Poser ses valises au Liban tant qu’expatrié, c’est accepter un pays de contrastes extrêmes : une hospitalité réputée, une vie culturelle effervescente et un cadre méditerranéen séduisant, mais aussi une crise économique profonde, une monnaie instable et un contexte sécuritaire à surveiller de près. Ce guide propose un tour d’horizon très concret pour préparer une installation au Liban, en particulier à Beyrouth, sans occulter les difficultés du moment.
Comprendre le contexte : atouts et fragilités du Liban
S’installer au Liban ne s’improvise pas. Le pays compte environ 6 millions d’habitants pour à peine plus de 10 000 km², avec une forte densité de population concentrée autour de Beyrouth, son centre économique et culturel. L’histoire millénaire, les vestiges phéniciens, grecs, romains ou ottomans, la diversité religieuse (18 communautés reconnues) et la pluralité linguistique (arabe, français, anglais) en font un endroit unique au Proche-Orient.
Pourcentage de perte de valeur de la livre libanaise en un an et demi, au cœur de la crise financière sévère que traverse le pays.
Le tableau ci-dessous résume quelques indicateurs clés utiles à un expatrié.
| Indicateur | Valeur / Situation |
|---|---|
| Population totale | Environ 6 millions |
| Population de Beyrouth | Environ 2 à 2,4 millions |
| Superficie | 10 452 km² |
| Monnaie officielle | Livre libanaise (LBP) |
| Régime politique | Démocratie parlementaire à partage confessionnel du pouvoir |
| Indice de sécurité (Liban) | 35 (risque global jugé élevé) |
| Indice de sécurité (Beyrouth) | 54 (risque global moyen) |
| Visiteurs annuels | Environ 1,16 million de touristes |
| Climat | Méditerranéen : étés chauds, hivers doux et pluvieux |
Pour un projet d’expatriation, il est essentiel de ne pas se limiter au cliché de la « Paris de l’Orient » : il faut intégrer la dimension économique, sécuritaire et administrative dans ses préparatifs.
Formalités d’entrée, visa et travail
Avant d’acheter un billet, il faut clarifier le statut sous lequel vous comptez entrer et rester au Liban : touriste, salarié, étudiant, investisseur, conjoint de Libanais, etc. Les régimes de visa sont nombreux et parfois complexes.
Entrer au Liban : passeport, visa et conditions
En pratique, la plupart des étrangers ont besoin d’un visa pour entrer. Certains bénéficient d’un visa à l’arrivée, d’autres doivent impérativement obtenir une autorisation préalable.
Les règles varient selon la nationalité, mais plusieurs points essentiels concernent tous les expatriés potentiels :
– le passeport doit être valide au moins 3 mois après la fin prévue du séjour, avec au moins deux pages vierges ;
– tout passeport portant un visa ou un tampon israélien entraîne un refus d’entrée, voire une détention pour interrogatoire ;
– les « visa runs » (sortir du pays quelques jours pour réinitialiser la durée de séjour) ne sont pas acceptés : le Liban peut refuser l’entrée à ceux qui en abusent.
Les ressortissants de nombreux pays européens, nord-américains, australiens et asiatiques peuvent obtenir un visa d’un mois renouvelable deux fois à leur arrivée au Liban. Pour cela, ils doivent présenter un passeport valide sans trace de voyage en Israël, un billet retour, une adresse de séjour sur place et un numéro de téléphone local ou un contact.
D’autres nationalités doivent obtenir, avant le voyage, une autorisation de la Sûreté générale (Direction générale de la sécurité générale) ou déposer un dossier complet auprès de l’ambassade libanaise, avec des délais pouvant atteindre plusieurs semaines.
Enfin, les personnes d’origine libanaise munies d’une carte d’identité libanaise, d’un passeport (même expiré) ou d’un document d’état civil libanais sont dispensées de visa, même si elles voyagent avec un passeport étranger.
Travailler au Liban : permis de travail et résidence
Exercer une activité professionnelle au Liban implique presque toujours un double dispositif : un visa d’entrée adapté et un permis de travail, accompagné d’un titre de séjour.
Au Liban, le principe veut que l’employeur local agisse en tant que sponsor pour un employé étranger. Concrètement, c’est cet employeur qui est responsable des démarches administratives et légales nécessaires, comme l’obtention du permis de travail et du visa, et qui garantit le respect des conditions d’emploi et de séjour.
– doit déposer une demande de pré-approbation auprès du ministère du Travail, en justifiant le recours à un étranger (théoriquement faute de candidat local adéquat) ;
– fournit à l’administration les documents de l’entreprise (registre du commerce, attestations diverses, lettre de motivation pour l’embauche) ;
– veille au dépôt du dossier auprès de la Sûreté générale une fois l’aval du ministère obtenu.
