Au cœur du Pacifique Sud, entre Hawaï et la Nouvelle-Zélande, les Fidji forment un chapelet de plus de 300 îles où lagons turquoise, récifs coralliens et villages traditionnels composent l’un des décors tropicaux les plus spectaculaires du monde. Derrière les clichés de cartes postales, l’archipel cache une vraie mosaïque de paysages – volcans, montagnes couvertes de forêts, dunes de sable, rivières encaissées – et une culture vivante, portée par une population réputée pour sa chaleur humaine.
De Viti Levu, l’île principale, aux archipels sauvages des Yasawa et des Lau, en passant par les jardins, musées, parcs nationaux, récifs de renommée mondiale ou villages figés dans le temps, les Fidji multiplient les sites à la fois spectaculaires et porteurs de sens. La devise touristique officielle n’a rien d’usurpé : « Where happiness comes naturally ».
Office du Tourisme des Fidji
Viti Levu : le cœur battant des Fidji
Viti Levu concentre la majorité de la population, la capitale Suva, l’aéroport international de Nadi, de grandes zones agricoles, mais aussi une partie des plus beaux sites naturels et culturels du pays. C’est souvent la première étape d’un voyage et, bien souvent, elle mérite plus que le simple rôle d’escale.
Nadi, Denarau et le visage touristique de la côte ouest
Nadi est le principal point d’entrée des voyageurs internationaux grâce à son aéroport (NAN). Au-delà des pistes, la ville et ses alentours accumulent les lieux emblématiques, depuis les jardins d’orchidées jusqu’aux îles touristiques toutes proches.
Le Garden of the Sleeping Giant, niché au pied de la montagne du même nom, est l’une des premières visites à programmer. Ce vaste jardin botanique abrite plus de 2 000 variétés d’orchidées, dans un écrin de forêt tropicale où sentiers ombragés, passerelles et petites clairières offrent une plongée dans la riche flore fidjienne. À quelques kilomètres, les Sabeto Hot Springs and Mud Pool permettent de s’enduire de boue chaude volcanique avant de se délasser dans des bassins fumants, une expérience à la fois ludique et typiquement locale.
Non loin de là, le Sri Siva Subramaniya Swami Temple donne à voir une autre facette des Fidji. Ce temple hindou, l’un des plus grands de l’hémisphère Sud, arbore une profusion de sculptures colorées dans le style dravidien. Il rappelle le poids de la communauté indo-fidjienne – environ 40 % de la population – et l’influence de l’Inde sur la culture et la gastronomie du pays.
À 20 minutes de Nadi, Denarau Island regroupe hôtels, marina, golf et loisirs. Son Port Denarau Marina est un centre commercial et le point de départ principal pour les ferries, bateaux rapides et voiliers à destination des archipels des Mamanuca et des Yasawa. C’est également l’embarcadère pour des expériences uniques comme Cloud 9, un bar-pizzeria flottant, ou le Malamala Beach Club, situé sur sa propre île.
Denarau et Nadi sont également la base de nombreuses excursions à la journée vers des îles voisines, mais aussi de survols en hélicoptère, de sorties en parachute au-dessus du lagon ou de croisières au coucher du soleil. L’offre d’hébergement, du Sofitel Fiji Resort & Spa au Radisson Blu, en passant par le Sheraton Fiji Golf & Beach Resort ou le Hilton Fiji Beach Resort and Spa, fait du secteur l’une des zones les plus structurées de tout l’archipel.
La Coral Coast et Pacific Harbour : plages, dunes et adrénaline
Au sud de Viti Levu, entre Nadi et Suva, la Coral Coast déroule près de 80 kilomètres de lagons, villages et stations balnéaires. C’est ici que se trouvent certains des hôtels les plus connus du pays – Outrigger Fiji Beach Resort, Shangri-La Fijian Resort & Spa, InterContinental Fiji Golf Resort & Spa – mais aussi plusieurs sites naturels majeurs.
