Les sites touristiques incontournables en Finlande

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

D’immenses forêts, des milliers de lacs, le soleil de minuit, les aurores boréales et le plus vaste archipel du monde : la Finlande concentre sur un seul territoire une diversité de paysages et d’expériences qui en fait une destination unique en Europe. Que l’on soit amateur de nature brute, de design, d’histoire maritime ou de magie de Noël, le pays regorge de lieux à découvrir.

Bon à savoir :

Pour saisir l’âme finlandaise, plusieurs sites sont essentiels : l’Archipelago National Park et l’Archipelago Trail au sud-ouest, les vastes étendues de la Laponie avec Rovaniemi et ses villages enneigés, les capitales culturelles Helsinki et Turku, la région du « pays des mille lacs », et la culture centrale du sauna.

Cet article propose un voyage complet à travers ces lieux phares, en s’appuyant sur des données précises issues de rapports et d’études, pour aider à construire un itinéraire vraiment représentatif de la Finlande.

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L’Archipelago National Park, joyau marin du sud-ouest

Au large de la côte sud-ouest, entre le continent finlandais et les îles Åland, s’étend un labyrinthe d’îlots, de récifs et de grandes îles habitées : c’est l’Archipelago Sea, cœur du plus grand archipel de la planète avec près de 40 000 îles et îlots. Au centre de ce monde marin se trouve l’Archipelago National Park, l’un des sites naturels majeurs de Finlande.

Un parc marin unique, protégé par l’UNESCO

Créé en 1983, l’Archipelago National Park couvre environ 500 km² de terres dispersées dans la mer, principalement des îles de moins de 1 km². On y compte environ 2 000 îlots et skerries intégrés au parc, sur un total de 8 400 dans la zone de coopération plus large. L’ensemble fait partie d’une réserve de biosphère reconnue par l’UNESCO, et le parc a également reçu en 2007 le certificat PAN Parks, gage d’un haut niveau de protection environnementale et de tourisme durable.

Le parc se déploie à l’est des îles Åland et au sud des grandes îles de Korpo, Nagu, Pargas et Kimitoön. Il s’étend sur plusieurs anciennes municipalités – Nagu, Korpo, Houtskär, Iniö, Hitis ou encore le sud de Pargas – et relève de la gestion de Metsähallitus, l’organisme public chargé des terres d’État en Finlande.

L’un des objectifs clés du parc est de protéger à la fois les paysages naturels et le paysage culturel. On y préserve par exemple des zones d’agriculture traditionnelle, des prairies pâturées et des fermes de pêcheurs, ce qui distingue ce parc marin d’autres espaces plus strictement « sauvages ».

Un aperçu synthétique permet de mieux visualiser ce territoire :

CaractéristiqueDonnée
RégionSud-Ouest de la Finlande
Superficie terrestreEnviron 500 km²
Nombre d’îlots dans le parc≈ 2 000 (sur 8 400 dans la zone coopérative)
Année de création1983
Statut internationalRéserve de biosphère UNESCO, certificat PAN Parks (2007)
Visiteurs annuels (ex. 2009)≈ 53 500
Organisme gestionnaireMetsähallitus
Objectifs principauxProtection nature + paysage culturel, agriculture traditionnelle

Un paysage façonné par la mer… et le temps

L’archipel porte les traces d’une occupation humaine très ancienne. On sait que des communautés y vivaient déjà à la fin du Néolithique, vers 2000 av. J.-C., profitant d’une mer Baltique alors plus salée et riche en cabillaud, de colonies de phoques gris et d’oiseaux de mer. Des sites comme Bötesberget à Dragsfjärd, daté vers 6000 av. J.-C., montrent que certains îlots aujourd’hui intégrés au parc étaient alors des îles isolées au large.

L’Âge du Bronze puis l’Âge du Fer ont laissé de nombreuses traces : fortins préhistoriques, habitats anciens, mais surtout une quarantaine de tumulus funéraires en pierre, appelés cairns. Ces amas de rochers, parfois surnommés « poêle de sauna du Diable » dans le folklore finlandais, dominent encore les grands îlots de Nötö ou Hitis.

3 à 4

Le sol de la région s’élève de 3 à plus de 4 mm par an en raison du relèvement post-glaciaire, modifiant lentement le littoral.

À partir du XIIIᵉ siècle, de nouveaux colons suédois s’installent dans l’archipel. Au Moyen Âge, près de la moitié des villages de la zone de coopération actuelle du parc sont déjà occupés. La population connaîtra ensuite des phases de croissance et de déclin : guerres, peste bubonique au début du XVIIIᵉ siècle, renouveau grâce aux progrès de la pêche au XIXᵉ siècle, puis exode vers le continent au début du XXᵉ siècle. Depuis les années 1970, l’archipel connaît un nouveau souffle, porté par l’essor du tourisme estival et des résidences secondaires.

