Archipel de cartes postales perdu dans l’océan Indien, les Maldives évoquent souvent des bungalows sur pilotis et des lagons turquoise. Mais réduire la destination à ses seuls hôtels de luxe serait passer à côté d’une multitude de sites touristiques incontournables : atolls classés UNESCO, îles locales animées, sandbanks déserts, temples bouddhiques enfouis, mosquées de corail, spots de requins-baleines et de raies manta, restaurants sous-marins et capitale débordante de vie.
Un voyage aux Maldives implique de naviguer entre des univers contrastés, de la densité urbaine de Malé à l’isolement des îles désertes. Pour organiser un séjour cohérent, il est recommandé de structurer son itinéraire autour de grands territoires et types d’expériences plutôt que par profil de voyageur.
Malé, cœur historique et culturel des Maldives
Avant de filer sur une île-hôtel ou un atoll lointain, la plupart des voyageurs transitent par Malé. Beaucoup n’y voient qu’une escale technique entre deux transferts. C’est pourtant l’un des sites touristiques les plus fascinants du pays, à condition de lui consacrer au moins une demi‑journée.
Malé se situe à la pointe sud de l’atoll de North Malé (Kaafu Atoll). Sur un peu plus de 8 km², elle rassemble plus de 200 000 habitants, ce qui en fait l’une des villes les plus densément peuplées au monde. C’est aussi le centre politique, religieux et économique d’un pays où le tourisme représente environ 28 % du PIB.
Les monuments religieux incontournables
L’islam est la religion d’État, et les mosquées occupent une place centrale dans le paysage urbain. Deux d’entre elles forment des étapes quasi obligatoires.
La plus emblématique est la Grand Friday Mosque, intégrée au Centre islamique au cœur de la ville. Son immense dôme doré et son minaret élancé dominent la ligne d’horizon de Malé et peuvent accueillir plus de 5 000 fidèles, ce qui en fait l’une des plus grandes mosquées d’Asie du Sud. Même vue de l’extérieur uniquement, elle donne la mesure de l’importance de la religion dans la vie quotidienne maldivienne.
La mosquée Hukuru Miskiy, située à Malé aux Maldives et édifiée au XVIIe siècle sous le sultan Ibrahim Iskandar, est un exemple unique d’architecture maritime. Construite en blocs de corail *Porites* finement sculptés, elle est inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. Son accès intérieur est réglementé pour les non-musulmans, mais l’extérieur et le cimetière adjacent, avec ses stèles anciennes, restent accessibles à la visite.
Juste en face, le petit mausolée de Medhu Ziyaaraiy marque la tombe d’Abu al‑Barakat Yusuf al‑Barbari, figure associée à l’introduction de l’islam dans l’archipel au XIIe siècle. Ce carré de marbre blanc, discret mais très vénéré, rappelle que les Maldives étaient auparavant bouddhistes avant leur conversion.
Palais, musées et mémoire nationale
À distance de marche des mosquées se concentre le noyau historique de Malé, où l’on mesure l’évolution politique du pays, passé de sultanat à république.
Un tableau rapide permet de situer les principaux sites culturels de la capitale.
| Site | Rôle / Intérêt principal | Particularités |
|---|---|---|
| Mulee’aage (Muliaage) | Résidence officielle du président | Ancienne demeure de sultans, architecture coloniale, entourée de jardins |
| Musée national | Histoire et archéologie des Maldives | Statues bouddhiques, manuscrits islamiques, objets royaux, pièces coloniales |
| Sultan Park | Parc historique | Ancien jardin du palais royal, oasis de verdure au centre-ville |
| National Art Gallery | Art moderne et traditionnel | Collection permanente d’œuvres maldiviennes |
| Esjehi Art Gallery | Artisanat et arts locaux | Installée dans un bâtiment ancien, à côté de Hukuru Miskiy |
Le Musée national, installé dans l’enceinte de Sultan Park, mérite une visite pour replacer les Maldives dans une chronologie plus large. On y retrouve des vestiges bouddhiques, des objets royaux, des manuscrits coraniques et des pièces retraçant la période coloniale. L’entrée est payante mais reste raisonnable ; les horaires s’étalent généralement de la matinée à la fin d’après‑midi, du dimanche au jeudi.
Mulee’aage, en revanche, ne se visite pas, puisqu’il s’agit de la résidence présidentielle. On peut néanmoins admirer sa façade de style colonial, qui tranche avec le béton contemporain environnant.
C’est le nombre de victimes locales dont les noms sont gravés sur le Tsunami Monument aux Maldives, érigé en mémoire du tsunami de 2004.
Marchés, ports et vie quotidienne
Pour saisir le quotidien d’un pays insulaire vivant de la mer, rien ne vaut les abords du port et les marchés voisins.
