Expatriation et animaux de compagnie : démarches et conseils pratiques pour s’installer au Pérou

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Pérou avec son chien ou son chat, c’est possible sans transformer le projet d’expatriation en parcours du combattant, à condition de préparer minutieusement le volet “animal de compagnie”. Entre exigences vétérinaires, formalités avec le Servicio Nacional de Sanidad Agraria del Perú (SENASA Perú), contraintes des compagnies aériennes et adaptation à la vie locale, chaque étape mérite d’être anticipée.

Bon à savoir :

Cet article compile, en français, les informations pratiques issues de sources spécialisées pour vous aider à préparer votre expatriation au Pérou avec votre animal. Il couvre les règles d’importation, les formalités de voyage, ainsi que le contexte culturel et le quotidien sur place, afin de vous permettre d’élaborer un plan d’action réaliste.

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Comprendre le cadre général : qui décide quoi pour l’entrée des animaux au Pérou ?

Le point d’entrée réglementaire, c’est le SENASA Perú, l’autorité sanitaire agricole nationale. C’est ce service qui fixe les conditions d’importation des animaux, contrôle les documents à l’arrivée et délivre les certificats permettant d’entrer sur le territoire.

Attention :

Les chiens et chats remplissant toutes les conditions d’entrée ne sont pas soumis à une quarantaine. Si les exigences ne sont pas satisfaites (documents, vaccins, traitements), le SENASA peut imposer une quarantaine, un retour au pays d’origine, ou, dans des cas extrêmes, l’euthanasie. Tous les frais sont à la charge du propriétaire.

Il n’existe pas de liste nationale de races de chiens interdites au Pérou. Le cadre de base reste donc relativement ouvert. Cependant, les municipalités peuvent adopter leurs propres règlements concernant, par exemple, la tenue en laisse, l’usage de la muselière ou l’enregistrement obligatoire de chiens considérés comme potentiellement dangereux. La loi 27596 encadre d’ailleurs spécifiquement la détention de ce type de chiens et un décret suprême complète le dispositif en posant des obligations de protection et de sécurité.

Astuce :

En pratique, la plupart des démarches d’importation concernent les chiens et les chats. Toutefois, d’autres espèces comme les oiseaux, les rongeurs, les poissons tropicaux, les reptiles ou les amphibiens peuvent également être admises, mais sous des conditions particulières qu’il est nécessaire de vérifier au préalable.

Animaux admis et restrictions particulières

Les chiens et chats de compagnie sont les principaux concernés par les procédures classiques d’expatriation. Les animaux d’assistance (notamment chiens guides pour les personnes malvoyantes) bénéficient de lois spécifiques, comme la loi 29830 et ses amendements, qui garantissent leur accès aux espaces publics et privés.

Certaines espèces sont en revanche soumises à des restrictions ou à des interdictions :

Type d’animalSituation à l’entrée au Pérou
Chiens, chatsAutorisés sous réserve de respecter les exigences sanitaires et documentaires
Chiens d’assistanceAutorisés avec protection légale spécifique pour l’accès aux lieux publics
Lapins de compagnie (depuis les États‑Unis)Importation interdite en raison d’épisodes de fièvre hémorragique virale du lapin
Oiseaux et œufs à couver (depuis certains États US)Restrictions si des foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (HPAI) sont signalés
Oiseaux exotiques, reptiles, espèces CITESSoumis à des permis particuliers et à la réglementation CITES
Hybrides (type loup‑chien, Savannah, Bengal)En pratique encadrés si pas au moins 5 générations éloignées de l’ancêtre sauvage

Pour les espèces non traditionnelles, la prudence impose de prendre contact directement avec SENASA et de vérifier l’éventuelle application de la convention CITES, qui encadre le commerce de nombreuses espèces sauvages.

Avant le départ : vaccinations, certificats et microchip

Le volet vétérinaire est au cœur du dossier. Pour le Pérou, plusieurs éléments sont incontournables : vaccination antirabique, vaccins “de base” pour chiens et chats, traitements antiparasitaires et certificat de santé officiel. Ces exigences se superposent à celles des compagnies aériennes, parfois plus strictes, notamment en matière d’âge minimal ou de races transportées.