Une biodiversité remarquable, du phoque à l’aigle de mer

Malgré un environnement marin souvent rude, la faune de l’Archipelago National Park est particulièrement riche. Les chercheurs y ont recensé 25 espèces de mammifères, dont des espèces courantes comme le lièvre variable, le renard roux, le campagnol roussâtre, mais aussi le vison, le chien viverrin ou l’élan.

Les phoques jouent un rôle emblématique : le phoque gris a vu ses effectifs remonter ces dernières années, tandis que le phoque annelé, plus sensible, reste en déclin. La gestion des zones de repos et de reproduction – avec de strictes interdictions de débarquement ou de plongée sur certains îlots – vise justement à préserver ces mammifères marins.

Sous la surface, la Baltique recèle une faune de poissons typique de ces eaux saumâtres : hareng de la Baltique, perche, brochet, brème, flétan européen, chabot à quatre cornes ou encore vive de mer.

Mais ce sont surtout les oiseaux qui attirent les passionnés de nature. Plus de 130 espèces nicheuses ont été observées dans le parc. Parmi les plus fréquentes : sterne arctique, guillemot à miroir, goéland argenté, grand cormoran, eider à duvet, huîtrier pie, bécasseau, bergeronnette grise ou encore cygne tuberculé. Des espèces plus rares – comme le labbe arctique, la bernache nonnette, l’aigle pêcheur ou l’aigle royal – fréquentent également ces îles. Le pygargue à queue blanche, majestueux rapace marin, est même considéré comme l’animal emblématique de l’Archipelago National Park.

La gestion active de la faune a prouvé son efficacité. Dans les années 1990, une vaste campagne d’éradication du vison américain, prédateur des nids au sol, a permis un net rebond des populations d’oiseaux nicheurs. Des actions similaires dans l’archipel de Vänö depuis 2006 ont donné des résultats comparables. Sur l’île d’Örö, ancienne place forte militaire aujourd’hui reconvertie en destination touristique, ce sont les papillons qui fascinent les naturalistes : on y recense des espèces rares et menacées.

Pour avoir une vue d’ensemble, on peut résumer la biodiversité en quelques chiffres clés :

GroupeQuelques exemples notablesIndicateurs clés
Mammifères terrestresLièvre variable, renard roux, chien viverrin, vison, élan25 espèces recensées
Mammifères marinsPhoque gris, phoque anneléPhoque gris en hausse, annelé en recul
PoissonsHareng de la Baltique, perche, brochet, flétan, chabot à 4 cornesFaune typique de la Baltique
Oiseaux communsSterne arctique, eider, goélands, cormorans, huîtrier pie>130 espèces nicheuses
Oiseaux plus raresBernache nonnette, labbe arctique, aigle royal, hibou grand-ducPygargue à queue blanche symbole du parc
Insectes (ex. Örö)Papillons raresRéservoir de biodiversité menacée

Îles à découvrir : histoire, points de vue et sentiers nature

Visiter l’Archipelago National Park, c’est en réalité parcourir une mosaïque d’îles aux caractères très variés. Certaines sont de petits îlots rocheux à peine émergés, d’autres abritent des hameaux permanents, des écoles désaffectées, des sentiers d’interprétation ou d’anciennes fortifications.

Exemple :

Parmi les destinations les plus marquantes, on peut citer :

Berghamn : célèbre pour ses points de vue spectaculaires sur la mer depuis les rochers, l’un des panoramas les plus photographiés de l’archipel. On y trouve une ancienne ferme de pêcheurs transformée en exposition sur la vie maritime locale, des paysages entretenus de manière traditionnelle et un sentier nature.

Jurmo : île de moraine quasiment dépourvue d’arbres, prolongement du système de crêtes glaciaires de Salpausselkä. C’est un haut lieu d’ornithologie, avec une station dédiée au suivi des migrations. Plusieurs sentiers sillonnent l’île. La partie ouest est fermée au public du 1ᵉʳ avril au 31 juillet pour protéger la nidification. On y découvre aussi des vestiges archéologiques : « anneaux de moines » en pierre, anciens moulins, chapelles, traces d’un aérodrome russe de la Première Guerre mondiale, ainsi qu’un village encore habité à l’année.

Jungfruskär : souvent qualifiée de « perle de la mer de l’Archipel », elle conserve le souvenir d’un passé florissant avec chapelle, école primaire dans les années 1930 et jusqu’à 43 familles de pêcheurs. Utilisée par l’armée finlandaise jusqu’en 1977, elle a perdu ses derniers habitants permanents en 1983, mais reste accessible pour la randonnée.

Örö : longtemps île militaire fermée, rouverte au public en 2015 et devenue depuis l’une des destinations les plus populaires de l’archipel. Ses fortifications de l’époque de la forteresse navale de Pierre le Grand (années 1910), ses plages de sable et de gravier, ses prairies maritimes, sa richesse en papillons et ses deux grands sentiers balisés en font une étape idéale pour quelques jours.

Dalskär et Stora Hästö : deux îles où l’on trouve des sentiers sous-marins. À Dalskär, une « piste aux statues » immergée à 3–4 mètres de profondeur permet de découvrir des sculptures en plongée libre. Stora Hästö propose une boucle subaquatique pour plongeurs plus confirmés.

