S’installer en Mongolie en tant qu’expatrié, c’est accepter un grand écart permanent : entre steppes infinies et embouteillages d’Oulan-Bator, vie nomade et boom minier, loyer modeste et hiver à -30 °C, hospitalité chaleureuse et administration tatillonne. Le pays attire de plus en plus de profils en quête d’aventure, d’opportunités professionnelles dans les mines ou l’éducation, ou tout simplement d’un changement radical de cadre de vie. Mais un déménagement réussi nécessite de bien préparer son arrivée, son budget, ses démarches et… ses poumons.
Ce guide aborde les aspects essentiels à considérer avant de s’installer en Mongolie : l’adaptation au climat, l’évaluation du coût de la vie, la recherche d’un logement, l’ouverture d’un compte bancaire, les formalités d’emploi et de visas, l’accès au système de santé, la scolarisation des enfants, les consignes de sécurité, ainsi que l’intégration culturelle et l’organisation de la vie quotidienne.
Comprendre le pays avant de partir
La Mongolie est un immense pays sans accès à la mer, coincé entre la Russie au nord et la Chine au sud. Avec environ 3,5 millions d’habitants répartis sur plus de 1,5 million de km², c’est le pays le plus faiblement peuplé de la planète. En moyenne, on compte un peu plus de deux habitants au kilomètre carré.
Près de la moitié de la population vit dans la capitale, Oulan-Bator (Ulaanbaatar), située à environ 1 300 mètres d’altitude sur la rivière Tuul. L’autre moitié se partage entre petites villes, villages et surtout zones rurales, où 30 à 40 % des habitants sont encore éleveurs nomades ou semi-nomades. Le pays est administrativement découpé en 21 provinces (aimags), elles-mêmes subdivisées en 331 soums.
La langue officielle est le mongol, principalement écrit en alphabet cyrillique. La religion dominante est le bouddhisme, fortement influencé par la tradition tibétaine. Parallèlement, les pratiques chamaniques traditionnelles restent très présentes, notamment dans les zones rurales.
Économiquement, la Mongolie s’appuie très largement sur ses ressources naturelles. L’exploitation minière (charbon, cuivre, or, notamment sur le gigantesque site d’Oyu Tolgoï) tire la croissance et attire capitaux étrangers et main-d’œuvre qualifiée. Le pays a connu des périodes de croissance à deux chiffres, autour de 20 % certaines années, avant de revenir à des rythmes plus modérés. Le PIB par habitant avoisine aujourd’hui les 4 000 USD, dans un contexte d’inflation élevée (plus de 13 % récemment).
Pour un expatrié, cela signifie un environnement en mutation rapide : chantiers un peu partout à Oulan-Bator, salaires locaux en hausse dans certains secteurs, mais aussi infrastructures encore fragiles, fortes disparités entre ville et campagne, et flambées ponctuelles des prix.
Climat et meilleure période pour s’installer
La Mongolie est souvent décrite comme le « pays du ciel bleu » avec plus de 250 jours de soleil par an, mais ce slogan flatteur masque une réalité plus rude : le climat est de type continental extrême, avec des amplitudes thermiques considérables et des saisons très marquées.
Température minimale record enregistrée en Mongolie, illustrant l’extrême rigueur de l’hiver dans le pays.
Le printemps, de mars à mai, est réputé pour ses vents violents et ses tempêtes de poussière, surtout dans le sud et le centre. Les amplitudes entre le jour et la nuit peuvent être impressionnantes et la météo change très vite. Dans le désert de Gobi, les rafales de vent peuvent dépasser les 100 km/h, voire 140 km/h.
Température moyenne nationale en Mongolie durant l’été, avec des extrêmes pouvant atteindre 50°C dans le désert de Gobi.
L’automne, en septembre-octobre, offre un temps souvent stable, des couleurs magnifiques dans les zones boisées de montagne (Altai, Khangaï, Khentii) et des températures encore supportables, mais les nuits se rafraîchissent vite.
Pour un expatrié, l’installation est généralement plus simple entre mi‑juin et fin septembre, période où l’on peut découvrir le pays sans affronter de plein fouet l’hiver. Beaucoup recommandent spécifiquement septembre, moins touristique, avec des prix parfois un peu plus bas, un climat encore clément et une capitale déjà sortie de la frénésie estivale.
Oulan-Bator ou les steppes ? Choisir son cadre de vie
S’installer en Mongolie, c’est d’abord trancher entre la vie urbaine à Oulan-Bator et une implantation plus rurale. Les deux options n’ont rien à voir, ni en termes de confort, ni d’opportunités, ni de contraintes.
Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, illustre la forte centralisation du pays. Elle regroupe environ 46 % de la population nationale et concentre la quasi-totalité des services modernes : supermarchés bien achalandés, centres commerciaux (State Department Store, Shangri-La Mall), restaurants internationaux (coréen, italien, etc.), cafés branchés, salles de sport, cinémas, espaces de coworking, hôpitaux privés et principales écoles internationales. La ville abrite également la majorité des emplois pour expatriés en dehors des sites miniers et la plus grande partie de la communauté étrangère du pays.
En contrepartie, Oulan-Bator cumule des inconvénients qui peuvent peser au quotidien : embouteillages massifs, infrastructures routières défaillantes, conduite anarchique, pollution de l’air dramatique en hiver, internet parfois lent, offre de loisirs limitée par rapport à de grandes capitales, climat très rigoureux. La ville reste néanmoins globalement abordable et relativement sûre, même si les autorités relèvent une criminalité en hausse (vols, agressions ponctuelles, notamment alcoolisées).
La vie à la campagne ou dans les petites villes est au cœur de l’identité mongole, caractérisée par des paysages spectaculaires, un ciel immense, un air pur et des nuits étoilées. Les troupeaux et les ger (yourtes) ponctuent l’horizon. C’est l’endroit idéal pour découvrir la culture nomade : partager un thé salé au lait (süütei tsai) avec une famille d’éleveurs, goûter à la cuisine traditionnelle à base de viande et de produits laitiers, et comprendre le rythme des saisons marqué par les transhumances.
En revanche, infrastructure minimale, accès aux soins très limité, rares opportunités professionnelles hors missions spécifiques (ONG, projets de développement, tourisme d’aventure, agriculture, parfois mining off-site), connexion internet aléatoire, barrière linguistique quasi totale. Pour un expatrié, une installation durable hors de la capitale suppose souvent un projet très précis, un sponsor institutionnel ou une activité indépendante compatible avec l’isolement.
Coût de la vie : combien faut‑il prévoir pour vivre en Mongolie ?
Dans l’ensemble, la Mongolie offre un coût de la vie inférieur à celui de la plupart des grandes villes occidentales, en particulier pour ceux qui sont payés en devises fortes. Oulan-Bator figure parmi les 30 % de villes les moins chères du monde selon certains indices. Mais les écarts varient beaucoup selon votre niveau de vie, votre quartier, vos habitudes de consommation et vos voyages intérieurs.
Pour se faire une idée concrète, on peut partir des ordres de grandeur suivants à Oulan-Bator, en s’appuyant sur des estimations converties autour de 1 USD pour 3 400 MNT :
| Profil | Budget mensuel estimé (USD) | Détails clés |
|---|---|---|
| Célibataire (avec loyer) | ~870 à 1 200 | Loyer + nourriture + transport + charges |
| Expatrié moyen | ~893 | Niveau de vie local+ |
| Digital nomad | ~1 881 | Inclut logement confortable, loisirs, déplacements |
| Résident local | ~494 | Budget moyen, hors dépenses “expat” |
| Famille de 4 (sans loyer) | ~1 327 à 2 283 | Scolarité locale ou internationale non incluse |
Le salaire net moyen à Oulan-Bator tourne autour de 1 866 000 MNT, soit environ 500‑520 USD. Le PIB par habitant, lui, avoisine 3 700‑4 100 USD par an. Pour un expatrié payé par une entreprise étrangère, ces chiffres servent surtout de repère pour calibrer un paquet d’expatriation et anticiper les écarts de niveau de vie.
Logement : l’élément central du budget
Le poste de dépense majeur à Oulan-Bator reste le loyer. Les prix restent raisonnables par comparaison internationale, mais fortement segmentés selon la localisation (centre, périphérie, quartiers prisés proches du State Department Store ou de Sukhbaatar Square, zone de Zaisan ou Hunnu 2222, etc.).
| Type de logement | Loyer mensuel (MNT) | Approx. USD |
|---|---|---|
| Studio / 1 chambre centre-ville | 1 800 000 à 1 813 000 | 420–530 |
| Studio / 1 chambre hors centre | 1 200 000 à 1 420 000 | 350–395 |
| 3 chambres centre-ville | 3 500 000 à 5 068 000 | 770–1 030 |
| 3 chambres hors centre | 2 500 000 à 2 550 000 | 655–735 |
| Studio meublé 45 m² (zone standard) | ~1 100 000 | ~320 |
| Appartement meublé 85 m² (zone chère) | ~3 450 000 | ~1 000 |
À ces loyers, il faut ajouter les charges : électricité, chauffage (souvent collectif via le réseau urbain), eau, ordures. Pour un appartement d’environ 85 m², il faut compter en moyenne entre 248 000 et 273 000 MNT par mois (de l’ordre de 45 à 75 USD selon la saison et la consommation). L’accès internet haut débit est bon marché : entre 40 000 et 60 000 MNT (15 à 30 USD) par mois, un forfait mobile avec appels et données coûte autour de 24 000 MNT (environ 10 USD).