La plage de Natadola est régulièrement citée comme l’une des plus belles des Fidji. Elle se caractérise par son sable blanc parfaitement lisse, son eau d’un bleu éclatant et des vagues assez puissantes pour la pratique du bodysurf. Cette combinaison en fait un spot très apprécié à la fois des familles et des surfeurs débutants.
Plus à l’est, le Sigatoka Sand Dunes National Park offre un paysage inattendu : d’immenses dunes de sable, certaines atteignant 60 mètres de haut, balayées par le vent face à l’océan. Premier parc national officiellement créé aux Fidji, le site est aussi un haut lieu archéologique où l’on a exhumé des vestiges vieux de plusieurs siècles. Un centre d’interprétation présente poteries et objets anciens, avant que le visiteur ne s’élance à pied sur les crêtes des dunes.
À l’intérieur des terres, la vallée de la Sigatoka réserve une tout autre atmosphère, plus verte et rurale. Le Sigatoka River peut se découvrir lors de safaris en jet boat, qui combinent vitesse, arrêts dans les villages et découverte de la vie quotidienne le long de la rivière. Une autre excursion marquante conduit à la Naihehe Cave, ancienne forteresse naturelle utilisée à l’époque des guerres tribales ; on y accède aujourd’hui via une aventure en 4×4 puis à pied, au milieu de la brousse.
Entre la Coral Coast et Suva, Pacific Harbour s’est imposée comme la « capitale de l’aventure » du pays. Depuis cette petite ville côtière, les activités se multiplient : rafting ou tubing sur le Navua River, randonnée en forêt, tyroliennes, et surtout plongées extrêmes dans le Beqa Lagoon voisin, célèbre pour ses immersions en présence de requins-bouledogues ou requins-tigres, encadrées dans une réserve marine dédiée.
Suva et les hauteurs de Viti Levu : musées, forêts et villages de montagne
Sur la côte sud-est de Viti Levu, Suva est la plus grande ville du Pacifique Sud. Plus urbaine que les zones balnéaires de la côte ouest, elle mérite le détour pour son ambiance animée, ses marchés et surtout le Fiji Museum, installé au cœur des Thurston Gardens. Ce musée renferme plus de 3 000 pièces retraçant plus de 200 ans d’histoire fidjienne : poteries Lapita, pirogues traditionnelles (dont des répliques de drua, grandes embarcations à double coque), armes, instruments de musique et objets liés à la période du cannibalisme.
Situé au nord de Suva, ce parc forestier de 227 acres est une forêt tropicale dense, réputée pour ses sentiers, cascades et piscines naturelles. C’est un lieu privilégié de Viti Levu pour se rafraîchir, profiter de l’ombre des grands arbres et observer la faune, en particulier les oiseaux.
Plus au nord encore, les montagnes centrales de Viti Levu offrent quelques-uns des plus beaux villages traditionnels de l’archipel. Navala, situé dans les hauteurs, est célèbre pour ses maisons en chaume – les bure – alignées dans un décor de collines verdoyantes. Une visite permet d’entrer dans l’habitation du chef, de participer à une cérémonie de kava et de saisir, loin des resorts, le quotidien d’une communauté fidjienne.
Du côté de Rakiraki, sur la côte nord, la région dite du Suncoast donne accès à d’autres villages, mais aussi à des sites historiques comme la tombe d’Udre Udre, chef réputé pour ses pratiques cannibales, entourée de centaines de pierres symbolisant ses victimes. C’est également depuis Rakiraki que l’on rejoint facilement la péninsule de Ra et les zones de plongée de Bligh Waters et du Vatu-i-Ra Passage, réputées pour leurs récifs tapissés de coraux mous.
Mamanuca : le « terrain de jeu du Pacifique »
À quelques encablures de Denarau, les Mamanuca Islands forment un collier d’îlots posés sur un lagon d’un bleu presque irréel. Elles sont parfois surnommées le « Playground of the Pacific », tant la zone est dédiée aux loisirs marins : snorkeling, plongée, surf, croisière, kite, stand-up paddle, farniente. On y accède principalement en bateau depuis Port Denarau, mais aussi en hélicoptère ou hydravion.
