Investir dans l’immobilier à Boulogne-Billancourt : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Boulogne-Billancourt attire depuis des années les investisseurs immobiliers en quête d’un marché solide aux portes de Paris. Surnommée le « 21ᵉ arrondissement de Paris », la ville cumule les atouts : un bassin d’emplois colossal, une demande locative soutenue, des prix élevés mais plus accessibles que dans les beaux quartiers parisiens, et de vastes projets urbains qui reconfigurent en profondeur son paysage.

Bon à savoir :

Avec une densité de population très élevée (plus de 120 000 habitants sur environ 6 km²) et une économie dynamique (entre 12 000 et 20 000 entreprises), Boulogne-Billancourt présente un marché immobilier parmi les plus chers de France. Pour investir, il est crucial d’identifier les bonnes opportunités, les types de biens à privilégier ainsi que les niveaux de prix et de rentabilité attendus.

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Un marché immobilier très cher… mais parmi les plus sûrs de France

Le premier élément à intégrer lorsqu’on envisage d’investir à Boulogne-Billancourt, c’est le niveau de prix. Toutes les bases de données convergent : la commune se situe clairement dans le haut du panier, juste en dessous de Paris intra‑muros et de Neuilly-sur-Seine.

Niveaux de prix : ordre de grandeur et tendance

Les dernières estimations indiquent un prix médian d’environ 8 942 €/m² tous biens confondus, avec une fourchette large allant d’environ 7 130 €/m² à 12 720 €/m² pour 90 % des transactions. D’autres sources évoquent un prix moyen autour de 8 261 €/m², et des moyennes plus hautes (autour de 9 600 à 10 200 €/m²) en se basant sur les annonces en cours.

40

Le prix des appartements a augmenté de plus de 40 % entre 2014 et 2025, malgré une légère correction récente.

Les écarts restent nets entre type de biens :

Type de bien (2025-2026)Prix médian / moyen €/m²Évolution récente (≈ 5 ans)Fourchette courante €/m²
Tous biens (médian)≈ 8 942–5 %7 130 – 12 720
Appartements (médian)≈ 8 924–6 %7 138 – 12 691
Maisons (médian)≈ 9 691–5 %6 976 – 13 588
Ancien (médian)≈ 8 426–8 %6 786 – 10 644
Neuf (médian)≈ 10 523–5 %8 077 – 13 801
Prix moyen (toutes sources confondues)8 200 – 9 600+16 à +40 % (2014–2025)≈ 5 855 – 16 789 (extrêmes)

En pratique, un investisseur qui vise un appartement familiale T3 de 60–70 m² doit anticiper un ticket d’entrée souvent supérieur à 500 000 €, et largement plus de 700 000 € dans les quartiers les plus chers.

Comparée aux communes voisines, Boulogne-Billancourt se situe clairement dans le haut du tableau : les appartements se vendent en moyenne autour de 8 200–8 900 €/m², contre environ 7 400–7 600 €/m² à Issy-les-Moulineaux, 6 300–6 500 €/m² à Meudon ou Sèvres, et bien en dessous des 10 500–11 200 €/m² du 16ᵉ arrondissement de Paris ou de Neuilly-sur-Seine.

Un marché très tendu mais en phase de respiration

Les indicateurs de tension sont parlants. Sur PAP.fr, plus de 2 400 acheteurs sont activement en recherche simultanément pour la ville, pour un stock d’environ 250 à 300 biens en vente seulement. La tension de marché est évaluée à 10/10, avec environ 20 % de candidats de plus que d’offres. Résultat : un délai de vente médian d’environ 51 jours, ce qui reste rapide pour un marché aussi cher.

Attention :

Le volume annuel de transactions a reculé à 662 ventes en 2024, soit une baisse de près de 56% sur deux ans, reflétant le contexte national de taux plus élevés. Cependant, sur cinq ans, plus de 3 300 opérations ont été enregistrées, et depuis 2023, près de 3 756 ventes, ce qui témoigne d’un marché toujours extrêmement liquide pour une ville de cette taille.

Cette combinaison – prix élevés, léger recul récent, mais volumes encore conséquents et tension locative forte – confirme le positionnement de Boulogne-Billancourt comme un marché patrimonial : on n’y vient pas pour le cash‑flow immédiat, mais pour la sécurité, la valorisation de long terme et une demande locative structurelle.

