La Tasmanie attire de plus en plus d’étudiants internationaux qui cherchent un diplôme reconnu, un environnement sûr et un cadre de vie exceptionnel. État insulaire de l’Australie, situé à 240 kilomètres au sud du continent et entouré par le détroit de Bass, ce territoire combine une université de rang mondial, un coût de la vie relativement abordable et une nature spectaculaire, largement protégée (environ 42 % des terres sont classées zones protégées ou patrimoine mondial).
Cet article couvre tous les aspects essentiels pour les études supérieures en Tasmanie : le choix des programmes universitaires, les démarches pour obtenir un visa étudiant, les perspectives d’emploi après les études, une estimation du coût de la vie sur place, les activités et la vie étudiante, ainsi que les possibilités de bourses.
Comprendre la Tasmanie comme destination d’études
La Tasmanie est à la fois l’État le plus petit et le plus méridional de l’Australie. Son île principale est la 26ᵉ plus grande au monde, entourée de plus de 300 petites îles. On y trouve des montagnes, des forêts tempérées humides, des zones côtières sauvages, des plaines herbeuses et des milieux alpins. Cet environnement lui vaut d’être régulièrement présentée comme un « État naturel » et une porte d’entrée vers l’Antarctique.
La capitale, Hobart, est la deuxième plus ancienne capitale australienne après Sydney, située à l’embouchure de la Derwent River au pied du kunanyi/Mount Wellington. Launceston, deuxième ville de l’État, est l’une des plus anciennes cités du pays et un centre majeur pour l’enseignement supérieur et la recherche. Le réseau urbain est complété par Burnie et la côte nord-ouest, formant des agglomérations à taille humaine.
Avec environ 540 000 habitants, la Tasmanie offre une ambiance de petite région où les villes ne sont ni surpeuplées ni écrasantes. La majorité des centres urbains peuvent se parcourir à pied ou à vélo, ce qui contribue à un sentiment de sécurité et de proximité communautaire rarement égalé dans les grandes métropoles.
Climat, qualité de vie et culture locale
La Tasmanie bénéficie d’un climat tempéré océanique, souvent comparé à celui du Royaume‑Uni, de la Nouvelle‑Zélande, de la côte nord‑ouest des États‑Unis ou de l’île de Vancouver au Canada. Les saisons sont bien marquées : été de décembre à février, automne de mars à mai, hiver de juin à août et printemps de septembre à novembre. Les étés restent modérés, avec une moyenne d’environ 23 °C, même si certains jours peuvent grimper dans les 30 °C. Les hivers sont frais mais rarement glacials en ville, la neige restant surtout cantonnée aux plateaux et sommets comme kunanyi/Mount Wellington ou Ben Lomond.
Cradle Valley reçoit près de 2 700 mm de pluie par an, ce qui en fait l’une des zones les plus arrosées de la région.
Au‑delà du climat, la qualité de vie repose aussi sur un style de vie « Tassie » très valorisé : rythme plus détendu, forte connexion avec la nature et importance donnée aux liens communautaires. Les villes combinent infrastructures modernes, cafés, restaurants, marchés hebdomadaires, boutiques de créateurs, avec un riche passé historique, notamment lié au bagne et à la colonisation européenne.
La Tasmanie possède la plus forte concentration d’artistes par habitant d’Australie. Son pôle culturel majeur est Hobart, avec le célèbre MONA, musée d’art contemporain parmi les plus intrigants au monde. La vie culturelle est rythmée par des festivals uniques comme Dark Mofo (solstice d’hiver) et Mona Foma, ainsi que par des événements gastronomiques et musicaux. La scène créative (arts visuels, musique, théâtre) y bénéficie d’un environnement particulièrement favorable.
Pourquoi choisir la Tasmanie pour ses études supérieures ?
Pour un étudiant francophone qui envisage un cursus à l’étranger, la Tasmanie présente plusieurs atouts clés.