Les îles emblématiques des Mamanuca
Certaines îles des Mamanuca se détachent par leur histoire, leurs paysages ou les activités qu’elles proposent.
On cite souvent Monuriki (parfois appelée Mondriki) comme l’une des plus photogéniques : petite île sauvage, couverte de végétation, entourée d’une plage lumineuse, c’est ici qu’a été tourné le film Cast Away avec Tom Hanks. À proximité, Mana Island accueille le Mana Island Resort & Spa, tandis qu’un îlot de sable voisin a servi de décor à l’émission Survivor.
Malolo Island, la plus grande île de l’archipel, associe plusieurs resorts de différentes gammes à de vrais villages fidjiens comme Yaro ou Solevu. C’est un bon compromis pour combiner vie insulaire confortable et immersion culturelle lors de visites de villages, messes du dimanche ou cérémonies de kava.
Découvrez deux perles des Mamanucas, parfaites pour des excursions ou un séjour décontracté au cœur d’un sanctuaire marin.
Une île-hôtel petite et très décontractée, réputée pour son ambiance festive. Située au cœur d’un sanctuaire marin, elle est entourée de récifs accessibles à la palme et au tuba.
Un minuscule banc de sable à une demi-heure de catamaran de Port Denarau. Elle sert de décor à de nombreuses excursions à la journée : snorkeling, kayak, plongée, tours en bateaux à fond de verre ou semi-submersibles.
D’autres noms reviennent régulièrement dans les brochures et les récits de voyage : Castaway Island (Qalito) et son resort familial ; Matamanoa, petit îlot intime ; Navini, reconnu pour son lagon poissonneux ; Tokoriki Island, très prisé des couples ; ou encore Vomo Island, île privée dotée d’un établissement haut de gamme.
Enfin, deux structures flottantes animent le lagon : en plus de Cloud 9, plate-forme à deux niveaux qui fait office de bar et de pizzeria, Seventh Heaven propose un concept similaire sur ponton, avec restauration et espace détente directement au-dessus du récif.
Activités marines et surfs de légende
Les Mamanuca sont particulièrement adaptées au snorkeling, à la plongée débutante et aux activités nautiques. De nombreuses excursions incluent masque, tuba, kayak, paddle, voire toboggans gonflables depuis les bateaux. La faune marine est abondante : poissons tropicaux multicolores, « poissons clown » popularisés par Nemo, tortues, raies, coraux durs et mous.
Les surfeurs expérimentés recherchent la célèbre vague de récif de Cloudbreak, au large de Tavarua Island, considérée comme l’un des meilleurs spots de surf au monde. Des opérateurs spécialisés, comme Fiji Surf Co., organisent des sorties en bateau vers cette vague et d’autres passes de la zone.
La région est aussi engagée dans la protection de son environnement : la Mamanuca Environment Society mène des actions de conservation (plantation de coraux, nettoyage des récifs), alors que certains resorts – Likuliku Lagoon Resort, Malolo Island Resort, Musket Cove, entre autres – intègrent de plus en plus la gestion des déchets, la réduction des plastiques et la protection des récifs à leur fonctionnement.
Les bungalows sur pilotis, symbole de rêve tropical
Les Fidji comptent peu de véritables bungalows sur pilotis, ce qui rend ceux qui existent d’autant plus recherchés. Dans les Mamanuca, Likuliku Lagoon Resort, installé sur Malolo, a été le premier à proposer de « vrais » bure sur l’eau. Cet établissement cinq étoiles, réservé aux adultes, aligne 10 unités sur pilotis construites dans un style semi-traditionnel avec matériaux locaux. Chacune dispose d’une grande surface intérieure, d’une terrasse privative avec accès direct au lagon, de panneaux de verre au sol pour observer les poissons, et de baignoires offrant vue panoramique sur la mer.
