S’installer aux Maldives en tant qu’expatrié fait rêver beaucoup de monde : lagons turquoise, plages de carte postale, vie au grand air. Mais derrière les bungalows sur pilotis et les poissons multicolores, la réalité quotidienne est celle d’un petit État insulaire, cher, très musulman et fortement dépendant du tourisme, où presque tout doit être importé. Réussir son installation implique de comprendre le coût de la vie, les règles de visa, la culture locale, le marché du travail, la scolarité des enfants et même les contraintes douanières.
Ce guide rassemble les informations essentielles pour élaborer un projet d’expatriation réaliste et pérenne aux Maldives.
Comprendre le pays dans lequel on s’installe
Les Maldives forment un archipel d’environ 1 200 îles coralliennes, réparties en 26 atolls au cœur de l’océan Indien, au sud-ouest de l’Inde et du Sri Lanka. À peine 200 îles sont habitées par la population locale, et plus d’une centaine sont dédiées aux resorts privés. Le pays compte autour de 500 000 habitants, dont près d’un tiers sont des travailleurs étrangers.
La capitale des Maldives, Malé, compte plus de 150 000 habitants sur un peu plus de 6 km², ce qui en fait l’une des villes les plus denses au monde.
L’économie repose massivement sur le tourisme et la pêche. Le tourisme représente près de 30 % du PIB, plus de 60 % des recettes en devises et emploie plus de 25 000 personnes. Seule une fraction des postes dans les resorts est occupée par des Maldiviens, ce qui explique la forte présence d’expatriés dans l’hôtellerie, la restauration, la plongée et la gestion.
Le pays est une république présidentielle. L’islam sunnite est religion d’État et influence directement la vie quotidienne, les lois, les jours de repos (dimanche–jeudi pour la semaine de travail, vendredi–samedi pour le week‑end) et de nombreux comportements sociaux.
Coût de la vie : à quoi s’attendre en arrivant
Vivre aux Maldives coûte plus cher que la moyenne mondiale : les estimations placent le pays à environ 1,19 fois la moyenne globale, avec un rang proche de la 45e place sur près de 200 pays pour le coût de la vie.
Les montants varient fortement selon que l’on réside à Malé/Hulhumalé ou sur une île locale, voire dans un resort (hébergement et nourriture souvent pris en charge). Les chiffres moyens donnent tout de même un ordre de grandeur utile.
Budget mensuel indicatif
Les estimations en rufiyaa maldivienne (MVR) permettent de se faire une idée des dépenses courantes.
| Profil | Budget mensuel estimé (sans loyer) | Budget mensuel total avec loyer (approx.) |
|---|---|---|
| Célibataire | ~33 000 MVR | ~1 350 USD |
| Famille de 4 | ~56 000–66 000 MVR | ~2 800–2 900 USD |
Un autre repère utile : pour un célibataire vivant simplement à Malé, avec un petit appartement d’une chambre, un budget global (loyer compris) autour de 22 000 à 25 000 MVR est souvent cité comme plancher. Pour une famille de quatre, il faut viser plutôt 55 000 à 60 000 MVR par mois pour un niveau de vie modeste mais correct.
Les prix augmentent nettement pendant la haute saison touristique et se calment un peu en saison des pluies.
Monnaie et change
La monnaie locale est la rufiyaa maldivienne (MVR). Elle est indexée sur le dollar américain dans une bande étroite. Un taux courant est d’environ 15 MVR pour 1 USD. Le dollar reste très utilisé dans le tourisme, mais pour vivre, payer son loyer et régler les factures, un compte en rufiyaa est indispensable.
À l’arrivée, le meilleur endroit pour changer son argent est le comptoir officiel de la Bank of Maldives dans le hall d’arrivée de l’aéroport Velana. Les hôtels et resorts pratiquent généralement des marges plus élevées. Si votre salaire est versé en dollars, vous devrez souvent faire la navette entre la banque et des bureaux de change pour obtenir des rufiyaas au meilleur taux.
Logement : principal poste de dépense
Le logement absorbe entre 30 % et 50 % du budget d’un ménage. C’est particulièrement vrai à Malé, où les loyers sont comparables à ceux de villes comme Paris ou Londres, alors que l’espace est bien plus réduit.
Quelques repères sur les loyers en rufiyaa :
| Type de logement | Zone | Loyer mensuel moyen |
|---|---|---|
| Appartement meublé 85 m² | Quartier cher | ~25 400 MVR |
| Appartement meublé 85 m² | Quartier standard | ~20 300 MVR |
| Studio meublé 45 m² | Quartier cher | ~20 000 MVR |
| Studio meublé 45 m² | Quartier standard | ~12 200 MVR |
| 1 chambre centre de Malé | Centre-ville | ~14 200–15 300 MVR |
| 1 chambre hors centre Malé | Périphérie | ~10 000–10 700 MVR |
| 3 chambres centre de Malé | Centre-ville | ~26 000–27 250 MVR |
| 3 chambres hors centre Malé | Périphérie | ~21 300–22 750 MVR |
| 1 chambre à Hulhumalé | Centre | ~20 000 MVR |
Dans le marché réel, de nombreux loyers sont exprimés en dollars et peuvent facilement grimper à 1 000–1 600 USD pour un appartement d’une chambre bien situé. Sur les îles voisines de Malé, comme Villingili ou Hulhumalé, les prix peuvent démarrer autour de 300 USD pour de petites surfaces, mais la demande reste très élevée.