Pour l’expatrié, les documents habituellement exigés incluent :
– un passeport valable au moins 6 mois ;
– un contrat de travail en arabe détaillant fonctions, durée, rémunération, avantages et conditions de rupture ;
– les diplômes et attestations d’expérience, souvent légalisés et traduits en arabe ;
– un extrait de casier judiciaire ;
– un certificat médical (souvent réalisé une fois sur place) ;
– une assurance ou la preuve d’une couverture santé.
Le processus d’obtention du permis de travail peut durer de 1 à 3 mois, voire plus pour les dossiers complexes. Une fois obtenu, l’expatrié peut demander un titre de séjour d’un an, renouvelable, incluant généralement le conjoint et les enfants mineurs comme dépendants. À noter : les enfants dépendants n’ont pas le droit de travailler sur la base de ce seul titre.
Dans les faits, beaucoup d’étrangers commencent par entrer avec un visa touristique, puis basculent vers un statut de résident-travailleur une fois un employeur trouvé et le dossier accepté. Il est important de comprendre que travailler au Liban sans permis de travail est illégal, et peut entraîner amendes, expulsion et interdiction de territoire.
Et pour les digital nomads ?
Le Liban ne dispose pas de visa spécifique pour les digital nomads. Techniquement, toute activité générant un revenu à partir du territoire libanais serait censée s’accompagner d’un permis de travail. De nombreux indépendants ou télétravailleurs entrent en touriste et continuent de travailler pour des clients étrangers, mais cette pratique reste juridiquement grise et peut poser problème en cas de contrôle ou de litige.
Coût de la vie et budget : à quoi s’attendre ?
Avec la chute brutale de la livre libanaise et un double système de taux de change (officiel et marché noir), évaluer le coût de la vie est devenu un exercice délicat. Néanmoins, certaines estimations permettent de se faire une idée.
Pour un expatrié à Beyrouth, vivant dans des conditions confortables mais non luxueuses, les plateformes spécialisées évaluent :
– les dépenses mensuelles hors loyer autour de 700 à 750 dollars pour une personne seule ;
– le budget total (logement inclus) autour de 1 250 à 1 300 dollars pour une personne seule ;
– pour une famille de quatre, un coût de 2 100 à 2 200 dollars hors loyer, et un peu plus de 3 000 dollars avec logement.
En LBP, les ordres de grandeur fournis par certaines études sont les suivants.
| Profil | Coût mensuel estimé Liban (LBP) | Coût mensuel estimé Beyrouth (LBP) |
|---|---|---|
| Personne seule | ≈ 236 990 270 LBP | ≈ 174 566 089 LBP |
| Famille de quatre | ≈ 620 139 471 LBP | ≈ 428 802 704 LBP |
Compte tenu de la volatilité du taux de change et du recours massif aux paiements en cash, ces chiffres sont davantage des repères que des certitudes.
Logement : loyers et achats immobiliers
Le logement constituera probablement votre plus gros poste de dépenses. Beyrouth est plus coûteuse que le reste du pays, surtout dans les quartiers centraux et prisés des expatriés.
Les estimations suivantes donnent une fourchette réaliste des loyers mensuels.
| Type de logement | Zone | Fourchette mensuelle (USD) | Moyenne (USD) |
|---|---|---|---|
| Studio / 1 chambre en centre-ville (Beyrouth) | Centre | 500 – 1 600 | ≈ 842 |
| 1 chambre en périphérie de Beyrouth | Hors centre | 300 – 500 | ≈ 372 |
| 3 chambres en centre-ville (Beyrouth) | Centre | 1 500 – 5 500 | ≈ 1 983 |
| 3 chambres en périphérie de Beyrouth | Hors centre | 500 – 3 250 | ≈ 950 |
| Chambre en colocation (Beyrouth) | Divers quartiers | 200 – 400 | — |
| Appartement meublé (Beyrouth) | Divers quartiers | 400 – 1 200 | — |
Dans le reste du pays, les loyers baissent sensiblement. Une chambre en centre-ville dans une autre grande ville peut se trouver entre 300 et 1 300 dollars, avec des moyennes bien plus basses qu’à Beyrouth.
Pour l’achat, les prix au mètre carré restent élevés dans la capitale, même si la crise a dégonflé une partie de la bulle immobilière.
| Localisation | Prix au m² (approx.) |
|---|---|
| Appartement centre de Beyrouth | ≈ 2 827 USD/m² |
| Maison / appartement en banlieue | ≈ 1 901 USD/m² |
| Ville moyenne en centre | ≈ 1 970 – 1 970 USD/m² (en équivalent) |
Les expatriés retiennent souvent que le Liban autorise la propriété foncière par des étrangers, ce qui peut être un avantage pour un projet d’investissement ou de retraite, mais les démarches restent complexes.
