Investir dans l’immobilier à Vlorë : la nouvelle frontière de la Riviera albanaise

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Coincée entre Adriatique et Ionienne, Vlorë s’impose comme l’un des marchés immobiliers les plus effervescents des Balkans. Port majeur, ville universitaire, station balnéaire et désormais hub aérien, elle concentre presque tous les moteurs qui font grimper les prix : infrastructures, tourisme international, offre culturelle, projets urbains ambitieux. Pour un investisseur, la question n’est plus de savoir s’il y a un potentiel, mais plutôt comment s’y positionner intelligemment sans ignorer les risques d’un marché encore en structuration.

Un marché albanais en pleine ébullition, avec Vlorë en première ligne

Avant de zoomer sur Vlorë, il faut mesurer à quel point l’ensemble du pays est en pleine revalorisation. L’Albanie est souvent présentée comme l’une des « dernières frontières abordables » de l’immobilier européen. Les données récentes confirment cette impression : sur les dernières années, les prix résidentiels ont grimpé d’environ 18 à plus de 25 % par an au niveau national, avec des pointes dépassant 40 % selon certains indices.

160000

Le prix moyen d’une maison de 100 m² en Albanie, un marché restant accessible pour de nombreux investisseurs étrangers.

Les moteurs sont clairs : un tourisme qui pèse près de 20 % du PIB, une fréquentation étrangère qui a presque doublé par rapport à l’avant‑pandémie, une économie qui progresse, une politique d’infrastructures agressive et des négociations d’adhésion à l’Union européenne officiellement engagées. Dans ce contexte, les grandes villes côtières comme Vlorë et Sarandë enregistrent les hausses les plus spectaculaires.

Vlorë, deuxième port du pays, cumule les atouts. Les prix de son front de mer ont parfois pris entre 25 % et 58 % en une seule année dans certains micro‑quartiers. Sur cinq ans, certains segments de marché ont gagné 80 à 120 %. Cette dynamique n’est plus une simple rumeur de blog d’expat : elle est documentée par plusieurs études et plateformes spécialisées.

Vlorë, carrefour stratégique entre deux mers

Vlorë n’est pas un petit village balnéaire figé dans la saison estivale. C’est une véritable ville de près de 100 000 habitants, deuxième port du pays, centre économique régional et capitale symbolique de l’indépendance albanaise. Sa situation géographique est unique : c’est exactement là que se rejoignent l’Adriatique et la mer Ionienne, au pied des montagnes Cérauniennes, avec vue sur la baie de Vlorë et l’île de Sazan.

Bon à savoir :

La région offre une variété de paysages côtiers : des plages urbaines le long du Lungomare aux criques sauvages vers Radhimë et Orikum. L’accès aux baies de Jalë, Dhërmi et Himara est facilité par le tunnel moderne contournant le col de Llogara. Au nord, la lagune de Narta, avec ses flamants roses et ses huîtres, représente un fort potentiel éco-touristique.

Contrairement à certaines stations comme Ksamil qui vivent presque uniquement du tourisme de juin à septembre, Vlorë a une économie diversifiée : activités portuaires, pêche, agro‑industrie (huile, bitume, produits agricoles), université, installations de la marine, et un centre‑ville animé toute l’année. Pour un investisseur, cela signifie un marché locatif qui ne disparaît pas totalement en hiver, surtout pour les biens bien placés.

L’effet ciseaux des infrastructures : aéroport, tunnel, contournements, marinas

Ce qui distingue Vlorë d’autres villes balnéaires d’Albanie, c’est la simultanéité de plusieurs grands chantiers d’infrastructure. Là où certains marchés ne peuvent compter « que » sur le tourisme, Vlorë bénéficie d’un faisceau de projets structurants.

Un nouvel aéroport international à 15 minutes du centre

Le Vlorë International Airport est l’élément le plus commenté par les analystes. Construit pour environ 104 millions d’euros par un consortium international, doté d’une piste de 3,2 km capable d’accueillir tout type d’appareil et d’une capacité allant jusqu’à 2 millions de passagers par an, il se trouve à seulement une quinzaine de minutes du centre‑ville.

