Les différences culturelles à connaître avant de s’expatrier en Finlande

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’expatrier en Finlande, ce n’est pas seulement changer de pays : c’est entrer dans un univers où la lumière, le froid, le silence, la ponctualité et… le sauna structurent la vie quotidienne. Le pays est régulièrement classé numéro un du World Happiness Report, affiche un niveau de vie élevé et un système éducatif admiré dans le monde entier. Mais derrière cette image idyllique se cachent des codes, des habitudes et des réalités climatiques qui peuvent surprendre les nouveaux arrivants.

Bon à savoir :

Avant de s’expatrier en Finlande, il est essentiel de comprendre certaines particularités locales pour éviter les malentendus et faciliter l’intégration. Le climat y est extrême, le rapport à la nature très marqué, et la communication directe. Le système éducatif est réputé pour son égalitarisme, mais le coût de la vie est élevé. Prendre en compte ces aspects permet de mieux profiter de l’expérience.

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Un pays façonné par le Nord : climat, saisons et luminosité

Avant de parler mentalités ou étiquette sociale, il faut comprendre à quel point le climat et la géographie influencent la culture finlandaise. La Finlande s’étire entre les latitudes 60° et 70° nord. Concrètement, cela signifie des hivers longs, des étés courts mais intenses, et des variations de lumière extrêmes.

La météo y est étonnamment variable pour un pays nordique, parce que la Finlande se trouve à la croisée de plusieurs influences : d’un côté l’Océan Atlantique, adouci par le Gulf Stream, de l’autre le vaste continent eurasiatique. Les montagnes de Scandinavie bloquent une partie des tempêtes atlantiques, tandis que la proximité de l’océan Arctique amène en hiver un air très froid mais souvent sec et clair.

Hiver long, été fulgurant : le choc des saisons

Pour un expatrié venant d’Europe de l’Ouest ou du Sud, la durée des saisons est souvent le premier choc.

Dans le sud du pays, l’hiver s’installe début décembre et dure jusqu’à la fin mars. Dans le nord de la Laponie, il peut commencer dès le début octobre et se prolonger jusqu’à mi-mai. L’été, lui, arrive tard et repart vite : autour de la fin mai dans le sud, un mois plus tard en Laponie, et se termine en général à la mi‑septembre.

Voici un aperçu simplifié de la répartition saisonnière selon les régions :

RégionDébut de l’hiverFin de l’hiverDébut de l’été (≈)Fin de l’été (≈)
Sud / Sud-OuestDébut décembreFin marsFin maiMi-septembre
CentreFin novembreDébut avrilDébut juinFin août
Laponie (Nord)Début octobreMi-maiFin juinFin août

La saison de croissance des plantes reflète ces contrastes : environ 180 jours dans l’archipel du Sud-Ouest, 140 à 175 jours dans le Sud et le Centre, mais parfois seulement 100 à 140 jours en Laponie. Cela explique l’attachement des Finlandais à l’été : cette période courte concentre activités sociales, vacances au « mökki » (cabane de campagne) et vie en plein air.

Lumière et obscurité : polar night et nuit blanche

La lumière est un aspect culturel à part entière. Au nord du cercle polaire, on connaît la « nuit polaire » hivernale, quand le soleil ne se lève pas du tout pendant plusieurs semaines. Dans la partie la plus septentrionale, cette obscurité dure 51 jours d’affilée. À l’inverse, en été, le soleil reste au‑dessus de l’horizon durant 73 jours consécutifs : ce sont les fameuses « nuits blanches ».

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C’est la durée, en heures, de la journée de lumière approchée à la Saint-Jean dans le sud de la Suède.

Cette bascule lumière / obscurité a plusieurs conséquences culturelles importantes :

l’hiver, la fatigue, le besoin de se replier chez soi, l’usage massif des éclairages intérieurs chaleureux font partie du quotidien ;

– l’été, la vie sociale explose, les soirées tardives en extérieur deviennent la norme, et beaucoup de Finlandais prennent plusieurs semaines de vacances à la suite après la Saint‑Jean.

Astuce :

Pour un expatrié, il est crucial d’anticiper l’impact de la lumière sur le rythme quotidien. Cela implique d’investir dans une bonne lampe de luminothérapie et d’apprendre à gérer les nuits presque blanches. Des solutions pratiques comme l’utilisation de doubles rideaux et d’un masque de nuit ne sont pas des détails, mais des éléments clés pour préserver son bien-être.

Températures extrêmes et neige omniprésente

Autre réalité souvent sous‑estimée : l’amplitude thermique. Le record national de chaleur atteint 37,2 °C à Liperi, tandis que la température la plus basse mesurée culmine à –51,5 °C à Kittilä. Dans la pratique, le Sud côtier connaît des hivers plus doux (souvent entre 0 et 5 °C) grâce à l’influence maritime, mais des vagues de froid peuvent faire chuter le thermomètre nettement sous –20 °C.

