S’étendre sur près de 2 000 kilomètres le long de l’océan Indien, un coût de la vie relativement bas, des villes dynamiques comme Maputo et des projets gaziers géants : le Mozambique attire de plus en plus d’expatriés. Mais s’y installer ne s’improvise pas. Entre procédures de visa parfois opaques, marché du logement tendu, système de santé fragile et barrière de la langue, mieux vaut arriver préparé.
Ce guide synthétise les informations essentielles pour une installation réussie, notamment à Maputo, ville principale pour les expatriés. Il s’appuie sur des études, des données sur le coût de la vie et des retours d’expérience terrain.
Comprendre le pays avant de partir
Le Mozambique est un grand pays d’Afrique australe bordé par la Tanzanie, le Malawi, la Zambie, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud et l’Eswatini. Plus de 32 millions d’habitants y vivent, majoritairement en zone rurale, avec une forte diversité ethnique et linguistique. La capitale, Maputo, concentre la plupart des expatriés, des services privés, des banques et des meilleurs hôpitaux.
Climat, géographie et contraintes au quotidien
Le climat est tropical avec deux grandes saisons bien marquées. De novembre à avril, la saison des pluies apporte chaleur et forte humidité, avec un risque de cyclones sur la côte et de crues qui perturbent routes et services. De mai à octobre, la saison sèche est plus agréable, avec des températures plus modérées et un ciel généralement dégagé.
Pour se faire une idée, voici un exemple concret à mentionner en relation avec le contenu de l’article, incluant quelques explications si nécessaire.
| Période | Températures moyennes | Particularités |
|---|---|---|
| Juillet | 13–24 °C | Saison sèche, nuits fraîches |
| Février | 22–31 °C | Saison des pluies, chaleur et humidité |
| Juin/Juillet Maputo | ~19 °C | Conditions douces |
| Janv/Fév Maputo | ~26 °C | Chaud et humide |
Dans le nord, les pluies commencent plus tôt et durent plus longtemps. Certaines zones, comme le Parque Nacional do Limpopo, ont des conditions proches du désert chaud. Ces réalités climatiques ont des conséquences concrètes: routes impraticables pendant la saison des pluies, moustiques et malaria, difficultés d’accès à certains services en dehors des grandes villes.
Une économie en développement et de fortes inégalités
Le Mozambique fait partie des pays les plus pauvres du monde, avec un PIB par habitant inférieur à 700 dollars et une espérance de vie autour de 60 ans selon les sources. Les indices internationaux le classent très bas en termes de niveau de vie, de liberté et de perception de la corruption.
Le projet de gaz naturel liquéfié porté par TotalEnergies a des perspectives de production annuelle de dizaines de millions de tonnes.
Pour un expatrié, cela se traduit par un marché du travail très polarisé: d’un côté des salaires locaux extrêmement bas, de l’autre des packages d’expatriation attractifs dans l’énergie, les ONG et certains services. Et un double marché pour le logement, la santé et l’éducation: une offre locale très bon marché mais basique, et une offre « standard international » nettement plus coûteuse.
Visa, immigration et cadre légal : s’y retrouver
La bureaucratie mozambicaine est réputée lente et tatillonne. Mieux vaut bien anticiper les démarches d’entrée et de séjour.
Les principaux types de visas
Le Mozambique propose plusieurs catégories de visas, chacun avec un cadre bien précis:
| Type de visa | Usage principal | Durée typique | Droit de travailler ? |
|---|---|---|---|
| Visa de visite/tourisme | Tourisme, visites familiales | 30 jours (1 entrée), jusqu’à 90 jours (multi) | Non |
| Visa d’affaires | Réunions, prospection, conférences | 30 ou 60 jours | Non, pas d’emploi salarié |
| Visa de travail (Visto de Trabalho) | Emploi confirmé dans une société locale | Jusqu’à 1 an, renouvelable | Oui, pour l’employeur désigné |
| Visa de résidence | Installation de long terme, lié au permis de travail | Variable, lié au statut | Dépend du permis associé |
| Visa de transit | Transit vers un autre pays | Court, selon l’itinéraire | Non |
| Visa d’accompagnement | Conjoints et enfants à charge d’un titulaire de permis de travail | Aligné sur le permis principal | Non (à part permis distinct) |
Il n’existe pas de visa spécifique pour les « digital nomads ». Ceux qui travaillent à distance pour un employeur étranger passent en pratique par des visas de tourisme ou d’affaires, avec les limites et risques que cela implique.
Par ailleurs, les citoyens de plusieurs pays de la SADC (dont Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Malawi, Eswatini, Maurice, etc.) peuvent entrer sans visa pour des séjours touristiques de courte durée, généralement jusqu’à 90 jours.
Démarches et pièces à fournir
Les exigences varient selon le type de visa, mais on retrouve systématiquement:
Pour une demande de visa brésilien, préparez : un passeport valable au moins 6 mois après la date de retour et avec au moins deux pages vierges ; un formulaire de demande complété lisiblement en portugais, anglais ou français ; des photos d’identité récentes ; un justificatif de moyens financiers ; une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel ou bail) ; un billet retour ou de continuation de voyage. Pour un visa de long séjour, ajoutez un certificat médical et un extrait de casier judiciaire récents. Tous les documents dans une autre langue doivent être accompagnés d’une traduction en portugais réalisée par un traducteur assermenté.