Attention :

Des liaisons directes avec de grandes capitales européennes (Londres, Francfort, Rome, Varsovie) vont transformer l’accès à la Riviera sud, évitant aux visiteurs un atterrissage à Tirana suivi de 2h à 2h30 de route. Les études prévoient que cet aéroport pourrait augmenter la valeur des biens immobiliers côtiers de 15 à 25 % d’ici 3 à 5 ans, avec un impact maximal sur les zones les plus proches et bien desservies de Vlorë.

Des précédents existent : à Tivat, au Monténégro, l’ouverture de l’aéroport a été suivie d’une hausse de 40 % des prix des appartements en deux ans. Sans calquer mécaniquement ce scénario, Vlorë joue clairement une carte comparable.

Un tunnel qui raccourcit la Riviera

Autre pivot, le tunnel de Llogara, mis en service récemment. Long de près de 5,9 km, il réduit le temps de trajet entre la région de Vlorë et le cœur de la Riviera, côté Palasa, de plus de 30 minutes à moins de 10. Là où la route des lacets freinait une partie des touristes, l’accès devient fluide et prévisible.

Exemple :

Les projets haut de gamme comme Green Coast Resort & Residences ou Folie Village à Jalë bénéficient d’un atout majeur : leur proximité avec un aéroport international et une grande ville, une combinaison rare à ce niveau de prix sur le pourtour méditerranéen. Cette accessibilité renforce leur positionnement comme vitrines du tourisme premium albanais.

Bypass, axes routiers et front de mer XXL

L’effort routier ne se limite pas au tunnel. Le Vlorë Bypass – environ 29 km de route – contourne la ville, fluidifie le trafic et améliore la connexion entre le nord (Levan, Fier, Tirana) et le sud (Dukati, Orikum, Riviera). Les études d’impact évoquent une baisse des temps de trajet, des accidents et une meilleure structuration urbaine, avec à la clé un renforcement de l’attractivité résidentielle des quartiers délestés du trafic de transit.

On peut résumer une partie de ces projets structurants dans un tableau pour visualiser leur portée immobilière :

ProjetCaractéristiques clésImpact attendu sur l’immobilier
Vlorë International Airport3,2 km de piste, 2 M passagers/an, à 15 min du centreHausse des prix de 15‑25 % sur 3‑5 ans dans la région
Tunnel de Llogara5,9 km, temps Vlorë–Palasa réduit à ~7 minValorisation accélérée des resorts Palasa–Jalë–Dhërmi
Vlorë Bypass~29 km, lien Levan–Vlorë–sud, route secondaireMeilleure accessibilité, baisse congestion, plus‑value foncière
Route Cold Water–Radhimë–Orikum11 km avec piste cyclable, promenade, urbanisation de RadhimëRequalification touristique, hausse attendue des prix
Lungomare 3 & 4Prolongation de la promenade jusqu’à OrikumFront de mer continu, attractivité touristique maximale

À ces grands projets s’ajoutent des interventions plus fines : réaménagement des marchés et rues commerçantes, uniformisation des trottoirs, création d’espaces verts et de mobilier urbain, restauration de façades historiques. Toutes participent à un repositionnement de Vlorë comme ville balnéaire moderne, avec une promenade qui vise rien de moins que le titre de plus long front de mer aménagé de la Méditerranée.

Cartographie des quartiers et niveaux de prix à Vlorë

Pour un investisseur, la clé est de comprendre la géographie fine du marché. À Vlorë, les écarts de prix entre un appartement en deuxième ligne et un penthouse face mer dans le Lungomare sont considérables, mais la logique de valorisation reste cohérente.

Centre‑ville : la colonne vertébrale locative

Le centre historique et commercial intéresse surtout ceux qui visent un rendement locatif à l’année. Proches des services, des administrations, de l’université et offrant un mode de vie urbain, les appartements neufs s’y vendent généralement entre 1 300 et 1 800 €/m². Un studio de 35 m² peut se trouver autour de 50 000 €, un 70 m² avec parking dès 90 000 €, et un 100 m² avec deux salles de bains autour de 130 000 € à 140 000 € s’il bénéficie d’une vue ou de prestations supérieures.

Les loyers de longue durée pour cette typologie se situent le plus souvent entre 350 et 500 € par mois, avec une demande alimentée par les étudiants, les travailleurs locaux et une petite communauté de nomades digitaux attirés par le coût de la vie et le climat.

