Créer son entreprise à l’étranger en Jamaïque : le guide complet pour expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

L’idée de lancer une activité en Jamaïque séduit de plus en plus d’expatriés. Île anglophone, économie de services très ouverte aux capitaux étrangers, fiscalité attractive dans certains secteurs, système bancaire relativement développé : le pays coche de nombreuses cases pour l’entrepreneur international. Mais derrière l’image carte postale se cache un environnement juridique, fiscal, bancaire et culturel très spécifique qu’il faut maîtriser si l’on veut s’installer durablement.

Bon à savoir :

Ce guide couvre les aspects essentiels pour un expatrié : choix de la structure juridique, démarches de création, accès au financement, fiscalité, acquisition de locaux commerciaux, coût de la vie pour un dirigeant, conditions de travail et de résidence, et identification des secteurs économiques porteurs.

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le terrain de jeu entrepreneurial en Jamaïque

La Jamaïque est une économie de services, de taille modeste (environ 2,7 à 2,8 millions d’habitants), fortement tournée vers l’export de biens et de services pour générer des devises. Le tourisme, la bauxite/alumine, l’agriculture et, plus récemment, les services externalisés (BPO / Global Services) restent les piliers du pays. Les services représentent environ 70 % du PIB et 65 % des emplois, tandis que 35 % de la main-d’œuvre travaille dans les secteurs dits « productifs » (agriculture, industrie, construction…).

Le gouvernement a posé une vision claire à travers le plan national Vision 2030 : faire de la Jamaïque « l’endroit de choix pour vivre, travailler, fonder une famille et faire des affaires ». Cette vision n’est pas seulement rhétorique : le pays a mené, depuis plus d’une décennie, de profondes réformes macroéconomiques, a réduit progressivement un endettement public qui frôlait 140 % du PIB au milieu des années 2010, et a amélioré significativement son climat des affaires.

Gouvernement jamaïcain – Plan Vision 2030

Dans l’ancien classement Doing Business, la Jamaïque figurait déjà parmi les pays où il était le plus simple de créer une entreprise, avec un rang de 6e mondial pour la seule étape de création d’entité. Plus globalement, le pays a grimpé dans les classements de liberté économique et d’attractivité, notamment grâce à la simplification de l’enregistrement des sociétés, à la mise en place d’un guichet unique et à une politique assumée d’ouverture aux investissements étrangers.

Attention :

Pour l’expatrié entrepreneur, il existe très peu de restrictions sur la propriété étrangère, y compris la possibilité de détenir 100% du capital de sa structure. De plus, les flux de capitaux, profits et dividendes peuvent circuler librement, sous réserve des règles classiques de conformité bancaire et fiscale.

Choisir la bonne structure juridique pour son projet

Le cadre légal des entreprises repose principalement sur le Companies Act de 2004 (et ses amendements) et le Registration of Business Names Act. Concrètement, les formes les plus courantes pour un entrepreneur étranger sont :

la société (company) soumise au Companies Act

le « business name » (sole trader ou partnership) sous le Registration of Business Names Act

la succursale d’une société étrangère (overseas company).

Le tableau suivant donne un aperçu des principales options utiles à un expatrié.

FormeStatut juridiqueResponsabilitéCaractéristiques clés
Private Limited Company (Ltd.)Personne morale localeLimitée aux apports1 directeur minimum, 1 à 50 actionnaires, pas d’appel public à l’épargne
Public Limited Company (PLC)Personne morale localeLimitée aux apports≥ 3 administrateurs, peut émettre des actions au public, adaptée aux grands projets
Limited Liability Company (LLC)Personne moraleLimitée aux apportsStructure flexible, souvent utilisée pour des JV ou projets spécifiques
Business Name – Sole TraderPas de personnalité morale distincteIllimitéeEnregistrement simple, adapté aux micro-activités, peu protecteur pour le patrimoine perso
Partnership (général ou limité)Pas de personnalité morale distincteGénérale : illimitée ; limitée : mixteFutur encadrement par les Partnership Acts de 2017 (non encore en vigueur)
Overseas Company (succursale)Extension d’une société étrangèreAu niveau de la maison mèreEnregistrement obligatoire dans le mois suivant le début d’activité locale

Pour un expatrié qui veut développer une activité sérieuse, avec des salariés, un bail commercial et potentiellement un accès au crédit, la forme la plus fréquente reste la Private Limited Company. Elle offre :

Astuce :

La création d’une société offre plusieurs avantages clés : elle constitue un écran juridique protégeant le patrimoine personnel du fondateur des risques liés à l’activité, renforce la crédibilité de l’entreprise auprès des institutions bancaires et des partenaires, et permet de faciliter l’entrée de nouveaux associés, qu’ils soient locaux ou internationaux.

La succursale d’une société étrangère peut sembler plus simple administrativement, mais elle ne crée pas de nouvelle personne morale : les responsabilités remontent à la maison mère. Pour un groupe déjà structuré cherchant une présence limitée (bureau de représentation, contrat spécifique), cela peut suffire ; pour un investisseur individuel, monter une société jamaïcaine distincte offre un meilleur « ring-fencing » des risques.