Les délais varient fortement: certaines ambassades annoncent une à deux semaines pour l’examen initial, puis quelques jours ouvrables pour l’émission du visa, mais dans les faits, le processus peut s’étaler sur 2 à 8 semaines, voire jusqu’à 90 jours. Les frais ne sont pas remboursables en cas de refus.
Un point souvent méconnu: beaucoup de visas doivent être utilisés dans les 60 jours suivant leur délivrance, sous peine de perdre leur validité.
Travailler au Mozambique : permis de travail et quotas
Pour être employé légalement, un étranger a besoin à la fois:
1. D’un visa de travail pour entrer sur le territoire. 2. D’un permis de travail délivré par le ministère du Travail (MITESS).
Le système fonctionne avec des quotas de main-d’œuvre étrangère dépendant de la taille de l’entreprise:
| Taille de l’entreprise | Nombre d’employés | Part maximale de salariés étrangers |
|---|---|---|
| Petite | 1–10 | 10 % |
| Moyenne | 11–100 | 8 % |
| Grande | 101+ | 5 % |
Tant que l’employeur reste dans son quota, la procédure est plus simple. Au-delà, il doit démontrer l’absence de candidat mozambicain qualifié pour le poste, justifier longuement le recours à un expatrié et, depuis une réforme récente, prouver que l’offre d’emploi a été diffusée (via formulaire à l’INEP ou annonce publique) sans qu’aucun local adapté ne se soit présenté.
L’employeur doit d’abord obtenir une autorisation du ministère du Travail. Le futur salarié dépose ensuite une demande de visa de travail, puis sollicite un permis de séjour (DIRE) dans les 30 jours suivant son arrivée. Il est recommandé d’engager la procédure 3 à 4 mois avant la date de prise de poste.
Travailler sans autorisation expose à des amendes, à l’expulsion et, pour l’entreprise, à des sanctions pouvant nuire à sa réputation auprès des autorités.
Famille, résidence de long terme et naturalisation
Les conjoints et enfants à charge d’un expatrié en règle peuvent obtenir un visa d’accompagnement et un permis de résidence corrélé. Ils doivent prouver le lien familial (actes de mariage, de naissance) et démontrer que le titulaire du permis dispose de ressources suffisantes.
Une résidence permanente devient envisageable après environ cinq années de séjour légal continu, sous réserve de casier judiciaire vierge et de moyens de subsistance stables. La procédure est longue et, en pratique, peu d’expatriés vont jusqu’à la demande de citoyenneté, qui n’est pas un prolongement automatique du permis de travail.
Coût de la vie : un pays abordable, une vie d’expat chère
Les chiffres de coût de la vie confirment une réalité fréquente dans les pays pauvres: la vie locale est bon marché, mais maintenir un mode de vie « occidental » fait vite grimper la note.
Budgets types et comparaison internationale
Les données compilées sur plusieurs villes mozambicaines indiquent qu’un expatrié seul dépense en moyenne entre 1 200 et 3 000 dollars par mois selon la ville, le niveau de confort et le type de logement. Au-delà de 3 000 dollars mensuels, on parle d’un niveau de vie très élevé par rapport au standard local.
Pour donner des ordres de grandeur:
| Profil | Coût mensuel moyen (avec loyer) | Observations |
|---|---|---|
| Personne seule (toutes villes) | 900–1 400 USD | Selon source et type de logement |
| Couple | ~1 900 USD | |
| Famille de 4 personnes | 2 000–2 700 USD | Confortable mais hors scolarité internationale |
La capitale Maputo est plus chère que la moyenne nationale, mais reste beaucoup moins coûteuse que de grandes métropoles occidentales: environ 73 % moins cher que New York, plus de 50 % moins cher que Toronto ou Dublin. En revanche, certaines villes du nord comme Pemba affichent un niveau de vie jusqu’à 30 % plus élevé que Maputo, notamment à cause du boom pétrolier et gazier.
Informations clés sur le salaire net moyen et les considérations budgétaires pour les expatriés
Le salaire net moyen réel dans le pays se situe autour de 170–400 dollars par mois selon les sources.
Ce montant est largement insuffisant pour couvrir un budget type d’expatrié.
Les expatriés non rémunérés en devise ou sans package international peuvent se retrouver très vite contraints financièrement.
Logement : poste de dépense n°1
Le logement absorbe une part très importante du budget, surtout à Maputo où l’offre de qualité est rare et très demandée. Le marché est peu régulé, avec peu de protections pour les locataires et de fréquentes hausses de loyer.