De nombreux expatriés choisissent un quartier central proche du State Department Store ou de Sukhbaatar Square pour bénéficier de la majorité des services, des cafés, des bureaux, des écoles internationales et pour réduire le temps de trajet dans les embouteillages. Des agences immobilières spécialisées (comme Mongolian Properties ou M.A.D. Urban) proposent des appartements rénovés aux standards occidentaux, entièrement meublés, avec parfois des services inclus comme le ménage hebdomadaire, le gardiennage 24/7 et une assistance en anglais.
Nourriture, restaurants et loisirs
Le panier alimentaire est relativement peu coûteux dès qu’on s’oriente vers des produits locaux (viande, laitages, quelques légumes et fruits). Les produits importés (fromages européens, vin, chocolat de marque, produits bio, etc.) sont nettement plus chers, parfois considérés comme des produits de luxe.
Résumé des principaux tarifs et coûts de base pour les services courants.
Première évaluation avec un expert pour discuter de vos besoins et objectifs.
Forfait pour la surveillance et l’entretien régulier de vos systèmes.
Création d’une solution logicielle ou d’une fonctionnalité spécifique.
Déplacement et résolution prioritaire d’un problème critique.
| Produit / service | Prix moyen (MNT) | Approx. USD |
|---|---|---|
| Repas simple au restaurant local | 16 000 à 20 000 | 4,8–5,6 |
| Menu fast‑food | ~15 000 à 19 000 | 4,5–5,5 |
| Repas 3 plats pour 2 (restaurant moyen) | ~100 000 | ~30 |
| Cappuccino | 8 600 à 8 700 | ~2,5 |
| Bière locale pression (0,5 l) | 6 000 à 7 000 | 1,8–2 |
| Litre de lait | 4 500 à 4 800 | 1,2–1,4 |
| Pain (500 g) | 2 800 à 3 000 | 0,8–0,9 |
| Œufs (12) | 7 200 à 8 000 | ~2,1 |
| Poulet (1 kg) | 8 500 à 18 000 | 3,5–5,9 |
| Bœuf (1 kg) | ~18 750 | 5,3–5,5 |
| Pommes de terre (1 kg) | 2 100 à 2 320 | 0,7 |
| Vin de gamme moyenne | 30 000 à 55 000 | 9–12 |
Pour un célibataire, un budget alimentation autour de 300 USD par mois est réaliste, davantage si l’on mange souvent à l’extérieur ou si l’on privilégie des produits importés.
Côté loisirs, les prix restent modérés : un abonnement mensuel à une salle de sport se situe entre 150 000 et 250 000 MNT, une place de cinéma coûte autour de 14 000 MNT, une coupe de cheveux pour homme environ 35 000 MNT. La vie nocturne, concentrée autour de quelques bars, pubs et clubs, revient nettement moins cher que dans les grandes métropoles occidentales.
Transports du quotidien
Les transports publics à Oulan-Bator (bus) sont très abordables : un ticket coûte autour de 1 000 MNT (0,30 USD) et un abonnement mensuel peut osciller entre 26 000 et 60 000 MNT selon les formules. Les taxis sont très bon marché, mais de nombreux véhicules font office de taxi non officiel. Le prix au kilomètre tourne autour de 3 200 MNT, avec un coût de départ aux alentours de 2 000 MNT.
L’essence se situe entre 3 470 et 4 500 MNT le litre (environ 1–1,2 USD). En pratique, beaucoup d’expatriés renoncent à conduire eux-mêmes au quotidien, à cause du trafic très dense, du manque de signalisation et de la conduite parfois agressive, et privilégient taxis ou chauffeurs privés.
Système bancaire : ouvrir un compte et gérer son argent
Le système financier mongol est très largement dominé par les banques, qui assurent environ 90 % du financement de l’économie. On compte 16 banques dans le pays, dont cinq considérées comme stratégiques : Golomt Bank, Khan Bank, State Bank, Trade and Development Bank (TDB) et XacBank. La Banque de Mongolie (Mongol Bank) sert de banque centrale et de régulateur principal, aux côtés de l’Autorité de régulation financière pour le secteur non bancaire.