Högsåra et Högland : la première, accessible en voiture par bac depuis le continent, est connue pour sa plage de sable de Sandvik. La seconde culmine à 41 m et offre un superbe point de vue depuis sa tour d’observation, ainsi que des sentiers thématiques sur la vie des pêcheurs‑fermiers.

Les îles desservies par des liaisons régulières (Jurmo, Berghamn, Holma, Örö, etc.) sont accessibles grâce à un maillage de navettes maritimes publiques. Les ports de Prostvik et Pärnäs à Nagu, ou de Kasnäs à Kimitoön, servent de portes d’entrée aisément accessibles par la route et le bus.

Règles, sécurité et « droit de tout un chacun »

La Finlande est célèbre pour son « droit de tout un chacun » (jokamiehenoikeudet), qui permet à quiconque de circuler librement dans la nature, de cueillir baies et champignons, ou de pêcher à la ligne, tant que l’on respecte quelques règles de base. Dans l’Archipelago National Park, ces droits s’appliquent mais sont encadrés par un règlement spécifique, ratifié en 2001 et disponible sous forme de livret.

Attention :

La circulation (marche, ski, navigation) est généralement libre, sauf dans les zones protégées comme les refuges de phoques. La pêche à la ligne simple est permise avec la redevance nationale, mais la pêche à la traîne ou au filet nécessite une autorisation de Metsähallitus. La cueillette de baies et champignons est autorisée, mais il est interdit de prélever des plantes protégées, des arbustes, des arbres ou des herbes sauvages.

Le feu n’est autorisé que dans les foyers aménagés, avec le bois fourni sur place. En période d’alerte aux feux de forêt, consulter impérativement les avertissements du service météorologique finlandais est une obligation de fait : toute flamme à l’air libre est alors interdite, en dehors de cheminées fermées. Le camping est restreint aux emplacements désignés, tout comme l’utilisation de tentes‑saunas sur seulement quelques îles spécifiques.

Une attention particulière est portée aux déchets : Metsähallitus ne met pas de bennes « tout‑venant » à disposition, afin d’encourager chaque visiteur à redescendre ses détritus vers le continent. Une association, Keep the Archipelago Tidy, entretient néanmoins des points de collecte sur certaines îles comme Jurmo, Björkö, Bodö ou Berghamn.

La sécurité en mer est aussi un enjeu majeur. Les conditions météo peuvent changer très vite, d’où la recommandation de bien préparer son itinéraire, de se munir de cartes marines détaillées (série D), de vérifier sa couverture téléphonique et d’informer quelqu’un à terre de son plan de navigation. Les rochers couverts d’algues ou de mousses deviennent extrêmement glissants sous la pluie ou les embruns. Des tiques porteuses de maladies sévissent dans les herbes humides, ce qui incite à porter des vêtements couvrants. En cas d’urgence, le numéro 112 est à composer, avec la possibilité d’utiliser l’application 112 Finland pour transmettre automatiquement sa position aux secours.

Que faire dans le parc ?

L’Archipelago National Park se prête à une large palette d’activités. On y vient pour la voile ou le kayak, la randonnée sur les 14 sentiers (de 300 m à 5 km sur différentes îles), l’observation des oiseaux et des phoques, la plongée ou la randonnée sous-marine sur les circuits aménagés, mais aussi l’exploration de petits musées insulaires. Des cabanes d’information existent par exemple sur Berghamn (traditions de pêche) et Jurmo (nature et histoire de l’île).

Les possibilités de séjour sont multiples : bivouacs sur les sites autorisés, camping, nuit en gîte de type « wilderness hut » comme à Konungsskär, ou bien hébergement plus confortable sur des îles habitées, souvent combiné à un sauna et à un ponton privé donnant sur la mer.

L’Archipelago Trail : la grande boucle de l’archipel en 2 à 5 jours

Pour ceux qui souhaitent découvrir la magie de l’archipel sans avoir de bateau, l’Archipelago Trail – parfois appelée route de l’Archipel ou « anneau de l’archipel » – est l’une des expériences routières les plus emblématiques de Finlande.

Une boucle de 250 km entre ponts et ferries

Longue d’environ 250 km, cette boucle relie la ville de Turku à Naantali en dessinant un grand cercle au milieu des îles, grâce à un mélange de ponts routiers et de 8 à 9 traversées en ferry. On peut l’emprunter en voiture, à moto, à vélo, en bus, voire en partie à pied pour les plus courageux.

La plupart des ferries sont gratuits, comme partout en Finlande lorsqu’il s’agit de liaisons publiques essentielles. Une seule traversée, entre Houtskär et Iniö, est payante pour les voitures (42 € par véhicule en 2023, à titre d’exemple). L’itinéraire s’effectue en général en 2 à 5 jours, selon que l’on souhaite simplement « cocher » la boucle ou s’arrêter longuement sur les îles.