Les grandes étapes pour créer sa société en Jamaïque

Le processus de création a été fortement rationalisé, notamment grâce au guichet unique de la Companies Office of Jamaica (COJ) et au formulaire de Business Registration Form (BRF1), surnommé « Super Form ». Ce dernier permet, en un seul dépôt, de déclencher les immatriculations fiscales et sociales nécessaires.

1. Choisir et réserver son nom commercial

Le nom de votre entreprise doit être unique et ne pas être déjà enregistré. La COJ propose un service de recherche et de réservation de nom :

dépôt d’un formulaire de demande de recherche et réservation (Form 6) ;

frais de recherche : 500 JMD ;

frais de réservation : 3 000 JMD ;

coût total : 3 500 JMD.

La démarche peut se faire en ligne via le site de la COJ ou en personne. Les réponses sont en général rapides : un à trois jours ouvrables selon le canal. La réservation est valable 90 jours, ce qui laisse le temps de préparer les statuts et les autres formalités.

Exemple :

La COJ (Comité d’Orientation de la Jeunesse) peut refuser l’enregistrement d’un nom d’association s’il prête à confusion avec une entité déjà existante, s’il contient des termes vulgaires, ou s’il évoque illégalement une profession réglementée (comme ingénieur ou médecin) sans que les justificatifs de qualification nécessaires ne soient fournis. Pour anticiper un éventuel refus, il est conseillé de se présenter avec au moins trois propositions de noms différentes lors de la démarche.

2. Rédiger les statuts et remplir le « Super Form »

Pour une société, il faut déposer : le capital social, les statuts, un formulaire M0, une attestation de dépôt des fonds, et un justificatif de domicile du siège social.

– les Articles of Incorporation (Form 1A pour une société à but lucratif, Form 1B pour une entité non lucrative) ;

– le Business Registration Form (BRF1) – qui concentre l’essentiel des informations sur l’entreprise, ses dirigeants et ses demandes d’enregistrement fiscal et social ;

– le Beneficial Ownership Return (Form A/B) pour déclarer les bénéficiaires effectifs ;

– le cas échéant, le Form 3 si plusieurs classes d’actions sont émises.

Le BRF1 permet simultanément :

d’obtenir le Taxpayer Registration Number (TRN) de la société,

– de s’enregistrer pour la General Consumption Tax (GCT) si nécessaire,

– de s’affilier aux régimes sociaux obligatoires (NIS, NHT, HEART),

– de recevoir un premier Tax Compliance Certificate (TCC).

Côté personnes physiques (directeurs, fondateurs), il faut fournir :

une pièce d’identité officielle (passeport, permis de conduire, carte électorale),

le TRN individuel de chaque directeur,

– un justificatif de domicile (facture, relevé bancaire, reçu de loyer visé par un juge de paix),

– les diplômes ou certificats si le nom ou l’activité implique une profession réglementée.

1

Pour les associés étrangers, la COJ exige une copie certifiée et traduite des statuts de la maison mère.

3. Payer les frais d’immatriculation

Les coûts varient selon la forme et l’urgence souhaitée. Pour une société :

Service COJDélai indicatifFrais officiels (JMD)
Enregistrement standardEnviron 5 jours ouvrables24 500
Service « Next Day »24 h27 500
Service « Same Day »Quelques heures30 500
Frais de timbrage à la COJ+ 500

Pour un simple business name :

Type de business nameFrais (JMD)
Entreprise individuelle (Sole Trader)2 500
Partenariat 2–5 personnes2 500
Partenariat 6–20 personnes5 000
Nom commercial utilisé par une société3 000

L’Articles of Incorporation doit être « timbré » (Stamp Duty and Transfer Tax Division), formalité que la COJ peut prendre en charge moyennant les 500 JMD supplémentaires.

4. Finaliser l’immatriculation et récupérer les certificats

Une fois les dossiers validés, l’entreprise reçoit :

un Certificate of Incorporation (company) ou un Certificate of Registration (business name) ;

– les numéros TRN, NHT, NIS, HEART intégrés ;

– un certificat de conformité fiscale initial (TCC) suffisant pour démarrer les relations avec l’administration et les grandes institutions.

Les entreprises doivent ensuite respecter un ensemble d’obligations annuelles : dépôt des comptes et des déclarations auprès de la COJ, maintien d’un company secretary, mise à jour des informations sur les dirigeants et les bénéficiaires effectifs. Les business names doivent être renouvelés tous les trois ans.

Ne pas enregistrer un business name lorsque la loi l’exige, ou faire de la publicité pour une activité sous un nom non enregistré, expose à des amendes et jusqu’à trois mois d’emprisonnement.

Accéder au financement : panorama bancaire et prêts professionnels

Pour un expatrié, la question du financement est centrale. La Jamaïque dispose d’un secteur financier relativement étoffé : banques commerciales, caisses de crédit, sociétés de microfinance, bourse (Jamaica Stock Exchange) réputée dans la région. Plusieurs institutions jouent un rôle clé dans le financement des PME, chacune avec ses spécificités.

