Les sites touristiques incontournables en Jamaïque

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Posée au cœur de la mer des Caraïbes, la Jamaïque condense sur une seule île tout ce que l’on imagine – et souvent bien plus – quand on pense au paradis tropical. Plages infinies de sable blanc ou noir, montagnes couvertes de brume, cascades spectaculaires, rivières à descendre en radeau de bambou, villages de pêcheurs paisibles, grandes maisons de planteurs, distilleries de rhum, temples du reggae et musées dédiés à Bob Marley : le territoire est compact, mais l’offre touristique est d’une densité étonnante.

Bon à savoir :

La Jamaïque offre bien plus que ses plages. Avec plus de 600 miles de côtes, près de 50 plages publiques, un massif montagneux classé à l’UNESCO, un lagon bioluminescent rare et des sites naturels emblématiques du cinéma, le pays se compose de régions distinctes : la côte nord animée, la côte sud plus secrète, l’intérieur montagneux et la capitale culturelle trépidante.

Ce panorama propose un véritable tour de l’île à travers ses sites les plus emblématiques, en reliant les lieux entre eux et en expliquant ce qui en fait des étapes vraiment incontournables, que l’on vienne chercher la plage, la nature, l’histoire, la gastronomie ou la musique.

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Ocho Rios et les grandes cascades du nord

Ancien village de pêcheurs devenu grand port de croisière, Ocho Rios concentre quelques-uns des sites naturels les plus célèbres du pays. La ville elle-même reste de taille modeste, mais elle est entourée de rivières, de collines couvertes de végétation et de plages abritées.

Dunn’s River Falls, la star des cascades

Située à quelques kilomètres à l’ouest du centre d’Ocho Rios, Dunn’s River Falls est l’un des monuments naturels les plus connus de la Jamaïque, et l’une des rares cascades travertine au monde à se jeter directement dans la mer des Caraïbes.

Le site se présente comme un long escalier naturel de pierre blanche, haut d’environ 55 mètres et long de près de 180 mètres, ponctué de bassins et de petites piscines naturelles. Ce caractère « vivant » vient des dépôts de carbonate de calcium qui reconstruisent constamment les marches de roche. À la base, une plage de sable clair, Dunn’s River Falls Beach, marque la rencontre spectaculaire entre l’eau douce et l’eau salée.

L’expérience emblématique consiste à remonter les chutes en petit groupe, encadré par un guide officiel. Les visiteurs se tiennent souvent par la main pour former une chaîne humaine et gravir les marches humides. La montée peut durer de 35 minutes à plus d’une heure et demie selon le rythme, et un sentier sec parallèle permet d’observer ceux qui grimpent sans se mouiller.

Exemple :

Le parc entourant la cascade a été aménagé en un vaste complexe de loisirs. Il comprend un jardin familial avec des jeux d’eau pour enfants, des aires de pique-nique, une plage accessible toute la journée, un marché d’artisanat local, ainsi que des bars et un espace de restauration proposant des spécialités jamaïcaines comme le jerk chicken, le porc et le poisson. Une attraction payante, le « Falls Flyer », offre un parcours de tyrolienne pour survoler les chutes.

Les services annexes complètent l’offre : location de casiers et de chaussures d’eau, vestiaires, photographes officiels qui suivent les groupes dans la montée. L’entrée inclut la visite guidée des chutes et l’accès à la plage. Le site, acquis par l’État dans les années 1970, est depuis géré comme un parc national, avec une attention particulière à la sécurité et à la régulation des flux.

Pour mieux situer Dunn’s River Falls par rapport aux grandes villes touristiques, le tableau suivant donne un aperçu des distances approximatives par la route :

Ville de départDistance approximativeDurée indicative
Ocho Rios3 km10 minutes
Falmouth~70 km1 h – 1 h 10
Montego Bay~100 km1 h 30 – 1 h 45
Kingston~100 km1 h 10 – 1 h 15
Port Antonio~105 km2 heures
Negril~175 km2 h 50 – 3 heures

Le site a été rendu encore plus célèbre par le cinéma et la culture populaire. Les chutes apparaissent notamment dans le premier James Bond, « Dr. No », ainsi que dans le film « Cocktail » avec Tom Cruise. Elles ont reçu plusieurs distinctions de tourisme régional, dont des titres d’attraction d’aventure leader dans les Caraïbes, et leur tyrolienne a été primée par la presse spécialisée croisière.

Blue Hole et Konoko Falls, les alternatives plus intimistes

À quelques kilomètres dans les collines au-dessus d’Ocho Rios, le Blue Hole (souvent surnommé « Secret Falls ») offre une version plus sauvage du bain en rivière. Il s’agit d’une succession de bassins d’un bleu intense, de chutes plus modestes et de trous d’eau naturels dans la roche calcaire. Des lianes et cordes installées par les habitants permettent de se balancer avant de plonger, avec certains sauts pouvant atteindre une dizaine de mètres de hauteur.

Astuce :

Le site est géré de façon communautaire, offrant une atmosphère plus décontractée que les Dunn’s River Falls. Des guides locaux accompagnent les visiteurs dans l’eau, indiquent les zones de saut appropriées et veillent à la sécurité de tous.

