Entre lagons turquoise, récifs coralliens et bancs de sable isolés, les Maldives ne sont pas seulement un décor de carte postale. L’archipel, composé d’environ 1 200 îles réparties en 26 atolls, est aussi un immense terrain de jeu pour les amateurs de sports nautiques et d’activités de plein air. Avec une eau autour de 28 °C toute l’année, une visibilité souvent supérieure à 20–30 mètres et plus de 2 000 espèces de poissons, tout ou presque invite à bouger, glisser, plonger, pagayer ou pêcher.
Cet article répertorie les sports les plus populaires aux Maldives en détaillant les conditions météo, les zones phares, les coûts indicatifs, les saisons, la réglementation et les infrastructures. Son objectif est de vous aider à choisir vos activités, ainsi que le lieu et la période idéals pour en profiter pleinement.
Surf : l’archipel des atolls devenu paradis des vagues
Aux Maldives, le surf est devenu une véritable signature. Découvert dans les années 1970 par les surfeurs Tony Hussein Hinde et Mark Scanlon, le potentiel de l’archipel a été révélé au monde à mesure que les premiers surf camps et bateaux-charters se sont mis en place. Aujourd’hui, l’archipel est découpé en grandes régions de surf, chacune avec son style de vagues.
Les vagues maldiviennes sont presque toujours des reef breaks, qui déroulent sur des récifs coralliens et des pointes. Elles peuvent atteindre environ 3 mètres (10 pieds) pendant la mousson de sud-ouest, tout en restant très propres et régulières.
Où surfer aux Maldives ?
Les zones de surf se répartissent essentiellement entre les atolls proches de Malé, les atolls centraux et les atolls du Sud. Chacune possède ses spots mythiques, connus des surfeurs du monde entier.
La France est divisée en plusieurs grandes régions viticoles, chacune avec ses cépages et appellations caractéristiques. Par exemple, la Bourgogne est réputée pour ses vins de Pinot Noir et de Chardonnay, comme ceux des climats classés de la Côte de Nuits. La Vallée du Rhône produit des vins puissants à base de Syrah au nord, et des assemblages à base de Grenache au sud, illustrés par des appellations comme Châteauneuf-du-Pape. La Loire est célèbre pour ses vins blancs secs de Sancerre (Sauvignon Blanc) et ses vins effervescents de Saumur. Ces spots emblématiques définissent la diversité et le prestige du vignoble français.
| Région de surf | Atolls concernés | Spots emblématiques | Niveau conseillé |
|---|---|---|---|
| Malé Nord | North Malé Atoll | Chicken’s, Cokes, Lohis, Ninjas, Jails, Sultans, Honkys, Pasta Point, Furanafushi | Intermédiaire / avancé |
| Malé Sud | South Malé Atoll | Kandooma Right, Foxeys, Quarters, Tucky Joes / Boatyards, Riptides | Intermédiaire |
| Atolls centraux | Meemu, Dhaalu, Thaa, Laamu | Ying Yangs, Machines, Mikado, Finimas, Muli Inside/F1, Veyvah, Sarongs | Intermédiaire / avancé |
| Atolls du Sud | Huvadhoo, Seenu, Addu, Gaaf Dhaalu | Beacons, Blue Bowls, Love Charms, Tiger Stripes, Five Islands, Two Ways | Avancé (courants, isolement) |
| Atolls du Nord | Baa, Raa | Dhravandhoo Right, Kudadhdhoo, Maamunagu Finolhu | Intermédiaire |
Autour de ces spots, plusieurs îles locales sont devenues des bases très connues pour les surfeurs, comme Thulusdhoo (proche de Chicken’s et Cokes), Himmafushi (Jailbreaks), Muli ou Gadhdhoo. Sur ces îles, des guesthouses dédiées au surf se sont développées : Surf Yoga Maldives, Natural Surf House, Jailbreak Surf Inn, Akiri Surf Retreat, Season Paradise, Mikado Surf Camp, Surf House by Konalle, entre autres.