Nourriture, restaurants et courses
La cuisine libanaise est un atout, et manger dehors peut rester relativement abordable selon l’adresse.
Pour un repas au restaurant, on observe en moyenne : les prix des plats, les temps d’attente, la qualité du service, et la satisfaction des clients.
– repas dans un petit restaurant bon marché : 6 à 25 dollars, moyenne autour de 11 dollars ;
– repas pour deux dans un restaurant de gamme moyenne : 50 à 100 dollars, moyenne autour de 60 dollars ;
– menu fast-food : environ 8 dollars ;
– déjeuner simple dans le quartier d’affaires : autour de 2,1 millions de LBP (équivalent variant selon le taux en vigueur) ;
– sandwich à emporter : 4 à 6 dollars.
Côté boissons :
– bière locale au bar (pinte) : 2 à 5 dollars (4 dollars en moyenne) ;
– bière importée : 3 à 6 dollars (5 dollars en moyenne) ;
– cappuccino : 1,5 à 6 dollars (environ 3,30 dollars) ;
– petite bouteille de soda : autour de 1,8 dollar ;
– petite bouteille d’eau en restaurant : autour de 0,8 dollar.
En supermarché, les prix restent en général plus avantageux qu’au restaurant, même s’ils peuvent surprendre pour certains produits importés.
| Produit (Beyrouth) | Fourchette / Prix moyen |
|---|---|
| Lait (1 l) | ≈ 1,7 USD |
| Pain blanc (1 lb) | 0,36 – 2,72 USD (≈ 0,68 moyen) |
| Riz blanc (1 kg) | ≈ 1,9 USD |
| Douzaine d’œufs | 1,6 – 6 USD (≈ 3,05 moyen) |
| Fromage local (0,5 kg) | 2,27 – 11,34 USD (≈ 4,59) |
| Filets de poulet (0,5 kg) | 1,81 – 5,58 USD (≈ 4,28) |
| Bœuf (0,5 kg, rond) | 4,08 – 6,35 USD (≈ 5,16) |
| Bouteille d’eau 1,5 l | 0,30 – 1 USD (≈ 0,51) |
| Bouteille de vin milieu de gamme | 4,44 – 15 USD (≈ 10) |
| Paquet de Marlboro (20 cigarettes) | 2 – 4 USD (≈ 2,55) |
Transports, télécoms et autres dépenses courantes
Les transports publics sont peu développés et les routes parfois dangereuses. Beaucoup d’expatriés combinent taxis, VTC (Uber est bien implanté) et éventuellement une voiture personnelle.
Quelques lieux et monuments emblématiques souvent cités dans la capitale libanaise.
Place centrale et symbole historique de Beyrouth, nommée en mémoire des nationalistes libanais exécutés par les Ottomans en 1916.
Promenade célèbre le long de la mer Méditerranée, lieu de détente et de rencontre privilégié des Beyrouthins.
Formation rocheuse emblématique en mer, avec ses deux arches naturelles, devenue un symbole iconique de la ville.
Principal musée d’archéologie du Liban, abritant une vaste collection d’antiquités retraçant l’histoire du pays.
Zone reconstruite après la guerre, mêlant architecture historique restaurée et développements modernes, cœur économique et social.
Grande mosquée ottomane moderne, reconnaissable à ses dômes bleus, située près de la Place des Martyrs.
– ticket de transport public (bus/minibus) : 0,60 à 3 dollars, 2 dollars en moyenne ;
– passe mensuel transport : autour de 70 dollars ;
– départ de taxi : 4 à 9 dollars, avec un coût au mile avoisinant 2,8 dollars ;
– service de taxi collectif « serveece » : environ 1,50 dollar pour 1 à 6 km ;
– minibus intra-urbain : environ 0,66 dollar ;
– bus interurbain : environ 1,66 dollar.
L’essence est relativement chère pour un pays producteur de peu de ressources : autour de 0,9 dollar le litre d’essence.
Pour les charges et télécoms :
| Poste de dépense (mensuel, Beyrouth) | Fourchette de prix |
|---|---|
| Électricité, chauffage, eau, ordures (85 m²) | 100 – 400 USD (≈ 182 moyen) |
| Internet fixe (≥ 60 Mbps, illimité) | 25 – 70 USD (≈ 38 moyen) |
| Forfait mobile avec 10 Go+ | 10 – 35 USD (≈ 21 moyen) |
| Données prépayées 5 Go | 8 – 15 USD |
Il faut intégrer dans son budget un abonnement à un générateur privé pour compenser les coupures de courant, courant en milieu urbain comme en région.
