Le coût de la vie en Arabie saoudite pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Arabie saoudite reste, pour beaucoup d’expatriés, une opportunité financière rare : salaires souvent élevés, absence d’impôt sur le revenu, perspectives de carrière dans des secteurs en plein boom. Mais une fois le contrat signé, une autre question se pose vite : combien coûte réellement la vie sur place, et à quelles conditions ce fameux « pactole » se transforme-t-il en véritable capacité d’épargne ?

Bon à savoir :

Cet article détaille, poste par poste, le coût de la vie pour les expatriés en Arabie Saoudite. Il s’appuie sur les dernières données disponibles (Numbeo, Statista, rapports immobiliers, études sectorielles) et propose un focus spécifique sur les villes de Riyad, Djeddah et la côte Est.

Comprendre le niveau général des prix

L’Arabie saoudite affiche un indice de coût de la vie d’environ 45,3, ce qui la place nettement en dessous de nombreuses grandes métropoles occidentales. Riyadh se situe autour de 47, Jeddah à 43,8 et Ad Dammam à 42,4. Autrement dit, la vie quotidienne y est, en moyenne, moins chère que dans la plupart des capitales européennes, tout en restant coûteuse pour les standards d’Asie du Sud ou d’Afrique.

Pour se repérer, il est utile de comparer la capitale à quelques grandes villes mondiales.

Comparaison de Riyadh avec d’autres grandes villes

VilleRiyadh vs ville (coût de la vie)Commentaire synthétique
New YorkRiyadh ~ 62,6 % moins chèreNiveau de prix sans commune mesure
LondresRiyadh ~ 46,7 % moins chèreÉcart très significatif
AmsterdamRiyadh ~ 36,9 % moins chèrePouvoir d’achat nettement supérieur à salaire égal
DohaRiyadh ~ 11 % moins chèreArabie saoudite plus abordable que le Qatar

À l’intérieur même du Royaume, les écarts sont sensibles. Jeddah est environ un quart moins chère que Riyadh, et des villes comme Abha, Ha’il ou Najran affichent des loyers bien plus doux que les grands pôles économiques.

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Le salaire net mensuel moyen après impôt en Arabie Saoudite, un niveau élevé à l’échelle régionale.

Quel budget mensuel prévoir ?

Les estimations convergent sur des fourchettes assez larges, en fonction du style de vie, de la ville, du type de logement et de la présence ou non d’enfants.

Budgets mensuels indicatifs

Profil et villeFourchette de dépenses mensuelles (SAR)Commentaire
Célibataire, Riyadh3 000 – 8 000De mode de vie « simple » à très confortable, hors excès
Célibataire, Jeddah3 000 – 6 000Légèrement moins cher qu’à Riyadh
Célibataire, Dammam / Al Khobar2 800 – 5 500Côte Est un peu plus abordable pour l’habitat
Couple, Riyadh12 000 – 18 000Niveau de confort « expatrié » classique
Famille (4 pers.), Riyadh20 000 – 35 000Avec logement correct et éventuellement école internationale
Famille (4 pers.), Jeddah9 000 – 18 000Fortement dépendant du choix d’école et de quartier
Famille (4 pers.), Dammam/Khobar8 000 – 15 000Options plus économiques qu’à Riyadh

Ces montants incluent généralement logement, alimentation, transports, communications, loisirs courants et, pour les familles, une partie des frais de scolarité. Ils ne tiennent pas compte des dépenses exceptionnelles (voyages fréquents, achat de véhicules haut de gamme, etc.).

Attention :

Le budget mensuel moyen d’un ménage est estimé à 4 159 SAR en 2024, mais ce chiffre national est théorique pour un expatrié. Les dépenses réelles augmentent significativement avec un loyer en ville, la consommation de produits importés et la scolarisation des enfants dans le privé international.

Le logement : premier poste de dépense

Pour un expatrié, le logement est de loin la ligne la plus lourde du budget, surtout dans les grandes agglomérations. L’écart entre quartiers et types de biens est très important, en particulier à Riyadh.