Meilleure saison pour surfer aux Maldives
Le calendrier des vagues est en grande partie dicté par la mousson de sud-ouest, qui apporte les houles les plus consistantes.
| Période | Conditions de surf | Remarques |
|---|---|---|
| Mars–avril | Début de saison, houles qui montent, spots souvent moins fréquentés | Mois de transition intéressants |
| Avril–octobre | Cœur de la saison de surf dans les atolls de Malé et centraux | Houles régulières, nombreuses sessions de qualité |
| Juin–août | Période des plus grosses houles | Spots prisés, plus de monde à l’eau dans les zones accessibles |
| Novembre | Mois de transition, vagues plus petites mais encore exploitables | Moins de monde, bon pour combiner surf et autres activités |
| Décembre–mars | Mousson de nord-est : vagues plus petites et irrégulières, surtout dans le Nord / Centre | Mieux adapté aux débutants, bonnes conditions dans certains atolls du Sud |
Globalement, la grande saison de surf s’étend de mars/avril à octobre, avec un pic de puissance en juin, juillet et août. La température de l’eau oscille entre 25 °C en hiver et 27 °C en été, ce qui permet de surfer en boardshort ou lycra toute l’année.
Logistique surf : bateaux, coûts, accès aux spots
La plupart des meilleurs spots sont accessibles uniquement en bateau, que l’on soit basé dans un resort, un surf camp ou à bord d’un bateau de croisière.
Ce nombre représente les indicateurs statistiques qui démontrent la situation décrite.
| Service / équipement | Prix indicatif | Détails |
|---|---|---|
| Transfert bateau vers un spot (surf trip à la journée) | 100–250 USD | Selon la distance, type de bateau et nombre de surfeurs |
| Speedboat Malé → Thulusdhoo | 25 USD | Environ 30 minutes de trajet |
| Ferry public Malé → Thulusdhoo | ~1 USD | Plus lent mais très économique |
| Bateau local Thulusdhoo → Chicken’s | 10 USD | Par session ou aller-retour |
| Location de planche sur Thulusdhoo | 25 USD / 1 jour – 20 USD / jour pour 2–3 jours – 15 USD / jour au-delà | Tarifs dégressifs |
| Taxe environnementale à Thulusdhoo | 3 USD / jour | Prélevée sur place |
Plusieurs resorts ont littéralement un spot “à la porte” : Adaaran Select Hudhuran Fushi (Lohis), Chaaya Island Dhonveli (Pasta Point), Sheraton Maldives Full Moon (Furanafushi), d’autres se connectent quotidiennement aux reefs via leurs propres bateaux. Pour ceux qui veulent maximiser les sessions, des bateaux-charters de surf sillonnent les atolls centraux et du Sud, offrant la possibilité de changer de spot en fonction de la houle et du vent.
La contrepartie de ce paradis : le surf se pratique quasi exclusivement sur récifs. Le niveau requis varie donc de “intermédiaire confiant” à “très expérimenté” selon les spots et les conditions. Les débutants choisiront de préférence la mousson de nord-est ou des zones plus abritées et des écoles structurées.
Plongée sous-marine et snorkeling : la vitrine mondiale des fonds maldiviens
Si les Maldives sont connues pour leurs plages, elles doivent une large part de leur renommée à ce qui se trouve sous la surface. La plongée et le snorkeling y sont considérés comme de niveau mondial. Avec plus de 2 000 espèces de poissons, des requins de récif, des mantas, des raies aigles, des tortues, des napoléons ou encore des bancs de thons, l’archipel offre une densité et une diversité marines rares.
Pourquoi la plongée est-elle si exceptionnelle aux Maldives ?
Plus de 99 % du territoire maldivien est constitué d’eau. Les atolls sont en réalité d’anciens anneaux coralliens qui encadrent des lagons profonds, percés de passes où les courants concentrent nutriments et vie marine. Cette géographie particulière crée trois types de plongées majeurs :
– Les thilas, ces monts sous-marins isolés où tournent requins de récif, barracudas et carangues.