On peut synthétiser les ordres de grandeur comme suit:
| Type de logement (Maputo) | Zone | Loyer mensuel moyen |
|---|---|---|
| Studio 45 m² meublé | Quartier cher | ~770 USD |
| Studio 45 m² meublé | Quartier « normal » | ~425 USD |
| 1 chambre meublée | Centre-ville | 440–750 USD |
| 1 chambre meublée | Hors centre | 260–520 USD |
| 3 chambres | Centre-ville | 800–1 580 USD |
| 3 chambres | Hors centre | 470–1 100 USD |
| Villa haut de gamme (Polana, Sommerschield) | Quartier expatrié | 2 000–3 000 USD |
| Appartement simple (Alto-Maé, Baixa, quartiers populaires) | Quartier plus modeste | 200–400 USD |
Dans certaines villes plus petites, comme Nampula, des loyers autour de 400–1 000 dollars existent, avec parfois des logements de piètre qualité même à plus de 400 dollars par mois. À Pemba, les prix peuvent dépasser 2 500 dollars pour un appartement meublé en quartier « cher ».
Les dépôts de garantie sont généralement élevés, équivalant à un à trois mois de loyer (souvent trois dans les quartiers prisés), et doivent être payés d’avance. Il est fréquent que le propriétaire demande également un mois de loyer en avance. Pour les expatriés, il est conseillé de négocier la prise en charge du bail ou au moins du dépôt de garantie par leur entreprise.
Charges, internet et dépenses courantes
Les coûts de base restent modérés mais montent vite si l’on exige une connexion internet performante, une climatisation ou un confort proche des standards européens.
Quelques repères:
| Poste de dépense | Coût moyen |
|---|---|
| Électricité + eau + déchets (85 m²) | ~155 USD / mois |
| Électricité + eau (studio) | 80–90 USD / mois |
| Internet fixe haut débit (60 Mbps+) | 70–130 USD / mois |
| Forfait mobile avec 10 Go+ | 500–1 500 MZN (environ 8–25 USD) |
| Électricité moyenne (toutes villes) | ~22 USD / mois |
| Eau moyenne (toutes villes) | ~15 USD / mois |
L’infrastructure électrique est fragile: les coupures sont fréquentes, même à Maputo et Matola. Beaucoup de maisons d’expatriés disposent de générateurs diesel ou de systèmes solaires de secours. L’eau du robinet n’est pas potable: il faut la faire bouillir/filtrer ou acheter de l’eau en bouteille, ce qui alourdit légèrement le budget.
Sur le plan alimentaire, la différence de prix entre les produits locaux et importés est frappante. Les fruits tropicaux, les légumes, le riz et le poisson local sont bon marché, mais les fromages, vins et produits de marque européens ou sud-africains peuvent coûter autant, voire plus qu’en Europe.
Quelques exemples de prix alimentaires:
| Produit | Prix indicatif |
|---|---|
| Déjeuner simple en quartier d’affaires | ~6–7 USD |
| Repas bon marché au restaurant | 9–11 USD |
| Menu complet pour deux (restaurant moyen) | 35–54 USD |
| Poulet (1 kg, blanc) | ~5 USD |
| Lait (1 L) | 1,5–1,8 USD |
| Douzaine d’œufs | 2–2,2 USD |
| Fromage local (500 g) | 7–10 USD |
| Bière locale (0,5 L supermarché) | ~1 USD |
| Bouteille de vin correct | ~8–10 USD |
Pour les loisirs, les prix restent très abordables par rapport à l’Europe: un cocktail en centre-ville tourne autour de 4 dollars, une séance de cinéma à 5–7 dollars, un abonnement de salle de sport autour de 35–50 dollars par mois.
Santé, assurance et dépenses médicales
Les soins de base en clinique privée restent accessibles: une consultation courte chez un médecin privé coûte une trentaine de dollars, un rapatriement sanitaire peut facilement dépasser 25 000 dollars, voire atteindre plus de 100 000 dollars.
De ce fait, une assurance santé internationale complète avec évacuation est considérée comme indispensable. Les budgets moyens observés pour les expatriés se situent autour de:
| Poste de santé privé | Coût mensuel moyen (toutes villes) |
|---|---|
| Assurance santé internationale | ~95 USD (40–190 USD) |
| Médicaments sur ordonnance | ~50 USD (10–180 USD) |
| Médecins et dentistes | ~55 USD (15–140 USD) |
Les familles avec enfants, les personnes avec problèmes de santé chroniques ou les expatriés travaillant dans des zones reculées doivent prévoir des niveaux de couverture élevés, incluant explicitement l’évacuation aérienne vers l’Afrique du Sud.
Habiter au Mozambique : où vivre, comment se loger
Le choix du quartier et du type de logement est décisif pour la qualité de vie. La plupart des expatriés se concentrent à Maputo, dans quelques quartiers bien identifiés.
Les quartiers phares de Maputo
Historiquement, la ville est divisée entre la « Cidade cimento » (quartier colonial, proche de la mer, rues planifiées, bâtiments en dur) et les zones de type « caniço » plus informelles, à l’intérieur des terres. La plupart des expatriés résident dans la Cidade cimento, où se trouvent les ambassades, les grandes entreprises, les écoles internationales et les meilleurs hôpitaux privés.
Parmi les quartiers les plus prisés:
Présentation des principaux quartiers de Maputo appréciés par la communauté expatriée, avec leurs caractéristiques, avantages et ambiance.
