Investir dans l’immobilier à Le Havre : le nouveau pari gagnant sur la côte normande

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Longtemps perçue comme une ville industrielle tournée vers ses docks et ses usines, Le Havre est en train de changer de visage. Port majeur, architecture classée à l’UNESCO, projets urbains massifs, marché immobilier encore accessible et rendements locatifs supérieurs à la moyenne nationale : tous les signaux convergent pour faire de cette ville normande l’un des terrains de jeu les plus intéressants pour les investisseurs.

Bon à savoir :

Cet article analyse le marché immobilier du Havre en abordant les chiffres clés, les quartiers, la dynamique économique portuaire et les dispositifs fiscaux disponibles, offrant ainsi une vue d’ensemble pour guider un investissement.

Sommaire de l'article masquer

Le Havre : un marché immobilier dynamique mais encore abordable

Le Havre cumule un avantage rare en France : une grande ville portuaire, économiquement solide, où les prix restent raisonnables au regard des revenus et des rendements locatifs.

En moyenne, le prix au mètre carré pour un bien à la vente tourne autour de 2 401 €. Pour les appartements, une autre source situe le prix moyen vers 2 091 à 2 300 €/m², quand les maisons s’échangent autour de 2 150 à 2 588 €/m². Concrètement, on peut encore entrer sur le marché avec un budget minimal d’environ 85 000 €, et de nombreux projets rentables se montent sous 150 000 €.

2.43

Hausse mensuelle des loyers observée en avril 2025, contrastant avec une progression plus faible des prix de vente.

Un marché tendu mais pas saturé

Sur le segment résidentiel, on recense 298 biens en vente et environ 565 biens en location. Le stock n’est donc pas pléthorique, surtout dans les quartiers les plus recherchés, mais il reste suffisant pour trouver des opportunités, à condition de bien cibler les secteurs.

L’état moyen des biens est évalué à 3,1/5, ce qui signifie que beaucoup de logements peuvent être améliorés (et donc revalorisés) via des travaux, notamment sur le plan énergétique — un point clé depuis l’interdiction de louer les passoires thermiques classées F et G.

Rentabilité : Le Havre au-dessus de la moyenne française

La rentabilité brute moyenne au Havre atteint 5,94 % pour les locations meublées et 5,27 % en nu. À comparer à une moyenne nationale autour de 4,84 % fin 2025 : la ville se positionne clairement dans le haut du panier, sans être une “ville à cash-flow” extrême comme certaines communes très bon marché mais plus risquées.

Exemple :

En dehors du centre-ville, la rentabilité locative brute est plus élevée, atteignant 5,07 % contre 4,04 % en centre. Elle peut même exploser dans certains quartiers spécifiques, comme à Vallée Béreult où la rentabilité brute moyenne sur le marché du meublé culmine à 14,11 %.

Pour situer Le Havre parmi les autres grandes villes françaises, la comparaison suivante est éclairante.

Le Havre face aux autres grandes villes françaises

Le tableau ci-dessous montre les prix moyens au mètre carré, les loyers et la rentabilité brute dans plusieurs grandes villes, ainsi que la position de Le Havre.

VillePrix moyen vente (€/m²)Loyer (€/m²)Rendement brut (%)
Saint-Étienne1 389128,46
Roubaix1 648187,96
Perpignan1 766147,68
Amiens2 606186,46
Le Mans2 110156,11
Rouen2 962195,91
Le Havre2 401165,94
Caen3 067175,25
Marseille3 500195,18
Lille3 707204,97
Nice5 000234,64
Lyon5 597203,46
Paris11 328373,61

Le Havre combine donc :

un prix d’achat nettement plus bas que Rouen, Caen ou les métropoles comme Lyon, Marseille, Nice ou Paris ;

une rentabilité brute supérieure à ces grandes villes, tout en restant sur un marché suffisamment profond et liquide.

Pour un investisseur qui cherche un compromis entre sécurité, potentiel de valorisation et rendement, Le Havre coche beaucoup de cases.

Une ville portuaire en pleine mutation économique

Pour comprendre la solidité du marché immobilier, il faut regarder ce qui se joue du côté de l’économie locale. Le Havre n’est pas seulement un grand port : c’est un véritable territoire industriel et logistique stratégique, en pleine transition écologique.