Loisirs, éducation et santé : postes à ne pas négliger
Le Liban offre une vie sociale riche : salles de sport, bars, cinémas, ski en hiver, plages en été. Quelques coûts moyens :
| Activité / Service | Coût estimatif |
|---|---|
| Abonnement mensuel salle de sport | 35 – 150 USD (≈ 66 moyen) |
| Location court de tennis (1 h, week-end) | 15 – 45 USD (≈ 31 moyen) |
| Place de cinéma | 5 – 15 USD (≈ 10 moyen) |
| Location ski/jour | 15 – 25 USD |
| Forfait ski/jour | 40 – 60 USD |
| Coupe de cheveux simple | ≈ 8 USD |
L’éducation représente un poste majeur pour les familles expatriées. Les écoles publiques libanaises sont très majoritairement fréquentées par les milieux modestes et les réfugiés, et le niveau est jugé inférieur à celui des écoles privées internationales, qui accueillent la majorité des enfants d’expatriés.
Les frais moyens observés :
| Type d’établissement / niveau | Coût indicatif |
|---|---|
| Crèche / maternelle privée (mois) | 250 – 525 USD (≈ 363 moyen / enfant) |
| École primaire internationale (année) | 3 000 – 12 500 USD (≈ 6 188 moyen) |
Système bancaire, comptes et gestion de l’argent
Dans un pays en crise monétaire, la question bancaire est centrale. Le secteur reste moderne et connecté, mais il est encadré par la Banque du Liban (BDL) et soumis à un gel strict des dépôts en devises depuis 2023, avec des restrictions sur les transferts à l’étranger.
Cadre légal et pratiques bancaires
Les banques libanaises fonctionnent sous la supervision de la Banque du Liban, avec un arsenal renforcé en matière de lutte contre le blanchiment (AML) et de connaissance client (KYC). Le secret bancaire, longtemps emblème du pays, a été réformé, même si le Liban reste attractif pour la création de holdings et de sociétés offshore.
On trouve des comptes en multi-devises (LBP, USD, EUR, GBP…). Mais dans la pratique, l’usage du dollar est très encadré, avec des retraits limités et des taux officiels souvent déconnectés du marché réel. Les paiements par carte de crédit restent limités ; le cash domine, et l’accès aux espèces peut être lui-même restreint par les plafonds de retrait.
Ouvrir un compte au Liban en tant qu’expatrié
Expatriés, non-résidents et étrangers peuvent ouvrir un compte, mais les banques appliquent des procédures strictes. En règle générale, on vous demandera :
– un passeport valide ou une pièce d’identité officielle ;
– une preuve d’adresse (facture d’eau/électricité, bail de location, certificat de résidence) ;
– un justificatif de revenus ou de contrat de travail ;
– une lettre expliquant la finalité du compte (salaire, dépenses courantes, investissement…) ;
– parfois une lettre de référence bancaire d’une autre banque.
Certaines banques étrangères, comme HSBC, proposent d’accompagner leurs clients dans l’ouverture de comptes locaux, parfois même avant le départ, avec gestion globale des comptes et cartes internationales. En revanche, elles ne le font pas pour tous les pays de la même manière, et pour le Canada, par exemple, HSBC oriente vers RBC.
Les expatriés qui créent une entreprise au Liban peuvent se faire assister par des cabinets d’avocats locaux, comme un cabinet beiruti spécialisé qui aide à constituer des sociétés (SARL, SAL, offshore, succursales) et à ouvrir les comptes professionnels, y compris à distance via procuration, en préparant et faisant légaliser les documents nécessaires. Le délai annoncé pour l’ouverture d’un compte professionnel se situe généralement entre 5 et 15 jours ouvrables, lorsque le dossier est complet.
Exemples de produits bancaires
Quelques établissements illustrent la variété de l’offre, même si la crise a profondément modifié la pratique.
Plafond de retrait journalier en livres libanaises pour le compte Dynamic Account d’une banque d’Achrafieh.
– Une banque régionale comme le National Bank of Kuwait (NBK) est présente au Liban et offre des comptes courants en LBP, USD et autres grandes devises. L’ouverture d’un compte courant y exige typiquement :
– un dépôt minimum de l’ordre de 1 500 USD ou équivalent ;
– un solde moyen mensuel supérieur à 10 millions LBP (ou équivalent) pour éviter des frais mensuels (environ 15 000 LBP si ce seuil n’est pas respecté) ;
– une présence au guichet avec un certificat de résidence émis par le maire, une pièce d’identité ou un passeport, et un justificatif (lettre de l’employeur, relevés bancaires sur six mois ou facture d’eau/électricité).