Les moyennes annuelles reflètent la progression du froid vers le nord‑est : environ 6,5 °C de moyenne annuelle dans le Sud-Ouest, contre 0 à –4 °C dans le nord‑est de la Laponie. L’écart entre Sud et Nord est maximal en hiver (une douzaine de degrés en janvier) et plus modéré en été (cinq degrés environ en juin-juillet).

La neige est une composante centrale de l’hiver finlandais. Dans le sud, le sol reste enneigé en général trois à quatre mois par an ; dans le nord, jusqu’à sept mois. La première neige durable apparaît en moyenne en novembre dans le Sud‑Ouest, mais déjà en septembre en Laponie. Le manteau neigeux atteint son maximum vers mars : 10 à 30 cm en Finlande du Sud-Ouest, 40 à 70 cm plus à l’est, et jusqu’à 60 à 100 cm dans les collines de l’est et en Laponie.

Exemple :

Pour un expatrié, la neige influence les déplacements, l’entretien du logement et la garde-robe. Elle modifie aussi l’ambiance : sa blancheur réfléchit la lumière et peut augmenter la luminosité perçue de 80%, aidant ainsi à mieux supporter les journées courtes et l’obscurité hivernale.

Un climat qui change, et une société qui s’adapte

Le pays se réchauffe nettement, avec des projections de +4 à +6 °C en moyenne d’ici les années 2080 par rapport à la période 1961‑1990. Les hivers raccourcissent, la neige fond plus tôt et reste moins longtemps au sol (jusqu’à deux mois de moins dans le sud, un mois de moins au nord). Les précipitations annuelles pourraient augmenter de 15 à 25 %, surtout en hiver, avec davantage d’événements extrêmes (pluies intenses, vagues de chaleur, crues).

La Finlande a fait de l’adaptation climatique une politique publique à part entière : un Plan national d’adaptation est piloté par le ministère de l’Agriculture et des Forêts, avec l’ensemble des ministères et une coopération étroite entre secteur public, privé et associatif. Les enjeux clés : gestion de l’eau et des inondations (21 zones à risque identifiées), urbanisme prenant en compte le microclimat (vent, ruissellement, ensoleillement), résilience du bâti sur le long terme (bâtiments conçus pour durer 50 à 100 ans).

Cette culture de l’anticipation climatique se retrouve dans le quotidien : bâtiments très bien isolés, chauffage collectif efficace, organisation du travail qui tient compte des saisons, équipements adaptés aux intempéries. Pour un expatrié, cela demande surtout de comprendre que le climat n’est pas un « problème » dont on se plaint en permanence, mais une donnée structurante autour de laquelle la société s’est organisée.

Valeurs finlandaises : égalité, honnêteté, discrétion… et sisu

Derrière les hivers interminables se cache une société très particulière. Pour beaucoup de nouveaux arrivants, l’un des paradoxes les plus frappants est le contraste entre un peuple perçu comme réservé, parfois taciturne, et un pays officiellement « le plus heureux du monde ».

La clé réside dans un ensemble de valeurs profondément ancrées : égalité, sens de la justice, honnêteté, respect des règles, attachement à la nature, et ce fameux « sisu » souvent intraduisible, mélange de courage, persévérance et endurance dans l’adversité.

Une société égalitaire et pragmatique

La Finlande est un pays très égalitaire, que ce soit en termes de genre, de rapport à l’autorité ou de redistribution sociale. Le droit consacre l’égalité entre hommes et femmes, et dans la pratique, on la retrouve un peu partout : femmes présentes dans la haute fonction publique, la recherche, les affaires, l’Église luthérienne (y compris comme évêques), partage plutôt équilibré des tâches domestiques et parentales.

Attention :

Dans cette culture, l’égalitarisme implique une forte méfiance envers tout comportement ostentatoire. Se vanter, parler trop fort ou chercher à se mettre en avant est considéré comme étant de mauvais goût. La modestie, la diligence et le sérieux au travail sont érigés en vertus cardinales. Le statut social s’acquiert et se légitime principalement par les actes concrets, plutôt que par les titres ou les apparences.

La confiance est un autre pilier : confiance envers les institutions, la police, l’administration, mais aussi envers les autres. On laisse facilement ses affaires sans surveillance, les enfants se déplacent seuls à pied ou en transports pour aller à l’école, les accords verbaux ont un vrai poids. Dans un pays où les revenus sont relativement peu inégalitaires, cette confiance s’alimente aussi du sentiment que « le système » est globalement juste.