Le rôle pivot de la Development Bank of Jamaica (DBJ)

La DBJ ne prête pas directement aux entreprises. Elle agit comme une banque de développement qui refinance, via un réseau d’Approved Financial Institutions (AFI) et de Micro Finance Institutions (MFI), des prêts en faveur des micro, petites et moyennes entreprises. Parmi ses partenaires AFI figurent notamment CIBC FirstCaribbean, Citibank, First Global Bank, JMMB Bank, JN Bank, National Commercial Bank, Sagicor Bank ou Scotiabank Jamaica. Côté MFIs, on trouve des acteurs comme Access Financial Services Ltd., Bull Investments Ltd., JN Small Business Loans Ltd., LASCO Financial, etc.

La DBJ cible principalement les entreprises :

enregistrées et opérant en Jamaïque,

fiscalement conformes, avec un Tax Compliance Letter (TCL) valide,

économiquement viables et techniquement faisables,

contribuant à la création d’emplois, aux recettes en devises ou à des économies d’importations.

Financement pour les MSME

Solutions de crédit adaptées aux micro, petites et moyennes entreprises en Jamaïque, avec des conditions avantageuses.

Éligibilité et plafonds

Destiné aux entreprises avec un chiffre d’affaires ≤ 150 millions JMD et ayant moins de 50 salariés.

Couverture du financement

Peut couvrir jusqu’à 90% du coût total du projet éligible.

Durée de remboursement

Période de remboursement pouvant aller jusqu’à 10 ans pour les prêts.

Moratoire sur paiement

Possibilité de bénéficier d’un délai de grâce (moratoire) pouvant atteindre 24 mois.

La DBJ opère aussi des produits thématiques : AgriBiz (prêts jusqu’à 40 millions JMD sur 10 ans pour l’agrobusiness), prêts énergie résidentielle (jusqu’à 5 millions JMD, 90 % de financement), prêts pour outils (jusqu’à 500 000 JMD), etc. Pour les projets dans la fabrication, la santé, l’agriculture ou les industries créatives, certains produits CEF (Credit Enhancement Facility) peuvent monter jusqu’à 30 millions JMD avec un taux d’intérêt de 8 % sur 10 ans.

Le Credit Enhancement Facility : compenser le manque de garanties

La difficulté récurrente des entrepreneurs – locaux comme expatriés – est la constitution de garanties. La DBJ a donc mis en place le Credit Enhancement Facility, un mécanisme de garantie publique destiné à couvrir une partie du risque des banques lorsqu’elles financent des MSME insuffisamment nanties.

Caractéristiques principales :

couverture de garantie pouvant atteindre 90 % du montant du prêt ;

plafond de 30 millions JMD par projet ;

frais annuels de garantie de 2 % (plus GCT) sur l’encours garanti.

Le CEF est activé lorsqu’une PME sollicite un prêt auprès d’une AFI et que cette dernière constate un déficit de collatéral. C’est donc un instrument invisible pour l’entreprise, mais crucial dans la négociation.

JN Bank : de la microentreprise à la petite PME

La JN Bank, à travers son Small Business Loans Division (ex-JN Small Business Loans), propose une gamme très structurée pour les petites entreprises, avec des montants de 10 000 JMD à 15 millions JMD et des produits segmentés :

BIZ START pour les créations,

BIZ GROW pour la première phase de croissance,

BIZ GROW PLUS pour un développement plus ambitieux,

BIZ BOOST pour les projets d’augmentation de capacité.

Les micro-prêts ont des durées de 10 à 50 semaines ; les prêts petites entreprises peuvent s’étaler de 1 à 8 ans. Les garanties acceptées sont assez souples : électroménager avec numéro de série, outils de travail non spécialisés, véhicule, immobilier, garanties personnelles.

Conditions-type :

– pour une microentreprise : au moins six mois d’activité ;

– pour un prêt personnel destiné à renforcer un projet : un an d’emploi, dont six mois dans un poste confirmé ;

– délai de traitement : généralement 7 à 14 jours ouvrables après dépôt complet du dossier, avec contact par un Client Relations Officer sous 1 à 3 jours.

À noter : l’emprunteur n’a pas besoin d’être déjà client de JN Bank, mais devra ouvrir un compte pour recevoir les fonds. Des frais de traitement sont facturés et déduits du montant du prêt ou payés à part.

NCB, JMMB, Access Financial : autres options pour PME et expatriés

National Commercial Bank (NCB) propose par exemple le SME BOOST Loan, destiné à financer :

l’augmentation de capacité productive,

l’acquisition de biens immobiliers commerciaux,

le fonds de roulement.

30000000

Le produit intègre une garantie pouvant atteindre 30 millions de dollars jamaïcains (JMD), avec des taux de couverture de 90% pour les petits prêts et 80% pour les prêts MSME plus importants.

JMMB Bank (Jamaica) Limited offre un éventail de financements commerciaux en dollars jamaïcains et américains : prêts commerciaux (immobilier, équipements, BFR, expansion), prêts construction (jusqu’à 70 % du coût du projet), prêts énergie renouvelable (70 % de la valeur des équipements pour une durée allant jusqu’à 6 ans), factoring de créances, garanties bancaires et lettres de crédit stand-by.