NBK propose aussi des services de banque en ligne et mobile (NBK Online, NBK Mobile) appréciés des expatriés.
Sécurité des moyens de paiement
Dans un environnement marqué par l’incertitude économique, quelques règles de prudence s’imposent :
– ne jamais divulguer le code PIN, mémoriser plutôt que l’écrire ;
– protéger la carte de débit/crédit des dommages physiques ;
– vérifier systématiquement le montant affiché avant de valider un paiement ;
– surveiller régulièrement les relevés pour détecter des opérations suspectes ;
– déclarer immédiatement toute carte perdue ou volée.
Se loger : marché locatif, contrats et charges
Le marché locatif libanais est particulièrement dynamique, avec une offre allant de petits studios urbains aux villas de montagne avec vue sur mer.
Types de logements et quartiers prisés
À Beyrouth, les expatriés s’orientent fréquemment vers : les quartiers animés, les restaurants internationaux, et les centres commerciaux modernes.
– des appartements modernes dans des quartiers centraux comme Achrafieh, Hamra, Verdun ou Gemmayze ;
– des logements plus spacieux dans les banlieues plus calmes du Matn ou du Kesrouane ;
– des villas ou maisons traditionnelles davantage présentes dans les montagnes (Rabieh, Yarze, Adma…) ou sur la côte nord (Jbeil/Byblos, Batroun).
Les Libanais vivant longtemps en famille chez leurs parents, les colocations sont souvent le fait d’étrangers, ce qui en fait une bonne porte d’entrée pour un expatrié au budget serré.
Pour les séjours de quelques semaines ou mois, beaucoup optent pour :
Découvrez différentes solutions d’hébergement temporaire, idéales pour les séjours professionnels ou les transitions, offrant confort et simplicité.
Des appartements entièrement équipés et gérés avec des services de type hôtelier pour un séjour confortable et sans souci.
Des hébergements à la carte via des plateformes en ligne, parfaits pour des séjours courts et personnalisés.
Des solutions intermédiaires avec contrats en ligne pour des séjours prolongés, entre l’hôtel et la location classique.
Contrats de location, obligations et coûts cachés
Le droit locatif libanais prévoit en général des contrats annuels, avec une particularité : juridiquement, un bail standard lie le propriétaire pour trois ans. Durant ces trois années, il ne peut ni augmenter le loyer ni expulser le locataire, tant que celui-ci respecte ses obligations. À l’issue de la période, un nouveau contrat peut être signé avec renégociation du loyer.
Dans la pratique, certains points sont importants :
Les agences proposent principalement des baux d’un an renouvelables. Les propriétaires demandent souvent six mois à un an de loyer d’avance, et un dépôt de garantie de deux à trois mois est courant. Le bail peut ne pas être enregistré à la municipalité (pour réduire les charges du propriétaire), ce qui diminue la sécurité juridique du locataire. La mensualisation à l’européenne reste minoritaire.
Au-delà du loyer, plusieurs charges peuvent rester à la charge de l’occupant :
– la taxe municipale (autour de 5,5 % de la valeur locative), logiquement à la charge du locataire ;
– l’eau : un abonnement annuel aux services des eaux (par exemple autour de 65 dollars par an), plus éventuellement l’achat d’eau en camion-citerne l’été (environ 70 dollars par mois dans certains secteurs) ;
– les charges de copropriété : éclairage des parties communes, ascenseur, concierge, générateur pour les parties communes ;
– la maintenance du système de chauffage/climatisation (à négocier dans le bail) ;
– l’abonnement au générateur de l’immeuble ou de quartier (souvent facturé au nombre d’ampères, autour de 60 dollars pour 5 A) ;
– l’assurance habitation, à la charge du locataire.
Pour signer un bail, les pièces habituellement demandées sont une copie du passeport ou de la carte d’identité, voire les statuts de la société si le contrat est établi au nom d’une entreprise.
Santé : se soigner au Liban
Malgré la crise, le Liban conserve une réputation de qualité médicale, surtout à Beyrouth, avec un nombre de médecins par habitant parmi les plus élevés du Moyen-Orient. Cela ne signifie pas pour autant que l’accès aux soins soit facile ou bon marché.
Public contre privé : deux mondes parallèles
Le système de santé est dominé par le secteur privé (environ 90 % de l’offre), tandis que le ministère de la Santé gère un réseau de centres de soins primaires (PHC) et des hôpitaux publics.
En théorie, les résidents libanais ont accès à des soins publics, et les étrangers peuvent aussi en bénéficier. Mais le secteur public souffre de :
– longues files d’attente ;
– pénuries de médicaments et de matériel ;
– infrastructures fragilisées par la crise financière, la pandémie et l’explosion du port de Beyrouth.
