Les sports populaires à pratiquer en Finlande

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Avec ses centaines de milliers de lacs, ses forêts à perte de vue et ses hivers interminables, la Finlande est un terrain de jeu à ciel ouvert. Dans ce pays où le sport est considéré comme un véritable passe-temps national, les disciplines ne se limitent pas au simple ski de fond ou au football. On y pratique une palette impressionnante d’activités, du hockey sur glace aux sports moteurs, en passant par la natation en eau libre, le pesäpallo ou encore le disc golf.

Cet article propose un panorama des sports les plus populaires à pratiquer en Finlande, en s’appuyant sur des données d’enquêtes, des statistiques de pratique et des exemples de terrain. L’objectif n’est pas seulement de lister les disciplines, mais de montrer comment elles s’enracinent dans la géographie, le climat et la culture finlandaise.

Un pays façonné par l’eau, la glace et la forêt

La première clé pour comprendre les sports finlandais, c’est le décor. Le pays compte près de 190 000 lacs, un immense archipel et un littoral long et découpé. Le centre du pays, autour du lac Saimaa, forme un dédale de bras d’eau et d’îles, tandis que la Laponie, au nord, vit sous la neige jusqu’à sept mois par an.

Cette configuration donne naturellement naissance à deux grands univers sportifs :

Exemple :

Le Québec se caractérise par deux univers sportifs distincts façonnés par son environnement naturel. Le premier est un monde aquatique, dominé par des activités comme la natation, le kayak, la voile, la pêche et les sports de rame, tirant parti de ses nombreux lacs et cours d’eau. Le second est un monde hivernal, marqué par la présence du ski, du patin, de la neige et de la glace, avec des disciplines aussi variées que le hockey, le ski de fond, le snowboard, la motoneige ou le ski de randonnée, adaptées à son climat saisonnier.

À cela s’ajoutent les sports collectifs de balle – football, floorball, pesäpallo – et un engouement impressionnant pour les sports mécaniques.

Nager, pagayer, glisser : la Finlande côté eau

L’eau est partout en Finlande, l’été surtout. Aller au sauna puis se jeter dans un lac, pagayer au milieu des îlots, pêcher à la tombée du jour : ces gestes sont au cœur de la vie de nombreux habitants.

Natation et sécurité : un pays de lacs qui réapprend à nager

La baignade et la natation sont extrêmement populaires, mais les Finlandais ont pris conscience que ce savoir-faire ne va plus de soi. Une vaste étude menée en 2022 avec la Fédération finlandaise d’enseignement de la natation et de sauvetage (FSL) a mis en lumière des chiffres surprenants : environ 4 % des adultes interrogés déclaraient ne pas savoir nager du tout, et 44 % n’étaient capables de parcourir que de courtes distances, jusqu’à 50 mètres.

Les pays nordiques ont pourtant adopté une définition ambitieuse de la « capacité à nager » : être capable de nager 200 mètres sans s’arrêter, dont au moins 50 mètres sur le dos. Or, en Finlande, seuls 55 % des élèves de sixième atteignaient ce niveau en 2022, contre 76 % en 2016. Une chute historique qui inquiète les professionnels, dans un pays où l’on associe pourtant natation et compétence civique de base.

Les autorités rappellent aussi les risques bien réels : un seul mois de juillet a vu 28 morts par noyade, contre 16 l’année précédente à la même période, plusieurs impliquant des enfants.

Les Finlandais ont pourtant accès à un réseau d’infrastructures remarquable : environ 300 plages publiques officielles, dont la majorité au bord de lacs, avec une entrée toujours gratuite et une qualité de l’eau jugée bonne ou excellente sur la quasi-totalité des sites selon les critères européens. En 2019, 92 % de ces plages étaient classées « bonne » ou « excellente » ; 96 % des plages de lac et environ 80 % des plages maritimes satisfaisaient aux normes les plus strictes.

Ce contraste – abondance d’eau, bonne qualité, mais baisse des compétences – explique la multiplication d’initiatives pour réapprendre à nager aux enfants comme aux adultes.

Où et comment nager en Finlande

La natation se pratique dans des contextes très variés : plages de lac, rivières, mer Baltique, piscines couvertes, mais aussi trous dans la glace en hiver pour les amateurs d’« avanto », la baignade hivernale.

