Apprendre la langue locale en Tasmanie : méthodes et ressources incontournables pour expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Tasmanie, c’est plonger dans un environnement anglophone très particulier : on y parle l’anglais australien, avec en plus tout un ensemble de mots, d’expressions et de références propres à l’« Apple Isle ». Pour un expatrié, maîtriser cette langue locale n’est pas un luxe, c’est la clé pour trouver un emploi, comprendre les démarches administratives, se faire des amis, suivre une formation, ou tout simplement se sentir chez soi.

Bon à savoir :

Bien que l’anglais soit la langue dominante, le paysage linguistique est nuancé. D’une part, un soutien important est apporté aux nouveaux arrivants pour apprendre l’anglais. D’autre part, la communauté aborigène palawa mène un travail de revitalisation de sa langue, le palawa kani, qui est protégée. Pour bien naviguer dans ce contexte, il est recommandé de s’informer et d’utiliser de bonnes ressources.

Cet article propose un tour d’horizon concret, pensé pour les expatriés installés en Tasmanie, avec des pistes très pratiques : comment structurer son apprentissage, quelles institutions locales solliciter, quels outils en ligne privilégier, comment s’immerger dans l’anglais australien et découvrir, avec respect, la dimension aborigène de la langue.

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Pourquoi l’anglais local est vital en Tasmanie

Apprendre la langue du pays d’accueil n’est pas seulement une question de politesse. Toutes les études sur l’intégration des migrants convergent : de bonnes compétences linguistiques réduisent l’isolement, améliorent l’accès à l’emploi, à l’éducation, au logement et à la santé, et facilitent la compréhension du cadre légal.

En Tasmanie, la langue locale à maîtriser, c’est l’anglais — dans sa variante australienne. Plus de 300 langues sont parlées à l’échelle de l’Australie, mais l’anglais reste indispensable pour :

Exemple :

Dans un pays étranger, plusieurs situations quotidiennes exigent une bonne compréhension et expression dans la langue locale, comme : inscrire un enfant à l’école, passer un entretien d’embauche ou suivre une formation professionnelle, utiliser les services de santé, gérer un dossier de visa ou une démarche juridique, et tisser des liens avec ses voisins, collègues et amis. Ces exemples illustrent l’importance cruciale de l’apprentissage linguistique pour l’intégration sociale et professionnelle.

Des recherches internationales montrent par exemple que 67 % des professionnels estiment que les malentendus linguistiques nuisent à l’efficacité des organisations, et 40 % disent que les barrières de langue freinent la collaboration. Transposé à la vie quotidienne d’un expatrié, cela signifie que chaque progrès en anglais local ouvre des portes concrètes : promotions, mobilité professionnelle, participation à la vie associative, sentiment de sécurité dans les situations administratives ou médicales.

À cela s’ajoute un aspect psychologique : la langue conditionne la confiance. Des études citées dans le rapport indiquent que près de 68 % des expatriés « se figent » lors de conversations importantes par peur de mal s’exprimer. Plus votre anglais tasmanien s’améliore, plus ce stress recule, et plus l’intégration devient fluide.

Comprendre l’anglais australien… version tasmanienne

Le premier réflexe d’un nouvel arrivant est souvent de travailler un « anglais standard ». C’est utile, mais en Tasmanie, vous serez confronté à des spécificités bien réelles : accent, vocabulaire, diminutifs, expressions typiquement australiennes, et même quelques particularités tasmaniennes.

Accent et prononciation

L’anglais australien est non rhotique : le « r » final n’est généralement pas prononcé. Les consonnes « t » et « d » entre deux voyelles se confondent souvent (latter / ladder sonnent presque pareil). Plusieurs voyelles sont prononcées différemment de l’anglais américain ou britannique, et de nombreux mots courants ont une intonation spécifique.