Le coût en dollars d’une simple consultation chez un médecin généraliste au Liban, dans le secteur privé.
Assurance santé : une priorité absolue
Dans ce contexte, souscrire une assurance internationale solide est pratiquement indispensable pour un expatrié, d’autant que :
– de nombreux visas exigent une preuve d’assurance santé couvrant au minimum plusieurs dizaines de milliers de dollars ;
– la plupart des hôpitaux exigent un paiement à l’avance ou un garant (assureur, employeur) ;
– le système public de sécurité sociale libanais (NSSF) ne couvre qu’une partie des travailleurs locaux et rembourse de moins en moins, laissant la majorité des patients supporter l’essentiel des coûts.
Une bonne police d’assurance pour expatrié devrait inclure : couvre les soins médicaux, l’assurance responsabilité civile, la couverture des accidents, l’évacuation médicale, la protection juridique, et une assistance 24/7.
– la prise en charge des soins hospitaliers et ambulatoires au Liban ;
– l’évacuation médicale vers un pays voisin en cas de besoin ;
– une couverture dans d’autres pays de la région en cas de déplacement professionnel ou touristique.
Risques sanitaires spécifiques
Comme partout, les maladies courantes liées à l’eau ou à l’alimentation existent : diarrhées du voyageur, parasitoses (dont la giardiase), risque de choléra lors de certains épisodes. Les niveaux de pollution de l’air dépassent souvent les recommandations internationales, en particulier à Beyrouth, ce qui peut affecter les personnes asthmatiques ou fragiles.
Le VIH/Sida reste un sujet de préoccupation, même si le pays ne pratique pas de filtrage systématique des voyageurs sur ce critère.
Pour les femmes, l’accès à un suivi de grossesse de qualité est possible, surtout dans les grandes villes. Plus de 95 % des accouchements ont lieu en milieu hospitalier. Cependant, l’avortement est illégal sauf rares exceptions, assorti de sanctions sévères.
Éducation, langue et intégration familiale
Pour les familles, l’accès à une bonne école est souvent un critère décisif. Le Liban est atypique dans la région : plus de 70 % des élèves vont dans le privé, et le pays a une longue tradition d’institutions françaises, américaines ou bilingues.
Système scolaire et options pour expatriés
L’enseignement est structuré en : cours, séminaires, ateliers, projets de groupe et stages.
– préscolaire (3-5 ans) ;
– enseignement de base (6-14 ans), découpé en primaire et moyen ;
– secondaire (15-18 ans).
Le ministère de l’Éducation impose un curriculum national que même les écoles internationales doivent intégrer, mais beaucoup y ajoutent leurs propres programmes (IB, programmes français, britannique ou américain).
Pour un expatrié, les options les plus naturelles sont les écoles internationales, souvent situées autour de Beyrouth, offrant :
– enseignement bilingue ou trilingue (arabe, français, anglais) ;
– reconnaissance de diplômes internationaux (Baccalauréat français, IB, High School Diploma, etc.) ;
– bonnes infrastructures (laboratoires, bibliothèques, installations sportives).
Ces écoles sont cependant coûteuses pour un budget local, et certaines pratiquent une sélection à l’entrée (tests, entretiens, examen du dossier scolaire).
Au niveau universitaire, des institutions comme l’American University of Beirut (AUB), l’Université Saint-Joseph (USJ) ou la Lebanese American University (LAU) offrent des cursus de qualité, souvent accrédités par des agences internationales.
Langues et vie quotidienne
L’arabe est la langue officielle, mais le libanais parlé (dialecte levantin) est omniprésent dans la rue. Le français bénéficie d’un statut légal spécifique et demeure très courant, surtout dans certains milieux chrétiens. L’anglais a énormément gagné du terrain ces deux dernières décennies, notamment dans les affaires, le secteur numérique et l’enseignement supérieur.
Au Liban, notamment dans les zones urbaines comme Beyrouth, la population alterne couramment entre l’arabe, le français et l’anglais dans ses interactions. Une phrase typique telle que « Hi, kifak, ça va ? » (mélange d’anglais, d’arabe libanais et de français) illustre cette pratique linguistique hybride. Pour un expatrié francophone, il est ainsi possible de communiquer efficacement au quotidien en utilisant principalement le français et l’anglais. Cependant, apprendre quelques bases d’arabe libanais demeure un atout significatif pour une meilleure intégration sociale.
Culture, codes sociaux et vie quotidienne
S’installer au Liban, c’est aussi apprendre des codes sociaux spécifiques, très marqués par la famille, la religion et l’importance des relations personnelles.