Small Archipelago Trail

Une version réduite du circuit, accessible en 1 à 2 jours pour découvrir l’archipel finlandais.

Parcours compact

Un circuit d’environ 120 km, comportant trois traversées en ferry et traversant cinq communes principales : Turku, Raisio, Naantali, Pargas et Kaarina.

Découverte insulaire

Permet de visiter 15 îles habitées, offrant un aperçu authentique de la vie dans l’archipel.

Pour bien planifier son voyage, il est préférable de consulter à l’avance les horaires des ferries, en particulier pour les traversées les plus longues, et de réserver son hébergement plusieurs semaines en amont durant la haute saison estivale.

Turku, Pargas, Naantali : les portes d’entrée de l’archipel

Le parcours commence généralement à Turku, considérée comme la plus ancienne ville de Finlande. Installée à l’embouchure de la rivière Aura, elle combine château médiéval, cathédrale, musées, halles traditionnelles et ambiance universitaire. C’est le point de départ idéal pour gagner le chapelet d’îles qui s’étend vers le sud-ouest.

Astuce :

Plus au sud, Pargas, surnommée la « capitale de la mer de l’Archipel », est le principal centre urbain des îles. Elle offre plusieurs sites remarquables : une grande carrière de calcaire à ciel ouvert profonde de 150 mètres, une vieille ville pittoresque (Gamla Malm), une église historique et l’ArtBank, une galerie abritant une exposition permanente consacrée à Salvador Dalí.

Naantali ferme la boucle. Cette petite ville côtière aux maisons en bois pastel est célèbre pour son atmosphère balnéaire, son port animé, et surtout Moomin World, parc à thème dédié aux célèbres personnages de Tove Jansson sur l’île de Kailo. La résidence d’été officielle du Président de la République, Kultaranta, se trouve également sur son territoire. Hôtels de spa, auberges de charme et petites pensions y accueillent les voyageurs de retour de l’archipel.

Un tableau permet de visualiser quelques escales marquantes de cette route circulaire :

Étape / LieuParticularités touristiques majeures
TurkuPlus ancienne ville finlandaise, château, cathédrale, vieux quai de l’Aura, musées et halles
KuusistoRuines d’un ancien château épiscopal détruit au XVIᵉ siècle
Pargas (Parainen)« Capitale de la mer de l’Archipel », carrière de calcaire, vieille ville Gamla Malm, ArtBank
SattmarkCafé dans une ancienne chaumière de 1750, location d’éco‑chalets
Nagu (Nauvo)Marina animée surnommée la « Riviera », restaurants, hôtels et labyrinthes de pierres historiques
Seili (Själö)Ancienne léproserie puis asile psychiatrique, église en bois de 1733
Korpo (Korppoo)Centre de l’Archipel, hôtel‑galerie, centre d’interprétation de l’archipel
HoutskärJoli bourg insulaire, église en bois du début du XVIIIᵉ siècle
MossalaStation balnéaire insulaire, cabines, camping, sentier nature
IniöArchipel de 1 000 îlots dont 10 habités à l’année, sentier vers Kasberget, point de vue à 40 m
Gustavs (Kustavi)Village artisanal, restaurants côtiers, base de ferries vers les Åland
Taivassalo / LouhisaariManoir natal de Mannerheim, petite église médiévale et pont de pierre
NaantaliVieille ville en bois, Moomin World, résidence d’été présidentielle, grands hôtels de spa

Le voyage le long de l’Archipelago Trail met aussi en lumière l’importance du vélo en Finlande. De nombreux voyageurs choisissent en effet de parcourir la boucle sur deux roues, profitant de routes peu fréquentées, de la gratuité des ferries pour les cyclistes et de paysages marins en constante évolution. Certaines étapes – par exemple entre Kasnäs et l’île de Högsåra, ou depuis Nagu vers Berghamn – se prêtent parfaitement à des excursions à la journée.

Laponie finlandaise : aurores boréales, immensités et villages arctiques

À près de 1 000 km plus au nord, la Laponie occupe le tiers supérieur du pays. Région la plus vaste mais aussi la moins densément peuplée de Finlande, elle abrite environ 3,5 % de la population nationale (environ 180 000 habitants) pour un territoire où les rennes – près de 200 000 – sont plus nombreux que les humains.

Un grand nord accessible

La plupart de la Laponie finlandaise se trouve au‑delà du cercle polaire arctique. Pourtant, grâce à un bon réseau de vols intérieurs, il s’agit de l’une des régions arctiques les plus faciles d’accès au monde nordique : des liaisons régulières desservent par exemple Rovaniemi, Ivalo, Kittilä ou Kuusamo depuis Helsinki.

Le paysage alterne collines arrondies (fells), forêts boréales, tourbières, lacs et toundra dans les zones les plus septentrionales. Les contrastes saisonniers y sont extrêmes : soleil de minuit en été, nuit polaire (kaamos) en hiver, explosion de couleurs automnales (ruska) en septembre, sans oublier la haute saison des aurores boréales de fin août à avril.

