S’installer en douceur : toutes les démarches administratives pour vivre en Tasmanie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Tasmanie ne se résume pas à prendre un vol pour Hobart ou Launceston avec quelques valises. Pour transformer un projet de départ en véritable installation, il faut anticiper un ensemble de démarches administratives : immigration, inscription auprès des services locaux, ouverture de compte bancaire, accès à la santé, scolarisation des enfants, permis de conduire, logement, services publics… Le tout dans un État insulaire où certaines règles diffèrent légèrement du reste de l’Australie.

Bon à savoir :

Ce guide propose un parcours complet, conçu comme un fil conducteur chronologique, couvrant toutes les étapes de la préparation du départ aux formalités une fois installé. Toutes les informations proviennent de sources officielles australiennes et tasmaniennes ou d’organismes spécialisés dans l’accompagnement des nouveaux arrivants.

Bien préparer son installation avant le départ

Avant même de penser à réserver un logement, deux volets sont incontournables : le cadre migratoire et le budget d’installation.

S’agissant de l’immigration, la Tasmanie s’inscrit dans le système fédéral australien. La plupart des visas sont délivrés par le Department of Home Affairs, et l’État tasmanien intervient surtout via son programme de migration qualifiée. Pour de nombreux candidats, obtenir une nomination de la Tasmanie constitue une étape clé pour accéder à la résidence permanente ou à un visa régional.

Planification financière et preuve de moyens

Les autorités australiennes exigent que les candidats à un visa puissent prouver des ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins. Cette capacité financière est un critère préalable à l’octroi de nombreux visas, en particulier pour les étudiants internationaux ou certains travailleurs qualifiés.

Les futurs arrivants sont invités à établir un budget hebdomadaire réaliste, tenant compte :

de l’épargne disponible,

d’éventuels revenus d’emplois à temps partiel une fois sur place,

du soutien financier de la famille.

Astuce :

Pour chiffrer votre budget de manière fiable, il est recommandé d’utiliser des outils officiels. Le « Study Australia Cost of Living Calculator » est conçu spécifiquement pour les étudiants, tandis que le « Moneysmart Budget Planner » permet de structurer vos revenus et vos dépenses. Cette étape est cruciale car, bien que le coût de la vie en Tasmanie soit souvent inférieur à celui de grandes villes comme Sydney ou Melbourne, il subit une forte pression sur les postes du logement et de l’alimentation.

Un panorama simplifié des principaux postes de dépenses aide à clarifier l’ordre de grandeur du budget d’installation.

Poste de dépenseDonnées indicatives (AUD)Remarques
Revenu moyen annuel~80 000Inférieur à la moyenne australienne
Salaire net mensuel moyen (sources diverses)4 830 à 5 535Variation selon sources
Loyer maison (médian, État)480 / semaineHors charges
Loyer unité (médian, État)380 / semaineHors charges
Maison 3 chambres à Hobart~640 / semaineJusqu’à 450 dans les petites villes
Facture d’électricité annuelle moyenne~2 240 / anChauffage très consommateur en hiver
Courses hebdo famille de 4~227 / semainePrix en hausse (+23 % depuis 2022)
Internet mensuel (NBN, 60 Mbps+)70 à 165 / moisSelon fournisseur et débit
Assurance santé de base~130 / moisPour les résidents non couverts à 100 % par Medicare

À cette réalité budgétaire s’ajoutent les spécificités du marché tasmanien : carburant plus cher que sur le continent, fret maritime qui renchérit les biens volumineux, forte hausse des loyers, et inflation élevée pesant sur le pouvoir d’achat.

Le programme de migration qualifiée de la Tasmanie

Pour les personnes souhaitant s’installer durablement comme travailleurs qualifiés, la Tasmanie dispose de son propre Skilled Migration Program. Ce programme ne remplace pas les visas fédéraux, mais fournit une nomination d’État qui ajoute des points au barème du Department of Home Affairs et est obligatoire pour certains visas.

Les principaux visas concernés sont :

VisaTypeApport de la nomination tasmanienneEffets principaux
190Résidence permanente qualifiée (Skilled Nominated)+5 points au test de pointsDroit de vivre et travailler de manière permanente en Tasmanie
491Visa régional provisoire (Skilled Work Regional)+15 pointsAutorise la résidence et le travail jusqu’à 5 ans dans une zone régionale (dont l’ensemble de la Tasmanie) ; accès ultérieur potentiel au visa 191

La nomination n’est pas automatique et suppose de remplir les conditions fédérales (avoir moins de 45 ans, occupation sur liste éligible, évaluation de compétences positive, anglais au moins « Compétent », minimum 65 points) et les critères spécifiques de la Tasmanie, qui varient selon plusieurs voies d’accès : expérience professionnelle locale (Tasmanian Skilled Employment), études sur place (Tasmanian Skilled Graduate), ancrage résidentiel (Tasmanian Established Resident) ou activité économique (Tasmanian Business Operator).