Qui habite Boulogne-Billancourt et qui loue vos logements ?

Pour un investisseur, le profil socio‑démographique des habitants est crucial : il conditionne le type de biens à viser, le niveau de loyer acceptable et la stabilité de la demande.

Une ville dense, jeune, très active

Boulogne-Billancourt compte plus de 120 000 habitants pour environ 6,1–6,2 km², soit une densité qui flirte avec les 19 000 habitants au km². Elle est la commune la plus peuplée d’Île-de-France après Paris.

Le profil type est celui d’une population relativement jeune et active :

Démographie et Marché du Travail

Principaux indicateurs sur la population et l’emploi

Âge médian

La médiane d’âge de la population se situe autour de 38 ans.

Jeunesse de la population

Près de 28,5 % de la population a moins de 25 ans.

Taux d’activité

Le taux d’activité sur la tranche d’âge 15-64 ans se situe entre 80 % et plus de 90 %, selon les sources.

Taux de chômage

Un chômage contenu autour de 9,5–9,6 %, en légère baisse par rapport à la décennie précédente.

Les revenus sont nettement supérieurs à la moyenne nationale : le revenu annuel médian des ménages tourne autour de 40 000–44 000 €, avec un salaire net mensuel moyen supérieur à 3 100 €. Ce niveau de pouvoir d’achat permet de supporter des loyers élevés, tout en limitant – pour l’instant – les risques d’impayés pour les bailleurs.

Une majorité de locataires, beaucoup de petits logements

Le parc de logements (60 000 à 67 000 unités selon les sources) est massivement composé d’appartements : 96 à 98 % du stock, contre à peine 2 à 3 % de maisons. Environ 88 % des logements sont des résidences principales, moins de 5 % des résidences secondaires, et autour de 6–7 % de vacants.

Exemple :

Dans cette ville, environ 52 % des ménages sont locataires, tandis que 44 à 48 % sont propriétaires, selon les bases de données. De plus, la répartition par taille des résidences principales favorise l’investisseur.

Taille de logement (rés. principales)Nombre approx.Part du parc principal
Studios≈ 10 75018,8 %
2 pièces≈ 16 50028,9 %
3 pièces≈ 15 15026,5 %
4 pièces≈ 8 80015,4 %
5 pièces et +≈ 5 90010,3 %

Autrement dit, près de la moitié du parc est constitué de studios et de deux‑pièces, ce qui recoupe la demande dominante en location : jeunes actifs, couples sans enfants, cadres et expatriés travaillant dans les sièges sociaux de la ville ou à La Défense, mais aussi une base étudiante non négligeable (7 à plus de 11 % de la population mobile).

Pour un investisseur, cela valide la pertinence des petits et moyens surfaces (studios, T1 bis, T2, voire petits T3) bien situés, notamment en meublé, qui correspondent parfaitement à la demande locale.

Où investir à Boulogne-Billancourt ? Tour d’horizon des quartiers

La commune fonctionne par « micro‑marchés », avec des écarts de plusieurs milliers d’euros au mètre carré d’une rue à l’autre. Mieux vaut donc raisonner quartier par quartier plutôt que sur une moyenne globale.

Les quartiers très patrimoniaux : Prince–Marmottan et Parchamp–Albert Kahn

Au nord, au contact du Bois de Boulogne et du 16ᵉ arrondissement, ces secteurs constituent le cœur bourgeois et chic de la ville. On y trouve de beaux immeubles haussmanniens, des résidences haut de gamme, des hôtels particuliers et des rues très prisées (Rue Denfert Rochereau, Avenue Jean‑Baptiste Clément, certaines portions de Route de la Reine…).

Les prix y dépassent souvent les 10 000 €/m². Les données disponibles indiquent :

QuartierPrix moyen €/m² (appart.)Prix moyen €/m² (maisons)Fourchette indicative €/m²
Prince–Marmottan≈ 8 988≈ 11 2877 400 – 10 500+
Parchamp–Albert Kahn≈ 8 742≈ 10 3337 200 – 10 200
« Boulogne Nord » large9 000 – 11 500souvent > 11 000parfois 11 000+

Ce sont des secteurs typiquement patrimoniaux : loyers élevés mais rendements bruts en retrait, faibles risques de vacance, excellente liquidité à la revente et probable résilience en cas de choc de marché. Idéal pour un investisseur long terme ou un expatrié qui cherche à combiner résidence principale et investissement.