Front de mer et première ligne : le royaume des locations saisonnières

Le long du littoral urbain, dans le secteur baptisé Lungomare et plus largement sur la première ligne côtière, les prix s’envolent. Pour un appartement avec vue directe mer, on parle généralement de 1 500 à 2 500 €/m², avec des penthouses et unités premium dépassant les 3 000 €/m² et pouvant atteindre 3 500 €/m² voire plus pour certains projets de très haut standing.

Exemples chiffrés pour 2025

Les estimations ci-dessous donnent une idée concrète des montants des tickets moyens pour différentes catégories de dépenses.

Épicerie & Courses

Ticket moyen estimé entre 45 € et 65 € par visite.

Restaurant & Sorties

Ticket moyen estimé entre 25 € et 40 € par personne.

Carburant & Mobilité

Ticket moyen estimé entre 60 € et 80 € par plein.

Loisirs & Culture

Ticket moyen estimé entre 15 € et 30 € par activité.

Shopping & Vêtements

Ticket moyen estimé entre 50 € et 120 € par achat.

Équipement & High-Tech

Ticket moyen estimé entre 200 € et 500 € par produit.

Zone / BienPrix indicatif (2025)
Studio 35 m², sans vue mer~50 000 €
Studio 35 m², avec vue mer~65 000 €
Appartement 70 m², sans vue mer~90 000 €
Appartement 70 m², avec vue mer~110 000 €
Appartement 100 m², 2 salles de bains, sans vue mer~120 000 €
Appartement 100 m², 2 salles de bains, vue mer~140 000 €
1 chambre dans le LungomareDès ~130 000 €
2 chambres dans le LungomareDès ~190 000 €
Bien vue mer LungomareÀ partir d’environ 250 000 €

Ces prix restent, selon plusieurs comparaisons, 50 à 100 % inférieurs à ceux observés sur des emplacements de qualité comparable en Croatie, en Italie ou en Grèce. Autrement dit, Vlorë se positionne comme une Riviera méditerranéenne « à moitié prix », ce qui explique l’appétit croissant des étrangers.

Uji i Ftohtë : compromis prix / calme / potentiel

Uji i Ftohtë, littéralement « Eau froide », est un quartier résidentiel au sud du centre, à environ 10 minutes à pied de la mer. Moins ostentatoire que le Lungomare, il attire les investisseurs à la recherche d’un équilibre entre prix relativement abordables, accès à la plage, tranquillité et potentiel de croissance.

Astuce :

Les ordres de grandeur des prix sont plus doux qu’ailleurs : un T2 débute autour de 100 000 €, un T3 vers 140 000 €, et un appartement avec vue mer à partir de 200 000 €. De nombreuses résidences neuves offrent des aires de jeux, des parkings et divers services, tandis que l’infrastructure locale continue de s’améliorer.

Beaucoup d’acheteurs choisissent cette zone pour louer en haute saison et profiter personnellement du bien en hiver ou hors vacances, ce qui en fait un compromis intéressant pour un usage mixte résidence secondaire / investissement.

Radhimë, Orikum, Green Coast, Jalë : le corridor sud en surchauffe

Plus au sud, Radhimë et Orikum alignent resorts, résidences touristiques et plages très fréquentées. Les appartements de resort y ont parfois vu leurs prix grimper de 67 à 88 % d’une année sur l’autre, même si la clientèle recherchée est parfois plus « budget » que sur des baies ultra‑sélectives comme Jalë.

Les ensembles type Green Coast Resort & Residences et les villages privés de la baie de Jalë (comme Folie Village) ciblent clairement une clientèle haut de gamme, avec villas de luxe, urbanisme soigneusement planifié et orientation éco‑responsable. Ces zones sont perçues comme des valeurs sûres à long terme, mais nécessitent un capital d’entrée élevé.

Des rendements locatifs combinant saison et hiver

L’un des attraits majeurs de Vlorë pour un investisseur non‑résident tient à la combinaison entre forte saison touristique et demande locative hors saison. La mer est baignable de mai à octobre, avec une haute saison particulièrement intense en juillet‑août et des mois d’épaule (mai‑juin, septembre‑octobre) de plus en plus prisés.