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Nombre d’invitations émises en une semaine pour le visa 190 de Tasmanie, sur un plafond annuel de plusieurs centaines de places.

Les candidats doivent d’abord saisir une Expression of Interest dans le système fédéral SkillSelect, puis déposer une Registration of Interest spécifique à la Tasmanie. La sélection s’appuie sur un système d’attributs de priorité (or, vert, orange…) incluant notamment le salaire, la durée d’expérience en Tasmanie et le domaine d’activité, avec un seuil souvent cité de 57 000 AUD par an comme référence salariale clé pour plusieurs voies.

Les premières démarches à l’arrivée en Tasmanie

Une fois le visa obtenu et le billet d’avion réservé, l’installation en Tasmanie commence sur le tarmac. Certaines démarches doivent être enclenchées dès les premiers jours pour sécuriser son statut administratif, son accès aux droits sociaux et faciliter l’intégration.

Enregistrer son arrivée auprès de Migration Tasmania

Les nouveaux arrivants qui ont obtenu une nomination de l’État tasmanien sont tenus de s’enregistrer auprès de Migration Tasmania. Cette étape, parfois négligée, fait pourtant partie du suivi du programme de migration qualifiée.

L’enregistrement se fait par courriel et doit inclure : les informations nécessaires demandées par l’organisateur.

le numéro de dossier de nomination (au format du type SM–000000‑000000),

le nom complet du demandeur principal,

une copie de la notification de délivrance du visa, émise par le Department of Home Affairs.

Cette inscription permet aux autorités de vérifier que le candidat nominal s’est effectivement installé dans l’État, de l’orienter vers des ressources locales, et de tenir à jour les statistiques de migration.

Ouvrir un compte bancaire australien

Disposer d’un compte bancaire local est indispensable pour recevoir un salaire, régler un loyer ou mettre en place des prélèvements. L’Australie dispose d’un système bancaire stable, dominé par quatre grandes banques (Commonwealth Bank, Westpac, NAB, ANZ) auxquelles s’ajoutent des établissements comme HSBC, Bankwest, St.George ou des acteurs spécialisés comme Wise ou Revolut.

La plupart des banques permettent aux nouveaux arrivants d’ouvrir un compte :

Attention :

Pour ouvrir un compte bancaire en Tasmanie, il est possible de le faire en ligne avant votre arrivée (certaines banques comme la Commonwealth Bank ou Westpac l’autorisent parfois jusqu’à 12 mois après l’entrée sur le territoire), ou directement en agence une fois sur place.

Dans tous les cas, une vérification d’identité en personne est quasiment toujours requise pour activer définitivement le compte. Les banques s’appuient sur un système dit des 100 points d’identification, où chaque document (passeport, permis, carte Medicare, facture, etc.) apporte un certain nombre de points.

Les éléments généralement exigés sont :

– un passeport valide (souvent document principal),

– un visa australien valide (hors simples visas touristiques pour de nombreux produits),

– une adresse locale (même temporaire),

– un numéro fiscal (TIN dans le pays d’origine, ou Tax File Number lorsqu’il est attribué en Australie),

– un numéro de téléphone australien, nécessaire notamment pour la sécurité des opérations.

Les nouveaux arrivants peuvent combiner un compte de transaction pour les dépenses courantes, un compte d’épargne pour placer à meilleur taux, voire un compte étudiant ou multidevise selon leur situation. La plupart des comptes facturent des frais mensuels modérés (quelques dollars), souvent exonérés pour les étudiants, les nouveaux arrivants sur une période donnée ou sous condition de dépôt mensuel minimal.

Demander son Tax File Number

Le Tax File Number (TFN) est le numéro fiscal personnel délivré par l’Australian Taxation Office (ATO). C’est un identifiant unique, indispensable pour travailler légalement, payer ses impôts, ouvrir certains produits bancaires, choisir un fonds de retraite (superannuation), ou bénéficier d’aides et de prêts (par exemple pour les études).

Bon à savoir :

La demande de Tax File Number (TFN) est gratuite. Elle peut être effectuée en ligne via le site de l’ATO, par courrier ou en personne dans un centre de services.

en ligne via un compte myGovID pour les citoyens australiens,

en ligne avec vérification d’identité dans un bureau de poste,

ou via formulaire papier, à déposer dans un centre Services Australia ou à envoyer par courrier avec copies certifiées conformes.

Les résidents temporaires disposant de droits au travail (travailleurs, étudiants autorisés à travailler, etc.) y ont droit, de même que certaines personnes vivant à l’étranger mais percevant des revenus d’origine australienne.