Les pratiques locales posent aussi problème : dépôts pouvant atteindre l’équivalent de six mois de loyer, exigence de paiement en dollars (alors que ce n’est pas conforme à la réglementation), bail peu protecteur pour les étrangers. Il est fortement recommandé de :
– négocier le dépôt (et de ne rien payer en cash sans reçu détaillé),
– passer par un contact local ou un expatrié expérimenté,
– privilégier les contrats où le logement est fourni par l’employeur.
À Malé, studios, appartements et maisons de ville sont la norme. Sur Hulhumalé et d’autres îles locales, on trouve davantage d’options, y compris des maisons individuelles, des guesthouses et même des colivings pensés pour les nomades digitaux.
Charges et internet
Les services essentiels sont chers, surtout l’électricité (climatisation obligatoire une bonne partie de l’année). Pour un appartement moyen ou un studio, les fourchettes suivantes sont fréquentes :
| Poste | Référence | Coût mensuel approximatif |
|---|---|---|
| Électricité, eau, ordures (85 m², 2 pers.) | Malé/Hulhumalé | ~6 300 MVR |
| Électricité, eau, ordures (studio 45 m², 1 pers.) | Malé | ~1 050 MVR |
| Internet fixe 8 Mbps | Abonnement de base | ~640 MVR |
| Internet fixe 60 Mbps+ (illimité) | Haut débit | ~1 190–1 345 MVR |
| Forfait mobile (appels + ≥10 Go data) | Opérateur local | ~495–680 MVR |
Dans la pratique, beaucoup de foyers cumulent Wi-Fi fixe et data mobile, en particulier à Malé et Hulhumalé. Sur les îles locales, la fibre n’est pas toujours disponible ; la 4G (voire 5G dans les zones les plus peuplées) prend le relais.
Nourriture : entre cantine locale et prix de resort
Manger sur une île locale ou en ville n’a rien à voir avec les tarifs des resorts de luxe. Une fois expatrié, vos dépenses alimentaires dépendront beaucoup de votre capacité à cuisiner et de vos exigences en produits importés.
À Malé, ou dans les quartiers populaires auprès des expatriés, les restaurants et cafés proposent une diversité de cuisines internationales pour répondre à une clientèle variée. Cela illustre l’adaptation de l’offre culinaire locale aux influences et aux besoins d’une population cosmopolite.
| Type de repas/boisson | Prix moyen |
|---|---|
| Menu déjeuner simple en zone d’affaires | ~254 MVR |
| Menu fast-food (type combo) | ~154 MVR |
| Repas pour 2 dans restaurant milieu de gamme (3 plats) | ~450–750 MVR |
| Cappuccino en quartier expat | ~40–52 MVR |
| Dîner simple pour deux dans un pub de quartier | ~400 MVR |
| Cocktail dans un club du centre | ~800 MVR |
Sur les îles locales, les petits cafés peuvent proposer un repas complet pour moins de 5 USD, surtout si vous commandez poisson, riz et roshi (galette) dans la tradition maldivienne. À l’inverse, dans les resorts, un repas à la carte peut facilement atteindre 40 USD par personne, hors taxes et service.
Faire ses courses : le coût de l’importation
Presque tout est importé, ce qui renchérit le panier de courses, surtout pour les produits de marque. À Malé et Hulhumalé, des supermarchés comme Redwave ou Fantasy offrent un bon choix de produits de base, fruits et légumes frais, ainsi que des articles importés parfois en quantité limitée.
Quelques prix indicatifs :
| Produit | Quantité | Prix approximatif |
|---|---|---|
| Blanc de poulet désossé | 500 g | ~28 MVR |
| Lait entier | 1 L | ~23–27 MVR |
| Œufs | 12 pièces | ~24–27 MVR |
| Tomates | 1 kg | ~35 MVR |
| Fromage local | 500 g | ~135 MVR |
| Pommes | 1 kg | ~70 MVR |
| Pommes de terre | 1 kg | ~14 MVR |
| Pain blanc frais | ~500 g | ~19–21 MVR |
| Coca-Cola | Bouteille 2 L | ~7 MVR |
Les produits importés très spécifiques (marques occidentales, certaines céréales, cosmétiques, produits pour bébés, médicaments) peuvent être rares et chers. La règle d’or : lorsque vous trouvez votre marque préférée, faites un petit stock, car les ruptures d’approvisionnement sont fréquentes.
