S’initier à la cuisine locale aux Maldives : le guide culinaire des expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer aux Maldives, c’est entrer dans un monde où la mer décide presque de tout, y compris de ce qu’il y a dans l’assiette. Pour un expatrié, comprendre la gastronomie locale, ce n’est pas seulement découvrir de nouvelles saveurs, c’est aussi apprendre les codes d’une société musulmane insulaire, structurée par la pêche, l’islam et le cocotier. Ce guide propose une immersion dans cette cuisine de l’océan et du palmier, avec des repères pratiques pour manger comme un local, même en vivant sur place à long terme.

Comprendre le contexte culturel et religieux de la table

La première clé pour aborder la gastronomie locale est de garder en tête que les Maldives sont un pays à majorité musulmane où l’islam est religion d’État. La loi alimentaire suit donc le halal : pas de porc ni dérivés, interdiction d’importer du porc ou de l’alcool, qui sont saisis à l’aéroport. L’alcool ne se consomme légalement que dans des structures touristiques autorisées, principalement les resorts et certains liveaboards. Sur les îles habitées, les cafés et restaurants locaux sont strictement sans alcool.

Bon à savoir :

Pendant le mois de Ramadan, les musulmans jeûnent du lever au coucher du soleil. En tant qu’expatrié, il est attendu que vous évitiez de manger, de boire ou de fumer de manière ostensible en public durant la journée par respect. Cette période est également l’occasion de découvrir les buffets de rupture du jeûne (iftar), les desserts traditionnels très sucrés et des spécialités culinaires souvent préparées uniquement à cette période.

Autre repère important : les règles de comportement à table. On mange traditionnellement avec la main droite, la gauche étant considérée comme impure. Dans une maison, on vous proposera une bassine d’eau pour vous rincer les doigts avant et après le repas, et il est courant de manger assis par terre autour de plats partagés. Refuser un plat ou ne presque rien goûter peut être interprété comme une offense. À l’inverse, terminer entièrement son assiette peut laisser entendre que l’hôte ne vous a pas assez servi. L’idéal, pour un expatrié, est de se servir de tout un peu, de complimenter la cuisinière ou le cuisinier, et de s’arrêter avant de racler l’assiette.

Astuce :

Dans les cafés et restaurants, notamment en zone urbaine ou sur les îles touristiques, il est tout à fait acceptable de demander des couverts si vous n’êtes pas encore à l’aise avec la coutume de manger avec les doigts. Par ailleurs, une règle sociale importante à respecter est que la personne qui invite est celle qui paie. Ainsi, si vous conviez des collègues maldiviens à un repas, il est implicitement attendu que vous régliez l’addition.

Les trois piliers de la cuisine locale : poisson, noix de coco, féculents

Pour comprendre ce qui arrive dans les assiettes aux Maldives, il faut partir de trois produits qui reviennent à tous les repas : le poisson (surtout le thon), la noix de coco et les féculents (riz, tubercules, pain plat).

Le thon, surnommé « roi des poissons », structure l’alimentation depuis au moins le IXᵉ siècle. Les restes archéologiques montrent que les habitants en mangeaient déjà massivement à l’époque bouddhique, bien avant l’islam. La pêche au thon s’est développée en lien avec le grand commerce de l’océan Indien : les mêmes bateaux qui exportaient les fameuses coquilles-cauries transportaient aussi du thon séché, que l’on retrouve dans les récits d’Ibn Battuta au XIVᵉ siècle puis du Français François Pyrard de Laval au XVIIᵉ.

Exemple :

Dans la cuisine des Maldives, le thon, notamment le listao et le yellowfin, est l’ingrédient fondamental. Il est consommé frais dans les currys (mas riha), bouilli dans des soupes claires (garudhiya), ou transformé en produit de conservation comme le poisson séché et fumé (valhoamas ou « Maldive fish ») utilisé pour assaisonner de nombreux plats, et en pâte épaisse (rihaakuru) servie quotidiennement. Bien que d’autres poissons comme le mahi-mahi, les mérous, les carangues ou les barracudas soient également pêchés, ce grand migrateur reste le pivot alimentaire.