D’abord, le coût de la vie y est parmi les plus bas du pays. Hobart est régulièrement décrite comme la ville universitaire la moins chère d’Australie parmi les grands centres, ce qui allège la pression financière par rapport à Sydney ou Melbourne. L’État promeut d’ailleurs la Tasmanie comme la destination d’études la plus abordable du pays.
Hobart est régulièrement classée parmi les capitales les plus sûres d’Australie. La Tasmanie dans son ensemble est réputée pour son faible taux de criminalité et son ambiance détendue, un argument rassurant de poids pour les parents dont l’enfant part étudier à l’étranger.
La dimension environnementale est un autre point distinctif. La Tasmanie dispose d’un air réputé comme l’un des plus purs au monde et d’une eau de pluie d’une rare qualité. Elle est pionnière dans l’hydroélectricité, fonctionne massivement grâce aux énergies renouvelables, et accueille des institutions de recherche de premier plan sur le climat, l’Antarctique, les océans et l’agriculture durable. Cette cohérence entre environnement et académique attire fortement les étudiants sensibles aux enjeux de transition écologique.
Enfin, l’État étant classé comme zone régionale par le gouvernement australien, les étudiants bénéficient d’avantages spécifiques en matière de visas post‑études et de migration qualifiée. Pour des diplômés qui envisagent une installation à moyen ou long terme, c’est un argument considérable.
L’Université de Tasmanie : pilier de l’enseignement supérieur
La pièce maîtresse de l’enseignement supérieur en Tasmanie est la University of Tasmania (UTAS), université publique de recherche fondée en 1890, quatrième plus ancienne d’Australie. Elle compte plus de 30 000 étudiants selon les sources, dont environ 3 000 à 4 000 internationaux, soit près d’un cinquième de sa population étudiante. Sa structure repose sur plusieurs collèges (Arts, droit et éducation ; santé et médecine ; sciences et ingénierie ; école de commerce et d’économie ; University College) et trois grands instituts de recherche.
UTAS est régulièrement classée parmi les 300 premières universités au monde dans les grands classements internationaux. Elle se distingue particulièrement dans des domaines comme l’océanographie, l’ingénierie des mines et minéraux, l’ingénierie marine, l’écologie, les sciences agricoles, les sciences de la Terre et la télédétection. Dans des thématiques comme les sciences marines, antarctiques ou environnementales, elle figure même parmi les toutes premières au niveau mondial.
Université de Tasmanie (UTAS)
L’université affiche aussi une réputation remarquable en matière de développement durable. Dans les classements Times Higher Education Impact Rankings, elle est classée numéro 1 au monde pour l’action climatique depuis plusieurs années consécutives. Elle est certifiée neutre en carbone depuis 2016 et s’est engagée à réduire ses émissions de moitié d’ici 2030. De nombreux cursus intègrent directement ces enjeux, avec par exemple un major en durabilité accessible dans la plupart des licences.
Campus et implantation géographique
UTAS s’appuie sur un réseau de campus couvrant les trois grandes régions de la Tasmanie :
L’Université de Tasmanie est présente sur plusieurs sites à travers l’État, offrant des environnements d’études variés.
Principal campus de Sandy Bay (~100 ha), avec des sites en centre‑ville, sur le front de mer et dans le precinct médical et scientifique.
Campus de Newnham (siège de l’Australian Maritime College) et campus d’Inveresk, aménagé dans une friche industrielle réhabilitée.
Campus Cradle Coast situé sur le front de mer de la côte nord‑ouest de la Tasmanie.
Des installations spécialisées complètent ce dispositif : l’Institute for Marine and Antarctic Studies (IMAS) sur le front de mer de Hobart, le Hedberg pour les arts de la scène, le Menzies Institute for Medical Research au cœur du precinct médical, un observatoire radio à Mount Pleasant, un observatoire à Greenhill, une ferme universitaire à Cambridge, etc.
L’université mène par ailleurs un vaste projet de relocalisation de ses activités de Sandy Bay vers le centre de Hobart sur une dizaine d’années afin de rapprocher davantage enseignement, recherche, vie urbaine et tissu économique.