Ne pas avoir de TFN n’empêche pas techniquement de travailler, mais expose à un prélèvement d’impôt à un taux punitif et complique la plupart des démarches administratives. Il est donc recommandé d’entamer la procédure rapidement après l’arrivée.

S’inscrire à Medicare ou souscrire une couverture santé adaptée

L’assurance santé publique australienne, appelée Medicare, est un pilier du système social. Elle couvre notamment les soins hospitaliers dans le secteur public et une partie des consultations chez les médecins généralistes ou spécialistes, sous certaines conditions.

L’accès à Medicare dépend du statut migratoire et de la nationalité. Y ont généralement droit les personnes :

Exemple :

En Australie, l’accès au système de santé public (Medicare) pour les soins de maternité est étendu à plusieurs catégories de femmes étrangères. Sont notamment éligibles : les citoyennes australiennes ou néo‑zélandaises, les résidentes permanentes, les femmes en cours de demande de résidence permanente pour certaines sous‑classes de visa (189, 190, 491 ou certains visas conjoints), les titulaires de certains visas temporaires couverts par un arrêté ministériel, et les femmes originaires d’un pays lié par un **accord de réciprocité**, comme l’Italie, le Royaume‑Uni, l’Irlande, la Belgique, la Finlande, Malte, les Pays‑Bas, la Norvège, la Slovénie ou la Suède.

Les étudiants internationaux doivent en principe souscrire une Overseas Student Health Cover (OSHC), sauf rares cas d’accords spécifiques avec Medicare.

Les documents demandés pour l’inscription varient mais incluent en général : un formulaire d’inscription complété, une pièce d’identité, un justificatif de domicile, et des relevés de notes.

passeport ou carte ImmiCard,

informations relatives au visa auprès du Department of Home Affairs,

– preuve de résidence en Australie (contrat de location, facture d’électricité, fiche de paie récente),

– preuve de demande de résidence pour les candidats en cours de procédure (notification, bridging visa…).

L’inscription peut se faire via myGov, par formulaire MS004 envoyé par courriel ou courrier à Medicare Enrolment Services, ou en se rendant dans un centre Services Australia. Un certificat provisoire peut parfois être remis immédiatement, tandis que la carte verte standard est généralement délivrée en quelques semaines.

Pour ceux qui ne sont pas (encore) éligibles à Medicare, une couverture santé privée reste indispensable, notamment pour les coûts d’hospitalisation, les consultations et l’ambulance – cette dernière n’étant pas prise en charge par Medicare en Tasmanie.

Accéder aux services de santé en Tasmanie

L’accès concret aux soins en Tasmanie varie fortement selon que l’on habite Hobart, Launceston ou une région plus isolée. Le système combine hôpitaux publics, cliniques privées, cabinets de généralistes (GPs) et professionnels paramédicaux.

Hôpitaux publics et services d’urgence

La Tasmanie dispose de quatre grands hôpitaux publics :

– le Royal Hobart Hospital à Hobart, principal établissement de référence, notamment pour les cas complexes,

– le Launceston General Hospital,

– le North West Regional Hospital,

– le Mersey Community Hospital.

Les urgences hospitalières fonctionnent 24 heures sur 24. En cas d’urgence vitale, il faut composer le 000 ou se rendre directement à l’hôpital. Les transports sont assurés par Ambulance Tasmania. Les frais d’ambulance ne sont pas pris en charge par Medicare et peuvent être partiellement couverts par une assurance privée.

Pour les personnes ayant des difficultés linguistiques, un service de traduction téléphonique est accessible au 131 450, et un interprète en langue des signes (Auslan) peut être joint via un autre numéro dédié.

Généralistes, cliniques et télésanté

Le premier contact avec le système de soins passe par le médecin généraliste (GP). Il est fortement conseillé de s’inscrire dans un cabinet dès l’arrivée, avant de tomber malade, car certaines zones souffrent de pénurie de généralistes, notamment dans le nord‑ouest et les régions plus rurales.

Trouver un médecin

Plusieurs outils et méthodes sont à votre disposition pour rechercher et choisir un professionnel de santé.

Annuaire en ligne de l’Assurance Maladie

Consultez l’annuaire officiel Ameli pour trouver les médecins conventionnés près de chez vous, avec leurs coordonnées et spécialités.

Plateformes de prise de rendez-vous

Utilisez des sites et applications dédiés pour trouver un médecin et réserver un créneau de consultation en ligne.

Recommandations et bouche-à-oreille

Demandez conseil à votre entourage, à votre pharmacien ou à d’autres professionnels de santé de confiance.