Attention :

L’accent tasmanien n’est pas radicalement différent du reste de l’Australie, mais il présente des traits régionaux, notamment dans le vocabulaire et l’usage d’anciens termes populaires. Son rythme est souvent rapide, avec une tendance à élider certaines syllabes, particulièrement dans un registre informel.

Le slang australien, omniprésent

L’anglais australien adore les diminutifs, souvent formés en -ie/-y ou -o. Quelques exemples très fréquents que vous entendrez aussi en Tasmanie :

Expression australienneSignification en anglais standardÉquivalent français approximatif
arvoafternoonl’aprèm
brekkiebreakfastle p’tit déj
servoservice station (gas station)station-service
MaccasMcDonald’sMcDo
footyAustralian Rules Football / rugbyle footy (sport local)
tradietradesperson (plombier, électricien, etc.)artisan / ouvrier qualifié

S’y ajoutent des expressions culturelles comme g’day (bonjour), no worries (pas de problème, de rien), fair dinkum (vrai, authentique), heaps (beaucoup), ou encore yeah nah (marque une hésitation ou un refus poli).

Spécificités tasmaniennes

La Tasmanie a aussi son propre lexique, qui surprend parfois même les Australiens du continent. Parmi les termes recensés par des chercheurs en lexicologie :

Terme tasmanienSens principal
cordialboisson gazeuse sucrée (soft drink)
Bridgewater Jerrybanc de brume ou brouillard caractéristique
stunkyfessier malmené dans un match de foot australien
rum’unpersonnage original, un peu excentrique
yafflerpersonne bruyante, grande gueule

Pour un expatrié, se familiariser avec ces mots n’est pas seulement amusant ; c’est aussi une façon de se connecter à la culture locale et de comprendre les blagues et allusions du quotidien.

Palawa kani : une langue aborigène à connaître… sans l’approprier

Parler de langue locale en Tasmanie, c’est aussi évoquer palawa kani. Cette langue a été reconstruite par le Tasmanian Aboriginal Centre (TAC) à partir de vestiges des langues aborigènes de l’île, disparues après la colonisation.

Le TAC considère palawa kani comme le seul idiome aborigène vivant de l’île et en encadre étroitement la diffusion :

les dictionnaires et supports d’apprentissage sont réservés à la communauté aborigène

des versions publiques existent surtout pour les toponymes (noms de lieux)

l’objectif est de ré-enraciner la langue au sein de la communauté avant toute ouverture plus large

Astuce :

Pour un expatrié, la bonne attitude consiste à s’ouvrir à la culture locale, à faire preuve de patience et de flexibilité, et à maintenir une curiosité constante pour faciliter son intégration et réussir son séjour à l’étranger.

reconnaître et utiliser avec respect les noms de lieux en palawa kani (kunanyi / Mount Wellington, kanamaluka / Tamar River, lutruwita / Tasmania, etc.)

s’informer sur l’histoire linguistique aborigène sans exiger un accès illimité à la langue, qui appartient d’abord aux Palawa/Pakana

– suivre les recommandations terminologiques sur les identités et les noms de lieux (éviter « dreamtime », « half-caste », « last of the Tasmanians », etc.)

Cette dimension culturelle ne remplace pas l’apprentissage de l’anglais, mais en comprendre les enjeux vous aidera à interagir avec plus de tact et de sensibilité dans les contextes officiels, éducatifs ou touristiques où ces noms et cette langue apparaissent.

Choisir la bonne méthode : immersion, cours, auto-apprentissage

Tous les travaux de recherche convergent sur un point : il n’existe pas « une » méthode miracle. Les expatriés qui progressent le plus vite combinent immersion, cours structurés, auto-apprentissage et échanges avec des natifs.

L’immersion, atout naturel en Tasmanie

Vivre en Tasmanie vous place déjà dans une situation d’immersion : chaque sortie au supermarché, chaque trajet en bus, chaque rendez-vous médical peut devenir une séance de pratique linguistique. L’immersion efficace repose sur plusieurs principes :

réduire progressivement le recours à votre langue maternelle

utiliser l’anglais dans des situations réelles (banque, médecin, école, travail, sport)

– accepter de ne pas tout comprendre au début (80 % de compréhension suffit pour apprendre)

– s’exposer à des accents variés, notamment tasmaniens et australiens en général

50

Cette approche est soutenue par plus de 50 ans de recherches en didactique démontrant une meilleure aisance et prononciation pour les apprenants immergés.