Programmes et domaines d’études : un éventail très large
UTAS propose plus de 100 programmes de licence et plus de 150 formations de niveau master ou diplôme d’études supérieures, sans compter les certificats courts, les programmes en ligne et les cursus de recherche (Master by Research, doctorat).
Les grandes aires d’études couvrent notamment : l’histoire, la géographie, la littérature, les sciences sociales, les sciences humaines, l’économie et la philosophie.
– Business et droit.
– Arts créatifs et design.
– Sciences de la Terre, de la mer, de l’Antarctique et de l’environnement.
– Éducation, sciences humaines et sociales.
– Santé et médecine.
– Sciences, technologie et ingénierie.
Plusieurs programmes sont uniques en Australie ou fortement spécialisés. Le Bachelor of Marine and Antarctic Science, par exemple, est présenté comme le seul de ce type dans le pays, profitant de la position stratégique de la Tasmanie pour les recherches antarctiques et maritimes. Des licences comme Natural Environment and Wilderness Studies ou des masters tels que Master of Marine and Antarctic Science, Master of Environmental Geospatial Science ou Master of Protected Area Conservation illustrent cet ancrage dans les sciences de l’environnement et de la conservation.
Côté ingénierie et technologies, l’Australian Maritime College, intégré à UTAS, offre des spécialités de rang mondial en ingénierie maritime, logistique et supply chain, management maritime ou ingénierie navale. Des masters comme Master of Maritime Engineering (Advanced ou Professional) ou Master of Global Logistics and Supply Chain Management s’y appuient sur des partenariats concrets avec l’industrie maritime et portuaire.
En santé et médecine, l’offre est également très riche : médecine, pharmacie, sciences biomédicales, soins infirmiers, physiothérapie, santé publique, psychologie clinique, orthophonie, laboratoire médical, etc. De nombreux programmes disposent d’agréments professionnels en Australie et, souvent, d’une reconnaissance internationale.
Les sciences sociales, l’éducation, la communication, le tourisme, le patrimoine et le travail social proposent des formations axées sur la pratique. Ces cursus incluent des stages obligatoires dans des écoles, services sociaux, institutions culturelles ou ONG.
Enfin, des options de double diplôme permettent de combiner deux domaines (par exemple business et informatique, environnement et communication) et de réduire la durée globale d’études par rapport à deux diplômes distincts.
Aperçu de quelques masters emblématiques et de leurs frais
Le tableau ci‑dessous illustre quelques programmes de master représentatifs et leurs frais de scolarité indicatifs annuels (en dollars australiens) :
| Domaine | Programme (exemple) | Durée typique | Localisation principale | Frais annuels indicatifs* |
|---|---|---|---|---|
| Business & Comptabilité | Master of Business Administration (Global) | 2 ans | Hobart | ~32 000 – 40 000 AUD |
| Comptabilité professionnelle | Master of Professional Accounting | 2 ans | Hobart / en ligne | ~36 000 AUD |
| Ingénierie maritime | Master of Maritime Engineering (Advanced/Professional) | 1,5–2 ans | Launceston / en ligne | ~36 000 AUD |
| Informatique & systèmes | Master of Information Technology and Systems | 2 ans | Hobart | ~39 950 AUD |
| Sciences marines & antarctiques | Master of Marine and Antarctic Science | 2 ans | Hobart | ~46 250 AUD |
| Sciences de l’environnement | Master of Environmental Geospatial Science | 2 ans | Hobart | ~40 950 AUD |
| Urbanisme & aménagement | Master of Planning | 2 ans | Hobart | ~39 450 AUD |
| Santé publique | Master of Public Health | 2 ans | Hobart / en ligne | ~36 950 AUD |
| Psychologie clinique | Master of Psychology (Clinical) | 2 ans | Hobart / Launceston | ~43 950 AUD |
| Physiothérapie | Master of Physiotherapy | 2 ans | Launceston | ~47 250 AUD |
Les montants sont indicatifs et susceptibles d’être révisés chaque année.