Plus proche de la ville, Konoko Falls combine petites cascades, jardins tropicaux et un parc botanique. L’endroit, plus calme et à taille humaine, est souvent présenté comme idéal pour les familles avec enfants ou pour ceux qui préfèrent une marche plus douce au milieu de la végétation, avec des points de vue sur Ocho Rios et la mer.

Mystic Mountain et Fern Gully, la forêt au-dessus de la mer

Au-dessus d’Ocho Rios, Mystic Mountain transforme la forêt tropicale en terrain de jeu d’aventure. On y accède par un télésiège, le Sky Explorer, qui grimpe à plus de 200 mètres d’altitude en survolant la canopée. Une fois en haut, plusieurs activités sont proposées : un bobsleigh sur rail inspiré de l’équipe jamaïcaine de bob, une tyrolienne à travers les arbres et un toboggan aquatique qui finit dans un bassin en hauteur.

Attention :

Ancienne rivière transformée en route, elle serpente sur trois miles dans un canyon couvert d’une forêt dense abritant plus de 200 espèces de fougères, offrant un aperçu de la végétation originelle de la zone.

Rivières, grottes et plages autour d’Ocho Rios

Ocho Rios est aussi un point de départ pour d’autres expériences aquatiques. La White River, à la limite de la paroisse de St. Ann, est réputée pour le tubing et le rafting sur des embarcations légères, avec des parties plus calmes et quelques rapides accessibles aux débutants. Plus à l’ouest, la Martha Brae River, autour de Montego Bay, propose des descentes en radeau de bambou, une activité devenue l’un des symboles du tourisme jamaïcain.

Le littoral offre plusieurs plages intéressantes. Ocho Rios Bay Beach (souvent appelée Turtle Beach) est la grande plage publique en centre-ville, avec des eaux calmes, des services de base et une situation idéale à quelques minutes du port de croisière. Un peu plus loin, Mahogany Beach accueille un petit bar-grill, un accès à une rivière d’eau douce où l’on peut faire du rafting en bambou et des services payants. Plus à l’est encore, James Bond Beach, à Oracabessa, combine décor de carte postale et clin d’œil cinématographique : on y a tourné des scènes d’un des premiers films de l’agent 007, en lien avec la présence historique d’Ian Fleming dans la région.

Enfin, le réseau de grottes calcaires de Green Grotto, à Runaway Bay, attire les amateurs de géologie. Sur plus d’un kilomètre de galeries, stalactites, lacs souterrains et grands halls rappellent l’importance de la roche calcaire dans la formation de l’île.

Negril, l’icône balnéaire de l’ouest

Tout à fait à l’ouest, Negril concentre un autre visage de la Jamaïque : celui des plages infinies, des eaux turquoise et des couchers de soleil légendaires. Ancien village de pêcheurs, la ville est devenue l’une des destinations balnéaires les plus connues des Caraïbes, sans avoir totalement perdu son côté décontracté et un peu bohème.

Seven Mile Beach, l’archétype de la plage caribéenne

La grande vedette de Negril est Seven Mile Beach, un long arc de sable blanc qui s’étire en réalité sur environ sept kilomètres, entre Bloody Bay au nord et Long Bay au sud. La plage proprement dite est divisée en sections, certaines publiques, d’autres attenantes à des resorts qui proposent parfois des pass journée.

Le sable est fin, presque poudreux, d’un blanc éclatant, et la mer offre une palette de bleus, du turquoise au bleu profond. La baie est abritée, ce qui garantit des eaux calmes, peu profondes sur plusieurs dizaines de mètres, idéales pour la baignade, le paddle ou le kayak. Les activités motorisées sont nombreuses : jet-ski, parachute ascensionnel, excursions en bateau à fond de verre vers les récifs proches.

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Seven Mile Beach est une plage emblématique des Caraïbes, célèbre pour ses couchers de soleil spectaculaires et son ambiance animée.

Rick’s Café et les falaises de l’Ouest

Sur la partie ouest de Negril, les longues plages cèdent la place à des falaises calcaires spectaculaires, les West End Cliffs. Perchés sur ces rochers, plusieurs établissements permettent d’allier vue panoramique et baignade dans une eau très claire.

Rick’s Café, bar-restaurant créé dans les années 1970, est devenu une institution. L’endroit est particulièrement connu pour ses plongeons depuis les falaises, avec des plateformes de différentes hauteurs, et pour ses fins de journée où l’on vient admirer le soleil disparaître dans la mer au son du reggae. L’ambiance est résolument touristique et festive, parfois bondée, mais le point de vue reste remarquable.

Expériences intimistes sur les falaises

Au sud, découvrez des établissements offrant un accès privilégié à la mer et des spots de snorkeling exceptionnels au cœur de grottes naturelles.

Accès direct à la mer

Des échelles fixées à la roche permettent un accès facile et unique à l’eau depuis les falaises.

Exploration de grottes

Explorez à la nage des grottes naturelles, idéales pour la plongée avec masque et tuba (snorkeling).

Richesse des fonds marins

Découvrez des fonds rocheux abritant poissons tropicaux, coraux et parfois des tortues marines.