Pour un expatrié, ouvrir un compte bancaire est non seulement possible mais relativement simple. La plupart des grandes banques de la capitale ont des services dédiés aux clients étrangers et sont habituées aux démarches pour les expatriés, même si le niveau d’anglais du personnel reste très variable d’une agence à l’autre.
Pour ouvrir un compte bancaire en Mongolie, il faut généralement présenter un passeport valide et un titre de séjour mongol. Si vous êtes encore sous visa de tourisme, un contrat de travail ou d’affaires justifiant votre activité peut parfois être accepté à la place de la carte de résidence. Certaines banques peuvent également demander deux photos d’identité et, occasionnellement, un document certifié ou notarié.
L’ouverture de compte se fait en agence et peut prendre de une à deux heures. Dans certains cas, la carte bancaire (débit) est délivrée dans la semaine. Les frais d’ouverture sont en général inexistants, le dépôt minimal étant souvent très faible (parfois 0 à 5 USD pour un compte de base). Pour des dépôts à terme, certaines banques demandent un minimum autour de 1 000 USD ou 1 000 000 MNT.
Il est crucial de préciser dès l’ouverture de votre compte que vous souhaitez une carte utilisable à l’international. En effet, certains comptes dits « domestiques » ne permettent de payer et de retirer des espèces qu’en Mongolie. Pour les opérations courantes (virements locaux, retraits, dépôts d’espèces, change de devises), elles sont possibles dans toutes les banques, généralement avec des frais modestes : quelques centaines de tugriks pour un virement local et de petits pourcentages sur les dépôts ou retraits en espèces.
Monnaie, change et dépôts
La monnaie locale est le tugrik mongol (MNT). Sur les dernières années, le tugrik a connu une dépréciation significative face au dollar américain, passant d’environ 1 400 MNT pour 1 USD à plus de 3 500 MNT. Cette volatilité rend les placements en MNT attractifs en apparence – les taux d’intérêt sont élevés – mais risqués si votre référence de valeur est en devise forte.
Les banques mongoles proposent des comptes dans un large éventail de devises : dollars américains, euros, renminbi chinois, won coréen, roubles russes, yen japonais, livres sterling, francs suisses, dollars australiens et canadiens, dollars de Hong Kong, de Singapour, de Nouvelle-Zélande, etc. Certaines affichent jusqu’à 16 devises différentes pour les comptes et dépôts.
Les taux offerts sur les dépôts à terme en tugrik mongol sont parmi les plus élevés au monde.
| Type de dépôt | Devise | Taux indicatif annuel |
|---|---|---|
| Dépôt à terme 12 mois | MNT | jusqu’à ~12–12,4 % |
| Certificat de dépôt 1 an | MNT | autour de 10 % |
| Dépôts à vue | MNT | env. 4,5 % |
| Dépôt à terme 12 mois | USD | jusqu’à ~3,8 % |
| Dépôt en USD (autres formules) | USD | env. 6–7 % max |
| Dépôt à terme 12 mois | EUR/RUB/CNY | jusqu’à 3 % |
| Dépôt à terme 12 mois | JPY | ~1,8 % |
Ces rendements doivent toutefois être mis en regard de l’inflation, qui a frôlé récemment les 14 %, et de la faiblesse structurelle de la devise. Sans prise de risque consciente, il est imprudent pour un expatrié de placer la totalité de ses économies en tugriks. La diversification en plusieurs devises et la conservation d’un matelas de sécurité à l’étranger restent recommandées.
Des frais de change raisonnables sont observés : une conversion USD → MNT peut par exemple entraîner un coût autour de 0,4 % de la somme. En revanche, le pays connaît ponctuellement des tensions sur les devises étrangères, avec des limites de retrait par jour (par exemple, 300 USD maximum au guichet sur un compte en devise).
Il faut aussi garder à l’esprit qu’aucune banque commerciale étrangère n’est implantée en Mongolie. Toutes les relations internationales passent donc par les banques locales, via le réseau SWIFT. Le système IBAN n’est disponible que dans certaines institutions (notamment TDB), ce qui peut simplifier les transferts avec l’Europe.
Travailler en Mongolie : secteurs porteurs, salaires et permis
Le marché du travail mongol est étroit mais dynamique dans certains secteurs. Le taux de chômage tourne autour de 5‑6 %, pour une population active d’environ 1,5 million de personnes. Le salaire mensuel moyen s’élève à environ 2,5 millions de MNT (environ 700–730 USD), avec de fortes disparités sectorielles.
L’industrie minière, pilier de l’économie, recrute régulièrement des profils étrangers hautement qualifiés : ingénieurs, géologues, managers de projet, spécialistes de la sécurité, etc. Les conditions peuvent être attractives (salaires bien supérieurs aux standards locaux, avantages, rotations fly‑in/fly‑out), mais l’environnement reste exigeant : isolement des sites, conditions climatiques extrêmes, risques industriels.