Revenus en haute saison

Les chiffres observés sur le marché des locations de courte durée sont explicites. Pour un investissement typique :

PériodeType de bienTarif nuit moyenTaux d’occupation indicatif
Juillet–aoûtStudio 35 m²50–65 €/nuit~90 %
Juillet–aoûtAppartement 50 m²70–90 €/nuit~90 %
Juillet–aoûtAppartement « premium »100–150 €/nuit~95 %
Mai, juin, sept., oct.Studio 35 m²40–55 €/nuit~75 %
Mai, juin, sept., oct.Appartement 50 m²60–80 €/nuit~75 %
Mai, juin, sept., oct.Premium90–120 €/nuit~80 %

Un exemple concret souvent cité est celui d’un appartement de 50 m² valorisé 90 000 €. En combinant haute saison (juillet‑août), mi‑saison et location d’hiver, on aboutit à une recette annuelle théorique d’environ 11 500 €, pour des coûts annuels estimés à 4 875 € (charges, utilités, gestion locative autour de 25 %). Le bénéfice net ressort autour de 6 625 €, soit une rentabilité brute d’environ 12,8 % et nette autour de 7,3 %.

Les chiffres varient bien sûr selon l’emplacement précis, la qualité du bien et l’efficacité de la gestion, mais ils illustrent la capacité de Vlorë à générer des rendements largement compétitifs par rapport à d’autres destinations méditerranéennes.

Locatifs de longue durée en hiver

L’un des points forts spécifiques à Vlorë, par rapport à des villages purement touristiques, est l’existence d’un marché locatif d’hiver. De novembre à avril, studios et appartements peuvent se louer comme suit :

studios : 250–350 €/mois

appartements standard : 350–500 €/mois

biens premium : 500–800 €/mois

La demande vient d’étudiants, de travailleurs d’entreprises locales, de fonctionnaires, mais aussi de télétravailleurs étrangers séduits par des abonnements coworking à 100–150 $ par mois et un coût de la vie largement inférieur à celui de l’Europe de l’Ouest.

Étudiants, travailleurs locaux, fonctionnaires et télétravailleurs étrangers

Globalement, les rendements bruts annuels à Vlorë pour des biens bien gérés se situent le plus souvent entre 4,5 et 6 % en longue durée, et entre 7 et 9 % en courte durée. Les projections post‑ouverture complète de l’aéroport montent même jusqu’à 8–10 % sur le segment touristique.

Vlorë face aux autres villes albanaises

Pour apprécier le profil rendement/risque de Vlorë, il est utile de la comparer à d’autres destinations clés du pays.

Tirana, capitale et plus grand marché résidentiel, affiche des prix du mètre carré compris entre 2 000 et 2 800 € dans les quartiers centraux. Les hausses y ont été fortes (jusqu’à 20–23 % annuels dans les meilleurs secteurs), avec des rendements locatifs bruts de 4,5 à 8 % selon le type de bien et de bail. C’est le choix des investisseurs à la recherche avant tout de stabilité et de liquidité : la demande y est constante et la revente plus rapide (souvent en 3 à 6 mois).

6 à 9

Le rendement locatif des biens immobiliers à Durrës est estimé entre 6 et 9 %.

Sarandë, voisine de la Grèce, a connu une explosion tarifaire proche de celle de Ksamil, avec des hausses annuelles de 10–15 % et une valorisation parfois multipliée par trois ou quatre en cinq ans dans les zones les plus demandées. Les rendements touristiques y sont très élevés (6–9 % voire plus), mais la dépendance au tourisme est beaucoup plus marquée qu’à Vlorë.

Vlorë se situe à mi‑chemin : ville suffisamment grande pour avoir un tissu économique propre, mais positionnée sur un corridor balnéaire en plein boom, avec aéroport, tunnel, marina et resorts internationaux en ligne de mire. En résumé, un marché hybride combinant croissance, revenus locatifs saisonniers solides et potentiel de jouissance personnelle du bien.

Conditions d’achat pour les étrangers : cadre ouvert mais exigeant

Du point de vue juridique, l’Albanie est plutôt accueillante envers les investisseurs étrangers. Un non‑résident peut acheter librement des appartements, maisons, villas et locaux commerciaux, les louer, les revendre, les transmettre. Il n’existe pas de quota par nationalité ni de limitation stricte au nombre de biens.

Bon à savoir :

Pour acquérir un terrain agricole ou une parcelle nue en Albanie, un étranger doit soit être ressortissant d’un pays lié par un accord de réciprocité avec l’Albanie, soit créer une société de droit albanais, soit investir dans une construction d’une valeur au moins triple de celle du terrain. En pratique, les investisseurs non-résidents à Vlorë privilégient souvent l’achat d’appartements, qui incluent une quote-part du terrain et échappent à ces restrictions.