Les principales destinations touristiques se répartissent ainsi :

Destinations en Laponie finlandaise

Principales villes, villages et stations pour découvrir les paysages, les activités hivernales et la culture laponne.

Rovaniemi

Capitale administrative de la Laponie et « ville officielle du Père Noël » avec Santa Claus Village et Santa Park.

Saariselkä, Ivalo, Inari, Nellim

Resorts et villages du nord, prisés pour l’observation des aurores et la proximité de la culture sâme.

Levi, Ylläs, Ruka, Saariselkä

Grands domaines de ski alpin et de sports d’hiver.

Kilpisjärvi, Utsjoki

Extrême nord-ouest, là où l’activité aurorale est statistiquement la plus régulière et les ciels parmi les plus sombres d’Europe.

Aurores boréales et igloos de verre

Voir les aurores boréales constitue l’un des principaux moteurs de voyage vers la Laponie. La saison d’observation s’étend globalement de fin août / début septembre jusqu’à fin mars / début avril, avec un pic de probabilité kiedy les nuits sont longues et le ciel bien sombre. Les périodes autour des équinoxes (fin septembre et mars) sont souvent particulièrement favorables sur le plan de l’activité solaire.

Dans la pratique, le succès dépend de trois facteurs : l’activité géomagnétique, la noirceur du ciel (absence de pollution lumineuse) et un temps suffisamment dégagé. C’est notamment pour répondre à ces contraintes que la Finlande a inventé un concept touristique devenu emblématique : les igloos de verre. Ces dômes ou suites panoramiques, dotés de larges surfaces vitrées et de toitures chauffées, permettent d’observer le ciel nocturne bien au chaud, sans risque de voir la neige s’accumuler sur les vitres.

Le pays propose aujourd’hui la plus grande variété d’hébergements de ce type au monde : igloos vitrés, dômes, cabanes panoramiques, petites « huttes aurorales » flottantes ou mobiles, suites de verre en pleine forêt ou au bord des lacs. On en trouve autour de Rovaniemi, Levi, Saariselkä, Ivalo, Inari, Kemi, mais aussi plus au sud, par exemple dans la région des lacs ou sur la côte du Kvarken.

Derrière les images de rêve, il convient toutefois de garder des attentes réalistes. Dans la majorité des cas, les aurores se présentent à l’œil nu comme un voile laiteux ou grisâtre qui ondule, les couleurs franches (vert, rose, violet) apparaissant surtout en photo grâce aux poses longues. Par ailleurs, les complexes d’igloos comportent souvent des dizaines d’unités, avec un minimum d’éclairage extérieur pour des raisons de sécurité, ce qui engendre un halo lumineux. Les voyageurs passionnés de photo préféreront sortir dans l’obscurité totale, loin des lampadaires, quitte à utiliser l’igloo comme base de repos.

Plusieurs hébergements proposent des « alarmes aurores » : un système qui réveille discrètement les clients lorsque des aurores sont repérées par le personnel ou par des systèmes automatisés. Pour maximiser ses chances, il est recommandé de rester au moins trois à quatre nuits dans la région, et de combiner nuitées en igloo avec des safaris guidés en bus, motoneige, raquettes ou traîneau à chiens vers des zones réputées sombres.

Activités d’hiver et expériences arctiques

La Laponie ne se résume pas aux lumières du ciel. De décembre à mars, la région devient un immense terrain de jeu hivernal. On y pratique le ski alpin dans les stations de Levi, Ylläs, Saariselkä ou Ruka, le ski de fond sur des centaines de kilomètres de pistes damées, la motoneige, la raquette, la pêche sur glace, l’ice floating, ou encore des safaris en traîneau à chiens ou à rennes.

Bon à savoir :

Rovaniemi propose le Santa Claus Village, ouvert toute l’année, où l’on peut rencontrer le Père Noël, franchir le cercle polaire, visiter un bureau de poste officiel traitant des centaines de milliers de lettres, et explorer des parcs de neige et de glace. Kemi offre quant à elle le SnowCastle hotel, reconstruit chaque hiver en glace et neige, et des excursions à bord de brise-glaces touristiques comme le Sampo pour naviguer sur la baie de Botnie.

La période estivale, de mai à août, offre un tout autre visage : soleil de minuit, randonnées dans les grands parcs nationaux du nord comme Urho Kekkonen ou Pallas‑Yllästunturi, observation de la faune (rennes en liberté, rennes semi‑domestiqués, ours bruns en affût sur la frontière russe, élans, rapaces), canoë sur les rivières, VTT ou fatbike, séjours en cabanes isolées sur les rives des lacs.

Helsinki et les grandes villes : design, musées et forteresses maritimes

Capitale officielle de la République de Finlande, Helsinki concentre une part significative des sites culturels emblématiques du pays. Située sur un archipel d’environ 300 îles, largement bordée par l’eau et par des parcs – près de 40 % de sa surface est verte – elle conjugue patrimoine historique, architecture contemporaine, culture du design et accès facile à la nature.