L’éducation est un secteur porteur pour les expatriés à Hanoï. Les écoles internationales recrutent des enseignants qualifiés, souvent natifs anglophones, pour des programmes comme l’IB, les IGCSE/A-Levels ou le cursus nord-américain. Les centres de langues embauchent aussi des professeurs d’anglais, parfois avec un simple certificat TEFL, mais les salaires y sont généralement plus bas.
Les organisations internationales (ONU, Banque mondiale, ONG globales comme UNICEF, Mercy Corps, World Vision, Red Cross, Asia Foundation, etc.) constituent un troisième vivier d’emplois spécialisés, en développement, gouvernance, santé publique, protection sociale ou environnement.
D’autres secteurs émergents ou porteurs incluent l’énergie (notamment renouvelable), la construction (nombreux chantiers d’infrastructures), les télécommunications, l’agrobusiness et, dans une moindre mesure, le tourisme d’aventure.
La loi mongole exige un permis de travail pour tout étranger. Des quotas sectoriels limitent la main-d’œuvre étrangère à 5-20% des effectifs, et leur salaire doit être au moins le double du salaire minimum national, dans le but de protéger l’emploi local.
En pratique, la plupart des expatriés arrivent avec un contrat déjà signé, l’employeur se chargeant des démarches de permis de travail et de visa. Monter son propre projet ou chercher un emploi sur place sans réseau est possible mais beaucoup plus compliqué, en raison des quotas, de la langue, des formalités et de la rareté relative des postes.
Visas, séjour de longue durée et permis de travail
Pour préparer une installation en Mongolie, il est indispensable de maîtriser les grandes lignes du système de visas. La réglementation distingue les courts séjours (tourisme, business de moins de 30 à 90 jours) des séjours prolongés pour travailler, étudier ou résider.
Plusieurs nationalités bénéficient d’une exemption de visa pour des séjours de tourisme ou d’affaires de courte durée. Les citoyens américains, par exemple, peuvent entrer sans visa pour des visites de moins de 90 jours. Certains ressortissants européens, australiens ou néo‑zélandais profitent d’une politique d’exemption temporaire pour des séjours de 30 jours, prolongeable une fois sur place pour 30 jours supplémentaires.
Pour un séjour dépassant 30 jours, ou pour tout projet de travail, d’étude ou de résidence en Mongolie, un visa approprié est requis. Il doit être obtenu avant le départ auprès d’une ambassade ou d’un consulat mongol. Un système d’e‑visa est également disponible pour certaines catégories, comme le tourisme, le transit ou la participation à des événements.
Pour l’emploi salarié, la combinaison classique est le visa de travail (type C/HG) assorti d’un permis de travail et d’un titre de séjour temporaire. Le processus est en grande partie piloté par l’employeur mongol, qui doit être accrédité auprès des autorités et respecter les quotas de travailleurs étrangers.
Pour embaucher un travailleur étranger en France, l’employeur doit d’abord obtenir une autorisation de recrutement. Il soumet ensuite une demande d’approbation de visa à l’Agence de l’immigration. Une fois approuvé, le visa est délivré dans une représentation diplomatique ou à l’aéroport si une autorisation préalable existe. Après l’arrivée du travailleur, les étapes incluent l’enregistrement de l’adresse, la demande du permis de travail définitif et de la carte de résidence. Les documents requis sont le passeport, le contrat de travail, des certificats médicaux, un extrait de casier judiciaire, les diplômes et des attestations de l’employeur, souvent traduits et notariés.
Les permis de travail et titres de séjour associés sont en général valables un an et renouvelables. Il est interdit de commencer à travailler avant que ces documents ne soient valides. Les travailleurs étrangers qui détiennent des actions dans une société à investissement étranger et en sont le dirigeant peuvent, dans certains cas, recourir à un visa investisseur spécifique, plutôt qu’à un permis de travail classique.
Tous les ressortissants étrangers doivent en outre s’enregistrer auprès des services d’immigration dans les 48 heures suivant leur arrivée, sous peine de se voir infliger des amendes lors de leur départ, voire des interdictions de sortie tant que les régularisations n’ont pas été payées.
Santé, hôpitaux et assurance : un point critique
Le système de santé mongol reste marqué par son héritage soviétique. Il est organisé autour d’un schéma à plusieurs niveaux (centres de santé primaires, hôpitaux de district, hôpitaux provinciaux, structures tertiaires spécialisées) et garantit en principe un accès universel à des soins de base gratuits pour les citoyens. Mais les disparités entre Oulan-Bator et les provinces sont énormes : la capitale concentre la quasi-totalité des hôpitaux modernes, des spécialistes et des équipements lourds.