Le Malé Fish Market, près du front de mer, est l’un des endroits les plus vivants de la ville. Les pêcheurs y débarquent leurs thons et autres prises du jour, nettoyées et préparées à même le sol carrelé. Les odeurs sont fortes, les appels des vendeurs incessants, et les échanges illustrent parfaitement l’importance de la pêche dans l’économie locale.
Juste à côté, le marché local de fruits et légumes présente une autre facette de la gastronomie : noix de coco vertes, bananes, piments, épices et snacks à base de poisson séché ou de sésame. C’est l’endroit idéal pour goûter aux en-cas appelés hedhikaa, servis avec du thé dans les petits cafés populaires de la ville.
Un peu plus loin, sur les quais, on observe les dhonis, ces bateaux en bois traditionnels qui servaient autrefois à la pêche et assurent aujourd’hui une partie des transferts et excursions.
Espaces de détente : plages, parcs et surf urbain
Même si Malé n’est pas une ville balnéaire au sens classique, certains espaces sont pensés comme des lieux de détente pour les habitants.
Sur la façade est de Malé, l’Artificial Beach est une plage artificielle protégée par des digues, idéale pour une baignade ou une promenade en fin de journée. Conformément aux normes locales, les maillots de bain occidentaux n’y sont pas autorisés, mais l’endroit est parfait pour observer la jeunesse maldivienne. À proximité, le spot de surf de Raalhugandu attire les surfeurs, particulièrement entre mai et octobre, période où les vagues sont les plus régulières.
Hors du centre, deux îles reliées par des liaisons régulières complètent l’offre de détente : Hulhumalé, île artificielle reliée à Malé par un pont et une chaussée, avec une grande plage, un parc central et une atmosphère plus aérée ; et Villimalé (Villingili), petite île locale à l’ambiance résidentielle, accessible en une dizaine de minutes de ferry, dotée d’une plage calme appréciée des familles.
Informations pratiques pour visiter Malé
La ville est compacte et se découvre facilement à pied, éventuellement via une visite guidée de 2 à 4 heures proposée par différentes agences locales. Il est toutefois important de respecter quelques règles : tenue modeste en dehors des zones balnéaires, pudeur dans les marques d’affection, respect des horaires de prière pour la visite des mosquées, et demande d’autorisation avant de photographier les habitants.
Pour un premier contact avec les Maldives, Malé est un excellent résumé : densité, histoire, religion, commerce, tout converge sur ce bout de terre entouré de récifs.
Atolls d’exception : Baa, Ari, Laamu, Vaavu, Addu…
Quitter la capitale permet de prendre pleinement la mesure de ce que sont les Maldives : une mosaïque de 26 atolls et plus de 1 000 îles, dont certaines figurent parmi les sites naturels les plus spectaculaires au monde.
Parmi eux, quelques atolls se distinguent par la richesse de leur faune sous‑marine, la présence d’aires protégées ou simplement la beauté de leurs lagons.
Baa Atoll : biosphère UNESCO et ballet de raies manta
Classé réserve de biosphère par l’UNESCO, Baa Atoll est souvent cité comme le joyau écologique de l’archipel. C’est ici que se trouve Hanifaru Bay, petite baie devenue iconique grâce à ses phénomènes de rassemblement de raies manta et parfois de requins-baleines.
De mai à début octobre, et plus particulièrement entre juin et novembre, les courants de la mousson de sud‑ouest concentrent des masses de plancton dans cette cuvette naturelle. Les raies manta se regroupent alors par dizaines, voire par centaines, pour s’alimenter en formation serrée, un spectacle unique au monde. Le site est strictement protégé : seule la plongée en apnée est autorisée, avec un contrôle du nombre de bateaux et du temps passé à l’eau (généralement 45 minutes), afin de limiter le dérangement.
Autour de Hanifaru, des sites comme Dharavandhoo Corner ou Dhonfanu Thila servent de stations de nettoyage pour les raies manta et sont accessibles en plongée bouteille.
L’atoll de Baa abrite aussi plusieurs îles locales qui valent une halte, comme Dharavandhoo (porte d’entrée vers Hanifaru grâce à son aéroport domestique), Maalhos, pionnière de la lutte contre le plastique à usage unique, ou Kendhoo, connue pour sa mosquée en corail du XVIe siècle.
Enfin, plusieurs resorts de renom, comme Soneva Fushi, Dusit Thani, Anantara Kihavah ou Reethi Beach, y ont développé des programmes de conservation marine, avec nurseries de coraux, centres de biologie et actions éducatives.