L’alcool et la viande de porc sont strictement interdits à la vente publique sur les îles locales. Ces produits ne sont disponibles que dans les resorts et sur les bateaux de croisière, et sont introuvables dans les supermarchés ou les cafés locaux.
Transports au quotidien et entre les îles
Dans Malé, presque tout se fait à pied ou en moto. La ville est compacte, et la plupart des trajets urbains se font en 10 à 15 minutes de marche. Les motos sont extrêmement nombreuses, souvent la propriété des locaux, mais certains expatriés en louent.
Les coûts indicatifs :
| Service | Prix moyen |
|---|---|
| Ticket simple en transport public | ~10 MVR |
| Abonnement mensuel transport | ~300–442 MVR |
| Prise en charge taxi | ~30 MVR |
| Tarif taxi au mile | ~48 MVR |
| Essence | ~14,3–14,4 MVR / L |
Pour se déplacer entre les îles, il existe plusieurs options :
– ferries publics (opérés notamment par la MTCC) : très bon marché, à partir de 0,65 USD, mais lents et horaires parfois restreints, surtout le vendredi ;
– speedboats : rapides, au départ de Malé ou de l’aéroport, prix à partir d’une vingtaine de dollars selon la distance ;
– hydravions et vols domestiques : utilisés surtout par les resorts éloignés ; le billet peut dépasser les 500 USD aller simple.
Pour limiter le budget inter-îles, il est judicieux de choisir une île d’installation relativement proche de Malé et de privilégier les ferries standards.
Loisirs, habillement, bien-être
La vie sociale à Malé et Hulhumalé s’organise beaucoup autour des cafés, des promenades sur la corniche, de la plage, du sport et des sorties en bateau.
Quelques repères de prix :
| Produit/activité | Prix moyen |
|---|---|
| Jean type Levi’s 501 | ~630–950 MVR |
| Robe d’été type Zara | ~775–900 MVR |
| Chaussures de running Nike milieu de gamme | ~1 250–1 380 MVR |
| Coupe de cheveux homme (zone expat) | ~100 MVR |
| Abonnement mensuel salle de sport (quartier d’affaires) | ~1 000–1 230 MVR |
| 2 billets de cinéma | ~181 MVR |
Les activités en mer (snorkeling, plongée, sorties dauphins, etc.) sont très accessibles si vous travaillez dans le secteur, certains resorts offrant prix réduits ou sorties staff. Autrement, le coût reste celui du tourisme international.
Travailler aux Maldives : secteurs porteurs, salaires et visas
La grande majorité des expatriés viennent pour travailler, principalement dans le tourisme, la construction, les services techniques, la santé, l’éducation et les fonctions support (finance, IT, RH, marketing).
Marché du travail et salaires
Le salaire net moyen se situe autour de 14 700–15 000 MVR par mois (environ 900 USD), mais les revenus varient fortement selon les secteurs. Une ventilation des salaires moyens mensuels en rufiyaa donne une bonne idée des écarts :
| Secteur / profession | Salaire moyen mensuel (net, approx.) |
|---|---|
| Technologies de l’information | ~32 700 MVR |
| Management | ~31 500 MVR |
| Télécommunications | ~26 500 MVR |
| Banque | ~24 800 MVR |
| Médecine et action sociale | ~24 300 MVR |
| Construction & immobilier | ~23 100 MVR |
| Finance / comptabilité | ~22 600 MVR |
| Ingénierie électrique & énergie | ~22 300 MVR |
| Ressources humaines | ~22 200 MVR |
| Marketing & publicité | ~21 500 MVR |
| Service client | ~19 000 MVR |
| Administration | ~18 400 MVR |
| Travail non qualifié | ~13 400 MVR |
Le salaire minimum tourne autour de 370 USD. L’absence d’impôt sur le revenu rend les rémunérations plus attractives, mais il existe une taxe de 3 % sur les transferts d’argent envoyés à l’étranger via les banques locales.
Pour vivre en famille à Malé avec un niveau de confort correct, beaucoup estiment qu’un revenu d’au moins 3 000 USD par mois est souhaitable. Un junior seul peut s’en sortir avec 500–1 500 USD, surtout si le logement et la nourriture sont fournis par l’employeur (cas typique des resorts).
Travailler dans un resort : la “bulle dorée”
Plus de 90 % des staffs des resorts sont étrangers. C’est de loin la porte d’entrée la plus courante pour un premier contrat :
– postes en F&B (serveurs, barmen, chefs, pâtissiers),
– housekeeping,
– front office, guest relations,
– spa (thérapeutes, esthéticiennes),
– sports nautiques, instructeurs de plongée,
– management hôtelier, finance, RH, marketing, IT.
Le supplément de service charge peut atteindre plus de 3 000 USD par mois dans les établissements cinq étoiles ultra-luxe.