Dans les districts ruraux, les populations dépendent souvent d’un seul petit centre de santé (soum health center) avec quelques infirmières et médecins généralistes, infrastructures vieillissantes, stocks limités de médicaments, et quasi absence de diagnostics sophistiqués. Dans certains aimags, on compte à peine 1,3 à 1,5 médecins pour 1 000 habitants, contre près de 4 médecins pour 1 000 habitants à Oulan-Bator. Les distances, la météo et l’état des routes compliquent encore davantage l’accès aux soins.
Nombre estimé de Mongols qui partent chaque année se faire soigner à l’étranger, principalement en Chine ou en Corée du Sud.
Il est donc indispensable pour un expatrié de souscrire une assurance santé internationale incluant systématiquement la prise en charge d’une évacuation sanitaire vers un pays voisin (Séoul, Pékin, Bangkok, voire Europe ou Amérique du Nord selon les contrats). Les primes annuelles pour une couverture solide peuvent aller d’environ 1 000 à 3 000 USD pour une personne seule, et monter autour de 7 000 à 10 000 EUR pour une famille de quatre, selon l’âge, les garanties retenues et les exclusions.
La loi mongole impose aux étrangers résidant plus de six mois de détenir une assurance santé valide. Bien qu’ils puissent adhérer au régime national d’assurance sociale, de nombreux expatriés optent pour un contrat international, plus complet et mieux accepté par les hôpitaux privés, notamment en cas d’évacuation sanitaire.
Il faut garder à l’esprit que les médicaments occidentaux sont rarement disponibles et que jusqu’à 60 % des médicaments en circulation seraient contrefaits ou de qualité douteuse selon certaines estimations. Il est donc conseillé d’arriver avec un stock suffisant de ses traitements habituels, en emballage d’origine, accompagné d’une ordonnance médicale en anglais.
Par ailleurs, l’hiver à Oulan-Bator est marqué par une pollution atmosphérique extrême. La combustion de charbon dans les quartiers de ger périphériques pour le chauffage domestique produit une concentration de particules fines parmi les plus élevées au monde, avec des indices AQI dépassant régulièrement les 200–300 (“très malsain” à “dangereux”). Pour les personnes sensibles (asthme, maladies cardiaques, enfants), il est fortement recommandé d’investir dans des purificateurs d’air pour le domicile et de porter des masques de type N95 à l’extérieur pendant les pics.
Scolarité : quelles options pour les enfants d’expatriés ?
Avec un taux d’alphabétisation de 98 % et deux tiers des jeunes inscrits dans l’enseignement supérieur, la Mongolie affiche un profil éducatif solide. Mais pour les enfants d’expatriés, ce sont surtout les écoles internationales d’Oulan-Bator qui concentrent l’attention.
Plusieurs établissements proposent des cursus complets de la maternelle au lycée, en anglais principalement, avec des programmes internationaux reconnus (International Baccalaureate, Cambridge, curriculums britannique ou nord‑américain). On trouve notamment :
Année de fondation de l’International School of Ulaanbaatar, une école IB accréditée CIS et NEASC.
– L’English School of Mongolia (ESM), école à programme britannique et IB, également reconnue par les autorités britanniques, avec des frais de 5,4 à 8,95 millions de MNT par an.
– Le British School of Ulaanbaatar (BSU), qui suit le National Curriculum anglais, propose IGCSE et A‑Levels, et facture autour de 4 000 à 7 600 USD par trimestre.
Présentation des informations clés sur l’école internationale ASU, fondée en 2006.
Curriculum basé sur le programme scolaire de l’Ontario, Canada, couvrant tous les niveaux de la maternelle au lycée.
Les coûts varient selon les niveaux, avec une fourchette approximative de 8,5 à 18,1 millions de Tugriks mongols (MNT).
– D’autres établissements comme Ulaanbaatar Elite International School, la French International School of Ulaanbaatar ou des écoles bilingues locales complètent le paysage.
Ces écoles sont majoritairement situées dans les quartiers favorisés de la capitale (Khan‑Uul, Sukhbaatar, Bayanzürkh), souvent proches des résidences privilégiées par les expatriés. Les frais de scolarité sont à intégrer très tôt dans votre budget ou votre négociation de package, car ils représentent, à eux seuls, plusieurs centaines à plus de 2 000 USD par mois et par enfant.