Un géant portuaire et logistique

Le Havre est le deuxième port français en tonnage après Marseille et le premier pour les conteneurs. Le complexe portuaire Le Havre–Rouen–Paris (HAROPA) représente des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects, avec un effet d’entraînement sur toute la vallée de la Seine.

De grands projets industriels récents renforcent encore ce socle économique :

Attention :

Un projet d’envergure prévoit l’implantation d’une usine Siemens Gamesa pour les éoliennes en mer sur plus de 60 hectares, couplée à l’installation d’industries lourdes et vertes (hydrogène, lithium, e-méthanol) sur les sites West A29 et East A29. Ces investissements de plusieurs milliards d’euros, créateurs de milliers d’emplois, s’accompagnent d’une extension de Port 2000, d’une amélioration des accès fluviaux et du développement de grands entrepôts logistiques.

À cela s’ajoute un vaste plan de “Smart Port City” visant à faire de l’axe Seine un corridor logistique et industriel compétitif, tout en respectant les objectifs de décarbonation.

Pour un investisseur immobilier, ce tissu économique signifie :

une base solide d’emplois stables (industrie, logistique, services) ;

une demande constante de logements pour les salariés ;

des perspectives de long terme plutôt rassurantes.

Tourisme, croisières et attractivité internationale

En parallèle de l’activité industrielle, Le Havre mise fort sur le tourisme, notamment de croisière. Un projet majeur est en cours à la Pointe de Floride, avec la construction de trois nouveaux terminaux modernes, capables d’accueillir jusqu’à 13 500 passagers par jour une fois l’ensemble opérationnel.

Astuce :

Les installations portuaires sont conçues pour être neutres en émissions à quai grâce à l’alimentation électrique des navires et à des bâtiments à énergie positive. L’objectif est d’accueillir environ 600 000 croisiéristes par an d’ici 2030.

Cette montée en gamme touristique s’ajoute à une offre culturelle déjà riche : architecture moderniste classée à l’UNESCO, musée MuMa et sa collection impressionniste, événements comme “Un Été au Havre”, plage labellisée Pavillon Bleu, etc.

Sans constituer à elle seule la base d’une stratégie de location courte durée massive, cette dynamique renforce l’attractivité globale de la ville, y compris pour des profils de locataires plus aisés (cadres en mobilité, touristes urbains, retraités actifs).

Démographie, emploi et profils de locataires

Le Havre compte environ 170 000 habitants dans la commune, près de 290 000 dans l’aire urbaine, ce qui en fait la ville la plus peuplée de Normandie et la 15e de France. Environ 44 % des habitants sont propriétaires, laissant donc une large part de la population dans le parc locatif.

La ville est relativement jeune : près de 39 % des habitants ont moins de 30 ans. La présence de grandes entreprises (Renault, Total…), d’un port majeur et d’un pôle universitaire en croissance alimente un marché locatif varié.

Profils Types de Locataires

Présentation des différents profils de locataires couramment rencontrés sur le marché immobilier.

L’Étudiant

Jeune locataire, souvent en première location, à la recherche de petits studios ou colocations près des centres universitaires. Budget généralement limité.

Le Jeune Actif

Professionnel en début de carrière, privilégiant les appartements modernes en centre-ville ou bien desservis, avec un budget plus confortable que l’étudiant.

La Famille

Recherche un logement spacieux (T3 minimum), souvent en périphérie ou dans des quartiers calmes, à proximité des écoles et des parcs. Stabilité recherchée.

Le Profil Sénior

Personne retraitée ou âgée, cherchant souvent à réduire la taille de son logement. Priorité au calme, à la sécurité et à la proximité des commerces et services de santé.

Le Locataire en Mobilité Professionnelle

Cadre ou professionnel muté pour une durée limitée (contrat de courte ou moyenne durée). Recherche un logement meublé et flexible, souvent via son employeur.

Le Ménage Modeste

Bénéficiaire potentiel de logements sociaux ou aux revenus limités. Recherche un loyer maîtrisé, souvent encadré, avec une priorité absolue au budget.

étudiants (plus de 12 000 à 13 300 chaque année) ;

– jeunes actifs et cadres portuaires, logistiques ou industriels ;

familles attirées par la côte, les prix encore accessibles et les infrastructures ;

– salariés en mission ou en mobilité, touristes urbains, croisiéristes (pour de la courte durée ciblée).