– Les kandus, les passes entre l’océan et les lagons, célèbres pour les plongées dérivantes musclées.
– Les récifs de bord et plateaux, souvent accessibles directement depuis la plage des resorts, parfaits pour le snorkeling.
La visibilité sous-marine dépasse fréquemment 25 à 30 mètres et la température de l’eau reste au-dessus de 27 °C toute l’année. Les premières infrastructures dédiées à la plongée ont été établies dans les années 1970, avec des îles comme Baros parmi les pionnières.
Les atolls et sites phares pour plonger et snorkeler
De nombreux atolls se distinguent pour la richesse de leurs sites. Certains sont devenus des références mondiales.
| Atoll / zone | Points forts | Sites ou zones connus |
|---|---|---|
| Baa Atoll (UNESCO) | Mantas et requins-baleines en saison, aire marine protégée | Hanifaru Bay, Dharavandhoo, Dhigala Haa |
| Ari Nord & Sud | Très grand choix de sites, ambiance “safari pélagique” | Maaya Thila, Fish Head, Kudarah Thila, Maamigili Reef |
| South Ari Atoll | Observations de requins-baleines quasiment toute l’année | Maamigili, zone protégée SAMPA |
| Rasdhoo Atoll | Récifs spectaculaires et requins-marteaux | Rasdhoo Madivaru, Hammerhead Point |
| North Malé Atoll | Proximité de la capitale, sites historiques | Banana Reef, Shark Reef, Kuda Haa, Maldives Victory wreck |
| Vaavu Atoll | Grandes passes, tombants riches en vie | Fotteyo Kandu, Rakeedhoo Corner, Alimatha Jetty (plongée de nuit avec requins-nourrices) |
| Lhaviyani Atoll | Murs, épaves, courants, variété | Kuredu Express, The Shipyard (deux épaves) |
| Laamu Atoll | Passes balayées de forts courants, ambiance “bout du monde” | Fushi Kandu, Hithadhoo Corner (Manta Point), récifs de Six Senses Laamu |
| Huvadhoo Atoll (Gaafu Alifu / Gaafu Dhaalu) | L’un des plus grands atolls du monde, quasi inexploité | Chaînes de passes hébergeant jusqu’à 13 espèces de requins |
| Fuvahmulah | Atoll isolé, réputé pour les “gros” requins | Rencontres régulières de requins-tigres, threshers, marteaux |
Au-delà des grands noms, presque chaque resort dispose de son “house reef”, accessible en quelques minutes de palmes depuis la plage ou via un court trajet en dhoni. Certains, comme Mirihi, Kandolhu, Baros ou Vilamendhoo, sont souvent cités parmi les plus beaux récifs accessibles en snorkeling.
Quand venir pour la plongée et le snorkeling ?
La bonne nouvelle : on peut plonger et snorkeler toute l’année aux Maldives. La moins bonne : les conditions – visibilité, direction des courants, espèces présentes – varient selon les saisons et l’exposition des atolls.
On distingue globalement deux périodes liées aux moussons.
| Saison | Période générale | Conditions dominantes | Intérêt principal |
|---|---|---|---|
| Mousson de nord-est (saison “sèche”) | Novembre–avril | Ciel plus dégagé, mer plus calme, excellente visibilité, courants dominants d’est en ouest | Idéale pour la plupart des activités, mantas & requins-baleines sur le versant ouest des atolls |
| Mousson de sud-ouest (saison “humide”) | Mai–octobre | Plus de vent et de pluie intermittente, mer parfois plus formée, eau très riche en plancton | Mantas en masse (Hanifaru Bay), moins de monde, bonnes conditions globales mais plus variables |
Quelques “micro-saisons” sont régulièrement mises en avant : juin–novembre pour les grandes concentrations de mantas à Hanifaru Bay, août–novembre pour les requins-baleines dans le South Ari Atoll, mars–avril pour une mer particulièrement calme.