Suomenlinna, la citadelle des îles

Impossible d’évoquer les « sites incontournables » sans mentionner Suomenlinna, gigantesque forteresse maritime construite à partir de 1748 sur un chapelet de six îles à l’entrée du port d’Helsinki. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991 pour la valeur de son architecture militaire, elle a successivement servi de place forte à la Suède, à la Russie, puis à la Finlande indépendante.

Aujourd’hui, environ 900 habitants y vivent à l’année et l’on y trouve même une colonie pénitentiaire en régime de semi‑liberté. Accessible en 15 à 25 minutes de ferry depuis la place du Marché, Suomenlinna se visite à pied via un réseau de chemins qui serpentent entre bastions, casernes, canons, tunnels et anciens docks. Plusieurs musées complètent l’expérience, dont :

Musées de Suomenlinna

Découvrez l’histoire fascinante de la forteresse maritime à travers ses quatre principaux musées, chacun offrant une perspective unique sur le passé militaire et culturel du site.

Suomenlinna Museum

Retrace l’histoire de la forteresse à travers une exposition permanente et un film de 25 minutes projeté en plusieurs langues.

Military Museum’s Manege

Consacré aux 100 dernières années de l’histoire militaire finlandaise.

Ehrensvärd Museum

Situé dans l’ancienne résidence du commandant de la forteresse.

Submersible Vesikko

Sous-marin de la Seconde Guerre mondiale ouvert à la visite en été.

Musées, architecture et scènes créatives

Helsinki se distingue aussi par la densité de ses institutions culturelles. Trois grands musées d’art structurent la vie artistique nationale :

– l’Ateneum, qui abrite la plus grande collection d’art classique du pays, avec des tableaux d’Edelfelt, Gallen‑Kallela, Schjerfbeck, mais aussi des œuvres de Gauguin, Cézanne ou Van Gogh ;

– le Kiasma, musée d’art contemporain au bâtiment ondulant conçu par l’architecte américain Steven Holl, qui collectionne près de 8 000 œuvres principalement finlandaises depuis les années 1970 ;

– l’Amos Rex, musée privé inauguré en 2018 sous la place du Lasipalatsi, connu pour ses dômes de béton émergents, devenus un terrain de jeu urbain populaire.

À cela s’ajoutent la National Gallery au sens large, le Sinebrychoff Art Museum spécialisé dans les maîtres européens des XIVᵉ‑XIXᵉ siècles, le National Museum of Finland (fermé pour rénovation jusqu’en 2027), le Helsinki City Museum, la Helsinki Art Museum (HAM) installée dans l’ancien Tennis Palace, ou encore le Finnish Museum of Photography dans l’ancienne usine du Cable Factory.

Bon à savoir :

Labellisé quartier créatif depuis 2005, le Design District s’étend sur plus de 25 rues de quatre quartiers d’Helsinki. Il regroupe près de 200 boutiques, galeries et studios mettant en valeur le design finlandais, du mobilier à la mode. On y trouve à la fois des marques historiques emblématiques (Marimekko, Artek, Iittala, Arabia) et une nouvelle génération de créateurs durables et de concept-stores. Ce district a joué un rôle clé dans la désignation d’Helsinki comme Capitale mondiale du design en 2012.

Cathédrales blanches, églises de roche et saunas urbains

Dans le centre, la silhouette de la cathédrale luthérienne de Helsinki, avec son dôme vert et son vaste escalier de granit donnant sur la place du Sénat, constitue le principal repère urbain. Non loin, la cathédrale orthodoxe d’Uspenski, en brique rouge coiffée de coupoles dorées, rappelle l’héritage russe de la ville. Toutes deux sont accessibles gratuitement.

Autre monument singulier, l’église de Temppeliaukio, construite en 1969 directement dans le granit affleurant du quartier de Töölö. Sa coupole de cuivre et ses parois rocheuses taillées à même la roche offrent une acoustique exceptionnelle, ce qui en fait à la fois un lieu de culte et une salle de concert très prisée.

Bon à savoir :

Le long du front de mer, des complexes comme Löyly et Allas Sea Pool incarnent le renouveau de la culture du bain. Ils proposent des saunas (traditionnels ou non), un accès à l’eau froide du golfe de Finlande, des piscines, et offrent des vues emblématiques sur la ville et la forteresse de Suomenlinna, alliant modernité et tradition.

Au‑delà d’Helsinki : vieilles villes, lacs et forêts proches

Autour de la capitale, plusieurs villes et sites complètent la découverte du sud de la Finlande.

À l’est, Porvoo, deuxième plus ancienne ville du pays, est connue pour ses entrepôts rouges alignés le long de la rivière et sa vieille ville pavée, composée de maisons en bois des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Sa cathédrale gothique du XVᵉ siècle, reconstruite après plusieurs incendies, et ses ruelles vallonnées en font un décor très apprécié.

