Comment rester en contact avec ses proches depuis les Maldives

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Partir aux Maldives, c’est souvent synonyme de déconnexion totale : lagons translucides, îlots perdus au milieu de l’océan Indien, bungalows sur pilotis… Mais couper le téléphone ne convient pas à tout le monde. Entre besoin de rassurer les proches, gérer le travail à distance ou poster en direct ses plongées avec les raies manta, rester joignable devient vite essentiel. Bonne nouvelle : l’archipel s’est doté d’infrastructures télécoms solides, et il existe aujourd’hui une palette de solutions — du simple Wi‑Fi gratuit à l’eSIM, en passant par les hotspots portables et même… les cartes postales.

Bon à savoir :

Cet article fournit un guide complet avec des données concrètes pour rester connecté avec vos proches depuis les Maldives. Il vous aide à éviter les frais excessifs et les problèmes de réseau, même dans les atolls isolés, en présentant des solutions pour communiquer efficacement sans vous ruiner.

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le terrain de jeu numérique des Maldives

Les Maldives, ce sont près de 1 200 îles coralliennes dispersées sur une immense zone océanique. Ce morcellement rend la couverture télécom compliquée, mais le pays a beaucoup investi dans son réseau mobile et internet.

100

Pourcentage d’îles habitées couvertes par la 4G/LTE aux Maldives, incluant la majorité des îles-hôtels.

Côté débit, les chiffres sont loin de l’image de « bout du monde » déconnecté : les vitesses mobiles moyennes tournent autour de 70 à plus de 80 Mbps en téléchargement, avec environ 35 Mbps en envoi. Sur 5G, Dhiraagu a été mesuré autour de 236 Mbps en téléchargement, Ooredoo autour de 175 Mbps. De quoi assurer largement visioconférences, envois de vidéos et cloud professionnel.

Il faut cependant garder deux réalités en tête. D’abord, la connexion chute souvent pendant les trajets en ferry ou speedboat entre les îles. Ensuite, la qualité peut varier fortement d’une île à l’autre, surtout sur les atolls les plus isolés.

Les principaux acteurs : Dhiraagu, Ooredoo et les MVNO

Sur place, deux grands noms dominent le paysage mobile : Dhiraagu, opérateur historique né en 1988, et Ooredoo Maldives, arrivé en 2005 (d’abord sous le nom Wataniya). Ensemble, ils se partagent l’immense majorité du marché, complétés par quelques MVNO comme Raajjé Online.

Les deux proposent :

cartes SIM prépayées

offres spécifiques pour touristes

formules data, voix et SMS

eSIM pour les smartphones compatibles

Astuce :

Les tests techniques récents montrent que Dhiraagu offre les vitesses moyennes les plus élevées, notamment sur le réseau 5G. De son côté, Ooredoo est souvent reconnu pour la constance de sa qualité de service et est particulièrement recommandé pour les usages exigeants comme le jeu en ligne (gaming). Pour un voyageur, les deux opérateurs fournissent un service très satisfaisant dans les zones touristiques principales.

Wi‑Fi : ce que l’on peut vraiment en attendre

Avant de plonger dans les SIM et eSIM, il faut regarder ce qu’offrent déjà les infrastructures en Wi‑Fi, car c’est la manière la plus simple de rester en contact sans toucher aux réglages de son téléphone.

Dans la capitale Malé, le Wi‑Fi gratuit est courant dans les cafés, restaurants et centres commerciaux. Des lieux comme The Coffee Club (H. Rose Garden, Orchid Magu), The Sea House Café ou Igloo Café proposent un accès sans frais à leurs clients. L’aéroport international de Velana (MLE) offre également un Wi‑Fi gratuit dans ses terminaux, des zones d’arrivée aux salons d’embarquement.