Quartier emblématique avec immeubles modernes, restaurants, cafés, boutiques, centre commercial Polana Shopping Center, ambassades et écoles internationales. Ambiance sûre et niveau de vie élevé.
Zone résidentielle haut de gamme avec villas spacieuses, ambassades, parc de Cronistas, accès rapide aux centres d’affaires et présence de l’hôpital privé Lenmed. Loyers parmi les plus élevés et vacance locative très faible.
Quartier central mixte combinant logements, commerces et services comme la clinique privée AYAmed. Moins luxueux mais bien placé et en pleine évolution.
Centre historique et commercial avec marchés, gare et bâtiments coloniaux. Offre une vie urbaine et locale, mais plus exposé à la petite criminalité.
Bande côtière orientée plage et loisirs, avec restaurants de fruits de mer et vie nocturne animée. Zone en développement avec de grands projets immobiliers.
Intégré à Costa do Sol, ce quartier résidentiel calme est apprécié des familles pour son compromis entre plage, tranquillité et loyers plus abordables.
Des quartiers comme Alto Maé ou Malhangalene offrent des maisons et appartements plus abordables, souvent occupés par une classe moyenne urbaine et des expatriés au budget plus limité.
Une recherche de logement souvent compliquée
Le pays souffre d’une pénurie de logements adaptés à la demande des expatriés, surtout à Maputo. Les appartements sont souvent vastes, mais l’entretien, la sécurité, la qualité des finitions et la fiabilité des services (eau, électricité, internet) peuvent laisser à désirer.
La recherche d’un logement repose largement sur les réseaux informels comme le bouche-à-oreille, les groupes d’expatriés ou les annonces dans les cafés et clubs fréquentés par les étrangers. Les portails immobiliers en ligne (Property24, Mozambique Houses, Jumia MZ, Mais Vendas) sont un point de départ utile, mais peuvent ne pas refléter fidèlement la réalité du marché ou la qualité des biens.
Les agences immobilières existent, surtout pour le segment moyen/haut de gamme, mais sont peu régulées et facturent des commissions élevées. De nombreux expatriés se tournent vers des sociétés de relocation qui se chargent de tout le processus: présélection de logements, visites, vérification de la sécurité, négociation, ouverture des compteurs d’eau et d’électricité, choix d’un fournisseur internet, etc.
Contrat de location, dépôts et aspects légaux
Les baux sont en général conclus pour un an renouvelable, parfois plus. Ils sont presque toujours rédigés en portugais, ce qui impose de se faire accompagner par un collègue bilingue, un avocat ou un traducteur pour éviter les mauvaises surprises.
On distingue schématiquement deux marchés:
– Un marché formel dans les quartiers chers, avec contrats écrits, souvent signés devant notaire.
– Un marché informel dans les zones populaires ou périurbaines, régi par des accords oraux – la majorité des locataires à Maputo vivraient ainsi, ce qui complique tout recours en cas de conflit.
Les dépôts de garantie peuvent atteindre trois mois de loyer (souvent intégrant le premier mois), ce qui représente une somme importante. Il est fortement recommandé de:
Pour optimiser la restitution de votre dépôt de garantie, il est conseillé de réaliser un état des lieux détaillé et photographique à l’entrée dans les lieux. Il faut également clarifier par écrit les responsabilités financières concernant les réparations, la peinture ou les équipements endommagés. Enfin, il est prudent de se renseigner au préalable sur les pratiques locales, car la restitution peut parfois être lente ou partielle.
Les baux servent aussi de pièce justificative pour les visas de long séjour et les permis de séjour (DIRE). Un document appelé « Boletim Individual de Alojamento » peut être requis par les services d’immigration pour attester du logement du demandeur.
Services, sécurité et vie quotidienne au domicile
La plupart des logements d’expatriés sont situés dans des immeubles ou résidences sécurisés: gardiens à l’entrée, clôtures, parfois service de sécurité privé. Dans un contexte où les cambriolages et vols de véhicules ne sont pas exceptionnels, cela offre une tranquillité appréciable.
Les coupures de courant conduisent beaucoup de foyers à installer des générateurs ou des batteries solaires. Le gaz en bouteille est très utilisé pour la cuisson, avec des points de recharge ou d’échange dans la ville, parfois avec livraison.
L’emploi de personnel de maison est courant dans la classe moyenne supérieure et parmi les expatriés: femme de ménage (empregada), nounou (baba), chauffeur. Un salaire d’environ 350 dollars par mois pour une employée de maison à plein temps est fréquemment cité, ce qui reste élevé pour un standard local mais abordable pour un salaire en devise. Il est important de déclarer ces employés correctement, de respecter les droits du travail et de cotiser au système de sécurité sociale (INSS) si nécessaire.
Santé : risques, système et stratégie pour les expatriés
Le système de santé public mozambicain a fait des progrès depuis la fin de la guerre civile, mais reste insuffisant: manque de personnel, infrastructures limitées, fortes disparités régionales, pénurie de médicaments. La majorité de la population dépend de services de base, souvent loin de leur domicile.
Les expatriés, eux, n’ont légalement pas accès au système public et doivent se tourner vers le secteur privé.