Cette diversité limite le risque de dépendance à un seul segment. Elle autorise aussi des stratégies d’investissement différenciées : studio étudiant, colocation pour jeunes actifs, maison familiale en périphérie, pied-à-terre proche de la plage, etc.

Zoom sur la demande étudiante : un pilier du marché locatif

Pour de nombreux investisseurs, la première question est la suivante : peut-on miser sur les étudiants à Le Havre ? La réponse est clairement positive.

La ville accueille environ 12 500 à 15 000 étudiants, soit autour de 7,5 % de sa population. On y trouve l’Université Le Havre Normandie, EM Normandie, l’ENSM, ISEL, Sciences Po campus du Havre, des écoles d’art, d’ingénieurs et de design, ainsi que des formations type École 42.

Un marché étudiant structurellement porteur

Les loyers étudiants moyens restent inférieurs à la moyenne française (environ 475 €/mois contre 550 € au niveau national), pour une surface en moyenne 25 % plus grande qu’ailleurs en province à budget équivalent. Le loyer moyen au m² pour ce segment s’établit autour de 16 €/m².

Pour donner un ordre d’idée, voici les loyers mensuels moyens constatés selon la typologie des logements étudiants :

Type de logementSurface moyenne (m²)Loyer moyen (€/mois)
T1 (studio)22455
T239592
T363742

Les budgets s’échelonnent globalement de 250 à 700 €/mois suivant la catégorie et la localisation.

Le parc dédié est loin de couvrir toute la demande : environ 1 200 logements en résidences CROUS, 700 en résidences privées, et plus de 300 annonces recensées pour des biens étudiants à un instant donné. Le reste de la demande se reporte sur le parc privé classique (studios, T1, petites surfaces meublées).

Les plateformes spécialisées et associations locales témoignent de cette tension, qui se traduit par une rotation constante et une faible vacance locative sur les petites surfaces bien situées.

Plateformes spécialisées et associations locales (Studapart, CROUS, AHLOET, colivings, KAPS solidaires, etc.)

Un terrain de jeu idéal pour le meublé

Dans ce contexte, le choix du meublé s’impose souvent :

loyers au m² plus élevés (16 €/m² en meublé contre 12 €/m² en nu en moyenne) ;

fiscalité avantageuse via le statut LMNP (location meublée non professionnelle) permettant d’amortir le bien et le mobilier ;

adaptation parfaite à la demande étudiante et jeunes actifs, très mobiles.

Les quartiers les plus recherchés par ce public sont principalement :

Sainte-MarieSaint-Léon (quartier universitaire) ;

centre-ville et Perret, à proximité des commerces, du tram, de la gare ;

les Docks / Eure, proches des campus et de la vie étudiante récente.

Nous reviendrons plus loin en détail sur ces quartiers.

Cartographie des quartiers : où investir à Le Havre ?

La grande force du marché havrais, c’est sa diversité. Entre hypercentre UNESCO, bord de mer, quartiers populaires en renouvellement et secteurs périphériques en développement, chaque investisseur peut trouver un terrain adapté à sa stratégie.

Centre-ville / Perret : tension locative maximale, valorisation solide

Le centre-ville reconstruit par Auguste Perret, autour du bassin du commerce, de l’Hôtel de Ville et de l’église Saint-Joseph, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le cœur commerçant, administratif et culturel de la ville.

Les prix y sont logiquement plus élevés que la moyenne de la ville, tout en restant largement inférieurs aux centres des métropoles françaises.

En centre-ville, les prix par typologie se situent autour des niveaux suivants :

TypologiePrix médian (€/m²) – Centre Ville
Studio3 729
T12 628
T22 831
T32 754

Les atouts pour l’investisseur sont nombreux :

demande locative très forte, vacance réduite ;

proximité des transports (tram, bus, gare), des universités, des commerces et loisirs ;

attractivité patrimoniale (UNESCO), gage de valorisation à long terme.

En revanche, la rentabilité brute est un peu plus basse que dans certains quartiers périphériques, autour de 4 % en moyenne. On mise ici davantage sur la sécurité et la valorisation patrimoniale que sur le cash-flow maximal.

Sainte-Marie – Saint-Léon : cœur étudiant et bon compromis rendement/sécurité

Ce secteur, souvent considéré comme le “quartier universitaire”, concentre une partie importante des établissements d’enseignement supérieur et des résidences étudiantes.

