Depuis quelques années, Les sports populaires à pratiquer en Arabie saoudite ne se résument plus à quelques disciplines phares. Le Royaume a engagé une transformation profonde de son paysage sportif dans le cadre de Vision 2030, avec un double objectif clair : améliorer la qualité de vie des habitants et faire du pays une destination mondiale pour le sport. Résultat, la pratique sportive explose, les infrastructures se multiplient et les possibilités, pour un résident comme pour un voyageur, n’ont jamais été aussi variées.
Le système sportif saoudien est structuré, allant des terrains de quartier aux ligues professionnelles. Il englobe les sports traditionnels, les activités nautiques, les nouvelles disciplines urbaines et le sport électronique, offrant un large panorama d’activités.
Un pays qui se découvre “nation sportive”
La place du sport dans la société saoudienne a radicalement changé en moins de dix ans. Vision 2030, lancée en 2016, fait du sport un levier central de diversification économique, mais aussi un outil de cohésion sociale et de santé publique. Sous l’impulsion du ministère des Sports, du Comité olympique saoudien, du puissant fonds souverain PIF et d’une myriade de fédérations, la pratique amateur devient une priorité nationale.
La part de la population saoudienne pratiquant une activité physique chaque semaine en 2024, contre environ 13–14 % en 2015–2017.
Le développement des infrastructures suit le même rythme, entre grandes “villes sportives” (avec stades, piscines olympiques, salles couvertes, cliniques du sport) et petits complexes de quartier. Parallèlement, des programmes comme “Sports for All” multiplient les événements communautaires, les “Folk Games Days” et les camps de jeunes pour ancrer les habitudes sportives dans le quotidien.
Ce changement de culture sportive se voit aussi dans une statistique symbolique : la part du secteur sportif dans le PIB a bondi de 2,4 milliards de dollars en 2016 à 6,9 milliards en 2019, avec un objectif d’environ 22,4 milliards à l’horizon 2030. Autrement dit, faire du sport en Arabie saoudite, c’est désormais participer à une véritable économie.
Football : la religion sportive du Royaume
On ne peut parler des sports populaires à pratiquer en Arabie saoudite sans commencer par le football, véritable sport national. Introduit dans les années 1950, il s’est imposé comme la passion dominante de toutes les générations. Selon les estimations, quelque 600 000 personnes jouent au football dans le pays, du niveau loisir aux compétitions fédérales.
Une pyramide structurée de la base à l’élite
Le football est supervisé par la Fédération saoudienne de football (SAFF), membre de la FIFA depuis 1956. La structure domestique s’appuie sur un système de divisions professionnelles et semi-professionnelles, avec promotions et relégations.
On peut résumer la pyramide masculine ainsi :
| Niveau | Compétition principale | Caractéristiques clés |
|---|---|---|
| 1 | Saudi Pro League (Roshn League) | 18 clubs, 34 journées, août à mai |
| 2 | First Division League | Accès à l’élite, deux montées directes + barrage |
| 3 | Second Division | Clubs semi-pros, passerelle vers le haut niveau |
| 4 | Third & Fourth Division | Niveau régional et local, très large base de clubs |
En parallèle, SAFF gère un vaste écosystème de jeunes : 19 sélections nationales, plus de 27 000 joueurs licenciés, environ 83 000 joueurs dans des ligues amateurs, 649 académies et plus de 200 000 garçons engagés dans le championnat scolaire.
Pour un joueur de loisir, la porte d’entrée est souvent un club local affilié, un tournoi de quartier ou la Ligue scolaire. Pour un expatrié, les ligues amateurs et les académies privées offrent aussi de nombreuses possibilités de jeu organisé.