Pour les licences, la fourchette de frais annuels varie généralement d’environ 22 000–23 000 AUD pour les programmes les moins coûteux à plus de 80 000 AUD par an pour des cursus très spécialisés comme la médecine (Bachelor of Medicine and Surgery).
Conditions d’admission et exigences linguistiques
L’admission dépend du niveau visé (licence ou master) et du pays d’origine. Pour un candidat ayant suivi un baccalauréat ou un équivalent francophone, l’université exige typiquement une qualification équivalente à la fin du secondaire australien (Year 12) pour une entrée en licence, avec un niveau académique satisfaisant dans les matières pertinentes.
Pour les masters, il faut généralement détenir une licence ou un diplôme équivalent à un bachelor australien, avec un niveau minimal (souvent au moins 50 % de moyenne globale, mais plus pour les programmes très sélectifs comme la médecine, la psychologie clinique ou certaines formations en santé).
Les tests d’anglais les plus reconnus pour l’admission en licence ou master sont l’IELTS, le TOEFL iBT et le PTE Academic.
– IELTS : score global d’au moins 6,0, avec des exigences de note minimale par compétence (souvent pas moins de 5,5 ou 6,0).
– TOEFL iBT : à partir de 72.
– PTE Academic : à partir de 50.
Score IELTS requis pour un Master of Teaching en Australie, soit un niveau nettement supérieur à la moyenne.
Pour les étudiants qui ne remplissent pas directement ces critères, l’University of Tasmania International Pathway College propose des programmes de transition (foundation, diplômes de première année, pré‑masters) ainsi qu’un centre de langues avec des parcours d’anglais académique. Ces voies permettent de renforcer à la fois le niveau linguistique et les compétences académiques avant d’intégrer le cursus principal.
L’université affiche un taux d’acceptation avoisinant 70–75 %, ce qui signifie qu’elle est sélective sans être fermée, avec une attention particulière portée à la cohérence du projet d’études et au niveau académique.
Frais de scolarité, coût de la vie et budget global
Étudier à l’étranger implique de bien anticiper les coûts. En Tasmanie, il faut distinguer trois postes : les frais de scolarité, les dépenses de vie courante et le coût lié au visa (y compris la preuve de fonds exigée par le gouvernement australien).
Frais de scolarité
Les frais varient fortement selon le programme et le niveau :
– Licences : environ 22 000 à plus de 80 000 AUD par an, la fourchette haute concernant notamment la médecine (plus de 80 000 AUD/an) ou certaines formations très techniques.
– Masters : le plus souvent entre 22 000 et 50 000 AUD par an. Par exemple, un Master of Business Administration se situe souvent dans une tranche de 34 000 à 40 000 AUD, un master d’ingénierie entre 29 000 et 45 000 AUD, un master d’informatique autour de 39 000–40 000 AUD.
De nombreux programmes sont légèrement moins chers en Tasmanie que des équivalents dans les grandes métropoles, en particulier dans les domaines business, ingénierie et sciences.
Coût de la vie en Tasmanie
Même si les modes de vie varient, la Tasmanie reste l’État australien le plus abordable pour les étudiants. Hobart, malgré sa réputation de ville chère pour l’immobilier résidentiel, reste moins coûteuse que les grandes capitales en termes de budget étudiant global.
C’est le montant minimum hebdomadaire en AUD d’un budget étudiant réaliste en Australie.
| Poste de dépense | Fourchette hebdomadaire indicative (AUD) |
|---|---|
| Nourriture & sorties simples | 80 – 200 |
| Colocation / chambre en location | 150 – 300 |
| Unité 1 chambre (location complète) | 238 – 380 |
| Charges (eau, électricité, gaz) | 30 – 50 |
| Internet | 15 – 25 |
| Téléphone mobile | 25 – 35 |
| Transports publics | 15 – 55 |
| Loisirs et sorties | 60 – 150 |
En mensualisant ces données, un étudiant habitant Hobart peut s’attendre à un budget de l’ordre de 1 300 à 1 800 AUD par mois, logement inclus, ce qui reste compétitif au regard des grandes villes australiennes, souvent au‑delà de 2 000 AUD mensuels pour un niveau de vie comparable.