Bon à savoir :

Les plages officielles sont désignées et surveillées par les municipalités. Il existe aussi des plages locales non officielles, souvent équipées de petits saunas payants. De plus, de nombreux syndicats et grandes entreprises possèdent des cabanes et saunas privés en bord d’eau, réservés à leurs membres.

Les grandes villes entretiennent aussi un maillage de piscines couvertes (« halls de natation »), comme à Mikkeli ou Savonlinna, tandis qu’Helsinki met à disposition un service en ligne permettant de consulter en temps réel la température de l’eau sur plusieurs plages populaires. Le site participatif Järviwiki ajoute une couche d’information citoyenne, avec des relevés de température et le signalement des algues bleues par les usagers. Une entreprise finlandaise a même développé un kit pour analyser soi-même la qualité de l’eau de baignade.

Afin de visualiser quelques repères, on peut résumer ainsi certains aspects de la natation en Finlande :

AspectDonnée clé
Part d’adultes ne sachant pas nager (≥18 ans)~4 %
Adultes ne nageant que de courtes distances (≤50 m)44 %
Capacité à nager selon référence nordique200 m en continu dont 50 m sur le dos
Élèves de 6e capables de nager (2016)76 %
Élèves de 6e capables de nager (2022)55 %
Plages publiques officielles~300
Qualité bonne/excellente (toutes plages, 2019)92 %
Qualité bonne/excellente (plages de lac)96 %
Qualité bonne/excellente (plages de mer)~80 %

Apprendre à nager : une priorité éducative… sous tension

L’enseignement de la natation fait partie de l’éducation de base gratuite en Finlande. En principe, la plupart des enfants apprennent à nager à l’école avant leurs 10 ans, ou via des écoles de natation privées. Mais la réalité est plus nuancée. Les grandes villes proposent bien des cours pour adultes débutants, pourtant ces groupes de 7 à 8 personnes se remplissent immédiatement. Beaucoup d’adultes – souvent des immigrés, mais pas uniquement – vivent un mélange de peur de l’eau et de honte sociale à l’idée d’avouer qu’ils ne savent pas nager.

Cette gêne est particulièrement forte chez certains hommes, pour qui reconnaître cette lacune relève presque du tabou. Des histoires circulent, comme celle d’un homme cachant pendant des années son incapacité à nager à sa compagne, alors même que le couple possédait un chalet au bord d’un lac.

Témoignage sur un tabou masculin

Pour les immigrés venus d’Afrique, d’Asie du Sud ou du Moyen-Orient, le problème vient souvent d’un manque d’accès à l’eau dans le pays d’origine, d’une absence de tradition de baignade ou de codes culturels compliquant l’accès à des piscines mixtes. Certaines femmes hésitent par exemple à fréquenter des bassins majoritairement fréquentés par une population blanche ou mixte.

Des organisations comme Monaliiku, structure de bien-être basée à Helsinki et tournée vers les femmes multiculturelles, ont développé des cours de natation réservés aux femmes, dans le cadre du projet SwimPower. Plus de 120 participantes suivent ces cours tous les six mois ; chaque séance coûte 4 euros, mais il existe malgré tout une liste d’attente. Les grandes villes, avec la FSL et la société FitPit Oy, ont aussi testé des « écoles de natation pop-up » gratuites dans plusieurs communes de la région capitale, offrant plus de 4 000 places, même si une météo fraîche en début d’été a freiné la participation.

Côté prix, la municipalité d’Helsinki facture autour de 46 euros pour huit séances d’une demi-heure en petit groupe, tandis que les cours individuels privés peuvent grimper entre 200 et 260 euros par trimestre. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme : le manque de bassins et une moindre valorisation familiale de la natation comme compétence vitale expliquent une partie du recul observé. D’où des appels à inscrire plus fermement la natation dans le cœur du programme scolaire national.

Natation en plein air, eaux libres et sécurité

L’été finlandais est indissociable de la baignade en eau libre. Plages lacustres, criques abritées de la Baltique, petites baies de l’archipel, tout invite à se jeter à l’eau. De nombreux nageurs adoptent des pratiques d’eaux libres plus sportives : longues traversées, nage avec bouée de sécurité, participation à des swimruns mêlant sections de course à pied et tronçons de natation entre îlots. Des événements de ce type se multiplient sur les lacs comme sur le littoral.