Pour les plus petites structures ou les expatriés qui démarrent avec des activités modestes, la microfinance joue un rôle majeur. Access Financial Services Limited, par exemple, distribue des :

ACCESS Business Loans (agriculture, industrie, commerce, services),

ACCESS Partner Loans pour ceux qui n’ont pas ou peu de garanties,

MicroBiz Loans pour les très petites activités,

Green Business Loans pour les équipements économes en énergie,

– et même des prêts personnels ultra rapides pour salariés.

Tableau comparatif synthétique des principaux financeurs

InstitutionSegment cibléMontants typiquesPoints forts
DBJ (via AFI/MFI)MSME jusqu’à 150 M JMD CA / < 50 employésJusqu’à 40 M JMD (AgriBiz), 30 M JMD (CEF)Taux compétitifs, longues durées, garanties publiques
JN Bank Small Business LoansMicro et petites entreprises10 000 JMD – 15 M JMDProduits graduels (BIZ START/GROW), garanties souples
NCB – SME BOOSTPME établiesJusqu’à 30 M JMD de garantieFort réseau, appui DBJ, solutions structurées
JMMB BankPME et projets immobiliers/énergieVarie selon produit, 70 % de financement sur certains prêtsFinancement en JMD et USD, produits spécialisés
Access Financial ServicesMicroentreprises et petites activitésPetits tickets, diversification de produitsDécaissements rapides, peu de formalités

Pour un expatrié, l’accès initial au crédit sera plus facile si :

la société est correctement enregistrée et en règle fiscalement (TCC à jour),

un partenaire jamaïcain solide est impliqué (comme garant, co-emprunteur ou manager),

le business plan est détaillé et ancré dans les réalités locales (coût de la vie, salaires, culture d’entreprise).

Naviguer dans le système fiscal : ce que doit savoir un investisseur

La Jamaïque applique des taux d’impôt sur les sociétés raisonnables comparés à de nombreuses juridictions, avec toutes sortes d’incitations ciblées pour les secteurs jugés prioritaires (zones économiques spéciales, tourisme, industrie exportatrice, grands projets…).

Impôt sur les sociétés et classification des entreprises

Le principe général est le suivant :

les sociétés résidentes sont imposées sur leur revenu mondial,

les non-résidentes seulement sur leurs revenus de source jamaïcaine.

Les taux d’impôt sur les sociétés (Corporate Income Tax, CIT) varient selon la nature de l’entreprise :

Type de sociétéTaux d’IS
Société non réglementée (activité classique)25 %
Société réglementée (banques, assurances, utilities…)33⅓ % (avec quelques exceptions à 25 %)
Sociétés de building societies30 %
Compagnies d’assurance vie25 %

Les micro et petites structures peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt spécifique pour les MSME (non remboursable) de 375 000 JMD, valable pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 500 millions de JMD.

Les dépenses professionnelles ordinaires et nécessaires sont déductibles, mais les amortissements suivent des règles de dépréciation précises. Les déficits reportables sont plafonnés à 50 % du bénéfice imposable de chaque exercice, sauf exceptions (jeune entreprise durant ses cinq premières années, chiffre d’affaires inférieur à 10 millions JMD, etc.).

TVA locale (GCT) et autres taxes indirectes

La General Consumption Tax (GCT) est l’équivalent jamaïcain de la TVA.

taux standard : 15 % ;

taux spécifiques : par exemple 25 % sur certains services téléphoniques et appareils, environ 10 % pour le secteur du tourisme ;

seuil d’enregistrement GCT : 15 millions JMD de chiffre d’affaires annuel (rehaussé depuis 10 millions).

Bon à savoir :

La GCT s’applique également aux importations. Pour les services importés, l’entreprise jamaïcaine doit procéder à l’auto-liquidation de la taxe. Un crédit de taxe est parfois possible, notamment pour les services intra-groupe.

Les biens de première nécessité (certains aliments, médicaments sur ordonnance, une partie des services de construction, de transport, financiers et d’assurance) peuvent être exonérés ou à taux zéro.

À côté de la GCT, il faut compter avec :

– des droits de douane basés sur le tarif extérieur commun CARICOM,

– une Environmental Protection Levy (0,5 % de la valeur en douane ou sur 75 % de la valeur de vente locale),

– un Standards Compliance Fee (0,3 % de la valeur en douane),

– un Special Consumption Tax sur les carburants, alcools, tabacs, véhicules,

– une property tax sur la valeur foncière (0,5 à 0,9 %),

– un transfer tax (par exemple 2 % sur certains transferts d’actifs, avec des mécanismes de remboursement liés aux plus-values),

– des droits de timbre (stamp duties) sur les actes juridiques (jusqu’à 4 % sur les cessions immobilières, 1 % sur les transferts d’actions non cotées).

Incitations sectorielles et zones économiques spéciales

L’arsenal d’incitations est fourni et, pour un expatrié, il vaut la peine d’analyser en amont quels régimes peuvent s’appliquer à son projet.

On peut citer notamment :

Incentifs fiscaux en Jamaïque

Principaux régimes fiscaux incitatifs offerts par le gouvernement jamaïcain pour soutenir l’investissement et le développement économique.