Niveaux de loyers selon les villes et types de biens

Les données suivantes donnent un ordre de grandeur des loyers, tous types de quartiers confondus.

Ville / Type de bienFourchette de loyers mensuels (SAR)
Riyadh – appartement~ 2 917 – 20 833
Riyadh – maison / villa~ 5 000 – 30 000
Jeddah – appartement~ 1 200 – 6 250
Jeddah – maison~ 5 000 – 14 583
Dammam Métropole – appartement~ 1 375 – 3 750
Dammam Métropole – maison~ 3 333 – 10 000
Villes moins chères (Abha, Ha’il, Najran) – centre-ville~ 1 375 – 2 250

À Riyadh, un studio ou un petit T1 peut tourner autour de 2 000 à 3 000 SAR par mois dans des quartiers intermédiaires, mais les écarts explosent dès qu’on vise les secteurs prisés des expatriés (Diplomatic Quarter, Hittin, Al Nakheel, nord de la ville) ou les compounds résidentiels occidentalisés.

Riyadh : fourchettes détaillées par type d’appartement

Les estimations récentes montrent une nette montée en gamme de l’offre, notamment dans le nord de la capitale.

Type de logement à Riyadh (2025–2026)Fourchette typique de loyer mensuel (SAR)
Studio1 600 – 6 000
1 chambre3 100 – 4 100 en centre, parfois plus en quartier premium
2 chambres3 000 – 7 000
3 chambresÀ partir de 4 000, pouvant dépasser 7 000
Villa en ville10 000 – 30 000
Logement en compound expatrié8 000 – 20 000 (appartements) ; villas 15 000+

La différence entre un appartement en immeuble local de quartier et une unité dans un compound « occidental » sécurisé, avec piscine, club house et services, se chiffre facilement à plusieurs dizaines de milliers de riyals par an : un appartement en résidence occidentalisée se loue souvent 50 000 à 100 000 SAR par an, contre 25 000 à 60 000 SAR dans un immeuble plus « local ».

90000-140000

C’est le coût annuel en SAR d’un appartement trois chambres dans les compounds haut de gamme, un prix que de nombreux expatriés acceptent pour le confort et la sécurité.

Quartiers et niveaux de loyers à Riyadh

Certaines zones sont particulièrement recherchées par les expatriés, avec des loyers en conséquence.

Zone / Quartier de RiyadhProfil type et fourchette de loyers (SAR/mois)
Diplomatic Quarter (Al Safarat), Hittin, Al NakheelQuartiers d’expatriés : appartements 5 000 – 12 000, villas en compound 15 000+
Al Olaya, As Sulimaniyah, Al WurudJeunes actifs : 1 chambre à 2 500 – 4 500
Al Yasmin, Al Narjis, Hittin (familles)Appartements 2–3 ch. : 4 000 – 8 000 ; villas en compound 12 000 – 20 000+
Al Rawabi (est de Riyadh)1 ch. : 18 000 – 25 000 / an ; 2 ch. : 25 000 – 35 000 / an
Quartiers plus anciens / périphérie sudLoyers nettement plus bas, à partir d’environ 1 500 – 2 000 pour un petit logement

À noter : depuis septembre 2025, Riyadh a mis en place un gel des loyers pour les contrats en cours, valable cinq ans. Les propriétaires ne peuvent plus augmenter le loyer d’un locataire déjà en place avant 2030. Cette mesure a contribué à calmer une envolée antérieure des loyers (hausse annuelle de 10 à 15 % constatée dans certains secteurs au premier semestre 2025) ; début 2026, les augmentations se situent plutôt dans une fourchette de 1 à 3 % sur un an pour les nouveaux baux.

Achat immobilier et rentabilité locative

Les prix d’achat varient fortement selon la ville et le type de bien, mais restent, globalement, en deçà des grandes capitales européennes.