Sociétés savantes et ordres professionnels

Renseignez-vous auprès des sites web des sociétés médicales spécialisées pour des références dans un domaine précis.

– le site Healthdirect, qui recense les services de santé et permet de vérifier si un cabinet pratique le bulk billing (facturation directe à Medicare, sans frais pour le patient),

– des plateformes privées comme Healthengine.

Les cliniques fonctionnent selon différents modèles :

bulk billing intégral : le patient ne paie rien si couvert par Medicare,

facturation mixte : certains actes ou médecins sont gratuits, d’autres non,

facturation privée : paiement intégral par le patient, avec remboursement ultérieur éventuel.

Le paiement se fait en général le jour de la consultation, par carte (EFTPOS, crédit) ou espèces. Les certificats médicaux et les lettres de recommandation vers des spécialistes nécessitent une consultation ; ils ne peuvent ni être antidatés ni délivrés sans examen.

Bon à savoir :

Pour les besoins médicaux urgents mais non vitaux en dehors des horaires classiques, certaines cliniques, notamment à Hobart et Launceston, proposent des services élargis ou des « urgent care clinics » financées par Medicare. Ces structures permettent une consultation sans rendez-vous et contribuent à désengorger les services d’urgence hospitaliers.

La télémédecine (téléconsultations en vidéo ou par téléphone) joue un rôle croissant, notamment pour les habitants des zones rurales. Elle concerne les généralistes, mais aussi les psychologues, diététiciens, kinésithérapeutes ou spécialistes. Il convient toutefois de vérifier au préalable si la consultation à distance est remboursée par Medicare ou l’assurance privée.

Assurance privée et réseaux de soins

De nombreux résidents complètent Medicare par une assurance santé privée. Des acteurs comme nib proposent par exemple des produits spécifiques, avec des réseaux de prestataires partenaires offrant de meilleures conditions tarifaires (réseaux « First Choice », « MediGap », etc.).

Les assurés peuvent:

rechercher un prestataire affilié via des outils en ligne,

accéder à des consultations de généralistes en téléconsultation,

bénéficier de remboursements améliorés sur les soins dentaires, l’optique, la kinésithérapie ou la psychologie.

Pour les étudiants internationaux (OSHC) ou autres titulaires de visas temporaires (OVHC), des offres dédiées existent, souvent assorties d’un service client spécialisé et de lignes d’assistance.

Logement : entre pression du marché et protection des locataires

Le logement constitue souvent le premier poste de dépenses et l’une des dimensions les plus sensibles de l’installation en Tasmanie. Les prix d’achat restent en moyenne plus bas que dans les grandes métropoles continentales, mais le marché locatif est tendu, avec des taux de vacance très faibles et une hausse rapide des loyers.

Louer son premier logement

Les loyers médians se situent autour de 480 AUD par semaine pour une maison et 380 AUD pour une unité, avec de fortes disparités régionales. Une maison de trois chambres à Hobart avoisine les 640 AUD par semaine, quand une localité plus petite peut offrir des loyers autour de 450 AUD.

Pour les nouveaux arrivants, les principaux points à anticiper sont :

– le paiement d’une caution (bond) équivalente généralement à 2 à 4 semaines de loyer,

– le règlement d’un loyer d’avance,

– la présence ou non de meubles et d’électroménager (nombre de locations sont nues),

– l’absence fréquente d’inclusion des charges (eau, électricité, internet…).

Bon à savoir :

Des organismes spécialisés accompagnent les locataires, comme le Tenants Union of Tasmania, tandis que le Property Agents Board of Tasmania renseigne sur les agents immobiliers. Ces structures sont utiles pour comprendre ses droits, signaler des abus ou vérifier que le bailleur et l’agent respectent le cadre légal.

Dans le contexte tasmanien, quelques particularités sont à garder en tête : qualité variable de la construction, problèmes de moisissures, logements mal isolés entraînant de lourdes factures de chauffage, et parfois ce que certains appellent une « taxe continentale » implicite pour les acheteurs venus du reste de l’Australie.

Raccordement aux services essentiels

Qu’il s’agisse d’un logement loué ou acheté, il faut organiser la connexion aux services essentiels : électricité, eau, internet et éventuellement gaz.

En Tasmanie :

TasNetworks gère le réseau électrique (raccordement, poteaux, câbles),

– les compteurs sont installés par les fournisseurs d’électricité,

TasWater assure l’eau et l’assainissement sur l’ensemble de l’État,

– le gaz est moins répandu que sur le continent, et l’offre en fournisseurs de gaz ou d’électricité est plus limitée malgré un marché théoriquement ouvert.

4 à 6

Il s’agit du délai moyen en semaines pour un raccordement électrique simple de moins de 100 ampères par phase, tandis que pour les projets complexes, ce délai peut s’étendre de 4 à 6 mois.