Attention :

Dans les îles touristiques locales comme Maafushi ou certaines îles de Baa Atoll, de nombreux établissements (cafés, guesthouses, petits hôtels) proposent le Wi-Fi à leurs clients. Cependant, la qualité et la stabilité de la connexion varient considérablement d’un endroit à l’autre : parfois suffisante pour des appels WhatsApp, elle peut ailleurs être insuffisante pour charger une vidéo.

Côté resorts, quasiment tous les hôtels de gamme moyenne à luxe proposent un Wi‑Fi, souvent gratuit dans les parties communes, parfois payant ou limité en débit dans les chambres. Plusieurs points reviennent régulièrement :

la connexion est généralement plus stable dans les zones proches du cœur de l’île (lobby, restaurants, bars)

– sur la plage ou dans les bungalows les plus éloignés, le signal peut fortement faiblir, voire disparaître

– certains complexes près de Malé se distinguent par une excellente connexion, suffisante pour du télétravail intensif ; d’autres, notamment sur des îles plus éloignées, restent aléatoires

Bon à savoir :

Dans certains hôtels, l’accès internet haut débit ou les options « premium » sont facturés au jour, ce qui peut augmenter significativement le coût d’un séjour, notamment pour le télétravail. Cependant, d’autres établissements proposent la fibre ou une bonne infrastructure réseau (backhaul), offrant ainsi une expérience de connexion proche de celle d’un réseau domestique.

En complément, les applications comme WiFi Map, Instabridge ou Wiman permettent d’identifier des points d’accès gratuits autour de vous, avec parfois les mots de passe partagés par la communauté. Certaines, comme WiFi Map, permettent même de télécharger les cartes pour les consulter hors ligne.

Malgré tout, s’en remettre exclusivement au Wi‑Fi reste risqué si vous avez besoin de rester joignable en permanence : rien ne garantit la qualité au moment où vous aurez un appel important avec la famille ou une réunion vidéo cruciale.

Les cartes SIM locales : la solution la plus fiable pour les Maldives

Pour la plupart des voyageurs, acheter une SIM maldivienne dès l’arrivée reste le moyen le plus simple, fiable et économique de rester en contact.

Où et comment acheter sa SIM

Le lieu clé, c’est l’aéroport international de Velana, sur l’île de Hulhulé. Juste après le retrait des bagages, des comptoirs Dhiraagu et Ooredoo accueillent les arrivants, généralement entre 8 h et 23 h, y compris le vendredi (jour de prière et de week‑end local).

On peut aussi acheter des SIM plus tard à Malé, Hulhumalé ou sur certaines grandes îles locales, via les boutiques officielles ou des revendeurs, mais l’offre y est parfois plus limitée et moins orientée « touristes ».

Pour les étrangers, un passeport en cours de validité est obligatoire pour l’achat et l’activation. Un permis de conduire ou une autre pièce d’identité ne suffisent pas.

Les cartes sont souvent présentées comme « gratuites » ou à faible coût, mais la réalité est simple : elles n’ont aucune recharge associée. Pour les utiliser, il faut impérativement activer un forfait touriste, nettement plus cher que les offres résidentes depuis une réforme intervenue en 2025.

Les forfaits touristiques : ce que proposent Dhiraagu et Ooredoo

Les deux opérateurs ont aligné des offres assez proches, avec une logique par paliers, principalement autour de 40 $, 50 $ et, chez Dhiraagu, 100 $. Ces montants incluent les taxes locales.

Options de Configuration

Tableau simplifié présentant les principales options disponibles pour configurer votre système.

Sauvegarde automatique

Active la sauvegarde périodique des données pour prévenir toute perte d’information.

Notifications par email

Permet de recevoir des alertes et rapports directement dans votre boîte de réception.

Mode sombre

Applique un thème visuel sombre pour réduire la fatigue oculaire, surtout en faible luminosité.

Synchronisation en temps réel

Maintient vos données à jour instantanément sur tous vos appareils connectés.