Zones Économiques Spéciales (SEZ)

Offre des taux d’impôt réduits et des exemptions de taxe foncière, de taxe de transfert, de GCT et de droits de douane pour les entreprises installées dans une zone éligible. Exclut certains secteurs comme le tourisme de base, la finance classique ou l’extraction minière.

Junior Stock Market

Les PME cotées sur ce marché alternatif bénéficient d’une exonération totale d’IS sur 5 ans, puis d’une réduction de 50 % sur les 5 années suivantes (avec adaptations après 2014).

Urban Renewal Act

Offre des réductions d’impôt sur le revenu, de droits de timbre et de taxe de transfert pour des opérations de rénovation dans des zones de développement désignées (principalement Kingston et Montego Bay).

Productive Input Relief (PIR)

Permet l’exonération de droits de douane et de timbre sur certains intrants productifs, s’ils ne sont pas disponibles localement ou au sein de la CARICOM. Cible la manufacture, l’agriculture, le tourisme, les arts créatifs et la santé.

Export Free Zones (ancien régime)

Certaines opérations exportatrices bénéficient encore d’exonérations totales et permanentes d’impôt et de droits, à condition d’exporter la majorité de leur production (ex: plus de 85 %).

Pour les très grands projets ou les « pioneer industries », un nouveau cadre (Large-Scale Projects & Pioneer Industries Tax Relief Act) remplace l’ancien régime de 2013, avec des exemptions et crédits d’impôt plafonnés globalement à 0,25 % du PIB d’une année.

En pratique, pour une PME d’expatrié, l’intérêt immédiat est souvent plus marqué côté SEZ et Urban Renewal, ainsi que via l’Employment Tax Credit (ETC) qui permet, pour les employeurs déclarés et à jour de leurs contributions sociales, de réduire le taux effectif d’IS sur les bénéfices d’exploitation jusqu’à 17,5 %.

Fiscalité personnelle de l’expatrié dirigeant

Un expatrié devient généralement résident fiscal s’il :

Exemple :

Selon l’administration fiscale française, une personne est considérée comme résidente fiscale si elle remplit l’un des critères suivants : elle demeure au moins 183 jours dans l’année sur le territoire français, ou elle possède un logement disponible en France et le fréquente régulièrement, ou elle effectue des séjours jugés « habituels », comme par exemple des séjours de trois mois par an pendant quatre années consécutives. Ces critères déterminent l’obligation de déclarer l’ensemble de ses revenus mondiaux en France.

Les résidents domiciliés sont imposés sur leur revenu mondial. Les non-résidents ne paient l’impôt que sur leurs revenus jamaïcains.

Barème pour les personnes physiques résidentes :

franchise annuelle : 1,5 million JMD (seuil de base ; certaines sources récentes mentionnent un ajustement autour de 2 millions JMD) ;

– jusqu’à 6 millions JMD de revenu imposable : 25 % ;

– au-delà de 6 millions JMD : 30 %.

Les salaires sont soumis au système PAYE ; si le seul revenu provient de salaires déjà imposés à la source, la plupart des salariés n’ont pas à déposer de déclaration annuelle. En revanche, les dirigeants actionnaires percevant des dividendes, des intérêts ou des avantages en nature importants doivent s’attendre à une imposition séparée sur ces revenus.

Les dividendes locaux versés à des résidents supportent un précompte de 15 % à la source, considéré comme impôt définitif. Les non-résidents supportent en principe 25 % de retenue, mais ce taux est en cours de réduction à 15 % pour tous les non-résidents, avec priorité donnée aux taux plus favorables issus des conventions fiscales bilatérales.

La Jamaïque a signé de nombreux accords de non-double imposition avec, entre autres, le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, l’Allemagne, la Suède, la Norvège ou encore l’Espagne.

Trouver et louer un local commercial

La question du local est centrale dans de nombreuses activités : restaurant, boutique, agence de tourisme, cabinet médical, coworking, BPO, entrepôt logistique, etc. Le marché immobilier commercial jamaïcain est relativement varié, avec :

des petits locaux en pied d’immeuble ou en centre commercial,

des bureaux dans des immeubles de standing à New Kingston, Half Way Tree, Fairview (Montego Bay),

des entrepôts et plates-formes logistiques proches des axes routiers et des ports,

des terrains nus pour projet de développement.

Des agences spécialisées comme Coldwell Banker Jamaica Realty (avec des bureaux à Kingston et Montego Bay) ou des plateformes telles que Keez référencent des milliers d’annonces. Une structure comme Office Space JA s’est même positionnée uniquement sur la niche des bureaux à Kingston & St. Andrew.

Les loyers dépendent très fortement :

– de la localisation (zones prime telles que New Kingston, Cross Roads, Fairview, Rose Hall),

– de la surface,

– du standing (climatisation, parking, accès internet fibre, sécurité),

– de l’usage (bureaux, retail, entrepôt, hôtel, resort).