Centre‑Ville, Reine–Mairie, Vaillant‑Sembat : animation commerciale et demande locative forte

Le centre‑ville concentre mairie Art déco, musée des Années 30, galerie commerciale Les Passages, cinéma, restaurants, commerces de bouche et une offre culturelle dense. On y trouve un parc immobilier varié, de l’ancien début XXᵉ aux résidences plus contemporaines.

Astuce :

Les prix des appartements dans ce secteur se situent généralement entre 8 000 et 9 000 €/m², soit légèrement en dessous des prix du nord de la ville mais au-dessus de ceux du sud. Le quartier Reine-Mairie se distingue par une qualité moyenne des biens légèrement supérieure, avec une note de 3,8/5 sur une plateforme d’évaluation, et des prix spécifiques aux appartements avoisinant 8 400–8 500 €/m².

Ce secteur coche les cases recherchées par les locataires urbains : proximité des métros (Marcel Sembat, Boulogne–Jean Jaurès), commerces et écoles, vie de quartier animée. Les T2 et T3 y sont très recherchés, notamment par les jeunes couples et cadres.

Silly–Gallieni et Grenier–Point du Jour : compromis prix / rendement

À l’ouest et au sud-ouest, ces quartiers résidentiels mélangent anciennes maisons, petits immeubles, copropriétés des années 60–80 et programmes plus récents. Silly–Gallieni est souvent cité comme l’un des secteurs proposant le plus grand nombre de biens à la vente, ce qui offre davantage de choix à l’investisseur.

Les prix y sont un cran en dessous des quartiers historiques :

QuartierPrix moyen appart. €/m²Prix moyen maisons €/m²Profil d’investissement
Silly–Gallieni≈ 7 681≈ 9 413Familial, calme, bonne desserte
Grenier – Point du Jour≈ 7 275≈ 8 722Rendement meublé parmi les meilleurs

Le quartier Grenier – Point du Jour ressort d’ailleurs comme celui offrant la meilleure rentabilité brute moyenne sur les locations meublées, autour de 3,95 %. Ce sont donc des zones intéressantes pour qui cherche un compromis entre sécurisation du capital et rendement un peu supérieur à la moyenne boulonnaise.

Billancourt–Rives de Seine et Trapèze : le neuf, les écoquartiers et la montée en gamme

Au sud, sur les anciens terrains industriels de Renault, la ville a engagé une transformation spectaculaire. Le Trapèze et l’ensemble Billancourt–Rives de Seine constituent aujourd’hui un grand écoquartier moderne, organisé autour du parc de Billancourt, de la Seine, et de La Seine Musicale sur l’Île Seguin.

On y trouve majoritairement des immeubles récents ou neufs, respectant des normes énergétiques élevées, avec balcons, terrasses, parkings, jardins paysagers. Les prix varient selon la proximité de la Seine, des transports (Pont de Sèvres, T2, future ligne 15) et la vue :

Billancourt–Rives de Seine : autour de 7 700–7 800 €/m² pour les appartements ;

Trapèze : environ 9 000–9 200 €/m² dans certains relevés ;

programmes neufs : souvent entre 9 000 et 11 000 €/m², voire plus pour les lots premium.

Ce secteur attire les profils de cadres travaillant dans les sièges voisins (TF1, Canal+, Ipsen, Renault, etc.), les familles en quête de confort moderne, et les investisseurs attirés par le Pinel (zone A bis) ou le meublé type LMNP dans des résidences de standing.

Bon à savoir :

Il s’agit principalement d’un placement patrimonial, et non d’un pari sur un rendement exceptionnel. Toutefois, des charges maîtrisées et de bonnes performances énergétiques peuvent contribuer à améliorer le rendement net.

République–Point du Jour, Billancourt « historique » : potentiel locatif et mutation

Le secteur République–Point du Jour, en continuité de Billancourt, accueille de nombreux sièges (NRJ, TF1, La Française des Jeux) et équipements sportifs. Il reste plus abordable en prix au mètre carré, autour de 7 200–8 000 €/m² pour les appartements, tout en bénéficiant d’une demande locative très soutenue liée à l’emploi tertiaire.