Les cours en présentiel : structure et progression

Les cours d’anglais offrent un cadre : progression grammaticale, vocabulaire ciblé, feedback d’un enseignant. En Tasmanie, plusieurs institutions jouent un rôle central dans la formation linguistique des migrants et étudiants internationaux.

Institution / programmePublic cible principalType de soutien en anglais
AMEP (Adult Migrant English Program) – via TasTAFE & MAX SolutionsMigrants et réfugiés éligiblesJusqu’à 510 h de cours gratuits, niveaux débutant à « vocational English »
TasTAFE English Centre / ELICOSÉtudiants internationaux 18–25 ans, et adultesCours intensifs plein temps, préparation études/emploi
SEE (Skills for Education and Employment) – via MAX SolutionsDemandeurs d’emploi avec besoins en langue et numératieAnglais, lecture, écriture, calcul orientés vers l’emploi
Zoe Community ServicesNouveaux arrivants, publics vulnérablesCours d’anglais gratuits dans un cadre bienveillant
Libraries Tasmania & Neighbourhood HousesAdultes 15+ ayant des besoins en littératieAteliers, tutorat individuel, conversation

L’un des atouts majeurs de ces dispositifs est leur coût : beaucoup sont gratuits ou très peu onéreux, financés par l’État australien. L’AMEP, par exemple, propose des cours sans frais pour les migrants éligibles, avec même une garde d’enfants gratuite pendant les cours pour les enfants d’âge préscolaire, et la possibilité de compter ces heures dans les obligations de recherche d’emploi liées à Centrelink.

L’auto-apprentissage : flexibilité maximale

Les applications, podcasts, plateformes vidéo et sites spécialisés permettent de pratiquer partout et tout le temps. Parmi les outils particulièrement pertinents pour un expatrié en Tasmanie :

Applications pour apprendre l’anglais australien

Une sélection d’outils numériques pour acquérir les bases, maîtriser l’accent et le vocabulaire spécifique, et pratiquer la conversation.

Socle général

Applications généralistes comme Duolingo, Babbel, Memrise et Rosetta Stone pour bâtir un socle lexical et grammatical solide.

Anglais australien spécifique

Applications dédiées comme Bluebird Languages (cours basés sur 2000 mots fréquents) et Aussie English (podcast/appli sur l’accent, l’argot et les expressions).

Prononciation et conversation

Outils avec IA comme ELSA Speak pour l’accent australien et simulateurs de conversation (Speak, Talkio AI) pour des échanges oraux naturels.

Ressources en ligne

Accès via Libraries Tasmania à des plateformes comme Mango Languages, Road to IELTS, LiteracyPlanet, PressReader et Kanopy.

L’auto-apprentissage est extrêmement souple, mais il a un défaut : sans retour extérieur, on risque de consolider de mauvaises habitudes. D’où l’intérêt de combiner ces outils avec des cours ou des échanges réguliers avec des natifs.

Les ressources locales essentielles pour apprendre l’anglais en Tasmanie

Contrairement à l’image d’une île « isolée », la Tasmanie dispose d’un réseau dense d’organismes publics et associatifs qui soutiennent l’apprentissage de l’anglais. Pour un expatrié, les connaître permet de gagner des mois de recherche.

AMEP : le pilier pour les nouveaux arrivants

L’Adult Migrant English Program (AMEP) est le dispositif fédéral phare. Il offre jusqu’à 510 heures de cours d’anglais gratuits aux migrants et réfugiés éligibles, afin de faciliter leur installation en Australie. En Tasmanie, il est mis en œuvre notamment par TasTAFE (au sud) et MAX Solutions (par exemple à Launceston).