Année de la redécouverte de l’iguane huppé fidjien, une espèce longtemps considérée comme éteinte.
Non loin, sur le littoral de Viti Levu mais tourné vers le lagon des Mamanuca, le Fiji Marriott Resort Momi Bay a lui aussi construit 22 bure sur pilotis, cette fois au-dessus d’un lagon intérieur. Là encore, l’hébergement est de catégorie luxe, avec baignoires ilot, accès direct à l’eau et plusieurs piscines, restaurants et spa sur le domaine.
Dans un registre plus accessible, Musket Cove Island Resort & Marina, sur Malolo Lailai, propose des « Lagoon Bures » bâtis en bord de canal, avec terrasse sur l’eau. Il ne s’agit pas techniquement de pilotis, mais l’impression d’être posé juste au-dessus du lagon est bien réelle.
Yasawa : lagons turquoise et îles volcaniques
Au nord des Mamanuca, la chaîne des Yasawa Islands aligne une vingtaine d’îles volcaniques plus reculées, moins construites et souvent plus spectaculaires. On y accède principalement par le ferry rapide Yasawa Flyer au départ de Denarau (entre 2 et 5 heures de traversée selon la distance), ou par hydravion et hélicoptère.
Grottes, panoramas et raies manta
Parmi les sites les plus emblématiques des Yasawa, les Sawa-i-Lau Caves dominent le haut du classement. Ces grottes calcaires, sculptées par la mer, ne sont accessibles qu’en nageant ou en plongeant brièvement sous une arche. À l’intérieur, des salles voûtées baignées de lumière filtrée créent une atmosphère presque irréelle.
Plus au sud, Kuata Island et le Barefoot Kuata Resort offrent une combinaison séduisante de snorkeling accessible depuis la plage, de randonnées panoramiques et de sorties à la rencontre de requins de récif (pointes blanches et pointes noires), sans cage mais dans un cadre encadré. Les sommets de Waya et Wayasewa permettent, après une ascension parfois raide, de dominer la chaîne d’îles et l’océan.
Dans la partie centrale des Yasawa, la zone de Blue Lagoon – immortalisée par le film The Blue Lagoon – est prisée pour son eau d’un bleu laiteux et ses plages abritées. Autour de Nanuya Balavu et de Drawaqa, la passe récifale attire chaque année, entre mai et octobre, des raies manta qui viennent s’y nourrir. Plusieurs établissements, dont Barefoot Manta Island Resort et Manta Ray Island Resort, ont bâti leur réputation sur ces rencontres, en les encadrant dans une démarche de respect et d’observation non intrusive.
Resorts intimistes et îles privées
Les Yasawa abritent un éventail de structures allant du dortoir pour routards au lodge de luxe. Blue Lagoon Resort associe bungalows simples et villas plus soignées dans un cadre de plage idéale ; Navutu Stars Resort, Paradise Cove Resort ou encore Yasawa Island Resort & Spa visent une clientèle en quête de confort haut de gamme, souvent en formule tout compris.
Pour les voyages de noces, des noms comme **Turtle Island**, une île privée réservée à quelques couples, ou certaines villas isolées dans de grands resorts, sont emblématiques. L’expérience proposée inclut typiquement des dîners privés sur la plage, des excursions en bateau personnalisées et des soins spa inspirés des traditions locales.
L’ensemble de l’archipel des Yasawa reste relativement préservé. Longtemps peu accessible, il demeure moins développé que la Coral Coast ou les Mamanuca, ce qui en fait un choix privilégié pour qui cherche des paysages plus bruts, des villages plus traditionnels et un rythme de vie encore très aligné sur le fameux « Fiji Time ».
Taveuni, Vanua Levu et le nord : jardins, récifs et forêts
Au nord de Viti Levu, les grandes îles de Vanua Levu et Taveuni présentent un visage plus sauvage et rural des Fidji. Moins fréquentées que l’île principale, elles concentrent pourtant une bonne part de ses plus beaux parcs naturels et sites de plongée.