À titre indicatif, certains rapports donnent les loyers médians à Hobart autour de 410 AUD par semaine pour une maison entière et 360 AUD pour un appartement (données de 2018). En colocation ou en résidence universitaire, la facture est naturellement plus modérée.
Coût global annuel et exigences de visa
Pour obtenir un visa étudiant australien (subclass 500), les autorités exigent la preuve de fonds suffisants pour couvrir au moins une année de frais de vie et de scolarité. La base minimale pour les dépenses de vie d’un étudiant seul a été fixée à 29 710 AUD par an. À cela s’ajoutent :
Principaux coûts à anticiper pour un étudiant international préparant son séjour en Australie.
Coût de la première année d’enseignement dans l’établissement australien choisi.
Prévoir le budget pour les vols internationaux depuis votre pays d’origine vers l’Australie.
L’Overseas Student Health Cover (OSHC) est une assurance santé obligatoire pour toute la durée de validité de votre visa étudiant.
Pour un dossier de visa solide, il est donc conseillé de budgétiser le total suivant (ordre de grandeur) :
| Éléments de budget | Montant indicatif annuel (AUD) |
|---|---|
| Coût de la vie (exigence minimale visa) | 29 710 |
| Frais de scolarité (licence/master) | 23 000 – 50 000 (selon le programme) |
| Assurance santé OSHC | Variable (selon durée et assureur) |
| Voyage & installation | Variable (vols, dépôt de garantie, etc.) |
Le coût annuel total peut donc largement varier entre environ 55 000 et près de 100 000 AUD en fonction du cursus, du mode d’hébergement et du style de vie. La Tasmanie se distingue toutefois par un coût de la vie globalement inférieur à celui des grandes métropoles, ce qui compense partiellement le niveau élevé des frais de scolarité.
Hébergement étudiant : résidences, colocation et homestay
La Tasmanie offre une palette d’options de logement adaptées aux budgets et préférences variés des étudiants internationaux.
L’University of Tasmania gère plusieurs résidences universitaires sur et autour de ses campus : Christ College, Hytten Hall et University Apartments à Sandy Bay/Hobart, St John Fisher College et Jane Franklin Hall à Hobart, Investigator Hall et Inveresk Apartments à Launceston, West Park Apartments à Burnie, sans oublier des résidences liées à l’Australian Maritime College comme Norfolk Hall à Newnham.
Ces logements offrent généralement des chambres individuelles meublées (lit, bureau, rangement), des cuisines communes, des espaces de détente, des buanderies, une connexion Internet et une sécurité 24h/24. Des programmes comme le National Rental Affordability Scheme (NRAS) peuvent permettre de bénéficier de loyers inférieurs aux prix du marché.
Les loyers en résidence universitaire se situent typiquement entre environ 165 et 236 AUD par semaine pour un hébergement de base, mais peuvent atteindre ou dépasser 500 AUD hebdomadaires pour des studios ou appartements plus luxueux. Des bourses de logement ou aides à la relocalisation existent parfois pour réduire ces coûts.
La colocation dans le parc privé est une alternative appréciée et souvent plus économique, particulièrement en dehors des centres-villes. Pour trouver une chambre, vous pouvez utiliser des plateformes spécialisées, vous adresser à des agences immobilières ou consulter des groupes sociaux locaux.
Pour les plus jeunes ou les personnes souhaitant une immersion culturelle, le homestay (hébergement en famille) est une option intéressante. En Tasmanie, ce type d’accueil est notamment encadré pour les élèves du secondaire, avec des familles hôtes vérifiées et un accompagnement spécifique.
Dans tous les cas, il est fortement recommandé de réserver un logement temporaire (auberge, hôtel ou résidence de court séjour) pour les premiers jours, le temps de visiter sur place et de signer un bail en connaissance de cause.