Microchip : recommandé, mais pas imposé… sauf si vous revenez vers certains pays

Pour entrer au Pérou, la puce électronique n’est pas, à ce jour, une obligation formelle. Les textes officiels parlent d’une recommandation forte d’implanter une micro‑puce compatible ISO (normes 11784/11785, 15 chiffres). L’intérêt est double : identification rapide en cas de perte, et conformité aux règles de nombreux autres pays en cas de voyages ultérieurs.

D’un point de vue pratique, faire identifier son animal avant le départ reste donc vivement conseillé. Il est également important de s’assurer que le numéro de puce figure sur l’ensemble des documents (certificats vétérinaires, carnet vaccinal, éventuel “pet passport”) et que les coordonnées associées sont bien à jour.

Bon à savoir :

Pour un retour aux États‑Unis depuis un pays à haut risque rabique comme le Pérou, l’identification par puce électronique de votre chien est indispensable. La vaccination antirabique doit impérativement être effectuée après la pose de la puce pour être reconnue valide par les autorités américaines.

Vaccination antirabique et vaccins obligatoires

Pour les chiens et les chats âgés de plus de trois mois, la vaccination contre la rage est obligatoire pour entrer au Pérou. Le vaccin doit avoir été administré au moins 21 jours avant l’arrivée (certaines sources mentionnent 21 à 30 jours) et rester valide au moment du voyage. En pratique, une vaccination dans les 12 mois précédant l’entrée est souvent exigée.

Les chiots et chatons de moins de trois mois ne peuvent pas être vaccinés contre la rage ; en réalité, ils sont très difficilement transportables car la plupart des compagnies aériennes imposent un âge minimum de 15–16 semaines pour tout animal en soute ou en cabine.

Outre la rage, le Pérou demande une couverture vaccinale “de base” :

EspèceVaccins requis (hors rage)Validité recommandée
ChienParvovirose, maladie de Carré (distemper), hépatite, leptospirose (souvent regroupés dans un vaccin polyvalent type DHLPP)Rappel effectué dans les 12 mois avant l’arrivée
ChatRhinotrachéite virale féline, calicivirose, panleucopénie (regroupés dans le FVRCP), avec parfois recommandation de vaccination contre la leucémie félineRappel dans les 12 mois précédant l’entrée

Toutes ces informations doivent être consignées par le vétérinaire sur le certificat de santé international, avec dates, nom commercial du vaccin et numéro de lot.

Bon à savoir :

Le Pérou n’exige pas de test sérologique (titrage rabique) pour l’entrée sur son territoire. Cependant, il est conseillé d’effectuer ce test si vous prévoyez de voyager ensuite vers l’Union européenne ou d’autres pays l’exigeant, ou pour préparer un retour dans un pays nécessitant une preuve d’immunité contre la rage.

Traitements antiparasitaires et examen clinique

Les chiens et les chats doivent avoir reçu un traitement interne et externe contre les parasites dans les 30 jours précédant l’arrivée au Pérou. Certains documents mentionnent une fenêtre plus courte (15 jours) pour les déplacements internes ou certaines compagnies, mais une marge de 30 jours reste admise par SENASA.

Le vétérinaire doit préciser sur le certificat : le nom et l’adresse du propriétaire, la description de l’animal, la date de la vaccination, le type de vaccin administré, et la signature du vétérinaire.

le ou les produits utilisés (molécule active),

la dose administrée,

la date de traitement,

les résultats de l’examen de recherche de tiques et de parasites intestinaux (notamment ténias).

Bon à savoir :

Un examen clinique complet par un vétérinaire est requis peu avant le départ. Le certificat doit être délivré dans les 7 à 10 jours précédant le voyage et doit attester de la bonne santé de l’animal, ainsi que de l’absence de signes visibles de maladie contagieuse ou de parasitose.