Pour un investisseur, ces quartiers en recomposition, où subsistent encore des immeubles plus anciens parfois à rénover, offrent des opportunités pour des stratégies de création de valeur : achat d’un ancien T2 ou T3, rénovation lourde (cuisine, salle de bains, isolation) et mise en location meublée optimisée.

Les rues les plus chères… et les plus abordables

Au‑delà des quartiers, certaines rues sortent nettement du lot. Les bases de données de prix montrent par exemple :

Rue / secteurPrix moyen €/m² approximatif
Rue Max Blondat≈ 10 726
Avenue Robert Schuman≈ 10 498
Villa Rosendael≈ 10 463
Rue Denfert Rochereau≈ 11 245
Avenue Jean‑Baptiste Clément≈ 11 245
Cours Aquitaine≈ 5 790
Rond‑Point du Pont de Sèvres≈ 6 464
Quai de Stalingrad≈ 6 496
Avenue du Maréchal Juin≈ 6 369
Rue du Point du Jour (certains tronçons)≈ 7 063 – 9 400+

Identifier ces micro‑segments permet d’ajuster au mieux sa stratégie : viser les adresses les plus prestigieuses pour un actif « vitrine » très liquide, ou au contraire cibler les secteurs un peu en retrait (quais, grands axes) pour grappiller des dizaines de milliers d’euros à l’achat.

Louer à Boulogne-Billancourt : niveaux de loyers et rendements

Une fois le prix d’achat posé, la question centrale pour l’investisseur reste le rendement locatif. À Boulogne-Billancourt, il ne faut pas espérer des miracles, mais les chiffres restent honorables pour un marché aussi premium.

Rents : combien espérer au mètre carré ?

Les principales sources chiffrent le loyer moyen des appartements aux alentours de 26,9 à 29,2 €/m² par mois, avec des fourchettes grossières de 22 à plus de 37 €/m² selon l’emplacement, l’état et la typologie. Les maisons se louent à des niveaux très proches, autour de 26,6–27,7 €/m².

Quelques repères :

un studio bien situé peut afficher un loyer de l’ordre de 800–1 000 € mensuels ;

– un T2 de 40–45 m² en bon état se situe souvent entre 1 200 et 1 500 € ;

– un T3 familial de 60–70 m² oscille plutôt entre 1 700 et 2 100 € ;

– un grand T4–T5 dépassera facilement les 2 200–2 500 €, jusqu’à 3 000 € et plus pour les biens très qualitatifs.

Une base de données participative mentionne par exemple des loyers moyens de l’ordre de 1 175 € pour un T2 en centre‑ville, et 2 400 € pour un T4–T5 en plein centre, avec des valeurs légèrement inférieures en périphérie immédiate.

Une rentabilité brute autour de 3,5–4 %, parfois un peu plus

En confrontant les loyers aux prix d’achat, la ville se situe en moyenne autour de 3,6 % de rendement brut global, avec quelques nuances :

Type de location / zoneLoyer moyen €/m²Rendement brut moyen
Location globale (ville)≈ 26–29≈ 3,6 %
Meublé (tous quartiers)≈ 33≈ 3,69 %
Nue (tous quartiers)≈ 28–29≈ 3,45 %
Meublé quartiers « rentables »variable3,8–4,1 % (jusqu’à ≈ 4,16 %)
Grenier – Point du Jour (meublé)variable≈ 3,95 %
Centre (location nue)variable≈ 3,0–3,3 %
Périphérie sudvariable≈ 3,8–4,0 %

Les meilleurs couples prix/loyer se trouvent généralement en dehors du noyau nord‑bourgeois, dans les quartiers comme Grenier–Point du Jour, Billancourt–Rives de Seine, ou certaines micro‑zones du Trapèze où l’on peut trouver du neuf ou du récent un peu en dessous du niveau de prestige du nord, tout en bénéficiant d’une forte tension locative.

Centre vs périphérie : des ratios prix/loyer différents

Les données de ratio prix/loyer illustrent bien la différence entre l’hyper‑centre et les secteurs résidentiels plus périphériques :

34

Au centre-ville, le ratio prix/loyer dépasse 34 années de loyer brut, soit une rentabilité brute théorique inférieure à 3 %.

Pour un investisseur purement financier, ces chiffres incitent plutôt à privilégier les quartiers offrant le meilleur compromis entre prix légèrement plus bas et loyers encore élevés, plutôt que les adresses les plus prestigieuses.