Tarifs, formations et encadrement
Les centres de plongée aux Maldives sont majoritairement affiliés à PADI ou SSI et couvrent toute la gamme, du baptême à la formation de moniteur. Pour les familles, des programmes pour enfants type Bubblemaker permettent d’initier les plus jeunes dès 8 ans.
La mention « À titre indicatif » est utilisée pour présenter une information, un chiffre ou un exemple qui ne doit pas être considéré comme définitif, contractuel ou officiel. Elle sert à donner une idée générale ou une estimation, tout en indiquant que les données peuvent être sujettes à modification ou ne pas être exhaustives. Il est important de l’employer pour éviter toute confusion entre une simple illustration et une affirmation formelle.
| Prestation plongée / snorkeling | Fourchette de prix | Remarques |
|---|---|---|
| Baptême / Discover Scuba Diving | ~100–150 USD | 1/2 journée, plongée encadrée, équipement inclus |
| Plongée bateau (certifiés) | ~50–60 USD la plongée sur îles locales, plus élevé en resort | Location équipement à part selon centres |
| Cours Open Water (PADI) | Plusieurs centaines d’USD, souvent sur 4 jours | Théorie + sessions en milieu protégé + plongées en mer |
| Snorkeling sur house reef | Souvent inclus dans le séjour (palmes/masque parfois en location) | Dans les resorts |
| Excursion snorkeling “Big Five” (tortues, raies, requins, dauphins…) | 30–100+ USD | Selon durée et distance |
Pour ceux qui veulent enchaîner les plongées sur différents atolls, les croisières “liveaboard” sont une option très populaire. Des itinéraires de 7 nuits centrés sur Malé, Ari et Vaavu peuvent rester sous les 2 000 USD hors vols, quand les croisières luxe montent beaucoup plus haut.
Sécurité, environnement et réglementation
L’extrême richesse des fonds maldiviens va de pair avec une réglementation de plus en plus stricte. Certaines zones sont classées réserves marines (Banana Reef, HP Reef, Hanifaru Bay, etc.), ce qui implique des règles particulières : quotas de visiteurs, temps limité dans l’eau, interdiction de plonger (Hanifaru), obligation de guide, etc.
Par ailleurs, plusieurs règles nationales encadrent la pêche et certaines pratiques dangereuses pour le récif :
| Activité / pratique | Statut | Détails |
|---|---|---|
| Pêche aux requins | Interdite depuis plus de 10 ans | Toutes les espèces sont protégées |
| Pêche au filet sur les récifs | Interdite | Pour préserver les habitats coralliens |
| Pêche sur récifs “réserve” | Strictement interdite | Amendes de 500 à 2 000 USD possibles |
| Pêche à la lance (spearfishing) | Interdite dans tout le pays | Mesure de protection du récif |
| Pêche depuis la plage sur des îles resort | Souvent interdite sans autorisation | Se renseigner auprès de l’hôtel |
Plus largement, les autorités et les resorts insistent sur quelques consignes simples : ne pas toucher ni piétiner les coraux, garder ses distances avec la faune (mantas, requins-baleines, tortues), ne pas nourrir les poissons, utiliser une crème solaire “reef-safe”.
Pêche sportive et traditionnelle : de la ligne à main au big game
Avant que le tourisme ne devienne le pilier de l’économie, la pêche était l’activité dominante aux Maldives. Elle reste aujourd’hui vitale pour environ 20 % de la population active, soit près de 22 000 pêcheurs à plein temps. L’archipel compte plus de 1 100 espèces de poissons, et la pêche sportive attire de plus en plus de voyageurs.
Une destination majeure pour le big game fishing
Au large des atolls, les eaux profondes de l’océan Indien abritent quelques-unes des espèces les plus recherchées par les amateurs de pêche sportive : thons jaunes et thons à dents de chien, voiliers, marlins bleu et noir, wahoos, mahi-mahi (dorados), carangues GT, barracudas, jacks, snappers, jobfish, mérous ou encore sérieux spécimens de “red bass”.
