Investir dans l’immobilier à Brest : le guide complet pour se lancer

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Investir dans l’immobilier à Brest n’a plus rien d’un pari exotique. Entre une métropole maritime en pleine mutation, des prix au mètre carré encore accessibles, un énorme bassin étudiant et des rendements locatifs souvent supérieurs à la moyenne nationale, la ville s’est imposée comme l’un des marchés les plus intéressants de l’Ouest français pour les investisseurs.

Bon à savoir :

Malgré des indicateurs positifs, le marché présente des disparités importantes entre quartiers, une tension locative élevée, et doit composer avec de nouvelles normes énergétiques, une fiscalité locale spécifique, ainsi qu’un calendrier d’urbanisme qui transformera certains secteurs dans les années à venir.

Ce dossier propose une vue d’ensemble concrète pour investir dans l’immobilier à Brest : niveaux de prix, loyers, rendements, quartiers clés, dynamique urbaine, fiscalité locale et stratégies d’investissement adaptées.

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1. Un marché brestois dynamique et encore abordable

Brest cumule plusieurs atouts rarement réunis sur un même marché : ville universitaire, deuxième métropole de Bretagne, bassin d’emplois solide ancré dans l’économie maritime, infrastructures de transport au-dessus de la moyenne pour une ville de cette taille, et surtout des prix encore bien plus bas que dans d’autres villes côtières.

La population oscille autour de 140 000 à 150 000 habitants pour la commune, plus de 200 000 pour la métropole et plus de 400 000 pour l’aire d’emploi. La structure démographique est clairement favorable à l’investissement locatif : une médiane d’âge de 35 ans et plus de 25 000 étudiants sur place, soit environ 15 % de la population.

Avec près de 54 % de locataires (contre environ 40 % au niveau national), Brest est avant tout une ville de location. Et ce déséquilibre est renforcé par une tension locative évaluée à 7/10 : plus de la moitié des ménages louent, la demande est soutenue, surtout sur les petites et moyennes surfaces proches des transports et des campus.

1.1. Niveaux de prix : une ville encore accessible

Selon les différentes bases (DVF, PAP.fr et estimations récentes), le prix moyen au mètre carré à Brest tourne autour de 2 200 € à 2 400 €, avec des écarts importants selon le type de bien et le quartier.

On peut résumer la photographie générale ainsi :

IndicateurValeur indicative à Brest
Prix moyen au m² (tous biens)≈ 2 186 – 2 361 €
Prix moyen au m² appartements≈ 2 127 – 2 287 €
Prix moyen au m² maisons≈ 2 384 – 2 436 €
Prix bas constaté au m²≈ 1 532 – 1 682 €
Prix haut constaté au m²≈ 3 672 – 4 056 €
Prix moyen d’un bien≈ 195 700 €

Les projections récentes indiquent un prix médian autour de 2 640 € / m², soit une hausse d’environ 6 % sur un an et près de 48 % sur cinq ans. Certaines analyses évoquent même une progression de l’ordre de 80 % sur cinq ans dans les quartiers les plus transformés, ce qui montre que le cycle haussier est réel, mais loin d’être uniforme.

Sur le segment neuf, la différence de prix est nette : le médian se situe autour de 3 700 €/m², avec des fourchettes allant de 2 700 à plus de 4 500 €/m². L’ancien, lui, reste bien plus accessible avec une médiane autour de 2 240 €/m² et une forte variabilité selon l’état du bien et sa performance énergétique.

1.2. Appartements vs maisons : quel ticket d’entrée ?

Pour un investisseur, Brest est avant tout une ville d’appartements. Environ 72 à 75 % du parc est composé d’immeubles collectifs, contre 25 % de maisons individuelles. Les chiffres de prix moyens montrent un avantage coût / rendement souvent plus intéressant sur l’appartement.

Type de bienPrix moyen au m²Prix moyen du bien
Appartement≈ 2 089 – 2 287 €≈ 154 000 €
Maison≈ 2 224 – 2 436 €≈ 206 000 €

Pour se repérer par typologie, les médianes observées donnent des ordres de grandeur utiles :

Typologie (vente)Surface médianePrix médian
Studio / 1 pièce25 m²67 900 €
2 pièces45 m²104 300 €
3 pièces64 m²132 400 €
4 pièces et + (appts)80 m²152 600 €
Maison96 m²228 900 €

Pour un budget autour de 100 000 à 150 000 €, un investisseur peut donc se positionner soit sur un petit 2 pièces dans un secteur bien placé, soit sur un 3 pièces à rénover dans un quartier en transition, soit sur un petit immeuble ou une maison de ville dans des secteurs moins chers mais recherchés par les familles.