Location meublée, LMNP et colocation

Dans un marché cher où chaque dixième de point de rendement compte, la location meublée apparaît tout à fait pertinente. Elle permet généralement de majore le loyer de 10 à 20 % par rapport au nu, et ouvre droit au régime fiscal du Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) :

Bon à savoir :

En micro-BIC, un abattement forfaitaire de 50 % s’applique sur les loyers perçus. En régime réel, il est possible d’amortir le bien immobilier et le mobilier, ce qui peut réduire fortement, voire annuler, l’impôt sur les revenus locatifs pendant plusieurs années.

Combinée à la forte demande en petits logements de cadres et d’étudiants, cette stratégie meublée peut tirer le rendement net vers le haut, surtout si l’on cible des secteurs comme Grenier–Point du Jour, Billancourt ou certains tronçons de Silly–Gallieni.

La colocation peut également constituer un levier dans les grands appartements, en augmentant le loyer global de 20 à 30 % par rapport à une location familiale classique. Elle est cependant plus rare et réglementairement plus exigeante, notamment en termes de configuration du bien.

Location courte durée : potentielle mais très encadrée

Boulogne-Billancourt, comme tout le Grand Paris, est en zone tendue. La location saisonnière de type Airbnb y est strictement encadrée : déclaration obligatoire, limitation à 120 jours par an pour une résidence principale, et opérations très encadrées pour une résidence secondaire.

Les chiffres sur le marché de la courte durée montrent pourtant un vrai potentiel : plus de 900 à 1 200 annonces actives selon les périodes, un taux d’occupation moyen compris entre 40 et 60 % selon les sources, et des revenus annuels pouvant atteindre 30 000 € pour les meilleures annonces. Mais le cadre réglementaire et le risque de sanction (les amendes peuvent atteindre 50 000 €) imposent une très grande prudence. Pour un investisseur qui cherche la durabilité, la location longue durée meublée reste généralement plus sûre et plus lisible.

Ancien ou neuf : quel type de bien privilégier ?

À Boulogne-Billancourt, l’opposition entre ancien et neuf n’est pas anodine : elle conditionne à la fois le prix d’achat, les charges, la consommation énergétique, les aides fiscales et le profil des locataires.

L’ancien : plus abondant, souvent plus rentable à l’achat

Le parc est essentiellement ancien, avec des immeubles allant du haussmannien aux copropriétés des années 50–80. Les données de prix montrent que l’ancien se négocie en moyenne un peu en‑dessous du neuf :

SegmentMédiane €/m²Évolution sur 5 ans
Ancien (tous biens)≈ 8 426–8 %
Neuf (tous biens)≈ 10 523–5 %
Appart. anciens (par pièces)8 200–8 700variables
Appart. neufs (par pièces)9 400–11 100variables

Ce différentiel de plus de 2 000 €/m² en faveur de l’ancien crée mécaniquement un avantage en termes de rendement brut, surtout si l’on accepte de réaliser des travaux de rénovation. Un relooking complet (sols, peintures, cuisine, salle de bains) se chiffre généralement entre 500 et 900 €/m², voire plus pour des prestations de standing. Sur un 50 m², un budget de 30 000–40 000 € est courant.

Bon à savoir :

Les travaux de rénovation permettent d’augmenter significativement le loyer, particulièrement en location meublée. Ils optimisent également la fiscalité en régime réel, via la déduction des travaux et l’amortissement. Cette approche est au cœur des stratégies LMNP patrimoniales, qui consistent souvent à acquérir un ancien T2 dans un bon quartier, à le rénover et à l’ameubler soigneusement pour une mise en location meublée de qualité.

Le neuf : qualité énergétique, Pinel, mais prix plus élevés

Le neuf est concentré dans les grands programmes du sud (Trapèze, Rives de Seine, île Seguin, nouveaux îlots autour des sièges sociaux). Les prix au lancement se situent souvent entre 9 000 et 11 000 €/m², parfois davantage pour les lots premium (penthouses, vues dégagées, terrasses).