Attention :

Cette pratique suppose néanmoins quelques règles de prudence, largement diffusées par les autorités et les fédérations.

Recommandation de sécurité en eau libreObjectif principal
Ne pas nager seulLimiter le risque en cas de malaise ou crampe
Nager le long de la riveFaciliter un retour rapide à terre
Éviter toute consommation d’alcool avant de se baignerRéduire le risque de noyade
Ne pas plonger tête la première en eau inconnuePrévenir les traumatismes cervicaux
Surveiller en permanence les enfantsProtéger le public le plus vulnérable
Utiliser bouée, bonnet coloré, combinaison en eau libreAméliorer la visibilité et la flottabilité
Éviter les routes de bateaux et respecter les zones protégéesPréserver sa sécurité et l’environnement

L’autre danger majeur en été, ce sont les cyanobactéries, ou algues bleu-vert, qui prolifèrent dans les eaux réchauffées. Elles peuvent provoquer allergies, nausées et troubles digestifs. Les autorités déconseillent non seulement de s’y baigner, mais aussi d’utiliser cette eau en sauna ou pour la toilette.

Pagaie, voile et pêche : le royaume du loisir nautique

Au-delà de la natation, la Finlande est un paradis pour tous les sports de rame et de voile. Le kayak et le canoë sont presque au même rang que la randonnée pédestre : il suffit d’une carte et d’un lac. La planche à pagaie (SUP), le stand-up paddle, se développe fortement, notamment sur les lacs urbains et dans la région de Saimaa. La voile se décline sous toutes ses formes, du voilier de croisière au dériveur sportif, surtout dans les archipels du sud-ouest et le long de la Baltique.

La pêche, elle, est un marqueur culturel majeur : près d’un tiers de la population pratique régulièrement, que ce soit à la canne en été ou sur la glace en hiver. Dans les régions de lacs, on pêche depuis la barque, souvent en famille, tandis qu’en hiver, le pêcheur perce la glace, s’assoit sur un petit tabouret et attend la touche dans un silence presque religieux.

L’éventail des sports nautiques et d’eau en Finlande est étonnamment large :

Activité aquatique / nautiqueContexte de pratique typique
Natation estivaleLacs, mer, plages urbaines ou rurales
Natation en eau libre / swimrunLacs de taille moyenne, archipel, événements sportifs
PlongéeArchipel de la Baltique, certains lacs profonds
Canoë / kayak / packraftDistrict des lacs (Saimaa), rivières, zones sauvages
Stand-Up Paddle (SUP)Lacs urbains, baies calmes, zones de villégiature
Voile et navigation de plaisanceArchipel de Turku, mer Baltique, grands lacs
Pêche et pêche sur glacePartout, du sud au nord, été comme hiver
Wakeboard & câble-wakeboard (wakepark)Parcs spécifiques comme Wakepark Vuokatti, lacs adaptés
Surf d’hiver / ice surfingLacs gelés avec voiles et skis ou luges
Ice swimming (« avanto »)Lacs et mer gelés, souvent à côté des saunas

L’essor de structures comme Wakepark Vuokatti, qui propose une ligne de wakeboard sur câble de 280 mètres, illustre comment des sports plus « internationaux » sont adaptés aux conditions locales.

La Finlande des sports d’équipe : glace, gazon, parquet

Si la nature façonne de nombreux sports finlandais, les disciplines collectives occupent elles aussi une place centrale, dans les gymnases, les stades et les patinoires.

Hockey sur glace : une passion nationale… à pratiquer aussi en amateur

Le hockey sur glace est le sport le plus populaire du pays. Sur le plan médiatique, la principale ligue professionnelle, la Liiga, attire en moyenne près de 4 850 spectateurs par match, avec des clubs comme HIFK à Helsinki dépassant régulièrement les 7 000 spectateurs par rencontre. Les exploits de l’équipe nationale – « Leijonat », les Lions – couronnée championne du monde à plusieurs reprises et sacrée championne olympique en 2022, entretiennent un véritable culte.