Secteur public et réalités sanitaires
Le pays fait face à une charge de maladies élevée: malaria, VIH/sida, tuberculose, choléra, infections respiratoires et diarrhéiques restent parmi les premières causes de mortalité. Les hôpitaux centraux de Maputo, Beira et Nampula représentent le sommet de la pyramide publique, mais fonctionnent avec des moyens très contraints.
En dehors des grandes villes, les distances, l’état des routes et la disponibilité de personnel qualifié constituent autant d’obstacles. De nombreuses études soulignent que près d’un tiers des Mozambicains qui déclarent un besoin de soins renoncent à consulter, principalement à cause de la distance, du coût du transport ou du manque de structure accessible.
Offres privées pour expatriés
Le secteur privé, encore limité en volume, s’est développé surtout à Maputo et dans quelques grandes villes. À Maputo, plusieurs établissements sont devenus des points de référence pour les étrangers:
Principaux hôpitaux et cliniques privés de la capitale mozambicaine, offrant une gamme de services allant de la médecine générale aux spécialités et à l’urgence.
Hôpital moderne situé à Sommerschield II, disposant de services de réanimation, d’une maternité, d’une radiologie avancée (scanner et IRM) et de divers services spécialisés.
Ensemble de cliniques et hôpitaux privés (Clinica de Especialidades, Clinica da Sommerschield, AYAmed) couvrant la médecine générale, certaines spécialités, la chirurgie et les services d’urgence.
Les cliniques d’International SOS à Maputo et Pemba assurent également des consultations, une stabilisation en urgence et l’organisation d’évacuations médicales.
Le niveau de ces établissements est sans commune mesure avec celui du secteur public: meilleure hygiène, équipements plus récents, délais plus courts, plus grand nombre de praticiens parlant anglais. Toutefois, même les meilleurs hôpitaux privés du pays atteignent vite leurs limites face à des pathologies très complexes, des accidents graves ou certains types de chirurgie spécialisée.
Dans ces cas, la pratique courante est l’évacuation vers l’Afrique du Sud, principalement Johannesburg, qui concentre des hôpitaux de référence et des équipements lourds. Des opérateurs comme Air Rescue, Netcare 911 ou Medi Response organisent des évacuations par avion sanitaire depuis le Mozambique.
Assurance santé: un impératif absolu
Pour un expatrié, s’installer sans une assurance santé internationale robuste est extrêmement risqué. Idéalement, une police adaptée au Mozambique doit:
Pour une expatriation en Afrique, il est essentiel de souscrire une assurance santé internationale. Celle-ci doit couvrir les soins dans les cliniques et hôpitaux privés locaux, inclure les garanties hospitalisation, médecine de ville, maternité, soins dentaires et optiques. Elle doit également prévoir explicitement et financer l’évacuation médicale par avion (vers l’Afrique du Sud ou autre) et le rapatriement, avec une couverture minimale de 100 000 dollars pour cette garantie cruciale. Une assistance d’urgence disponible 24h/24 et 7j/7 via un numéro dédié est indispensable.
Le marché local de l’assurance santé reste peu développé et parfois peu régulé. Il existe des « plans de santé » bon marché, mais certains prestataires privés refusent de traiter leurs assurés en raison de retards de paiement. Les grandes compagnies internationales (Cigna, Allianz, AXA, Bupa, etc.) proposent des produits mieux adaptés à l’expatriation, souvent via des courtiers spécialisés.
Prévention, vaccinations et maladies fréquentes
Le Mozambique est une zone de malaria endémique, avec un risque toute l’année, renforcé pendant la saison des pluies. La protection repose sur plusieurs niveaux:
Avant le départ, consultez un médecin pour discuter d’un traitement prophylactique adapté (doxycycline, méfloquine, etc.). Sur place, protégez-vous systématiquement des piqûres de moustiques avec des moustiquaires imprégnées, des répulsifs à base de DEET et des vêtements couvrants le soir. En cas de symptômes comme de la fièvre, des maux de tête ou une fatigue intense pendant ou après le voyage, consultez rapidement un médecin et faites réaliser un test sanguin.
L’eau du robinet n’étant pas potable, il faut impérativement boire de l’eau bouillie, filtrée ou embouteillée, et prendre des précautions alimentaires élémentaires pour limiter le risque de choléra, dysenterie ou autres maladies diarrhéiques.
Les autorités sanitaires et les spécialistes recommandent d’être à jour sur:
– Vaccins de base: tétanos, diphtérie, polio, rougeole, oreillons, rubéole.
– Vaccins « voyageur »: hépatite A, typhoïde, éventuellement hépatite B et rage selon l’exposition.
– Vaccin fièvre jaune: exigé uniquement si l’on arrive d’un pays où la maladie est endémique.
Le VIH est très présent dans la population; l’usage du préservatif et la prudence dans les pratiques à risque s’imposent.
Pour un séjour de long terme, il est judicieux de réaliser un bilan de santé complet, de régler toute intervention dentaire ou chirurgicale non urgente avant le départ et d’emmener une réserve de médicaments essentiels, accompagnée des ordonnances.