Certificat de santé et validation par les autorités du pays de départ

Le document pivot est le certificat sanitaire international (Certificate of Veterinary Inspection), qui doit :

être rédigé par un vétérinaire agréé (USDA‑accredited aux États‑Unis, CFIA au Canada, vétérinaire habilité par l’autorité compétente dans les autres pays) ;

décrire précisément l’animal (espèce, race, sexe, âge, couleur, numéro de puce, particularités physiques) ;

– récapituler les vaccinations et traitements ;

– attester que l’animal est apte au transport et exempt de maladie transmissible à l’homme.

Ce certificat doit ensuite être validé par l’autorité vétérinaire officielle du pays d’origine (USDA‑APHIS pour les États‑Unis, par exemple), généralement dans les 10 jours précédant le vol. Dans l’idéal, il est établi en anglais et en espagnol, ou au minimum accompagné d’une traduction.

Contrairement à d’autres destinations, le Pérou ne demande pas, pour un animal de compagnie arrivant avec son propriétaire, de permis d’importation spécifique. En revanche, un permis zoosanitaire peut être requis pour des importations commerciales ou lorsqu’un nombre élevé d’animaux est en jeu.

Organiser le transport aérien : choix de la compagnie, caisse IATA et contraintes de races

Une fois le volet sanitaire cadré, il faut s’attaquer au transport lui‑même. L’avion est le moyen le plus courant pour rejoindre le Pérou, en particulier via l’aéroport international Jorge Chávez à Lima. Les règles d’accès à bord relèvent des compagnies aériennes, qui ajoutent leurs propres conditions aux exigences de SENASA.

Choisir sa compagnie vers le Pérou

LATAM Airlines revient régulièrement comme compagnie de référence pour un voyage vers le Pérou avec un animal, notamment grâce à des vols directs entre Los Angeles (LAX) et Lima (LIM). LATAM propose diverses options :

transport en cabine pour les petits animaux respectant un poids maximal (animal + caisse) d’environ 7 kg,

– transport en soute en bagage enregistré pour les animaux plus lourds, sous une certaine limite (en général autour de 45 kg caisse comprise),

– transport comme fret via LATAM Cargo pour les animaux qui ne peuvent pas voyager en soute passagers.

Bon à savoir :

Outre les principales compagnies, d’autres comme Copa Airlines (via Panama) et Avianca (via Bogotá) desservent le Pérou et acceptent les animaux de compagnie. Il est impératif de vérifier auprès de chaque transporteur leurs règles spécifiques concernant les limites de poids, les dimensions des caisses de transport, ainsi que leurs politiques particulières pour les races de chiens brachycéphales (à face plate) ou considérées comme dangereuses.

Les coûts varient, mais certaines compagnies nord‑américaines comme JetBlue ou United pratiquent par exemple un tarif de 125 USD par trajet pour un animal en cabine. En Amérique du Sud, un tarif de l’ordre de 45 USD pour un vol intérieur en cabine et entre 72 et 100 USD en soute est fréquemment cité.

Cabine ou soute : ce qui détermine la place de votre animal

Le mode de transport dépend du poids et de la taille de l’animal, ainsi que des politiques de la compagnie. De manière générale :

– en cabine, l’animal doit tenir dans un sac ou une caisse souple homologuée, qui se glisse sous le siège devant vous ;

– en soute, l’animal est placé dans une caisse rigide répondant aux normes IATA ;

– via le fret, l’animal voyage dans un espace cargo, dans une caisse agréée, généralement pour les grands chiens ou certaines races restreintes.

10

Poids maximum, animal et caisse compris, autorisé en cabine par de nombreuses compagnies aériennes.

En soute, des dimensions plus importantes sont permises, avec un plafond de poids pouvant atteindre 45 kg (KLM va jusqu’à 75 kg sur certains avions). Pour les chiens très grands ou puissants, une caisse renforcée de type CR‑82 peut être exigée.

Chiens brachycéphales et races dites “dangereuses” : vigilance maximale

Les races à museau court (bouledogues, carlins, boxers, shih tzu, pékinois, chow‑chow, etc.) sont considérées comme à risque en soute à cause de leur fragilité respiratoire. De nombreuses compagnies refusent de transporter ces races en soute, ou imposent des températures extérieures limitées et d’autres précautions.