Les falaises de Negril ont également servi de décor à des tournages, notamment pour un film de la saga James Bond, renforçant encore leur aura mythique.

Îlots, cascades et sources minérales autour de Negril

À quelques encablures de Seven Mile Beach, Booby Cay est un minuscule îlot accessible en bateau. On y trouve de petits bouts de plage, un récif corallien propice au snorkeling, des grillades de fruits de mer préparées sur place par des pêcheurs et une atmosphère très détendue. Les infrastructures y sont limitées, ce qui en fait un endroit parfait pour qui cherche un sentiment d’évasion.

À l’intérieur des terres, Mayfield Falls, dans les collines de Westmoreland, offre une succession de cascades modestes mais nombreuses, des bassins naturels et une rivière claire à remonter avec un guide au milieu d’une végétation luxuriante. Les bassins sont réputés pour leur eau minéralisée, que beaucoup considèrent comme apaisante.

À une vingtaine de minutes de route, le Blue Hole Mineral Spring se présente sous forme de doline remplie d’une eau claire et profonde, dans une cavité de roche calcaire. On y pénètre soit par un saut depuis la surface, soit par une échelle. L’eau, riche en minéraux, est réputée pour ses bienfaits ; un bassin extérieur et un bar complètent l’installation.

Nature et ambiance locale : Great Morass, Royal Palm Reserve et marchés

En retrait de la côte, le Great Morass forme une vaste zone humide, refuge de nombreux oiseaux, reptiles et poissons. Une partie de cet écosystème est protégée au sein de la Royal Palm Reserve, avec des passerelles en bois qui permettent d’observer la faune et la flore sans abîmer l’environnement. On y découvre l’importance des palmiers royaux et des marécages pour l’équilibre écologique de Negril.

Côté culture, la station possède un marché artisanal où l’on trouve bijoux, vêtements, sculptures et souvenirs fabriqués localement. L’offre culinaire est très diversifiée, des grills de bord de plage aux restaurants plus sophistiqués. On y retrouve les grands classiques jamaïcains – jerk chicken, ackee and saltfish, fruits de mer et lobster grillée – souvent accompagnés de Red Stripe bien fraîche ou de rhum local.

Montego Bay, portes d’entrée et mer protégée

Montego Bay, souvent surnommée « MoBay », est à la fois une grande ville, un hub touristique et un point d’accès privilégié au pays grâce à l’aéroport international Sangster. Elle combine plages, zones balnéaires très développées, sites historiques et un parc marin protégé.

Doctor’s Cave Beach et Montego Bay Marine Park

Sur la fameuse « Hip Strip » (Gloucester Avenue), Doctor’s Cave Beach compte parmi les plages les plus emblématiques de la Jamaïque. Le sable y est d’un blanc très pur, l’eau particulièrement claire, bleu saphir et turquoise, protégée par un récif au large qui en fait un véritable lagon calme.

Bon à savoir :

Une légende du XXᵉ siècle attribue des vertus curatives à ces eaux. Le site est idéal pour la baignade, le snorkeling ou le farniente. Il est équipé de restaurants, d’un bar de plage, de douches, de sauveteurs et propose la location de chaises et parasols, moyennant un droit d’entrée.

L’ensemble de la baie est intégré à un parc marin protégé, le Montego Bay Marine Park, qui englobe plusieurs récifs nommés (Marley’s Garden, Coyaba Reef, Secrets Reef). Les plongées et sorties en bateau à fond de verre permettent d’y observer une grande variété de coraux et de poissons tropicaux, mais aussi raies, murènes, parfois tortues. Ces zones protégées illustrent le rôle central du tourisme durable et de la préservation d’un écosystème corallien qui compte plus de 60 espèces différentes de coraux autour de l’île.

Autres plages et activités côtières

Outre Doctor’s Cave, Montego Bay offre une série de plages plus ou moins fréquentées. Cornwall Beach, plus petite et souvent plus calme, attire ceux qui recherchent un peu plus de tranquillité à proximité de la ville. Aqua Sol Beach, très fréquentée par les locaux, est adossée à un petit parc de loisirs avec karting et activités nautiques, ce qui en fait une étape très familiale.

Exemple :

Burwood Beach, située en direction de Trelawny, est présentée comme une plage publique familiale. Elle est équipée de kiosques, d’aires de jeux et de petits restaurants. Son accès est soumis à une faible redevance d’entrée.

Montego Bay constitue aussi une base pour des excursions variées : sorties catamaran, plongée, pêche au gros, mais aussi combinés pour découvrir la côte nord : Luminous Lagoon à Falmouth, Green Grotto Caves, chutes de YS Falls plus au sud, ou les grandes maisons de planteurs de la région.

Falmouth, Luminous Lagoon et les distilleries de rhum

À une quarantaine de minutes de route de Montego Bay, Falmouth, ancien port sucrier, est aujourd’hui une escale de croisière et un point de départ vers l’un des phénomènes naturels les plus fascinants de Jamaïque : le Luminous Lagoon.