OpérateurPrix (USD)Données inclusesMinutes / SMS locauxParticularités & validité
Ooredoo4020 Go100 min100 MVR de crédit, rechargable
Ooredoo50100 Go (30 Go « tout usage » + 70 Go réseaux sociaux)150 minrechargable
Dhiraagu4020 Go150 min + 150 SMSvalidité 10 jours, surcharge ~6,50 $
Dhiraagu50100 Go (30 Go « tout usage » + 70 Go réseaux sociaux)300 min + 300 SMSvalidité 30 jours, surcharge ~9,50 $
Dhiraagu100125 Go150 min + 200 SMS (selon période)validité 30 jours, souvent routeur MiFi offert

En pratique, un voyageur classique qui reste une à deux semaines, utilise beaucoup les réseaux sociaux et appelle peu en local se contente généralement d’un forfait à 40 ou 50 $. Les gros consommateurs de vidéos, les familles qui partagent le hotspot ou les télétravailleurs peuvent viser les offres 100 Go ou 125 Go.

En complément, il existe aussi des SIM prépayées « classiques », à destination des résidents ou de longs séjours. Les tarifs typiques indiquent par exemple chez Dhiraagu une SIM autour de 30 MVR avec un tout petit crédit et quelques centaines de Mo valables quelques jours, ou chez Ooredoo une SIM autour de 50 MVR avec 500 Mo sur 24 h. Mais depuis 2025, ces plans ne sont plus accessibles aux simples touristes dans beaucoup de boutiques, qui les orientent vers les formules touristiques dédiées.

Coût des appels et SMS pour ceux qui en ont réellement besoin

Les voyageurs utilisent de plus en plus WhatsApp, Signal, FaceTime ou Telegram pour parler à leurs proches, mais les appels et SMS restent utiles pour joindre un hôtel, un guide, un centre de plongée ou un transporteur.

Pour donner un ordre de grandeur, sur un forfait prépayé Ooredoo, un appel vers un autre numéro Ooredoo coûte environ 0,99 MVR la minute, et 1,39 MVR vers les autres réseaux maldiviens. Un SMS local revient à 0,20 MVR, tandis qu’un SMS international tourne autour de 1 MVR.

Exemple :

Les appels internationaux au tarif « pay‑as‑you‑go » d’Ooredoo coûtent généralement entre 0,10 $ et 0,25 $ la minute selon la destination. Bien que ces prix soient raisonnables comparés aux frais d’itinérance (roaming), ils restent bien plus élevés que les appels passés via des applications VoIP (comme WhatsApp ou Skype), qui sont pratiquement gratuits dès lors que l’utilisateur dispose d’une connexion internet.

Activation, recharges et suivi de la consommation

La plupart du temps, les SIM touristes sont déjà prêtes à l’emploi ou s’activent dès la première utilisation (appel, SMS ou connexion data). Chez Ooredoo, l’activation peut aussi passer par un appel au 444. Les deux opérateurs proposent des applications mobiles pour gérer sa ligne, suivre sa consommation et acheter des recharges.

Les recharges se font via :

les applis et sites officiels

des cartes à gratter vendues dans les petites boutiques des îles locales

parfois, des vendeurs « officieux » à l’hôtel ou au guesthouse

Pour vérifier votre crédit data ou voix, des codes USSD sont disponibles, par exemple 444# pour le solde principal chez Ooredoo ou 140# pour la data. Sur certains plans, les données non consommées peuvent être reportées si vous rechargez avant expiration.

En général, les cartes prépayées restent actives 90 jours ; au‑delà, une recharge est exigée pour conserver le numéro. Pour garder une SIM active jusqu’à un retour ultérieur, une recharge annuelle d’au moins 500 MVR est parfois demandée.

L’eSIM : voyager léger tout en restant connecté

Pour ceux qui ne veulent plus jongler avec des cartes plastiques, l’eSIM représente une alternative très pratique. Il s’agit d’un profil numérique que l’on installe dans le téléphone en scannant un simple QR code.