Ari Atoll et South Ari Marine Protected Area : royaume du requin-baleine
Autre incontournable : Ari Atoll, et plus particulièrement sa partie sud, souvent désignée par le sigle SAMPA (South Ari Marine Protected Area). Cette zone protégée est l’un des rares endroits au monde où l’on peut observer des requins-baleines toute l’année.
Les jeunes requins-baleines (4 à 8 mètres) évoluent le long du récif extérieur, notamment près de Maamigili Reef et de l’île de Dhigurah. Les excursions en snorkeling ou plongée partent en bateau pour les observer, souvent visibles juste sous la surface. La meilleure période de visibilité s’étend de décembre à avril, mais les rencontres sont possibles toute l’année, avec un pic observé entre août et novembre.
Sur le même atoll, des sites de plongée comme Maaya Thila ou Kudarah Thila offrent une autre facette d’Ari : pinacles coralliens foisonnants de poissons de récif, carangues, barracudas, tortues, requins de récif gris ou à pointes blanches, parfois accompagnés de raies aigles.
Plusieurs îles locales, comme Dhigurah ou Dhangethi, servent de base abordable pour partir à la rencontre de ces géants filtrant le plancton, tandis que des resorts comme LUX* South Ari Atoll ou Conrad Maldives Rangali Island proposent des programmes de sorties et de recherche, souvent en collaboration avec des ONG spécialisées.
Laamu, Vaavu, Addu, Fuvahmulah : diversité des ambiances
Chaque grand atoll a son caractère. Laamu, dans le sud‑centre de l’archipel, est réputé pour ses vagues. Six Senses Laamu, unique resort de l’atoll, a été l’un des premiers à ouvrir une école de surf sur place. Des passes comme Fushi Kandu ou Hithadhoo Corner constituent aussi d’excellents spots pour observer les raies manta, en particulier de mai à novembre.
Vaavu Atoll, de son côté, abrite la plus longue barrière corallienne du pays, s’étirant sur environ 50 kilomètres. Des sites comme Fotteyo Kandu, l’un des canaux les plus célèbres de l’archipel, offrent des plongées dérivantes spectaculaires, où l’on croise requins de récif, bancs de carangues et gorgones géantes.
Plus au sud encore, Addu Atoll et Fuvahmulah forment un couple singulier. Addu est connu pour l’épave du pétrolier britannique British Loyalty, vestige de la période où la Royal Air Force maintenait une base dans la région. Son cimetière de Kongannu, vieux d’environ 900 ans, serait le plus ancien du pays, et un mémorial britannique rend hommage aux soldats disparus. Fuvahmulah, atoll constitué d’une seule île, est quant à lui célèbre parmi les plongeurs pour la présence de pélagiques : requins-tigres dans un site surnommé Tiger Zoo, raies manta océaniques à Farikede Faru, et autres grands requins de haute mer.
Ainsi, la notion de « sites touristiques incontournables » aux Maldives ne se limite pas à un seul lieu, mais à cette géographie mouvante où chaque atoll propose un mélange unique de récifs, passes, épaves et rencontres animales.
Îles locales : villages, plages « bikini » et vie maldivienne
Longtemps, les voyageurs n’avaient accès qu’aux îles-hôtels. Tout a changé à partir de 2009, lorsque la loi a autorisé l’ouverture de guesthouses sur les îles habitées par les Maldiviens. Résultat : un réseau d’îles locales s’est imposé comme nouvelle colonne vertébrale du tourisme, offrant une immersion plus authentique – et plus abordable – dans la vie de l’archipel.
Ce qui distingue îles locales et îles-resorts
Les îles locales sont des villages vivants, avec mosquées, écoles, commerces, terrains de sport, et des habitants qui vont et viennent au rythme des appels à la prière. L’alcool y est interdit par la loi islamique ; pour les touristes, certains îlots voisins hébergent des « floating bars », bateaux ancrés au large où l’on peut consommer légalement.
Les plages sont en grande partie soumises au code vestimentaire local, mais la plupart des îles touristiques disposent d’une ou plusieurs « bikini beaches », tronçons explicitement réservés aux visiteurs où maillots de bain et tenues occidentales sont admis. En dehors de ces zones, on se couvre les épaules et les genoux, par respect des usages.
Contrairement aux îles habitées, les îles-resorts sont des propriétés privées entièrement conçues pour le tourisme. Elles proposent généralement des hébergements en villas, des restaurants, des bars, des spas et des activités sportives, le tout souvent organisé sous forme de forfait tout compris (all-inclusive).