Luminous Lagoon, la magie de la bioluminescence

Aux abords de la ville, une lagune peu profonde abrite une population importante de micro-organismes marins – des dinoflagellés bioluminescents – qui émettent de la lumière lorsqu’ils sont agités. La nuit, chaque coup de rame, chaque mouvement de nageur déclenche un halo bleu phosphorescent autour de lui, créant une scène presque irréelle.

Bon à savoir :

Des excursions en bateau sont organisées le soir depuis plusieurs quais. Elles incluent souvent un arrêt dans un restaurant local, comme Glistening Waters. Les opérateurs permettent parfois aux visiteurs de se baigner pour observer directement la lueur bioluminescente sur leur corps. Ce phénomène naturel rare, présent dans seulement quelques lagons au monde, est une expérience marquante pour de nombreux voyageurs.

Appleton Estate, Hampden Estate et Worthy Park : les coulisses du rhum

Plus au sud, dans la vallée de Nassau (paroisse de St. Elizabeth), Appleton Estate est l’une des plus anciennes distilleries de Jamaïque encore en fonctionnement continu. Fondée officiellement en 1749, elle s’inscrit dans une histoire encore plus longue liée à la canne à sucre et au rhum. La visite « Joy Spence Appleton Estate Rum Experience » – du nom de la maître-assembleuse, première femme au monde à occuper ce poste – permet de comprendre le cheminement du rhum, de la canne au verre : dégustation de jus de canne, explication de la transformation en sucre puis en mélasse, visite de la distillerie, des chais de vieillissement et dégustation des différentes cuvées.

Plus au nord, dans la paroisse de Trelawny, Hampden Estate est réputé pour ses méthodes de production très traditionnelles et ses rhums très aromatiques, riches en esters. Le domaine, vieux de plus de 260 ans, se visite en petit groupe, avec un accent fort mis sur la technique : fermentation prolongée, alambics en cuivre, chai de vieillissement. Le cadre de la grande maison coloniale et des champs de canne renforce le sentiment de remonter le temps.

Hampden Estate, domaine historique de rhum

À St. Catherine, Worthy Park Estate, fondé en 1670, combine culture de la canne, sucrerie et distillerie moderne. On y produit une large part du sucre consommé localement, et des rhums commercialisés sous la marque Rum-Bar. Les visites permettent de parcourir les installations industrielles, de déguster sucre, melasse, jus de canne, puis plusieurs styles de rhums, y compris des cuvées vieux.

Ces grandes maisons illustrent le rôle historique de la Jamaïque dans le commerce du rhum, né de plantations de canne dont la prospérité s’est construite sur le travail forcé de millions d’Africains réduits en esclavage. Aujourd’hui, les visites mêlent explications techniques, dégustations et, de plus en plus, réflexion sur cet héritage.

Le tableau suivant résume quelques caractéristiques clés de ces trois domaines ouverts au public :

DomaineLocalisationParticularités majeuresStyle de visite
Appleton EstateVallée de Nassau, St. ElizabethPlus ancienne distillerie en activité, terroir du Cockpit Country, maîtresse-assembleuse pionnièreCentrée visiteur, pédagogique
Hampden EstateVallée Queen-of-Spain, TrelawnyMéthodes très traditionnelles, rhums haute-ester exportésTrès technique, petite taille de groupe
Worthy ParkLluidas Vale, St. CatherineIntégration canne–sucre–rhum, altitude autour de 370 mÉquilibre entre industriel et dégustation

Blue Mountains et Blue and John Crow Mountains National Park

En s’éloignant des côtes pour gagner l’intérieur de l’île, on change presque de monde. À l’est, les Blue Mountains, partie intégrante du parc national Blue and John Crow Mountains, dévoilent un visage radicalement différent : climat plus frais, brumes, forêts d’altitude, caféiers plantés sur des pentes escarpées, villages isolés.

Un patrimoine naturel et culturel classé par l’UNESCO

Créé en 1992 pour protéger la principale zone de captage d’eau douce de l’île et les dernières grandes forêts de montagne, le parc s’étend sur près de 194 000 acres. Son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO reconnaît à la fois son importance écologique et son rôle dans l’histoire des Marrons, ces communautés d’Africains ayant fui l’esclavage et trouvé refuge dans ces montagnes.

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C’est le nombre d’espèces végétales endémiques que l’on trouve dans les Blue and John Crow Mountains.

Côté faune, le parc est un hotspot pour les oiseaux. Plus de 200 espèces y nichent ou y séjournent pendant leurs migrations, faisant de la zone l’un des principaux refuges de l’avifaune migratrice caribéenne. C’est aussi le seul endroit où l’on peut observer l’ensemble des espèces d’oiseaux endémiques de Jamaïque. On y trouve en outre de petits mammifères comme le coney, parent des cochons d’Inde, ou encore le plus grand papillon de tout l’hémisphère ouest, le Homerus Swallowtail.

Bon à savoir :

La montagne abrite une culture marronne riche, avec des traditions de danse, de communication, de spiritualité et de médecine populaire. Des villages comme Nanny Town ou Scott’s Hall proposent des balades accompagnées par des membres de la communauté, pouvant mener à des cascades ou rivières « secrètes ».