Mais au-delà du spectacle, le hockey est largement pratiqué comme loisir : environ 200 000 Finlandais jouent au hockey de manière plus ou moins régulière. On dénombre près de 68 000 licenciés, 430 clubs, 3 000 équipes et quelque 40 000 matches disputés chaque saison. L’hiver, les patinoires extérieures surgissent dans les quartiers, et il n’est pas rare de voir des enfants jouer sur des terrains improvisés.

Les structures de ligues sont très complètes, avec plusieurs niveaux masculins (Liiga, Mestis, Suomi-sarja, puis divisions régionales) et féminins. Une version loisir, moins physique et plus axée sur le plaisir, permet aux adultes de s’initier sans se lancer dans le haut niveau.

Football : moins médiatisé, mais sport le plus pratiqué

Côté ballon rond, la situation est presque l’inverse : le football n’est pas le numéro un des audiences télé ni des affluences dans les stades, loin derrière le hockey, mais c’est de loin le sport le plus pratiqué au quotidien. On compte environ 115 000 joueurs licenciés, plus que pour le hockey, et le football est l’activité sportive la plus courante chez les 3‑18 ans. Au total, près de 400 000 personnes intègrent le football dans leurs loisirs, et la croissance annuelle du nombre de pratiquants dépasse les 10 %.

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Nombre de clubs professionnels composant l’élite masculine du football finlandais, la Veikkausliiga.

Les saisons se jouent l’été, de manière adaptée au climat, sur des terrains souvent synthétiques. HJK Helsinki, club le plus titré du pays, est aussi celui qui offre le plus de visibilité à la pratique, notamment grâce à ses apparitions en Ligue des champions et en Ligue Europa. Pour un amateur ou un expatrié, il est relativement facile de trouver un club, la fédération comptant environ un millier de structures affiliées.

Afin de comparer l’ancrage du football et du hockey dans la pratique quotidienne, on peut résumer quelques chiffres clés :

SportLicenciés approximatifsAdultes pratiquants (loisir)Jeunes pratiquants (3–18 ans)
Football~115 000~160 000~230 000
Hockey~60 000 (licenciés)~90 000~105 000

Floorball : la discipline indoor qui grimpe

Le floorball, discipline en salle jouée avec une balle plastique et des crosses légères, est devenu l’un des sports les plus visibles en Finlande. Le pays a été parmi les fondateurs de la fédération internationale et domine régulièrement les championnats du monde, avec plusieurs titres masculins, dont des doublés consécutifs.

Le Floorball en Finlande

Aperçu de la pratique et de la structure compétitive du floorball en Finlande, un sport collectif accessible et populaire.

Popularité et licenciés

La Fédération finlandaise recense plus de 39 000 licenciés, faisant du floorball le troisième sport le plus populaire en nombre de joueurs enregistrés.

Championnat d’élite : F-liiga

La ligue d’élite regroupe 14 équipes et se dispute en trois tiers-temps de vingt minutes, dans une ambiance conviviale et familiale.

Accessibilité et avantages

Sport collectif en salle, le floorball est souvent plus simple et moins coûteux à pratiquer que le hockey sur glace.

Pesäpallo : le « baseball finlandais » à vivre de l’intérieur

Le pesäpallo, surnommé « pesis », est souvent présenté comme le sport national. Inventé dans les années 1920 par Lauri « Tahko » Pihkala, il réinvente les jeux de batte et de balle à la sauce finlandaise. Le principe reste celui d’une équipe en attaque qui tente de marquer des points en frappant la balle et en parcourant les bases, et d’une équipe en défense qui cherche les éliminations. Mais les différences avec le baseball américain sont nombreuses.

La plus visible est le lancer vertical : le lanceur envoie la balle droit vers le haut au-dessus d’un large plateau circulaire, ce qui rend le contact plus facile mais impose au batteur une grande précision dans l’orientation de sa frappe. Les bases, tracées au sol en zigzag plutôt qu’en losange, modifient les trajectoires de course, et la tactique prend une place centrale. L’entraîneur, ou « pelinjohtaja », orchestre l’attaque à l’aide d’un éventail multicolore dont chaque combinaison de couleurs indique une consigne précise.