LATAM, comme d’autres, maintient une liste de races exigeant des autorisations spécifiques ou un transport uniquement via LATAM Cargo. Les chiens classés “potentiellement dangereux” par la législation locale (type pit‑bull, rottweiler, certains mastiffs ou terriers) peuvent être soumis à des conditions renforcées : muselière obligatoire, transport en fret, voire refus en cabine.

Bon à savoir :

Pour certaines races de chiens ou de chats, il est recommandé de faire appel à un transitaire spécialisé. Ce professionnel connaît les politiques spécifiques des compagnies aériennes, les exigences pour les caisses de transport renforcées et peut planifier les itinéraires les plus adaptés pour minimiser la durée du transit.

Caisse de transport : respecter les normes IATA

L’Association internationale du transport aérien (IATA) fixe les critères techniques des caisses pour les animaux. Une caisse conforme doit :

être solide et bien ventilée ;

posséder un plancher étanche ;

permettre à l’animal de se tenir debout, de se retourner et de se coucher confortablement ;

être verrouillable de façon sécurisée, sans partie saillante dangereuse.

La taille est calculée en fonction de la longueur de l’animal (du museau à la base de la queue) et de sa hauteur au garrot. Deux animaux habitués à vivre ensemble et pesant chacun moins de 14 kg peuvent parfois partager une caisse, ou trois jeunes d’une même portée de moins de 6 mois, mais cette tolérance varie selon les transporteurs.

Il est fortement recommandé de familiariser l’animal avec sa caisse plusieurs semaines avant le départ : y placer la literie habituelle, quelques jouets, et lui laisser des sessions de repos à l’intérieur afin qu’il associe la caisse à un lieu rassurant.

Passage à l’aéroport de Lima : inspection SENASA et absence de quarantaine

Toutes les entrées par voie aérienne se font via l’aéroport international Jorge Chávez à Lima. À la descente de l’avion, après les formalités d’immigration, l’étape clé pour votre animal est le passage au bureau SENASA de l’aéroport.

Le propriétaire présente :

le certificat vétérinaire international dûment complété et endossé par l’autorité du pays d’origine,

les preuves de vaccination (antirabique et vaccins de base),

les preuves de traitements antiparasitaires,

l’animal lui‑même pour un examen visuel.

20 à 40

C’est le montant en USD de la redevance généralement à régler pour l’importation d’un animal au SENASA, en plus d’éventuels frais douaniers.

Le point crucial : aucun placement automatique en quarantaine pour les chiens et chats dont le dossier est complet. La quarantaine ne devient une option que si des irrégularités majeures sont constatées (vaccin absent, documents douteux, animal visiblement malade).

Vivre au Pérou avec un animal : contexte culturel, soin vétérinaire et logement

Une fois la barrière administrative franchie, commence la vraie vie d’expatrié avec animal. Le Pérou offre un environnement contrasté entre grandes villes plutôt “pet‑friendly” et réalités plus rudes dans certaines zones andines ou rurales.

Attitudes culturelles vis‑à‑vis des chiens et des chats

Les études et témoignages montrent un attachement croissant aux animaux de compagnie, particulièrement chez les jeunes et les femmes. Un sondage récent indiquait que près de la moitié des femmes (48,2 %) déclarent aimer tous les animaux de compagnie, contre environ un tiers des hommes, et que la tranche 18‑24 ans est celle qui exprime le plus d’affection pour les animaux.

En 2019, environ 49 % des foyers péruviens possédaient au moins un animal, ce qui représente près de 5 millions de ménages. Les chiens restent très présents, mais la part des chats est en hausse, notamment parmi les foyers des catégories socio‑économiques les plus modestes.

Exemple :

À Lima, les chiens de compagnie sont généralement bien entretenus, toilettés, suivis par un vétérinaire, et la pratique du dressage ‘familial’ se développe. En revanche, à Cusco, de nombreux chiens, bien qu’ayant un propriétaire, sont autorisés à errer librement dans les rues, à la manière des chats d’extérieur. Ils attendent souvent devant les commerces ou restaurants où travaillent leurs maîtres et se sont adaptés à la circulation urbaine, certains s’arrêtant même aux feux rouges.