Le tableau ci‑dessous synthétise quelques éléments pratiques.

ServiceActeur principalPoints clés
Électricité – réseauTasNetworksRaccordement, poteaux, lignes ; délais 4–6 semaines (simple) à plusieurs mois (complexe)
Électricité – fournitureFournisseurs listés par le State Revenue OfficeInstallation du compteur, contrats, facturation (abonnement + kWh)
Eau / assainissementTasWaterFournisseur unique à l’échelle de l’État
GazFournisseurs listés par CBOSMarché ouvert mais choix limité en pratique
Internet haut débitNBN + FAI (TPG, Telstra, Optus, MATE, etc.)Vérifier la technologie NBN disponible et les frais d’activation

Pour un locataire, le propriétaire doit avoir fait installer les services au départ ; au moment de l’emménagement, c’est au locataire de faire transférer ou reconnecter les contrats à son nom. Il est conseillé de s’y prendre au moins cinq jours ouvrables à l’avance pour éviter d’emménager dans un logement sans électricité ou internet.

Les règles prévoient notamment que :

– l’installation initiale de l’électricité, du gaz, de l’eau et de l’accès internet incombe au propriétaire,

– le raccordement à un téléphone ou à un service internet existant est à la charge du locataire, sauf accord contraire,

– le propriétaire ne peut refuser sans motif valable des travaux raisonnables permettant l’accès au téléphone ou à l’internet, même si le coût peut incomber au locataire,

– en zone rurale, le propriétaire est en principe responsable du vidage des fosses septiques et du remplissage des citernes d’eau (hors surconsommation imputable au locataire).

Acheter un bien immobilier

Pour ceux qui envisagent d’acquérir un logement, la Tasmanie suit la logique australienne du « caveat emptor » : à l’acheteur de mener les vérifications nécessaires avant de signer. Le contrat type s’intitule Contract for Sale of Real Estate, et les ventes se font principalement :

– par traité privé (avec prix demandé),

– ou aux enchères.

Astuce :

Bien qu’aucune période de rétractation ne soit imposée par la loi, il est fortement conseillé d’inscrire un délai de réflexion de trois jours ouvrables dans le contrat.

– obtenir une pré‑approbation de prêt avant de faire une offre,

– faire réaliser des inspections du bâtiment et des nuisibles (coût typique 300–500 AUD),

– consulter un conveyancer ou un avocat spécialisé pour vérifier le titre de propriété, les charges et restrictions.

Les coûts annexes à l’achat cumulent :

droits de timbre (stamp duty, sans réduction spécifique pour primo‑accédants en Tasmanie),

– éventuellement garantie hypothécaire (Lenders Mortgage Insurance) si l’apport est inférieur à 20 %,

honoraires de conveyancing, frais de dossier bancaire, évaluation…

Le marché a connu une hausse marquée : le prix médian des maisons a plus que doublé en une vingtaine d’années, atteignant environ 625 000 AUD au niveau de l’État, avec Hobart autour de 700 000 AUD.

Se déplacer : permis de conduire, voiture et transports publics

En Tasmanie, disposer d’une voiture est presque indispensable dès qu’on sort des grands centres urbains. Le réseau de bus public reste concentré sur Hobart, Launceston et Burnie, même si des liaisons interurbaines par cars complètent l’offre.

Conduire avec un permis étranger ou d’un autre État

Les règles distinguent plusieurs situations.

Un visiteur ou titulaire de visa temporaire peut conduire avec :

un permis d’un autre État australien ou de Nouvelle‑Zélande,

un permis étranger valide,

pendant une période maximale de six mois. Au‑delà, continuer à conduire sans avoir converti son permis en permis tasmanien est considéré comme de la conduite sans permis, sauf si une prolongation a été accordée par le Registrar of Motor Vehicles.

Quelques précisions importantes :

Bon à savoir :

Si votre permis n’est pas en anglais, vous devez le compléter d’un Permis de Conduire International ou d’une traduction certifiée NAATI. Les titulaires d’un permis apprenti ou probatoire étranger doivent respecter les conditions équivalentes du régime tasmanien (ex: règles P1). Il est interdit de conduire avec un permis étranger si vous détenez déjà un permis tasmanien valide. Les membres des forces armées australiennes bénéficient d’exemptions pour le transfert.

Convertir son permis en permis tasmanien

Les titulaires d’un visa permanent doivent convertir leur permis étranger dans les six mois suivant la date d’octroi de la résidence permanente. Passé ce délai, ils sont considérés comme non titulaires d’un permis, à moins d’avoir obtenu une prolongation formelle.