L’AMEP se distingue par :

des formats flexibles (temps plein, temps partiel, cours du soir ou du week-end, apprentissage à distance, tutorat bénévole)

– un contenu qui couvre les quatre compétences (compréhension orale, compréhension écrite, expression orale, expression écrite)

– une dimension civique et culturelle : vie quotidienne, société australienne, coutumes, monde du travail

– des supports variés, intégrant ordinateurs, conversation, activités en groupe

Bon à savoir :

Il est possible d’être accompagné par un tuteur bénévole 1 à 2 heures par semaine. Cet accompagnement crée un espace intimiste pour poser des questions, reprendre certains points et pratiquer sans pression.

TasTAFE English Centre et autres programmes

TasTAFE propose aussi des programmes d’anglais intensifs (ELICOS) pour étudiants internationaux ou adultes désireux de préparer des études ou un emploi. Les centres d’anglais de TasTAFE, à Hobart (campus Bathurst Street) et dans le nord (campus Alanvale à Newnham), combinent :

cours d’anglais général et académique

préparation aux examens (par ex. IELTS, PTE Academic)

accompagnement vers les filières professionnelles (VET) ou universitaires

Un programme spécifique existe pour les résidents permanents de 18 ans et plus non éligibles à l’AMEP, géré par les unités Migrant Education (Sud et Nord). C’est une alternative précieuse pour ceux qui se retrouvent « entre deux systèmes ».

Le programme SEE (Skills for Education and Employment), financé par le gouvernement et assuré en Tasmanie par MAX Solutions, vise les demandeurs d’emploi ayant besoin de renforcer l’anglais, la lecture et les mathématiques pour accéder à un travail ou une formation.

Libraries Tasmania : un trésor souvent sous-estimé

Le réseau Libraries Tasmania couvre tout l’État, avec des bibliothèques à Hobart, Launceston, Devonport, Burnie, Glenorchy, Kingston, Rosny, St Helens, Sorell, et bien d’autres localités. C’est un point d’entrée idéal pour les expatriés.

Les bibliothèques offrent :

des espaces de travail calmes, du Wi-Fi gratuit, des ordinateurs en libre accès

– des collections physiques en anglais facile, mais aussi dans différentes langues pour les nouveaux arrivants

– des groupes de conversation en anglais, animés dans une atmosphère conviviale

– un service de tutorat individuel sur la lecture, l’écriture et parfois les bases de la langue

– de nombreuses ressources numériques accessibles 24h/24 aux membres

Parmi ces ressources numériques figurent : les livres électroniques, les articles en ligne, les bases de données, les cours en ligne, les vidéos éducatives et les podcasts.

Ressource en ligneUtilité pour un expatrié
Mango LanguagesCours d’anglais (et d’autres langues) en ligne
Road to IELTSPréparation à l’examen IELTS (version General)
LiteracyPlanetActivités de littératie pour tous niveaux
StudiosityAide temps réel pour devoirs, CV, lettres de motivation
Libby/OverdriveLivres numériques, dont certains en langues communautaires
PressReaderJournaux et magazines du monde entier
KanopyFilms et documentaires en V.O.
LOTE4KidsAlbums jeunesse audio/ebook dans plus de 70 langues

Ces contenus complètent parfaitement les cours formels. Par exemple, un expatrié qui prépare l’IELTS peut suivre un cours TasTAFE le jour, puis s’entraîner en autonomie le soir sur Road to IELTS via son compte Libraries Tasmania.

Neighbourhood Houses et tutorat communautaire

Les Neighbourhood Houses (maisons de quartier) jouent un rôle important dans le maillage social tasmanien. Certaines bénéficient de subventions dans le cadre du programme « Everyday Literacy for Local Communities », financé par le Tasmanian Community Fund, pour monter des projets de littératie locale : ateliers pour adultes, soutien scolaire, clubs de lecture.