Quelques îles locales devenues incontournables
Plusieurs îles se sont forgé une réputation au fil des années, chacune avec sa personnalité.
| Île locale | Atoll | Points forts touristiques |
|---|---|---|
| Maafushi | South Malé | Nombreuses guesthouses, excursions bon marché, plongée, dauphins |
| Gulhi | South Malé | Grande bikini beach, lagon peu profond, ambiance village |
| Dhigurah | South Ari | Plage de plus de 3 km, accès au requin-baleine, jungle intérieure |
| Fulidhoo | Vaavu | Atmosphère détendue, raies résidentes, snorkeling et plongée |
| Ukulhas | North Ari | Île engagée dans l’écologie, plage superbe, récif frangeant |
| Thoddoo | Alif Alif | « Île pastèque », plantations de fruits, deux bikini beaches |
| Thulusdhoo | Kaafu | « Surf Island », spots Cokes et Chickens, ambiance surf |
| Rasdhoo | Alif Alif | Plongée requins-marteaux, récifs colorés, proximité de sandbanks |
| Fulhadhoo | Baa | Île peu peuplée, bancs de sable, eau turquoise |
| Fuvahmulah | Sud | Atoll singulier, lacs d’eau douce, plongées requins-tigres |
Maafushi, par exemple, est devenue la plus célèbre des îles locales. En une demi‑heure de speedboat depuis Malé, on y trouve une concentration de guesthouses, restaurants et centres de plongée, ce qui en fait un hub pour les excursions : snorkeling, sorties requins, bancs de sable, dauphins au coucher du soleil. Gulhi, toute proche, séduit plutôt par sa vaste plage de sable blanc et son lagon laiteux, parfait pour la baignade.
Dhigurah, dans le South Ari Atoll, possède une plage quasi ininterrompue de trois kilomètres et ouvre directement sur la zone protégée des requins-baleines. La forêt intérieure de l’île, faite de cocotiers et de végétation tropicale, ajoute un charme un peu sauvage aux promenades.
Plus au nord, Ukulhas est connue pour ses efforts de tri sélectif et de protection de l’environnement, tandis que Thoddoo mêle agriculture (pastèques, papayes, bananes) et tourisme balnéaire, une rare combinaison dans le pays.
L’île de Thulusdhoo est principalement destinée aux surfeurs, grâce à ses spots Cokes et Chickens, réputés pour être parmi les plus réguliers de la région. En revanche, l’atoll de Rasdhoo attire surtout les plongeurs, en particulier ceux souhaitant observer des requins-marteaux tôt le matin sur des sites de plongée spécialement dédiés à cette expérience.
Comment rejoindre ces îles et quelles activités y pratiquer
Le réseau de transports s’est densifié avec le développement des îles locales. Des ferries publics, gérés par la MTCC sous la bannière Raajje Transport Link, offrent des liaisons à bas coût (souvent entre 1 et 4 dollars par trajet), mais avec des fréquences limitées, surtout le vendredi, jour de repos musulman. Les speedboats, bien plus rapides, relient Malé à la plupart des îles touristiques en 20 à 90 minutes, contre un coût plus élevé (de 20 à 150 dollars selon la distance).
Une fois sur place, les guesthouses organisent la plupart des excursions : sorties snorkeling, plongées, pique‑niques sur des sandbanks, visites de villages voisins, pêche traditionnelle, observation de dauphins, sessions de sports nautiques (kayak, stand up paddle, jet‑ski). L’idée est simple : mutualiser un bateau avec d’autres voyageurs pour limiter les coûts, ou privatiser l’excursion pour une expérience plus exclusive.
Ces îles locales sont devenues des sites touristiques incontournables pour qui souhaite combiner budget maîtrisé, immersion culturelle et accès à des lagons de carte postale. Elles offrent aussi une alternative plus durable, en soutenant directement les économies des communautés insulaires.
Sandbanks et « robinsonnades » : l’autre luxe des Maldives
Quand on évoque les Maldives, on imagine immédiatement ces langues de sable blanc perdues au milieu d’un lagon turquoise. Ce sont les fameux sandbanks, ou bancs de sable, qui constituent à eux seuls une catégorie d’attractions incontournables.
Comment naissent et vivent les bancs de sable
Les sandbanks sont des accumulations naturelles de sable formées autour des récifs coralliens, là où les courants, la houle et les marées transportent et déposent des particules. Le sable maldivien, d’un blanc presque aveuglant, est essentiellement composé de fragments de corail et de coquillages finement broyés. Un acteur étonnant participe à ce processus : le poisson-perroquet, qui grignote le corail et rejette sous forme de sable la partie non digérée.
Ces bancs sont des organismes mouvants. Ils se déplacent, s’étirent, disparaissent et réapparaissent au gré des saisons et des moussons. Certains ne sont visibles qu’à marée basse, d’autres émergent suffisamment pour accueillir un repas ou un bivouac. La plupart sont dépourvus de végétation, ce qui renforce la sensation d’être posé sur une île flottante, entièrement cernée par l’eau.