1.3. Une progression des prix soutenue, mais pas homogène

Sur cinq ans, la hausse globale des prix tourne autour de +35 % à +48 %, avec des pics à plus de +70 % dans certains quartiers comme Bellevue ou Quatre-Moulins. Les studios et les grandes maisons ont parfois surperformé, tandis que les 2 ou 3 pièces familiaux ont connu des trajectoires plus heurtées.

Exemple :

Quelques évolutions illustrent ces mouvements :

Type de bienÉvolution 2014–2018 (ordre de grandeur)
Studio≈ +5 %
3 pièces appartement≈ -1 à -2 %
5 pièces appartement≈ +4 %
Maison 3 pièces≈ +12 %
Maison 5 pièces≈ +9 %

Ces chiffres anciens, auxquels on ajoute la forte reprise post‑2018, montrent surtout que Brest est passé d’un marché décoté à un marché en rattrapage, dopé par les grands projets urbains et la reconquête de nombreux quartiers autrefois délaissés.

2. Un marché locatif tendu et des rendements attractifs

Pour un investisseur, la vraie question n’est pas seulement le prix d’achat, mais le couple loyer / rendement. Sur ce point, Brest s’en sort très bien.

2.1. Niveaux de loyers : de bonnes bases pour la rentabilité

La moyenne des loyers tourne autour de 590 € par mois, avec un loyer au mètre carré qui varie selon la nature du bail (meublé ou nu) et le type de bien.

IndicateurValeur indicative
Loyer moyen mensuel≈ 590 €
Loyer moyen au m² appartement≈ 10,6 € (7 à 17 €/m²)
Loyer moyen au m² maison≈ 9,5 € (6 à 13 €/m²)
Loyer moyen au m² meublé≈ 14 €
Loyer moyen au m² vide≈ 11 €

Les hausses récentes sont significatives : en mars 2025, les loyers affichaient une progression mensuelle supérieure à 5 % sur la ville et à plus de 6 % dans Brest Centre. Ce rythme traduit clairement une demande locative forte, portée par les étudiants, les jeunes actifs et les ménages modestes.

2.2. Rendements bruts : jusqu’à plus de 6 % sur le long terme

Les sources varient sur les rendements moyens, en fonction de la méthode de calcul (ancien / neuf, meublé / nu, centre / périphérie), mais toutes convergent vers une idée clé : investir dans l’immobilier à Brest permet d’atteindre des rendements bruts supérieurs à la moyenne des grandes métropoles françaises.

Type de location / zoneRendement brut moyen
Meublé – Brest (global)≈ 6,12 %
Nu – Brest (global)≈ 5,54 %
Meublé – Brest Centre≈ 6,32 %
Nu – Brest Centre≈ 5,64 %
Ensemble ville (source prudente)≈ 3,61 %
Fourchette quartiers (juil. 2025)≈ 3,11 % à 5,45 %

Sur le plan économique, un indicateur utile est le nombre d’années nécessaires pour que le bien se rembourse grâce aux loyers bruts : autour de 27,6 ans à Brest, ce qui reste raisonnable au regard des grandes villes littorales.

2.3. Exemple de rendements par typologie

Les données disponibles permettent de modéliser des cas-types par nombre de chambres :

TypologiePrix moyenLoyer mensuel moyenRendement brut estimé
1 chambre97 000 €450 €≈ 5,57 %
2 chambres184 000 €590 €≈ 3,84 %
3 chambres259 000 €760 €≈ 3,51 %
4+ chambres219 850 €440 €≈ 2,37 %

On voit clairement que les petites surfaces offrent les meilleurs rendements bruts, surtout en meublé et à proximité des pôles universitaires. Les grands appartements ou maisons ont davantage vocation à jouer la carte patrimoniale et la plus‑value à long terme plutôt que le cash‑flow immédiat.

2.4. Location courte durée : un marché complémentaire

Le marché des locations saisonnières / Airbnb à Brest reste modeste à l’échelle d’une grande destination touristique, mais il s’est structuré : plus de 1 100 à 1 200 annonces actives, un taux d’occupation médian autour de 45 à 50 %, des revenus annuels moyens proches de 7 000 dollars, et un panier moyen autour de 56 à 70 dollars la nuit.