On peut ainsi trouver :

des petites surfaces de bureau autour de 1 000 à 2 000 USD/mois, comme un 809 sq ft à Fairview pour environ 1 200 USD ;

des bâtiments complets de plusieurs milliers de m² loués à des montants bien plus élevés (des exemples de 20 000 à plus de 50 000 USD/mois existent pour des surfaces supérieures à 20 000 sq ft).

6000000

Le prix d’acquisition de complexes hôteliers à Negril ou Long Bay peut atteindre jusqu’à 6 millions de dollars US.

La démarche classique pour louer consiste à :

1. Identifier un bien via une agence ou un site d’annonces. 2. Soumettre une candidature avec justificatifs (pièce d’identité, preuve de revenus ou de financement, parfois business plan). 3. Négocier et signer un bail, qui est en général assorti d’un dépôt de garantie et parfois de frais d’agence.

Pour un achat, il faut ajouter les vérifications juridiques (titre de propriété, absence d’hypothèque ou de litige), les contraintes de zonage et l’estimation des droits de mutation (transfer tax, stamp duties, frais d’avocat, etc.).

Coût de la vie et coût d’exploitation : un paramètre stratégique

Pour un expatrié chef d’entreprise, il est essentiel de bien mesurer non seulement le coût du fonctionnement de la société (salaire des employés, charges sociales, loyer commercial, énergie, internet), mais aussi le coût de sa propre installation (logement, scolarité, santé).

À Kingston, le coût de la vie est parmi les plus élevés du pays, environ 15 % au-dessus de la moyenne nationale. On trouve néanmoins des ordres de grandeur :

un appartement d’une chambre en centre-ville : 110 000 à 220 000 JMD/mois (environ 424 à 874 USD) ;

en périphérie : 50 000 à 100 000 JMD (274 à 425 USD) ;

un trois-pièces en centre : 200 000 à près de 480 000 JMD ;

les charges (électricité, eau, déchets) pour 85 m² : 20 000 à 33 000 JMD.

117500

Le salaire net moyen mensuel en Jamaïque est d’environ 117 500 JMD.

Pour une petite entreprise, cela signifie :

un accès à une main-d’œuvre à coût modéré Comparé à l’Europe ou à l’Amérique du Nord,

– mais une attention particulière à porter au niveau de rémunération pour attirer et retenir les talents dans les secteurs à forte demande (tourisme, BPO, IT, services créatifs).

Les charges patronales se composent notamment de :

3 % NIS sur un plafond de revenus,

3 % NHT sur l’intégralité des salaires,

3,5 % d’Education Tax,

3 % de contribution HEART sur la masse salariale.

Bon à savoir :

Les contributions sociales sont en grande partie déductibles des impôts, mais elles représentent un coût significatif dans la masse salariale totale d’un employé.

Pour le dirigeant expatrié, il faut aussi prévoir : l’adaptation au nouvel environnement culturel, la gestion des équipes multiculturelles, la maîtrise de la langue locale, la compréhension des réglementations locales, le soutien à la famille de l’expatrié, la planification de la relocalisation, et la mise en place d’un réseau professionnel adapté.

santé : 45 à 175 USD/mois en assurance ;

école internationale pour un enfant : 400 000 à 1,5 million JMD par an ;

transports : essence, voiture (les véhicules neufs peuvent coûter 4 à 7 millions JMD), ou taxis/bus (billets à 100–150 JMD l’unité, abonnements mensuels autour de 6 000 à 12 000 JMD).

La ville de Kingston offre un large éventail de services (centres commerciaux, coworkings, restaurants, hôpitaux privés), mais c’est aussi une métropole où la sécurité doit être appréhendée avec sérieux : les statistiques classent souvent Kingston parmi les villes les plus violentes, avec un niveau de risque jugé élevé pour les vols et agressions, même si les zones d’affaires sont généralement mieux sécurisées.

Immigration, permis de travail et résidence pour expatriés entrepreneurs

Installer son entreprise en Jamaïque ne suffit pas : encore faut-il pouvoir y travailler légalement. Le régime d’emploi des étrangers est encadré par le Foreign Nationals and Commonwealth Citizens (Employment) Act de 1964 et géré principalement par le Ministry of Labour and Social Security (MLSS).

Principes de base :

tout étranger qui souhaite travailler en Jamaïque doit obtenir un work permit avant de commencer son activité ;

– pour les non-Commonwealth (dont la plupart des Européens et Nord-Américains), la demande se fait avant l’arrivée ;

– pour certains citoyens du Commonwealth, il est possible de déposer après l’arrivée, mais la prestation de travail reste interdite tant que le permis n’est pas accordé.

Attention :

Le permis de travail est en principe demandé par l’employeur jamaïcain, c’est-à-dire votre société locale.

adresser une lettre de motivation au Permanent Secretary du MLSS expliquant le poste, la durée, les efforts faits pour recruter un Jamaïcain ;

apporter la preuve que l’offre a été publiée et n’a pas attiré de candidats locaux adéquats (labour market test) ;

– fournir le formulaire ad hoc, la copie du contrat de travail, les justificatifs de qualifications du candidat, un extrait de casier judiciaire, etc.