En contrepartie, vous vivez sur une île isolée, dans des logements du personnel de qualité très variable, avec des accès restreints aux zones clients. Beaucoup décrivent cette vie comme une “cage dorée” : paysages de rêve, nourriture et loyer pris en charge, mais liberté de mouvement limitée. Les contrats prévoient généralement un jour de repos hebdomadaire, parfois cumulable pour partir plus longtemps en congé.
Emploi en ville : Malé et Hulhumalé
Les expatriés qui souhaitent vivre une vie plus “urbaine” travaillent souvent dans :
– les sièges de chaînes hôtelières,
– les banques, opérateurs télécoms, compagnies aériennes,
– la santé (hôpitaux privés, cliniques),
– l’enseignement (écoles internationales et université),
– l’IT et services numériques,
– la construction et l’ingénierie.
Les loyers étant élevés, il est crucial de négocier un package incluant :
– logement ou allocation logement,
– assurance santé internationale,
– billets d’avion annuels,
– scolarité (si vous avez des enfants).
Obtenir un visa de travail
On ne vient pas chercher un job sur place avec un simple visa touriste. Pour travailler légalement, il faut impérativement une offre d’emploi ferme et un employeur sponsor qui va demander l’autorisation de travail (Employment Approval).
Le processus, en résumé :
1. L’employeur obtient une Employment Approval auprès du ministère compétent. 2. Vous entrez dans le pays (souvent avec un visa touriste, ou directement avec un accord de travail en cours). 3. Dans les 15 jours suivant votre arrivée pour emploi, l’employeur doit déposer la demande de Work Visa via la plateforme Xpat Online. 4. Le dossier comprend passeport (valide au moins 6 mois), photo, contrat, Employment Approval, certificat médical, preuve d’assurance santé locale, preuves d’entreprise. 5. Des frais de visa sont dus pour un minimum de trois mois, et une taxe mensuelle d’environ 50 MVR est payée (en général par l’employeur). 6. Le traitement prend en principe 48 heures après la soumission complète, la pose du sticker visa quelques jours supplémentaires.
Le système fonctionne par quotas : chaque entreprise a un nombre limité de postes pour travailleurs étrangers, ce qui peut compliquer les recrutements dans certains secteurs.
Changer d’employeur nécessite généralement de refaire une demande de visa. Travailler avec un simple visa touriste est illégal, y compris pour du bénévolat.
Visas, résidence et venir en famille
Plusieurs types de visas existent, chacun avec des règles précises.
Visa touriste et visa “meeting”
Le visa touriste, gratuit et valable 30 jours, est délivré à l’arrivée pour la plupart des nationalités. Il nécessite :
– passeport valide (au moins un mois, dans la pratique mieux vaut 6 mois),
– billet retour ou de continuation,
– réservation d’hôtel ou de resort, ou preuve de moyens financiers,
– formulaire de déclaration voyageur (IMUGA) rempli en ligne dans les 96 heures précédant l’arrivée.
Ce visa peut être prolongé jusqu’à 90 jours au total, moyennant une demande à l’Immigration à Malé et le paiement de frais. Il n’autorise aucun travail, même bénévole.
Le visa ‘meeting’ est un visa de court séjour de 14 jours, délivré à l’arrivée, spécifiquement pour participer à une réunion, conférence ou événement professionnel approuvé. Il est important de noter qu’il n’est pas prolongeable et qu’il ne peut pas être converti en visa business depuis le pays de destination.
Visa business
Pour des séjours d’affaires (prospection, réunions, missions courtes), le visa business se demande via le portail du ministère de l’Économie. Un sponsor local (entreprise maldivienne) est nécessaire. La durée est typiquement de 30 à 90 jours, entrées multiples, mais ne permet pas d’être salarié d’une entreprise maldivienne.
Visa de mariage et visas dépendants
Les étrangers mariés à un citoyen maldivien peuvent demander un visa de mariage (souvent appelé resident visa). La procédure comprend :
Processus essentiels pour la reconnaissance légale d’un mariage impliquant un conjoint maldivien, incluant les démarches administratives et les documents requis.
Déclaration de sponsor à effectuer avant l’arrivée des futurs époux, nécessaire si le mariage est prévu sur le territoire maldivien.
Régularisation officielle du mariage devant les autorités compétentes des Maldives pour une reconnaissance légale.
Dépôt d’un dossier complet comprenant : formulaire IM23, passeports, acte de mariage, carte d’identité du conjoint maldivien, certificat médical, attestation d’assurance santé et paiement des frais de visa.
La première délivrance est d’un an, les renouvellements peuvent aller jusqu’à cinq ans. Les demandes se font en ligne (IMUGA) et la confirmation est envoyée par SMS.
Les personnes à charge (conjoint, enfants, parfois parents) de titulaires d’un visa de travail peuvent demander un visa dépendant. Des frais sont perçus tous les trois mois, et ces dépendants n’ont pas le droit de travailler sans obtenir leur propre visa et permis de travail.