Fin de l’illusion du small talk

Pour un expatrié latin ou anglo‑saxon, l’absence quasi‑totale de small talk peut déconcerter. En Finlande, on n’aborde pas spontanément les inconnus dans le bus, on ne fait pas de longs préambules pour « briser la glace ». Les Finlandais attachent une grande importance au poids des mots : ce qu’on dit doit être pertinent et sincère. Ils parlent donc moins, mais considèrent que la parole engage. Une promesse orale est prise très au sérieux.

Cela ne signifie pas que les Finlandais sont froids ou hostiles : ils sont simplement économes en paroles, valorisent le silence comme composante normale de la communication, et trouvent suspect un flot de bavardages. Interrompre quelqu’un est mal vu ; on laisse l’autre terminer, on réfléchit, puis on répond. Cette « conversation en série » est l’inverse du débat à voix haute permanent que l’on trouve dans certaines cultures.

Comportement communicationnel finlandais

Autre différence notable : les compliments. Ils sont rares et mesurés. Une flatterie trop appuyée met souvent les gens mal à l’aise, car ils la prennent au pied de la lettre et ne savent pas forcément comment y répondre. De la même façon, l’expression émotionnelle débordante en public (colère, joie démonstrative, disputes bruyantes) est mal perçue. On peut être en désaccord, mais sans haussement de ton ni pathos.

Sisu et rapport à la difficulté

Le concept de « sisu » est souvent invoqué pour décrire le caractère national : il renvoie à la capacité de continuer même quand tout semble perdu, d’encaisser les coups sans se plaindre, de tenir dans le froid, la guerre, la crise. Ce n’est pas héroïque au sens théâtral, c’est une forme de résilience silencieuse.

Pour un expatrié, cela implique deux choses. D’abord, ne pas s’étonner si vos collègues finlandais restent de marbre alors que vous jugez la situation très tendue : ils exprimeront peu, mais agiront. Ensuite, comprendre que le respect se gagne en faisant preuve de constance, de sérieux et de fiabilité plutôt que par un discours brillant.

Langue et communication : le poids du silence et les subtilités du finnois

Le choc linguistique en Finlande est double : d’un côté, une langue nationale réputée difficile ; de l’autre, des Finlandais souvent très à l’aise en anglais, mais qui ne pratiquent pas le même style de communication que les anglophones.

Le finnois, langue complexe mais chargée de symboles

Le finnois appartient à la famille ouralienne, plus précisément au groupe finno‑ougrien. Il est proche de l’estonien et du hongrois, et très éloigné des langues indo‑européennes comme le français, l’anglais ou le suédois. Il ne possède ni articles, ni genres grammaticaux (le pronom « hän » désigne aussi bien « il » que « elle »), et repose sur un système de 15 cas pour les noms, avec un usage abondant de suffixes.

Particularités de la langue finnoise

Découvrez quelques traits distinctifs de la langue finnoise qui illustrent sa structure et ses conventions de politesse.

Pas de mot pour « s’il vous plaît »

La politesse s’exprime principalement par le ton de la voix, la formulation des phrases et l’usage fréquent du mot « kiitos » (merci), qui peut parfois tenir lieu de « s’il vous plaît » dans une demande.

Des mots composés très longs

Une phrase entière peut se condenser en un seul mot, car les prépositions et autres relations grammaticales sont intégrées directement au nom sous forme de suffixes.

Le Service diplomatique américain classe le finnois parmi les langues les plus difficiles pour les anglophones, avec environ 1 100 heures d’étude nécessaires pour atteindre un bon niveau. En pratique, le « finnois parlé » (puhekieli) est plus simple et souvent plus utile au quotidien que le « finnois standard écrit » (kirjakieli), très normé. Pour un expatrié, il est plus réaliste de viser d’abord des bases orales : quelques salutations, des formules de politesse, la compréhension de phrases simples.

Paradoxalement, les Finlandais n’attendent pas des étrangers qu’ils parlent finnois. Mais ils sont sincèrement touchés quand quelqu’un fait l’effort d’apprendre quelques mots. Beaucoup basculent très vite en anglais pour vous « faciliter la vie » ; si votre objectif est de pratiquer, il faudra parfois insister gentiment : « Puhutaan suomea » (parlons finnois).

Communication directe, peu de non‑dits… mais peu de mots

Sur le plan culturel, la communication finlandaise est à la fois directe et économe. On dit ce qu’on pense, sans enrobage, mais on ne le répète pas dix fois. Les agreements verbaux comptent énormément : un « on fait ça » est entendu comme un engagement sérieux, pas comme une simple formule vague.

Quelques traits à intégrer avant de s’expatrier :

– On ne pose pas de questions jugées intrusives : salaire, fortune, vie sentimentale sont des sujets privés.