1500

Revenus mensuels pouvant atteindre environ 1 500 dollars en période estivale.

Ce segment est surtout pertinent dans l’hypercentre, près du port de commerce, de la rue de Siam, des Capucins et des axes structurants de transport. Il nécessite en revanche une attention particulière aux éventuelles évolutions réglementaires locales sur la location de courte durée.

3. Où investir à Brest : cartographie des quartiers

L’un des points cruciaux lorsqu’on veut investir dans l’immobilier à Brest est le choix du quartier. Les écarts de prix, de rendements et de profils de locataires sont considérables d’un secteur à l’autre.

3.1. Brest Centre, Siam, Saint-Louis, Saint-Pierre : le cœur patrimonial

Le centre, autour de la rue de Siam, de Saint‑Louis, de Saint‑Martin et de Saint‑Pierre, est le secteur le plus recherché pour un investissement à la fois locatif et patrimonial.

Les prix y sont supérieurs à la moyenne, avec des valeurs médianes pour les appartements autour de 2 864 €/m² en Brest-Centre, plusieurs quartiers centraux dépassant régulièrement les 2 500 à 2 800 €/m². Les maisons s’y vendent souvent au‑delà de 2 700 €/m² dès que la situation ou l’état général s’y prêtent.

Dans ces secteurs, les loyers sont élevés, la vacance quasi inexistante, et le rendement brut tourne souvent autour de 5,5 à 6,3 % en meublé, avec une moindre rotation des locataires dans les immeubles de standing.

La contrepartie : un ticket d’entrée plus élevé, une concurrence forte à l’achat, et des perspectives de plus‑value en bonne partie déjà intégrées dans les prix, même si la reconversion urbaine (Halles Saint‑Louis, projet “Cœur de métropole”, nouvelle gare multimodale) devrait encore soutenir les valeurs.

3.2. Recouvrance et Rive Droite : le grand pari de la reconquête

La rive gauche de la Penfeld, autour de Recouvrance, Pontaniou et Quéliverzan, est en pleine méthamorphose : réhabilitation des Ateliers des Capucins, urbanisme de balcon sur la rade, rénovation de l’habitat ancien, arrivée du téléphérique urbain, réaménagement de la corniche

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Prix moyen au m² des appartements dans certains quartiers, inférieurs aux secteurs centraux de la rive droite.

Pour un investisseur, Recouvrance est un terrain stratégique : la demande locative est forte, notamment pour des 2 ou 3 pièces bien aménagés, le potentiel de revalorisation est élevé grâce aux investissements publics (plus de 80 M€ sur le “Grand projet Rive Droite”), et la desserte par tram, bus et téléphérique renforce l’attractivité.

3.3. Bellevue, Quatre-Moulins, Europe : rendements et étudiants

Ces trois grands secteurs au nord-ouest de la ville constituent le cœur du marché locatif “rentabilité” de Brest.

Attention :

À Bellevue, secteur accueillant une partie de l’UBO et de nombreux équipements (médiathèque, patinoire, équipements sportifs), les prix au m² restent modérés. Les appartements se situent autour de 1 900 à 2 000 €/m², malgré une hausse d’environ 80 % en cinq ans. Les maisons, bien que plus chères, restent très en deçà des prix du centre-ville.

Le rendement y est excellent, en particulier en meublé étudiant : c’est d’ailleurs le quartier où le rendement brut moyen sur les meublés atteint environ 6,48 %, ce qui en fait l’un des secteurs les plus performants de la ville.

Quatre-Moulins, quartier calme avec des parcs, des jardins et une forte présence de commerces de proximité, a également vu ses prix grimper fortement (+77 % en cinq ans), avec un m² désormais autour de 2 400 à 2 500 € pour les appartements et un peu au‑dessus pour les maisons. La demande familiale y est très solide et les loyers progressent.

Le quartier Europe, au nord, offre un compromis coûts / services remarquable : commerces, écoles, tramway et bus, internet public dans certaines zones. Les appartements y affichaient un médian autour de 2 213 €/m² début 2023, les maisons autour de 2 300 à 2 780 €/m² selon les segments. La progression en cinq ans (+56 %) traduit l’intérêt croissant des ménages et des investisseurs.