Les plus grosses prises peuvent être impressionnantes : thons jaunes au-delà de 100 kg (avec des individus recensés jusqu’à 450 kg), marlins noirs ponctuellement autour de la barre mythique des 450 kg, wahoos pouvant atteindre 35–40 kg, snappers dépassant facilement les 4–5 kg.
Meilleure période et techniques de pêche
La saison de pêche est rythmée par les moussons, qui influencent la météo, la température de l’eau en surface et la distribution des poissons pélagiques.
| Espèce / type de pêche | Période idéale | Observations |
|---|---|---|
| Big game (marlin, thon, voilier…) | Novembre–mars (saison “officielle”) | Pic d’activité de janvier à mars |
| Thon jaune et thon à dents de chien | Avril–juin (très favorable) | Bonne activité également octobre–mars |
| Voilier (sailfish) | Mai–octobre avec un pic | Autre pic mentionné entre août et novembre |
| GT (carangue géante) | Toute l’année | Présente sur les récifs et flats |
| Thon & wahoo | Octobre–mars | Période très productive en haute mer |
Côté techniques, l’offre aux Maldives est très large : jigging vertical sur tombants, popping de surface pour déclencher les GT, trolling pour les marlins et thons pélagiques, bottom fishing à la main, fly fishing sur flats et sandbanks pour le bonefish ou certaines carangues, sans oublier la pêche de nuit traditionnelle au dhoni.
La pêche à la canne et à la ligne (pole and line) reste la méthode commerciale traditionnelle pour le thon skipjack : un exemple de pêche durable où un simple bambou, un hameçon sans ardillon et quelques plumes suffisent, loin des techniques industrielles destructrices.
Méthode de pêche traditionnelle
Zones, bateaux et coûts d’une sortie pêche
La plupart des grandes zones touristiques proposent des sorties de pêche, que ce soit autour de Malé, de l’Ari Atoll, de Laamu, de Baa ou de nombreux autres atolls. Des opérateurs spécialisés, comme Mac Strike et son bateau Mac Strike III, organisent des charters dédiés.
Découvrez la diversité des embarcations utilisées pour la pêche en mer, allant des modèles traditionnels aux navires spécialisés modernes.
Embarcation typique, robuste et maniable, utilisée pour la pêche côtière artisanale.
Bateau rapide et agile, idéal pour accéder rapidement aux zones de pêche éloignées.
Navire confortable et bien équipé, conçu pour des expéditions de pêche sportive ou de loisir.
Bateau-habitat permettant de vivre à bord pendant plusieurs jours pour des sorties de pêche en immersion totale.
Quelques ordres de grandeur donnent une idée du budget :
| Type de sortie | Fourchette de prix | Détails |
|---|---|---|
| Pêche de nuit (2–3 h) | ~50–160 USD / personne | Sur dhoni traditionnel, matériel fourni |
| Big game charter (1/2 jour à journée complète) | ~600–1 200 USD | Bateau privatisé, carburant, matériel inclus le plus souvent |
| Location speedboat privé | Jusqu’à ~500 USD / heure dans certains cas | Pour déplacements ou sorties sur mesure |
| Croisière pêche tout inclus | Tarifs variables, généralement plusieurs milliers d’USD | Itinéraires multi-atolls sur plusieurs jours |
Dans la majorité des cas, la licence de pêche récréative est incluse dans la prestation lorsqu’on réserve via un opérateur professionnel. Les pêcheurs confirmés peuvent apporter leur propre matériel haut de gamme, mais les équipages sont généralement équipés en Penn, Shimano et autres marques réputées.
Les autorités et les capitaines encouragent fortement le catch and release pour les grandes carangues GT et les poissons à rostre (marlin, voilier), afin de limiter l’impact sur les stocks. Et surtout, la pêche au requin est totalement interdite.
Kitesurf, windsurf, foil : la face “vent” des lagons
Si les Maldives ne sont pas considérées comme un spot “coups de vent” comme peuvent l’être certains archipels de l’Atlantique, elles offrent pourtant d’excellentes conditions pour tous ceux qui cherchent des sessions de kitesurf ou de windsurf dans des lagons plats, protégés par le récif.