La procédure, qui s’effectue dans un centre Service Tasmania, implique :

le remplissage d’un formulaire de demande,

la présentation des documents d’identité (catégories A et B : passeport, certificat de naissance ou citoyenneté, permis, carte bancaire, carte Medicare, etc.),

– la remise du permis actuel, accompagné si nécessaire d’une traduction NAATI,

– une vérification de la date d’obtention de la résidence permanente,

– un test de vision, une photo et le règlement des frais.

Le type de permis tasmanien accordé dépend de l’âge du conducteur et de l’ancienneté du permis étranger. Pour certains pays dits « reconnus », la conversion peut se faire sans examen pratique, à condition que le permis ne soit pas expiré. Pour d’autres, un test de connaissances, un test de perception des dangers en ligne et un examen pratique de conduite sont requis.

Bon à savoir :

Le coût du permis dépend de sa durée (1 à 5 ans) et de l’origine du permis (inter-États/NZ ou étranger). Des tarifs réduits sont proposés aux titulaires d’une carte de concession, et les personnes de plus de 65 ans sont exemptées de la redevance de permis (elles ne paient que le coût de la carte physique).

L’association Migrant Resource Centre Tasmania (MRC Tas) facilite l’accès au permis via un Driving Program dédié. Elle propose aussi un groupe d’étude, le Car Café, orienté vers la compréhension du code de la route et la pratique de l’anglais lié à la conduite.

Immatriculer un véhicule et transports publics

Les nouveaux résidents doivent immatriculer leur véhicule en Tasmanie dans les trois mois suivant leur arrivée dans l’État. Les conducteurs venant d’un autre État australien ou de Nouvelle‑Zélande peuvent utiliser leur permis existant pendant six mois avant de le convertir.

Sur le plan des transports collectifs, Metro Tasmania exploite le principal réseau de bus urbains et périurbains à Hobart, Launceston et Burnie. Des cartes de réduction (type GreenCard) sont disponibles, notamment pour les étudiants. En revanche, il n’y a pas de réseau ferroviaire voyageurs en Tasmanie ; les déplacements interurbains reposent sur les cars et la voiture individuelle.

Scolariser ses enfants et comprendre le système éducatif

L’éducation est obligatoire en Tasmanie à partir de cinq ans, et l’inscription scolaire fait partie des démarches prioritaires pour les familles nouvellement installées.

Structure du système scolaire

Le système public tasmanien, piloté par le Department for Education, Children and Young People (DECYP), suit une structure en plusieurs étapes :

Kindergarten (non obligatoire) dès 4 ans, pour les enfants ayant 4 ans au 1er janvier de l’année concernée,

Prep (Préparatoire), obligatoire à partir de 5 ans,

Primary (Years 1 à 6),

Secondary (Years 7 à 10),

Senior Secondary (Years 11 et 12).

La scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans, mais les jeunes doivent poursuivre un Approved Learning Program (enseignement ou formation) à temps plein jusqu’à l’obtention d’un diplôme de fin d’études secondaires (Year 12), d’un Certificate III, ou jusqu’à 18 ans. Les élèves reçoivent un Tasmanian Year 10 Certificate à la fin de la Year 10, puis un Tasmanian Certificate of Education (TCE) à l’issue de la Year 12, condition essentielle pour l’entrée à l’Université de Tasmanie dans la plupart des filières.

Procédure d’inscription dans une école publique

Pour inscrire un enfant dans une école publique tasmanienne, il faut contacter directement l’établissement de son secteur de recrutement (intake area). Chaque école dispose d’une zone géographique définissant les élèves ayant un droit prioritaire à l’inscription. Des cartes interactives « Find Your Local Primary School » et « Find Your Local High School » sont disponibles sur le site du DECYP.

L’inscription initiale dans une école publique exige de remplir trois formulaires :

– Form A : Application for Enrolment – Student Information,

– Form B : Parent Contacts,

– Form C : Supplementary Information.

L’« enrolling parent » qui remplit ces formulaires devient le contact principal. La loi définit le « parent » au sens large (tuteur légal, personne ayant la garde effective, etc.). Pour un élève majeur considéré comme indépendant, une preuve d’indépendance (prestations Centrelink, bail au nom de l’élève, etc.) peut être requise.

Les documents justificatifs comprennent :

– une preuve d’identité de l’élève : acte de naissance australien, passeport (australien ou étranger) et visa, permis de conduire australien ou carte d’information personnelle tasmanienne, papiers de citoyenneté ou documents de voyage émis par le Department of Home Affairs,

– la preuve d’identité du parent (mêmes types de pièces),

– deux preuves d’adresse résidentielle (contrat de location, facture de services publics, avis de taxe municipale, relevé bancaire ou avis ATO…),

– des informations sanitaires (vaccinations, allergies, maladies chroniques),

– les éventuelles ordonnances légales relatives à l’enfant (garde, protection…),

– une déclaration sur d’éventuels risques liés au comportement de l’élève pour la santé et la sécurité à l’école.