Deuxième pilier : le cocotier, surnommé « Dhivehi Ruh », littéralement le « palmier maldivien », considéré comme l’arbre de vie. Chaque stade du fruit a un nom et un usage culinaire précis : kurumba (noix jeune à l’eau sucrée), gabulhi (chair qui commence à épaissir), kaashi (noix mûre pour le râpage), mudi kaashi (noix germée à cœur spongieux), jusqu’à kurolhi, stade final très ferme. On râpe la pulpe (huni ou huruva), on en extrait du lait (kaashi kiru) plus ou moins épais pour les currys et desserts, on presse de l’huile pour la cuisson, on boit l’eau de coco (kurumba fen), on fait bouillir la sève de fleurs (ruku raa) en sirop ou sucre de coco (dhiyaa hakuru, karu hakuru). Toutes les strates de la table, du salé au sucré, portent la signature de cet arbre.

Bon à savoir :

Le riz, bien qu’importé, est omniprésent et se décline sous diverses formes (vapeur, bouillie, gâteaux). Localement, la base féculente provient surtout de tubercules (taro, patate douce, manioc) et de fruits (fruit à pain, pandanus). Le pain est peu consommé et souvent remplacé par des galettes fines de blé, les roshi.

Pour un expatrié, retenir ce triptyquepoisson, coco, féculent – permet de décoder rapidement n’importe quel repas local.

Du petit-déjeuner au dîner : une journée type dans l’assiette

L’une des surprises fréquentes pour les nouveaux arrivants est la puissance du petit-déjeuner. Ici, le matin est salé, riche, très loin d’un croissant expédié en vitesse.

Le rituel le plus emblématique est le mas huni, mélange de thon émietté, noix de coco fraîchement râpée, oignon et piment, relevé au citron vert, servi avec des roshi. Ce plat très simple concentre tout l’ADN culinaire du pays : thon, coco, feu du piment, acidité du citron, pain plat pour manger avec les doigts. Dans sa version moderne, le thon en boîte peut remplacer le poisson frais, mais dans les foyers attachés à la tradition, on utilise volontiers du thon bouilli ou fumé (valhoamas) pour une saveur plus profonde.

Voici, à titre indicatif, l’ordre de prix qu’un expatrié peut rencontrer s’il prend son petit-déjeuner dans un café local plutôt qu’à la maison :

Formule de petit-déjeuner localLieu typiqueFourchette de prix (USD)
Mas huni + 2 roshi + théÎle locale / hotaa2 – 3
Kulhi mas (thon épicé) + roshiÎle locale / café1,5 – 2
Rihaakuru dhiya + riz ou roshiÎle locale / guesthouse2,5 – 3,5
Assortiment de hedhikaa (5–6 pièces) + théMalé / hotaa3 – 5
Set « Maldivian breakfast » dans un café chicMalé4 – 9
Petit-déjeuner maldivien à la carte en resortResort15 – 25

Autour du mas huni gravitent plusieurs préparations matinales : kulhi mas (dés de thon sautés dans une pâte épicée à base d’oignon, ail, gingembre, coco râpée et parfois concentré de tomate), kulhi rihaakuru (pâte de poisson rihaakuru mélangée à oignons, piments très forts et citron vert), kulhi riha (curry de thon très pimenté, souvent au thon fumé). On rencontre aussi rihaakuru dhiya, sorte de « soupe » ou sauce chaude au lait de coco, oignons, piment, feuilles de curry et rihaakuru, dans laquelle on trempe du riz ou du pain plat.

Exemple :

Le garudhiya, une soupe claire de thon bouilli avec du sel, de l’ail, du piment et des feuilles de curry, est traditionnellement servi avec du riz blanc. Ce plat, consommé le midi ou le soir, s’accompagne de quartiers de citron vert, d’oignons crus et de piment frais. Chacun personnalise son assiette en versant du bouillon sur le riz, en écrasant les condiments et en ajoutant du jus de citron.