Vie pratique : sécurité, déplacements et quotidien
Sur le plan sécuritaire, la Mongolie est généralement décrite comme relativement sûre, surtout en dehors des grandes villes. Oulan-Bator connaît toutefois une hausse des délits liés à l’urbanisation rapide : pickpockets dans les bus et marchés, vols de sacs, cambriolages, bagarres à la sortie des bars, agressions ponctuelles, notamment lors de périodes festives comme le Naadam en juillet ou Tsagaan Sar (Nouvel An lunaire).
La consommation d’alcool, facteur aggravant de rixes, et l’acceptation de boissons d’inconnus, pouvant mener à des vols par drogue, sont à éviter. Privilégiez les taxis officiels ou VTC recommandés et évitez les attroupements nocturnes.
Les tensions xénophobes restent minoritaires mais réelles. Des groupes ultra‑nationalistes ont, par le passé, ciblé des étrangers, en particulier des ressortissants de pays voisins ou des couples mixtes. Cela ne signifie pas qu’un expatrié occidental est en danger permanent, mais impose une vigilance, surtout en période d’élections ou de crispations politiques.
En dehors de la capitale, la conduite nécessite une grande prudence en raison d’une signalisation rare, de routes peu entretenues, de la présence fréquente d’animaux errants et des dangers accrus la nuit. Il est recommandé aux expatriés d’engager un chauffeur professionnel pour les longs trajets ou en hiver. En cas d’accident, il est impératif de ne pas déplacer le véhicule avant l’arrivée de la police ou de l’assurance pour constater les faits.
La vie quotidienne comporte aussi quelques contraintes pratiques : eau du robinet non potable (tout le monde consomme de l’eau embouteillée), coupures ponctuelles de courant ou de chauffage, lenteur de certaines démarches administratives, temps d’attente dans les hôpitaux publics. Mais la capitale se montre étonnamment moderne sur d’autres aspects : boutiques de cashmere, cafés design, centres commerciaux, coworkings, services de livraison, etc.
Culture, codes sociaux et intégration
La culture mongole est profondément marquée par la vie pastorale nomade et la nécessité de la solidarité dans un environnement rude. Pour un expatrié, s’intégrer passe autant par l’apprentissage de quelques mots de mongol que par le respect de certaines règles de savoir‑vivre.
Lors d’une visite dans une famille, particulièrement en campagne dans une ger, il est d’usage de vous offrir du thé salé au lait, des produits laitiers secs (aaruul), de l’airag (lait de jument fermenté) et des plats de viande comme les buuz ou les khuushuur. Un refus catégorique est considéré comme impoli. Il est préférable de goûter un peu, même si le plat ne vous plaît pas, et de décliner ensuite avec politesse après quelques bouchées.
Le respect des aînés est très important : on les salue en premier, on leur laisse les meilleures places, on les sert en priorité. Lorsqu’on donne ou reçoit quelque chose, on utilise la main droite, parfois soutenue par la main gauche en signe de respect. Pointer les pieds vers quelqu’un, un autel ou le foyer est considéré comme impoli ; si l’on touche quelqu’un du pied par inadvertance, il est de coutume de s’excuser en lui serrant la main.
Dans une ger (yourte mongole), il est de coutume d’enlever ses chaussures avant d’entrer. La disposition traditionnelle veut que les hommes s’assoient à gauche et les femmes à droite. Il est important de ne pas s’adosser aux poteaux centraux, de ne pas franchir les objets sacrés et d’éviter de siffler à l’intérieur, car le sifflement est censé attirer les mauvais esprits.
En ville, les Mongols peuvent paraître réservés avec les étrangers, mais se révèlent souvent chaleureux après quelques échanges simples sur le temps, les voyages, la famille. Les sujets trop négatifs ou sensibles (accidents, maladies, mort) sont volontiers évités dans les premiers temps d’une relation. L’humour auto‑dérisoire et la curiosité pour la culture de l’autre aident beaucoup à briser la glace.
Beaucoup de Mongols comprennent un peu l’anglais dans les milieux d’affaires et le secteur touristique, mais en dehors de ces cercles, le mongol reste indispensable. Apprendre quelques bases, ne serait‑ce que pour dire bonjour, merci, commander un repas ou donner une adresse, est un signal fort de respect et facilite grandement les relations.
Banques, fiscalité et cadre juridique pour les expatriés
Sur le plan légal, la Mongolie fonctionne comme une république semi‑présidentielle unitaire, avec un Parlement appelé Grand Khoural d’État. Le système juridique est en évolution constante depuis la transition démocratique du début des années 1990, mais reste parfois difficile d’accès pour les étrangers, en particulier en matière commerciale ou foncière.