Vers le nord-ouest d’Helsinki, Nuuksio National Park et le Finnish Nature Centre Haltia offrent un concentré de la nature finlandaise à moins d’une heure de transport public du centre. Forêts profondes, lacs, falaises, sentiers balisés et cabanes de grillade permettent de s’immerger dans le silence des bois, tandis que Haltia présente l’ensemble des parcs nationaux du pays dans une grande construction en bois massif, vitrine de l’architecture écologique finlandaise.

Plus loin, Turku et sa région estuaire, déjà évoqués avec l’Archipelago Trail, mais aussi Savonlinna et son château d’Olavinlinna, Tampere et son réseau de saunas publics, ou Rauma et sa vieille ville en bois inscrite à l’UNESCO, figurent parmi les étapes urbaines les plus marquantes.

Le pays des mille lacs et les cottages de bois : le cœur de la culture finlandaise

Si l’archipel et la Laponie impressionnent par leur dimension spectaculaire, le visage le plus intime de la Finlande se trouve sans doute dans le « Lakeland », ce vaste ensemble de lacs, d’îles et de forêts couvrant le centre et l’est du pays. On y recense plus de 180 000 lacs à l’échelle nationale, et certaines régions comme Jyväskylä en comptent à elles seules plus de 3 700. Le plus long et le plus profond, le lac Päijänne, serpente au cœur de ce paysage, tandis que le lac Saimaa, plus au sud‑est, forme un labyrinthe d’eau douce parmi les plus complexes d’Europe, habitat du très rare phoque annelé de Saimaa.

Tradition des mökki : la cabane comme seconde maison

Au bord de ces lacs s’étendent d’innombrables « mökki » – cottages en bois, plus ou moins rustiques ou luxueux. Posséder ou louer une petite maison au bord de l’eau, équipée d’un sauna et d’un ponton avec barque, fait partie des mythes fondateurs de l’identité finlandaise. La haute saison commence généralement à la Saint‑Jean et se poursuit jusqu’à la fin juillet, période pendant laquelle les familles se retirent au bord de l’eau pour pêcher, faire du barbecue, se baigner, lire, cueillir baies et champignons dans les forêts environnantes.

Bon à savoir :

Les offres de location de cabanes vont des expériences rudimentaires sans électricité ni eau courante aux villas de luxe avec jacuzzi et équipements haut de gamme. Pour trouver l’option idéale, il est conseillé d’utiliser des plateformes de réservation spécialisées, qui regroupent des milliers de cottages.

Les activités suivent le rythme des saisons. En été, place au canoë, au paddle, au ski nautique, à la randonnée, à la cueillette. En hiver, lorsque le lac gèle, les mêmes lieux deviennent terrain de jeu pour le patinage, la pêche blanche, la raquette, le ski de fond ou même les saunas suivis de plongeons dans un trou creusé dans la glace.

Festivals, nature et culture dans les terres

Le Lakeland n’est pas qu’un désert humain ponctué de chalets isolés. Des villes comme Tampere, Kuopio, Savonlinna ou Lahti structurent le territoire et offrent musées, festivals, restaurants et services culturels. Savonlinna accueille chaque été un festival d’opéra de renommée internationale dans la cour de son château médiéval d’Olavinlinna, tandis que Kuhmo, plus au nord, vit au rythme de la musique de chambre.

Exemple :

Les parcs nationaux finlandais, comme le parc national de Koli avec ses vues emblématiques sur le lac Pielinen qui a façonné l’imaginaire romantique national, et le parc national de Repovesi, au sud, offrant une alternance de lacs, forêts et falaises avec un pont suspendu. Le patrimoine inclut également des sites industriels historiques classés à l’UNESCO, comme l’ancienne usine de pâte et de carton de Verla, et des lieux de culte tels que l’ancienne église en bois de Petäjävesi.

Pour beaucoup de visiteurs étrangers, un séjour dans cette région, même bref, constitue la meilleure façon de « vivre comme un Finlandais » : sauna quotidien, baignades dans un lac réputé suffisamment propre pour être parfois bu, marche dans les bois sans rencontrer personne, observation du ciel étoilé loin de toute pollution lumineuse.

La culture du sauna : fil conducteur de tous les voyages en Finlande

Impossible de terminer ce tour des sites incontournables de Finlande sans revenir plus en détail sur ce qui relie pratiquement tous ces lieux – archipel, villes, Laponie, région des lacs : le sauna. Présent partout, des sous‑sols d’immeubles d’Helsinki aux cabanes les plus reculées de Laponie, en passant par les saunas publics design au bord de la mer ou par les complexes de cottages, le sauna forme le cœur de la sociabilité finlandaise.

Patrimoine immatériel de l’UNESCO et pratique de masse

La Finlande compterait entre 2 et plus de 3,3 millions de saunas pour une population d’environ 5,6 millions d’habitants. Autrement dit, il existe quasiment un sauna pour chaque famille, parfois même deux (un en ville, un au cottage). En 2020, cette culture a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, reconnaissant son importance comme pratique vivante.