Ville / Type de bienPrix moyen au m² (SAR)Commentaire
Riyadh – appartement~ 5 050Secteur dynamique, hausse des prix marquée depuis 2020
Riyadh – maison~ 5 320Villas familiales très recherchées
Jeddah – appartement~ 4 250Moins cher que Riyadh
Jeddah – maison~ 5 150Marché soutenu sur les villas
Dammam – appartement~ 3 545Côte Est plus accessible
Dammam – maison~ 3 430Prix inférieurs à Riyadh et Jeddah
Abha~ 2 947Ville plus abordable
Ha’il~ 1 382Très bon marché par rapport aux grandes villes

Un appartement une chambre au centre de Riyadh se vend typiquement entre 1,2 et 1,5 million de riyals. Dans un quartier comme Al Rawabi, les appartements entiers se négocient plutôt entre 500 000 et 800 000 SAR.

Exemple :

Les rendements locatifs à Riyad restent attractifs, variant selon le type de logement : de 9 à 12 % par an pour les studios, 8 à 11 % pour les appartements une chambre, 7 à 9 % pour les trois chambres, et 5 à 8 % pour les villas et compounds. Par exemple, pour un appartement acheté 800 000 SAR, les coûts annuels de maintenance sont estimés entre 8 000 et 12 000 SAR (soit 1 à 1,5 % de la valeur), auxquels s’ajoutent des charges mensuelles pour les parties communes généralement comprises entre 200 et 500 SAR.

Pour les expatriés qui achètent avec un prêt, les taux fixes sur 20 ans tournent autour de 4,56 % au niveau national, et environ 5,18 % à Riyadh. Sur un appartement de 1,2 à 1,5 million de riyals, une mensualité proche de 5 000 SAR sur 25 ans à 4,5 % d’intérêt est souvent citée comme référence.

Charges et services à domicile : un coût modéré, mais à ne pas négliger

Les charges domestiques – eau, électricité, refroidissement, internet, téléphone – sont plus raisonnables qu’en Europe, en partie grâce aux subventions publiques, mais l’utilisation intensive de la climatisation en été peut faire grimper la facture.

Utilités de base

Pour un appartement standard d’environ 85–90 m², une facture globale (électricité, eau, refroidissement, ordures) tourne en moyenne autour de 400 SAR par mois au niveau national, et près de 380 SAR à Riyadh, dans une fourchette de 250 à 600 SAR selon la saison et l’usage.

L’électricité résidentielle est facturée à un tarif progressif ; l’eau, également, via des tranches commençant à 0,15 SAR le m³ pour les premiers volumes et augmentant nettement au-delà. La facture d’eau et d’électricité peut ainsi osciller entre 300 et 600 SAR par mois, voire davantage en plein été pour un logement très climatisé.

Internet et téléphonie

L’accès internet haut débit fait partie des standards de la vie urbaine saoudienne, avec des prix comparables ou légèrement inférieurs à l’Europe de l’Ouest.

Service (Riyadh)Coût moyen mensuel (SAR)
Internet fixe ≥ 60 Mbps, data illimitée~ 280 (fourchette 230 – 300)
Forfait fibre haut de gamme~ 300 – 400
Forfait mobile avec appels + 10 Go de data~ 100 – 200 (moyenne ~ 127)
Plateforme TV payante (ex. OSN Global)À partir d’environ 159

Pour un expatrié seul, compter 350 à 500 SAR par mois pour télécoms (internet fixe + une ligne mobile confortable) est une base réaliste.

Aide domestique et chauffeurs : un élément clé du « lifestyle »

L’Arabie saoudite se distingue par l’ampleur du recours aux employés de maison. Plus de 4 millions de foyers seraient aidés par du personnel domestique ; environ 3 millions de travailleurs de ce type exercent dans le Royaume, dont près de 800 000 femmes de ménage.

Astuce :

Pour les expatriés, le recours à des services tels qu’une femme de ménage, une nounou ou un chauffeur peut considérablement améliorer la qualité de vie au quotidien. Cependant, il est important de noter que ces services représentent un coût supplémentaire significatif dans le budget et nécessitent donc une planification financière attentive.