D’autres plats de déjeuner ou dîner, plus familiers pour un palais habitué aux currys indiens ou sri-lankais, rythment les menus : mas riha (curry de thon au lait de coco), kulhimas (thon sec ou fumé cuisiné dans une sauce épaisse et pimentée), kandu kukulhu (rouleaux de filet de thon farcis de pâte de curry, « poulet de la mer » en référence à leur texture), kukulhu riha (curry de poulet), bis riha (curry d’œufs), sans oublier une large palette de currys de légumes : barabo riha (courge), tharukaaree riha (légumes variés), muranga faiy curry (feuilles de moringa), banbukeyo riha (fruit à pain), auxquels on ajoute souvent de petits éclats de thon séché.

Bon à savoir :

Les hedhikaa sont des ‘short eats’, de petits encas frits ou cuits au four consommés avec du thé, surtout en fin d’après-midi. Les plus courants sont les bajiyaa (chaussons triangulaires au thon, coco et épices), gulha (boulettes de pâte au thon fumé, coco et piment), masroshi (galette farcie au thon et coco), bis keemiya (roulés croustillants au chou et oignon) et kulhi boakibaa (gâteau salé au thon et riz). Des versions végétariennes à base de pomme de terre ou de chou existent également.

La journée se termine souvent avec un thé noir très sucré (kalhu sai) ou un thé au lait (kiru sai), parfois accompagné de douceurs où la noix de coco domine : bondibaiy (riz au lait de coco épais, très sucré, parfumé à la cardamome et parfois à l’eau de rose), huni folhi (crêpes fines garnies d’un mélange coco–sucre de coco puis roulées), gabulhi boakiba (gâteau de coco et farine), addu bondi (rouleaux cylindriques de coco caramélisée enveloppée dans des feuilles de bananier, spécialité du sud). Ces desserts très riches en sucre apparaissent beaucoup lors des fêtes religieuses et des grands événements familiaux.

Thon, dhoni et pêche durable : ce que mange un expatrié soutient l’économie locale

Pour un expatrié, le poisson n’est pas qu’un aliment : c’est une porte d’entrée sur l’économie et l’écologie du pays. La pêche est la deuxième industrie nationale derrière le tourisme, représente entre 3 et 15 % du PIB selon les années, emploie directement ou indirectement plus de 30 000 personnes et fournit plus de 80 % de la valeur des exportations, soit plus de 120 millions de dollars par an.

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Plus de 50 000 tonnes de thon listao certifié MSC sont exportées annuellement grâce à la méthode de pêche durable pole-and-line.

Derrière cette filière se cachent des acteurs structurés, de la société publique MIFCO aux entreprises privées Horizon Fisheries, Ensis Fisheries ou Cyprea Marine Foods, coordonnées par l’association des exportateurs (MSPEA) et les organisations de pêcheurs. Un système d’information (Fisheries Information System) enregistre les captures pour assurer la traçabilité, sous l’œil de la Commission thonière de l’océan Indien.

Attention :

Pour un expatrié, soutenir l’économie locale en consommant du thon produit sur place (frais, en conserve, fumé ou sous forme de rihaakuru) contribue à une pêche durable. Il est également crucial de s’informer sur la provenance du poisson, notamment dans les resorts, en privilégiant les établissements qui utilisent du thon pêché à la ligne ou des espèces comme le mérou et le vivaneau issus de pêcheries encadrées.

Certaines adresses de resorts font de cette transparence un argument. On vous expliquera volontiers, par exemple, que le thon servi grillé au restaurant d’un îlot comme Baros provient d’une pêche à la canne locale, que la langouste préparée dans un établissement gastronomique a été collectée à la main par des plongeurs pendant la saison autorisée, ou que les jobfish (snappers) proposés lors d’un barbecue d’île entrent dans des quotas surveillés. À l’échelle du pays, des structures comme l’International Pole & Line Foundation travaillent directement avec des resorts pour rapprocher l’assiette du pêcheur.

Le cocotier, de l’arbre de vie à l’ingrédient omniprésent

Vivre aux Maldives, c’est aussi apprendre à lire les multiples formes de la noix de coco. Pour un expatrié, cela peut sembler anecdotique, mais comprendre ces nuances aide à mieux communiquer avec les cuisiniers, à acheter les bons produits au marché et à apprécier la finesse des plats.