Les prix y sont contrastés selon la typologie :

TypologiePrix médian (€/m²) – Sainte Marie – Saint Léon
Studio4 675
T12 511
T21 826

Les studios peuvent se montrer plus chers au m², car très recherchés. Mais l’intérêt de ce quartier réside surtout dans une bonne rentabilité nette (proche de 4,95 % selon certaines études) et une vacance quasi nulle sur les petites surfaces meublées.

Pour un investisseur orienté “student rental” à moyen niveau de risque, c’est l’un des meilleurs compromis de la ville.

Anatole France – Danton : quartier populaire en mutation, fort potentiel

Historiquement populaire, très vivant, le quartier Anatole France – Danton attire de plus en plus d’investisseurs grâce à ses prix encore abordables et à son positionnement central.

Les prix médians se situent autour des niveaux suivants :

TypologiePrix médian (€/m²) – Anatole France Danton
Studio2 286
T12 472
T22 177

Les immeubles y sont souvent plus anciens (avant 1944), ce qui permet des opérations d’achat-rénovation avec revalorisation (y compris énergétique). La demande locative y est soutenue, entre étudiants souhaitant s’éloigner légèrement de l’hypercentre et actifs à la recherche de loyers plus accessibles.

Les études de rentabilité y indiquent un rendement net autour de 4,65 %, ce qui est très correct dans un grand centre urbain.

Saint-Vincent, Sanvic, Sainte-Adresse : le plateau familial et la proximité mer

Les secteurs Saint-Vincent et Sanvic, prolongés par Sainte-Adresse, sont très prisés des familles : proximité de la mer, ambiance résidentielle, écoles, espaces verts.

Bon à savoir :

Les logements, en particulier les studios et petits appartements situés à proximité du front de mer, sont très recherchés. Par conséquent, leurs prix sont logiquement plus élevés dans ces zones.

QuartierTypologiePrix médian (€/m²)
Saint VincentStudio3 000
Saint VincentT13 130
Saint VincentT22 839

Dans ces secteurs, la rentabilité brute tourne davantage autour de 3,9 % en moyenne, mais la valorisation patrimoniale et la qualité du locataire (familles stables, cadres) en font d’excellents emplacements pour du long terme.

Eure – Brindeau, Docks, Vauban : la ville portuaire qui se réinvente

Au sud, les anciens quartiers portuaires et industriels connaissent une profonde transformation. L’Eure – Brindeau affiche désormais la meilleure note de qualité de biens (4,1/5) parmi les quartiers référencés, grâce aux nombreuses rénovations et programmes neufs.

Les prix y sont encore parfois hétérogènes :

TypologiePrix médian (€/m²) – Eure Brindeau
Studio1 036
T13 880
T23 419

Les studios à très bas prix peuvent être liés à des biens à rénover fortement ou à des spécificités (localisation très industrielle, travaux lourds). Mais l’ensemble du secteur bénéficie :

de la proximité des Docks Vauban (centre commercial, loisirs, cinémas) ;

de campus étudiants et d’écoles supérieures ;

de grands projets urbains et portuaires (terminaux de croisière, sièges d’entreprises, etc.).

C’est typiquement un quartier à fort potentiel de plus-value à moyen terme, combinable avec une rentabilité déjà intéressante.

Quartiers populaires et périphériques : Graville, Mont-Gaillard, Caucriauville, Côté Est / Ouest

Les quartiers en hauteur (Mont-Gaillard, Caucriauville) et les secteurs périphériques comme Graville ou les zones Côté Est Soquence, Côté Ouest Ormeaux, offrent des prix plus bas et des rendements parfois très élevés.

Exemple :

Exemples de prix : pour un produit de consommation courante, le prix peut varier de 5 à 20 euros selon la marque et le conditionnement. Pour un service professionnel, une prestation peut être facturée entre 50 et 150 euros de l’heure. Ces fourchettes servent d’illustration pour discuter des stratégies de tarification.