3.4. Lambézellec, Kérinou, Saint-Marc : sécurité et mix familial

Lambézellec, au nord, est souvent cité pour sa bonne qualité de parc immobilier (note moyenne de 3,3 sur 5, la plus élevée de la ville) et son cadre de vie résidentiel. On y trouve beaucoup de maisons avec jardin, des espaces verts et un bon réseau de bus. Les prix se situent dans la moyenne haute, autour de 2 600 €/m² pour les maisons et proche de 2 900 €/m² pour les appartements dans certains secteurs.

Astuce :

Le quartier de Kérinou, situé à proximité des campus universitaires et du centre-ville, est particulièrement prisé par les étudiants et les jeunes actifs pour la colocation. Il bénéficie d’une desserte en transports efficace. Le marché locatif y est très dynamique, notamment pour les appartements de type 2 et 3 pièces. Le prix d’achat au mètre carré se situe généralement aux alentours de 2 500 €.

Saint-Marc, sur la façade littorale, offre des vues mer, un passé de quartier de pêcheurs et une image plus “bourgeoise”. Les maisons y atteignent des médianes proches de 2 980 €/m², les appartements aux alentours de 2 360 €/m². Le profil d’investissement y est plus patrimonial que purement rendement, avec moins de rotation mais des perspectives de revalorisation solides, notamment grâce à la situation côtière.

3.5. Quelques repères chiffrés par quartier

Certains secteurs ont été précisément mesurés en prix au m² pour les appartements et les maisons :

QuartierAppartements (€/m²)Maisons (€/m²)
Bas de Siam2 812 €2 510 €
Siam–Saint-Louis2 572 €2 700 €
Bas Jaurès–Saint-Michel2 545 €3 825 €
Forestou2 153 €2 957 €
Saint-Martin2 473 €2 257 €
Les Quatre Moulins2 124 €2 004 €
Bellevue≈ 1 926 € (appts)≈ 2 471 €
Europe≈ 2 213 € (appts)≈ 2 329 €

Ce tableau montre à quel point Brest est un marché micro‑local : pour des rendements bruts comparables, le ticket d’entrée peut varier de plus de 1 000 €/m² entre un studio dans un immeuble récent du centre et un appartement des années 1960 à Bellevue.

4. Grands projets urbains et perspectives de valorisation

Investir dans l’immobilier à Brest ne se résume pas à photographier le marché actuel : il faut aussi anticiper ce que la ville sera dans 5, 10 ou 15 ans. De ce point de vue, Brest est l’une des métropoles françaises les plus actives en matière de projets urbains structurants.

4.1. “Cœur de métropole” et reconquête du centre

Le projet “Cœur de métropole – Brest 2040” vise à transformer en profondeur le centre repeuplé après-guerre, les abords de la Penfeld, l’urbanisation du port et les quartiers de Recouvrance et Bellevue.

Plusieurs volets vont directement impacter la valeur immobilière :

rénovation et transformation de nombreux immeubles de la Reconstruction,

amélioration massive des espaces publics, végétalisation et création de parcs,

– densification maîtrisée à proximité de la future gare multimodale,

– requalification des Halles Saint‑Louis en pôle de commerces et de restauration,

– création d’un véritable système de “corniches” et belvédères sur la rade.

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Nombre de logements qui pourraient bénéficier à terme du programme de rénovation ‘Siamorphose’.

Pour un investisseur positionné aujourd’hui sur un appartement de la Reconstruction bien situé, ces transformations peuvent se traduire en hausse de valeur et meilleure attractivité locative, à condition d’intégrer dans son plan les coûts futurs de rénovation énergétique.

4.2. Bellevue – Bords de Penfeld : renouvellement global

Bellevue est l’un des plus gros chantiers urbains de Brest. Plus de 127 M€ d’investissements publics sont engagés pour :

démolir près de 300 logements sociaux obsolètes,

réhabiliter massivement le parc restant,

diversifier l’offre avec du logement neuf (social, intermédiaire, accession),

améliorer les espaces extérieurs, connecter le quartier à la Penfeld,

créer un “quartier fertile” avec ferme urbaine.

Bon à savoir :

Le quartier offre déjà un excellent rendement locatif avec des prix d’acquisition encore contenus. Pour un investisseur, il représente une opportunité de combiner un revenu immédiat et une plus-value à moyen terme, à condition de cibler des copropriétés dont la gestion est de qualité.

