Le coût de la vie aux Maldives pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer aux Maldives fait rêver de nombreux expatriés : lagons turquoise, climat chaud toute l’année, ambiance insulaire. Mais derrière l’image de carte postale se cache une réalité budgétaire bien précise, surtout dans la capitale Malé, où la vie est nettement plus chère que sur les îles locales. Comprendre le coût de la vie est indispensable avant d’accepter un contrat ou de préparer un projet d’expatriation.

Bon à savoir :

Cet article détaille, avec des chiffres précis, le budget nécessaire pour s’installer aux Maldives en tant qu’expatrié. L’analyse se concentre principalement sur la capitale Malé et les îles voisines les plus urbanisées.

Niveau général des prix et budget mensuel

Les données disponibles montrent que le coût de la vie aux Maldives se situe au‑dessus de la moyenne mondiale. En valeur absolue, les Maldives sont classées 45ᵉ pays le plus cher sur 197, avec un coût de la vie environ 1,19 fois supérieur à la moyenne mondiale. Pourtant, le pays reste bien moins onéreux que Singapour ou Dubaï, deux grands pôles d’expatriation de la région.

Pour un expatrié seul, plusieurs sources convergent vers une dépense totale qui tourne autour de 1 300 à 1 350 dollars par mois à Malé, logement compris. Sans le loyer, les dépenses se situent vers 500 dollars. Pour une famille de quatre personnes, le budget global mensuel se situe autour de 2 800 à 2 900 dollars, dont environ 1 400 à 1 460 dollars pour le loyer et les charges.

En monnaie locale (Maldivian Rufiyaa, MVR), les estimations donnent pour Malé :

ProfilCoût mensuel total (MVR)Dont sans loyer (MVR)
Personne seule≈ 32 200≈ 16 500–17 000
Famille de 4≈ 56 700≈ 28 000–30 000

De nombreux Maldiviens évoquent un « niveau de vie confortable » à partir de 11 700 MVR par mois pour une personne seule (hors loyer) et 39 400 MVR pour une famille de quatre (toujours hors logement). En ajoutant un appartement modeste à Malé, un célibataire doit plutôt viser un budget global entre 22 000 et 25 000 MVR (environ 1 450 à 1 640 dollars), tandis qu’une famille doit prévoir entre 55 000 et 60 000 MVR (3 600 à 3 950 dollars).

0.7

Le salaire net médian à Malé ne couvre en moyenne que 0.7 mois de dépenses standard.

Logement : le poste qui plombe le budget

Aux Maldives, et particulièrement à Malé, le logement est le poste le plus lourd. La capitale, très densément peuplée (environ 133 000 habitants sur un territoire minuscule), concentre la majorité des emplois qualifiés, mais aussi les loyers les plus élevés du pays. Les îles voisines de Hulhumalé et Vilimale’ sont également parmi les plus chères.

Pour se faire une idée concrète, voici une synthèse des loyers moyens à Malé :

Type de logementLoyer mensuel moyen (MVR)Loyer mensuel moyen (USD)
Studio/1 chambre centre-ville (≈40 m²)14 700–15 300870–955
Studio/1 chambre hors centre10 300–10 700609–634
3 chambres centre-ville (≈80 m²)26 000–27 2501 575–2 092
3 chambres hors centre21 375–22 7501 116–1 705

Dans des quartiers très recherchés ou dans des immeubles récents, les loyers peuvent grimper encore davantage, surtout pour les appartements familiaux. Sur Hulhumalé, par exemple, un petit appartement en centre-ville se loue autour de 20 000 MVR (environ 1 313 dollars), tandis qu’un grand logement peut atteindre 45 000 MVR (près de 2 955 dollars).

Attention :

Acheter un bien immobilier aux Maldives, notamment pour un expatrié, représente un investissement conséquent. Au centre de Malé, les prix dépassent fréquemment 2 500 à 3 300 dollars par mètre carré, et restent élevés en périphérie (1 500 à 1 900 $/m²). De plus, les taux d’intérêt pour un crédit sur 20 ans avoisinent les 14 %, alourdissant considérablement le coût total de l’emprunt.

Dans la pratique, de nombreux expatriés se tournent vers les offres incluant le logement dans le package salarial, notamment dans le tourisme et l’hôtellerie. Sur les îles‑resorts, tout ou partie de l’hébergement est pris en charge, parfois en chambre individuelle, parfois en colocation en dortoir. Dans la capitale, certains employeurs louent directement des appartements pour leurs cadres ou versent une allocation logement.