Pour Riyadh, les ordres de grandeur sont les suivants :

Type de service domestique (Riyadh)Coût mensuel estimatif (SAR)
Femme de ménage résidente (emploi direct)2 000 – 2 500
Femme de ménage via agence (tout compris)3 500 – 4 500
Femme de ménage à temps partiel (1–2 fois/semaine)500 – 800
Chauffeur résidant (emploi direct)2 000 – 3 000 + logement/nourriture
Chauffeur + voiture (via société)4 000 – 6 000

D’un point de vue légal, le gouvernement a fixé un salaire minimum pour les travailleurs domestiques à 1 500 SAR par mois, mais dans la pratique, les salaires tournent davantage entre 1 500 et 2 500 SAR selon la fonction : femmes de ménage, nounous, cuisiniers, aidants pour personnes âgées, chauffeurs.

5000-25000

Les coûts de recrutement initial pour une employée de maison en Arabie Saoudite varient de 5 000 à 25 000 SAR, selon la nationalité et l’intermédiaire.

Pour un expatrié avec un bon package, l’accès à ces services reste très abordable comparé à l’Europe ; mais pour un couple ou une famille sur un budget plus serré, l’addition peut vite consommer une part significative du revenu si l’on cumule chauffeur, nounou et aide ménagère.

Se nourrir : entre marché local bon marché et produits importés chers

L’alimentation représente le deuxième gros poste de dépense après le logement. Là encore, tout dépend du mode de vie : cuisine maison à base de produits locaux ou fréquentation de supermarchés occidentaux et de restaurants internationaux.

Budget alimentaire mensuel

Les estimations indiquent qu’une famille de quatre personnes dépense entre 1 000 et 2 500 SAR par mois en alimentation de base, souvent davantage si l’on fait ses courses principalement dans les grandes enseignes occidentales et si l’on consomme des produits importés.

2000-3500

Pour une famille de quatre personnes à Riyadh, les courses mensuelles dans un supermarché de style occidental peuvent coûter entre 2 000 et 3 500 SAR.

Quelques repères de prix

Produit (Arabie saoudite / Riyadh)Prix moyen approximatif (SAR)
Repas simple au restaurant bon marché25 (Riyadh ~ 31,5)
Menu fast-food type McMeal28 (Riyadh ~ 30)
Repas 3 plats pour 2 dans restaurant moyen150 (Riyadh ~ 200)
Cappuccino14,5 (Riyadh ~ 16,5)
Petite bouteille d’eau~ 1 (Riyadh ~ 1,25)
Lait (1 litre)~ 4,8–6,25
Pain blanc (1 lb / ~450 g)~ 3,4 (Riyadh ~ 4,1)
Douzaine d’œufs~ 9,5
Riz (1 kg)~ 6,9–11
Pommes (1 kg)~ 5,95–13,5

Au restaurant, un repas dans un établissement de milieu de gamme à Riyadh oscille généralement entre 40 et 100 SAR par personne, tandis qu’un dîner plus gastronomique se situe plutôt au-delà de 250 SAR par couvert.

Pour un expatrié célibataire, un budget mensuel de 700 à 1 000 SAR en courses, plus l’équivalent de 300 à 500 SAR de repas à l’extérieur, permet déjà un niveau de confort correct, sans excès.

Se déplacer : carburant bon marché, voiture quasi indispensable

L’Arabie saoudite reste largement pensée pour la voiture individuelle. Même si Riyadh a inauguré son métro fin 2024 et que les investissements dans les transports publics progressent, la majorité des expatriés continuent de se déplacer en voiture ou via VTC.

Transports du quotidien

Poste de dépense transport (Arabie saoudite / Riyadh)Coût moyen indicatif (SAR)
Ticket de transport en commun (trajet simple)~ 4 ; métro de Riyadh ~ 4–6
Abonnement mensuel bus/métro~ 120 (Riyadh ~ 140)
Trajet VTC (Careem, Bolt) court~ 15 – 30
Tarif de base taxi (Riyadh)~ 14
Essence (1 litre, Riyadh)~ 2,18

Un budget transport « mixte » (métro + VTC occasionnels) pour un expatrié sans voiture personnelle peut se situer entre 300 et 800 SAR par mois, selon la fréquence des déplacements.