Compatibilité et précautions

L’eSIM est désormais compatible avec la plupart des smartphones récents : chez Apple, à partir de l’iPhone XR (y compris les séries 11 à 17 et les SE 2020/2022), chez Samsung à partir des Galaxy S20, la gamme Z Flip/Fold, ou encore les Google Pixel depuis le Pixel 3. Certains modèles vendus en Chine continentale, Hong Kong ou Macao restent cependant dépourvus d’eSIM, à l’exception de quelques variantes.

Deux points sont incontournables :

le téléphone doit être désimlocké (débloqué opérateur)

le QR code d’activation est généralement à usage unique et ne peut pas être installé sur plusieurs appareils

eSIM locales vs eSIM globales

Pour les Maldives, plusieurs options s’offrent à vous.

D’un côté, Dhiraagu et Ooredoo commercialisent leurs propres eSIM touristes, souvent aux mêmes conditions que leurs cartes physiques. Acheter directement chez eux nécessite toutefois une bonne connexion Wi‑Fi, une copie de passeport et une photo type selfie pour la vérification d’identité. L’activation prend ensuite quelques minutes via un QR code envoyé par e‑mail.

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C’est le prix en dollars auquel démarrent certaines petites formules d’eSIM, comme celles proposées par Jetpac.

Certains de ces forfaits incluent un numéro maldivien (+960) permettant de recevoir des SMS ou appels locaux, d’autres ne fournissent qu’un accès data. Inversement, quelques services comme GlobaleSIM ou Roamify livrent un numéro étranger (+1 par exemple).

Les eSIM « illimitées » existent aussi, chez des acteurs comme abesteSIM ou Yesim, avec des tarifs très étagés, qui peuvent grimper jusqu’à près de 500 $ selon la durée et la zone de couverture.

Installation : en deux minutes si on anticipe

Le processus est généralement standard :

Exemple :

L’activation d’une eSIM pour un voyage à l’étranger suit généralement quatre étapes : 1) l’achat sur le site ou l’application du fournisseur, 2) la réception d’un e-mail contenant un QR code et des instructions détaillées, 3) le scan de ce QR code dans les réglages ‘Données cellulaires’ ou ‘Réseau mobile’ du téléphone, et 4) une fois sur place, la sélection de ce profil eSIM comme ligne de données par défaut pour se connecter.

Il est fortement conseillé de faire une capture d’écran du QR code et d’enregistrer l’e‑mail dans un dossier accessible hors ligne, au cas où la connexion disparaîtrait avant la fin de la configuration.

Pour éviter toute confusion de facturation, mieux vaut désactiver les données mobiles sur la SIM de votre opérateur national et n’autoriser l’accès internet qu’à l’eSIM. Le mode avion avec réactivation sélective du Wi‑Fi et de la data eSIM est aussi une bonne pratique.

eSIM ou SIM locale : que choisir aux Maldives ?

Le choix dépend essentiellement de votre profil :

– si vous souhaitez la solution la plus simple, préconfigurée avant d’atterrir, sans faire la queue à un comptoir, l’eSIM d’un fournisseur global est très confortable

– si vous cherchez le meilleur rapport quantité de data / prix et une intégration complète dans l’écosystème local (numéro maldivien, minutes locales, SMS), la SIM physique ou l’eSIM locale Dhiraagu / Ooredoo restent plus intéressantes

La majorité des voyageurs qui séjournent une ou deux semaines dans un ou deux resorts optent pour un forfait touriste local à 40–50 $. Les ultra nomades, eux, apprécient les eSIM multi‑pays qu’ils gardent actives de destination en destination.

Roaming international : l’option à manier avec prudence

Techniquement, vous pouvez garder votre carte SIM habituelle et activer l’itinérance aux Maldives. De nombreux opérateurs occidentaux, comme Verizon, AT&T, T‑Mobile, Vodafone et consorts, disposent d’accords avec Dhiraagu et Ooredoo. Mais le prix à payer se révèle souvent salé.