Bon à savoir :

Le lait de coco n’est pas uniforme : la première pression de la pulpe donne un lait très gras, idéal pour les currys riches ou certains desserts. Les pressions suivantes produisent des laits plus légers, adaptés aux soupes ou sauces. La pulpe est traditionnellement obtenue en frottant la noix sur un siège en bois équipé d’un couteau dentelé (hunigondi), et il existe des outils comme le hirun’dhaa pour une pulpe plus fine.

La sève des inflorescences, ruku raa, joue un rôle moins connu des étrangers mais central dans la tradition : bue fraîche, légèrement fermentée, elle donne une boisson pétillante douce, raa. Réduite au feu, elle devient un sirop épais (dhiyaa hakuru), puis un sucre brun (karu hakuru), omniprésent dans la pâtisserie locale. Des bonbons cylindriques appelés bondi, des gâteaux comme gabulhi boakiba, des fritures de banane ou de manioc caramélisées, s’appuient sur ce sucre identitaire.

Bon à savoir :

Au-delà de ses fruits, le palmier est une ressource essentielle : ses feuilles servent de toiture, ses fibres (coir) sont transformées en cordages ou filets, et son bois est utilisé pour construire les dhoni (bateaux traditionnels). Cette polyvalence explique sa place centrale dans la culture locale (contes, chants, rituels de mariage, fêtes religieuses). Pour les expatriés, visiter une plantation ou un atelier de vannerie permet de relier les produits du marché à cette culture vivante.

Où et comment goûter la vraie cuisine locale quand on vit sur place

La plupart des expatriés ne vivent pas dans des villas sur pilotis mais à Malé, Hulhumalé ou sur une île locale où ils travaillent (école, hôpital, administration, projet hôtelier, ONG, etc.). L’accès à la gastronomie maldivienne dépend donc beaucoup du type de lieu où l’on se nourrit.

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Le prix maximum en Rufiyaa pour une assiette de riz et curry de poisson dans un hotal des Maldives.

À Malé, certaines adresses sont devenues des repères pour les amateurs de petit-déjeuner maldivien ou de snacks traditionnels, tandis que d’autres établissements, plus modernes, proposent une version « fusion » ou occidentalisée de ces classiques. On y croisera facilement de jeunes Maldiviens qui commandent un mas huni wrap ou un kulhi boakibaa à emporter, preuve que la gastronomie locale sait se réinventer.

Bon à savoir :

Le Malé Local Market, sur Boduthakurufaanu Magu, est essentiel pour cuisiner. On y trouve des fruits et légumes locaux (noix de coco, bananes, papayes, mangues, taro…), des épices et aromates. À proximité, le marché au poisson propose des poissons frais (thon, mérou) et des échoppes offrent des produits transformés comme du thon fumé ou des bonbons de coco. Savoir y faire ses courses est une étape importante de la vie d’expatrié.

Le tableau ci-dessous résume les principaux lieux de découverte culinaire pour quelqu’un installé sur place :

Type de lieuCe qu’on y mange / achèteIntérêt pour un expatrié
Hotaa (café de quartier)Petit-déjeuner maldivien, riz & curry, hedhikaa, théObserver la vie locale, manger à petit budget
Marché de Malé / île localePoisson frais, fruits, légumes, coco, épices, snacksCuisiner chez soi, découvrir les produits bruts
Guesthouses sur îles localesPlats maison, souvent buffet simple mais authentiqueComprendre la cuisine familiale, adapter les recettes
Resorts (restaurants)Version gastronomique ou fusion des plats locauxVoir comment les chefs réinventent les classiques
Cours de cuisine / food toursAteliers, dégustations, visites de marchésStructurer son apprentissage culinaire

Pour ceux qui séjournent ou travaillent régulièrement en resort, de nombreux établissements haut de gamme ont fait évoluer leurs cartes vers plus de produits locaux et de cuisine « de terroir », parfois avec une forte composante végétale. Cela donne des expériences très contrastées : d’un côté, le garudhiya de cantine, servi dans un bol en métal, de l’autre, un filet de thon grillé à la canne présenté dans une assiette design avec une émulsion de coco et citron vert.

Régimes particuliers : manger végétarien ou végan aux Maldives

Même si la cuisine traditionnelle repose massivement sur le thon, il serait faux de croire que l’archipel est un désert pour végétariens ou végans. Sous l’influence de l’Inde et du Sri Lanka, les currys de légumes et les plats à base de légumineuses (muguriha, dhal curry) sont bien implantés, et la base coco–riz–légumes se prête très bien à une alimentation sans produits animaux.