Description des bancs de sable
Expériences possibles sur les sandbanks
Les hôtels comme les guesthouses proposent des excursions vers ces bancs de sable, accessibles uniquement par bateau, parfois en dhoni traditionnel, parfois en speedboat. Une fois sur place, les activités oscillent entre farniente et exploration.
On peut s’y baigner dans une eau translucide, faire du snorkeling autour des récifs proches, pagayer sur un kayak transparent, pratiquer le yoga au lever du soleil, organiser un pique‑nique ou un dîner privé aux chandelles. Certains resorts vont plus loin, en installant des tentes élégantes, des tonnelles ombragées, voire en montant des « cinémas flottants » ou des dancefloors éphémères.
Le coût maximal pour privatiser un établissement peut dépasser un millier de dollars, incluant repas, boissons et services.
Des sandbanks comme celui proche de Fushifaru, les langues de sable de l’atoll de Baa ou les bancs au large des îles de Rasdhoo ou Dhigurah figurent régulièrement dans les portfolios des agences et des comptes de photographes spécialisés.
Pourquoi ces bancs de sable sont-ils incontournables ?
Au-delà du cliché Instagram, ces micro‑îles offrent une expérience difficile à reproduire ailleurs : la sensation d’être seul au monde, avec pour seuls repères l’horizon circulaire, le bruit des vagues et le crissement du sable sous les pieds.
Pour beaucoup de voyageurs, une excursion sur un sandbank incarne le moment fort de leur séjour, celui où les Maldives prennent vraiment tout leur sens de « paradis perdu ».
Sites sous-marins emblématiques : raies manta, requins, épaves et récifs
Les Maldives figurent parmi les grandes capitales mondiales de la plongée et du snorkeling. De nombreux sites touristiques incontournables se trouvent… sous la surface.
Les raies manta : Hanifaru Bay, stations de nettoyage et plongées de nuit
Deux espèces de raies manta fréquentent le pays : la manta de récif (Mobula alfredi), la plus courante, et la manta océanique, présente surtout dans les atolls du sud comme Fuvahmulah.
Les meilleures chances d’observation se trouvent sur des « cleaning stations », ces zones du récif où les raies se positionnent pour se faire débarrasser de leurs parasites par des poissons nettoyeurs.
Au‑delà de Hanifaru Bay (Baa Atoll), déjà mentionnée, plusieurs sites sont devenus célèbres :
Principaux spots de plongée et de snorkeling pour observer les raies manta, selon les saisons et les comportements spécifiques.
Sur la côte est de North Malé, ce site fonctionne comme une station de nettoyage principale pour les raies manta de mai à novembre.
Dans l’atoll de Lhaviyani, ce parc marin protégé est un lieu de rassemblement régulier des raies entre septembre et mars.
Situé dans le South Ari Atoll, c’est un haut-lieu d’observation pendant la saison sèche, de décembre à avril.
Dans le North Ari Atoll, réputé pour les plongées de nuit. La lumière attire le plancton et les raies manta, pouvant former un « cyclone feeding » autour des plongeurs.
Les rencontres se déroulent généralement en snorkeling dans les baies peu profondes, et en plongée bouteille sur les stations plus profondes. Les biologistes recommandent de respecter une distance minimale de 3 mètres, de ne pas leur couper la route et de ne jamais les toucher.
Requins-baleines, requins de récif et grands pélagiques
Les requins-baleines de South Ari et de Baa attirent une grande partie des voyageurs. Ce sont des poissons géants mais inoffensifs, filtrant le plancton. Ils croisent le long des récifs externes, sur des profondeurs accessibles à la plongée libre.
Outre ces géants, les récifs maldiviens hébergent une large variété de requins : requins gris de récif, requins à pointe blanche, à pointe noire, requins-nourrices, parfois marteaux, et dans certains atolls du sud (Fuvahmulah notamment), requins-tigres, requins-renards et autres espèces pélagiques impressionnantes. Des passes comme Fotteyo Kandu (Vaavu), Kuredu Express (Lhaviyani), Mulaku Kandu (Meemu) ou Villingili Kandu (Huvadhoo) sont réputées pour la densité de requins en saison.
Ces plongées, en raison des courants puissants, sont davantage recommandées aux plongeurs expérimentés. Cependant, les snorkelers peuvent observer de nombreux requins de récif sur les tombants proches des îles, à condition de maintenir une distance respectable.
Épaves, thilas et kandus : quelques sites phares
L’archipel regorge de formations sous-marines particulières, avec un vocabulaire local : thilas pour les pinacles coralliens, kandus pour les canaux entre l’océan et le lagon.