Selon votre forfait, l’utilisation de données en roaming peut coûter entre une quinzaine et une soixantaine de dollars, parfois par jour, parfois pour quelques centaines de Mo seulement. Certains opérateurs comme Verizon facturent un forfait journalier (par exemple 10 $/jour dans de nombreux pays) dès que votre téléphone consomme la moindre donnée à l’étranger.

Bon à savoir :

Certains forfaits, comme ceux de T‑Mobile, incluent data et SMS gratuits à l’international, mais les appels sont facturés environ 0,25 $/min. Le débit peut être limité et la connexion instable, sans garantie d’utiliser pleinement les performances du réseau local.

Pour cette raison, la plupart des guides mobilité recommandent, avant même le décollage, de :

activer le mode avion dès la porte d’embarquement

désactiver la data en roaming dans les réglages du téléphone

basculer ensuite sur une logique Wi‑Fi + SIM/eSIM locale

De cette manière, vous gardez la main sur vos dépenses et évitez les mauvaises surprises à la facture de retour.

Hotspots Wi‑Fi portables : un réseau privé dans le lagon

Autre solution pour ceux qui voyagent en famille ou ont plusieurs appareils à connecter : le routeur Wi‑Fi de voyage, aussi appelé hotspot ou MiFi. L’idée est simple : un petit boîtier, une carte SIM avec data, et ce boîtier crée un réseau Wi‑Fi privé pour vos téléphones, tablettes et ordinateurs.

Pourquoi envisager un routeur nomade aux Maldives ?

Plusieurs raisons peuvent pousser à cette option :

éviter de changer la carte SIM de chacun de vos appareils

mutualiser une grosse enveloppe data locale entre plusieurs voyageurs

– bénéficier d’un réseau Wi‑Fi sécurisé, au lieu de se connecter aux réseaux publics potentiellement vulnérables

– profiter d’une meilleure réception que celle de votre smartphone dans certains modèles équipés d’antennes plus performantes

64

Certains routeurs Wi-Fi portables pour voyageurs peuvent connecter jusqu’à 64 appareils simultanément.

D’autres, comme les GL.iNet Beryl AX ou certains routeurs TP‑Link de voyage, intègrent même des fonctions avancées comme le Wi‑Fi 6, le VPN intégré ou le blocage de publicités.

Bon à savoir :

Pour avoir du Wi-Fi aux Maldives, l’option recommandée est d’acheter une carte SIM locale avec un forfait data généreux (par exemple 100 Go ou 125 Go de chez Dhiraagu, parfois fourni avec un routeur MiFi) et de l’installer dans un hotspot. Cela permet d’alimenter en connexion plusieurs appareils, comme ceux de toute la famille.

Hotspot dédié ou eSIM sur smartphone ?

La comparaison la plus pertinente est la suivante :

– si vous voyagez seul, avec un smartphone récent compatible eSIM, un bon forfait eSIM ou SIM locale suffit généralement, quitte à utiliser la fonction « partage de connexion » de votre téléphone vers un ordinateur portable

– si vous voyagez à plusieurs, avec des appareils hétérogènes, et que vous avez des besoins intensifs (télétravail, streaming, jeux en ligne), un hotspot haut de gamme devient intéressant, surtout dans les îles bien couvertes en 4G

Dans ce dernier cas, un routeur comme un Nighthawk M6 ou un GlocalMe avec double modem et agrégation de liens peut sécuriser un niveau de débit plus stable que la simple fonction hotspot d’un téléphone.

Applications de messagerie : le vrai cœur de vos communications

Une fois que vous avez un accès internet — Wi‑Fi, data locale ou hotspot —, la manière la plus efficace de rester en contact avec vos proches reste l’utilisation d’applications de messagerie et d’appel sur IP.

WhatsApp, Facebook Messenger, iMessage, FaceTime, Skype, Zoom, Viber, Telegram, Google Meet ou encore Google Voice fonctionnent aux Maldives exactement comme chez vous. L’application ne facture pas les communications internationales : c’est uniquement la connexion internet (Wi‑Fi ou data) qui peut être payante.