Santé : système, assurances et risques
Le système de santé maldivien a beaucoup progressé ces dernières décennies, mais reste limité par la géographie et les ressources humaines. Pour un expatrié, le point central est simple : l’assurance santé privée avec couverture évacuation est indispensable.
Offre de soins
La santé publique est structurée en cinq niveaux (central, régional, atoll, sous-atoll, île). En pratique, les infrastructures sérieuses sont concentrées à Malé. L’hôpital public de référence est l’Indira Gandhi Memorial Hospital, qui offre un large éventail de spécialités mais souffre de temps d’attente importants et parfois de pénuries d’équipements.
Le secteur privé s’est fortement développé, avec des structures comme ADK Hospital ou Treetop Hospital à Malé, qui proposent un niveau de confort et d’équipement supérieur, avec davantage de personnel parlant anglais. Les coûts y sont plus élevés, mais restent raisonnables comparés à certaines destinations occidentales.
Sur les îles locales, on trouve souvent des dispensaires ou de petites cliniques. Les resorts disposent généralement d’une infirmière sur place, parfois d’un médecin. Pour une urgence lourde, l’évacuation sanitaire vers Malé, ou directement vers l’étranger (Inde, Sri Lanka, Singapour) est fréquente.
Les numéros d’urgence à connaître :
| Service | Numéro |
|---|---|
| Police | 119 |
| Ambulance nationale | 100 |
| Garde-côtes | 191 |
| Pompiers | 118 |
| Protection civile | 115 |
| Croix-Rouge maldivienne | 1425 |
Assurance santé
Les expatriés employés légalement sont inscrits à un régime public de base. Leur employeur paie une cotisation annuelle qui donne droit à une couverture d’environ 100 000 MVR (environ 6 500 USD) par an, incluant consultations, examens, hospitalisation, médicaments et soins dentaires limités.
Cette couverture est utile pour les petits soins, mais insuffisante en cas de maladie grave ou de nécessité d’évacuation médicale à l’étranger. C’est pourquoi les guides spécialisés recommandent systématiquement de souscrire, en plus :
– une assurance santé privée locale renforcée, ou
– mieux encore, une assurance internationale avec couverture évacuation, hospitalisation à l’étranger, maternité, dentaire, etc.
Des assureurs internationaux (Cigna, AXA, Allianz, April International…) proposent des contrats modulables. Il convient de vérifier :
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Prise en charge possible du traitement des maladies préexistantes, sous conditions définies dans le contrat.
Une limite de prise en charge financière est définie pour les frais d’évacuation médicale d’urgence.
Accès à un réseau de cliniques partenaires à Malé pratiquant le direct billing (paiement direct).
Possibilité d’inclure votre conjoint et vos enfants dans le contrat pour une protection complète.
Risques sanitaires fréquents
Le climat tropical et l’environnement marin entraînent des risques spécifiques :
– maladies transmises par les moustiques : dengue, chikungunya, Zika, toutes présentes dans la région ;
– typhoïde liée à l’eau ou à des aliments contaminés ;
– risques liés au soleil et à la déshydratation (coup de chaleur, insolation) ;
– blessures de plongée ou de snorkeling, piqûres de coraux, méduses, etc.
Les mesures préventives recommandées :
– utiliser des répulsifs, dormir sous moustiquaire si nécessaire, limiter l’ouverture des fenêtres,
– boire de l’eau en bouteille, bien laver et cuire les aliments,
– se protéger du soleil (crème, vêtements couvrants, hydratation),
– respecter les consignes de sécurité en plongée (et éventuellement souscrire une assurance spécialisée type DAN pour les plongeurs intensifs).
Culture, religion et vie quotidienne : s’adapter
S’installer aux Maldives, c’est aussi accepter une société très majoritairement musulmane sunnite, au mode de vie conservateur sur les îles locales, et un contraste frappant entre ces îles “authentiques” et les resorts très libéraux où l’alcool coule à flot pour les touristes.
La pratique de l’islam structure la journée : cinq appels à la prière (diffusés par haut-parleurs et à la télévision), fermeture possible des bureaux et boutiques une dizaine de minutes pendant la prière, forte importance du vendredi midi.
Le mois de Ramadan est strictement observé sur les îles locales :
– jeûne du lever au coucher du soleil,
– restaurants et tea houses souvent fermés en journée,
– horaires de travail allégés,
– interdiction légale de manger, boire ou fumer en public pendant la journée (les étrangers sont invités à respecter la règle, même si les sanctions sont rares).
La consommation et l’importation d’alcool sont interdites sur toutes les îles habitées. Il n’y a ni bars, ni alcool dans les restaurants ou supermarchés. Seuls les resorts et bateaux de croisière disposant d’une licence sont autorisés à en servir. Toute tentative d’introduction d’alcool dans ses bagages entraîne une saisie systématique par la douane.