En parallèle, une partie de la population considère encore les chiens surtout comme gardiens ou animaux de travail, plutôt que comme membres de la famille. Dans les campagnes (“campo”), les chiens sont réputés très territoriaux et agressifs pour défendre les propriétés ; il est parfois conseillé aux visiteurs de porter un bâton et de ne pas détourner le regard en cas de confrontation, jusqu’à ce que le propriétaire intervienne.

Les chats, eux, ont longtemps souffert d’un statut plus ambigu, mais la vision évolue, en particulier dans les milieux urbains. À Cusco, ils sont majoritairement gardés en intérieur, souvent un seul par foyer.

Présence de chiens errants et enjeux de bien‑être animal

Le phénomène des chiens errants est très visible dans les villes andines comme Cusco ou dans la vallée sacrée. Les associations locales rapportent une surpopulation liée au faible taux de stérilisation : les opérations sont jugées trop coûteuses par de nombreuses familles, ou difficiles d’accès géographiquement. Il en découle des portées non désirées, parfois euthanasiées par les propriétaires faute de moyens, et des populations de rue soumises aux accidents, aux maladies (rage, parvovirose, distemper, hépatite) et à l’absence de soins.

1250

Frais de participation en dollars pour certaines missions de stérilisation animale menées par des organisations internationales.

Pour un expatrié, cette réalité a deux implications : d’une part, la nécessité de protéger son propre animal (vaccins à jour, antiparasitaires, prudence lors des promenades) ; d’autre part, l’opportunité éventuelle de s’engager dans des actions locales de protection animale.

Accès aux soins vétérinaires et coûts

Les grandes villes péruviennes comme Lima, Arequipa ou Cusco disposent de cliniques vétérinaires privées bien équipées, avec des services comparables à ceux que l’on trouve en Europe ou en Amérique du Nord : consultations, vaccinations, chirurgie, urgences 24/7, imagerie, hospitalisation, mais aussi toilettage, pension ou conseil nutritionnel.

Les coûts exacts varient selon la ville et le standing de la clinique, mais les données de comparaison issues de pays voisins ou de structures similaires donnent un ordre de grandeur :

Service vétérinaire (ordre de prix)Fourchette estimative (USD)
Bilan annuel complet~120
Détartrage80–150
Stérilisation (chien/chat)80–150
Ablation de tumeur simple100–200
Toilettage15–40
Pension (par jour)10–15

Avant de partir, il est utile de constituer un petit “dossier médical” de votre animal (bilan sanguin, biochimie, antécédents chirurgicaux) à remettre au nouveau vétérinaire au Pérou. Souscrire une assurance santé animale peut également faire sens, les polices couvrant maladies, accidents, et parfois soins préventifs, avec un coût dépendant de l’âge, de la race et du niveau de garantie choisi.

Logement et hébergements “pet‑friendly”

Pour un séjour temporaire à l’arrivée ou pour des voyages internes, il existe une offre assez large d’hébergements acceptant les animaux : hôtels, auberges, maisons et appartements en location saisonnière. À Lima, des chaînes comme Radisson Red Miraflores, Aloft Lima Miraflores, Casa Andina ou certains hôtels Hilton affichent des politiques favorables aux animaux, moyennant parfois un supplément.

Bon à savoir :

Les plateformes comme Airbnb ou VRBO proposent des dizaines de milliers de logements au Pérou, dont une part importante accepte les animaux de compagnie. Le prix moyen pour une nuit est d’environ 97 USD, mais peut fortement varier selon le quartier et la période de l’année.