Bon à savoir :

LINC Tasmania (intégré à Libraries Tasmania) propose un tutorat gratuit en littératie et numératie pour les personnes de plus de 15 ans, disponible dans tout l’État. Ce soutien est généralement assuré par des bénévoles formés et est conçu pour répondre aux besoins spécifiques des apprenants.

de consolider des bases en lecture/écriture avant de se lancer dans des cours plus avancés

d’un accompagnement individualisé, par exemple pour comprendre un courrier administratif, remplir un formulaire, écrire un CV

Université de Tasmanie et services aux étudiants

Pour les expatriés qui étudient à l’Université de Tasmanie, des services dédiés aux étudiants issus de milieux CALD (Culturally and Linguistically Diverse) existent : soutien linguistique académique, ateliers, accompagnement personnalisé. L’université propose aussi des programmes d’anglais via son English Language Centre, incluant des cours de préparation aux études supérieures et aux tests de langue.

Des bourses sont par ailleurs prévues pour certains demandeurs d’asile en Tasmanie, ce qui démontre une volonté institutionnelle de rendre l’enseignement supérieur accessible, y compris pour les publics les plus vulnérables linguistiquement.

Outils numériques pour booster son anglais tasmanien

Au-delà des dispositifs locaux, les applications et plateformes numériques citées dans le rapport sont de puissants compléments, surtout quand on les utilise de manière ciblée.

Applications de vocabulaire et de grammaire

Duolingo : idéal pour instaurer une routine quotidienne, avec des leçons courtes et ludiques. La version gratuite suffit pour un entraînement de base, même si l’approche reste centrée sur la mémorisation de phrases.

Babbel : met l’accent sur des dialogues de la vie réelle, avec des leçons d’environ 20 minutes, ce qui cadre bien avec un emploi du temps chargé.

Memrise : propose des cartes mémoire (flashcards) et l’utilisation de la répétition espacée, avec des vidéos de locuteurs natifs. Utile pour ancrer le vocabulaire spécifique (par exemple, les mots de l’anglais australien) grâce à la fonction « learn with locals ».

Rosetta Stone : privilégie une immersion complète dans la langue, avec peu ou pas de traduction. La reconnaissance vocale et les classes en ligne (4 séances de 25 minutes par mois) complètent l’ensemble.

Outils spécialisés pour l’anglais australien

Bluebird Languages – Australian English : construit autour de 2 000 mots les plus fréquents, soit environ 84 % du langage quotidien. Il inclut les 100 verbes les plus utilisés avec conjugaisons et 2 000 quiz. Pour un expatrié qui vise la vie de tous les jours, cette approche par fréquence est très rentable.

Aussie English (podcast + appli) : créé par un Australien, ce programme couvre le slang, la prononciation, les expressions, avec des centaines d’épisodes et des cours payants optionnels. L’appli permet d’ajuster la vitesse de lecture, ce qui est crucial pour s’habituer progressivement au débit naturel.

ELSA Speak : repose sur l’IA pour corriger immédiatement votre prononciation. Il propose un entraînement spécifique pour l’anglais australien, en plus des variantes américaine et britannique, et prépare aux examens comme IELTS ou TOEFL. Pour un expatrié qui se sent bloqué à l’oral, ce type d’appli peut réduire de manière significative les blocages.

Simulateurs de conversation et IA

La conversation reste l’obstacle principal pour beaucoup d’expatriés, surtout à cause de la peur du jugement. Des outils comme Speak, Talkio AI ou même des chatbots généralistes type ChatGPT peuvent servir de terrain d’entraînement sans risque :

simulation de dialogues quotidiens (chez le médecin, au supermarché, avec un collègue)

correction immédiate des phrases

adaptation au niveau de l’utilisateur

Bon à savoir :

Pour rendre l’apprentissage de l’anglais concret et efficace, il est indispensable de pratiquer la production orale. Utilisez ces outils en complément de situations réelles comme les groupes de conversation ou les échanges entre amis. Cela multiplie les occasions de parler et évite que la langue ne reste théorique.