Blue Mountain Peak, Holywell et les villages de montagne

Point culminant du pays, Blue Mountain Peak se dresse à environ 2 256 mètres d’altitude. Une randonnée d’un peu plus de 9 kilomètres permet de rejoindre son sommet depuis la région de Whitfield Hall, vieille plantation de café où l’électricité se limite encore parfois à quelques lampes à pétrole. De nombreux marcheurs choisissent de partir au cœur de la nuit, vers 3 heures du matin, pour atteindre la cime au lever du soleil. Quand le ciel est dégagé, certains affirment pouvoir apercevoir les côtes de Cuba au loin.

Les conditions peuvent être rudes : sentier boueux, portions glissantes, froid mordant au sommet, brouillard qui ferme parfois toute vue. Mais l’expérience reste une des plus marquantes du pays pour les amateurs de montagne.

Attention :

La zone de loisirs de Holywell, vers 1 200 m d’altitude, offre sentiers balisés, aires de pique-nique et vues panoramiques pour profiter du climat frais sans randonnée difficile. D’autres villages comme Irish Town, Newcastle, Mavis Bank ou Hagley Gap, avec leurs maisons colorées, églises historiques, petites plantations de café et pensions, animent les pentes.

Café Blue Mountain, un produit d’exception

Entre 600 et 1 500 mètres d’altitude, les pentes fraîches et les sols riches accueillent les caféiers du célèbre Blue Mountain Coffee. Introduite au XVIIIᵉ siècle, cette culture est devenue l’un des emblèmes gastronomiques du pays.

Les plantations, souvent familiales, récoltent les cerises à la main, sélectionnent soigneusement les grains, puis les font sécher et torréfier avec une attention minutieuse. Le résultat, un café à la fois doux, légèrement fruité et très peu amer, est parmi les plus chers du marché mondial, en partie grâce à son statut de café de terroir à origine unique.

Des domaines comme Craighton Estate ouvrent leurs portes aux visiteurs pour expliquer le processus, des fleurs blanches parfumées au jasmin aux sacs de grains prêts à l’exportation. Les visites combinent généralement balade dans les champs, explications historiques, dégustations et parfois activités de reforestation, comme la plantation d’arbres.

Port Antonio et la côte sauvage de l’est

Sur la côte nord-est, Port Antonio offre une atmosphère différente de la trépidante Montego Bay ou d’Ocho Rios. Plus discrète, plus verte, cette petite ville portuaire et ses environs ont longtemps attiré artistes et célébrités en quête de calme, d’Errol Flynn à divers écrivains.

Blue Lagoon, Rio Grande et Frenchman’s Cove

Parmi les cartes postales de Port Antonio, le Blue Lagoon tient une place à part. Anciennement appelé Blue Hole, ce bassin d’eau profonde, alimenté à la fois par la mer et par des sources d’eau douce, affiche des couleurs changeantes – turquoise, bleu saphir, vert profond – selon la lumière et l’heure du jour. Sa profondeur avoisine les 55 mètres, ce qui en fait un lieu prisé des plongeurs, nageurs et amateurs de kayak.

Le site a servi de décor au film « The Blue Lagoon » avec Brooke Shields, qui lui a donné son nom actuel, et a vu passer des personnalités comme Robin Moore ou Jacques Cousteau. Des barques et des radeaux permettent de s’y promener, parfois jusqu’à Monkey Island, petit îlot voisin, tandis qu’un restaurant sur ses rives complète l’escale.

Exemple :

La rivière Rio Grande, autrefois utilisée pour le transport des bananes, est désormais célèbre pour ses balades en radeaux de bambou de deux personnes, guidées par un batelier. Popularisée par l’acteur Errol Flynn, cette excursion d’environ 10 kilomètres traverse des gorges étroites, des zones ouvertes, des plages de galets et des fermes riveraines, avec un passage étroit appelé Lovers Rock ajoutant une note romantique.

Frenchman’s Cove, à l’est de la ville, réunit sur une petite crique un décor quasi parfait : un cours d’eau douce qui débouche directement sur une plage de sable blanc bordée de palmiers et de collines verdoyantes, avec mer turquoise au premier plan. Le site, aménagé avec snack-bar, douches, vestiaires et tables de pique‑nique, a été régulièrement cité parmi les plus belles plages du pays par des magazines internationaux.

Cascades et plages de l’est : Reach Falls, Somerset, Boston Bay, Winnifred

À courte distance de Port Antonio, Reach Falls se compose d’une chute d’une vingtaine de mètres plongeant dans un bassin profond, entouré de rochers et d’une végétation dense. Un réseau de grottes sous la cascade peut être exploré avec un guide. Le site a la réputation d’être moins fréquenté que d’autres grandes cascades de l’île, tout en offrant une expérience naturelle saisissante.

Somerset Falls

Sur la rivière Daniels, un site naturel alliant torrents, bassin et grottes, avec des commodités pour une journée complète.

Exploration Naturelle

Découvrez une combinaison unique de torrents, d’un bassin et de grottes accessibles, notamment par une petite promenade en bateau passant derrière le rideau d’eau principal.

Visite Guidée

Accédez aux grottes en empruntant une courte promenade en bateau offrant une perspective immersive derrière la cascade principale.