La langue officielle du Mozambique est le portugais, mais le pays abrite plusieurs dizaines de langues bantoues (Makhuwa, Changana, Sena, Nyanja, etc.). Environ la moitié de la population parle portugais, mais seuls 15–20 % l’ont comme langue maternelle, surtout en zone urbaine et dans le sud.
Pour un nouvel arrivant, cela a plusieurs implications:
– À Maputo, une bonne maîtrise du portugais facilite grandement les démarches administratives, l’accès aux services et les relations de travail.
– L’anglais n’est parlé que par une petite minorité (quelques pourcents), même si la situation s’améliore dans le tourisme, les affaires et les milieux expatriés.
– En dehors des grandes villes, on se retrouve souvent face à des interlocuteurs parlant essentiellement une langue locale et un portugais plus ou moins approximatif.
Pourquoi apprendre le portugais rapidement
Maîtriser le portugais est la clé pour:
Pour une intégration réussie, il est essentiel de savoir gérer les documents administratifs, les contrats et les factures. Il faut également pouvoir accomplir les tâches quotidiennes comme les courses ou faire appel à des services. Élargir son réseau social au-delà de la communauté expatriée et comprendre les nuances culturelles et les codes sociaux locaux sont tout aussi importants.
Même sans viser la perfection, apprendre les salutations et expressions de base permet d’instaurer un climat de confiance. Le Mozambique a une culture de la politesse et du contact; un « Bom dia », « Tudo bem? » ou « Obrigado » bien placé fait beaucoup.
Quelques phrases utiles pour débuter:
– « Bom dia » (bonjour le matin), « Boa tarde » (bonjour l’après-midi), « Boa noite » (bonsoir).
– « Como estás? » ou « Tudo bem? » (comment vas-tu ? / ça va ?).
– « Por favor » (s’il vous plaît), « Com licença » (excusez-moi), « Desculpa » (pardon).
– « Eu quero… » (je voudrais…), « Eu não falo muito português » (je ne parle pas très bien portugais).
L’accent mozambicain se rapproche de l’européen, avec des particularités phonétiques influencées par les langues locales, ce qui peut surprendre au début mais s’apprend rapidement avec la pratique.
Vie quotidienne, habitudes et sécurité
La culture mozambicaine mélange héritage africain, influence portugaise et apports indiens et arabes. Le rythme de vie est généralement plus lent et moins conflictuel que dans de nombreux pays occidentaux. Les gens sont souvent décrits comme chaleureux, polis et non-confrontationnels.
Dans les villes, une pause autour de midi est courante. Les marchés sont centraux pour les achats et la vie sociale. Y faire ses courses permet de réduire la facture alimentaire et de découvrir les produits locaux comme le manioc, le maïs, le riz, les haricots, les fruits tropicaux, les poissons et les fruits de mer.
Côté cuisine, quelques spécialités s’imposent vite:
– Matapa: ragoût de feuilles de manioc, crevettes, cacahuètes et lait de coco.
– Poulet grillé au peri peri.
– Sandwich prego.
– Poisson grillé et fruits de mer, notamment les crevettes.
Sur le plan de la sécurité, le Mozambique n’est pas exempt de risques. Dans les grandes villes comme Maputo, Beira, Nampula ou Nacala, on observe:
L’exemple illustre la gradation des délits et crimes, allant de la petite délinquance (pickpockets, vols de sacs, cambriolages) et des vols de pièces détachées de voitures, jusqu’à des actes plus violents comme des braquages ou agressions nocturnes dans certaines zones. Il mentionne également la hausse préoccupante des enlèvements crapuleux, ciblant particulièrement les hommes d’affaires aisés.
Les mouvements terroristes actifs dans la province de Cabo Delgado, au nord, rendent certains districts totalement déconseillés. Les recommandations officielles invitent à éviter tout déplacement non essentiel dans plusieurs districts de Cabo Delgado, Nampula et Niassa, à l’exception de Pemba qui reste accessible mais sous vigilance.
À Maputo même, des zones comme certains tronçons de l’Avenida Marginal sont déconseillées de nuit à pied. Un couvre-feu est en vigueur sur plusieurs plages urbaines (dont Costa do Sol) entre 19 h et 5 h, après une série de crimes violents.
Les précautions de base restent efficaces:
– Éviter de marcher seul la nuit, surtout dans les zones peu éclairées.
– Ne pas exhiber bijoux, téléphones haut de gamme ou grosses sommes d’argent.
– Utiliser des taxis connus ou des VTC plutôt que d’arrêter une voiture au hasard.
– Privilégier les logements sécurisés (gardiennage, clôtures, accès contrôlé).
Travailler, faire des affaires et gérer son argent
Les opportunités professionnelles se concentrent autour de quelques secteurs:
– Énergie et ressources (gaz, charbon, mines).
– Grandes ONG et agences de développement.
– Projets liés aux infrastructures, aux télécoms, à l’agriculture.
– Services, notamment santé privée, éducation internationale, tourisme.
Marché du travail pour expatriés
Les expatriés sont souvent recrutés sur des postes très qualifiés ou de management dans les secteurs énergétiques et miniers, ou dans les ONG internationales (Care, World Vision, Save the Children, VSO, SNV, etc.). Le projet de LNG au nord du pays génère des besoins massifs en ingénieurs, techniciens, logistique, sécurité, santé et services de support, avec certains contrats en rotation (28 jours sur site / 28 jours off) plutôt qu’en expatriation familiale.