QuartierTypologiePrix médian (€/m²)
GravilleT21 512
Côté Est SoquenceStudio1 979
Côté Est SoquenceT12 062
Côté Ouest OrmeauxStudio2 302
Côté Ouest OrmeauxT12 617
Côté Ouest OrmeauxT23 088

Le cas de Graville est particulièrement parlant : prix moyen de vente autour de 1 612 €/m², loyer meublé à 13 €/m² et nu à 10 €/m², pour une rentabilité brute moyenne de 7,31 % en meublé et 6,71 % en nu, avec une fourchette possible entre 6,72 % et 9,65 % sur le meublé.

Attention néanmoins aux variations de marché : on a constaté récemment dans ce secteur une baisse ponctuelle des prix de vente (-21,42 % sur un mois) et des loyers (-9,60 %), signe d’une volatilité plus forte. Ce sont des zones à haut rendement, mais avec un risque plus marqué de fluctuation et parfois un turn-over locatif important.

Vallée Béreult : la superstar des rendements

Sans disposer de beaucoup de données de prix publiques, Vallée Béreult ressort dans les études comme le quartier ayant la rentabilité brute moyenne la plus élevée sur le meublé : 14,11 %. C’est considérable, et cela s’explique généralement par :

un niveau de prix d’achat très bas ;

– une demande locative suffisante, parfois sur des profils plus populaires ;

– des loyers au m² qui restent élevés rapportés au prix d’acquisition.

Ce genre de secteur intéressera surtout des investisseurs aguerris, capables de gérer une clientèle plus fragile et des biens demandant parfois plus de suivi (entretien, impayés potentiels, vacance ponctuelle). Pour qui maîtrise ces paramètres, les performances peuvent être spectaculaires.

Le Havre : un marché soutenu par la macro-économie française

L’analyse locale ne suffit pas : tout investissement immobilier dépend aussi de la conjoncture nationale, des taux d’intérêt et des politiques publiques.

Après deux années de ralentissement, le marché français est en phase de stabilisation, avec une reprise de l’investissement, notamment dans le tertiaire. Les taux de crédit sur 20 ans se situent aux alentours de 3,5–3,6 %, avec des variations entre 3,50 % et 3,85 %. La capacité d’emprunt reste donc raisonnable, même si les conditions sont plus strictes qu’avant le cycle haussier des taux.

4.84

C’est le rendement locatif moyen national à fin 2025, en hausse par rapport à mi-2025 (4,63 %), porté par la baisse des prix dans certaines zones et la hausse des loyers.

Le Havre, avec 5,94 % de rendement brut en meublé, se positionne nettement au-dessus de ce niveau moyen, tout en bénéficiant :

d’un environnement juridique stable (droit de propriété protégé, cadre constitutionnel solide) ;

de contraintes croissantes sur la performance énergétique, qui favorisent les investisseurs prêts à rénover ;

– d’une attractivité renforcée par l’ouverture aux acheteurs étrangers, qui peuvent acquérir des biens dans les mêmes conditions que les Français.

Stratégies d’investissement à Le Havre

Investir dans l’immobilier à Le Havre offre un éventail de stratégies possibles. Quelques configurations typiques se dégagent.

1. Le studio ou petit T2 meublé pour étudiants ou jeunes actifs

Cible : étudiants, jeunes actifs, salariés en mobilité, parfois touristes urbains.

Secteurs privilégiés : Sainte-MarieSaint-Léon, centre-ville, Danton, Eure/Docks, périmètre gare.

Atouts :

forte demande structurelle ;

loyers au m² élevés ;

bonne liquidité à la revente ;

optimisation fiscale en LMNP (micro-BIC ou réel).

Points de vigilance :

fort turn-over locatif (gestion plus active) ;

usure accélérée du mobilier ;

– nécessité de viser une bonne performance énergétique (DPE E ou mieux à terme).

2. Colocation dans un T3/T4 proche des pôles d’emploi ou des campus

Cible : étudiants avancés, jeunes actifs, salariés en mission.

Bon à savoir :

Pour une implantation optimale, les secteurs à privilégier sont Danton, l’Eure, le centre-ville élargi, Mont-Gaillard, et Graville sous condition que les dessertes de transport y soient suffisantes.

Atouts :

loyers globalement plus élevés en cumul que la location classique ;

mutualisation du risque d’impayé (plusieurs colocataires) ;

bonne adaptation à une demande croissante pour la vie en colocation.

Points de vigilance :

réglementation sur la colocation, baux adaptés ;

gestion plus lourde (relations entre colocataires, état des lieux fréquents) ;

travaux éventuels pour adapter le logement (création de chambres supplémentaires, salles d’eau).