Une ligue élite devenue vitrine mondiale
La Saudi Pro League (SPL), rebaptisée Roshn Saudi League pour des raisons de sponsoring, est devenue l’une des compétitions les plus médiatisées du continent asiatique, voire du monde, depuis la vague d’investissements lancée en 2023. Le fonds souverain PIF a pris 75 % du capital de quatre géants historiques (Al-Hilal, Al-Nassr, Al-Ittihad, Al-Ahli) et a financé l’arrivée de stars internationales comme Cristiano Ronaldo, Neymar, Karim Benzema, Sadio Mané ou N’Golo Kanté.
La Saudi Pro League est diffusée dans plus de 155 pays à travers le monde.
Pour le pratiquant lambda, cette visibilité a un impact direct : plus d’infrastructures, plus d’académies, plus de camps d’entraînement, et un modèle inspirant pour les jeunes qui peuvent assister facilement à des matchs de très haut niveau.
Une sélection nationale moteur d’engouement
Les exploits de l’équipe nationale masculine, les “Faucons verts”, alimentent aussi cet engouement. Qualifiée six fois pour la Coupe du Monde (dont 1994, où elle atteint les huitièmes de finale), l’équipe a marqué les esprits en battant l’Argentine de Lionel Messi 2–1 lors du Mondial 2022. Elle a également remporté trois fois la Coupe d’Asie des nations (1984, 1988, 1996).
Le pays organise et candidatera pour plusieurs grandes compétitions internationales de football, dont la Coupe d’Asie 2027, la Coupe du Monde des clubs 2023, les FIFA Series 2024 et, surtout, la Coupe du Monde 2034 en tant que candidat unique. Ces événements stimulent le développement de la pratique sportive.
Le football féminin en pleine accélération
Le football n’est plus l’apanage des hommes. Depuis 2017, les cours d’éducation physique sont progressivement introduits pour les filles dans les écoles publiques, et la SAFF a mis sur pied un département dédié au football féminin, dirigé par Aalia Al-Rasheed. La création de la sélection nationale féminine en 2021, puis ses premiers matchs internationaux et son entrée au classement FIFA en 2023, ont changé la donne.
La pyramide féminine se structure autour de plusieurs niveaux :
| Niveau | Compétition féminine | Nombre de clubs (approx.) |
|---|---|---|
| 1 | SAFF Women’s Premier League | 8 clubs |
| 2 | Women’s First Division League | 8 clubs |
| 3 | Women’s Second Division League | Environ 25 clubs (5 groupes) |
| Coupes | Saudi Women’s Cup, Super Coupe, Challenge | Ouvert aux clubs qualifiés |
Plus de 1 500 joueuses sont engagées dans la Premier League féminine, dont environ 940 Saoudiennes. Le championnat est désormais diffusé à l’international (notamment via DAZN), ce qui renforce sa visibilité. À la base, plus de 70 000 filles participent à la Ligue scolaire, et 17 académies féminines ont déjà vu le jour depuis 2021.
Pour une jeune fille ou une femme qui souhaite se mettre au football en Arabie saoudite, il existe désormais un panel complet : cours en club, tournois universitaires, ligues privées, puis compétitions fédérales. Les salaires et conditions d’entraînement tendent également à se rapprocher de ceux des hommes, avec un principe affiché d’égalité de traitement au sein des sélections nationales.
Basketball : le deuxième sport roi
Si le football domine, le basket-ball s’impose comme la deuxième grande passion sportive du pays, notamment chez les jeunes. Introduit dans les années 1960, il compte aujourd’hui environ 150 000 pratiquants.
Une fédération structurée et des ligues en expansion
Le basket est administré par la Saudi Arabian Basketball Federation (SBF), installée à Riyad. La fédération, créée au milieu des années 1960, chapeaute plusieurs équipes nationales (masculine, féminine et 3×3) et un ensemble de compétitions : championnats élite, coupes, ligue jeune, ligue junior, etc.