4.3. Tramway, téléphérique, pôle gare : l’effet mobilité

La mobilité est l’un des leviers majeurs de revalorisation. Brest investit lourdement :

Nouvelle ligne de tram B : 5,1 km, 11 stations, mise en service prévue début 2026, budget de 225 M€, liaison entre la gare, les hôpitaux, les campus et des quartiers encore peu desservis.

Ligne de Bus à Haut Niveau de Service D : 4,3 km, 13 stations, bus électriques, en complément de la ligne A existante.

Pôle d’échange multimodal de la gare : transformation de la gare SNCF en vrai hub reliant TGV, tram, bus, modes doux, en valorisant sa position en promontoire sur la rade.

À cela s’ajoute le téléphérique urbain reliant le centre rive droite aux Ateliers des Capucins en à peine trois minutes, déjà utilisé par des millions de passagers.

Bon à savoir :

Pour un investisseur, la carte des futures stations de tram et de bus rapides est un indicateur clé. Les secteurs actuellement un peu éloignés, mais qui seront à 10-15 minutes du centre une fois les lignes achevées, voient déjà leurs prix immobiliers augmenter. Cette tendance devrait se poursuivre avec une progression des loyers au fur et à mesure de la mise en service effective des transports.

4.4. Port, économie maritime et emplois

Brest n’est pas seulement une ville universitaire, c’est aussi un poids lourd de l’économie de la mer : deuxième port militaire de France après Toulon, plate‑forme logistique majeure pour le vrac et les conteneurs, hub des énergies marines renouvelables sur un nouveau polder, et centre de recherche maritime accueillant environ 60 % de la recherche française sur les sciences de la mer.

Les plans d’investissement sur le port affichent près de 500 M€ programmés d’ici 2034, et près de 1 Md€ envisagés sur 40 ans. Couplés à la présence d’acteurs comme la Marine nationale, Naval Group, Thales, Ifremer, l’Université, des banques et assurances, ces projets garantissent à Brest une base d’emplois relativement solide, un facteur déterminant pour sécuriser un investissement locatif sur le long terme.

5. Cadre fiscal local et taxes à intégrer

Investir dans l’immobilier à Brest impose de connaître non seulement la fiscalité nationale (impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, dispositifs LMNP, déficit foncier, etc.), mais aussi les taxes locales qui peuvent peser sur le rendement net.

5.1. Taxe foncière : des taux dans la fourchette haute

La taxe foncière est due par tout propriétaire d’un bien bâti au 1er janvier de l’année, qu’il soit occupant ou bailleur. À Brest, les taux votés pour 2023 étaient les suivants :

Taxe foncière sur le bâti (2023)Taux appliqué
Part communale39,84 %
Part intercommunale3,72 %
Taxe spéciale d’équipement0,08 %
Taxe GEMAPI (inondations)0,20 %

Au total, le taux global dépasse donc 43 %, appliqué sur le revenu net cadastral (environ la moitié de la valeur locative cadastrale). Cela situe Brest dans le haut de la fourchette des grandes villes, même si sur longue période (2000–2014), la hausse des taux est restée moins forte que dans des communes comparables.

Astuce :

Pour un investisseur, il est crucial d’intégrer le coût de la taxe foncière dans le calcul du rendement net d’un bien immobilier. Avant tout achat, il est recommandé de vérifier le montant réel de cette taxe pour le bien visé en consultant les avis d’imposition des dernières années.

5.2. Taxe d’habitation : en extinction, mais pas pour tout

La taxe d’habitation a été progressivement supprimée pour la résidence principale de la plupart des ménages, mais elle reste due pour les résidences secondaires et certains logements vacants ou meublés.

À Brest, les taux 2023 étaient les suivants :

Taxe d’habitation (2023)Taux appliqué
Part communale20,36 %
Part intercommunale15,28 %
Taxe spéciale d’équipement0,06 %
Taxe GEMAPI0,12 %

En tant qu’investisseur, si le bien est loué à l’année, c’est le locataire qui supporte la taxe d’habitation sur son logement (lorsqu’elle s’applique). En revanche, en location saisonnière, certains montages ou usages peuvent conduire à une imposition spécifique, qu’il faut vérifier auprès du centre des impôts.

5.3. Autres taxes locales

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), intégrée à la taxe foncière, est fixée à 5,78 % à Brest. Elle est en pratique récupérable auprès du locataire via les charges, mais constitue un élément de coût pour le propriétaire.