Pour un investisseur, l’intérêt du neuf réside surtout dans :

Bon à savoir :

Investir dans un logement neuf à Paris présente plusieurs atouts majeurs : des performances énergétiques élevées (étiquettes DPE A ou B) qui rassurent les locataires et garantissent la conformité aux futures réglementations ; une offre clé en main et aux normes, rare dans une ville déjà très dense ; et la possibilité de bénéficier de dispositifs fiscaux avantageux comme la loi Pinel (en zone A bis) pour réduire son impôt sur le revenu, sous condition de respecter des plafonds de loyers et de ressources des locataires.

En contrepartie, le rendement brut se trouve souvent comprimé par le surcoût à l’achat et parfois par les loyers plafonnés du Pinel. Et il faut intégrer le délai entre la réservation et la livraison, période pendant laquelle le capital est immobilisé sans rentabilité locative.

Dans un marché comme Boulogne-Billancourt, où la demande locative est déjà forte, l’argument de la sécurisation des loyers via le Pinel est moins déterminant que dans des villes moyennes. Le neuf peut toutefois se justifier pour un profil plus « défiscalisation + tranquillité », peu enclin à gérer des travaux ou un immeuble ancien.

Un environnement économique et urbain très porteur

Si Boulogne-Billancourt séduit autant les investisseurs, ce n’est pas seulement pour sa proximité avec Paris. C’est aussi parce qu’elle constitue un véritable pôle économique autonome, au cœur de plusieurs grands projets métropolitains.

Un bassin d’emplois majeur aux portes de Paris

La ville abrite entre 12 000 et plus de 20 000 entreprises selon les périmètres retenus, et environ 190 000 emplois. De très nombreux sièges sociaux y sont installés : Renault, TF1, Canal+, Bouygues Telecom, Carrefour, Boursorama, FDJ, Yoplait, Ipsen, Sanofi, sans oublier des campus d’organisations internationales comme l’OCDE.

Elle se situe en outre à mi‑chemin entre La Défense et le pôle de Vélizy‑Villacoublay, ce qui renforce encore son attractivité pour les cadres. Les liaisons en transports en commun sont excellentes :

Accès et Transports

Le quartier bénéficie d’une desserte multimodale exceptionnelle pour se déplacer avec fluidité dans Paris et au-delà.

Métro

Lignes 9 et 10 desservant Trocadéro, Saint‑Lazare, République, Nation et la rive gauche.

Tramway

Tramway T2 à proximité, reliant La Défense en une dizaine de minutes.

Bus

Desservi par une trentaine de lignes de bus pour une connexion fine à l’échelle du quartier.

Voiture

Accès faciles et rapides au périphérique et à l’autoroute A13.

À moyen terme, la mise en service de la ligne 15 du Grand Paris Express doit encore améliorer la connectivité sud, dopant potentiellement la valeur des quartiers situés autour de Pont de Sèvres et du Trapèze. Historiquement, la proximité d’une station de métro ou de tram dans un rayon de 10 minutes à pied augmente déjà sensiblement le prix au mètre carré.

Des projets urbains structurants : Trapèze, Île Seguin, Seguin Rives de Seine

L’ancienne friche Renault, autrefois symbole de l’industrie lourde, fait aujourd’hui figure de laboratoire d’urbanisme. Le Trapèze, grande ZAC de 74 hectares intégrant pont de Sèvres, île Seguin et Rives de Seine, mêle logements, bureaux, commerces, équipements culturels et grands espaces verts.

Exemple :

On y trouve par exemple : des articles, des tutoriels, des analyses de cas pratiques, ou encore des interviews d’experts. Ces contenus sont sélectionnés pour illustrer et approfondir les sujets abordés dans l’article principal.

de vastes surfaces de bureaux (plus de 40 000 m² dans certains ensembles) accueillant le futur siège mondial de Renault, des entités comme RCI Banque, etc. ;

– des milliers de mètres carrés de logements neufs, dont une part en logement social ;

– La Seine Musicale, équipement culturel majeur déjà emblématique ;

– des parcs, promenades le long de la Seine, et des équipements sportifs.

Ces opérations font évoluer l’image de Boulogne-Billancourt d’une ville résidentielle de la proche banlieue ouest vers celle d’un véritable morceau de métropole contemporaine, avec une mixité fonctionnelle forte. À long terme, ce type de transformation est généralement favorable à la valorisation du parc résidentiel environnant.

Fiscalité, contraintes réglementaires et timing de marché

Investir à Boulogne-Billancourt, c’est aussi composer avec un cadre fiscal et réglementaire dense, à l’image de ce que l’on trouve dans les autres zones tendues de la région parisienne.