La ligue principale est le Saudi Basketball League (SBL), parfois appelée Saudi Premier League. Elle se décline en version masculine et féminine. La saison type s’étale de début octobre à fin mars, ce qui laisse de la place au basket de rue et aux tournois estivaux le reste de l’année.
| Catégorie | Nombre estimé d’équipes | Exemple de clubs |
|---|---|---|
| SBL hommes | 10 équipes | Al-Ahli, Al-Ittihad, Al-Nassr, Ohud Medina, Al-Fateh, Al-Khaleej… |
| SBL femmes | 6 équipes | Al-Ahli, Al-Ittihad, Al-Nassr, Al-Okhdood, Al-Qadsiah, Al-Ula |
Au total, la SBF compte 64 clubs affiliés, réunissant plus de 2 300 joueurs et joueuses. La ligue masculine est diffusée sur la chaîne SSC, preuve de sa popularité croissante. Le champion décroche un billet pour la Basketball Champions League Asia, le FIBA West Asia Super League et le Championnat arabe des clubs, tandis que la championne de la ligue féminine se qualifie pour la Women’s Basketball League Asia.
Pour les amateurs, les clubs proposent généralement des sections jeunes et loisirs. Parallèlement, des académies privées se développent. Enfin, la pratique du basket 3×3, plus simple à organiser sur des terrains de quartier, connaît un essor spectaculaire.
Une équipe nationale solide au niveau asiatique
L’équipe masculine saoudienne n’a pas encore participé aux Jeux olympiques ni à la Coupe du monde FIBA, mais elle s’est hissée plusieurs fois parmi les meilleurs d’Asie. Son plus grand fait d’armes reste une médaille de bronze au Championnat d’Asie FIBA en 1999. Elle a aussi terminé quatrième du même tournoi en 1997, et régulièrement dans le top 10 sur trois décennies.
Les résultats à la Coupe d’Asie FIBA illustrent sa constance :
| Année | Classement Arabie saoudite au FIBA Asia Cup |
|---|---|
| 1989 | 7e |
| 1993 | 6e |
| 1995 | 6e |
| 1997 | 4e |
| 1999 | 3e (bronze) |
| 2005 | 8e |
| 2013 | 13e |
| 2022 | 14e |
| 2025 | 10e (compétition à domicile, donnée projetée) |
Sur la scène des Jeux asiatiques, la meilleure performance est une sixième place en 2022. En Arabie, la fédération mise aussi beaucoup sur le 3×3, format plus accessible et compatible avec l’aménagement de petits terrains dans les quartiers urbains.
Pour les pratiquants, cette dynamique se traduit très concrètement : davantage de tournois scolaires et universitaires, plus de terrains couverts dans les complexes municipaux, et une ouverture de la discipline aux femmes dans un cadre structuré.
Sports traditionnels : chameau, cheval et faucon, un patrimoine vivant
Les sports populaires à pratiquer en Arabie saoudite ne se résument pas au modèle occidental. Le Royaume investit massivement dans la préservation et la modernisation de pratiques héritées du mode de vie bédouin : courses de chameaux, sports équestres et fauconnerie.
Courses de chameaux : une identité nationale
Les courses de chameaux forment l’un des piliers de l’identité sportive et culturelle du pays. Ce “sport des cheikhs” remonte aux tribus nomades pour lesquelles le chameau était à la fois moyen de transport, ressource alimentaire et symbole de richesse. De simples défis amicaux entre clans, la pratique s’est transformée en un circuit de compétitions très structuré, soutenu par la Saudi Camel Racing Federation, créée en 2018 et basée à Riyad.
Les courses se déroulent sur des pistes dédiées dans plusieurs régions, avec des catégories définies selon l’âge de l’animal et le type de propriétaire. La fédération a mis en place un arsenal de règles pour assurer le bien-être des animaux et l’intégrité des compétitions : limitation du poids des “jockeys” (désormais des robots ultra-légers), programmes antidopage, standards de soins, surveillance par puces électroniques et GPS.