Coût de la voiture

Pour les expatriés qui conduisent, la structure de coûts est différente :

Budget automobile en Arabie Saoudite

Aperçu des coûts associés à l’achat, la location et l’entretien d’un véhicule en Arabie Saoudite, en Riyals saoudiens (SAR).

Achat d’occasion

Pour une berline comme une Toyota Camry, comptez entre 30 000 et 60 000 SAR.

Achat d’un SUV neuf

Le prix d’un SUV neuf démarre autour de 80 000 SAR et peut dépasser 150 000 SAR.

Location mensuelle (Berline)

Louer une berline coûte généralement entre 1 500 et 2 500 SAR par mois.

Location mensuelle (SUV)

La location d’un SUV est plus onéreuse, entre 2 500 et 4 000 SAR par mois.

Assurance tous risques

Prévoyez un budget annuel pour l’assurance de 1 500 à 3 500 SAR.

Entretien annuel

Les frais d’entretien courant varient de 1 000 à 3 000 SAR par an.

Le carburant, lui, reste très compétitif à l’échelle mondiale, ce qui limite le poids financier de l’usage quotidien. En revanche, le coût d’acquisition et d’assurance est à intégrer dans le calcul global : pour un ménage qui loue un véhicule, la ligne « transport » peut facilement représenter 2 000 à 3 000 SAR par mois.

Santé : assurance obligatoire pour les expatriés

Le système de santé saoudien est de très bon niveau dans les grandes villes, mais l’accès gratuit concerne avant tout les citoyens. Les expatriés, eux, doivent disposer d’une assurance santé privée, souvent fournie par l’employeur.

Bon à savoir :

Une consultation chez un généraliste en clinique privée coûte entre 200 et 400 SAR, et entre 400 et 1 000 SAR chez un spécialiste. Avec une assurance, une simple visite entraîne généralement un petit reste à charge (co-paiement d’environ 20 SAR). Cependant, les soins lourds ou non couverts par l’assurance peuvent devenir très onéreux rapidement.

Les ordres de grandeur pour les primes d’assurance santé privées sont les suivants :

Profil assuréPrime annuelle indicative (SAR)
Individu – formule de base~ 2 500 – 5 000
Individu – couverture étendueÀ partir de ~ 7 500, pouvant dépasser 10 000
Famille de quatre personnesEnviron 18 000 – 20 000 (moyenne)

Dans la majorité des contrats salariés, ces montants sont pris en charge tout ou partie par l’employeur ; il est donc crucial, pour un expatrié, de bien lire le détail de la couverture proposée (plafonds, services inclus, part des co-paiements, maternité, dentaire, etc.), car une assurance trop limitée peut avoir un impact lourd en cas de problème de santé sérieux.

Scolarité : le poste qui fait exploser le budget des familles

Pour les familles expatriées, la scolarisation des enfants représente très souvent le poste n°1 ou n°2 du budget, au coude-à-coude avec le logement. Les écoles publiques saoudiennes ne sont généralement pas accessibles ou adaptées aux enfants étrangers non arabophones ; la quasi-totalité des expatriés se tournent donc vers les écoles privées et internationales.

Niveaux de frais de scolarité

Les fourchettes de prix sont larges, mais les tendances suivantes se dégagent :

Niveau scolaire / type d’écoleFourchette annuelle (SAR)
Crèche / maternelle (privé)500 – 2 000 par mois ; soit ~ 6 000 – 24 000 par an
Maternelle / préscolaire international20 000 – 50 000 par an
Écoles internationales (primaire / secondaire)Généralement 40 000 – 100 000 par enfant et par an
Privé non international (élèves non saoudiens)~ 10 000 – 50 000 par an
Lycée international (IB, A-Levels, AP)Jusqu’à 100 000 SAR, voire un peu plus pour certaines écoles de prestige

Au-delà des frais de scolarité « bruts », les extras s’accumulent : inscription initiale (souvent plusieurs milliers de riyals), uniforme obligatoire, livres et fournitures scolaires, sorties, activités extra-scolaires, bus scolaire, examens internationaux (IGCSE, A-Levels, IB, AP). Pour un enfant, ces coûts additionnels peuvent se compter en milliers, voire dizaines de milliers de riyals sur l’année.