Zone tendue, Pinel A bis et réglementation locative

La ville est classée en zone tendue et en zone A bis pour les dispositifs de défiscalisation. Concrètement, cela implique :

un plafond de loyer Pinel de l’ordre de 16,72 €/m², ce qui est en pratique bien en deçà des loyers de marché, limitant l’avantage dans une ville où les locataires peuvent payer davantage ;

– un préavis réduit à un mois pour les locataires ;

– une taxe sur les logements vacants potentiellement applicable ;

un encadrement possible des hausses de loyer lors du renouvellement de bail ou d’un changement de locataire, même si Boulogne-Billancourt n’est pas aujourd’hui dans le dispositif d’encadrement type Paris.

Bon à savoir :

Pour la location meublée en LMNP, vous pouvez choisir entre le régime micro-BIC (plafond de recettes d’environ 77 700 €) et le régime réel, ce dernier permettant d’amortir le bien. Dans un marché aux prix élevés et aux rendements bruts modestes, maîtriser cette optimisation est crucial pour obtenir un bon rendement net.

Taxe foncière et mise à jour des valeurs locatives

Comme partout en France, les propriétaires boulonnais sont concernés par la réforme en cours des valeurs locatives cadastrales, destinée à mieux intégrer les éléments de confort (eau, électricité, salle de bains, chauffage, etc.). Cette mise à jour peut se traduire, à partir de 2026, par une hausse de la taxe foncière pour une partie des logements, en particulier les plus anciens dont les caractéristiques étaient mal renseignées.

Attention :

Même si son impact annuel moyen est souvent limité à quelques dizaines d’euros, il est prudent pour un investisseur d’intégrer une croissance progressive de la taxe foncière dans ses simulations financières, notamment parce que les communes ont la capacité d’ajuster les taux d’imposition.

Saisir les bonnes fenêtres de tir

Les statistiques de certaines plateformes montrent que, historiquement, décembre est le mois le plus favorable pour vendre un bien à Boulogne-Billancourt, tandis que septembre serait un moment plutôt propice pour acheter. Même s’il ne faut pas surinterpréter ces moyennes, elles reflètent une certaine saisonnalité : un marché plus calme en fin d’année, des acheteurs davantage disponibles à la rentrée, etc.

Dans un contexte où les prix ont légèrement corrigé, mais restent très élevés, les prochains mois peuvent offrir des opportunités d’achat à un niveau plus raisonnable qu’en plein pic de 2020–2022, en particulier pour des biens à rénover, moins « compétitifs » au premier coup d’œil.

Quels profils d’investisseurs et quelles stratégies pour Boulogne-Billancourt ?

Compte tenu de ses prix et de ses fondamentaux, Boulogne-Billancourt ne s’adresse pas à tous les profils d’investisseurs de la même façon. On peut distinguer plusieurs approches.

L’investisseur patrimonial long terme

C’est sans doute le profil le plus naturel pour cette ville. Il recherche :

un actif très liquide, dans un marché profond et dynamique ;

un niveau de risque locatif faible (demande soutenue, vacance minimale) ;

une valorisation à moyen-long terme plus qu’un cash‑flow immédiat.

Sa cible idéale : un T2 ou T3 dans un bon quartier (centre, nord, Silly–Gallieni, Billancourt–Rives de Seine), dans une copropriété saine, proche métro, éventuellement avec extérieur. La rentabilité brute dépassera rarement 3,5–4 %, mais le risque de vacance sera très faible.

L’investisseur « value » orienté travaux / meublé

Plus aguerri, il traque :

Bon à savoir :

L’opportunité consiste à cibler des biens anciens à rafraîchir ou à restructurer légèrement dans des secteurs sous-cotés. Ces biens présentent généralement un prix au mètre carré inférieur à la moyenne du quartier, en raison de caractéristiques comme l’absence d’ascenseur, un étage élevé (3e ou 4e), des décors datés ou un DPE à améliorer. La valeur peut être créée via des travaux intelligents : ouverture de cuisine, meilleure optimisation des surfaces et montée en gamme des finitions. Après rénovation, le loyer en meublé peut être sensiblement augmenté.