La famille joue un rôle central : structure patriarcale, devoirs forts envers les parents et respect marqué des aînés. Les liens de solidarité dépassent largement le noyau parents-enfants et englobent cousins, oncles, tantes…
L’honneur, la réputation, la générosité et l’hospitalité sont des valeurs déterminantes. Inviter, offrir, insister pour que l’invité mange davantage, multiplier les petites attentions, tout cela fait partie du quotidien. Pour un expatrié, il est important d’accepter cette chaleur, tout en apprenant à poser ses limites avec tact.
Dans les interactions quotidiennes, la communication est souvent indirecte : on évite les confrontations frontales, on nuance, on utilise beaucoup l’humour. Des expressions comme « Inshallah » (si Dieu le veut) ou « Yalla » (allez, on y va / dépêche-toi) rythment les échanges.
Les gestes et le langage corporel sont très significatifs. La posture, un contact visuel modéré et l’usage expressif des mains sont importants. Les embrassades et les bises sur la joue sont courantes entre proches, hommes et femmes, sauf dans certains cercles conservateurs.
Codes vestimentaires et religion
Dans Beyrouth et les grandes villes, l’habillement occidental est la norme, avec une forte influence des tendances internationales. L’élégance, la propreté et le style sont appréciés. Dans les régions rurales ou plus conservatrices, les vêtements traditionnels et les tenues plus couvrantes sont davantage visibles.
Pour un expatrié, s’habiller de manière « smart casual » en ville ne pose aucun problème. En revanche, lorsqu’on visite une mosquée, une église ou un endroit conservateur, il est attendu :
– de couvrir épaules et genoux ;
– pour les femmes, parfois de porter un foulard dans les mosquées ;
– d’éviter les démonstrations d’affection en public.
Le Liban se caractérise par une forte diversité religieuse, avec la coexistence de l’islam (sunnite et chiite), du christianisme (maronite, orthodoxe, catholique, protestant) et d’autres communautés comme les druzes et les juifs. Les fêtes des différentes confessions rythment la vie publique. Pendant le Ramadan, il est recommandé d’éviter de manger ou de boire de manière ostensible en public durant la journée, en particulier dans les quartiers musulmans.
Beaucoup d’étrangers craignent l’isolement lors d’une installation. À Beyrouth, il existe plusieurs leviers pour se constituer un réseau :
– des plateformes comme InterNations organisent régulièrement des événements pour expatriés, avec des groupes thématiques (gastronomie, culture, sport) ;
– des applications dédiées aux rencontres amicales facilitent les sorties hebdomadaires avec de nouvelles personnes partageant les mêmes centres d’intérêt ;
– des groupes de randonnée (Mashaweer, Vamos Todos, Esprit-Nomade, par exemple cités dans des ressources locales) proposent des excursions de montagne, idéales pour découvrir le pays et socialiser ;
– les cafés, les bars, les festivals culturels (Baalbek, Byblos…) et le fameux nightlife beyrouthin fournissent un terrain fertile pour les rencontres.
Les Libanais étant généralement sociables, polyglottes et curieux, un expatrié ouvert et respectueux a de grandes chances de se constituer rapidement un cercle d’amis.
Sécurité, risques et précautions
Aucun guide d’installation au Liban ne peut ignorer la question sécuritaire. Le pays est classé à risque global élevé, même si la perception sur le terrain varie fortement selon la zone.
Situation sécuritaire : une mosaïque de risques
Au niveau national, les autorités étrangères évoquent :
Le pays présente un risque terroriste important (présence d’ISIS, Hezbollah), des risques d’affrontements armés ponctuels (dans la Bekaa, près des frontières israélienne et syrienne, dans certains camps de réfugiés palestiniens et dans la banlieue sud de Beyrouth), des manifestations fréquentes pouvant bloquer des axes majeurs, la présence de mines et d’engins non explosés (au sud du Litani et le long de la frontière syrienne), ainsi qu’une criminalité en hausse (cambriolages, vols, invasions de domicile) dans le contexte de crise.
Beyrouth, en comparaison, affiche un niveau de risque moyen, avec un indice de sécurité de 54. La délinquance de rue (pickpockets, escroqueries) existe mais reste d’un niveau comparable à de nombreuses grandes métropoles. Le risque d’agression violente est plus lié à des circonstances particulières (conflits locaux, quartiers sensibles) qu’au quotidien de l’expatrié moyen.