Attention :

L’école doit envoyer une lettre officielle de rappel (Non Supply of Evidence of Identity) si les pièces d’identité ne sont pas présentées dans un délai d’environ 30 jours.

Pour les demandes hors secteur (out‑of‑area enrolments), les familles peuvent exprimer un intérêt via un formulaire dédié. Les élèves de la zone de recrutement gardent toutefois la priorité. Le chef d’établissement décide des admissions hors secteur, en fonction de la capacité d’accueil (locaux, effectifs, ressources). Certains cas imposent légalement l’acceptation d’un élève hors secteur, à savoir :

présence d’un frère ou d’une sœur déjà scolarisé(e) dans l’établissement,

décision d’un Student Support Leader ou d’un Director Operations pour circonstances exceptionnelles.

Cas particuliers : étudiants internationaux, enseignement à domicile, besoins spécifiques

Les élèves qui ne sont ni citoyens australiens ou néo‑zélandais, ni résidents permanents, relèvent de procédures spécifiques :

– l’école doit contacter Government Education and Training International (GETI),

– GETI fournit une Authority to Enrol,

– l’inscription mentionne le numéro de visa, la date d’arrivée et l’Authority to Enrol,

– les élèves internationaux doivent disposer d’une adresse tasmanienne dans le système EduPoint.

Pour les entrées humanitaires (réfugiés par exemple), un intervenant du programme English as an Additional Language (EAL) prend contact avec l’école, éventuellement avec interprète.

Bon à savoir :

L’enseignement à domicile est réglementé par l’Office of the Education Registrar. Les familles doivent soumettre un dossier de demande. Une scolarisation partielle, jusqu’à deux jours par semaine dans une école, est possible sous condition : il faut remplir un formulaire ‘Expression of Interest’ et présenter le programme d’enseignement approuvé.

Pour les élèves en situation de handicap, le système prévoit des support schools. L’inscription y nécessite un formulaire de Nomination for Support School Placement, examiné par un comité spécialisé comprenant notamment le Manager Disability Programs et le directeur de l’établissement de soutien. Des inscriptions duales (support school + école ordinaire) sont possibles.

Les dispositifs spéciaux incluent également : des solutions innovantes adaptées à des besoins spécifiques, des technologies avancées et des stratégies de mise en œuvre personnalisées.

– la Tasmanian eSchool pour les élèves isolés, ayant des contraintes médicales ou psychologiques, ou voyageant beaucoup (une inscription dans une école « de base » reste nécessaire),

– les enrôlements Year 13 pour une année supplémentaire de secondaire supérieur,

– les Australian School‑based Apprenticeships (ASbA), qui combinent emploi rémunéré et formation, avec inscription à des unités de formation correspondant aux heures payées.

Les frais scolaires (levies) sont fixés par chaque établissement en concertation avec son School Association. Ils ne sont pas exigibles pour les élèves bénéficiant du Student Assistance Scheme (STAS) ou certains étudiants internationaux à plein tarif.

Intégration, travail et réseaux de soutien

Au‑delà des démarches techniques, l’installation réussie passe par l’accès à l’emploi, à des cours d’anglais si nécessaire, et à des réseaux de soutien social et psychologique.

Services d’accompagnement des migrants

Plusieurs organismes jouent un rôle central dans l’accueil des nouveaux arrivants :

Services de soutien aux migrants en Tasmanie

Un aperçu des principales organisations et programmes dédiés à l’accueil et à l’intégration des réfugiés, des migrants et des communautés culturellement et linguistiquement diverses en Tasmanie.

Migrant Resource Centre Tasmania (MRC Tas)

Soutient les réfugiés et migrants avec son Driving Program, des groupes d’étude comme le Car Café, et se conforme au cadre tasmanien de protection de l’enfance.

Welcome Cultural Services

Anciennement MRC Northern Tasmania, cette structure à but non lucratif sert les communautés culturellement et linguistiquement diverses du nord de l’État.

Multicultural Council of Tasmania (MCOT)

L’organe fédérateur principal qui représente les migrants et leurs intérêts en Tasmanie.

Migration Tasmania

Rassemble et fournit les informations essentielles pour les nouveaux résidents de l’État.

Services Spécifiques d’Intégration

Inclut le Migrant Talent Connector (MTConnector) pour l’emploi et l’Adult Migrant English Program (AMEP) pour des cours d’anglais gratuits avec garde d’enfants, dispensés par TasTAFE et Max Solutions.