60000-120000

C’est le coût annuel en SAR que de nombreuses familles consacrent par enfant pour une éducation internationale de haut niveau à Riyad ou Jeddah.

Loisirs, sport et vie quotidienne

Contrairement à l’image parfois austère qui circule à l’étranger, la vie quotidienne dans les grandes villes saoudiennes offre aujourd’hui un large choix d’activités : centres commerciaux, cinémas, parcs à thème, concerts, festivals culturels, clubs de sport, sorties dans le désert, etc. L’ouverture du Royaume au tourisme et aux événements internationaux a considérablement étoffé l’offre de divertissement.

Coût des loisirs courants

Activité / service (Riyadh)Coût indicatif (SAR)
Billet de cinéma~ 60 – 62,5
Sortie cinéma / concert / événement50 – 300 selon la nature de l’événement
Abonnement salle de sport~ 200 – 1 000 par mois selon le standing
Week-end dans le désert ou escapade300 – 1 000 selon hébergement
Nettoyage ponctuel via appli100 – 150 par intervention

L’habillement, lui, reste proche des standards internationaux pour les marques de milieu de gamme, avec toutefois un surcoût sur les grandes marques importées. Un jean de type Levi’s tourne autour de 180–190 SAR, une paire de baskets de running de marque environ 360–400 SAR, une paire de chaussures de ville en cuir plus de 300 SAR.

800-1500

Budget mensuel réaliste en SAR pour les loisirs d’un célibataire incluant cinéma, restaurants, salle de sport et activités ponctuelles.

Fiscalité : un paradis pour les salaires, mais TVA à 15 %

Un des atouts majeurs de l’Arabie saoudite pour les expatriés reste l’absence d’impôt sur le revenu. Le salaire net versé sur le compte est, pour ainsi dire, « net de net ». Cela donne un énorme avantage par rapport à des postes équivalents à Londres, Paris ou Amsterdam, même si le coût de la vie reste non négligeable.

Astuce :

En Suisse, une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) de 15% s’applique sur la majorité des biens et services, ce qui impacte significativement le coût de la consommation courante et des dépenses importantes comme le mobilier, l’électronique, les véhicules, la scolarité ou les honoraires. Bien que certaines opérations en soient exemptées (comme les loyers résidentiels), il est essentiel pour un expatrié de prendre en compte cette taxe dans le calcul de son coût de vie.

Côté logement, il n’existe pas de taxe foncière annuelle pour les propriétaires d’habitation occupée, mais les transactions immobilières (achat/vente) sont soumises à un droit de 5 % (Real Estate Transaction Tax). Les revenus locatifs résidentiels sont, en principe, exemptés de TVA, même si des cas particuliers peuvent exister pour les structures d’investissement.

Ce que gagne réellement un expatrié : marge de manœuvre et épargne

Avec un coût de la vie globalement inférieur aux grandes villes occidentales et une fiscalité sur le revenu quasi nulle, l’Arabie saoudite offre un potentiel d’épargne très élevé aux expatriés qui maîtrisent leur budget.

Prenons quelques scénarios simplifiés à Riyadh, en se fondant sur les ordres de grandeur cités plus haut :

Exemple :

Un cadre intermédiaire célibataire gagnant 20 000 SAR par mois, vivant hors compound avec un loyer de 4 000 SAR et des dépenses courantes de 3 000 à 4 000 SAR, peut épargner 8 000 à 10 000 SAR. Un couple sans enfant disposant de 30 000 SAR, avec un loyer de 6 000 SAR et des dépenses de vie de 8 000 à 10 000 SAR, peut théoriquement épargner 10 000 à 15 000 SAR. Une famille de quatre personnes avec 50 000 SAR de revenus, un logement à 10 000 SAR, des frais de scolarité de 15 000 à 20 000 SAR et des dépenses courantes de 10 000 à 12 000 SAR, dispose d’une marge d’épargne de 8 000 à 15 000 SAR, sous réserve de limiter les dépenses superflues.