Astuce :

À noter qu’il existe des alternatives plus abordables en s’installant sur des îles locales comme Addu City ou Bodu Huraa, où les loyers restent généralement inférieurs à ceux de Malé. Mais le choix du lieu de résidence dépend très fortement du poste occupé et des transports disponibles.

Charges et internet : un surcoût lié à l’insularité

Le coût des services (eau, électricité, etc.) reste modéré en regard des loyers, mais l’insularité et la nécessité de dessaler l’eau et d’importer les combustibles créent une base de coûts non négligeable.

Pour un appartement de taille moyenne, les données disponibles montrent :

Profil / LogementCoût mensuel moyen (MVR)Coût mensuel moyen (USD)
Utilities 1 personne (studio)≈ 1 056≈ 75
Utilities famille (≈85 m²)1 866–2 083114–115
Internet fixe 50–60 Mbps illimité1 190–1 24178–81
Forfait mobile avec 10 Go+494–68430–45

Electricité, eau, climatisation, parfois gaz, sont inclus dans ces factures. Dans les logements utilisant la climatisation de manière intensive, la note d’électricité grimpe vite. Certains expatriés évoquent des factures d’eau pouvant atteindre 1 500 à 2 000 MVR selon la consommation et la tarification locale.

Exemple :

Aux Maldives, un abonnement internet fixe haut débit d’environ 60 Mbps avec données illimitées coûte généralement entre 1 200 et 1 300 MVR (Rufiyaa maldiviennes) par mois. Les deux principaux fournisseurs, Dhiraagu et Ooredoo, proposent ces connexions via des technologies fibre optique ou ADSL. Il existe également des offres groupées combinant internet fixe et services mobiles.

Pour un expatrié seul vivant à Malé dans un petit appartement, un budget réaliste pour les charges et les communications se situera souvent entre 2 000 et 2 500 MVR par mois, en fonction de la sobriété énergétique (usage de la climatisation, par exemple).

Nourriture et courses : mix entre importations chères et produits locaux

Les Maldives dépendent largement des importations pour l’alimentation, ce qui renchérit le panier de courses dès qu’on s’oriente vers des produits transformés ou des marques internationales. En revanche, certains produits locaux (poisson, riz basique, quelques légumes) restent bien plus abordables.

Les estimations de dépenses de nourriture pointent vers :

ProfilBudget alimentaire mensuel (USD)
Personne seule≈ 366–368
Famille de quatre≈ 940–950

En pratique, un couple peut dépenser entre 300 et 500 dollars par mois en courses, selon ses habitudes (cuisine à la maison vs repas à l’extérieur, produits importés ou non).

Repères budgétaires à Malé

Quelques prix moyens courants dans la capitale des Maldives, pour vous aider à établir votre budget.

Repas

Un repas dans un restaurant économique : environ 5 à 10 $

Transport

Un trajet en taxi local pour une courte distance : environ 2 à 5 $

Hébergement

Une nuit en guesthouse ou hôtel basique : à partir de 30 à 50 $

Boissons

Une bouteille d’eau (1,5L) en magasin : environ 1 $

ProduitPrix moyen (USD)
Lait 1 L1,85
Pain blanc 0,5 kg1,59
Riz 1 kg1,06–1,34
Douzaine d’œufs1,72–1,78
Fromage local 1 kg≈ 9,08
Poulet (blanc) 1 kg≈ 6,15–6,16
Bœuf (rumsteck) 1 kg≈ 8,97–8,98
Pommes 1 kg≈ 4,03–4,04
Bananes 1 kg≈ 3,82–3,83
Oranges 1 kg≈ 4,34–4,35
Tomates 1 kg≈ 3,26–3,27
Pommes de terre 1 kg≈ 1,53
Oignons 1 kg≈ 1,22
Eau en bouteille 1,5 L≈ 0,35
Soda type Coca-Cola 2 L≈ 1,97–1,98

Les expatriés qui consomment principalement local – poisson, riz, légumes de saison – parviennent à limiter la facture. À l’inverse, une alimentation très « occidentale » basée sur des produits importés fait rapidement grimper le budget.

Sur les îles‑resorts, le personnel bénéficie souvent d’une cantine gratuite ou très bon marché, ce qui réduit fortement la part de l’alimentation dans le budget mensuel. À Malé, tout dépendra du style de vie : cuisine maison, restaurants locaux bon marché, ou restaurants plus occidentalisés.

Manger au restaurant : de l’économique au haut de gamme

Les Maldives offrent une large palette de prix dès qu’il s’agit de manger dehors, avec de forts écarts entre les petits restaurants locaux, les fast‑foods et les établissements destinés aux touristes ou aux expatriés.