S’immerger au quotidien : transformer la vie tasmanienne en cours de langue

Vivre en Tasmanie vous donne un avantage énorme par rapport à quelqu’un qui apprend l’anglais depuis son pays d’origine : chaque journée peut devenir une forme de « laboratoire linguistique ».

Les situations de la vie courante comme terrain d’entraînement

Les recherches sur l’immersion recommandent de sortir la langue du cadre académique et de l’intégrer à vos activités :

faire ses courses en anglais, en lisant systématiquement les panneaux, les étiquettes, les prospectus

poser une question de plus au caissier, au chauffeur de bus, au serveur, même très simple

– demander des précisions plutôt que de dire systématiquement « yes » sans comprendre

– prendre l’habitude de noter ou mémoriser 3 à 5 nouvelles expressions rencontrées chaque jour

Bon à savoir :

Les transports publics, les services municipaux, les centres de santé, les clubs de sport et les associations culturelles offrent de nombreuses occasions d’être exposé à la langue anglaise. Pour en bénéficier, il est essentiel de prendre la décision délibérée d’y pratiquer activement l’anglais.

Médias locaux et contenus en ligne

Consommer les médias locaux est une façon puissante de se familiariser avec l’accent et les références culturelles tasmaniennes et australiennes :

regarder des journaux TV australiens, des séries locales (par exemple MasterChef Australia, Neighbours, Home and Away)

– écouter des radios ou des podcasts australiens (dont Aussie English)

lire les journaux locaux en ligne, même quelques articles courts par semaine

– suivre des comptes de Tasmaniens sur les réseaux sociaux pour capter le langage informel

Les stratégies de sous-titrage recommandées par les spécialistes sont simples : au début, regarder en anglais avec sous-titres dans votre langue, puis passer à des sous-titres en anglais, puis supprimer les sous-titres pour certains contenus faciles.

Clubs, groupes et vie communautaire

Les groupes de conversation organisés par Libraries Tasmania, les Neighbourhood Houses ou des associations comme Zoe Community Services permettent de pratiquer dans un cadre chaleureux, souvent gratuit. Le format conversationnel diminue la pression de la grammaire « parfaite » et encourage la communication effective.

Exemple :

Contrairement aux grandes villes australiennes comme Sydney ou Melbourne, la Tasmanie dispose d’une communauté plus modeste mais active sur des plateformes comme MyLanguageExchange.com et Tandem, où apprenants et locuteurs natifs peuvent pratiquer des langues.

un étudiant chinois à Hobart qui prépare l’examen PTE

une Belge installée depuis 5 ans qui offre le français en échange de l’anglais

– un Colombien à Hobart qui veut améliorer son anglais en partageant son espagnol

– des locuteurs natifs d’anglais tasmanien qui recherchent des échanges avec des natifs de coréen, français, espagnol, etc.

Rejoindre ces réseaux permet d’organiser des tandems linguistiques en face à face ou en ligne, adaptés à votre ville (Hobart, Launceston, Devonport…).

Gérer les obstacles psychologiques et culturels

La linguistique appliquée insiste sur l’« affective filter » : sous stress, notre cerveau apprend moins bien. Or, un expatrié en Tasmanie cumule parfois choc culturel, démarches administratives, pression professionnelle, solitude. Tout cela peut entraver l’apprentissage de l’anglais.

Affronter la peur de se tromper

Les études citées dans le rapport montrent que 68 % des expatriés évitent de parler après une mauvaise expérience linguistique. Pourtant, l’erreur est la matière première de l’apprentissage. Quelques stratégies utiles :

Astuce :

Pour développer votre confiance en anglais, commencez par des échanges à faible enjeu, comme parler de la météo avec un voisin ou commander un café en ajoutant une question. Instaurez un rituel hebdomadaire de « petite victoire », tel que réussir un appel téléphonique, participer à une réunion ou prendre la parole en cours. N’hésitez pas à demander explicitement des retours en disant : « If I say something wrong, please correct me. I’m learning. ». Enfin, rappelez-vous que de nombreux Tasmaniens sont eux-mêmes issus de l’immigration et sont donc habitués à entendre des accents variés.