À cela s’ajoutent :

l’éventuelle taxe sur les logements vacants selon la situation,

– la taxe GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations),

– et diverses contributions liées aux risques naturels et technologiques (inondations, sismicité modérée, radon, Seveso…), principalement prises en charge via les assurances.

6. Stratégies d’investissement à Brest : comment se positionner ?

Les caractéristiques de Brest – forte proportion de locataires, marché étudiant, prix encore raisonnables, projets urbains puissants – se prêtent particulièrement bien à plusieurs stratégies.

6.1. Le meublé longue durée (LMNP) près des campus et du centre

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) est particulièrement adapté à Brest. Il permet :

des loyers supérieurs de 15 à 25 % par rapport au nu,

une fiscalité avantageuse grâce à l’amortissement du bien et du mobilier,

des baux plus souples, adaptés aux étudiants et jeunes actifs.

Les zones à privilégier pour ce type de stratégie sont : les zones d’accumulation, les niveaux de support, les niveaux de résistance et les points de retournement.

Bellevue, Recouvrance et Kérinou : proximité des universités, bons rendements (jusqu’à 6–6,5 % bruts),

– Brest Centre, Siam, Saint‑Martin : demande constante, notamment pour les T1 et T2,

– Europe, Quatre-Moulins et Saint‑Pierre : compromis intéressant entre prix d’achat et loyers, avec un vivier de familles et jeunes actifs.

6.2. La colocation dans les grands appartements

Avec plus de 50 % de locataires et un parc de 3 et 4 pièces important, la colocation est particulièrement pertinente dans certains quartiers bien desservis (Kérinou, Saint‑Martin, centre, Europe).

Elle permet de :

valoriser de grands appartements parfois moins recherchés en location “classique”,

augmenter les revenus de 20 à 40 % par rapport à une location unique,

répartir le risque d’impayé sur plusieurs locataires.

La clé est de combiner emplacement (proximité transports / campus / centre), qualité du logement (chambres de taille comparable, pièces d’eau fonctionnelles) et mobilier adapté.

6.3. L’achat-rénovation dans les quartiers en mutation

Les quartiers anciennement populaires, aujourd’hui en reconquête, offrent des opportunités pour des opérations de type “acheter / rénover / louer” :

Recouvrance, Pontaniou, Quéliverzan,

Bellevue (hors barres à démolir),

certains îlots de la Reconstruction dans le centre.

Astuce :

La rentabilité nette d’un investissement locatif peut être améliorée en mobilisant des dispositifs nationaux tels que le déficit foncier, les aides à la rénovation énergétique (comme MaPrimeRénov’), et certains avantages fiscaux applicables en zone ANRU. La condition essentielle pour en bénéficier est la constitution rigoureuse et complète du dossier correspondant.

6.4. La courte durée ciblée, à manier avec prudence

Le marché Airbnb brestois n’est pas saturé, mais reste très saisonniers. Il se justifie surtout pour :

des biens très bien situés : vue rade, centre historique, proximités Océanopolis / Capucins,

– des surfaces compactes mais très bien aménagées,

– des investisseurs prêts à professionnaliser la gestion ou à s’appuyer sur un concierge.

La courte durée doit être envisagée comme un complément de stratégie, pas comme une évidence : elle est plus exigeante en gestion, sensible aux évolutions réglementaires, et peut être affectée plus brutalement en cas de choc touristique (comme l’ont montré les dernières années dans d’autres villes).

7. Risques, points de vigilance et bonnes pratiques

Comme tout marché attractif, Brest comporte également ses risques et pièges pour l’investisseur inattentif.

7.1. L’énergie et les nouvelles obligations de location

Comme partout en France, les logements classés F ou G au DPE vont progressivement être interdits à la mise en location. Or le parc brestois comporte une importante part d’immeubles des années 1950 à 1970, souvent énergivores.

Acheter sans vérifier le DPE et sans budgéter des travaux (isolation, chauffage, menuiseries) peut transformer un rendement brut alléchant en opération déficitaire. À l’inverse, un bien ancien bien rénové peut justifier un loyer plus élevé, limiter la vacance et améliorer la valeur de revente.

7.2. La fiscalité locale et les charges de copropriété

Avec une taxe foncière relativement élevée et des copropriétés parfois vieillissantes (ascenseurs, façades, réseaux), l’investisseur doit intégrer :

Attention :

Avant un achat immobilier, il est crucial de se renseigner sur trois points clés : le montant exact de la taxe foncière (à demander au vendeur), le niveau des charges de copropriété (surtout dans les grandes résidences), et l’état des travaux votés ou à venir (comme le ravalement, la toiture, l’ascenseur ou la mise aux normes).