Dans la catégorie des récifs intérieurs, Maaya Thila ou Kudarah Thila, dans l’atoll d’Ari, ou encore Bodu Thila et Cocoa Thila sont souvent cités parmi les plus beaux. On y trouve des coraux encore bien préservés, des surplombs couverts de gorgones, et une densité de poissons tropicaux impressionnante.
Côté épaves, le British Loyalty à Addu Atoll reste la référence historique. Ce pétrolier coulé à l’époque de la Seconde Guerre mondiale repose dans des eaux relativement accessibles, abritant une profusion de faune fixée et de poissons. D’autres épaves plus récentes complètent la carte, mais celle‑ci demeure la plus connue.
La popularité croissante des croisières-plongée (liveaboards) tient justement à la possibilité d’enchaîner ces différents sites phares en un seul séjour, en alternant thilas, kandus, baies à manta et zones à requins-baleines.
Patrimoine historique et sites archéologiques méconnus
Les Maldives ne se résument pas à leurs lagons : l’archipel possède un patrimoine historique encore peu visité, notamment lié à son passé bouddhiste et aux débuts de l’islam.
Temples bouddhiques, stupas et monastères oubliés
Avant la conversion officielle à l’islam au XIIe siècle, les Maldives suivaient principalement le bouddhisme. Des traces de cette période subsistent sur plusieurs îles :
– Thoddoo abrite un site archéologique où l’on a mis au jour des vestiges de temple et des artefacts bouddhiques.
– Kuruhinna Tharaagandu, sur l’île de Kashidhoo, est interprété comme l’emplacement d’un ancien monastère.
– Isdhoo, dans l’atoll de Laamu, conserve des ruines de stupas, témoins de la pratique religieuse d’alors.
Ces sites restent en grande partie à l’écart des circuits touristiques classiques, mais ils offrent un autre regard sur l’archipel, loin du cliché de la seule île‑hôtel.
Mosquées anciennes et tombes de sultans
Après l’islamisation, de nombreuses mosquées ont été construites, parfois
en utilisant des pierres issues d’anciens temples.
Sur l’île de Nilandhoo, par exemple, la Friday Mosque est considérée comme la deuxième plus ancienne du pays et aurait été érigée à partir de matériaux provenant de sanctuaires hindous détruits. Dans différents atolls, on peut également visiter d’autres mosquées anciennes en corail, comme la Kendhoo Mosque (Baa Atoll) déjà citée.
Les îles abritent les tombes de grandes figures historiques des Maldives, notamment celle du héros national Sultan Mohamed Thakurufaanu, à Malé, qui mena la résistance contre les Portugais au XVIe siècle, et celle du sultan Ibrahim III, dans l’atoll d’Ari Sud, témoignant de la continuité de la lignée royale jusqu’à l’abolition de la monarchie en 1968.
Des mausolées comme Ali Rasgefaanu Ziyaaraiy ou l’Ibrahim Rasgefaanuge Ziyaaraiy Shrine sont également des lieux de mémoire et de spiritualité, même s’ils restent peu documentés dans les guides internationaux.
Vestiges coloniaux et mémoriaux modernes
Outre l’épave du British Loyalty et le mémorial britannique à Addu, déjà évoqués, d’autres témoins de la présence étrangère subsistent ici et là. Ils côtoient des monuments plus récents, comme le Sinamale Monument, symbole de l’amitié entre la Chine et les Maldives, ou encore les grands drapeaux nationaux déployés sur certaines places publiques.
Pour les amateurs d’histoire, combiner Malé, quelques îles locales dotées de sites archéologiques et une escapade à Addu permet de reconstituer un fil chronologique allant des premiers peuplements dravidiens aux enjeux géostratégiques du XXe siècle.
Expériences spectaculaires : restaurants et suites sous-marins
S’il existe un pays où l’architecture immergée s’est imposée comme attraction touristique à part entière, c’est bien les Maldives. Restaurants, bars, spas et même suites d’hôtels glissent littéralement sous la surface.
