de l’ensemble des données, plusieurs profils de stratégies se dégagent pour un investisseur qui souhaite se positionner sur Limoges.

Une stratégie « cash-flow » consiste à cibler des secteurs à forte rentabilité brute : Val d’Aurence, Auriol – Jambost, certains quartiers Est, voire des immeubles anciens proches des universités. L’idée est de viser des prix au mètre carré autour de 1 200 à 1 500 €/m², d’exploiter le bien en colocation ou en meublé étudiant, et d’atteindre 8 à 10 % de rendement brut. Cette approche impose une sélection très fine des rues, un pilotage rapproché de la gestion (ou une bonne agence), et une vision long terme sur les travaux.

Astuce :

Une stratégie patrimoniale cible des quartiers ou communes prisés comme les centres-villes historiques, les Emailleurs, la Rive Gauche, certains faubourgs résidentiels ou les communes limitrophes recherchées. Elle accepte une rentabilité brute plus modeste (entre 5 et 6,5 %) en contrepartie d’un risque de vacance locative réduit, d’une meilleure plus-value potentielle et d’une clientèle locative plus stable (cadres, retraités, familles). L’utilisation de dispositifs de défiscalisation (Pinel, Denormandie, Malraux, déficit foncier) peut venir améliorer la performance globale de cet investissement.

Une stratégie « mixte » jouera la complémentarité de deux ou trois biens différents : par exemple, un T2 meublé premium dans l’hyper-centre pour la sécurité, et une colocation dans un quartier en rénovation urbaine pour booster le rendement. Lissage du risque, fiscalité optimisée via le LMNP et mutualisation des frais de gestion sont alors les maîtres-mots.

Dans tous les cas, investir dans l’immobilier à Limoges demande de travailler avec des données actualisées : prix par typologie et par quartier, tension du marché locatif sur le segment visé (étudiant, famille, senior), contraintes énergétiques éventuelles, et comparaison fine des rendements bruts/nets selon les montages fiscaux.

Conclusion : une fenêtre d’opportunité encore largement ouverte

Avec des prix toujours inférieurs à 2 000 €/m² en moyenne, des loyers qui progressent, une rentabilité brute qui dépasse largement la moyenne nationale et une forte population locataire, Limoges possède encore de sériés atouts pour l’investisseur qui sait se montrer sélectif.

Le marché, bien que tendu, n’a pas encore absorbé toutes les opportunités offertes par :

la montée en puissance de la demande étudiante et de jeunes actifs,

la faible proportion de logements meublés,

– les grands appartements sous-exploités en colocation,

– les quartiers en profond renouvellement urbain,

– et les dispositifs fiscaux mobilisables dans le centre ancien ou sur le parc ancien à rénover.

Bon à savoir :

Le marché immobilier de Limoges, après une hausse d’environ 40% sur cinq ans, reste abordable mais nécessite désormais une approche rigoureuse. Pour saisir l’opportunité, une analyse chiffrée par micro-secteur, une comparaison des scénarios fiscaux, un audit technique et une gestion maîtrisée sont essentiels.

Pour l’investisseur particulier prêt à faire ce travail, Limoges offre une combinaison rare de rendement, de sécurité locative et de potentiel de valorisation, qui en fait l’une des villes françaises les plus intéressantes pour bâtir un portefeuille locatif solide à moyen et long terme.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Limoges pour rechercher du rendement locatif et une exposition à un marché provincial dynamique. Budget alloué : 250 000 à 350 000 €, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs secteurs (centre-ville, quartier de la Gare, proches facultés), la stratégie retenue a consisté à cibler un petit immeuble de rapport ou un ensemble de 2–3 appartements dans un quartier en mutation, combinant un rendement locatif brut cible de 7 à 8 % – « plus le rendement est grand, plus le risque est important » – et un potentiel de valorisation lié aux projets urbains (réhabilitation, attractivité universitaire), avec un ticket global (acquisition + frais + rafraîchissement) d’environ 300 000 €.

La mission a inclus : sélection précise du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, expert-comptable), optimisation du schéma de détention (propriété directe, SCI à l’IS ou à l’IR) et définition d’un plan de diversification progressive sur Limoges et ses communes limitrophes.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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