Astuce :

Le championnat finlandais de pesäpallo, la Superpesis, comprend 13 clubs masculins et 12 clubs féminins. Les équipes dominantes sont, chez les hommes, Sotkamon Jymy et Vimpelin Veto, et chez les femmes, Kirittäret et Lapuan Virkiä. La compétition bénéficie d’une fréquentation moyenne honorable, avec 1 000 à 1 600 spectateurs par match pour les hommes et environ 500 pour les femmes, ce qui est significatif compte tenu de la taille du marché national.

Pour les curieux, c’est un sport très particulier à jouer : le matériel – balle proche d’une balle de tennis mais plus lourde, batte en fibre composite, gants spécifiques – est propre à la Finlande. On trouve toutefois des clubs de niveau amateur dans de nombreuses villes, et une forte présence dans les écoles, où le pesäpallo est au programme d’éducation physique.

Un tableau aide à situer la Superpesis dans le paysage des ligues finlandaises :

Ligue / championnatType de sportPopularité (approx.)
LiigaHockey sur glace1re ligue masculine pour l’affluence
Superpesis (hommes)Pesäpallo3e ligue masculine la plus suivie
Superpesis (femmes)PesäpalloLigue féminine la plus suivie du pays
VeikkausliigaFootballLigue de référence pour le football professionnel
F-liigaFloorballRéférence indoor, forte base de licenciés

Bandy, ringette, basket et au-delà

Autour de ces grands sports d’équipe gravitent d’autres disciplines très ancrées dans le paysage :

le bandy, ancêtre du hockey sur glace, se joue avec une petite balle sur une surface de patinage géante. La Finlande a été championne du monde en 2004 et abrite une ligue nationale, la Bandyliiga, toujours vivace ;

– la ringette, importée du Canada à la fin des années 1970, se joue avec un anneau en caoutchouc et des crosses droites. C’est un sport très féminisé, et la Finlande est, avec le Canada, l’un des deux grands pôles mondiaux de la discipline ;

– le basket-ball a gagné en popularité depuis la qualification de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2014, portée par la star Lauri Markkanen. La ligue Korisliiga structure la pratique de haut niveau.

L’ensemble compose un paysage collectif riche, où chaque sport trouve son public et ses pratiquants.

Hiver finlandais : ski, neige et glace à tous les étages

L’hiver est la saison qui façonne le plus fortement la pratique sportive en Finlande, surtout en Laponie où la neige peut persister d’octobre à mai. On y compte près de 100 stations de ski, pour plus de 300 kilomètres de pistes, sans parler des milliers de kilomètres de pistes de ski de fond.

Ski de fond, ski de piste, snowboard et raquettes

Le ski de fond est souvent présenté comme le « sport national de l’hiver » : on trouve des pistes tracées quasiment partout dès qu’il y a de la neige, y compris dans les grandes villes comme Helsinki ou Lahti – cette dernière disposant d’environ 170 km de pistes préparées. Le ski de fond est à la fois un sport de performance, avec une longue tradition de champions olympiques, et une activité santé pratiquée par toutes les générations.

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Ruka, en Finlande, offre environ 200 jours de neige skiable par saison, de début octobre à fin mai.

La plupart de ces stations combinent : outils de mesure, systèmes d’alerte et interfaces utilisateur pour une expérience complète.

ski alpin et snowboard sur des pentes modérées, idéales pour l’apprentissage ;

– vastes réseaux de ski nordique balisés ;

– sentiers pour raquettes ou variantes finlandaises de raquettes glissantes (« liukulumikengät ») ;

– itinéraires pour vélo à pneus larges (e-fatbike) accessibles même en neige.

À Saariselkä, une luge de 1,8 km de long – la plus longue du pays – attire familles et amateurs de sensations, tandis que Vuokatti se distingue avec le premier tunnel de ski au monde, permettant de skier toute l’année en intérieur.

Patinage, motoneige, traîneaux à chiens et rennes

Le patinage sur glace s’exerce sur des patinoires urbaines, mais aussi sur des surfaces naturelles : baies gelées, lacs, canaux. Des itinéraires balisés sont souvent tracés sur les lacs gelés du Saimaa ou autour de Tampere, la « capitale du sauna », pour permettre des randonnées en patin.