– On ne coupe pas la parole, même dans une réunion animée.

– Le silence n’est ni gênant ni négatif ; il peut signifier réflexion, confort, ou simplement absence de nécessité de parler.

– Les critiques, quand elles sont formulées, sont franches, tournées vers les faits et la solution, pas vers la personne.

– On évite les polémiques agressives pendant les repas ou les moments conviviaux ; le débat existe, mais reste généralement posé.

En public (bus, train, file d’attente), il est normal que chacun garde ses distances et reste silencieux. Cela ne veut pas dire que les gens sont hostiles : si vous sortez un plan ou si vous avez besoin d’aide, il est courant que quelqu’un se propose spontanément… puis retourne à sa réserve.

Codes sociaux du quotidien : ponctualité, discrétion et vie à la maison

Pour un expatrié, beaucoup de « petits détails » du quotidien finlandais sont en réalité des marqueurs culturels forts. Ils peuvent sembler anodins, mais conditionnent votre intégration.

Ponctualité absolue et respect du temps d’autrui

La ponctualité est un langage en Finlande. Arriver à l’heure, voire légèrement en avance, est une façon de montrer du respect. Un retard de plus de 10‑15 minutes, sans prévenir, est perçu comme impoli. Les réunions commencent à l’heure prévue, tout comme les concerts, les séances de cinéma, les rendez‑vous médicaux.

Cette rigueur est liée à une conception très carrée de l’organisation : les Finlandais sont d’excellents gestionnaires de temps, et les emplois du temps bien remplis sont plutôt valorisés. À l’inverse de certaines cultures où « être très occupé » peut être un signe de mauvaise planification, ici cela signifie souvent que l’on gère beaucoup de responsabilités efficacement.

Bon à savoir :

Entre la Saint-Jean et fin juillet, la Finlande fonctionne au ralenti. De nombreux habitants partent dans leur mökki (maison de campagne), les réponses aux e-mails peuvent prendre des semaines et il est difficile d’organiser des réunions professionnelles. Il s’agit d’un rituel saisonnier et non d’un manque de sérieux.

Intérieur sacré, chaussures interdites

La maison occupe une place centrale dans la sociabilité finlandaise. Recevoir chez soi est plus courant que sortir au restaurant, pour des raisons à la fois culturelles (intimité, valeur accordée au foyer) et économiques (manger dehors reste cher). Être invité chez quelqu’un est donc un signe de confiance et de rapprochement.

Premier réflexe à adopter : enlever systématiquement vos chaussures en entrant. C’est la norme, y compris lors d’une fête ou d’un dîner un peu habillé. Si vous n’êtes pas sûr, demandez simplement : « Je les enlève ? » ; votre hôte sera très sensible à cette attention. Pour les grandes occasions, certains invités apportent des chaussures d’intérieur plus habillées.

Astuce :

Les cadeaux pour l’hôte sont appréciés mais doivent rester modestes : privilégiez une bouteille de vin, des chocolats, du café ou parfois des fleurs. Évitez les parfums ou eaux de Cologne aux senteurs trop prononcées, car de nombreux Finlandais y sont sensibles. Il est également bien vu de proposer son aide en cuisine ou pour débarrasser la table, particulièrement dans les maisons de campagne.

Politesse discrète, gestes mesurés

Les salutations se font généralement par une poignée de main brève, ferme, sans embrassades. On regarde l’autre dans les yeux, ce qui signale franchise et honnêteté. Les étreintes et bises ne sont pas courantes ; elles existent entre amis proches ou membres de la famille, mais restent rares entre connaissances.

Dans la rue, on peut se contenter d’un signe de tête ou d’un « Moi », « Hei ». Les voisins ne se saluent pas forcément à chaque rencontre ; cela ne signifie pas qu’ils vous ignorent, mais qu’ils respectent votre espace personnel. Dans les espaces intimes comme les vestiaires de sauna ou de piscine, une simple salutation verbale est facultative.

La règle implicite est : ne pas envahir. On parle doucement dans les transports, on ne bouscule pas dans les files, on respecte scrupuleusement les règles (feux rouges, files d’attente, priorité aux piétons). La confiance collective repose beaucoup sur cette autodiscipline quotidienne.

Travail, éducation et enfance : une autre manière de penser l’égalité

S’expatrier en Finlande, c’est souvent découvrir un rapport au travail et à l’école radicalement différent de celui des pays francophones.

Au travail : hiérarchie plate et équilibre vie pro / vie perso

Dans les entreprises finlandaises, la hiérarchie est peu marquée. On s’appelle par son prénom, y compris avec le PDG, les titres honorifiques sont rarement utilisés, et un style de management directif est mal vu. Les décisions sont souvent prises de façon collégiale, après consultation et discussion, ce qui peut donner l’impression d’une lenteur initiale, mais facilite l’adhésion ensuite.