À Malé, les fourchettes suivent globalement ces ordres de grandeur :

Type de repasPrix moyen (MVR)Prix moyen (USD)
Repas simple dans resto bon marché85–1005,5–6,5
Menu déjeuner type « business »≈ 25416–17
Repas pour 2 dans resto milieu de gamme450–75029–30
Fast-food type McDonald’s (menu)150–1549,8–10
Cappuccino50–52≈ 3,3
Bière locale 0,5 L au bar45–724,7–4,8
Bouteille de vin milieu de gamme135–1508,8–9

Les touristes de passage peuvent facilement dépenser entre 40 et 300 dollars par jour en restauration, selon qu’ils mangent dans de petits cafés ou dans des restaurants haut de gamme d’hôtels 4–5 étoiles. Pour un expatrié, un usage quotidien de ces restaurants « d’expat » alourdirait très vite la note ; la plupart alternent donc entre cuisine maison, petits restos locaux et sorties occasionnelles plus chères.

Attention :

Attention également à l’alcool : interdit sur les îles habitées locales (sauf exceptions très encadrées), il est accessible essentiellement dans les resorts et quelques bateaux-hôtels. Les prix y sont élevés (taxes, importation, statut de produit de luxe), ce qui en fait un poste de dépense important pour ceux qui consomment régulièrement.

Transports : local bon marché, inter‑îles coûteux

La particularité des Maldives tient au fait que la plupart des déplacements de moyenne ou longue distance se font par bateau ou par avion (domestique ou hydravion). Les coûts varient énormément selon que l’on parle de trajets du quotidien à Malé ou d’un aller‑retour vers une île lointaine.

Dans la capitale, les transports publics restent abordables :

ServicePrix moyen (MVR)Prix moyen (USD)
Ticket de bus local100,65
Abonnement mensuel bus44229
Course de taxi de base (1 km)301,9–2
Trajet taxi 8 km≈ 17,517,5
Essence 1 litre14,30,93

La ville de Malé étant minuscule, la plupart des déplacements se font à pied ou en scooter, parfois en taxi. Un abonnement mensuel de transport autour de 29 dollars suffit pour un usage régulier, et beaucoup d’expatriés ne possèdent pas de voiture – d’autant que les véhicules sont très taxés : une berline type Toyota Corolla ou une compacte type Volkswagen Golf coûte entre 500 000 et 700 000 MVR, soit 32 800 à près de 46 000 dollars.

Bon à savoir :

Les déplacements entre les îles sont souvent coûteux. Les ferries publics sont économiques mais lents et peu fréquents. Les options plus rapides comme les speedboats privés, les vols intérieurs et surtout les hydravions peuvent considérablement augmenter le budget, surtout si ces frais ne sont pas pris en charge par un employeur.

Pour un expatrié résidant à Malé et travaillant sur place, le poste transports reste donc relativement modéré au quotidien (environ 40–45 dollars par mois pour un usage moyen), mais peut grimper sensiblement dès que les déplacements inter‑atolls se multiplient.

Santé : assurance obligatoire et évacuations possibles

Le système de santé maldivien a beaucoup progressé ces dernières décennies, mais il reste inégal, avec de meilleures infrastructures à Malé et Hulhumalé que dans les atolls éloignés. Pour un expatrié, la santé constitue à la fois un point fort (couverture publique minimale) et un poste de dépense potentiellement important (assurance privée, évacuation).

Sur le plan financier, une consultation médicale courante coûte autour de 23 dollars, et une semaine de médicaments contre un rhume environ 5,4 dollars. Une boîte d’antibiotiques de 12 comprimés tourne autour de 100 MVR (quelques dollars). Ces tarifs, liés au coût de la vie local, restent relativement modérés.

Bon à savoir :

Les travailleurs étrangers enregistrés bénéficient d’une assurance santé publique obligatoire d’environ 100 000 MVR/an (≈ 6 500 $), financée par l’employeur. Elle couvre consultations, diagnostics, urgences, médicaments et soins dentaires basiques. Il est fortement recommandé de souscrire une assurance privée internationale complémentaire, car les cas graves nécessitent souvent une évacuation médicale coûteuse vers l’Inde, le Sri Lanka ou Singapour.

Pour un expatrié, il est raisonnable de prévoir entre 100 et 300 dollars par mois de budget assurance santé (privée ou internationale), sauf si cette assurance est entièrement prise en charge par l’employeur. C’est un point essentiel à négocier avant de signer un contrat.