Travailler pendant ses études en Tasmanie
Avec un visa étudiant (subclass 500), il est possible de travailler en Tasmanie afin de compléter ses revenus et de gagner une expérience locale. Depuis juillet 2023, la règle générale en Australie autorise jusqu’à 48 heures de travail par quinzaine lorsque le cours est en session, et un nombre d’heures illimité pendant les vacances officielles. Les doctorants et étudiants en master by research bénéficient d’une exemption et peuvent travailler à temps plein.
Les emplois les plus fréquents pour les étudiants internationaux se situent dans l’hôtellerie‑restauration (cafés, bars, restaurants), le commerce de détail, l’aide à la personne, la livraison, l’administration, le soutien scolaire et certains postes sur le campus (bibliothèque, assistant de recherche, etc.).
Le salaire minimum national avoisine 24–25 AUD de l’heure, auquel s’ajoutent souvent des « penalty rates » plus élevés pour les nuits, week‑ends et jours fériés, ainsi qu’une majoration dite « casual loading » pour les emplois précaires sans congés payés. En travaillant au maximum des 48 heures autorisées par quinzaine, un étudiant peut dégager un revenu brut hebdomadaire proche de 600 AUD, susceptible de couvrir une partie significative de ses dépenses courantes. Il ne faut toutefois pas compter sur ces revenus pour financer l’intégralité de la scolarité : le gouvernement exige d’ailleurs la preuve de ressources indépendantes lors de la demande de visa.
En Australie, les étudiants internationaux bénéficient des mêmes protections légales minimales que les citoyens, incluant le salaire de base, les fiches de paie, la sécurité au travail, et la protection contre les discriminations et le harcèlement. En cas d’abus, il est possible de saisir le Fair Work Ombudsman sans que cela ne compromette le statut de visa.
Visas étudiants, séjour post‑diplôme et migration qualifiée
Avant de partir étudier en Tasmanie, il est indispensable d’obtenir un visa étudiant (subclass 500). Ce visa permet de vivre, d’étudier et de travailler (dans les limites prévues) en Australie pour la durée du programme, avec une validité pouvant aller jusqu’à cinq ans. La demande se fait en ligne via la plateforme ImmiAccount du Department of Home Affairs, après réception d’une Confirmation of Enrolment (CoE) de l’établissement choisi.
Les autorités exigent notamment :
Montant minimum en dollars australiens requis pour les frais de subsistance lors d’une demande de visa étudiant pour l’Australie.
Une fois le diplôme obtenu, beaucoup d’étudiants choisissent de prolonger leur séjour grâce au Temporary Graduate Visa (subclass 485), qui permet de vivre et de travailler en Australie pendant une période déterminée. La durée dépend du niveau de qualification (licence, master, doctorat) et de la zone où a eu lieu la formation.
Les diplômés ayant étudié et résidé au moins deux ans dans une zone régionale de Tasmanie (comme Hobart, Launceston ou Burnie) peuvent bénéficier d’années supplémentaires de visa post-diplôme. Hobart permet notamment une prolongation pouvant aller jusqu’à deux ans, portant la durée totale de séjour potentielle à cinq ans après l’obtention du diplôme.
Ce statut régional ouvre également des voies privilégiées vers la résidence permanente via le programme de migration qualifiée. Le gouvernement de Tasmanie peut en effet nominer des candidats pour des visas de type Skilled Nominated (subclass 190, permanent) ou Skilled Work Regional (Provisional – subclass 491). Ces nominations accordent des points supplémentaires (5 points pour le 190, 15 pour le 491) dans le système de points australien, à condition que le candidat s’engage à vivre au moins deux ans en Tasmanie après l’obtention du visa et remplisse les critères fédéraux (âge, niveau d’anglais, évaluation des compétences dans une profession en demande, etc.).
Pour un étudiant qui envisage une carrière à plus long terme en Australie, suivre un cursus complet en Tasmanie, obtenir une expérience professionnelle locale avec un visa 485 puis solliciter une nomination d’État constitue donc une stratégie réaliste et structurée.