Les données montrent qu’un accompagnement psychologique ou culturel réduit de près de 35 % la frustration liée à l’apprentissage. Sans aller jusqu’au coaching spécialisé, intégrer un groupe de soutien ou d’expatriés, participer à des ateliers interculturels ou simplement en parler avec d’autres migrants peut faire une vraie différence.

Éviter le piège de la « bulle expatriée »

Les communautés de compatriotes sont un soutien précieux, mais elles peuvent devenir un piège linguistique : on vit, travaille et sort avec des gens qui parlent notre langue, et l’anglais stagne. Un compromis réaliste consiste à :

Attention :

Pour progresser en anglais, il est conseillé de conserver des contacts dans sa communauté d’origine pour le soutien émotionnel, tout en s’imposant des contextes réguliers 100% en anglais (cours, clubs, échanges) et en limitant le temps passé à consommer des médias dans sa langue maternelle au profit de contenus en anglais.

Certaines études indiquent que des plans d’apprentissage adaptés à la culture et au contexte personnel sont jusqu’à 40 % plus efficaces que les cours standard. Cela vaut en Tasmanie : un programme qui tient compte de votre profession, de votre famille, de votre histoire migratoire sera plus motivant.

Construire son plan d’apprentissage en Tasmanie

Face à la multiplicité des ressources, beaucoup d’expatriés se sentent perdus. Une bonne approche consiste à bâtir un plan simple, mais cohérent, sur quelques mois.

Définir des objectifs SMART

Les recommandations en pédagogie des langues insistent sur des objectifs :

Spécifiques

Mesurables

Atteignables

Réalistes

Temporellement définis

Par exemple : « D’ici six mois, atteindre un niveau suffisant pour comprendre et participer à une réunion de parents d’élèves » ou « obtenir un score de 65 au PTE Academic dans l’année ».

Bon à savoir :

Plusieurs ressources spécifiques sont recommandées selon l’objectif : AMEP ou TasTAFE pour les bases, Road to IELTS pour la préparation à l’examen IELTS, ELSA Speak pour améliorer l’expression orale en vue d’un test, et aussie English pour mieux comprendre ses collègues en milieu professionnel.

Exemple de semaine type pour un expatrié à Hobart

Sans viser l’exhaustivité, on peut imaginer une organisation comme suit :

2 à 3 matinées par semaine : cours AMEP ou TasTAFE

3 soirs par semaine : 20–30 minutes d’appli (Bluebird, Duolingo, Memrise) + 1 épisode de podcast Aussie English

– 1 après-midi : groupe de conversation à la bibliothèque

– tous les jours : 5 minutes pour noter et réviser le vocabulaire rencontré dans la journée (panneaux, conversations, médias)

– week-end : un film ou une série australienne avec sous-titres en anglais

L’essentiel est la régularité : mieux vaut 20 minutes quotidiennes pendant des mois qu’un « marathon » de 4 heures une fois par semaine.

Conseil d’apprentissage

Mesurer ses progrès

Le suivi des progrès peut se faire de plusieurs manières :

enregistrements audio réguliers (tous les mois) pour constater l’évolution de la prononciation et de la fluidité

tests de positionnement proposés par certaines applis ou plateformes (par exemple, ceux intégrés aux programmes de préparation IELTS/PTE)

– retours des enseignants, tuteurs et partenaires de conversation

– petits jalons concrets : réussir à téléphoner à un service, comprendre un bulletin scolaire, participer à une réunion d’équipe

Chaque jalon atteint mérite d’être célébré. Les experts recommandent d’ancrer ce type de « micro-réussites » pour entretenir la motivation à long terme.