En parallèle, des acteurs comme Australian Red Cross, Catholic Care Tasmania et divers centres communautaires et Neighbourhood Houses complètent le maillage social. À cela s’ajoutent des dispositifs ciblés pour la santé mentale (Phoenix Centre, Embrace Mental Health, Headspace pour les 12‑25 ans, Lifeline, Beyond Blue).

Les nouveaux arrivants peuvent aussi s’inscrire à une liste de diffusion Migrant Network pour recevoir conseils, témoignages et opportunités professionnelles.

Trouver un emploi et comprendre le marché local

La Tasmanie combine un revenu moyen plus faible que le reste de l’Australie et une croissance salariale modérée, inférieure à l’inflation. De nombreux ménages se retrouvent en situation de stress locatif, consacrant plus de 30 % de leurs revenus au loyer, sur fond d’inflation élevée et de forte augmentation des prix des courses.

Les secteurs porteurs pour les nouveaux arrivants incluent :

Exemple :

L’Australie recherche activement des travailleurs dans plusieurs secteurs clés. L’hôtellerie-restauration, le tourisme et le commerce de détail sont concernés, souvent pour des emplois à temps partiel. Le secteur de la santé présente une forte demande pour les infirmiers, les professions paramédicales et les médecins. L’éducation est également un domaine prioritaire. Enfin, de nombreux métiers qualifiés dans les technologies, l’ingénierie ou la construction, spécifiquement listés dans les différentes **Skilled Occupation Lists**, sont recherchés pour l’immigration.

Les recherches d’emploi passent par les plateformes classiques (SEEK, Indeed, Jora), les job boards universitaires et les réseaux professionnels. Des programmes comme la Jobs Hub Network ou Business Tasmania aident respectivement les chercheurs d’emploi et les entrepreneurs.

Pour les personnes déjà présentes en Tasmanie sous visa qualifié, le lien entre emploi et statut migratoire est central : les critères des voies Tasmanian Skilled Employment ou Tasmanian Established Resident reposent sur la durée d’activité, le niveau de salaire et la pertinence du poste au regard de l’évaluation de compétences. Les salaires de référence (57 000, 76 515, voire plus de 100 000 AUD) structurent l’accès aux attributs de priorité.

Dernières démarches structurantes : citoyenneté, permis, vie quotidienne

Avec le temps, certaines démarches deviennent pertinentes pour ancrer durablement son projet de vie : demander la citoyenneté australienne, consolider son niveau d’anglais, se former ou reprendre des études supérieures (Université de Tasmanie, TasTAFE), acheter une maison ou développer une entreprise locale.

Sur le plan administratif, la Tasmanie propose également : administration locale, gestion des ressources naturelles, et développement communautaire.

– une Personal Information Card utilisable comme pièce d’identité,

– des aides spécifiques pour les familles (STAS, cartes de transport scolaire, soutien aux fournitures scolaires via, par exemple, les campagnes de MRC Tas pour les packs de rentrée),

– des dispositifs de soutien pour les personnes handicapées (Taxi Subsidy Program, Companion Card, Disability Employment Services).

La citoyenneté australienne est envisagée comme « une étape importante du parcours d’installation ». Elle intervient après plusieurs années de résidence et implique une démarche distincte auprès du Department of Home Affairs, avec test de citoyenneté et exigence de résidence effective. Pour de nombreux nouveaux Tasmaniens, elle marque le véritable point d’aboutissement d’un long enchaînement de démarches.

Autorités australiennes

En somme, vivre en Tasmanie suppose de naviguer entre procédures fédérales et particularités locales. En abordant ces démarches de manière organisée – visa et nomination d’État, enregistrement à Migration Tasmania, ouverture de compte, TFN, assurance santé, logement, permis de conduire, inscription scolaire – et en s’appuyant sur le riche écosystème d’organismes d’accueil, il est possible de transformer un projet de départ en une installation solide, pleinement intégrée dans la vie tasmanienne.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Tasmanie via l’Australie), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tasmanie pour son environnement fiscal australien compétitif sur les revenus de capital, l’absence d’impôt sur la fortune, une forte sécurité juridique et un coût de vie inférieur à celui des grandes métropoles françaises (Hobart ~30–40 % moins cher que Paris selon le style de vie), tout en offrant un cadre naturel exceptionnel. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence australienne avec achat de résidence principale en Tasmanie, coordination Medicare / CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, agents immobiliers) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).

Ce type d’accompagnement permet à ce futur retraité de bénéficier d’économies fiscales significatives, de nouvelles sources de revenus (immobilier en Tasmanie, placements internationaux) et d’une meilleure diversification patrimoniale internationale, tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, double imposition via la convention FR–Australie, adaptation culturelle et réglementaire locale).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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