Pour un Saoudien, la course de chameaux est souvent une activité familiale, avec des investissements dans l’élevage, la préparation ou la gestion des écuries. Les chameaux suivent un régime spécifique composé de dattes, de lait, de miel, de fourrage sec et de maïs. Ces animaux, souvent âgés de 1 à 5 ans, peuvent atteindre des vitesses de 40 km/h sur des distances allant jusqu’à 10 kilomètres. Leurs compétitions sont organisées selon des catégories bien codifiées, telles que Mafarid, Haqayeq et Laqaya.
Au-delà de la compétition, de grands festivals comme le King Abdul Aziz Camel Festival ou le Crown Prince Camel Festival, qui a détenu un record Guinness pour le plus grand nombre de chameaux engagés, donnent à voir tout un écosystème économique (commerce, élevage, tourisme) et culturel (poésie, musique, artisanat).
Sports équestres et courses hippiques
L’Arabie saoudite entretient un lien tout aussi ancien avec le cheval, et en particulier avec la race arabe, réputée pour son endurance et sa grâce. Aujourd’hui, l’équitation se pratique sous plusieurs formes : balade de loisir, endurance, saut d’obstacles, dressage, polo et bien sûr courses hippiques.
Le centre des courses équestres en Arabie Saoudite est le champ de courses du Roi Abdulaziz à Riyad, qui accueille la Saudi Cup, la course hippique la plus dotée au monde. Cet événement phare rassemble un public international de spectateurs, parieurs, propriétaires et jockeys. La saison hippique s’étend généralement de novembre à mars, offrant les conditions climatiques les plus favorables pour assister aux compétitions ou pour s’initier à l’équitation.
On estime à environ 2 000 le nombre de jockeys professionnels dans le pays. Mais pour le grand public, de nombreux centres équestres, notamment autour de Riyad, Djeddah et des projets touristiques comme la King Abdullah Economic City, proposent cours, promenades et camps pour enfants.
Fauconnerie : de la chasse au sport de précision
La fauconnerie, autre discipline séculaire du monde arabe, a évolué d’une pratique de chasse à un sport codifié et à un symbole identitaire fort. En Arabie saoudite, le King Abdulaziz Falconry Festival est aujourd’hui la référence mondiale du genre, avec des compétitions de vitesse, de chasse et de dressage réunissant des fauconniers du monde entier.
Les espèces les plus utilisées sont le faucon sacre et le faucon pèlerin, soigneusement sélectionnés et entraînés pendant des mois. La saison de chasse traditionnelle court d’octobre à mars, période durant laquelle les amateurs sortent avec leurs faucons et leurs lévriers salukis, autre race emblématique de la région.
La pratique demande un investissement considérable, tant financier que temporel : pour un débutant, l’entrée dans ce milieu passe souvent par un club ou par l’accompagnement d’un maître fauconnier. Les autorités encouragent aujourd’hui des pratiques responsables et soutiennent des programmes de conservation des rapaces, en lien avec les initiatives de l’UNESCO.
Cricket, boxe, tennis, athlétisme : la montée en puissance des sports modernes
Si le pays s’appuie fortement sur ses héritages, il mise aussi sur une diversification massive de son offre sportive. De nombreux sports, parfois importés par les communautés expatriées, se sont enracinés puis localisés.
Cricket : l’influence sud-asiatique
Le cricket est l’un des meilleurs exemples de cette hybridation. Introduit dans les années 1970 par les communautés venues d’Inde, du Pakistan ou du Sri Lanka, il s’est progressivement diffusé auprès des Saoudiens eux-mêmes. Plus de 50 000 personnes pratiqueraient aujourd’hui le cricket dans le Royaume, dont plus de 8 000 joueurs officiellement enregistrés, avec une proportion croissante de locaux (près de 20 %).
La saison va généralement d’octobre à avril, pour éviter les fortes chaleurs. Le pays compte environ 149 clubs et des associations actives comme la Yanbu Al Sinaiyah Cricket Association, la plus importante du pays. Les grandes villes ont leurs propres championnats et coupes, souvent organisés le week-end, sur des terrains synthétiques ou parfois sur la seule pelouse naturelle disponible.