3. Appartement de standing ou maison de ville pour familles

Cible : cadres, familles installées, retraités.

Secteurs privilégiés : Saint-Vincent, Sanvic, Sainte-Adresse, centre-ville premium, certains secteurs résidentiels calmes.

Atouts :

locataires plus stables ;

moindre vacance ;

fort potentiel de valorisation à long terme, surtout sur les biens de caractère ou bien situés.

Points de vigilance :

rentabilité brute plus faible ;

prix d’entrée plus élevés ;

exigences plus fortes sur la qualité du bien (isolation, finitions).

4. Achat-rénovation dans un quartier en mutation

Cible : investisseurs à l’aise avec les travaux et la réglementation énergétique.

Secteurs privilégiés : Anatole FranceDanton, EureBrindeau, Saint-François, certains secteurs de Graville ou des hauteurs.

Atouts :

décote à l’achat sur les biens à rénover ;

possibilité de créer de la valeur via travaux et amélioration énergétique ;

– combinaison possible avec des dispositifs fiscaux (déficit foncier, Denormandie sur certaines communes éligibles, aides à la rénovation).

Points de vigilance :

gestion de chantier, surcoûts potentiels ;

délais avant remise en location ;

– bien vérifier le classement DPE et les obligations futures (interdiction progressive de louer les passoires).

Fiscalité et cadres juridiques favorables

Investir dans l’immobilier locatif en France, et donc à Le Havre, offre de nombreux leviers fiscaux. Parmi les plus adaptés aux stratégies havraises :

LMNP pour le meublé (classique pour studios et petites surfaces)

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) est particulièrement intéressant à Le Havre, compte tenu :

de la forte proportion de locations meublées (16 €/m² en moyenne) ;

du public étudiant et mobile.

Il permet : le développement de compétences, l’adaptation aux changements, l’amélioration continue.

soit d’opter pour le micro-BIC avec un abattement de 50 % sur les loyers jusqu’à un certain seuil de recettes ;

soit de passer au régime réel, qui autorise l’amortissement du bien et du mobilier ainsi que la déduction des charges (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, taxe foncière, frais de gestion, etc.).

Bon à savoir :

Dans de nombreuses situations, il est possible de réduire considérablement l’impôt sur les revenus locatifs, voire de le supprimer totalement pendant plusieurs années.

Location nue et déficit foncier

Pour ceux qui préfèrent la location nue, le régime réel permet de déduire de nombreux frais (intérêts, travaux, taxe foncière, charges de copropriété). En cas de travaux importants, le mécanisme de déficit foncier peut permettre d’imputer jusqu’à 21 400 € de déficit sur le revenu global (dans le cadre de travaux de rénovation énergétique améliorant la classe énergétique à au moins D, sur certaines périodes).

Dans une ville où une partie du parc reste énergivore, mais où les prix d’achat demeurent raisonnables, l’équation “achat décoté + gros travaux + déficit foncier” peut se révéler pertinente, notamment dans les quartiers en renouvellement.

Neuf et dispositifs de défiscalisation

Le Havre est classée en zone Pinel B1, ce qui ouvre théoriquement la porte à l’investissement locatif défiscalisé dans le neuf, même si le dispositif Pinel classique touche à sa fin et évolue vers de nouvelles versions (Pinel+).

Exemple :

L’intérêt pour l’immobilier neuf au Havre s’explique par plusieurs facteurs combinés, tels que des dispositifs fiscaux avantageux, une dynamique de renouvellement urbain avec des éco-quartiers, et des prix d’entrée souvent plus accessibles que dans d’autres grandes villes portuaires françaises.

frais de notaire réduits (2–3 % au lieu de 7–8 % dans l’ancien) ;

– exonération possible de taxe foncière pendant deux ans ;

– conformité aux normes environnementales récentes (DPE performant), donc aucun risque d’interdiction de louer pour cause de passoire énergétique ;

– attractivité forte pour les locataires (ascenseur, parking, espace extérieur, sécurité…).

La contrepartie est, comme partout, un prix d’achat au m² généralement plus élevé. Il faut donc être particulièrement attentif à la rentabilité brute et nette, ainsi qu’aux loyers plafonnés en Pinel.

Quels risques et points de vigilance à Le Havre ?