Taveuni, « Garden Island » et royaume des cascades
Taveuni porte bien son surnom de Garden Island : un climat humide, des forêts denses, des plantations et des chutes d’eau spectaculaires en font un paradis pour les randonneurs et les amateurs de nature. La majeure partie de l’île est protégée au sein du Bouma National Heritage Park, qui couvre environ 40 000 hectares de forêts, montagnes et littoral.
Dans ce parc, les Tavoro Falls (ou Bouma Falls) constituent une série de trois cascades accessibles par un sentier progressif ; chacune offre un bassin de baignade entouré de végétation tropicale. Plus loin, la Lavena Coastal Walk suit le littoral entre plages de sable noir, piscines naturelles et villages, tandis que la Vidawa Rainforest trail s’enfonce dans les hauteurs pour des panoramas sur l’océan.
L’île abrite le lac de cratère Tagimaucia, seul endroit au monde où pousse la fleur emblématique tagimoucia, représentée sur le billet de 50 dollars fidjiens. Elle est également traversée par la Ligne internationale de changement de date, offrant la possibilité de se prendre en photo un pied dans chaque jour.
Côté mer, Taveuni borde le Somosomo Strait, bras de mer qui la sépare de Vanua Levu et abrite le légendaire Rainbow Reef. Surnommée « capitale mondiale du corail mou » depuis que Jacques Cousteau l’a popularisée, la zone rassemble une vingtaine de sites de plongée – Great White Wall, Purple Wall, Rainbow’s End… – où les coraux mous dressent leurs bouquets colorés sous l’effet des courants. Les snorkeleurs profitent, eux aussi, d’une visibilité souvent supérieure à 30 mètres en saison sèche.
Vanua Levu et Savusavu : la « capitale cachée »
Deuxième plus grande île des Fidji, Vanua Levu reste largement rurale, avec de vastes étendues de plantations, des villages dispersés et peu de grands resorts. La petite ville de Savusavu, surnommée le « paradis caché », en est le principal centre touristique. Elle s’organise autour d’une baie profonde où accostent yachts et voiliers, d’un marché vivant et de sources chaudes naturelles.
Savusavu est le portail vers deux sites marins majeurs : la réserve marine de Namena, à environ une heure en bateau rapide, renommée pour la densité de sa vie sous-marine, et la baie de Natewa, l’une des plus vastes du Pacifique, offrant des récifs préservés et des observations de dauphins.
Sur l’île même, la Waisali Rainforest Reserve permet de s’immerger dans une forêt primaire habitée par une riche avifaune, tandis que les sources thermales de Nukubolu offrent des bains naturels à l’intérieur des terres. Savusavu abrite également des initiatives originales comme Hunter’s Pearl Farm, ferme perlière qui se visite, ou les Flora Tropical Gardens, jardin réunissant plus de 250 espèces de palmiers.
Situé dans un sanctuaire de 160 acres mêlant forêt et lagon privé aux Fidji, cet établissement illustre le type de tourisme développé dans la région. Il propose des bungalows au bord de l’eau ou flottants (l’un des trois seuls hôtels fidjiens offrant de vrais hébergements sur l’eau), des activités nature comme le snorkeling guidé, le kayak, le trekking et le golf, un spa niché sous la canopée, et organise des excursions vers la Namena Marine Reserve.
Kadavu et le Great Astrolabe Reef
Au sud de Viti Levu, l’île de Kadavu et les îlots alentour vivent au rythme d’un tourisme encore très discret, essentiellement tourné vers la plongée et la randonnée. Le littoral longe en partie le Great Astrolabe Reef, quatrième plus grande barrière de corail du monde, longue d’environ 120 kilomètres.
Ce récif est réputé pour la qualité de ses tombants, ses jardins de corail et sa faune variée, avec notamment la passe de Naiqoro comme site phare. Plus au large, des spots de snorkeling permettent d’observer raies manta, tortues et poissons-papillons dans une eau particulièrement claire. Les amateurs d’oiseaux viennent quant à eux pour tenter d’apercevoir le perroquet de Kadavu, espèce endémique.