Le travail se mesure aux résultats, pas aux heures de présence. La semaine standard tourne autour de 37,5 à 40 heures, et le présentéisme est mal considéré. Rester systématiquement tard au bureau peut même être interprété comme un manque d’efficacité. Les pauses café (« kahvitauko ») sont de vrais moments de respiration et de sociabilité interne, presque sacrés.

Bon à savoir :

Les congés payés annuels sont d’environ cinq semaines, souvent prises en été. Les congés parentaux figurent parmi les plus protecteurs au monde. La flexibilité (télétravail, horaires aménagés) est une pratique très répandue, antérieure à sa généralisation internationale.

À l’école : confiance, jeu et égalité des chances

Le système éducatif finlandais fascine beaucoup d’expatriés, notamment les parents. Il repose sur une philosophie très claire : réduire les inégalités, privilégier le bien‑être et l’autonomie plutôt que la compétition scolaire. L’enseignement obligatoire s’étend de 7 à 18 ans, avec une école de base (comprehensive school) de neuf ans, puis un secondaire général ou professionnel, tous deux devenus obligatoires.

Dès la petite enfance, l’accent est mis sur le jeu, la socialisation et la coopération, plus que sur l’acquisition précoce des savoirs. La quasi‑totalité des enfants fréquentent l’éducation préscolaire, considérée comme un droit, avec des tarifs modulés en fonction des revenus. L’instruction formelle en lecture et mathématiques est retardée, et les apprentissages se font par le jeu, la découverte, le travail en groupe.

Bon à savoir :

Les classes sont à effectif réduit, dans une ambiance détendue (nombreux enfants en chaussettes ou pantoufles), avec des pauses fréquentes et des devoirs limités, surtout en début de scolarité. Il n’y a pas de tests nationaux standardisés récurrents. Les écoles privées sont très rares et n’ont pas le droit de sélectionner les élèves ni de facturer de frais de scolarité.

Pour un expatrié, plusieurs éléments surprennent souvent :

le déjeuner scolaire est gratuit pour tous et vise à couvrir environ un tiers des besoins nutritionnels quotidiens ;

les manuels, le matériel et même les sorties sont pris en charge ;

– la compétition académique est fortement relativisée, l’entraide est encouragée ;

– au lycée, les élèves peuvent choisir entre filière générale (lukio) et professionnelle (ammattikoulu), sans hiérarchie de valeur aussi marquée qu’ailleurs.

Les enseignants, tous titulaires d’un master et recrutés de façon très sélective, jouissent d’une grande autonomie pédagogique et d’une forte confiance sociale. Le contrôle extérieur est faible, l’évaluation se fait principalement en interne. L’idée centrale : si l’on recrute des professionnels très compétents, on n’a pas besoin de les surveiller en permanence.

Pour les familles expatriées, la présence d’écoles internationales et de filières bilingues (y compris en anglais, français, allemand, russe, espagnol) offre de nombreuses options, tout en permettant de s’immerger dans la culture locale si on le souhaite.

Coût de la vie, logement et consommation : un bonheur… qui se paie

La Finlande n’est pas un pays bon marché. Elle se classe parmi les pays européens les plus chers, avec un niveau de prix nettement supérieur à la moyenne de l’UE. Pour un expatrié, cela oblige à calibrer son budget et à ajuster certaines habitudes de consommation.

Budget global et comparaison internationale

Les données issues de bases comme Numbeo ou Livingcost.org indiquent qu’un célibataire dépense en moyenne autour de 1 700 € par mois en incluant le loyer, et une famille de quatre personnes environ 4 700 à 4 800 €. Les salaires moyens, autour de 4 200 $/mois, compensent en partie ce niveau de prix, mais la sensation de cherté demeure si l’on vient d’un pays moins coûteux.

Comparée à d’autres économies développées, la Finlande se situe dans le haut du panier pour les prix, mais pas au sommet :

Pays / ZoneNiveau de prix (indice EU=100) – ordre de grandeur
Suisse~184 % de la moyenne UE
Luxembourg~151 %
Danemark / Irlande~143–141 %
FinlandeNettement au-dessus de la moyenne UE
Allemagne / France~109–108 %
Italie / Espagne~98–91 %
Bulgarie / Roumanie~57 %

Ce surcoût se retrouve dans l’alimentation, les services, les loisirs et surtout l’alcool. Manger au restaurant est nettement plus cher que dans beaucoup de pays. Une bière pression de 0,5 l tourne autour de 7 €, un repas simple autour de 14 €, un dîner pour deux dans un restaurant de gamme moyenne peut facilement atteindre 80 €.