D’un point de vue consommation data, l’usage est modéré :

les messages texte consomment presque rien

une photo représente souvent 100 à 300 Ko

un appel audio WhatsApp tourne autour de 0,3 Mo par minute

une visioconférence peut consommer entre 3 et 5 Mo par minute

Sur un forfait de 20 Go, il devient donc difficile de « l’exploser » uniquement avec quelques appels vidéo par jour, tant que vous n’êtes pas en streaming HD permanent.

Conseil sur la consommation de données

En cas de réseau faible sur votre île ou dans votre chambre, couper la vidéo et ne garder que l’audio améliore souvent largement la qualité de la conversation. À l’inverse, si le Wi‑Fi du resort est capricieux, basculer sur la 4G de votre SIM locale peut transformer une visio hachée en échange fluide.

Pour minimiser la consommation hors Wi‑Fi, il est utile de :

désactiver le téléchargement automatique des médias dans WhatsApp et consorts

limiter l’usage de vidéos et stories tant que vous êtes en data mobile

programmer les sauvegardes photos (Cloud, Google Photos, iCloud) uniquement sur Wi‑Fi

Appels internationaux classiques : quand internet n’est pas une option

Il reste des situations où vos proches n’utilisent pas WhatsApp ou un autre service de messagerie, ou où ils n’ont pas toujours internet. Dans ce cas, des solutions d’appels internationaux à bas coût peuvent vous dépanner, même si elles ne sont pas spécifiques aux Maldives.

Des services comme mytello, Yolla, BOSS Revolution, PhoneClub, Talk360 ou Otubio permettent de téléphoner depuis une application ou via un numéro d’accès local à des numéros fixes ou mobiles dans plus de 190 à 220 pays. Ils fonctionnent en mode prépayé, avec des tarifs souvent facturés à la minute, parfois arrondis à la minute supérieure.

Attention :

Les appels vers les Maldives sont coûteux (0,60 $ à plus de 1 $/minute). L’intérêt principal pour un voyageur sur place est de pouvoir appeler à moindre coût vers l’Europe ou l’Amérique du Nord lorsque la connexion internet est instable pour les appels VoIP.

Ces services ne remplacent cependant pas l’accès internet sur place. Ils supposent souvent soit une connexion Wi‑Fi, soit un appel vers un numéro d’accès local fourni par votre carte SIM maldivienne, qui sera facturé comme un appel domestique.

Rester en contact hors couverture : les applis de messagerie hors ligne

Même avec une bonne couverture 4G/LTE, certains contextes aux Maldives peuvent vous éloigner du réseau : croisière plongée en mer, excursion très isolée, temps passé à bord d’un bateau sans antenne à proximité.

Dans ces cas‑là, les applications de messagerie hors ligne peuvent être une roue de secours pour communiquer au sein de votre groupe, sans passer par le réseau mobile ni internet. Bridgefy, Briar, BitChat, AirChat, Signal Offline Messenger, Serval Mesh ou encore certaines applis type « walkie‑talkie » comme Zello exploitent le Bluetooth et/ou le Wi‑Fi Direct pour créer des réseaux maillés (mesh networks).

Exemple :

Dans un grand resort ou sur un bateau de plongée dépourvu de réseau classique, les téléphones équipés d’une application spécifique peuvent se connecter directement entre eux sur une courte distance (100 à 300 mètres). Les messages sont relayés d’un appareil à l’autre, permettant ainsi aux parents de rester en contact avec leurs enfants dans le complexe ou aux plongeurs de communiquer entre eux.

Ces technologies ne remplacent pas l’accès au monde extérieur : elles servent uniquement aux communications locales entre appareils utilisant la même application. Elles consomment parfois beaucoup de batterie, ce qui implique de prévoir des powerbanks. Pour des communications sensibles, on privilégiera les applis chiffrées de bout en bout comme Briar ou Session.