Pour recruter un salarié étranger, les entreprises doivent d’abord démontrer qu’aucun candidat mozambicain n’est apte à occuper le poste. Cette justification passe par le système de quotas ou, à défaut, par la procédure ‘hors quota’. Dans ce contexte, la maîtrise du portugais, langue officielle du pays, constitue fréquemment un critère avantageux et décisif pour le candidat.
Le télétravail pour un employeur étranger, en mode « nomade digital », reste une zone grise du point de vue migratoire, mais beaucoup de freelances et consultants internationaux l’envisagent avec prudence, s’appuyant sur les hôtels et cafés de Maputo proposant du Wi-Fi correct et sur des espaces de coworking.
Ouvrir un compte en banque et gérer ses revenus
Plusieurs grandes banques opèrent dans le pays: Millennium bim, Standard Bank, BCI, Moza Banco, FNB, First Capital Bank, entre autres. Leur réseau est principalement urbain, avec une forte concentration à Maputo.
Pour ouvrir un compte, il faut généralement: un document d’identité valide, des justificatifs de domicile, et éventuellement un bulletin de salaire ou d’autres preuves de revenus.
Pour ouvrir un compte bancaire au Mozambique, les particuliers doivent fournir plusieurs documents justificatifs. Voici la liste des pièces généralement demandées par les établissements bancaires.
Un passeport valide est nécessaire pour l’identification du demandeur.
Un numéro d’identification fiscale (NUIT) obtenu auprès de l’administration fiscale locale.
Un justificatif d’adresse récent (facture d’eau, d’électricité, etc.).
Pour les salariés : un contrat de travail ou des fiches de paie récentes.
Pour les non-résidents : parfois une lettre de référence de la banque d’origine (‘Carta Abonatória’).
Les résidents peuvent avoir des comptes en metical (MZN), mais aussi en devises (USD, EUR, ZAR), sous réserve des règles de contrôle des changes. Les non-résidents peuvent également ouvrir des comptes, mais les fonds doivent provenir de l’étranger.
Les transferts et retraits de devises sont encadrés, avec des plafonds pour les retraits en cash et des exigences documentaires dès que les montants deviennent importants. Dans la pratique, beaucoup d’expatriés sont payés sur un compte à l’étranger et transfèrent au Mozambique juste ce qu’il faut pour couvrir leurs dépenses locales.
Les cartes bancaires fonctionnent dans les principaux hôtels, restaurants et supermarchés de Maputo, mais la prudence reste de mise face à la fraude et aux skimmers sur certains distributeurs. Dans les zones plus rurales, le cash reste roi.
Éducation pour les enfants d’expatriés
Le système public mozambicain souffre de sous-financement chronique, de classes surchargées et de résultats très faibles en lecture et mathématiques au primaire. La langue d’enseignement est le portugais, que la plupart des enfants ne maîtrisent pas à l’entrée à l’école, ce qui génère de forts taux d’échec et d’abandon.
Les familles expatriées choisissent presque toujours l’école internationale.
Les grandes options à Maputo et Matola
La capitale concentre la majorité des établissements offrant des programmes reconnus à l’international:
Panorama des principaux établissements scolaires internationaux proposant des programmes variés à Maputo et ses environs.
Située à Costa do Sol, propose l’ensemble du cycle IB (PYP, MYP, DP) pour les 3-18 ans. Compte plus de 70 nationalités représentées.
Fondée en 1975, suit le curriculum britannique et les programmes Cambridge (IGCSE, A-Levels).
Unique établissement à proposer l’intégralité du programme de l’Éducation nationale française, homologué par l’AEFE.
Établissement proposant le programme IB avec possibilité d’internat, réputé pour la qualité de ses résultats au diplôme.
Enko Maputo, Willow, Woodrose, Grandeur, Escola Portuguesa de Moçambique. Programmes portugais, mozambicains, Cambridge ou Calvert, souvent avec enseignement bilingue.
Dans d’autres villes (Beira, Nampula, Pemba, Tete, Chimoio), l’offre existe mais reste plus limitée, avec quelques écoles internationales (Stella Maris, Chimoio International School, Emerald, Young Gemynds, etc.), souvent centrées sur le curriculum Cambridge.
Coûts et aspects pratiques
Les frais de scolarité représentent l’un des postes les plus lourds pour une famille expatriée. Les fourchettes observées pour les écoles internationales sérieuses se situent généralement entre 8 000 et 20 000 dollars par an et par enfant, parfois davantage pour les classes supérieures ou les internats.
Certaines écoles privées mozambicaines proposent des frais de scolarité annuels autour de 700 à 900 dollars.
Compte tenu de la forte demande sur les bonnes écoles de Maputo, les places sont limitées. Il est vivement conseillé:
– D’entamer les démarches d’inscription dès la signature du contrat d’expatriation.
– De visiter les établissements si possible.
– De négocier une « school allowance » dans le package d’expatriation.