Logement : petites surfaces, forte demande, marchés tendus

Le logement est l’un des postes majeurs du budget. Dans les grandes villes, et particulièrement dans la région d’Helsinki, la demande est forte et l’offre limitée. Les appartements à louer sont souvent de petite taille, majoritairement des studios ou des deux‑pièces, bien isolés et dotés d’un sauna privé ou collectif dans l’immeuble.

Les loyers moyens

Ils donnent une idée des ordres de grandeur des prix sur le marché immobilier.

Type de logementLoyer mensuel moyen (ordre de grandeur)
1 chambre centre‑ville≈ 789 €
1 chambre hors centre≈ 646 €
3 chambres centre‑ville≈ 1 355 €
3 chambres hors centre≈ 1 031 €

Dans la capitale et sa périphérie, les loyers sont plus élevés encore : pour un studio, on parle souvent de 600–900 €, pour un grand appartement familial, de 2 000 à 3 000 € non meublé. La plupart des logements en location sont vides : seuls les éléments fixes de cuisine (placards, frigo, four) et parfois les armoires sont inclus. Les luminaires ne sont pas toujours fournis, ce qui surprend beaucoup d’expatriés.

Les usages du marché locatif sont également spécifiques :

une caution équivalente à un à trois mois de loyer est la norme (trois mois maximum légalement) ;

les contrats sont presque toujours écrits, souvent pour douze mois au minimum ;

– la ponctualité est cruciale pour les visites, et le rythme très rapide dans les grandes villes ;

– le versement du loyer se fait uniquement par virement, jamais en espèces.

Bon à savoir :

La réglementation protège les locataires en encadrant les hausses de loyer et en fixant des délais de préavis clairs : un mois pour le locataire, et de trois à six mois pour le propriétaire, selon la durée d’occupation du logement.

Faire ses courses : réseaux de supermarchés et astuces locales

Côté consommation, les grandes enseignes de supermarchés sont K‑Market, S‑Market et Lidl. Ce dernier est réputé le moins cher. On trouve aussi des supérettes de quartier comme Alepa ou Sale, et des halles de marché (kauppahallit) où l’on peut acheter des produits frais, du poisson, des spécialités comme le renne ou l’élan.

Les dépenses alimentaires mensuelles varient fortement selon le mode de vie, mais on peut dégager des fourchettes :

ProfilBudget courses mensuel (approx.)
Célibataire250–350 €
Couple400–600 €
Famille de 4800–1 200 €

Les Finlandais ont développé une culture de la chasse aux réductions sur les produits proches de la date de péremption, souvent remisés de 30 à 50 %. Les programmes de fidélité (K‑Plussa, S‑Etukortti) sont largement utilisés.

L’autre grande différence par rapport à de nombreux pays est l’importance accordée au recyclage et à la durabilité : tri très poussé des déchets, consigne sur les bouteilles et canettes, omniprésence des marchés de l’occasion. Environ 60 % des Finlandais ont acheté des articles de seconde main dans l’année écoulée.

Se socialiser et se faire des amis : la patiente conquête du « coco » finlandais

Sur le plan social, beaucoup d’expatriés décrivent les Finlandais comme des « cocos » : coque dure, cœur tendre. Difficiles à approcher au premier abord, mais d’une loyauté et d’une chaleur durable une fois la relation établie.

Des cercles d’amis stables, peu d’« acquaintances »

Une particularité souvent relevée est la stabilité des cercles d’amis : beaucoup de Finlandais conservent les mêmes relations depuis l’enfance, le lycée ou l’université. Ils investissent peu dans les relations superficielles, ce qui laisse peu de place aux « connaissances » au sens faible du terme. Soit vous êtes ami, soit vous restez à distance polie.

Pour un nouvel arrivant, cela signifie deux choses : l’intégration dans un groupe existant peut prendre du temps, et l’initiative repose largement sur vous. Vous devrez souvent faire le premier pas, proposer des activités, relancer des contacts, sans attendre que l’autre « vienne vers vous ».

Activités plutôt que bavardages

Les interactions sociales passent davantage par des activités partagées que par de longs échanges verbaux. Rejoindre un club sportif (football, hockey, frisbee golf, sports gaéliques dans certaines grandes villes), une chorale, un club de lecture, des ateliers de loisirs créatifs ou de yoga est souvent le meilleur moyen de se rapprocher de Finlandais.

Bon à savoir :

Plusieurs structures facilitent la création de liens sociaux : les cours de langue, les universités d’été et les centres d’éducation des adultes (kansalaisopisto). Les associations de quartier, les événements municipaux et les programmes de jumelage (« friend program »), comme ceux proposés par le Croissant-Rouge finlandais ou les services municipaux à Helsinki, peuvent également mettre en relation les résidents locaux et les étrangers.