Les cartes postales : le charme de l’analogique, à prix d’or

Rester en contact ne passe pas forcément par la 4G. Pour ceux qui aiment le rituel du courrier, Maldives Post Limited — opérateur postal national depuis plus d’un siècle — permet d’envoyer des cartes depuis l’archipel vers le monde entier.

Le réseau postal maldivien est dense à l’échelle du pays, avec 14 bureaux d’atoll et 170 agences couvrant chaque île habitée. En théorie, vous pouvez donc poster une carte depuis presque n’importe où. La poste est membre de l’Union postale universelle depuis 1967 et de l’Asia Pacific Postal Union.

8.64

Coût, en euros, pour expédier une carte postale des Maldives vers l’Europe, le tarif le plus élevé parmi plus de 100 pays analysés.

Certains services postaux privés annoncent en parallèle des envois de cartes depuis les Maldives pour 1 $ de frais de port, mais cela repose sur des offres spécifiques et ne reflète pas forcément la grille de la poste nationale analysée dans l’étude.

Pour un séjour unique de rêve, envoyer une ou deux cartes peut rester un petit plaisir assumé, mais ce moyen n’est pas adapté pour une communication régulière avec les proches. Les délais d’acheminement, qui peuvent varier fortement selon la destination, le confirment : la carte postale est un complément affectif, pas un outil de lien continu.

Gérer les décalages horaires pour appeler au bon moment

Les Maldives fonctionnent sur un fuseau unique, Maldives Time (MVT), à UTC+5, sans heure d’été. Cela signifie que l’heure locale est fixe toute l’année, mais le décalage avec vos proches varie selon que votre pays applique ou non l’heure d’été.

Pour donner quelques repères :

– par rapport à Londres en heure d’hiver (GMT), les Maldives ont quatre heures d’avance

– par rapport à Paris ou Berlin en heure d’hiver, trois heures d’avance

– par rapport à Moscou, deux heures d’avance

– par rapport à New York, environ neuf heures d’avance

– par rapport à Los Angeles, environ douze heures d’avance

Astuce :

Le décalage horaire important avec l’Amérique du Nord complique les appels vidéo. Pour éviter qu’ils n’aient lieu trop tôt le matin pour vous ou trop tard le soir pour vos proches, il est conseillé de fixer quelques créneaux horaires récurrents avant votre départ. Vérifiez bien le fuseau horaire de votre resort, car certains établissements avancent volontairement leur horloge de 30 minutes à 1h30 pour profiter des soirées ensoleillées.

Des outils de conversion d’heure en ligne ou intégrés aux calendriers (Google Calendar, Outlook) permettent d’automatiser ces conversions, ce qui évite les erreurs de calcul après une journée de snorkeling.

Construire une stratégie de communication adaptée à votre voyage

Rester en contact depuis les Maldives n’implique pas forcément la même configuration pour tout le monde. Le bon mix dépend de plusieurs facteurs : durée du séjour, nombre de destinations dans l’archipel, importance du télétravail, budget, habitudes familiales.

On peut néanmoins dégager quelques scénarios types cohérents avec l’infrastructure locale.

Séjour en couple dans un seul resort, usage léger

Pour une semaine à dix jours sur une île‑hôtel, avec un usage essentiellement tourné vers les messages à la famille et quelques appels vidéo, une stratégie raisonnable serait :

activer le mode avion et désactiver le roaming sur votre SIM nationale

– acheter un forfait touriste à 40 ou 50 $ chez Ooredoo ou Dhiraagu à l’aéroport

– utiliser principalement le Wi‑Fi du resort pour les appels vidéo programmés

– basculer sur la 4G locale en cas de Wi‑Fi instable, notamment pour envoyer des photos ou se repérer via GPS

Avec 20 à 30 Go pour deux personnes, vous aurez une marge confortable en évitant simplement le streaming HD permanent.

Famille ou groupe, plusieurs appareils, îles multiples

Si vous voyagez à quatre ou cinq avec tablettes, laptops et smartphones, notamment en mode « workation » ou en combinant plusieurs îles locales et resorts, un plan plus robuste peut être :

Connexion Internet aux Maldives

Recommandations pour assurer une connexion internet stable et économique pendant votre séjour aux Maldives.