Pour s’intégrer à la communauté rugbystique soudée, rejoignez un club local ou une ligue d’expatriés. L’équipe nationale a démontré son potentiel avec des exploits comme une victoire marquante contre la Namibie en 2016 et un succès dans une série quadrangulaire face au Kenya, à l’Ouganda et au Qatar.
Boxe et arts de combat
La boxe fait partie des sports en plein essor en Arabie saoudite, portée par la fois par la pratique locale et par l’organisation de grands combats internationaux dans le cadre de Riyadh Season. On estime à environ 10 000 le nombre de boxeurs dans le pays, avec une entrée tardive mais rapide des femmes dans la discipline : entre 2021 et 2024, la participation féminine à la boxe a bondi de 460 %.
Plusieurs combats de très haut niveau – Anthony Joshua vs Andy Ruiz Jr., “Day of Reckoning”, “Ring of Fire”, etc. – ont été organisés à Riyad, attirant l’attention des jeunes sur les sports de combat. Les salles de boxe et de MMA se multiplient, souvent dans les quartiers les plus dynamiques de la capitale et des grandes villes.
Derrière ces vitrines, le pays soutient aussi les fédérations d’arts martiaux olympiques comme le taekwondo, où Dunya Abutaleb est devenue la première Saoudienne à décrocher une qualification directe pour les Jeux, manquant de peu une médaille à Paris 2024.
Dunya Abutaleb, première Saoudienne qualifiée directement aux Jeux Olympiques en taekwondo
Tennis, athlétisme, natation et autres disciplines
Le tennis, longtemps resté un sport de niche, compte désormais environ 50 000 pratiquants, avec des clubs dans les grandes villes et un fort accent sur la pratique féminine dans les écoles : un programme pilote a ainsi permis à 15 000 filles de découvrir le tennis dans le cadre scolaire. La tenue des WTA Finals à Riyad accélère ce mouvement en donnant de la visibilité à la discipline.
En athlétisme, environ 150 000 personnes pratiquent la course à pied ou les disciplines associées. La création de communautés de runners mixtes comme la Jeddah Running Community, Riyadh Urban Runners ou Khobar Running Krew illustre l’appropriation progressive des espaces urbains par les joggeurs, malgré un climat exigeant. Le succès du coureur Hadi Soua’an Al Somaily, médaillé d’argent sur 400 m haies aux Jeux de Sydney 2000, a longtemps servi de modèle.
La natation (environ 100 000 pratiquants), le tennis de table (40 000), le volleyball et le handball complètent un paysage sportif de plus en plus dense. Les piscines publiques, clubs privés et infrastructures scolaires ou universitaires offrent des occasions variées pour s’initier à ces disciplines.
Activités nautiques : le potentiel géant du littoral
Avec des milliers de kilomètres de côtes sur la mer Rouge et le golfe Arabique, Les sports populaires à pratiquer en Arabie saoudite incluent naturellement une large palette d’activités aquatiques. La mer Rouge, en particulier, est réputée pour ses eaux claires, ses plus de 300 récifs coralliens et plus de 1 000 espèces de poissons.
Plongée, snorkeling et exploration des récifs
La plongée sous-marine et le snorkeling sont parmi les activités les plus prisées, notamment autour de Djeddah, Yanbu, Umluj, Al Lith ou encore des îles Farasan. Les centres de plongée comme Blue Reef Diver ou Adventure Diver à Yanbu, ou encore Al-Haddad Scuba et Sun & Sea Dive Center à Djeddah, proposent formations, baptêmes et sorties pour tous niveaux.