Des établissements comme Matava Eco Resort ou Kokomo Private Island misent sur un faible nombre de chambres, l’intégration dans l’environnement, la plongée et le contact avec les villages voisins, tandis que de petites îles, parfois accessibles uniquement par bateau local, proposent des hébergements plus rustiques pour plongeurs et kayakistes.
Lomaiviti, Lau et autres archipels : le visage le plus préservé
Au large de la côte est de Viti Levu, les groupes des Lomaiviti et des Lau dessinent un autre visage des Fidji, plus isolé, où le tourisme reste encore marginal.
Ovalau et Levuka : mémoire coloniale des Fidji
Dans les Lomaiviti, l’île d’Ovalau abrite la ville historique de Levuka, ancienne capitale du pays et site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce port de pêche à l’échelle humaine aligne façades coloniales en bois, entrepôts transformés en commerces, bâtiments administratifs d’un autre temps. L’ensemble offre un rare témoignage de l’urbanisme portuaire du XIXe siècle dans le Pacifique.
Le village de Lovoni, situé dans le cratère d’un volcan éteint sur l’île d’Ovalau, propose des visites guidées axées sur l’histoire locale, la médecine traditionnelle et la vie communautaire. D’autres îles de l’archipel des Lomaiviti, comme Leleuvia, Naigani ou Koro, développent une offre touristique basée sur des hébergements simples, la pratique du snorkeling dans des eaux claires et des échanges authentiques avec les populations villageoises.
Les îles Lau : lagons émeraude et villages reculs
Plus à l’est, les Lau sont parmi les archipels les moins visités des Fidji. Fulaga est particulièrement célèbre chez les navigateurs pour son lagon d’un bleu laiteux où se dressent d’innombrables îlots calcaires recouverts de végétation. Vanua Balavu présente un chapelet d’îles reliées par des récifs coralliens, tandis que Kabara est connue pour ses villages dont l’architecture porte l’influence des Tongiens.
L’accès à ces îles est difficile, généralement par bateau privé ou via des liaisons irrégulières, ce qui limite naturellement le tourisme. Les visiteurs y découvrent des cultures préservées, des récifs coralliens quasi intacts et des villages où l’arrivée de touristes reste un événement notable.
Plongée et récifs : le royaume du corail mou
Les Fidji se présentent volontiers comme la « Soft Coral Capital of the World », titre popularisé par Jacques Cousteau. Il faut dire que le pays aligne plusieurs systèmes récifaux majeurs : le Great Astrolabe Reef autour de Kadavu, le Great Sea Reef (Cakaulevu) au nord de Vanua Levu – troisième plus long récif barrière continu au monde –, le Rainbow Reef de Taveuni, les récifs de Beqa Lagoon, du Vatu-i-Ra Passage ou de Bligh Water.
La superficie totale de coraux vivants dans la zone, abritant une biodiversité exceptionnelle.
Comme de nombreux sites sont soumis à des courants parfois puissants, nombre de plongées se font en dérivante. L’avantage de ces courants est d’« ouvrir » les coraux mous, qui déploient leurs polypes et révèlent des teintes fluorescentes spectaculaires.