Un aperçu du marché donne une idée :

Ville / RégionNombre approximatif de locations “pet‑friendly”Prix moyen par nuit (USD)
Lima province>500 logements référencés acceptant les animaux30–300+ selon le quartier
Lince (Lima)~260 logements recensés avec avis clientsÀ partir d’environ 30–40
Cusco ville~39 logements “pet‑friendly” sur un échantillon20–100 selon la localisation

Dans les faits, les règles varient : certains établissements imposent un poids maximum, facturent un supplément fixe par séjour (par exemple 75 USD dans certains condos), exigent que l’animal ne monte pas sur les lits, ou lui interdisent l’accès aux restaurants, piscines et espaces communs. Il est prudent de contacter directement l’hébergement, même si la mention “pet‑friendly” figure sur la fiche, afin de confirmer les conditions et d’éviter les mauvaises surprises.

Se déplacer à l’intérieur du pays avec un animal

Une fois installé, vous aurez peut‑être envie d’explorer le pays avec votre compagnon. De nombreux trajets internes sont possibles en bus, en avion ou même en train, notamment sur l’axe Cusco–Machu Picchu, avec des règles là encore très variables selon les opérateurs.

Vols intérieurs

Les compagnies péruviennes qui assurent des liaisons domestiques (par exemple entre Lima et Cusco, Arequipa, Iquitos, etc.) autorisent généralement les animaux en cabine ou en soute, sous réserve de poids, d’âge (certaines exigent 8 mois d’âge minimum pour un transport en soute) et de conformité aux vaccins.

Bon à savoir :

Pour un vol intérieur, le transport d’un animal en cabine coûte généralement entre 40 et 50 USD, et est plus onéreux en soute. Deux documents sont généralement exigés : un certificat de santé datant souvent de moins de 10 jours et une preuve de vermifugation récente, parfois datant de moins de 15 jours.

Trains et bus

La desserte ferroviaire vers des sites comme Machu Picchu impose des restrictions strictes : les animaux de compagnie ne sont généralement pas autorisés dans les wagons passagers et, lorsqu’ils sont acceptés, ils voyagent en soute ou dans un compartiment séparé, en cage. De nombreux voyageurs qui souhaitent se rendre à Aguas Calientes avec un chien choisissent des itinéraires alternatifs, par exemple en combinant minibus jusqu’à Hidroeléctrica puis marche le long de la voie ferrée jusqu’au village.

Les compagnies de bus longue distance peuvent accepter les chiens et chats sous certaines conditions (caisse de transport, muselière, certificat vétérinaire), mais là encore, l’hétérogénéité des politiques impose de vérifier directement auprès de chaque opérateur.

Accès aux sites touristiques et activités possibles avec un animal

Les grands sites archéologiques incas, en particulier le sanctuaire de Machu Picchu, interdisent l’entrée des animaux de compagnie. Seuls les chiens guides spécialement formés et identifiés pour les personnes handicapées sont admis dans les zones protégées. Il en va de même pour d’autres sites majeurs comme Saqsayhuaman ou Qoricancha.

Exemple :

De nombreux espaces naturels péruviens autorisent les animaux, comme certaines randonnées dans la vallée sacrée, les sites proches de Cusco (Inkilltambo, forêts de Qenqo, aqueduc de Sapantiana), les lacs d’altitude (Huacarpay, Willcacocha, Humantay, Rainbow Mountain) et plusieurs plages de la côte (Yuyos, Pulpos, plages de Magdalena, Huanchaco, Paracas, etc.).

À Lima, les promenades le long de la Costa Verde, les parcs urbains comme le Circuito Mágico del Agua ou le parc Kennedy (où agissent des groupes de “trap‑neuter‑return” pour chats) offrent des cadres agréables pour sortir avec son chien, en respectant bien sûr les règles : laisse obligatoire, ramassage des déjections, respect des autres usagers.

Santé humaine et animale : penser aussi à votre propre protection

L’expatriation avec un animal implique de se préoccuper de sa santé, mais aussi de la vôtre. Le Pérou est classé pays à risque pour certaines pathologies (rage, fièvre jaune, typhoïde, hépatites A et B), et les systèmes de soins présentent de fortes disparités entre grandes villes et zones rurales.