De même, le porc et les produits porcins sont proscrits. La pratique et la promotion publique d’autres religions sont encadrées, et l’importation de contenus considérés comme offensants pour l’islam est interdite.
Tenue vestimentaire et comportements
Il existe une sorte de “double code vestimentaire” :
– dans les resorts : ambiance internationale, maillots, robes courtes, alcool, musique, les codes sont ceux du tourisme de masse ;
– sur les îles locales et à Malé : modestie, couvrance des épaules et des genoux pour tous, évitement des décolletés et vêtements moulants, pas de maillot de bain sur les plages publiques.
Les bikinis ne sont autorisés que sur les îles resort ou sur certaines plages locales explicitement désignées comme “bikini beach”. Se promener torse nu en ville, même pour un homme, est mal vu.
Les démonstrations publiques d’affection, comme les embrassades et les baisers, sont mal perçues. Se tenir la main peut parfois être toléré si cela est fait discrètement. Par ailleurs, les accès de colère bruyants en public sont considérés comme très impolis.
La salutation courante est “Assalamu Alaikum”, à laquelle on répond “Wa Alaikum Assalam”. La poignée de main entre hommes est très répandue, mais il vaut mieux laisser les femmes prendre l’initiative du contact physique.
Société, rythme et relations avec les locaux
La société maldivienne est très axée sur la famille élargie. Les jeunes adultes vivent souvent chez leurs parents jusqu’au mariage. Les liens communautaires sur une petite île sont forts, avec un chef d’île et un leader religieux comme figures de référence.
Pour un expatrié, se construire un réseau local demande du temps mais en vaut la peine : invitations à partager un repas, à rompre le jeûne pendant Ramadan, participation à des fêtes ou à des sorties en mer. Un minimum de vocabulaire en dhivehi est très apprécié et facilite énormément l’intégration.
Le rythme de vie est plus lent qu’en Europe : bureaucratie, engagements, horaires. On parle volontiers de “island time”. Dans les resorts, en revanche, les standards de ponctualité et de service sont ceux du luxe international.
Scolarité et vie de famille
Venir en famille est possible, mais exige de prévoir un budget et une logistique supérieurs à une expatriation en solo ou en couple.
Écoles internationales et programmes
La capitale regroupe plusieurs établissements privés suivant des programmes internationaux (Cambridge, IB, British, finlandais, etc.), avec l’anglais comme langue principale.
Parmi les écoles citées :
Présentation d’établissements scolaires internationaux situés à Malé, offrant divers programmes d’études reconnus.
Programme Cambridge et IGCSE. Offre le Cambridge Checkpoint au secondaire inférieur. Curriculums mis à jour par une équipe internationale. École de jour à orientation internationale.
Programme Cambridge pour les 6-16 ans. Partenariat avec The Shri Ram Schools (Inde). Établissement en co-éducation proposant de nombreux clubs sportifs.
Combine le curriculum finlandais (orienté compétences et bien-être) et le curriculum national maldivien. Préparation à l’IGCSE en 10e année. Projets éducatifs ‘Discover Maldives’ et ‘Discover the World’ avec voyages.
MAPS International High, Villa International High School, Lale Youth International School, Ahmadiyya International School, AJIAL International School, etc. Ces écoles couvrent différents niveaux et programmes (Edexcel, A-Levels, UK National Curriculum…).
Les écoles internationales sont très majoritairement des day schools. Les classes sont en anglais, avec l’enseignement obligatoire du dhivehi et de l’islam pour les élèves locaux ; certaines écoles, comme FISM, dispensent les expatriés de ces matières et leur proposent des cours supplémentaires dans d’autres disciplines.
Coût de la scolarité
Les frais de scolarité sont élevés pour les standards locaux, même si le niveau d’encadrement et les activités viennent les justifier pour beaucoup de parents expatriés.
Le nombre d’étoiles dans une galaxie typique, illustrant un ordre de grandeur astronomique.
| Niveau / type | Frais indicatifs |
|---|---|
| Maternelle/préscolaire privé (journée complète) | ~2 500–2 570 MVR / mois / enfant |
| École primaire internationale | ~43 000–55 000 MVR par an |
| Billabong High International School | ~2 580–4 380 USD par an selon le niveau |
| Lale Youth International School | ~135–175 USD de frais mensuels |
| Ghiyasuddin International School | Frais annuels ~4 000–5 900 MVR selon le niveau (hors livres et uniformes) |
À ces montants s’ajoutent parfois : droits d’inscription, uniformes, livres, activités extra-scolaires, transport scolaire. Pour un expatrié, la prise en charge de la scolarité par l’employeur est un avantage crucial à négocier.
Pour des études supérieures locales, l’université publique (Maldives National University) propose par exemple des licences sur six semestres autour de 27 800 MVR.