Exemple :

En Laponie, les activités hivernales vont des safaris motorisés ou animaliers, comme la motoneige ou les sorties en traîneau à chiens ou tiré par des rennes, permettant d’accéder à des zones sauvages, à des expériences plus spécifiques telles que la pêche sur glace, l’escalade de cascades gelées (par exemple à Korouoma), l’ice-karting ou encore le vélo d’hiver.

Baignade glacée et sauna : le choc thermique comme sport populaire

La baignade en eau glacée, souvent appelée « avanto » ou « avantouinti », est l’une des pratiques les plus déroutantes pour un visiteur étranger. Dans les trous creusés à même la glace, généralement à proximité d’un sauna, les baigneurs descendent à l’eau par une échelle, restent quelques secondes puis remontent pour se réchauffer. Cette alternance chaud-froid est vécue comme un rituel de bien-être, et les adeptes parlent souvent d’un effet euphorisant.

La Finlande a vu se créer son premier club officiel de natation hivernale à Helsinki dès 1924, et des consignes strictes encadrent cette pratique : ne jamais se baigner seul, préférer plusieurs immersions très courtes plutôt qu’un long bain, et ne jamais plonger la tête la première dans le trou de glace. Dans les installations organisées, des pompes maintiennent l’eau libre de glace, et des escaliers sécurisent l’accès.

Sports moteurs : du rallye aux folkraces

Au pays de la « sisu » – ce mélange de courage, de résilience et de persévérance que les Finlandais revendiquent volontiers – les sports mécaniques occupent une place à part. Rallye et Formule 1 ont bâti une réputation mondiale, mais derrière ces vitrines se cache tout un écosystème de disciplines accessibles.

La popularité des sports moteurs s’explique en partie par la géographie : le pays compte environ 280 000 kilomètres de routes privées en gravier, sur lesquelles des générations de jeunes conducteurs ont appris à contrôler une voiture. Ajoutez des hivers longs et des routes glacées, et vous obtenez un terrain d’entraînement idéal pour les futurs champions de rallye.

Le rallye est roi, avec des figures comme Juha Kankkunen, Tommi Mäkinen, Marcus Grönholm ou plus récemment Kalle Rovanperä, devenu le plus jeune champion du monde des rallyes à 22 ans. L’épreuve phare, le Rallye de Finlande – aujourd’hui Secto Rally Finland – se déroule autour de Jyväskylä et est surnommée le « Grand Prix des rallyes » tant les vitesses y sont élevées. Elle attire chaque année des centaines de milliers de spectateurs.

Le rallye finlandais

Au niveau amateur, le « folkrace » (jokamiehenluokka, la « catégorie de monsieur-tout-le-monde ») permet de s’initier à moindre coût, avec des voitures plafonnées à environ 1 400 euros et des pilotes pouvant débuter dès 14 ans. L’idée : rendre la course auto accessible et éviter l’escalade des budgets.

En Formule 1, la Finlande affiche un ratio de champions du monde par habitant impressionnant, avec des pilotes comme Keke Rosberg, Mika Häkkinen ou Kimi Räikkönen. La culture de la performance et le sérieux de la formation – karting, encadrement psychologique, réseaux de sponsors – nourrissent cet engouement.

Course à pied, aventure et ultra : du marathon aux raids

La Finlande n’est pas qu’un pays de neige et de moteurs ; c’est aussi une terre de coureurs. La tradition remonte aux « Finlandais volants » de l’athlétisme, de Paavo Nurmi à Lasse Virén. Aujourd’hui encore, la course à pied, sur route comme en nature, connaît un succès durable.

Des événements comme le marathon de Helsinki sillonnent les rues, parcs et fronts de mer de la capitale, proposant 10 km, semi-marathon et marathon, parfois sous le soleil de minuit en juin. Des organisations spécialisées comme Runner’s High structurent ces rendez-vous.

Bon à savoir :

Plus au nord, dans des terrains plus sauvages, des épreuves d’ultra-trail comme le NUTS Karhunkierros empruntent les sentiers des parcs nationaux. Elles utilisent notamment le célèbre sentier de randonnée Karhunkierros, un itinéraire de 82 km situé au cœur du parc national d’Oulanka.