Les sites de plongée offrent une grande variété : épaves (comme l’Ann Ann), tombants, cavités et plateaux coralliens. La faune rencontrée comprend des poissons-clowns, des tortues, diverses espèces de requins (marteaux, taureaux) et parfois des requins-baleines. Pour le snorkeling, les eaux peu profondes autour d’Umluj, surnommées les ‘Maldives saoudiennes’, permettent même aux débutants de découvrir des paysages marins exceptionnels.
Sports de glisse et loisirs nautiques
Les côtes saoudiennes se prêtent aussi superbement aux sports de glisse. Kitesurf, planche à voile, wakeboard, ski nautique, paddle, jet-ski, e-foil, flyboard : les possibilités sont multiples. Des spots comme Silver Sands Beach à Djeddah sont connus des amateurs de kitesurf, tandis que les corniches de Djeddah ou Dammam abritent de nombreux opérateurs proposant des balades en bateau, des parasails, des donut rides ou des sorties de pêche sportive.
Pour la détente, de nombreuses plages publiques ou privées sont accessibles pour la baignade, le bronzage ou les pique-niques familiaux. Les clients des complexes hôteliers comme Nujuma (Ritz-Carlton Reserve), Six Senses ou Mövenpick Resort Yanbu bénéficient d’une offre complète d’activités nautiques intégrée à leur séjour.
Logistique, saison et encadrement
Sur le plan pratique, la meilleure période pour les sports nautiques se situe généralement entre octobre et avril, quand les températures sont plus douces. Les opérateurs encadrent de plus en plus strictement la sécurité (qualifications des instructeurs, limitation du nombre de plongeurs par guide, vérification des certifs de plongée récentes, etc.), avec des conditions de réservation et d’annulation claires.
Les activités en mer constituent aussi un levier fort pour le tourisme : des projets phares comme la “Red Sea” ou NEOM misent explicitement sur le snorkeling, la plongée et les sports de glisse pour attirer une clientèle internationale.
Motorsports, golf et esports : les nouveaux terrains de jeu
L’Arabie saoudite ne se contente pas de renforcer ses sports historiques : elle investit aussi dans des domaines jusque-là peu présents dans la région, comme les sports mécaniques, le golf et l’esport, avec un double objectif d’image et de diversification économique.
Sports mécaniques : circuits urbains et désert infini
Depuis 2020, le Dakar Rally s’est installé dans le désert saoudien, transformant les dunes et plateaux rocheux en immense terrain de jeu pour pilotes et copilotes. En parallèle, la Jeddah Corniche est devenue un haut lieu des compétitions automobiles internationales, avec la Formule 1, la Formule E et diverses séries GT et F4 se succédant sur un tracé ultra-rapide.
Pour les amateurs, plusieurs pistes de karting et circuits loisirs existent déjà, à commencer par le JCC Karting Center à Djeddah. Le projet géant de Qiddiya prévoit la construction de Speed Park, un circuit spectaculaire mêlant sections urbaines et permanentes, avec virages en altitude et lignes droites longeant un roller coaster.
La pratique régulière des sports mécaniques est généralement plus onéreuse que les sports collectifs. Cependant, des clubs, des écoles de pilotage et des programmes comme ‘Next Gen’ développent des initiatives pour démocratiser l’accès à ces disciplines, notamment auprès de la jeunesse saoudienne.
Golf : un nouveau hub au Moyen-Orient
Le golf constitue un autre pilier de la stratégie sportive saoudienne. Longtemps limité à quelques parcours fréquentés par des expatriés, le pays ambitionne désormais de se positionner comme destination golfique majeure. Le Riyadh Golf Club, surnommé “la perle du désert”, accueille ainsi des tournois internationaux comme l’ouverture de la saison 2026 de la LIV Golf League, disputée de nuit sur quatre jours.
Le parcours 18 trous (par 72) propose plusieurs repères de départ, avec une longueur allant de 5 607 à 7 462 yards, ce qui le rend praticable à différents niveaux. Parallèlement, le pays prévoit de plus que tripler son nombre de parcours d’ici 2030, avec des projets emblématiques comme Shura Links, Laheq Golf Course ou Trojena Northern Golf Course, intégrés à de vastes “giga-projets” touristiques.