Des frais s’appliquent :

frais de dossier non remboursables autour de 14 400 à 17 250 JMD ;

droits de permis fonction de la durée : de l’ordre de 27 000 JMD pour 3 mois à plus de 100 000 JMD pour un an (d’autres sources évoquent des montants plus élevés ; se référer aux barèmes à jour).

Bon à savoir :

Les délais d’obtention varient entre 4 et 10 semaines. Une fois le permis accordé, le visa est délivré par le consulat jamaïcain. À l’arrivée dans le pays, il est impératif de faire endosser son passeport par l’Immigration, Citizenship and Passport Office pour officialiser la durée de validité du permis.

Le statut de résident permanent, délivré par le ministère de la Sécurité nationale sur proposition de l’agence d’immigration (PICA), ne confère pas automatiquement le droit de travailler : un permis de travail reste requis, même pour les résidents permanents.

Pour un entrepreneur qui investit et crée de l’emploi, obtenir un work permit est généralement possible, mais il est prudent de prévoir cette démarche très en amont du lancement effectif de l’activité et d’intégrer dans le business plan le coût et les délais de ces formalités.

Culture d’affaires et codes relationnels à connaître

La culture d’affaires jamaïcaine est un mélange subtil de formalisme hérité de la tradition britannique et de chaleur caribéenne. Comprendre ces codes est un avantage décisif pour un expatrié qui veut recruter, négocier avec des fournisseurs, convaincre une banque ou un partenaire local.

Relationnel, hiérarchie et prise de décision

Le pays fonctionne beaucoup sur la base de relations personnelles : confiance, réputation, réseaux communautaires ou familiaux. Les décisions importantes sont généralement prises par le niveau hiérarchique supérieur ; la structure est plutôt verticale, même si la consultation est fréquente.

Le respect des engagements, la fiabilité dans les délais (en particulier vis-à-vis de bailleurs, clients et autorités) est très valorisé. Paradoxalement, la notion de temps au quotidien peut être plus souple (« island time »), avec des réunions qui ne commencent pas toujours à l’heure prévue. Il est recommandé :

d’être à l’heure soi-même,

de prévoir une marge dans les plannings,

de relancer poliment plutôt que de brusquer.

Bon à savoir :

Avant d’aborder le sujet principal d’une réunion, il est courant et conseillé d’engager une conversation informelle (small talk) sur des sujets comme la famille, le sport ou la météo. Omettre cette phase d’échange peut donner une impression de froideur ou de précipitation.

Communication et langue

L’anglais est la langue officielle des affaires, de la justice, de l’administration. Le jamaïcan patois (Patwa), créole très répandu, est omniprésent dans les interactions informelles. Même si tout le monde parle anglais dans un contexte professionnel, comprendre quelques expressions de patois peut aider à se rapprocher des équipes et des partenaires.

La communication peut être à la fois directe sur les sujets factuels et indirecte pour préserver l’harmonie sociale. Une critique trop frontale, un ton agressif ou condescendant peut briser la relation. En revanche, la franchise teintée de respect est bien accueillie.

Tenue et étiquette

Malgré le climat tropical, l’habillement reste globalement formel dans les milieux d’affaires :

hommes : costume léger ou pantalon et chemise à manches longues, parfois cravate et veste selon le secteur (banque, administration, juridique…) ;

femmes : tailleur, robe professionnelle, blouse avec jupe ou pantalon.

Attention :

Dans les secteurs créatifs ou technologiques, une tenue détendue est souvent acceptée, surtout le vendredi. Cependant, les vêtements de plage comme les tongs ou les débardeurs sont à proscrire, même lors de réunions informelles.

Les salutations se font par poignée de main ferme, contact visuel et sourire. On emploie Monsieur, Madame, Docteur suivi du nom de famille jusqu’à ce que l’interlocuteur invite à utiliser le prénom.

Négociation, cadeaux, repas d’affaires

Les négociations se déroulent à un rythme réfléchi. Tenter de forcer une décision en un seul rendez-vous est rarement productif. Mieux vaut :

présenter un dossier complet, sans cacher les risques,

laisser du temps à la réflexion,

accepter la pratique du marchandage sur le prix ou les conditions.

Les cadeaux ne sont pas systématiques dans le monde des affaires. S’ils sont offerts, ils doivent rester modestes (objets de bureau, produits de la marque) pour éviter tout malaise. Dans le secteur public, le sujet est particulièrement sensible.

Les repas d’affaires suivent globalement l’étiquette européenne. À table, on attend l’invitation de l’hôte pour s’asseoir, on utilise les couverts pour tous les plats, et il est apprécié de terminer son assiette pour montrer sa satisfaction.

Secteurs porteurs et exemples concrets

L’opportunité ne manque pas pour un expatrié qui souhaite s’implanter, à condition d’aligner son projet sur les secteurs jugés stratégiques et sur les réalités de marché.

Parmi les domaines prioritaires mis en avant par les autorités :

Secteurs Porteurs à Maurice

Découvrez les principaux secteurs économiques identifiés pour le développement et l’investissement à l’île Maurice, offrant des opportunités stratégiques et une croissance durable.