Système de santé péruvien et vaccination des expatriés

Le pays dispose d’un système public structuré autour du ministère de la Santé (MINSA) et du régime d’assurance EsSalud financé par les employeurs (9 % du salaire). Un autre programme, le SIS, couvre une partie importante de la population à faible revenu (leur part est passée de 17 % en 2007 à près de 47 % en 2017). En parallèle, environ 10 % des habitants recourent à une assurance santé privée, plus coûteuse mais offrant un meilleur accès aux cliniques internationales des grandes villes.

4200

Coût annuel moyen d’une assurance santé internationale pour les expatriés au Pérou.

Les autorités de santé recommandent aux résidents étrangers de mettre à jour leurs vaccins contre l’hépatite A et B, la fièvre typhoïde, la fièvre jaune et la rage – cette dernière étant un point de vigilance pour les personnes en contact régulier avec les animaux, notamment dans les régions où circulent des chiens errants.

Le numéro d’urgence unique (ambulance, police, pompiers) au Pérou est le 105.

Gérer les risques liés aux animaux errants

Les chiens de rue, fréquents dans certaines villes et villages, peuvent être porteurs de maladies (rage, parvovirose, distemper, hépatite, parasites intestinaux, puces, tiques). Bien que les cas d’agression grave soient relativement rares – les animaux les plus agressifs étant souvent “éliminés” par l’environnement ou par l’intervention humaine – il est conseillé :

Astuce :

Pour éviter les risques de morsures ou de bagarres, il est recommandé de ne pas caresser ni nourrir les chiens et chats errants, de tenir son propre animal en laisse et à distance des autres, et de transporter au besoin une bouteille d’eau ou un bâton pour écarter deux animaux en conflit. En cas de morsure ou de bagarre, il est essentiel de consulter rapidement un vétérinaire.

Ces précautions valent aussi pour la cohabitation avec la faune sauvage locale : dans les Andes, l’archétype est le chat andin (Leopardus jacobita), félin sauvage extrêmement rare et menacé, vulnérable aux maladies transmises par les chiens domestiques.

Repartir du Pérou avec son animal : anticiper dès l’installation

Beaucoup de procédures appliquées à l’entrée au Pérou ont un pendant à la sortie. Pour exporter un chien ou un chat depuis le pays, il faut obtenir un certificat d’exportation vétérinaire délivré par SENASA, facturé actuellement 98 soles. Ce document s’ajoute aux exigences du pays de destination (par exemple, pour les États‑Unis ou l’Union européenne).

Le retour vers les États‑Unis illustre bien la complexité potentielle : comme le Pérou est classé pays à haut risque pour la rage par les CDC, les chiens doivent :

être âgés d’au moins 6 mois ;

être dûment pucés ;

être vaccinés contre la rage après la pose de la puce ;

disposer d’une attestation de vaccination antirabique conforme et d’un formulaire CDC Dog Import rempli à l’avance.

En l’absence de documentation complète, les autorités américaines peuvent imposer un titrage rabique et/ou une quarantaine de 28 jours dans une structure homologuée CDC, à la charge du propriétaire. De plus, seuls certains aéroports disposant d’installations adaptées (Atlanta, Los Angeles, Washington, New York, Miami, Philadelphie) peuvent accueillir des chiens en provenance de pays à haut risque rabique.

Pour l’Union européenne, un schéma comprenant micro‑puce, vaccination rage, titrage sérologique et délais précis s’applique, ce qui suppose de préparer le retour bien en amont – parfois six mois avant la date prévue.

Faut‑il se faire aider par une entreprise de relocation animale ?

Face à la superposition des règles du pays d’origine, des compagnies aériennes, du Pérou et, éventuellement, du pays de destination retour, beaucoup d’expatriés choisissent de déléguer une partie du processus à des spécialistes du transport international d’animaux.

Des entreprises membres de l’International Pet and Animal Transportation Association (IPATA) accompagnent, par exemple, sur :

Services de Transport Animalier

Notre accompagnement complet pour le transport international de votre animal, assurant sécurité et conformité à chaque étape.

Dossier Sanitaire

Constitution complète du dossier : certificats vétérinaires, carnets de vaccination à jour et attestations de traitements requis.