Pour les joueurs amateurs, l’offre se diversifie rapidement avec des formules comme le practice, les académies, les parcours 9 ou 18 trous, et des événements combinant golf et musique. Les tarifs d’accès varient, et les autorités cherchent à développer une base locale de pratiquants, en plus des visiteurs internationaux.
Esports : un pari assumé sur le numérique
L’esport n’est pas un “sport” au sens traditionnel, mais il fait pleinement partie de la stratégie sportive saoudienne. Le Royaume a lancé une National Gaming and Esports Strategy, assortie d’un budget de 38 milliards de dollars, pour devenir un hub mondial du jeu vidéo compétitif. L’Esports World Cup, organisé chaque année à Riyad, rassemble des tournois sur plus de vingt titres et offre un système de championnat des clubs.
Pour les jeunes, la pratique compétitive passe par des clubs, des universités, des espaces spécialisés et des plateformes en ligne. L’idée, pour les autorités, est à la fois de capter une industrie en pleine croissance et de créer des emplois qualifiés dans le game design, la diffusion, l’événementiel ou l’encadrement des joueurs professionnels.
Femmes et sport : une révolution silencieuse
On ne peut parler aujourd’hui des sports populaires à pratiquer en Arabie saoudite sans évoquer l’essor spectaculaire de la pratique féminine. Longtemps tenue à l’écart du sport organisé, la moitié féminine de la population est devenue l’un des moteurs centraux de la transformation.
De l’interdiction au dynamisme
Jusqu’en 2017, les filles n’avaient pas droit à des cours de sport dans les écoles publiques. La pratique restait cantonnée à quelques clubs privés, souvent coûteux et réservés à une élite. Aujourd’hui, l’éducation physique fait partie du programme officiel, de la primaire au lycée, et six universités proposent des cursus diplômants en sciences du sport pour les femmes. Plus de 12 000 enseignantes issues d’autres disciplines ont été formées pour assurer ces cours.
Le nombre de sportives déclarées en France dépasse désormais 330 000, illustrant une augmentation spectaculaire de la participation féminine.
Nouvelles ligues, nouveaux modèles
Le football, le basket, l’athlétisme, la boxe ou encore la course sur route ont vu émerger des ligues, des clubs et des figures inspirantes. Des clubs comme Jeddah United (basket) ou Jeddah Running Community Women ont joué un rôle pionnier dans l’acceptation sociale de la pratique féminine en extérieur.
Dans le football, l’établissement de trois divisions féminines, de coupes nationales et d’une équipe nationale reconnue par la FIFA a envoyé un signal clair : les femmes ne sont plus des invitées tolérées, mais des actrices à part entière du système sportif. Les autorités se targuent aussi de rémunérer les joueuses et joueurs des équipes nationales sur la même grille, avec un accès égal aux infrastructures.
À côté des ligues fédérales, les événements de masse se multiplient : premières courses sur route réservées aux femmes, programmes de sensibilisation contre l’obésité (qui touche encore 44 % des Saoudiennes), actions dans les entreprises et les universités.
Gouvernance et représentation
Autre changement majeur : la place des femmes dans la gouvernance sportive. Une directive impose à chaque fédération d’intégrer au moins une femme dans son conseil d’administration, et d’inclure des représentantes dans les délégations internationales. Résultat, on compte désormais 104 femmes administratrices dans les fédérations et sept présidentes, un chiffre inédit dans la région.
Des figures comme la princesse Reema bint Bandar, première femme à diriger une fédération multisport puis membre du CIO, ou Adwa Al-Arifi, pionnière au sein de la SAFF, incarnent cette nouvelle génération de dirigeantes.
Comment s’insérer dans ce paysage sportif ?