Services sur Place

Profitez d’un restaurant et d’une boutique, faisant de Somerset Falls un lieu idéal pour une sortie d’une journée complète.

Côté mer, Boston Bay est surtout renommée pour deux choses : ses vagues, qui en font un des spots de surf les plus réguliers de Jamaïque, et son jerk. Le petit centre de restauration local, Boston Jerk Centre, est un véritable temple du poulet et du porc marinés puis cuits lentement sur des feux de bois de pimento. Un festival annuel du jerk y rappelle l’importance de cette technique culinaire pour l’identité du pays.

Astuce :

Non loin, la plage de Winnifred – gratuite, avec contribution volontaire – est appréciée pour son ambiance très locale, ses eaux calmes et ses stands de cuisine de rue proposant fruits de mer, jerk chicken et autres spécialités jamaïcaines. C’est un endroit privilégié pour ressentir la Jamaïque en dehors des structures hôtelières standardisées.

Titchfield Peninsula, Folly Ruins, Navy Island

Au centre même de Port Antonio, la Titchfield Peninsula sépare les deux baies de la ville et conserve des traces du passé colonial, avec des maisons de style géorgien jamaïcain, victorien ou vernaculaire. C’est le plus vieux noyau de peuplement anglais de la région, autrefois nommé Barracktown.

Sur la pointe voisine, les Folly Ruins – restes d’un vaste manoir du début du XXᵉ siècle – offrent un témoignage spectaculaire de l’époque des grandes fortunes coloniales. À côté se tient le phare de Folly Point, construit en 1888, dont la lumière blanche porte à plus de 20 kilomètres au large.

Au milieu de la baie, Navy Island, ancien domaine privé possédé par Errol Flynn, conserve des traces de cette époque mondaine. Aujourd’hui, l’île est un lieu d’excursion pour la plage, le kayak, la randonnée légère ou le paddle.

Côte sud : Treasure Beach et le rythme lent des villages

À l’opposé de la côte nord, la façade sud de la Jamaïque attire un tourisme différent, en quête de calme et d’authenticité. Ici, pas de grands complexes hôteliers alignés le long de la plage, mais une série de baies, de petites pensions, de villages de pêcheurs et de sites inattendus.

Treasure Beach et Floyd’s Pelican Bar

Treasure Beach désigne un ensemble de criques – Frenchman’s Bay, Billy’s Bay, Calabash Bay, Great Bay, Little Bay – dont les sables, teintés de rose ou mêlés de grains noirs volcaniques, tranchent avec le blanc immaculé des plages du nord. L’ambiance y est profondément villageoise : bateaux de pêche colorés tirés sur la plage, enfants qui jouent au football en fin de journée, petits bars improvisés.

Bon à savoir :

La région se découvre loin du tourisme de masse, avec des activités comme la pêche en mer avec les pêcheurs locaux, l’équitation sur la plage ou de simples flâneries. Elle vit au rythme de projets culturels et communautaires, illustrés par des événements tels que le Calabash Literary Festival (rencontre littéraire biennale) et le triathlon de Jakes à Great Bay, plutôt que par le développement de méga-resorts.

Au large de Parottee Bay, Floyd’s Pelican Bar semble flotter au milieu de la mer. Cette structure en bois sur pilotis, construite sur un banc de sable, n’est accessible qu’en bateau. Dix minutes de traversée suffisent depuis la côte. On y boit une bière, on déguste un poisson fraîchement grillé, on se baigne autour du bar, avec vue sur l’horizon à 360 degrés. L’endroit est devenu une icône des réseaux sociaux, mais garde un charme artisanal très fort.

YS Falls, Black River Safari, Bluefields et autres criques

Un peu à l’intérieur, YS Falls offre sept niveaux de cascades dans un écrin de végétation, avec bassins naturels pour la baignade et activités comme la tyrolienne. Combinée à une excursion en bateau sur la Black River – où l’on peut observer crocodiles et oiseaux parmi les mangroves –, la visite constitue un classique des tours dans le sud.

Exemple :

Bluefields Beach, sur la côte de Westmoreland, est décrite comme un « petit bijou » peu fréquenté, offrant une large vue sur la mer et des services de base comme des douches, des toilettes et des vendeurs de nourriture. Parottee Beach se distingue par son sable sombre parsemé de coquillages et ses eaux calmes.

Kingston, capitale du reggae et cœur culturel

Souvent réduite, à tort, à une étape logistique, Kingston est en réalité l’un des grands centres culturels de la Caraïbe. La ville, désignée « Cité de la musique » par l’UNESCO, a vu naître et se développer pas moins de six genres musicaux majeurs au XXᵉ siècle – ska, rocksteady, reggae en tête – et continue de produire une quantité impressionnante de musique par habitant.

Bob Marley Museum, Tuff Gong, Trench Town Culture Yard

Au 56 Hope Road, le Bob Marley Museum occupe l’ancienne maison du chanteur, qui fut aussi son studio. Conservée avec de nombreux éléments d’origine, elle abrite sa chambre, un espace d’enregistrement, des objets emblématiques comme sa guitare en forme d’étoile ou ses tenues de scène, des disques d’or et de platine, son Grammy pour l’ensemble de sa carrière, mais aussi des traces tangibles de l’attentat dont il a été victime en 1976, sous forme d’impacts de balles.