Les enfants mineurs rejoignant un parent expatrié sont couverts par son permis de résidence et n’ont en principe pas besoin de visa d’études distinct pour l’école primaire ou secondaire. En revanche, ceux qui viennent faire des études supérieures dans des universités mozambicaines doivent demander un visa étudiant spécifique. L’enseignement supérieur se fait en portugais, principalement à l’Université Eduardo Mondlane et à l’Université Pédagogique de Maputo.
Se déplacer, conduire et voyager dans le pays
Circuler au Mozambique demande une certaine adaptation. La conduite s’effectue à gauche, les routes varient de l’autoroute correcte à la piste défoncée, et les transports publics sont rudimentaires.
Conduite et voiture personnelle
Pour un séjour court (jusqu’à 90 jours), un permis de conduire international associé au permis national est accepté. Pour un séjour plus long, il faut obtenir un permis local auprès de l’Institut National des Transports Terrestres.
Les risques principaux sur la route:
– Potholes, signalisation déficiente, éclairage insuffisant.
– Comportements dangereux (excès de vitesse, dépassements hasardeux).
– Piétons, animaux, véhicules en mauvais état circulant sans éclairage.
– Inondations et chaussées dégradées pendant la saison des pluies.
Il est vivement déconseillé de conduire de nuit hors des villes. Un véhicule 4×4 est presque indispensable pour les déplacements fréquents hors des axes principaux, car certaines routes deviennent impraticables lors des pluies.
Les contrôles de police sont fréquents: il faut toujours avoir sur soi papiers du véhicule, assurance, permis, gilets et triangles de signalisation. Une assurance au tiers est obligatoire, et des tentatives d’extorsion ou de corruption ne sont pas rares; mieux vaut rester calme, courtois et exiger un reçu pour toute amende.
Transports publics et taxis
Les transports collectifs reposent principalement sur les minibus appelés chapas: bon marché, omniprésents dans toutes les villes, mais souvent bondés, mal entretenus et peu sûrs. Pour un expatrié, ils peuvent être utiles pour de courtes distances diurnes accompagnées, mais ne constituent pas une solution confortable ou sécurisée au quotidien.
À Maputo, les taxis officiels et les services de VTC sont une option de transport courante. Leurs tarifs sont généralement raisonnables, mais il est souvent nécessaire de négocier le prix du trajet à l’avance, car les véhicules sont fréquemment dépourvus de compteur. Pour plus de sécurité et éviter les mauvaises surprises, il est conseillé d’utiliser les prestataires recommandés par votre hôtel, votre entreprise ou d’autres expatriés de confiance.
Pour les longues distances, les bus interurbains et les trains existent, mais restent lents, souvent surchargés et peu adaptés aux standards de confort occidentaux. Dans la pratique, de nombreux expatriés optent pour l’avion entre les grandes villes, via la compagnie nationale LAM ou d’autres opérateurs, malgré des tarifs parfois élevés et des horaires changeants.
Des ferries et bateaux traditionnels (dhows) desservent certaines îles, comme Inhaca, mais les normes de sécurité sont variables; il faut se renseigner sur l’état des bateaux et la réputation des opérateurs.
S’intégrer dans la communauté expatriée et locale
Malgré les défis, le Mozambique – et particulièrement Maputo – offre une vie sociale riche pour qui sait s’ouvrir et utiliser les bons réseaux.
Des plateformes comme InterNations, Expat.com ou des applications de rencontre amicale permettent de rencontrer d’autres expatriés, de partager des conseils sur les quartiers, les écoles, les médecins ou les prestataires. Des clubs, associations et cercles informels se réunissent régulièrement autour de centres d’intérêt (sport, littérature, vie culturelle, entraide).
Bien que l’anglais soit courant, faire l’effort de parler portugais, même quelques mots, facilite les relations avec les collègues, voisins et commerçants mozambicains. Le respect des codes de politesse, du rythme et de la culture locale est très apprécié et se traduit souvent par une grande hospitalité de la part des Mozambicains.
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S’installer au Mozambique tant qu’expatrié, c’est accepter un certain niveau d’incertitude et d’imperfections structurelles, en échange d’une expérience riche: climat agréable, plages intactes, cuisine savoureuse, sentiment d’aventure et rôle concret dans un pays en pleine transformation. Une préparation minutieuse – sur le plan administratif, financier, sanitaire et linguistique – permet de transformer ce pari en réussite durable.
Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaite changer de résidence fiscale en s’installant au Mozambique afin d’optimiser sa fiscalité et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, délocalisation, structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations (Portugal, Île Maurice, Afrique du Sud, Cap-Vert), la stratégie retenue consiste à cibler le Mozambique pour son régime fiscal attractif pour les non‑résidents, son coût de vie nettement inférieur à celui de la France (Maputo ~40% moins cher que Paris) et son potentiel de rendement immobilier et touristique en développement. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions de non‑double imposition FR‑MZ), obtention de la résidence via investissement ou achat de résidence principale, organisation de la couverture santé internationale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français et mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable, agents immobiliers) pour sécuriser et intégrer le patrimoine dans une stratégie globale de diversification internationale.
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