Les réseaux sociaux jouent un rôle croissant : groupes Facebook « Meet new friends in Helsinki », applications comme Meetup ou même Bumble BFF sont utilisés par les jeunes urbains pour élargir leur réseau.

Sauna et café : invitations qui comptent

Dans ce contexte, certaines invitations ont une valeur symbolique particulière. Être convié à un sauna, surtout dans un contexte privé (chez quelqu’un ou dans un mökki), est un signe fort d’intégration. Le sauna est un espace hybride, entre intimité familiale, détente et parfois prolongement informel des discussions professionnelles.

Bon à savoir :

En Finlande, la consommation de café par habitant est la plus élevée au monde. Proposer ou accepter un café, que ce soit au travail ou à la maison, est bien plus qu’un geste de courtoisie : c’est un rituel social important qui facilite les échanges personnels.

Il faut toutefois accepter la lenteur : la confiance se construit sur la durée, à travers des interactions répétées et une cohérence dans votre comportement. Chercher à « forcer » l’amitié ou à multiplier les acquaintances superficielles risque de se heurter au style relationnel local.

Sauna, nature et fêtes : les grands marqueurs identitaires

Aucune exploration des différences culturelles finlandaises ne serait complète sans évoquer trois piliers : le sauna, la relation à la nature, et quelques fêtes nationales très particulières.

Le sauna, institution sociale et presque sacrée

Avec environ 1,5 million de saunas pour quelque 5,5 millions d’habitants, le sauna est partout : dans les appartements, les immeubles, les piscines, les entreprises, les cottages. L’UNESCO a d’ailleurs inscrit la culture du sauna finlandais au patrimoine culturel immatériel.

Pour un expatrié, il est crucial de comprendre qu’il ne s’agit ni d’un spa de luxe ni d’une activité purement hygiénique. Le sauna combine propreté, détente, socialisation et, pour certains, dimension quasi spirituelle. On y va pour se laver, se relaxer, parler calmement, parfois conclure des affaires dans un cadre moins formel.

Quelques codes à connaître :

Bon à savoir :

La nudité est la norme, mais elle est asexuée et naturelle ; les hommes et les femmes vont généralement dans des espaces séparés. Il est obligatoire de s’asseoir toujours sur une petite serviette personnelle. Une douche est requise avant d’entrer et à nouveau après la séance. L’ambiance doit être calme : le silence ou les conversations à voix basse sont de mise, les éclats de voix sont mal vus. Traditionnellement, c’est souvent la personne la plus expérimentée ou la plus âgée qui a la responsabilité de gérer l’eau jetée sur les pierres chaudes (löyly).

Refuser une invitation au sauna n’est pas un drame si vous invoquez une raison de santé ou une véritable gêne, mais il vaut mieux, au moins une fois, tenter l’expérience avec des Finlandais pour saisir ce que cela représente.

Une nature accessible à tous : le droit de tout un chacun

La Finlande est couverte à 75 % de forêts et parsemée de plus de 180 000 lacs. La relation à la nature est donc intense et structurante. Grâce au principe du « droit de tout un chacun », presque tout le territoire est accessible au public : on peut se promener, cueillir des baies ou des champignons, camper temporairement, même sur des terres privées, à condition de respecter l’environnement et de ne pas déranger.

Beaucoup de Finlandais possèdent ou louent un möki, une petite maison de campagne souvent au bord d’un lac. On y passe l’été, on y pêche, on y fait du sauna, on y coupe le bois, avec parfois un confort rudimentaire (pas d’eau courante ni d’électricité). Pour un invité étranger, accepter une invitation au mökki est une plongée directe dans le cœur de la culture locale… à condition de ne pas paniquer devant les toilettes sèches ou les moustiques.

Fêtes et rituels : Noël, Midsummer et Vappu

Les principales fêtes nationales s’articulent elles aussi autour de la famille, de la nature et d’une certaine gravité.

Bon à savoir :

Noël est une fête familiale et recueillie, centrée sur le réveillon du 24 décembre et l’allumage de bougies sur les tombes. La Fête de l’Indépendance, le 6 décembre, est une commémoration solennelle, marquée par la diffusion télévisée de la réception présidentielle. Le 1er mai (Vappu) mêle fête des travailleurs et célébration étudiante dans une ambiance carnavalesque, avec pique-niques et casquettes d’étudiants, bien que le coût de l’alcool limite les excès. Enfin, le solstice d’été (Midsummer) voit les citadins quitter les villes pour leurs cabanes de campagne (mökki), célébrant la lumière et la nature, souvent de manière festive mais loin des centres urbains.