Un rendement brut de 6 % peut rapidement tomber à moins de 3 % net-nette si ces éléments sont négligés.

7.3. Le choix du quartier et de la rue

À Brest, la micro‑localisation est fondamentale. À quelques centaines de mètres près, on peut passer :

d’un secteur recherché, calme, bien desservi, avec commerces,

à une rue bruyante, mal desservie, ou à l’image plus dégradée.

Bon à savoir :

Certains quartiers brestois (Pontanézen, parties de Bellevue ou Recouvrance) peuvent conserver une réputation délicate malgré des projets de rénovation. Pour un investisseur à distance, il est essentiel de s’appuyer sur un professionnel local sérieux ou de réaliser plusieurs visites et recherches sur place pour évaluer précisément le potentiel et les réalités du terrain.

7.4. Le financement : anticiper la hausse des taux et les critères bancaires

Les taux de crédit se sont tendus ces dernières années avant de refluer progressivement. Pour un achat à Brest, où l’on peut viser des rendements bruts de 5 à 6 %, un taux fixe autour de 3,5 à 4 % reste cohérent.

Les banques appliquent généralement la règle du tiers d’endettement (environ 33 % des revenus), exigent un apport (souvent 10 à 20 % du coût total pour un résident français, davantage pour un non‑résident), et apprécient particulièrement les dossiers avec revenus stables, bonne gestion bancaire et projet solide.

Faire réaliser une étude de financement en amont (par exemple via un courtier implanté à Brest) permet de calibrer son budget, d’ajuster la durée du prêt, et de gagner en crédibilité lors de la négociation.

8. En résumé : pourquoi Brest reste une cible sérieuse pour l’investisseur

Investir dans l’immobilier à Brest, c’est miser sur une métropole maritime qui coche la plupart des cases recherchées par les investisseurs avertis :

Investir dans l’immobilier à Brest

Synthèse des principaux atouts de l’investissement locatif à Brest, basée sur une analyse structurelle du marché.

Demande locative structurellement forte

50 % à 55 % de locataires, avec une forte population étudiante et de nombreux emplois dans la défense, la santé, la recherche, la banque et l’industrie.

Prix encore abordables

Prix moyen autour de 2 200 à 2 400 €/m², bien en dessous de nombreuses villes côtières ou métropoles régionales, avec des secteurs encore sous-valorisés.

Rendements attractifs

Rendements bruts autour de 6 % en meublé dans les bons quartiers, avec possibilité de dépasser ce niveau sur des opérations bien montées.

Potentiel de valorisation

Porté par de grands projets urbains structurants, le renouvellement des quartiers, une amélioration massive des mobilités et la modernisation du parc immobilier.

Cadre de vie et image en progrès

Ville en tête de nombreux classements de qualité de vie, offrant une riche vie culturelle (Océanopolis, musées, festivals) et un climat océanique tempéré.

À l’inverse, le succès de la ville entraîne des effets de bord : hausse continue des prix, pression accrue sur le logement, montée des taxes foncières, enjeu majeur de rénovation énergétique du parc ancien.

Bon à savoir :

Pour réussir, adoptez une approche structurée : choisissez judicieusement le type de bien et le quartier, intégrez tous les coûts (taxes, charges, travaux), adaptez votre stratégie (LMNP, colocation, rénovation) et basez-vous sur la dynamique durable de la ville plutôt que sur des effets de mode.

Dans ce cadre, investir dans l’immobilier à Brest peut encore, à condition d’être bien préparé, offrir ce que recherchent la plupart des investisseurs : un couple rendement / sécurité rare sur le littoral français, avec en prime une perspective de revalorisation à long terme portée par une métropole qui assume pleinement son virage vers l’innovation et la mer.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Brest pour rechercher du rendement locatif et une exposition à un marché régional dynamique. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs quartiers (Recouvrance, Saint-Marc, centre-ville), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble de rapport ou un petit ensemble de logements dans une zone en développement (proximité tram, fac, CHU), combinant un rendement locatif brut cible d’environ 6–7 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et un potentiel de valorisation lié aux projets urbains et à la demande étudiante, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 euros.

La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, expert-comptable/fiscaliste), choix de la structure (propriété directe ou via SCI) et définition d’un plan de diversification patrimoniale à Brest dans le temps.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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