Réservation de Vols

Réservation de vols adaptés, avec des itinéraires optimisés pour réduire les escales et minimiser les risques pour l’animal.

Caisses de Transport

Fourniture de caisses de transport homologuées IATA, avec des modèles renforcés disponibles pour certaines races.

Procédures Douanières

Gestion des formalités d’exportation et d’importation : permis, validations USDA/SENASA et démarches douanières.

Logistique Porte-à-Porte

Service logistique complet incluant la livraison à domicile de votre animal à sa destination finale au Pérou.

Le coût global pour transférer un animal depuis l’Amérique du Nord vers l’Amérique du Sud se situe souvent dans une fourchette de 2 500 à 6 500 USD selon la taille de l’animal, la complexité de la route et le niveau de service (accompagnement en cabine, fret, etc.). Certaines catégories, comme les militaires en mission (PCS), peuvent bénéficier de remboursements partiels (jusqu’à 550 USD pour un transport domestique, et 2 000 USD pour un transport international, selon certains dispositifs).

L’option “professionnel de relocation” n’est pas indispensable, mais elle apporte une sécurité administrative appréciable : un document mal daté, un vaccin oublié ou un vol inadapté peuvent coûter, au final, beaucoup plus cher que des honoraires bien investis.

Construire son plan d’action d’expatriation avec animal au Pérou

Installer son chien ou son chat au Pérou ne se résume pas à un formulaire et une piqûre de rappel. C’est un projet global qui combine santé, logistique, intégration culturelle et perspective de retour.

En pratique, une feuille de route raisonnable pourrait ressembler à ceci (sans prétendre remplacer les consignes officielles) :

Astuce :

Pour un voyage réussi avec votre animal au Pérou, suivez cette chronologie : environ deux mois avant le départ, vérifiez les exigences du SENASA (autorité péruvienne), de l’USDA ou de l’autorité de votre pays, et des compagnies aériennes. Programmez avec un vétérinaire agréé la mise à jour des vaccins (rage et vaccins essentiels), la pose d’une micropuce si nécessaire, et les futurs traitements antiparasitaires. Un mois avant, réservez les vols en tenant compte des restrictions (races, poids, température, correspondances) et achetez une caisse de transport conforme aux normes IATA. Dans les deux semaines précédant le départ, faites réaliser l’examen clinique final, administrez les antiparasitaires, et obtenez et faites valider le certificat sanitaire international. À l’arrivée à l’aéroport de Lima, prévoyez du temps supplémentaire pour le passage au SENASA et les formalités de certification. Dans les jours suivant l’installation, identifiez un vétérinaire de confiance près de votre domicile, constituez un dossier pour votre animal et renseignez-vous sur les cliniques d’urgence les plus proches.

Une fois ces bases sécurisées, l’expatriation avec un animal de compagnie au Pérou devient avant tout une aventure humaine et animale, faite de promenades sur le Malecon de Miraflores, de randonnées dans la vallée sacrée, de soirées ponctuées d’aboiements lointains dans les quartiers résidentiels, et peut‑être même d’engagement auprès des associations locales de protection animale.

Bon à savoir :

Pour réussir l’installation de votre animal de compagnie au Pérou, une préparation minutieuse est essentielle. Cela implique une rigueur documentaire stricte (comme les certificats de santé et de vaccination) et une bonne compréhension des réalités locales (règlements d’importation, conditions de vie). Ces étapes permettent de concilier votre projet de vie avec le bien-être de votre animal.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer au Pérou, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités migratoires, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Amérique latine, Europe du Sud, îles offshore), la stratégie retenue a consisté à cibler le Pérou pour son coût de vie très inférieur à la France (Lima ~40–50% moins chère que Paris), sa fiscalité territoriale limitée sur certains revenus d’origine étrangère, et la possibilité d’investir dans un marché immobilier en croissance (Lima, Arequipa, Cusco). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions FR–PE), obtention du visa de résident (investisseur ou rentista), transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, agents immobiliers) et intégration patrimoniale globale pour réduire la pression fiscale tout en maîtrisant les risques (double imposition, contrôles, adaptation culturelle et juridique).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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