Éducation : un coût clef pour les familles expats

Pour les expatriés avec enfants, la scolarisation est l’un des postes les plus structurants du budget. Les écoles internationales et bilingues de Malé facturent des frais significatifs, en partie alignés sur les standards régionaux.

Les données globales indiquent :

Niveau / type de structureCoût moyen
Crèche / maternelle privée, par mois≈ 2 525–2 530 MVR
École primaire internationale, par an≈ 54 888 MVR (≈ 3 575–3 607 USD)
Garderie / préscolaire, par mois (USD)≈ 165–166

À cela s’ajoutent les frais d’inscription, uniformes, transports scolaires, matériel, activités extrascolaires, etc. Certains établissements facturent aussi un dépôt de garantie ou des frais de capital lors de l’inscription.

7000

Budget annuel minimum pour la scolarité de deux enfants dans le privé international à l’étranger, hors dépenses annexes.

Pour les études supérieures, l’option locale la plus connue reste Maldives National University, dont un programme de licence sur 6 semestres tourne autour de 27 840 MVR (soit 1 828 dollars), ce qui reste relativement abordable comparé aux frais universitaires de nombreux pays occidentaux, mais qui ne concerne que les étudiants choisissant de rester étudier sur place.

Loisirs, habillement et dépenses personnelles

La vie aux Maldives n’est pas seulement faite de travail et de factures. Les loisirs, les vêtements et les soins personnels représentent une part non négligeable du budget, d’autant que beaucoup de biens de consommation sont importés.

Les prix courants montrent que : les tendances actuelles du marché influencent directement les coûts des biens et services.

Poste de dépensePrix moyen (USD)
Abonnement mensuel à la salle de sport≈ 80
Billet de cinéma≈ 9,8–9,9
Coupe de cheveux simple≈ 4,4
Bière 0,5 L en magasin≈ 2,95–2,96
Bouteille de vin milieu de gamme≈ 8,8–8,9
Cappuccino≈ 3,3–3,5
Paquet de cigarettes≈ 13
Jeans de marque≈ 42–43
Baskets de marque≈ 90–91
Shampooing≈ 3,8–3,9
4 rouleaux de papier toilette≈ 3,18–3,19
Dentifrice≈ 1,8–1,81

Les activités typiques d’un expatrié – salle de sport, sorties cinéma, cafés, sorties en bateau ou plongée – peuvent vite représenter plusieurs centaines de dollars par mois selon la fréquence. À noter que les activités nautiques et de plongée, même en tarif local, restent relativement onéreuses (une excursion snorkeling à la journée ou une plongée peuvent facilement dépasser 50 à 100 dollars).

Dans l’habillement, les prix des marques internationales sont comparables à ceux de nombreuses grandes villes, voire un peu plus élevés à cause des importations. Beaucoup de résidents profitent de voyages à l’étranger pour renouveler garde‑robe et équipement électronique à moindre coût.

Salaires et pouvoir d’achat des expatriés

La viabilité d’un projet d’expatriation se joue à la rencontre entre coût de la vie et rémunération. Par rapport à d’autres pays de la région, les salaires locaux ne sont pas exceptionnellement élevés, mais certaines professions et certains secteurs s’en sortent mieux que d’autres.

Les données sectorielles donnent une idée de la hiérarchie des salaires mensuels nets (en MVR et en dollars) :

Secteur / FonctionSalaire moyen (MVR)Salaire moyen (USD)
Technologies de l’information32 679≈ 2 146
Management31 518≈ 2 069
Télécommunications26 466≈ 1 738
Banque24 820≈ 1 630
Médecine & action sociale24 302≈ 1 596
Construction & immobilier23 078≈ 1 516
Finance / comptabilité22 559≈ 1 482
Ingénierie élec. & énergie22 280≈ 1 463
Ressources humaines22 203≈ 1 458
Marketing & publicité21 524≈ 1 413
Industrie automobile20 962≈ 1 378
Support client19 048≈ 1 251
Administration18 403≈ 1 208
Main‑d’œuvre non qualifiée13 396≈ 880

Le salaire net moyen à Malé (tous secteurs confondus) tourne autour de 15 000 MVR, soit 900 dollars. En regard d’un coût de la vie pour une personne seule proche de 1 350 dollars par mois (logement inclus), cette rémunération moyenne suffit à peine à couvrir les dépenses, d’où cette estimation selon laquelle le salaire moyen permet de vivre environ 0,7 mois sans ponctionner d’épargne.