Aussi attractif soit-il, le marché havrais n’est pas exempt de risques. Les principaux points de vigilance à considérer :

Attention :

Plusieurs facteurs de risque sont à considérer : une hausse durable des taux d’intérêt peut réduire la capacité d’emprunt et la liquidité du marché. Bien que la transition écologique soit en cours, l’économie locale reste dépendante du port et de certaines industries traditionnelles. Certains quartiers offrent des rendements élevés mais présentent un risque social accru (impayés, vacance, dégradations). Enfin, le renforcement des normes environnementales, comme le DPE, nécessite de budgétiser des travaux de rénovation, particulièrement dans l’ancien.

Face à ces risques, la réponse reste classique mais essentielle : sélection rigoureuse du quartier, diagnostic précis du bien (notamment énergétique), projection réaliste des loyers, et gestion solide (en direct ou via un professionnel).

Perspectives à moyen et long terme

Les signaux convergent pour faire de l’investissement immobilier à Le Havre une stratégie pertinente sur le moyen et le long terme.

Plusieurs tendances lourdes jouent en faveur de la ville :

Dynamiques de développement du Havre

Les principaux moteurs de croissance et d’attractivité de la ville, assurant sa prospérité économique et son rayonnement.

Transition écologique et industrielle

Les grands projets portuaires et industriels verts sécurisent une base d’emplois et d’investissements sur plusieurs décennies.

Renouvellement urbain

Transformation des docks, aménagement du front de mer, écoquartiers et rénovation des quartiers nord valorisent progressivement le parc immobilier existant.

Essor touristique et culturel

Croisières, grands événements et mise en avant du patrimoine UNESCO renforcent l’image de la ville en France et à l’international.

Tension locative structurelle

Entre étudiants, actifs du port et familles, la demande locative ne faiblit pas, surtout dans un contexte national de pénurie de logements.

À l’échelle nationale, les scénarios pour 2026 parlent d’une croissance modérée des prix, avec de fortes disparités géographiques. Le Havre, en tant que grande ville côtière encore sous-valorisée par rapport à d’autres métropoles, a de bonnes chances de bénéficier d’une progression “rattrapage” sur la décennie à venir, surtout dans les secteurs en pleine mutation comme Eure–Brindeau ou les Docks.

En synthèse : pour qui Le Havre est-il un bon choix d’investissement ?

Investir dans l’immobilier à Le Havre s’adresse particulièrement :

– aux investisseurs qui veulent un bon compromis entre rendement et sécurité, sans payer les prix parisiens ou lyonnais ;

– à ceux qui sont prêts à miser sur des quartiers en transformation, capables de combiner rentabilité et plus-value ;

– aux profils attirés par le meublé étudiant ou jeune actif, avec une gestion éventuellement déléguée à un professionnel ;

– aux investisseurs à plus long terme, cherchant à constituer un patrimoine diversifié dans une grande ville portuaire en pleine transition économique et écologique.

Bon à savoir :

La ville combine des prix encore abordables, des rendements locatifs supérieurs à la moyenne nationale, une dynamique démographique soutenue par les étudiants et les emplois portuaires, ainsi que de grands projets urbains et industriels, ce qui en fait un choix attractif sur la façade nord-ouest française.

Pour les investisseurs prêts à travailler leur stratégie quartier par quartier, typologie par typologie, et à intégrer les défis énergétiques et réglementaires, la ville offre un véritable terrain d’opportunités, avec des perspectives de valorisation et de revenus locatifs qui devraient rester attractives sur le long terme.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Cas pratique : un investisseur français qui diversifie au Havre
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel au Havre pour rechercher du rendement locatif et une exposition à un marché portuaire dynamique. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.
Après analyse de plusieurs villes françaises (Rouen, Caen, Dunkerque), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble de rapport ou un ensemble de petits lots dans des quartiers en renouvellement urbain (proximité du port, de l’université ou des futurs projets d’infrastructure), combinant un rendement locatif brut cible de 7 à 8 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 euros.

La mission a inclus : sélection des quartiers, mise en relation et prise en charge par un réseau local (agent immobilier, notaire, expert-comptable), choix de la structure la plus adaptée (propriété directe ou via SCI) et définition d’un plan de diversification dans le temps, afin d’intégrer cet actif havrais dans une stratégie patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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