Bourses et aides financières : réduire la facture
Consciente que les frais de scolarité peuvent constituer un frein aux projets d’études internationaux, l’Université de Tasmanie a développé l’un des systèmes de bourses les plus généreux du pays.
Tasmanian International Scholarship (TIS)
La TIS est la bourse phare pour les étudiants internationaux en licence et master coursework. Elle prend la forme d’une réduction de 25 % des frais de scolarité pour toute la durée du cursus. L’évaluation est automatique au moment de la candidature au programme : aucun dossier séparé n’est nécessaire. La sélection s’appuie principalement sur le mérite académique (résultats au secondaire, diplôme, etc.).
Certaines formations très spécifiques, comme le programme de médecine (Bachelor of Medical Science and Doctor of Medicine), le Bachelor of Dementia Care ou certains cursus de navigation à l’AMC, sont toutefois exclues.
Bourse d’acceptation anticipée et combinaisons
Pour les rentrées récentes, une Early Acceptance Scholarship offre une réduction supplémentaire (par exemple 15 %) pour les étudiants qui acceptent leur offre et versent le dépôt avant une date limite. Combinée à la TIS, cette bourse peut conduire à un allègement cumulé allant jusqu’à 35 % des frais de scolarité, ce qui réduit considérablement le coût total du diplôme.
Bourses de recherche (masters et doctorats)
Pour les étudiants se destinant à la recherche, la Tasmania Graduate Research Scholarship (TGRS) constitue une opportunité de financement très attractive. Elle couvre non seulement les frais de scolarité mais verse aussi une allocation annuelle (au-delà de 34 000 AUD, indexée chaque année) et une aide à la relocalisation pouvant atteindre 2 000 AUD. La durée standard est de trois ans et demi pour un doctorat et de deux ans pour un master de recherche. La sélection se fait sur la base de l’excellence académique, du potentiel de recherche et de l’adéquation avec les axes stratégiques de l’université (environnement, Antarctique et océan, santé, etc.).
De nombreuses bourses ciblées existent au-delà des aides générales. Elles peuvent récompenser le mérite, être liées à un parcours spécifique (ex : programme en Tasmanie avec TasTAFE), ou concerner certains domaines d’études (sciences de la Terre, environnement, santé) ou publics (étudiants aborigènes, femmes en finance). Des programmes gouvernementaux comme les Australia Awards Scholarships ou Destination Australia sont également accessibles pour étudier en Tasmanie.
Ce système, combiné au coût de la vie relativement modéré, permet à des étudiants de divers horizons d’envisager des études en Tasmanie avec un budget plus accessible qu’il n’y paraît à première vue.
Vie étudiante, soutien et perspectives de carrière
Étudier en Tasmanie ne se résume pas à assister aux cours. L’University of Tasmania met en avant l’idée que « toute l’île est votre campus ». De nombreuses unités de cours intègrent des sorties de terrain sur des îles comme Maria Island ou Bruny Island, voire dans des parcs nationaux. Les étudiants en sciences de l’environnement, biologie, géographie ou marine ecology passent ainsi une partie de leur temps en immersion directe dans des écosystèmes uniques.
L’université propose plus de 140 clubs et associations, couvrant le sport, la culture, les groupes professionnels et le bénévolat. Cette participation permet de développer son réseau, de perfectionner son anglais et d’acquérir des compétences transversales valorisées par les employeurs, comme le leadership, le travail d’équipe et la gestion de projet.
Les services d’accompagnement sont nombreux : conseillers pour les étudiants internationaux, services de santé et de bien‑être, soutien académique et linguistique, aide à la recherche de stages et d’emplois, accompagnement pour les étudiants en situation de handicap, etc. Des programmes d’orientation sont organisés pour faciliter l’arrivée et l’intégration, avec des sessions d’information sur les études, la vie pratique, la sécurité et les opportunités locales.
Près de 96 % des diplômés de master trouvent un emploi à temps plein peu après leurs études.