La procédure d’achat est encadrée par un notaire, qui rédige l’acte final en albanais et supervise la conformité juridique de la transaction. Un schéma classique comprend :

Exemple :

L’acquisition d’un bien immobilier en Albanie suit une procédure spécifique : 1) Sélection du bien et négociation du prix. 2) Vérification légale du titre de propriété (certificat, documents cadastraux, absence d’hypothèques ou de litiges, permis de construire) par un avocat ou un notaire. 3) Signature d’un précontrat et versement d’un dépôt (généralement 10 % pour l’ancien, plus pour du neuf sur plan). 4) Préparation des documents, traductions et obtention d’un numéro fiscal albanais pour l’acheteur. 5) Signature de l’acte définitif devant notaire, avec traduction simultanée si nécessaire. 6) Enregistrement final auprès de l’Agence nationale du cadastre, qui délivre le certificat électronique de propriété.

La transaction peut être réalisée à distance via une procuration dûment légalisée et apostillée, ce qui permet à un investisseur de finaliser l’achat sans se rendre en Albanie, à condition de s’appuyer sur un intermédiaire de confiance.

Les frais d’acquisition (hors prix du bien) restent contenus : on évoque généralement un total de 3 à 5 % du prix, couvrant droits de transfert (autour de 2–3 %), frais de notaire et de registre, traduction, et éventuellement honoraires d’avocat ou d’agence. L’impôt foncier annuel est très faible (autour de 0,05 % de la valeur cadastrale pour le résidentiel), et les revenus locatifs sont imposés à un taux fixe de 15 % après déduction des charges éligibles. En cas de revente, une taxe de 15 % sur la plus‑value s’applique, avec certaines exemptions après longue détention selon les cas.

Accès au financement et plans de paiement

Le marché reste largement dominé par les achats cash, notamment pour les étrangers. Les banques albanaises proposent en théorie des prêts immobiliers aux non‑résidents, mais la pratique se heurte à plusieurs obstacles : exigences élevées en apport (souvent 30 à 40 % de contribution personnelle), nécessité de justifier des revenus stables, parfois en Albanie, dossiers longs à monter et délais d’instruction pouvant atteindre plusieurs mois.

6 à 9

Il s’agit du taux d’intérêt, en pourcentage, des prêts immobiliers en lek albanais, la monnaie locale.

Une alternative répandue pour les programmes neufs à Vlorë consiste à recourir aux échelonnements proposés par les promoteurs : un acompte de 20 à 30 % à la réservation, puis des versements périodiques calés sur l’avancement du chantier, généralement sans intérêts, jusqu’à la livraison. Cette formule permet de lisser l’effort financier tout en profitant, éventuellement, de la revalorisation du bien entre le stade « plan » et la réception.

Gestion locative et marché des plateformes type Airbnb

Gérer un bien à distance à Vlorë est devenu beaucoup plus simple grâce à l’essor d’un tissu d’agences spécialisées en gestion locative sur la Riviera albanaise. Des sociétés locales s’occupent de la mise en ligne sur les plateformes (Airbnb, Booking…), de la prise de photos professionnelles, de la gestion des réservations, du ménage, de la maintenance et du reporting financier.

10

Les frais de gestion représentent généralement 10 % du revenu brut pour une gestion locative classique de longue durée.

Le boom d’Airbnb en Albanie illustre l’appétit du marché : en 2024, on comptait plus de 21 000 logements listés sur la plateforme dans le pays, contre à peine 5 300 trois ans plus tôt. Le chiffre d’affaires a atteint environ 85 millions d’euros, presque le double de 2023. Les prix moyens journaliers en haute saison voyaient un pic autour de 80–90 € la nuit à l’échelle nationale, avec des taux d’occupation dépassant 70 % en août.

18

Seulement 18 % des touristes séjournent à l’hôtel, le reste optant pour des hébergements alternatifs, ce qui révèle une forte demande pour des biens de qualité, notamment dans les villes côtières comme Vlorë.

Les autorités albanaises commencent toutefois à resserrer un peu la vis : des discussions existent sur l’instauration de taxes par lit et par an pour les meublés touristiques, ainsi que sur une fiscalité mieux encadrée. Pour l’instant, ces mesures restent relativement modestes, mais elles font partie des éléments à intégrer dans la projection de rendement net.