Kitesurf : de mai à octobre, la bonne fenêtre
La meilleure période pour kitesurfer aux Maldives s’étend généralement de mai à octobre, pendant la mousson de sud-ouest, localement appelée Hulhangu. À cette saison, les vents soufflent assez régulièrement entre environ 15 et 23 nœuds (force 4 à 6 Beaufort) sur de nombreux atolls : Kaafu, Lhaviyani, Laamu, Dhaalu, Thaa, Gaafu Dhaalu, notamment.
L’île de Sun Island est un exemple de spot prisé pour le kitesurf, offrant un grand lagon plat et peu profond, ceinturé par les récifs de l’atoll. Elle dispose d’une plage de sable blanc pour décoller et atterrir, et bénéficie de vents fonctionnels sur de multiples orientations (NE, SE, SSE, SW, W, NW), ce qui en fait un terrain de jeu adapté à tous les niveaux.
Au total, on recense au moins 16 spots de kitesurf référencés dans le pays, répartis ainsi :
| Niveau de pratique | Nombre de spots recensés | Caractéristiques générales |
|---|---|---|
| Débutants | 9 | Lagon plat, fond de sable ou corail très peu profond, peu de courant |
| Intermédiaires | 6 | Plus de vent, obstacles (récif, embarcations), parfois du clapot |
| Experts | 1 | Conditions plus exigeantes, parfois vagues et obstacles |
Certains spots, notamment autour de Kandooma ou Pasta Point, permettent aussi de combiner kite et vagues sur des reefs de surf lorsque les conditions le permettent.
Écoles, matériel et budgets
L’archipel compte encore relativement peu d’écoles de kitesurf par rapport à d’autres destinations, mais la tendance est croissante. Ocean Watersports Maldives et Kiteadventure Maldives figurent parmi les structures identifiées, avec d’excellentes notes de satisfaction.
Les resorts les plus tournés vers les sports de glisse — comme Lux* South Ari Atoll, Six Senses Laamu, Kuredu, Niyama ou encore Centara Ras Fushi — proposent en général des équipements adaptés et parfois des instructeurs sur place.
En matière de tarifs, les fourchettes sont comparables aux standards internationaux haut de gamme :
| Prestation kitesurf | Fourchette de prix | Détails |
|---|---|---|
| Cours privé (1 h) | ~100–200 USD | Matériel inclus, coaching individuel |
| Cours débutant (2 h, package découverte) | ~120–200 USD | Introduction, sécurité, prise en main |
| Location matériel (1 jour) | ~50–100 USD | Ailes + planche, souvent sous conditions de niveau |
| Forfait semaine (cours + matériel) | ~600–1 400 USD | Idéal pour un séjour 100 % kite |
Autre point pratique : le transport des ailes et planches en hydravion nécessite parfois une confirmation spécifique auprès des compagnies, en raison des contraintes de poids et de place.
Windsurf, foil, sports tractés : des lagons ludiques
Le windsurf bénéficie des mêmes régimes de vent favorables que le kitesurf, en particulier de mai à octobre. De nombreux centres nautiques — à Sun Siyam Iru Fushi, Velassaru, Baros, Kuramathi, Veligandu ou encore Medhufushi — louent planches et gréements, parfois avec encadrement.
Les tarifs de location/enseignements sont généralement dans ces ordres de grandeur :
| Activité | Prix indicatif | Conditions idéales |
|---|---|---|
| Location windsurf | ~50–100 USD / heure | Vents réguliers 15–20 nœuds, lagon plat |
| Cours windsurf | ~60–100 USD / heure | Débutants et intermédiaires |
| Wakeboard / ski nautique | ~35–70 USD pour 10–30 minutes | Avril–octobre, mer relativement calme |
| Flyboard / Jetblade | ~75–170 USD pour une session de 15–30 minutes | Mai–octobre, zones dédiées autour des centres nautiques |
| Jet ski | ~70–185 USD pour 15–30 minutes | Toute l’année, mer peu agitée de préférence |
Le foil et le surf foil commencent également à se développer, notamment via des croisières spécialisées comme celles d’Adventure Maldives, qui organisent des safaris sur mesure pour le kite et le foil dans des zones encore peu fréquentées.