Les secteurs qui recrutent fortement en Tasmanie incluent la santé, l’informatique, la construction, l’hôtellerie‑restauration, les services financiers, les services professionnels, l’éducation, la recherche et les industries liées à l’agroalimentaire, à l’énergie et aux ressources. De nombreuses entreprises locales et nationales (y compris de grands groupes miniers ou de conseil) ont des programmes de recrutement spécifiquement orientés vers les diplômés, y compris internationaux.
Comment aborder son projet d’études en Tasmanie ?
Pour un étudiant francophone qui commence à envisager sérieusement la Tasmanie, il est utile de structurer sa démarche en quelques grandes étapes, même si les détails varient selon les profils :
D’abord, clarifier son projet académique : niveau visé (licence, master, doctorat), domaine d’intérêt (sciences, business, santé, arts, environnement, etc.), et langue d’enseignement (l’ensemble des programmes est en anglais). Les sites de l’université et de Study Tasmania permettent de parcourir les descriptifs de cours, les débouchés et les prérequis.
Ensuite, évaluer son niveau académique et linguistique au regard des critères d’entrée. Si l’anglais ou le parcours scolaire ne suffisent pas encore pour une admission directe, il faut envisager un programme de transition via l’International Pathway College ou un renforcement linguistique.
Vérifiez les frais de scolarité du programme, estimez un budget de vie, recherchez les bourses éligibles (TIS, bourses de mérite, de recherche, etc.) et explorez les options de prêts ou d’épargne si nécessaire. Renseignez-vous également sur le montant des fonds à prouver pour la demande de visa.
La candidature à l’université se fait généralement en ligne, sans frais d’inscription pour la plupart des cours, avec possibilité de déposer plusieurs vœux. Une fois l’offre reçue, il faut confirmer son choix, verser le dépôt demandé et obtenir la Confirmation of Enrolment nécessaire au visa. L’inscription à l’OSHC doit être faite dès cette étape.
La demande de visa étudiant via ImmiAccount constitue la phase administrative la plus sensible. Il est prudent de s’y prendre au moins trois à cinq mois avant le début du semestre, en rassemblant tous les justificatifs (finances, santé, casier judiciaire, niveau d’anglais, déclaration Genuine Student, etc.). Même si beaucoup d’étudiants gèrent cette démarche eux‑mêmes, l’appui d’un conseiller en éducation ou d’un agent agréé peut être utile pour sécuriser le dossier.
Une bonne organisation du logement, de l’assurance, du transfert à l’aéroport et de la première semaine sur place facilite grandement l’installation. Le climat tempéré, la taille modeste des villes et la convivialité des habitants rendent l’adaptation souvent plus simple que prévu.
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Étudier en Tasmanie, c’est donc bien plus que décrocher un diplôme australien. C’est vivre quelques années dans un environnement naturel d’exception, respirer l’un des airs les plus purs au monde, bénéficier d’une université très engagée pour le climat et la durabilité, profiter d’une vie étudiante chaleureuse dans des villes sûres et accueillantes, et construire un profil académique et professionnel prisé, notamment dans les secteurs liés à l’environnement, à la mer, à la santé et à la technologie.
Pour les étudiants francophones prêts à s’immerger dans un contexte anglophone, qui recherchent un compromis entre qualité académique, coût maîtrisé, sécurité et expériences de terrain inédites, la Tasmanie mérite clairement une place tout en haut de la liste des destinations possibles.
Un futur retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale en Tasmanie, Australie afin d’optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Espagne, Nouvelle-Zélande, Australie continentale), la stratégie retenue consiste à cibler la Tasmanie pour son cadre australien stable, une fiscalité compétitive sur certains revenus de placements, un coût de vie inférieur à Sydney/Melbourne, et un environnement naturel sécurisé, propice à une retraite active. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR‑AU), obtention du visa longue durée et de la résidence, transfert de comptes et structuration bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre d’intérêts transféré), mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, agents immobiliers) et restructuration patrimoniale internationale si nécessaire.
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