Tourisme Diversifié

Hébergement, attractions, santé & bien-être et écotourisme pour une expérience visiteur complète.

Agro-industrie & Agritech

Agroparcs, transformation de produits locaux et export de spécialités comme le café ou les nutraceutiques.

Énergies Renouvelables

Objectif ambitieux d’atteindre 50% d’énergie renouvelable dans le mix énergétique d’ici 2030.

Services Externalisés

BPO/GSS, services IT et centres de services partagés pour une expertise externalisée de qualité.

Logistique & Transports

Projet de Logistics Hub visant à positionner Maurice comme le 4e nœud logistique mondial après Singapour, Dubaï et Rotterdam.

Industries Créatives

Développement des secteurs de la musique, du film, de l’animation et du design.

Des histoires d’entrepreneurs montrent que la réussite est possible avec une bonne stratégie de financement. Par exemple, une entreprise d’événementiel basée à Kingston a pu se hisser parmi les cinq leaders du pays en obtenir un prêt de plus de 30 000 USD, garanti via un mécanisme de la DBJ, pour acheter de grandes tentes et des équipements sanitaires mobiles. Son chiffre d’affaires annuel est passé d’environ 2,5 millions JMD à près de 30 millions, tout en injectant autour de 10 millions JMD par an en salaires dans une communauté défavorisée.

Dans le tourisme, des expatriés se positionnent sur : les marchés émergents, les niches touristiques spécifiques, les services de conseil et la création d’expériences authentiques.

les guesthouses et petits hôtels ciblant les nomades digitaux,

les tours guidés à thème (écologie, gastronomie, patrimoine musical),

les spas et retraites bien-être, parfois en combinant cannabis médical et services de santé.

Dans les services, la popularité croissante du télétravail crée une niche pour :

les espaces de coworking,

les services de conciergerie pour nomades digitaux,

les solutions de logement meublé de moyenne durée.

Enfin, la demande mondiale de produits naturels ouvre la voie à des entreprises de cosmétiques, de compléments alimentaires ou d’ingrédients agroalimentaires à base d’ingrédients jamaïcains (huile de ricin noire, aloe vera, herbes médicinales, fruits tropicaux).

Conclusion : conditions de réussite pour un expatrié en Jamaïque

Créer son entreprise en Jamaïque en tant qu’expatrié n’est ni un parcours du combattant ni une formalité : c’est un projet qui exige de la préparation, une bonne compréhension du cadre local et une capacité d’adaptation.

Les atouts sont réels :

Astuce :

La Belgique offre un environnement très favorable pour les entrepreneurs, avec des procédures de création simplifiées et rapides (souvent en quelques jours via la COJ et le « super formulaire »). Sa fiscalité des sociétés est raisonnable et comporte de nombreuses niches et crédits d’impôt. Le climat d’investissement est globalement favorable, avec le principe de traitement national des investisseurs étrangers. Le système bancaire est développé, offrant des facilités de crédit dédiées aux PME et un écosystème de garantie publique. Le pays se caractérise également par une grande ouverture aux flux de capitaux et de dividendes, et par un environnement anglophone facilitant l’intégration de nombreux expatriés.

Les défis ne doivent pas être minimisés :

obtention et renouvellement des permis de travail,

coût de la vie élevé dans les grandes villes pour un salaire local,

– contraintes de sécurité dans certains quartiers,

– bureaucratie parfois lente et nécessité de respecter rigoureusement les règles fiscales et sociales,

– forte importance des relations personnelles et du « fit culturel » dans le recrutement et le management.

Pour maximiser ses chances de succès, un expatrié a tout intérêt à :

Bon à savoir :

Pour réussir son implantation en Jamaïque, il est essentiel de s’entourer de conseillers locaux (avocat, expert-comptable, consultant en immigration), de structurer soigneusement sa société (gouvernance, forme juridique, fiscalité) et de bâtir une stratégie de financement articulant capitaux propres, prêts bancaires, mécanismes DBJ et subventions (IGNITE, VTA). Investissez du temps pour comprendre le tissu local, la culture d’affaires et les communautés. Enfin, calibrez votre projet sur les tendances globales (économie verte, services numériques, tourisme expérientiel) et les besoins concrets du marché jamaïcain.

En réunissant ce triptyque – maîtrise du cadre légal, solidité financière, intelligence culturelle – la Jamaïque peut devenir bien plus qu’une destination de vacances : un point d’ancrage stratégique pour entreprendre dans la Caraïbe et au-delà.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros d’actifs financiers bien structurés en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale en Jamaïque afin d’optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements internationaux et conserver un lien fort avec la France. Budget : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Jamaïque), la stratégie retenue consiste à cibler la Jamaïque pour son régime favorable aux revenus de source étrangère, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie inférieur à la France et un environnement dollarisé (USD/JMD) utile à la diversification. La mission comprend : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, conventions FR-JM), obtention du permis de résidence longue durée, choix et achat de résidence principale, adaptation couverture santé internationale, transfert bancaire et plan de rupture des liens fiscaux français (séjour >183 jours en Jamaïque, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue et restructuration patrimoniale internationale pour limiter les risques de double imposition et préparer la transmission.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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