Kayak, stand up paddle, scooter sous-marin : la glisse douce pour tous
Les Maldives ne se résument pas aux sports intenses. L’immense majorité des voyageurs découvre l’archipel par des activités plus douces, praticables en famille, même sans expérience ni grande condition physique.
Stand up paddle : la carte postale “vue d’en haut”
Le stand up paddle (SUP) est pratiquement devenu un incontournable. Il permet de se faufiler dans les lagons translucides, de longer les récifs ou de glisser au coucher du soleil en observant les raies et tortues sous sa planche.
Les centres nautiques de nombreux resorts — de Conrad Maldives Rangali Island à Waldorf Astoria Maldives Ithaafushi, en passant par Four Seasons Kuda Huraa, Six Senses Laamu ou Veligandu Island Resort — proposent location de planches et cours d’initiation.
Le coût d’une séance d’activité nautique varie généralement entre 15 et 40 USD de l’heure. Il est à noter que dans certaines îles, les sports non motorisés comme le paddle (SUP), le kayak ou le pédalo peuvent être inclus dans le prix global du séjour.
Des sorties guidées combinent parfois paddle et snorkeling sur un récif proche, avec prêt de masque et tuba et encadrement par des guides expérimentés.
Kayak, canoë, glass-bottom : explorer sans plonger
Le kayak, souvent en version transparente (glass-bottom), permet d’observer les coraux et poissons en restant au sec. De nombreux resorts le mettent à disposition gratuitement pendant une durée limitée chaque jour (par exemple deux heures), puis le facturent modérément au-delà, autour de 10–50 USD selon les politiques.
Le canoë, moins répandu que le kayak, reste une option similaire pour des balades paisibles le long du récif.
Le prix par personne pour une sortie en bateau à fond de verre ou en semi-sous-marin se situe généralement entre 30 et 100 USD.
Sensations accessibles : scooters sous-marins, seabob, underwater walking
Pour les non-nageurs, plusieurs activités ont été conçues pour permettre d’approcher le monde sous-marin en toute sécurité : scooters sous-marins à bulle (où l’on respire normalement dans une cloche transparente), seabobs et autres engins électriques.
Ces expériences — ainsi que l’underwater walking avec casque à air — sont en général proposées sur des périodes de très beau temps (souvent entre décembre et avril pour les scooters et janvier–avril pour l’underwater walking), avec des tarifs autour de 60–180 USD selon la durée et la complexité de l’équipement.
Autres sports et expériences : football, volley, activités de plage
Si l’eau est partout, les Maldives ne se limitent pas au “tout aquatique”. Devant l’essor du tourisme, les resorts se sont dotés d’infrastructures terrestres variées : terrains de football, de beach-volley, parfois même un golf 6 trous comme à Kuredu.
Football et volley : sports rois sur les îles locales
Le football est devenu le sport national des Maldives. Chaque île ou presque possède son terrain, souvent en sable ou gazon synthétique, où se jouent matchs amicaux, compétitions inter-îles et championnats locaux. Certains resorts organisent régulièrement des rencontres entre le personnel et les clients, parfaites pour ceux qui souhaitent partager un moment de sport avec les Maldiviens.
Le beach-volley est particulièrement populaire auprès des femmes. De nombreux tournois locaux sont organisés, et il est fréquent que des touristes soient invités à se joindre à des parties improvisées en fin de journée sur les plages.
Yoga, bien-être et activités complémentaires
Les Maldives misent également sur une approche plus holistique des vacances sportives. Sur beaucoup d’îles, notamment celles à forte dimension “bien-être” comme Six Senses Laamu, Soneva Fushi ou Fairmont Maldives, on retrouve :
– Des séances de yoga (dont yoga pour enfants) et de méditation.
– Des ateliers fitness type zumba.
– Des parcours à vélo sur les îles les plus grandes.