Les étrangers peuvent posséder un bien immobilier, mais pas la terre elle-même, qui reste propriété de l’État (droits d’usage ou baux). Concernant le secteur bancaire, la notation de crédit des banques est modeste (ex: B3 chez Moody’s) avec une perception de gestion parfois fragile. Les autorités ont récemment réformé le secteur, imposant la cotation en bourse des grandes banques systémiques et limitant les participations majoritaires d’un seul actionnaire.
Les revenus du travail issus de sources mongoles sont soumis à l’impôt sur le revenu, avec un barème progressif (taux de 10 à 20 % selon les montants). Les cotisations sociales sont obligatoires, financées conjointement par l’employeur et le salarié, incluant une composante assurance maladie. Certains pays disposent de conventions de non‑double imposition avec la Mongolie, ce qui permet parfois de réduire la retenue à la source sur les intérêts ou les dividendes.
La Banque de Mongolie surveille les mouvements de capitaux et doit autoriser certaines opérations susceptibles d’affecter le taux de change du tugrik, bien que cette règle soit rarement appliquée depuis les années 1990. De plus, tout prêt en devises accordé à un emprunteur mongol doit être rapidement enregistré auprès de la banque centrale.
Réseaux d’expatriés et ressources utiles
La communauté étrangère reste modeste en nombre absolu (moins de 25 000 résidents officiels venant de 120 pays), mais étonnamment diverse : diplomates, consultants, ingénieurs miniers, enseignants, humanitaires, entrepreneurs, artistes, digital nomads. La majorité des étrangers proviennent de Chine, de Russie et de Corée du Sud, mais les Européens, Nord‑Américains, Australiens ou Japonais sont bien présents, surtout à Oulan-Bator.
La plateforme InterNations offre une communauté active en Mongolie avec des événements réguliers, des groupes d’intérêt (randonnée, gastronomie, arts) et un forum d’entraide pratique. Parallèlement, l’International Women’s Association of Mongolia (IWAM) rassemble des femmes de toutes nationalités autour d’actions caritatives et de rencontres sociales, en soutenant depuis plus de vingt ans des projets pour les femmes et enfants vulnérables.
Des forums spécialisés comme Expat.com ont également une section Mongolie, où l’on retrouve de nombreux témoignages de francophones installés sur place, qu’ils soient étudiants, enseignants, artisans, ingénieurs ou entrepreneurs. Ces espaces offrent des retours d’expérience précieux sur le choc culturel, la recherche de logement, les relations avec l’administration ou la vie sociale.
Au‑delà de ces structures, la petite taille de la communauté internationale à Oulan-Bator fait que tout le monde finit par se croiser : concerts, expositions, fêtes d’ambassade, quiz nights dans les pubs, groupes de randonnée, ateliers d’art, etc. Un expatrié suffisamment curieux et ouvert trouve vite des cercles d’amitié, à la croisée de mondes mongol et étranger.
Conclusion : un pays pour qui ?
S’installer en Mongolie en tant qu’expatrié n’a rien d’un déménagement anodin. Le climat est l’un des plus durs au monde, la pollution hivernale d’Oulan-Bator peut décourager, le système de santé impose d’avoir une excellente assurance, et les lenteurs administratives, les coupures, les routes défoncées ou le manque de loisirs urbains pèsent parfois sur le moral.
Malgré des conditions de vie parfois rudes, le pays offre un coût de la vie modéré, des opportunités professionnelles dans les mines, l’éducation ou les ONG, une capitale à taille humaine, de bonnes écoles internationales, une nature préservée à proximité et une culture fascinante, fusionnant traditions nomades, bouddhisme, héritage soviétique et modernité.
La Mongolie convient particulièrement aux profils prêts à sortir de leur zone de confort : familles d’expatriés accompagnées par un employeur solide, jeunes professionnels en quête de responsabilités rapides, spécialistes du développement ou de l’humanitaire, entrepreneurs agiles, voyageurs au long cours qui souhaitent se poser quelques années. Pour eux, la clé du succès résidera dans une préparation minutieuse (visas, santé, budget, logement), une bonne dose de résilience, et la volonté sincère de comprendre et respecter le pays qui les accueille.
Dans ce contexte, un guide n’est jamais qu’un point de départ. Le reste se construira sur place, jour après jour, sous le grand ciel bleu de Mongolie.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Mongolie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Mongolie pour sa fiscalité compétitive sur les revenus, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie nettement inférieur à la France (Oulan-Bator ~50 % moins cher que Paris) et la possibilité de structurer des investissements dans une économie en développement (mines, énergies, services). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de logement, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, comptable) et intégration patrimoniale. Ce dispositif lui permet de viser des économies fiscales significatives, tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double imposition via convention FR‑MN, adaptation culturelle forte).
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