Son terrain de jeu privilégié : République–Point du Jour, certaines rues de Silly–Gallieni ou de Billancourt, voire des micro‑secteurs autour de grands axes où les prix au mètre carré restent en retrait. En combinant achat décoté, rénovation maîtrisée et LMNP au réel, il peut viser des rendements nets supérieurs à la moyenne de la ville.

L’investisseur orienté défiscalisation (Pinel, neuf)

Pour ce profil, l’enjeu principal est la réduction d’impôt davantage que la rentabilité brute pure. Il s’intéressera aux programmes neufs de Rives de Seine, Trapèze, ou des poches encore à urbaniser, souvent proposés avec des simulations Pinel en zone A bis.

Il doit toutefois accepter :

Attention :

L’investissement Pinel présente des contraintes spécifiques : les loyers sont plafonnés, parfois bien en dessous du marché local, ce qui réduit la rentabilité brute en raison de l’écart entre le prix d’achat et le loyer perçu. De plus, l’investisseur s’engage sur une durée longue (6, 9 ou 12 ans) sans pouvoir réviser librement le loyer durant cette période.

Dans un marché aussi tendu que Boulogne-Billancourt, où un bien se loue rapidement même sans aide fiscale, cette stratégie n’est pas forcément optimale, sauf à valoriser la simplicité d’un achat « clé en main » fortement sécurisé sur le plan contractuel.

L’investisseur expatrié ou non‑résident

Boulogne-Billancourt attire aussi une clientèle internationale : expatriés travaillant dans les organisations internationales ou grandes entreprises proches, cadres étrangers en mission longue, etc. Pour ces profils, la ville offre :

une excellente qualité de vie (écoles, parcs, culture, sport, sécurité) ;

– un environnement international et un fort tissu d’expatriés, surtout au nord ;

– une proximité immédiate avec Paris, Roland‑Garros, le Parc des Princes, le Bois de Boulogne.

Beaucoup combinent ainsi résidence principale et investissement, en achetant un bien qui sera ensuite mis en location lors de départs à l’étranger. Pour eux, la priorité est souvent la localisation (quartiers nord et centre) et le standing, plus que le rendement brut.

En synthèse : un marché haut de gamme, exigeant mais solide

Investir dans l’immobilier à Boulogne-Billancourt, c’est accepter une équation simple mais exigeante : des prix parmi les plus élevés de France, des rendements bruts plutôt modestes autour de 3,5–4 %, mais une profondeur de marché, une sécurité locative et un environnement économique qui en font un actif de premier rang dans un patrimoine immobilier.

Bon à savoir :

Pour un investisseur, il est crucial de ne pas se fier uniquement à la moyenne des prix (ex: 9 000 €/m²). La valeur et le potentiel varient considérablement à l’échelle des micro-marchés. Il faut donc étudier des segments très précis comme un tronçon de rue spécifique (ex: autour de Pont de Sèvres), une copropriété un peu défraîchie (ex: secteur Silly–Gallieni), un îlot récent (ex: Rives de Seine) ou un petit immeuble en centre-ville offrant une surface à rénover.

En combinant un achat négocié, une bonne gestion des travaux, le choix judicieux entre nu et meublé, et une compréhension fine des dynamiques de chaque quartier, il est possible de transformer ce marché très cher en véritable socle patrimonial, certes moins spectaculaire en cash‑flow immédiat que d’autres villes françaises, mais d’une robustesse rare à long terme.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Boulogne-Billancourt pour sécuriser son patrimoine tout en recherchant un complément de rendement locatif en proche banlieue parisienne. Budget alloué : 600 000 à 900 000 €, avec un faible recours au crédit pour conserver de la flexibilité.

Après analyse de plusieurs communes de l’Ouest parisien (Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Saint-Cloud), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement familial ou un petit immeuble de rapport à Boulogne-Billancourt, dans un quartier recherché (Silly-Gallieni, Jean Jaurès, Parchamp–Albert Kahn), combinant rendement locatif brut cible de 3,5 à 4 % et fort potentiel de valorisation à moyen terme, pour un ticket global (acquisition + frais + éventuels travaux) d’environ 800 000 €.

La mission a inclus : sélection précise des microquartiers, mise en relation avec un réseau local (agent, notaire, avocat, fiscaliste), optimisation du mode de détention (direct, SCI à l’IS ou à l’IR) et définition d’un plan de diversification patrimoniale dans le temps.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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