Inversement, un expatrié mal informé qui choisit un compound surdimensionné, multiplie les voyages, scolarise trois enfants dans des écoles internationales au sommet de la fourchette de prix et cumule chauffeur, nounou et femme de ménage, peut se retrouver, malgré un salaire très confortable, avec une capacité d’épargne bien moindre qu’espéré.

Comment optimiser son coût de la vie en Arabie saoudite ?

Au vu de toutes ces données, quelques lignes de force se dégagent pour les expatriés qui souhaitent maximiser leur pouvoir d’achat tout en profitant de la vie sur place.

Le premier levier est évidemment le logement : accepter un appartement hors compound mais dans un quartier correct, ou un compound de gamme intermédiaire plutôt que ultra-premium, peut faire économiser plusieurs milliers de riyals par mois. Le choix de la ville joue aussi : à responsabilités égales, s’installer dans une ville moins chère qu’un quartier très prisé de Riyadh peut être intéressant.

Bon à savoir :

Pour maîtriser son budget, il est conseillé de cuisiner plus souvent à la maison, de privilégier les produits locaux aux produits importés, et de fréquenter des restaurants de milieu de gamme ainsi que des lieux de loisirs plus locaux.

Troisième levier, la scolarité : regarder de près ce que couvre l’employeur, envisager des écoles privées moins prestigieuses mais solides académiquement, ou encore différer l’entrée en international pour les plus jeunes, peut faire baisser très sensiblement la facture annuelle.

Enfin, la discipline financière reste essentielle. De nombreuses études recommandent de consacrer environ 20 à 25 % de son revenu à l’épargne. L’environnement saoudien s’y prête très bien : salaires nets, coût de la vie raisonnable par rapport aux rémunérations, inflation modérée (environ 1,7 % prévue pour 2025), hausse modérée des prix alimentaires (autour de 1 à 2 % par an). À condition de résister à la tentation de la « vie de luxe » et des dépenses impulsives, il est parfaitement possible de constituer, en quelques années, un capital important.

En résumé

Le coût de la vie en Arabie saoudite pour un expatrié est un paradoxe apparent : plus élevé qu’en Inde, au Pakistan ou dans de nombreux pays d’Asie, mais très inférieur à celui de Londres, New York ou Amsterdam. Dans les grandes lignes :

Attention :

Le logement est la charge principale, surtout dans les quartiers prisés. L’alimentation et les transports restent abordables en adoptant les habitudes locales. La santé est correctement couverte avec une bonne assurance employeur, mais coûteuse sans. La scolarité internationale peut exploser le budget familial. La fiscalité est inversée : pas d’impôt sur le revenu mais une TVA à 15 %, conduisant à un salaire net élevé mais une consommation lourdement taxée.

Pour un expatrié qui prépare bien son installation, négocie intelligemment son package (logement, assurance santé, éducation), choisit avec soin son quartier et garde un œil sur ses dépenses, l’Arabie saoudite reste l’un des rares pays où l’on peut concilier haut niveau de vie et capacité d’épargne importante. Pour celui qui se laisse porter par le « train de vie expatrié » sans compter, le Royaume peut, au contraire, se révéler beaucoup plus coûteux qu’il n’y paraît au premier abord.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer en Arabie saoudite, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, pays du Golfe), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Arabie saoudite, bénéficiant d’une absence d’impôt sur le revenu pour les personnes physiques, d’absence d’impôt sur la fortune, d’un coût de vie compétitif hors quartiers expatriés premium et d’un marché en forte croissance (projets Vision 2030). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa de résidence et installation à Riyad ou Djeddah, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec réseau local (avocat, conseil immigration, intermédiaires francophones) et intégration patrimoniale.

Ce type d’accompagnement permet à ce futur retraité de bénéficier de fortes économies fiscales, de diversifier ses revenus (investissements immobiliers et financiers dans la région) et d’optimiser sa transmission, tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, application de la convention fiscale FR‑KSA, adaptation culturelle, cadre réglementaire local) et en alignant cette mobilité avec une stratégie patrimoniale globale de diversification géographique.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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