Le site comprend un petit cinéma de 80 places, une galerie photographique, une boutique et même un café, One Love Café, ainsi qu’un espace dédié à la marque Marley Natural. Des visites guidées payantes y sont proposées en semaine, permettant de replacer le parcours de Marley dans l’histoire politique et sociale de la Jamaïque.

Plus loin, Tuff Gong International, studio fondé par Bob Marley et les Wailers sur Marcus Garvey Drive, propose des visites interactives baptisées « The Making of the Music ». On y découvre les différentes étapes de l’enregistrement, du mixage et du pressage, en hommage à une tradition de production qui a largement débordé les frontières du pays.

Tuff Gong International, studio fondé par Bob Marley et les Wailers

Dans le quartier de Trench Town, le Culture Yard conserve la maison où Marley a vécu dans un « government yard » dans sa jeunesse. Le lieu, considéré comme berceau du reggae, retrace la naissance de ce courant musical à partir des communautés marginalisées de Kingston-Ouest. On y accède de préférence avec un guide agréé, à la fois pour des raisons de sécurité et pour comprendre finement la dimension sociale et culturelle de ce patrimoine.

Autres musées et lieux musicaux

La capitale regorge d’autres lieux liés à la musique : le Peter Tosh Museum, au Pulse Centre de New Kingston, expose sa guitare en forme de fusil M16, des microphones offerts par Mick Jagger ou encore son monocycle ; le Wailers Museum, dans l’ancienne maison de Bunny Wailer, met en avant l’histoire du trio fondateur.

Le Jamaica Music Museum, dépendance de l’Institute of Jamaica, rassemble archives, instruments et enregistrements retraçant l’ensemble du paysage sonore jamaïcain, du mento au dancehall. Des studios historiques comme Studio One, Channel 1 ou Small World, ainsi que des magasins de vinyles comme Rockers International sur Orange Street, complètent ce patrimoine, même si tous ne se visitent pas systématiquement.

Côté vie nocturne, le Kingston Dub Club, perché sur les hauteurs de St. Andrew, offre le dimanche soir une combinaison très particulière : vue plongeante sur toute la ville, sound system qui diffuse roots reggae et dub, cuisine ital (végétarienne rastafari), public mélangeant locaux et visiteurs. D’autres lieux, comme Redbones Blues Café, organisent régulièrement concerts, projections et soirées culturelles.

Devon House, galeries, parcs et marchés

Kingston ne se résume pas à la musique. À quelques pas du Bob Marley Museum, Devon House, manoir géorgien du XIXᵉ siècle construit par George Stiebel, premier millionnaire noir de Jamaïque, illustre le raffinement architectural de l’époque coloniale. Classée patrimoine national, la propriété entourée de jardins abrite aujourd’hui boutiques, restaurants et surtout une célèbre crème glacée, Devon House I‑Scream, dont la file d’attente donne une bonne idée de sa popularité.

Le National Gallery of Jamaica, plus vieille et plus grande institution d’art public du pays, expose œuvres historiques et contemporaines, donnant un aperçu de la créativité jamaïcaine au-delà de la musique.

Côté plein air, Emancipation Park, au cœur de New Kingston, propose un oasis de verdure avec piste de course, grands pelouses et sculptures monumentales, dont une œuvre de 3,4 mètres de haut qui a suscité de nombreux débats. Les Hope Botanical Gardens, eux, déploient un vaste éventail de plantes tropicales, arbres centenaires et jardins thématiques.

Pour saisir le pouls de la ville, rien ne vaut un tour aux marchés. Coronation Market, qualifié de « ventre de la Jamaïque », regroupe fruits, légumes, viandes, poissons, épices, mais aussi textiles et objets du quotidien dans une atmosphère bourdonnante. Sur le front de mer, le Kingston Craft Market rassemble les artisans venus vendre sculptures, tissages, bijoux ou peintures.

Guide touristique

Port Royal, Lime Cay et les cays de la capitale

À l’extrémité de la baie de Kingston, Port Royal raconte une autre facette de l’histoire jamaïcaine : celle d’une ville de corsaires et de pirates au XVIIᵉ siècle, réputée alors pour être l’une des plus riches et des plus débauchées du Nouveau Monde. Un tremblement de terre en 1692 a fait sombrer une bonne partie de la ville sous la mer, créant aujourd’hui un site de plongée archéologique unique, la « ville engloutie ». À terre, des vestiges comme Fort Charles, la maison penchée (« Giddy House ») et un petit musée témoignent de ce passé tumultueux.

Au large de Port Royal, une série de petits îlots – les Port Royal Cays – offrent plages de sable blanc et eaux translucides. Lime Cay, minuscule île inhabitée, est la plus connue. En semaine, elle est souvent quasi déserte ; le week‑end, des bateaux entiers de Kingstoniens y organisent des fêtes. Des bars et compagnies de bateaux de Port Royal proposent des traversées, parfois combinées à des journées « tout compris » sur Maiden Cay, autre îlot prisé pour ses beach parties dominicales.