Astuce :

De nombreux plats traditionnels peuvent être facilement adaptés ou sont naturellement végétariens. Parmi les options salées : le tharukaaree riha (curry de légumes variés au lait de coco, avec possibilité d’adoucir le piment), le barabo mashuni (version sans poisson du mas huni, à base de courge et de coco), les huni roshi (galettes de blé et coco), les bis keemiya au chou et carotte, le boakibaa de pain ou de taro, et des salades comme le boshi mashuni (fleur de bananier, coco, piment). Pour les desserts, la quasi-totalité des recettes traditionnelles repose sur la coco, le sucre de coco et le riz. Certains utilisent du lait concentré ou du ghee, mais beaucoup peuvent être véganisés en cuisine familiale, par exemple en remplaçant le beurre par de l’huile de coco.

Dans les resorts, la tendance à la cuisine « wellness » ou « plant-based » a pris une ampleur notable. Plusieurs établissements ont développé des concepts entièrement végétariens ou végans, intégrés à leur offre : restaurants dédiés, menus « Wellness Your Way », mention systématique des options véganes sur la carte, pizzas ou burgers végétaux, currys de légumes sophistiqués. Pour un expatrié basé sur une île locale mais amené à fréquenter ces hôtels dans le cadre de son travail, cela ouvre un terrain d’exploration intéressant : on y voit comment les chefs réinterprètent les ingrédients maldiviens (coco, pain de fruit, taro, mangue) à la manière de la haute cuisine contemporaine.

Astuce :

Sur les îles habitées, la mention « vegan » est rare sur les menus. Il est conseillé d’expliquer clairement ses contraintes alimentaires, par exemple « pas de poisson : mas nuvee » et « pas d’œuf : dhi nuvee », et de privilégier les plats de légumes et de riz. Les guesthouses et familles d’accueil s’adaptent souvent, surtout si elles sont prévenues à l’avance. Les options disponibles incluent généralement du riz, des rotis, des légumes au curry, des fruits, de la noix de coco sous diverses formes, et parfois des beignets ou galettes végétales.

Mots et gestes utiles pour mieux s’intégrer à table

La langue officielle est le dhivehi, mais l’anglais est très largement utilisé dans les zones touristiques et dans les interactions professionnelles. Pour autant, quelques mots locaux suffisent à briser la glace, surtout lorsqu’il s’agit de nourriture.

Saluer en entrant dans une maison ou un café avec « Assalaamu Alaikum » (paix sur vous) appelle un « Wa Alaikum assalaam » en réponse. Dire merci (Shukuriyaa) après un repas ou un plat généreusement offert est attendu. Pour demander le prix d’un plat au marché ou dans un café, « Kihaa varah ? » ou « Kimaathi ? » seront compris.

Bon à savoir :

À table, il est de coutume de n’utiliser que la main droite pour manger, passer ou recevoir des plats, en signe de respect. Il est également poli de retirer ses chaussures avant d’entrer dans une maison. Concernant la tenue vestimentaire, une tenue couvrant les épaules et les genoux est recommandée sur les îles locales. Les maillots de bain et débardeurs sont à réserver pour les plages des resorts ou les rares « bikini beaches » spécifiquement indiquées.

Pour un expatrié invité chez des collègues, apporter un petit cadeau de son pays d’originespécialité comestible emballée, petit objet introuvable sur place – fait extrêmement plaisir. Les Maldiviens n’attendent pas de réciprocité systématique, mais apprécient cette attention. Il peut aussi être judicieux de se renseigner à l’avance sur d’éventuelles restrictions (certaines familles ne consomment pas de sucre en période de maladie, par exemple) afin d’éviter les faux pas.

Manger local en pensant durabilité : un enjeu quotidien

La gastronomie maldivienne n’est pas déconnectée des bouleversements climatiques qui menacent directement le pays. L’élévation du niveau de la mer, le blanchissement des coraux dû à la hausse de la température de l’eau, la pression de la pêche sur certaines espèces de récifs (mérous, loches, vivaneaux) sont autant de facteurs qui influent sur ce qu’il sera encore possible de servir demain.