Pour un expatrié, comprendre que Noël et Midsummer se passent presque toujours en famille, et rarement avec des amis, évite bien des malentendus. Il est fréquent que les commerces soient fermés, que les horaires de transport changent, et que les invitations se raréfient autour de ces dates.

Santé, sécurité et services publics : une culture de l’État‑providence

La Finlande est un État‑providence avancé, où de nombreux services publics structurent la vie quotidienne : santé, éducation, aides sociales, infrastructures. Ces dispositifs ne sont pas seulement des politiques publiques ; ils reflètent des attentes culturelles fortes en matière de solidarité et d’égalité.

Système de santé : universel, fiable et très codifié

Tous les résidents permanents ont accès au système de santé public, financé par l’impôt, couvrant la médecine générale, l’hôpital, la maternité, la pédiatrie, etc., moyennant des tickets modérateurs plafonnés par la loi. Les soins d’urgence sont fournis à toute personne, quelle que soit sa nationalité ou son statut.

Bon à savoir :

Le système de santé finlandais est structuré en trois niveaux : soins primaires, spécialisés et très spécialisés. Il a été récemment réorganisé autour de 21 « régions de bien‑être » plus la ville d’Helsinki. Pour un expatrié, ce sont ces différences structurelles qui sont les plus marquantes.

le rôle central des centres de santé : on passe d’abord par là pour voir un médecin, souvent après une évaluation par une infirmière ;

– des délais qui peuvent être longs pour les consultations non urgentes, malgré des « garanties de délai » légales ;

– un secteur privé plus cher, mais plus rapide, souvent partiellement remboursé par la sécurité sociale pour les résidents (via la Kela).

Le pays se classe très bien en satisfaction des usagers et en performance pour le rapport qualité/prix. Cette couverture généreuse s’accompagne de fortes attentes en matière de responsabilité individuelle (suivi des traitements, prévention, hygiène de vie).

Sécurité, règles et confiance dans les institutions

La Finlande est parmi les pays les plus sûrs au monde. La criminalité violente est rare, les enfants vont seuls à l’école, les agressions dans la rue sont exceptionnelles. Cette sécurité repose sur une combinaison de facteurs : faible inégalité, forte cohésion sociale, police de proximité efficace, et surtout une culture du respect des règles.

Exemple :

On observe en Finlande une forte adhésion sociale aux règles, comme le respect des feux rouges même sans trafic, la formation de queues ordonnées, ou le retour systématique des consignes. Le système de sanctions, tel que les amendes de circulation indexées sur les revenus pour une équité, illustre cette culture. Les nombreuses lois sont généralement perçues par la population comme protectrices plutôt que répressives.

La confiance dans l’administration se traduit aussi par une large numérisation des services : impôts, santé, démarches administratives, tout passe par des portails en ligne sécurisés, accessibles via des identifiants bancaires. Pour un expatrié, s’habituer à ce « tout numérique » est indispensable.

Conclusion : apprivoiser la différence pour mieux s’ancrer

S’expatrier en Finlande, ce n’est pas seulement affronter un hiver interminable ou apprendre quelques mots de finnois. C’est accepter un ensemble cohérent de valeurs et de pratiques : une communication directe mais peu bavarde, une égalité farouchement défendue, un rapport au temps marqué par la ponctualité et les saisons, un attachement émotif à la nature et au foyer, un goût pour la transparence et la loyauté.

Bon à savoir :

La première année d’expatriation en Finlande peut être difficile, marquée par le choc climatique, un certain isolement et la réserve sociale. Cependant, en persévérant, en apprenant à apprécier le silence, en cultivant des relations de qualité et en adoptant des coutumes locales comme le sauna, le mökki (chalet) et les longues soirées d’été, on découvre un pays au caractère profondément humain.

Connaître ces différences culturelles en amont permet de transformer les surprises en curiosités, les malentendus en occasions d’apprendre, et, peu à peu, de faire de la Finlande non plus un simple pays d’accueil, mais un véritable chez‑soi.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un futur retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros diversifié en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers la Finlande afin d’optimiser sa charge imposable, sécuriser son patrimoine et rester connecté à la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, démarches administratives, installation, structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après comparaison de plusieurs destinations (Portugal, Grèce, Chypre, pays nordiques), la stratégie retenue a consisté à cibler la Finlande pour la stabilité juridique et fiscale, la qualité de vie (santé, sécurité, environnement), et un système bancaire robuste au sein de la zone euro. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR‑FI), obtention de la résidence avec location longue durée ou achat, transfert de résidence bancaire, organisation de la protection sociale, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre d’intérêts), et connexion à un réseau local bilingue (avocats, fiscalistes, immobilier) pour intégrer cette mobilité dans une stratégie globale de diversification patrimoniale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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