Plages, parcs marins et expériences nautiques à l’échelle de l’île

Au‑delà des pôles déjà évoqués, tout le pourtour de l’île foisonne de plages et d’aires marines qui méritent le détour. De Discovery Bay à Runaway Bay, de Mammee Bay à Oracabessa, de la Kingston Harbour aux plages noires de St. Thomas, la diversité est considérable : sable blanc immaculé, criques dorées, anses de sable noir volcanique, baies coraliennes.

Runaway Bay et ses récifs accessibles directement depuis la plage attirent les snorkelers qui y croisent poissons-perroquets, poissons‑anges, murènes, barracudas ou oursins de mer. Cardiff Hall Beach, dans la même zone, propose quelques installations et un bar de plage. Plus à l’est, autour d’Oracabessa, James Bond Beach rappelle le lien entre la Jamaïque et la création littéraire puis cinématographique de l’espion britannique.

Bon à savoir :

Sur la côte nord-est, San San Beach et les îlots voisins comme Pellew Island (Monkey Island) offrent des spots de baignade et de snorkeling dans des eaux peu profondes. Le Blue Lagoon, situé à proximité, permet d’organiser facilement une journée combinant plusieurs sites.

Au sud, les plages de Hellshire, près de Portmore, sont fréquentées surtout par les habitants de la capitale, qui y viennent pour déguster du poisson frit, du poisson escovitch ou du homard accompagné de festival (beignet de farine frit) et de bière glacée. Fort Clarence, non loin, propose une formule plus aménagée avec poste de secours, restauration sur la plage et services.

Le tableau ci‑dessous résume quelques grands types d’expériences côtières disponibles en Jamaïque :

Type d’expérienceExemples de sites représentatifs
Grande plage animéeSeven Mile Beach (Negril), Doctor’s Cave (Montego Bay)
Crique de carte postaleFrenchman’s Cove, San San Beach, Booby Cay
Plage locale et authentiqueWinnifred Beach, Hellshire Beach, Treasure Beach
Plongée / snorkeling récifalMontego Bay Marine Park, Negril Reef, Runaway Bay Reef
Lagune bioluminescenteLuminous Lagoon (Falmouth)
Plage sur îlotLime Cay, Maiden Cay, Monkey Island

Grandes maisons, héritage colonial et routes de la mémoire

La Jamaïque ne se résume pas à la nature et au reggae. L’île conserve un vaste patrimoine bâti hérité de l’époque sucrière, sous forme de « Great Houses » – ces grandes demeures qui dominaient autrefois des centaines d’hectares de canne – et de centres urbains historiques.

Attention :

Bâtie dans les années 1770 près de Montego Bay, cette maison de style géorgien est célèbre pour la légende de la « sorcière blanche » Annie Palmer. Elle se visite de jour et lors de tours nocturnes exploitant son aura de lieu hanté, offrant mobilier d’époque, récits de plantation et vue sur la mer.

Greenwood Great House, autre demeure de la région, propose un regard plus muséographique, avec une riche collection d’instruments de musique anciens, de meubles et d’objets témoignant du raffinement d’une élite coloniale qui vivait grâce à l’exploitation des plantations.

D’autres propriétés comme Bellefield Great House ou Cinnamon Hill (qui fut la résidence jamaïcaine de Johnny Cash et June Carter Cash) complètent cette exploration. À Cinnamon Hill, un petit musée retrace la vie du chanteur dans sa maison caraïbe.

Enfin, des villes comme Spanish Town, ancienne capitale établie par les Espagnols dès 1534, conservent des places historiques (Emancipation Square) où bâtiments administratifs, cathédrales et monuments témoignent des strates successives de colonisation espagnole puis britannique.

Une île de culture, de cuisine et de fêtes

Au fil de ce tour d’horizon, une constante se dégage : la Jamaïque ne propose pas seulement des paysages spectaculaires, elle offre aussi une immersion dans une culture très forte. Que l’on se trouve à un concert de reggae à Montego Bay, à un cours de cuisine jerk dans un petit village, sur un radeau de bambou au milieu d’une rivière ou dans une petite boutique de Blue Mountain Coffee, l’expérience est toujours doublée d’échanges, de musique, de cuisine ou de récits.

2018

Le reggae a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2018.

L’île alterne périodes de haute saison sèche, très prisée des visiteurs, et saison humide plus calme, où les sites sont parfois plus accessibles et moins bondés, mais où les pluies – et parfois les tempêtes – peuvent changer les plans. Dans tous les cas, l’accueil reste chaleureux, et la fameuse sensation « irie », ce sentiment jamaïcain de bien‑être, finit souvent par s’imposer.

Bon à savoir :

La Jamaïque propose une diversité impressionnante de sites incontournables : des cascades spectaculaires à Ocho Rios, des falaises à Negril, les cimes des Blue Mountains, les lagunes lumineuses de Falmouth, les plages secrètes de la côte sud et les studios de musique de Kingston. L’offre est si riche que les visiteurs planifient souvent leur prochain séjour avant même de repartir.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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