Dîner sous l’océan : des adresses devenues des destinations
Plusieurs restaurants sous-marins se disputent le titre d’« incontournable », chacun avec sa profondeur, son concept et son style culinaire.
| Restaurant | Profondeur approximative | Lieu / Atoll | Particularités |
|---|---|---|---|
| Ithaa | 5 m sous la surface | Conrad Maldives Rangali Island (Alif Dhaal) | Premier restaurant sous-marin au monde, 14 couverts, vue à 180° |
| 5.8 Undersea | 5,8 m | Hurawalhi Maldives (Lhaviyani) | Plus grand restaurant tout‑verre, menus dégustation 5 ou 7 services |
| SEA | 3 m | Anantara Kihavah (Baa) | Restaurant + cave à vin sous‑marine (6 500 bouteilles) |
| SUBSIX | Plusieurs mètres | Niyama Private Islands (Dhaalu) | Accès en bateau, décor inspiré des fonds marins, soirées « Glow Party » |
| M6m | 6 m | OZEN LIFE MAADHOO (South Malé) | Cuisine de fruits de mer contemporains, essentiellement adults‑only |
| H2O | Environ 6 m | You & Me by Cocoon (Raa) | Surveillé par un chef étoilé, 20 couverts, vue à 360° |
| Only Blu | Sous la surface | OBLU SELECT Lobigili / OBLU XPERIENCE Ailafushi (près de Malé) | Présenté comme le plus grand restaurant sous‑marin des Maldives |
Ithaa, dont le nom signifie « nacre » en dhivehi, a ouvert en 2005 au Conrad Maldives Rangali Island. Situé à environ cinq mètres sous la surface, il offre une vision panoramique sur le récif environnant. La capacité est limitée (une quinzaine de convives), et les menus mêlent produits locaux et techniques occidentales. Les prix, à plus de 200 dollars par personne, en font une expérience d’exception.
Profondeur en mètres du restaurant sous-marin entièrement vitré du 5.8 Undersea Restaurant à Hurawalhi.
SEA, à Anantara Kihavah, combine quant à lui un restaurant sous-marin et une cave à vin submergée abritant des milliers de bouteilles, un mariage rare de gastronomie et d’œnologie.
Au-delà des tarifs élevés, ces établissements sont devenus des sites touristiques en soi, attirant des visiteurs qui choisissent parfois leur resort principalement pour vivre cette expérience.
Dormir sous la surface : suites vitrées et spas immergés
Le concept ne s’arrête pas à la restauration. Les Maldives abritent ce qui est présenté comme la première suite hôtelière immergée au monde : The Muraka, au Conrad Maldives Rangali Island. Ce duplex associe un étage supérieur (salon, chambres, piscine) et une chambre principale placée environ cinq mètres sous le niveau de la mer, coiffée d’un dôme en acrylique avec vue panoramique sur la vie sous‑marine.
Le prix d’une nuit dans cet hébergement ultra-exclusif, contribuant à forger l’image futuriste de la destination.
D’autres établissements proposent des variantes plus abordables, comme l’Aqua Villa du Pullman Maldives, qui dispose elle aussi d’une chambre partiellement immergée pour un tarif beaucoup plus modéré à l’échelle de ce segment.
Enfin, le spa PEARL à Huvafen Fushi a été le premier spa sous-marin au monde, avec deux salles de soins situées à environ huit mètres de profondeur. Des massages et rituels y sont prodigués tandis que poissons tropicaux et coraux composent le décor vivant derrière les baies vitrées.
Ces lieux ne sont pas de simples gadgets marketing : ils symbolisent la capacité des Maldives à réinventer en permanence l’expérience touristique, en l’ancrant littéralement dans l’écosystème marin.
Quand partir et comment s’organiser pour profiter de ces sites
La réussite d’un voyage orienté « sites incontournables » passe aussi par une bonne compréhension du climat, des saisons, des transports et des contraintes locales.
Saisons, météo et vie marine
Le climat est tropical, chaud et humide toute l’année, avec des températures de l’air oscillant généralement entre 29 et 31 °C le jour et rarement en dessous de 24 °C la nuit. La température de l’eau tourne autour de 27 à 30 °C.
Deux grandes saisons s’alternent :
– La saison sèche (mousson de nord‑est), de novembre/décembre à avril, apporte un ciel plus dégagé, moins de pluie et une visibilité sous‑marine souvent excellente. C’est la haute saison touristique, synonyme de prix plus élevés et de fréquentation accrue.
– La saison humide (mousson de sud‑ouest), de mai à novembre, apporte davantage de pluie et de nuages, ainsi que des courants plus forts. L’eau reste chaude, mais la visibilité peut se réduire ; en revanche, la concentration de plancton augmente, attirant raies manta et requins-baleines dans certaines zones.
Pour la plongée et le snorkeling, privilégiez la période de décembre à mai (janvier à avril pour la meilleure visibilité). L’observation des raies manta à Hanifaru Bay ou en baie ouverte est optimale de mai à octobre, avec un pic en été austral. Les requins-baleines sont présents toute l’année dans la zone protégée de South Ari.
Les surfeurs privilégieront l’intervalle avril–octobre, avec des houles plus conséquentes entre juin et septembre, notamment dans les atolls nord et centre.