Les esprits les plus aventureux se tournent vers le raid multisports et les courses d’orientation de longue durée. L’Endurance Quest Saimaa, par exemple, fait partie de l’Adventure Race World Series. Les équipes y enchaînent VTT, kayak, trek, cordes, orientation et parfois sections de nage ou de « swimrun » sur près de 250 km, avec des cartes détaillées de différentes échelles, à parcourir en moins de 30 heures de course.

Ces formats exigent savoir-faire en navigation, endurance et capacité à évoluer dans un environnement parfois très isolé – forêt profonde, archipel, secteur lacustre. Ils reflètent un trait fort de la culture sportive finlandaise : l’aisance en pleine nature et l’acceptation de conditions météo parfois rudes.

Disc golf, sports insolites et nouvelles tendances

Parmi les tendances récentes, le disc golf s’est imposé comme l’un des sports à la croissance la plus rapide en Finlande. Selon le centre de recherche sportif KIHU, il serait désormais plus pratiqué que le golf traditionnel, le volley-ball, le basket-ball ou le tennis. Le pays compte environ 700 parcours de disc golf, souvent installés dans des parcs urbains ou en lisière de forêt. La simplicité du matériel et l’accès généralement gratuit en font une activité très attractive pour tous les âges.

Exemple :

Autour de ce cœur de pratiques émergent quantité de sports plus excentriques ou très locaux, comme le hornussen en Suisse, le bo-taoshi au Japon, ou le chessboxing qui combine boxe et échecs. Ces disciplines illustrent la diversité culturelle et l’innovation dans le monde sportif.

le football de marais (« swamp soccer »), avec un grand tournoi ayant réuni jusqu’à 200 équipes ;

– le lancer de téléphone portable, épreuve humoristique devenue presque un symbole du second degré finlandais ;

– la course de portage de femme à Sonkajärvi, où le vainqueur repart avec l’équivalent du poids de sa compagne en bière ;

– le ski-orientation et le VTT-orientation, très développés dans ce pays de cartes et de forêts.

Ces disciplines, parfois nées comme des plaisanteries, témoignent d’un rapport décomplexé au sport : on se défi, on rit, on se mesure, sans sacraliser la performance.

Une culture sportive profonde, des infrastructures accessibles

Au fil de ce panorama, une constante se dessine : en Finlande, le sport n’est pas réservé à une élite. Des ligues professionnelles existent et attirent le public – en hockey, en football, en pesäpallo, en motorsport –, mais l’essentiel de la dynamique vient d’un vaste tissu associatif, scolaire et municipal.

Quelques éléments structurants expliquent la facilité avec laquelle un résident ou un visiteur peut pratiquer un sport :

Infrastructures et culture sportives

Découvrez les principaux atouts qui font de cette région un environnement idéal pour la pratique sportive et les activités de plein air.

Installations municipales complètes

Accès à de nombreuses infrastructures publiques : patinoires, piscines, pistes, salles de sport et stades.

Réseau associatif dense

Des clubs bien organisés dans une grande variété de disciplines, du floorball et du rugby au cricket ou au baseball.

Culture du plein air

Une société qui valorise les activités en extérieur : marche, ski de fond, vélo, natation, pêche et camping.

Sport intégré à l’éducation

Un système scolaire qui inclut la pratique sportive, notamment la natation, dans son cursus obligatoire.

Dans ce contexte, « Les sports populaires à pratiquer en Finlande » ne se résument pas à une courte liste : pour qui aime l’eau, il y a la natation, la pagaie, la voile, la pêche ; pour les amoureux de neige, le ski sous toutes ses formes, le patin, la motoneige, les traîneaux ; pour les fans d’équipes, le hockey, le football, le floorball, le pesäpallo ; pour les amateurs de sensations, le rallye, les raids aventure, l’ice-karting ; pour les curieux, le disc golf, la ringette, le bandy, les sports insolites.

Dans ce pays où le sauna est presque aussi fréquent que la télévision, le sport reste une façon privilégiée de se relier au paysage, aux saisons et aux autres. Que l’on plonge dans un lac après le sauna, que l’on skie sur une piste forestière au crépuscule ou que l’on tape le disc dans un parc urbain, pratiquer un sport en Finlande, c’est toujours, d’une manière ou d’une autre, pratiquer aussi un peu la Finlande elle‑même.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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