Bon à savoir :

Les premiers saunas finlandais, datant d’environ 7 000 ans av. J.-C., étaient des fosses creusées dans le sol. Ils ont ensuite évolué vers des cabanes en bois, puis en diverses variantes : le sauna à fumée sans cheminée (savusauna), le sauna avec poêle à bois et conduit, et enfin le sauna électrique à partir des années 1950. Historiquement, le sauna était un lieu polyvalent utilisé pour se laver, accoucher, soigner les malades et préparer les défunts.

Aujourd’hui encore, près de 90 % des Finlandais déclarent aller au sauna au moins une fois par semaine. Un vieux proverbe résume bien son statut quasi sacré : « Comporte‑toi au sauna comme tu te comporterais à l’église ».

Rituel, santé et lien social

Le rituel suit en général le même schéma : douche, première entrée dans la pièce chaude chauffée entre 70 °C et 100 °C, jets d’eau sur les pierres du poêle (kiuas) pour produire la vapeur de « löyly », séance avec éventuellement des branches de bouleau (vihta ou vasta) pour stimuler la circulation, sortie pour se rafraîchir à l’air frais, dans un lac ou dans la neige, puis retour au chaud. On répète ce cycle deux à trois fois, voire plus. Ensuite, moment de détente : boisson, collation, discussions.

Au‑delà du bien‑être physique – détente musculaire, amélioration du sommeil, effet bénéfique sur la circulation –, le sauna joue un rôle social majeur. C’est un espace où les hiérarchies s’estompent : patron et salarié, ministre et citoyen, tout le monde est assis au même niveau, souvent nu ou simplement drapé dans une serviette, ce qui renforce l’idée d’égalité. Les grandes décisions politiques ou commerciales se seraient parfois prises dans la chaleur feutrée d’un sauna plutôt qu’autour d’une table de réunion.

Rôle social du sauna

Pour le voyageur, profiter du sauna dans différentes régions – fumant en bord de lac à Lakeland, flottant sur une barge dans l’archipel, urbain et design à Helsinki, combiné aux bains de neige en Laponie – permet de relier entre eux les grands paysages décrits plus haut. Un séjour en Finlande sans sauna manquerait un élément essentiel de ce qui fait l’originalité du pays.

Tisser un itinéraire à travers les sites incontournables

Les sites touristiques incontournables en Finlande dessinent, mis bout à bout, une véritable traversée de toutes les facettes du pays. On peut imaginer par exemple :

Astuce :

Pour un voyage complet en Finlande, prévoyez quelques jours à Helsinki pour ses musées, son Design District, la forteresse de Suomenlinna et ses saunas. Ensuite, effectuez une boucle de 3-4 jours sur l’Archipelago Trail (en voiture ou à vélo) pour découvrir des villages comme Nagu et le Parc national de l’archipel. Poursuivez par une semaine en Laponie pour visiter Rovaniemi, le village du Père Noël, dormir dans un igloo de verre à Levi ou Inari et partir en chasse aux aurores boréales. Terminez par quelques jours de détente dans le Lakeland, en séjournant dans un mökki (chalet) traditionnel avec sauna privé pour profiter des activités lacustres comme la pêche et la baignade.

Cet enchaînement n’est qu’un exemple. Certains préféreront se concentrer sur un seul grand thème – par exemple l’archipel et le littoral, ou la Laponie et les phénomènes arctiques – et y revenir plus tard pour d’autres régions. Ce qui ressort néanmoins des données et de l’expérience des voyageurs, c’est qu’en dépit de sa réputation de pays « froid et lointain », la Finlande est un territoire facile à explorer, doté d’infrastructures fiables, d’un fort engagement en faveur du tourisme durable et d’une culture de l’accueil discrète mais solide.

Qu’il s’agisse de longer les crêtes rocheuses des îles du Sud‑Ouest, de glisser à ski sous les aurores, de sauter dans un lac après un sauna brûlant ou de siroter un café dans un design café d’Helsinki, ces sites incontournables offrent une même sensation : celle d’un pays où la nature reste la référence, mais où l’homme a su inventer des façons singulières de vivre avec elle plutôt que contre elle.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier européen supérieur à un million d’euros et bien structuré, souhaite transférer sa résidence fiscale en Finlande pour optimiser sa charge imposable, sécuriser son capital et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement global (conseil fiscal, formalités administratives, installation, structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs options (Portugal, Suède, Estonie, Danemark), la stratégie retenue consiste à cibler la Finlande, combinant stabilité juridique, système social performant, environnement sécurisé pour les retraités et cadre naturel attractif. La mission comprend : audit fiscal pré‑départ (exit tax, reports d’imposition), obtention de la résidence avec achat d’une résidence principale (Helsinki ou villes secondaires moins chères), détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan structuré de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques), coordination avec un réseau local (avocat, immigration, conseiller bilingue) et intégration patrimoniale (analyse, éventuelle restructuration, prise en compte de la convention fiscale FR‑FI pour limiter les risques de double imposition).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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