Transferts : speedboats, hydravions, vols domestiques
Aux Maldives, l’aventure commence en quittant l’aéroport international de Velana, sur l’île de Hulhulé, reliée à Malé par un pont. La plupart des sites d’intérêt – qu’il s’agisse de resorts, d’îles locales ou de spots de plongée – nécessitent un transfert supplémentaire.
Les options principales sont :
Présentation des différents moyens de transport pour rejoindre votre resort depuis l’aéroport de Malé, avec leurs caractéristiques principales.
Idéal pour les atolls proches (North Malé, South Malé, Vaavu ou Ari proches). Trajet de 15 min à 2h. Coût : 100 à 300 USD AR/pers. Avantages : service jour et nuit, peu ou pas de limite de bagages.
Option emblématique pour les atolls éloignés (Baa, Noonu, Lhaviyani, sud). Vol de 20 à 60 min, uniquement de jour. Coût : 250 à 700 USD AR/pers. Limite bagages : ~20 kg soute + 5 kg cabine.
Solution pour les atolls extrêmes (Gaafu Dhaalu, Addu). Combine efficacité et coût maîtrisé. Billet intérieur : 200 à 400 USD, auquel s’ajoute le transfert maritime.
Les resorts gèrent directement ces liaisons pour leurs clients : on leur transmet à l’avance les détails de son vol international, et ils organisent le reste. Pour les îles locales, on passe le plus souvent par les guesthouses, qui réservent les speedboats partagés ou communiquent les horaires des ferries publics.
Combiner plusieurs « incontournables » dans un même voyage
Avec tant de sites – Malé, Hanifaru, South Ari, sandbanks, îles locales, restaurants sous-marins – il peut être tentant de tout vouloir voir en deux semaines. L’important est de tenir compte des distances et du rythme des transferts.
Une approche raisonnable pour organiser son séjour consiste à sélectionner un thème principal (par exemple : l’observation des requins-baleines combinée à la découverte des îles locales, ou bien les raies manta associées à un séjour dans un resort de luxe à Malé). Il est ensuite conseillé de greffer autour de ce fil conducteur quelques excursions ciblées pour enrichir l’expérience.
Quelques exemples de combinaisons cohérentes :
– Malé + une île locale proche (Maafushi, Gulhi, Thulusdhoo) + un resort accessible en speedboat + une excursion sandbank.
– Malé + Baa Atoll (Hanifaru Bay) + Dharavandhoo ou Maalhos (île locale) + un restaurant sous-marin dans un resort voisin.
– South Ari (base requin-baleine, via Dhigurah ou un resort) + Rasdhoo ou Ukulhas (plongée récif et île locale) + nuit à Malé à l’aller ou au retour.
Tout dépend finalement du temps dont on dispose, du budget et de la proportion de culture, de nature et de luxe que l’on souhaite.
Respecter un paradis fragile
Derrière la splendeur des lagons et la sophistication des resorts, les Maldives restent un pays très vulnérable. Une grande partie de ses terres se situe à moins de deux mètres au‑dessus du niveau de la mer, et les projections évoquent la possibilité que jusqu’à 80 % de son territoire habitable soit menacé d’ici quelques décennies si la montée des eaux se poursuit au rythme actuel.
Visiter les sites emblématiques de l’archipel implique de prendre conscience de leur fragilité. Pour limiter son impact, adoptez ces réflexes : utilisez une crème solaire certifiée « reef‑safe » pour protéger les coraux, évitez de toucher ou de piétiner les récifs lors du snorkeling, respectez les distances d’approche avec les raies et les requins, réduisez votre consommation de plastique, et soutenez, lorsque c’est possible, les programmes locaux de conservation (par des dons ou en participant à des activités de replantation de coraux).
En retour, les Maldives offrent une expérience de voyage rare : la possibilité de se perdre dans un banc de sable désert, de s’immerger dans l’un des aquariums naturels les plus vivants de la planète, de partager un thé dans un café de Malé ou de dîner sous la surface de l’océan, entouré de poissons multicolores.
C’est cette combinaison – lagons, culture, histoire, innovations architecturales et vie marine foisonnante – qui fait de l’archipel une mosaïque de sites touristiques vraiment incontournables.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers les Maldives pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités de résidence longue durée, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Maldives), la stratégie retenue a consisté à cibler les Maldives pour leur fiscalité directe très faible (pas d’impôt sur le revenu pour les particuliers non locaux, pas d’impôt sur la fortune), combinant environnement stable en dollars, coût de vie modulable selon l’île et qualité de vie balnéaire. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales), obtention de visa de résidence longue durée via investissement, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable), et restructuration patrimoniale internationale (sociétés holdings, immobilier, succession).
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