Conseils pratiques de sécurité pour un expatrié
Pour un projet d’installation, quelques réflexes permettent de réduire l’exposition aux risques :
Pour un séjour en sécurité, il est crucial de choisir son quartier de résidence avec soin en vérifiant sa réputation et en évitant les zones déconseillées par les ambassades. Privilégiez les taxis officiels, les VTC (comme Uber) ou les transferts organisés plutôt que les taxis collectifs informels, surtout la nuit. Évitez les manifestations, les grands rassemblements politiques et les zones frontalières. Restez attentif aux consignes de sécurité en cas de catastrophe naturelle (incendie de forêt, tremblement de terre, etc.). Suivez les recommandations de votre ambassade et inscrivez-vous sur les registres consulaires. Enfin, conservez une trousse d’urgence à domicile (eau, nourriture, médicaments) en prévision des risques de blocage de routes ou de coupures prolongées.
Fiscalité, statut de résident et obligations
Pour les expatriés restant longtemps au Liban, la question fiscale ne doit pas être sous-estimée. Le pays fonctionne sur un principe de territorialité modifié et des règles précises définissent la résidence fiscale.
Quand devient-on résident fiscal au Liban ?
Un individu est considéré comme résident fiscal s’il remplit l’un des critères suivants :
– présence de plus de 183 jours sur une période de 12 mois (hors jours de transit à l’aéroport et séjours purement médicaux) ;
– possession d’un foyer permanent au Liban (habitation utilisée régulièrement par la personne et/ou sa famille) ;
– exercice d’une activité en profession libérale ou en tant qu’indépendant licite au Liban.
Les résidents sont imposés sur leur revenu mondial, tandis que les non-résidents ne le sont que sur leurs revenus de source libanaise. En pratique, le système est complexe et affecté par la crise et les questions de devises, mais il faut considérer que tout revenu lié à une activité au Liban est potentiellement imposable.
Impôt sur le revenu et autres taxes
L’impôt libanais sur le revenu est progressif, avec des tranches allant de 2 % à 25 %, en livres libanaises. Les seuils ont été régulièrement ajustés pour tenir compte de l’inflation. Les salaires, revenus d’activité indépendante et profits d’entreprise individuelle sont visés.
D’autres prélèvements existent :
Le taux standard de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable.
Pour un expatrié, il est indispensable de vérifier :
– l’existence ou non d’une convention fiscale entre son pays d’origine et le Liban (le Liban a plus de 30 conventions, mais pas avec tous les États) ;
– les conséquences sur la double imposition éventuelle ;
– l’impact de son activité (salariée, indépendante, entrepreneur) sur sa situation dans les deux pays.
Les citoyens américains et quelques autres nationalités imposées sur la base de la citoyenneté doivent, en outre, continuer à déclarer leurs revenus mondiaux dans leur pays d’origine, même en cas de résidence prolongée au Liban.
En résumé : est-il raisonnable de s’installer au Liban aujourd’hui ?
Le Liban offre aux expatriés un concentré d’expériences rares : un tissu social chaleureux, une gastronomie de renommée mondiale, une vie nocturne et culturelle foisonnante, des paysages allant des plages méditerranéennes aux sommets enneigés, et une population résiliente, polyglotte et souvent très éduquée.
Mais il impose aussi des contraintes lourdes :
– une crise monétaire et bancaire sans précédent, avec des restrictions sévères sur les comptes en devises ;
– une inflation forte et un système de taux multiples ;
– un contexte politique instable, avec un risque terroriste et des tensions régionales latentes ;
– des infrastructures (électricité, eau, santé publique) mises à rude épreuve.
Pour un expatrié, réussir son installation impose donc :
Pour une expatriation réussie au Moyen-Orient, il est crucial : de bien préparer son statut de séjour et de travail, en lien étroit avec un employeur, un avocat ou un conseiller spécialisé ; de construire un budget prudent, en intégrant des marges pour les aléas (taux de change, hausse des prix, frais de santé) ; de choisir soigneusement son quartier de résidence et son école, le cas échéant ; de privilégier une couverture santé internationale solide ; et de s’informer régulièrement sur la situation sécuritaire.
Pour celui ou celle qui accepte cette complexité, le Liban peut offrir une expérience de vie d’une richesse humaine exceptionnelle. L’essentiel est d’y entrer les yeux ouverts, en combinant fascination pour la culture locale et lucidité sur les réalités économiques et politiques du pays.
Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale au Liban pour réduire sa charge imposable, diversifier ses investissements au Moyen-Orient et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, structuration patrimoniale, installation sur place), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, États du Golfe), la stratégie retient le Liban pour sa fiscalité attractive sur certains revenus étrangers, la possibilité de structurer des flux via des banques et holdings libanaises, ainsi que le coût de la vie inférieur à la France, tout en profitant d’une diaspora francophone développée. La mission comprend : audit pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales FR‑LB, risque de double résidence), obtention du titre de séjour, ouverture de comptes bancaires adaptés au contexte local, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec avocats, fiscalistes et réseau francophone, et restructuration patrimoniale pour gérer risque pays, change et transmission.
Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.
Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.
Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.