Banques, argent et envois de fonds
Ouvrir un compte bancaire local est quasi indispensable pour qui s’installe pour plusieurs années : salaire, loyer, factures, transferts internationaux. Malé est le centre financier du pays, avec plusieurs banques, locales et étrangères.
Banques présentes et types de comptes
Parmi les principales banques :
– Bank of Maldives (BML) – banque nationale majoritairement détenue par l’État ;
– Maldives Islamic Bank – banque islamique ;
– HSBC, State Bank of India, Habib Bank, Bank of Ceylon, Commercial Bank of Maldives, Mauritius Commercial Bank Maldives, etc.
La plupart proposent :
– comptes courants et comptes d’épargne en MVR et USD,
– cartes de débit (Visa, Mastercard, American Express selon les cas),
– services de banque en ligne et mobile,
– parfois comptes multi-devises et comptes non-résidents.
Frais de maintenance annuelle pouvant être facturés aux non-résidents dans certains établissements bancaires des Maldives.
Documents nécessaires
Pour un expatrié, l’ouverture de compte nécessite en général :
– passeport valide (original à présenter),
– visa ou permis de travail (valable au moins 6 mois),
– preuve d’adresse (contrat de location, facture, attestation employeur),
– preuve d’emploi ou de revenus (contrat de travail, lettre d’employeur),
– formulaire de la banque complété, photo d’identité,
– parfois lettre de référence bancaire d’un établissement d’origine.
Pour l’ouverture d’un compte professionnel, en plus des pièces d’identité personnelles, il est nécessaire de fournir les documents juridiques et administratifs de l’entreprise. Cela inclut généralement l’enregistrement, les statuts, la licence d’exploitation, une résolution du conseil d’administration, les copies de passeport des dirigeants, des justificatifs fiscaux et une description détaillée de l’activité.
Les délais vont de 3 à 7 jours ouvrés pour un compte personnel, jusqu’à 2 à 4 semaines pour une société détenue par des étrangers, le tout sous un régime de contrôle anti-blanchiment (AML/KYC) strict.
Envois d’argent à l’étranger
Il n’y a pas d’impôt sur le revenu, mais un impôt de 3 % frappe les transferts de fonds vers l’étranger effectués via les banques maldiviennes. Pour limiter les frais, de nombreux expatriés utilisent des solutions de transfert international type Wise, qui offrent :
– comptes multi-devises,
– cartes de débit internationales,
– frais de conversion et de transfert généralement plus bas que les banques.
Cependant, l’usage de ces solutions doit se faire en respectant la réglementation locale et les limites de sorties de capitaux éventuellement appliquées.
Douanes, ce qu’on peut apporter (ou pas)
Les Maldives encadrent étroitement ce qui entre et sort du pays. Outre les restrictions religieuses, la protection de l’environnement pèse aussi dans la balance (interdiction d’exporter coraux, coquillages protégés, etc.).
Les principales interdictions à l’importation :
– alcool et boissons alcoolisées,
– porc et produits porcins,
– drogues et stupéfiants (peines de prison lourdes),
– armes, munitions, explosifs,
– matériel pornographique et sex toys,
– objets de culte d’autres religions destinés à la diffusion,
– chiens (généralement interdits), animaux dangereux,
– cigarettes électroniques et vapes (interdits depuis fin 2024),
– espèces protégées : coraux noirs, coraux durs, tortues, coquilles spécifiques…
Certaines catégories sont autorisées sous conditions (permis, certificats) :
Pour un séjour sans encombre, il est impératif de respecter les règles douanières : les médicaments sur ordonnance sont limités à la durée du séjour, les produits du tabac à 200 cigarettes (au-delà, consignation par la douane), et les plantes/animaux nécessitent des certificats sanitaires. Le matériel de plongée ou photo en grande quantité doit être déclaré, parfois avec les numéros de série, et les équipements radio/vidéo peuvent être soumis à approbation ou censure.
Tout voyageur doit remplir une déclaration en ligne (IMUGA traveler declaration) dans les 96 heures avant son vol. L’importation de sommes supérieures à 10 000 USD doit aussi être déclarée. Les douaniers peuvent demander à voir billet retour, réservation d’hébergement et preuve de moyens financiers (environ 150 USD/jour).
Vivre à Malé, Hulhumalé ou sur une île locale ?
Pour un expatrié, trois grands scénarios existent :
– vivre dans un resort (logement et nourriture fournis, isolement géographique, vie en communauté professionnelle) ;
– s’installer à Malé/Hulhumalé (vie de ville très dense, services, écoles, travail de bureau) ;
– résider sur une île locale (rythme plus rural, forte immersion culturelle, options de travail plus rares).
Malé : densité maximale, services au maximum
Malé donne accès à :
– la quasi-totalité des services administratifs et bancaires,
– la plupart des hôpitaux et cliniques de qualité,
– les principales écoles internationales,
– un choix croissant de cafés, restaurants, salles de sport.