Astuce :

À l’échelle individuelle, un expatrié peut influencer positivement son environnement par ses choix alimentaires. Il est conseillé de privilégier le thon pêché à la canne plutôt que des poissons de récifs vulnérables, de limiter la consommation de produits importés de loin lorsqu’un équivalent local existe, et de s’intéresser aux restaurants qui s’approvisionnent en produits de saison auprès de pêcheurs et agriculteurs locaux. Sur le plan pratique, adoptez ces réflexes : demandez le mode de pêche d’un poisson, évitez les espèces déjà très sous pression comme certains mérous ou loches, et choisissez des plats comme les currys de légumes plutôt que des plateaux de fruits de mer de récifs dont la source n’est pas clairement indiquée.

Cette cohérence se prolonge hors de la table : utilisation de crèmes solaires « reef-safe » pour limiter l’impact sur les coraux, réduction des plastiques à usage unique au profit de bouteilles réutilisables, refus d’acheter des souvenirs en corail, coquillages ou carapaces. Du côté des pouvoirs publics, une « Green Tax » prélevée sur les séjours touristiques finance notamment des infrastructures d’eau et d’assainissement ou des protections côtières ; choisir de séjourner régulièrement dans des structures qui jouent franc jeu sur la gestion de leurs déchets et leur consommation d’énergie renforce ce mouvement.

Bon à savoir :

Pour un expatrié, observer les changements sur le long terme (comme l’évolution des récifs, le déplacement d’un marché ou l’émergence de restaurants locaux) et comprendre le contexte économique et écologique donne du sens au quotidien et à l’alimentation.

Explorer la cuisine par soi-même : cuisiner, apprendre, transmettre

S’installer aux Maldives est l’occasion rêvée de se constituer un répertoire de recettes maison inspirées de la gastronomie locale. L’avantage, c’est que beaucoup de plats du quotidien sont rapides à exécuter : nombre de currys se préparent en une trentaine de minutes, à base d’aromates sautés (oignon, ail, gingembre, feuilles de curry), d’un mélange d’épices (curcuma, cumin, coriandre, fenugrec, poivre, piment), puis de lait de coco et de poisson ou de légumes ajoutés en fin de cuisson.

Bon à savoir :

Préparer des plats maldiviens typiques comme le mas huni, un curry de thon ou la soupe garudhiya peut devenir une routine simple. Les ingrédients clés, comme le lait de coco entier non sucré et le poisson frais, sont disponibles dans les marchés et supérettes, à condition de connaître les bonnes marques et les horaires d’arrivage.

Pour enrichir cette démarche, des cours de cuisine sont proposés sur certaines îles locales ou dans des resorts, parfois organisés par des agences spécialisées dans les expériences culinaires. On y apprend les gestes précis – râper une noix de coco à la hunigondi, doser le piment local githeyo mirus, tourner les boakibaa pour qu’ils cuisent uniformément –, mais aussi les histoires et les chants qui accompagnent la cuisine.

Enfin, vivre longtemps sur place offre une chose que n’ont pas les touristes : le temps de tisser des liens avec des familles, des pêcheurs, des vendeurs de marché. Ce sont eux qui, un jour, vous montreront comment préparer une version familiale du rihaakuru dhiya que l’on ne trouve dans aucun livre de recettes, ou vous offriront un morceau de mudi kaashi (cœur spongieux d’une noix germée) à déguster sur le pouce. À cet instant, vous ne serez plus seulement un expatrié aux Maldives : vous ferez un peu partie de la table.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un futur retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale en s’installant aux Maldives pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités de résidence longue durée, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Émirats), la stratégie retenue a été de cibler les Maldives pour leur fiscalité très avantageuse (absence d’impôt sur le revenu au niveau fédéral, environnement propice à la structuration de revenus de capitaux mobiliers), combinant cadre de vie premium et positionnement international. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions contre la double imposition), obtention d’un titre de résidence via investissement, détachement et couverture santé internationale, transfert de la résidence bancaire et plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, family office) et intégration patrimoniale globale pour sécuriser la diversification internationale et la transmission.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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