Bon à savoir :

Les expatriés qualifiés bénéficient souvent de packages plus avantageux, incluant logement payé ou abondé, assurance santé, transport domicile-travail, primes de performance et billets d’avion annuels. Dans des secteurs comme le tourisme haut de gamme, le management, l’IT ou la direction d’hôtel, les salaires peuvent atteindre plusieurs milliers de dollars par mois, complétés par des revenus variables (service charge, pourboires, bonus).

Dans les resorts, les employés au contact de la clientèle perçoivent une part importante de pourboires et de « service charge » (en général 10 % ajoutés aux factures des clients et redistribués en partie aux équipes). En basse saison, ce complément peut représenter autour de 300 dollars par mois, et grimper vers 1 000 dollars ou davantage en haute saison. Pour un expatrié en poste sur île‑resort avec logement et repas pris en charge, ces compléments améliorent nettement le pouvoir d’achat.

Comparaisons internationales : Maldives vs Singapour, Dubaï, États‑Unis

Pour situer le niveau de prix, plusieurs comparaisons éclairent la position des Maldives dans le paysage mondial :

58

Le coût de la vie aux Maldives est environ 58 % plus bas qu’à Singapour.

Ces comparaisons montrent que les Maldives ne sont pas « bon marché » en soi, mais qu’elles restent plus abordables que de grands hubs internationaux de la région comme Singapour ou Dubaï. À l’échelle mondiale, on pourrait parler d’un pays de coût de vie intermédiaire à élevé.

Qualité de vie, contexte et facteurs non financiers

Au‑delà des chiffres, l’expatriation aux Maldives offre un cadre de vie très spécifique. Le pays compte environ 528 000 habitants, avec une espérance de vie de 81 ans, une proportion de locuteurs anglophones estimée à 70 % et un indice de qualité de vie autour de 62 à 66 pour Malé. La capitale est dense, animée mais limitée en espace vert, alors que les îles‑resorts et les atolls plus éloignés offrent un environnement naturel exceptionnel, souvent au prix d’une certaine isolation.

Les coûts peuvent aussi varier selon les saisons : la haute saison touristique (sèche) tend à tirer certains prix vers le haut, alors que la saison des pluies peut voir quelques ajustements. Le tourisme est le pilier de l’économie, ce qui se reflète dans l’offre de services principalement orientée vers les visiteurs internationaux et les resorts de luxe.

Contexte touristique et économique

Pour un expatrié, la satisfaction globale dépendra largement du package négocié, du lieu de résidence (Malé, Hulhumalé, île‑resort, île locale) et du mode de vie. Un célibataire en contrat local à Malé sans avantages spécifiques ressentira le poids du coût de la vie, là où une famille de cadres bénéficiant d’un logement de fonction, d’une couverture santé complète et de la prise en charge des frais de scolarité jouira d’un confort nettement supérieur.

Quel budget prévoir selon son profil ?

En rassemblant les principaux postes – logement, nourriture, transport, utilities, loisirs, santé – on peut esquisser des enveloppes budgétaires types pour Malé :

Personne seule en appartement 1 chambre modeste, style de vie sobre, peu de sorties haut de gamme : autour de 22 000–25 000 MVR par mois (1 450–1 640 dollars), incluant loyer, charges, nourriture, transport, quelques loisirs.

– Famille de quatre dans un 3 pièces moyen, courses en majorité maison, quelques loisirs et sorties : 55 000–60 000 MVR mensuels (3 600–3 950 dollars).

Ces ordres de grandeur, naturellement, varient selon la prise en charge par l’employeur de certains postes (logement, transport, assurance) et selon les choix de consommation (restaurants, voyages inter‑îles, écoles internationales, etc.).

Bon à savoir :

Pour un expatrié, l’équilibre financier ne dépend pas seulement du salaire de base, mais de la structure complète du package. Un même niveau de rémunération peut offrir un pouvoir d’achat confortable ou très limité selon que les frais de logement, de santé et de scolarité sont pris en charge ou non.

En résumé, le coût de la vie aux Maldives pour les expatriés est loin d’être négligeable. Il reste inférieur à celui des grandes métropoles les plus chères du monde, mais suffisamment élevé pour imposer une préparation sérieuse et une négociation fine des avantages avant de poser ses valises au bord du lagon.

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Après analyse de plusieurs destinations attractives (Maldives, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Maldives pour leur régime fiscal très léger sur les revenus personnels, l’absence d’impôt sur la fortune et un environnement propice à la planification successorale internationale. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un permis de résidence de long séjour avec achat/ location de résidence principale, coordination couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable anglophone) et intégration patrimoniale internationale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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