En contrepartie :
– la densité, le trafic de motos et le bruit peuvent peser au quotidien,
– l’espace est limité, les appartements parfois exigus,
– la vie nocturne est très encadrée (pas d’alcool, peu de lieux tardifs).
Hulhumalé et Villingili : compromis intéressant
Hulhumalé, reliée à l’aéroport et à Malé par un pont, est en plein développement : immeubles récents, front de mer, cafés modernes, plus d’espace. Beaucoup d’expatriés la choisissent comme base, avec un ferry ou un bus pour se rendre à Malé. Villingili, accessible en ferry rapide, offre un environnement plus tranquille que Malé tout en restant très proche.
Îles locales plus éloignées
Des îles comme Maafushi, Thulusdhoo, Dhigurah, Ukulhas ou Addu City accueillent un mélange de locaux, de guesthouses et de quelques expatriés (plongeurs, professeurs, personnels hôteliers). Le coût du logement y est moindre qu’à Malé, mais :
S’installer en zone rurale implique de prendre en compte plusieurs réalités. L’accès aux services spécialisés, comme les soins de santé avancés ou certaines écoles, peut devenir plus complexe. Au quotidien, le choix des produits de consommation courante est souvent limité et leur coût peut être majoré par les frais de transport. Enfin, la vie sociale y est généralement très communautaire, un aspect qui peut être perçu comme un atout convivial ou, à l’inverse, comme une contrainte selon les tempéraments individuels.
Environnement, sécurité et qualité de vie
Les Maldives bénéficient d’un niveau de criminalité relativement bas, surtout sur les resorts et les petites îles. À Malé, des cas de harcèlement de rue, notamment envers les femmes, sont rapportés, mais les agressions violentes restent peu fréquentes. Les précautions de base s’appliquent : ne pas laisser ses affaires sans surveillance, éviter de se promener seul(e) la nuit dans des zones isolées, etc.
Les risques majeurs sont plutôt :
Les risques aux Maldives peuvent être catégorisés ainsi : environnementaux, avec la montée des eaux, les tempêtes et les inondations locales ; naturels, incluant les forts courants, la mer agitée et les risques de noyade pour les imprudents ; et politiques, comme les manifestations à Malé qui peuvent parfois dégénérer.
L’indice de liberté humaine reste correct, la longévité (espérance de vie) avoisine les 81 ans, et une grande partie de la population parle un anglais fonctionnel, en particulier dans le tourisme et les services.
Sur le plan écologique, la fragilité des récifs coralliens impose un comportement responsable :
– ne pas toucher ni ramasser coraux et coquillages,
– éviter les crèmes solaires non biodégradables,
– limiter les plastiques à usage unique,
– ne pas nourrir ni manipuler la faune marine.
Se préparer concrètement à l’expatriation
Pour transformer un rêve d’îles en une expatriation réussie, quelques lignes directrices ressortent de l’ensemble des informations disponibles :
Pour une expatriation réussie aux Maldives, il est crucial de sécuriser un emploi avec un visa et un package complet (logement, santé, scolarité). Prévoyez un budget mensuel d’environ 22 000–25 000 MVR pour un célibataire à Malé, et 55 000–60 000 MVR pour une famille, hors loisirs occidentaux. Anticipez une offre commerciale limitée, nécessitant parfois d’importer certains produits (médicaments, cosmétiques). Respectez les contraintes religieuses et culturelles locales (pas d’alcool sur les îles habitées, tenue modeste, Ramadan). Souscrivez une assurance santé internationale avec couverture d’évacuation. Ouvrez un compte bancaire local et explorez les solutions de transfert pour limiter les frais, dont la taxe de 3% sur les remises. Connectez-vous avec d’autres expatriés via les réseaux sociaux et associations pour des conseils pratiques. Enfin, gardez une certaine flexibilité face à une bureaucratie parfois lente, des règles changeantes et des aléas climatiques comme les moussons.
Pour ceux qui sont prêts à composer avec ces contraintes, l’expatriation aux Maldives offre un environnement de travail international, la possibilité de vivre au bord de l’océan, de pratiquer la plongée ou le snorkeling chaque semaine, et de découvrir une culture insulaire singulière, à la croisée de l’Inde, de l’Arabie et de l’Afrique de l’Est.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer aux Maldives, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Maldives), la stratégie retenue a consisté à cibler les Maldives pour leur absence d’impôt sur le revenu, d’impôt sur la fortune et la fiscalité favorable sur les non-résidents, combinant cadre de vie haut de gamme et environnement international (tourisme, hôtellerie, services). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence locale adaptée, organisation des séjours pour dépasser 183 jours/an hors France, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (centre d’intérêts économiques, foyer, couverture santé internationale), mise en relation avec un réseau local (avocats, immigration, banques, gestionnaires d’actifs) et intégration patrimoniale globale.
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