Marché en plein boom, mais pas sans risques

Derrière les courbes de prix spectaculaires et les rendements attrayants, Vlorë reste un marché de pays émergent, avec son lot de complexités et de pièges potentiels.

L’un des principaux risques tient à l’historique agraire et foncier de l’Albanie. Le pays a longtemps souffert de titres de propriété incomplets ou contestés, d’occupations informelles, de constructions sans permis (on évoque plusieurs centaines de milliers de bâtiments irréguliers), et d’un cadastre incomplet. Même si un vaste programme de digitalisation et de mise à jour des registres est en cours, les litiges fonciers représentent encore une part importante des affaires civiles devant les tribunaux.

Attention :

Sur la côte, la pression immobilière peut conduire à des constructions de qualité discutable (isolation, étanchéité, installations) et à des achats sur plan risqués, avec des retards, des changements de spécifications ou des difficultés administratives.

Les autorités ont réagi avec une nouvelle législation sur la construction censée améliorer la transparence : les appartements sont désormais censés être inscrits au cadastre dès la phase de chantier, et les promoteurs doivent souscrire une assurance couvrant les dommages structurels pendant dix ans après la livraison. Mais, là encore, la vigilance reste de mise, et le choix du développeur est crucial.

Bon à savoir :

Deux risques économiques majeurs sont identifiés : une ‘fatigue d’accessibilité’ due à la hausse des prix face à des revenus stagnants, pouvant évincer une partie de la demande intérieure, et une forte dépendance au tourisme international, vulnérable à des chocs exogènes (sanitaires, géopolitiques, etc.).

Enfin, la liquidité du marché n’est pas celle d’une grande capitale européenne : sur la côte, un bien peut prendre six à douze mois à se revendre en dehors de la haute saison, voire plus pour des produits atypiques ou mal positionnés. Les investisseurs à horizon court ou très spéculatif devraient en tenir compte.

Quel profil d’investisseur pour Vlorë ?

Au vu de ces éléments, Vlorë semble particulièrement adapté à plusieurs profils :

– l’investisseur « stratégie mixte » qui cherche à la fois un pied‑à‑terre au soleil, un rendement locatif saisonnier conséquent et une appréciation du capital sur quelques années ;

– le retraité ou futur retraité qui anticipe un usage personnel croissant du bien, avec des locations estivales pour amortir son investissement ;

– l’investisseur international prêt à accepter un peu plus de complexité juridique et de volatilité en échange d’un potentiel de plus‑value supérieur à ce qu’il trouve dans des marchés déjà matures.

Bon à savoir :

Un investisseur très averse au risque, qui privilégie exclusivement la liquidité et la stabilité, devrait plutôt cibler le centre de Tirana ou les grandes capitales de l’UE. Ces marchés offrent une plus grande sécurité, mais avec des perspectives de rendement et de plus-value potentiellement moins élevées.

Ce qui distingue Vlorë, c’est cette combinaison rare dans la Méditerranée actuelle : front de mer spectaculaire, forte croissance touristique, coûts encore nettement inférieurs à ceux des voisins, aéroport international flambant neuf, tunnel rapprochant des baies parmi les plus belles de la région, et marché urbain vivant toute l’année.

Pour qui accepte de s’entourer des bons professionnels (avocat, notaire, gestionnaire, agent expérimenté), de pratiquer une due diligence serrée sur les titres de propriété et la qualité des constructions, et de raisonner avec un horizon d’au moins cinq à dix ans, investir dans l’immobilier à Vlorë n’apparaît plus comme un pari exotique, mais comme l’une des opportunités les plus structurées de la nouvelle Riviera européenne.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à Vlorë, Albanie
Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Vlorë, Albanie, pour chercher du rendement locatif et une exposition à un marché en développement sur la Riviera albanaise. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs marchés côtiers (Sarandë, Durrës, Vlorë), la stratégie retenue a consisté à cibler un appartement ou un petit immeuble résidentiel proche du front de mer à Vlorë, combinant rendement locatif brut cible de 8–10 %plus le rendement est grand, plus le risque est important – et potentiel de valorisation lié au développement touristique, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 450 000 euros. La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, avocat, notaire, comptable), choix de la structure d’investissement la plus adaptée (propriété directe ou société locale) et définition d’un plan de diversification dans le temps intégrant les spécificités juridiques et fiscales albanaises.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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