Intégrer la dimension professionnelle et académique

Pour beaucoup d’expatriés, l’apprentissage de l’anglais en Tasmanie n’est pas un but en soi, mais un moyen pour étudier, travailler ou obtenir une reconnaissance de qualification.

Préparer un examen (IELTS, PTE, TOEFL…)

Les tests de langue comme IELTS ou PTE Academic sont souvent requis pour :

l’entrée à l’université ou en formation professionnelle

certains emplois qualifiés (santé, éducation, administration)

des démarches de visa ou de résidence permanente

En Tasmanie, plusieurs ressources facilitent cette préparation :

Ressources pour apprendre l’anglais en Tasmanie

Découvrez différentes méthodes et supports pour améliorer votre anglais, adaptés à divers besoins et budgets.

Cours en centres spécialisés

Formations dans des établissements comme TasTAFE, les universités ou les écoles privées pour un apprentissage structuré.

Road to IELTS via Libraries Tasmania

Préparez l’examen IELTS avec cette ressource en ligne accessible gratuitement grâce aux bibliothèques de Tasmanie.

Applications mobiles d’apprentissage

Utilisez des apps comme ELSA Speak pour la prononciation ou WordUp pour enrichir votre vocabulaire spécialisé.

Tuteurs privés en ligne

Prenez des cours individuels et personnalisés avec des tuteurs trouvés sur des plateformes comme Preply, à partir d’environ 5 $ de l’heure.

Adapter l’anglais à son secteur

Les programmes « English for Specific Purposes » (anglais pour les affaires, la santé, le tourisme, etc.) ou les cours orientés métier (par exemple dans le cadre du SEE ou de formations TAFE) permettent de travailler le vocabulaire, les tournures et les situations propres à un domaine.

Pour un expatrié infirmier, informaticien, chef cuisinier ou artisan, se concentrer sur le lexique de son secteur augmente directement les chances d’employabilité. Des applis comme Bluebird permettent même de créer des parcours de 1 à 12 mois pour plus de 60 professions, ce qui peut compléter utilement ce travail.

Une approche respectueuse et durable de la langue locale

Apprendre la langue locale en Tasmanie, c’est donc bien plus que « prendre des cours d’anglais ». C’est :

comprendre et s’approprier l’anglais australien et ses nuances tasmaniennes

utiliser les nombreux dispositifs publics et communautaires (AMEP, TasTAFE, Libraries Tasmania, Neighbourhood Houses, programmes de l’université, SEE, etc.)

– tirer parti des outils numériques pour surmonter les blocages à l’oral, enrichir son vocabulaire, préparer des examens

– s’immerger dans la vie quotidienne, les médias, les clubs et les communautés locales

– reconnaître, enfin, la dimension aborigène de la langue et des noms de lieux, en respectant les choix de la communauté palawa/pakana autour de palawa kani

Bon à savoir :

Une bonne maîtrise de la langue locale améliore la santé mentale, renforce le sentiment de contrôle, multiplie les opportunités à long terme et enrichit considérablement l’expérience d’expatriation.

En Tasmanie, les ressources existent, souvent gratuites, et la société est globalement favorable aux nouveaux arrivants. Le défi n’est donc pas l’absence d’outils, mais le passage à l’action : choisir une première ressource, franchir la porte d’une bibliothèque, s’inscrire à un cours, oser demander à un voisin tasmanien d’expliquer ce que signifie ce mystérieux mot entendu au pub. C’est là, dans ces petits gestes répétés, que commence véritablement l’apprentissage de la langue locale en Tasmanie.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, pays baltes), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tasmanie, profitant du régime fiscal australien favorable aux retraités étrangers, de l’absence d’impôt sur la fortune, d’un coût de vie plus bas que dans les grandes métropoles françaises et d’un environnement naturel exceptionnel. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa de long séjour en Australie avec installation en Tasmanie, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, conseillers bilingues) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), permettant des économies fiscales significatives tout en limitant les risques de double imposition via la convention fiscale franco‑australienne.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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