Pour un résident, un expatrié ou un voyageur, les options pour pratiquer un sport en Arabie saoudite sont désormais aussi nombreuses que structurées. Les grandes villes disposent de réseaux d’installations publiques (stades, parcs, salles couvertes) gérés par la Présidence générale à la jeunesse (GPYW) ou par les municipalités, ainsi que de clubs privés offrant des abonnements mensuels ou annuels.
La plateforme Nafes simplifie les démarches pour ouvrir des clubs et salles de sport, stimulant une offre très variée (fitness, natation, yoga, etc.). Parallèlement, des projets d’envergure comme Sports Boulevard à Riyad (135 km d’espaces verts dédiés) et les corniches aménagées de Djeddah et Dammam favorisent la pratique sportive en extérieur.
En pratique, l’accès à un sport donné peut prendre plusieurs formes :
Découvrez différentes façons de vous intégrer à la vie sportive locale, des clubs structurés aux événements communautaires.
Rejoignez un club ou une académie pour pratiquer votre sport favori (football, basket, tennis, cricket, sports de combat) dans un cadre organisé.
Participez à des compétitions conviviales au sein de ligues d’entreprise ou d’expatriés (cricket, football loisirs, running).
Participez à des événements communautaires, souvent gratuits ou à faible coût, organisés par la Sports for All Federation.
Profitez des complexes multi-activités (villes sportives, parcs nationaux, resorts balnéaires) pour la randonnée, le camping, la natation ou les sports de glisse.
Le contexte sécuritaire et réglementaire évolue lui aussi : les codes vestimentaires s’assouplissent, particulièrement dans les espaces privés ou séparés, tandis que les autorités veillent à ce que la mixité soit encadrée dans les infrastructures publiques. Pour les touristes, l’obtention d’une e-visa ou d’un visa à l’arrivée, combinée à des services de transport modernes (Uber, Careem, trains, bus), facilite l’accès aux principaux spots sportifs.
Conclusion : un laboratoire à ciel ouvert pour la pratique sportive
Les sports populaires à pratiquer en Arabie saoudite reflètent aujourd’hui un double mouvement : d’un côté, la valorisation assumée de pratiques profondément ancrées dans la culture bédouine – courses de chameaux, fauconnerie, sports équestres –, de l’autre, l’adoption massive des disciplines mondiales les plus visibles – football, basket, cricket, boxe, sports mécaniques, golf, esports.
Cette hybridation donne naissance à un paysage sportif unique, où l’on peut, dans la même semaine, jouer un match de football à 5 sur un terrain de quartier, plonger sur une épave de la mer Rouge, s’inscrire à un cours de boxe ou de yoga, assister à une course de chameaux et regarder Cristiano Ronaldo ou des stars de la NBA d’hier évoluer dans les ligues locales.
Le changement social se manifeste concrètement dans les activités de tous les jours : lors des cours d’éducation physique mixtes à l’école, lorsque des familles font du sport ensemble dans les parcs le soir, dans les clubs où des femmes pratiquent la boxe ou le football, ou encore dans les communautés pastorales où les jeunes apprennent à élever et à entraîner des dromadaires.
En quelques années, l’Arabie saoudite est devenue un laboratoire à ciel ouvert de politiques sportives, mêlant investissements colossaux, réforme sociale et démocratisation de la pratique. Que l’on soit passionné de ballon rond, attiré par les sports extrêmes, curieux des traditions bédouines ou simplement en quête d’un mode de vie plus actif, le Royaume offre aujourd’hui un terrain de jeu à la mesure de ses ambitions.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Arabie saoudite, Émirats, Oman, Bahreïn), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Arabie saoudite pour son environnement à faible fiscalité sur les revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie compétitif hors Riyad et Djeddah, et un fort potentiel d’affaires dans le cadre de Vision 2030. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du titre de séjour approprié, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, conseil culturel) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire), en tenant compte de la convention fiscale franco‑saoudienne.
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