Acheter un forfait data local

Optez pour un forfait haut débit (100 Go ou plus) auprès des opérateurs locaux Dhiraagu ou Ooredoo dès votre arrivée.

Utiliser un routeur Wi-Fi ou partager la connexion

Insérez la carte SIM dans un routeur Wi-Fi de voyage ou utilisez le partage de connexion depuis le téléphone d’un membre du groupe.

Centraliser et compléter la connexion

Connectez tous vos appareils à ce point d’accès unique et utilisez ponctuellement le Wi-Fi des hôtels lorsque la qualité est bonne.

Dans cette configuration, la dépense en data locale revient souvent bien moins cher que de prendre plusieurs eSIM individuelles ou de compter sur les Wi‑Fi payants de chaque hôtel.

Télétravail ou activité en ligne à haute exigence

Pour un freelance, un salarié en full remote ou un créateur de contenu qui doit assurer lives, visioconférences ou uploads lourds :

Astuce :

Pour garantir une connexion internet fiable aux Maldives, sélectionnez un hébergement près de Malé ou réputé pour son Wi‑Fi en vérifiant les avis récents. Privilégiez l’opérateur Dhiraagu, leader en débit, et prévoyez une eSIM de secours. Équipez-vous d’un hotspot portable performant (type Nighthawk) avec un forfait data conséquent (100-125 Go). Testez la connexion dès votre arrivée et ajustez si nécessaire : changez d’offre, achetez un second forfait ou planifiez vos réunions aux heures de faible utilisation du réseau.

Dans ce contexte, rester uniquement dépendant du Wi‑Fi hôtelier est clairement un pari risqué.

Voyageur ultra‑budget ou « digital detox » partielle

Pour quelqu’un qui souhaite limiter au maximum ses dépenses tout en restant joignable de temps en temps :

laisser la SIM nationale en mode avion, téléphone utilisé uniquement en Wi‑Fi

se reposer sur les nombreux Wi‑Fi gratuits de Malé, des cafés et de l’aéroport, et sur celui du resort ou du guesthouse

– convenir avec ses proches d’horaires précis où vous serez connecté (par exemple, avant le petit‑déjeuner et en fin de soirée), et utiliser ces créneaux pour échanger messages et nouvelles

Un petit forfait eSIM à quelques dollars (1 à 3 Go) peut servir de filet de sécurité si vous devez absolument contacter quelqu’un lors d’un transfert ou d’une escale.

En résumé : un paradis (presque) sans coupure de ligne

Les Maldives ont beau être un chapelet de minuscules îles perdues dans l’océan Indien, le pays n’a plus grand‑chose d’un désert numérique. Entre une couverture 4G quasi généralisée, des débits mobiles dans le haut du classement mondial, des SIM et eSIM touristes structurées, des Wi‑Fi de plus en plus performants dans les resorts et des solutions de hotspots portables, il est aujourd’hui tout à fait possible de rester en contact étroit avec ses proches, de partager en direct ses explorations sous‑marines ou de tenir ses engagements professionnels.

Bon à savoir :

Avant de partir, il est crucial de désactiver le roaming par défaut et de choisir entre une SIM locale ou une eSIM. Pensez également à anticiper les décalages horaires et à évaluer honnêtement vos besoins en données mobiles pour éviter les mauvaises surprises.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Maldives, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Maldives pour leur fiscalité très avantageuse sur les revenus et le patrimoine, l’absence d’impôt sur la fortune et de taxation sur la plupart des revenus de source étrangère, tout en permettant une qualité de vie élevée et une réelle diversification géographique hors UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, risques d’abus de droit), obtention de la résidence à long terme via investissement et location/achat de résidence principale, organisation de la couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (séjour >183 jours/an aux Maldives, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec réseau local (avocat, immigration, banquier anglophone) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration internationale si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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