– Des spas proposant soins ayurvédiques, massages en plein air, programmes de remise en forme et de détox.
Ces activités ne sont pas des “sports” au sens strict, mais complètent parfaitement un séjour dédié à des sports plus exigeants comme le surf ou la plongée.
Combiner sports et découverte : croisières, îles locales, conservation
L’un des grands attraits des Maldives est de pouvoir combiner plusieurs sports dans une même journée ou une même semaine. Le matin en plongée, l’après-midi en paddle, puis en fin de journée une session de pêche ou un match de foot sur la plage avec les locaux : ce genre de programme est courant.
Les croisières, à bord de dhonis traditionnels ou de bateaux modernes, permettent d’explorer différents spots. Elles se déclinent en plusieurs formules : surf-trip dans les atolls centraux, safari plongée, ou croisière multi-activités incluant snorkeling, paddle, pêche et visite d’îles habitées. Des croisières spécialisées sont également proposées, dédiées au surf, à la plongée, ou au kitesurf/foil.
Sur les îles locales, la pratique sportive s’inscrit dans un contexte culturel : on découvre la pêche au thon à la ligne, les jeux traditionnels sur le sable pendant l’Eid, les spectacles de bodu beru, tout en partageant un match de futsal ou de volley avec les jeunes du village.
Enfin, de plus en plus d’activités intègrent une dimension environnementale : participation à des projets de jardin de coraux, sorties “Big Five” pour observer tortues, raies, requins, dauphins et raies aigles dans le respect de règles strictes, plongées ou balades en kayak associées à des opérations de nettoyage de plage ou de récif.
Bien préparer son séjour sportif aux Maldives
Pour profiter pleinement des sports aux Maldives, quelques réflexes sont utiles.
D’abord, caler ses dates de voyage en fonction de l’activité principale :
– Surf ou kite : privilégier mars–octobre, avec des pics de houle et de vent entre juin et août.
– Plongée et snorkeling “tout public” : saison sèche (novembre–avril) pour la visibilité et la météo, en tenant compte des spécificités locales (manta, requin-baleine).
– Big game fishing : viser novembre–mars, avec un maximum d’action de janvier à mars.
Pour une expérience optimale, sélectionnez votre base en fonction de vos priorités : un resort haut de gamme avec centre nautique complet pour le confort et l’accès direct aux activités ; une petite île locale avec guesthouse et opérateurs indépendants pour une immersion culturelle et un budget plus contenu ; ou un bateau de croisière (liveaboard) spécialisé dans un sport (surf, plongée, kite) pour une mobilité maximale sur les spots.
Enfin, adapter son équipement : lycra anti-UV, crème solaire respectueuse des coraux, petit kit de pharmacie voyage, éventuellement son propre masque ou matériel de plongée pour plus de confort. La plupart des centres fournissent tout sur place, mais disposer au minimum de son masque permet de profiter du snorkeling dès son arrivée.
Les Maldives vivent au rythme de l’océan : qu’on y vienne pour les vagues, les requins-baleines, les carangues géantes ou simplement pour pagayer sur un lagon immobile, l’essentiel est d’aborder ces sports avec respect pour cet environnement fragile. C’est ce respect, allié à l’extraordinaire richesse naturelle de l’archipel, qui fait des sports pratiqués aux Maldives une expérience à part, difficile à retrouver ailleurs.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier structuré en Europe supérieur à 1 M€, souhaite changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, Maldives), la stratégie retenue a consisté à cibler les Maldives pour leur fiscalité favorable sur les revenus étrangers, absence d’impôt sur la fortune, taxation limitée de certains revenus locaux et cadre privilégié pour les investisseurs non résidents (résidence via investissement, immobilier hôtelier, société locale). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention d’un permis de résidence aux Maldives, organisation de la protection sociale privée, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre des intérêts économiques), intégration dans un réseau local bilingue (avocat, immigration, partenaires immobiliers) et restructuration patrimoniale internationale pour réduire la double imposition et préparer la transmission.
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