Pour les amateurs de plongée et de snorkeling, certains noms reviennent systématiquement :
| Région / île | Site / zone clé | Particularité principale |
|---|---|---|
| Taveuni / Vanua Levu | Rainbow Reef – Somosomo Strait | Coraux mous, Great White Wall, plus de 20 sites |
| Kadavu | Great Astrolabe Reef – Naiqoro Pass | 4e barrière du monde, tombants et passes riches |
| Vanua Levu (nord) | Great Sea Reef (Cakaulevu) | 3e plus long récif barrière continu |
| Viti Levu – Rakiraki | Bligh Water / Vatu-i-Ra Passage | Jardins de corail, sites comme E6, Mellow Yellow |
| Viti Levu – Pacific Harbour | Beqa Lagoon – Shark Reef Marine Reserve | Plongée avec gros requins |
| Mamanuca / Yasawa | Récifs frangeants | Idéal débutants, snorkeling, familles |
Les opérateurs locaux – Volivoli Beach Resort et Ra Divers à Rakiraki, Beqa Lagoon Resort, les centres de Savusavu et Taveuni, Dive Academy Fiji, Ocean Ventures Fiji, etc. – encadrent ces plongées, souvent en lien avec des aires marines protégées gérées par les communautés. Les non-plongeurs ne sont pas en reste : bateaux à fond de verre, semi-submersibles et croisières snorkeling permettent d’en avoir un bel aperçu.
Culture et villages : l’âme des Fidji
Au-delà des plages et des récifs, ce qui marque le plus souvent les voyageurs aux Fidji, ce sont les rencontres. La population jouit d’une réputation de gentillesse presque légendaire, et de nombreuses expériences touristiques sont organisées autour de la découverte de la culture locale.
Le Fiji Culture Village et les villages traditionnels
À quelques kilomètres de Nadi, le Fiji Culture Village condense en un seul lieu de nombreux aspects de la culture fidjienne traditionnelle. Réparties autour de différents bure (cases), des démonstrations permettent de voir comment on allume un feu, façonne la poterie, sculpte le bois ou tresse des nattes. Un petit musée retrace l’histoire du pays, tandis que des spectacles de meke – ces danses guerrières, de fans ou de récit – se déroulent en soirée, parfois assortis de numéro de cracheurs de feu.
Le village propose des circuits de jour ou de nuit avec transport depuis Nadi et Denarau. L’expérience inclut des cérémonies de kava, des visites guidées, des spectacles culturels et une dégustation de spécialités locales telles que le kokoda (poisson cru mariné) et le lovo (cuisson au four enterré). C’est une introduction idéale pour comprendre les coutumes avant d’explorer des villages plus authentiques.
D’autres excursions emmènent plus loin à l’intérieur des terres : Navala sur Viti Levu, Abaca dans le Koroyanitu National Park, Vuna sur Taveuni, les villages de la vallée de la Sigatoka, ceux bordant le Navua River ou le Sigatoka River, les communautés des îles Malolo, Kadavu, Koro, etc. Ces visites incluent généralement une cérémonie de kava, un repas – souvent un lovo – et la participation aux activités du village (cuisine, pêche, école, meke, tressage, etc.).
Kava, meke, lovo : trois clés pour comprendre le pays
La kava (ou yaqona) est la boisson cérémonielle des Fidji. Préparée à partir de racines séchées et broyées, mélangées à de l’eau puis filtrées, elle se boit dans une coupe commune en respectant un rituel précis (applaudissements, phrases de politesse, ordre de service). Ses effets sont relaxants, avec une légère anesthésie de la bouche. La cérémonie de kava, utilisée pour accueillir les visiteurs, marquer la paix, trancher un conflit ou célébrer un événement, est le cœur de la vie communautaire.
Le meke est une forme d’art fidjienne qui combine danses et chants pour narrer des histoires, comme des batailles, des légendes ou des récits amoureux. Les représentations contemporaines peuvent inclure des danses de guerre, des danses avec éventails ou jupes en fibres, des chants polyphoniques puissants et parfois des numéros avec du feu.
Enfin, le lovo est la pierre angulaire des grands repas. Dans ce four souterrain, on dispose viandes, poissons, légumes racines (taro, manioc, igname, patate douce), aromatisés au lait de coco, enveloppés dans des feuilles de bananier, puis recouverts de pierres chauffées et de terre pour cuire à l’étouffée plusieurs heures. La saveur fumée et fondante qui en résulte n’a pas d’équivalent.
Musées, marchés et sites historiques
Les Fidji possèdent quelques sites culturels majeurs qui complètent la découverte des villages et des parcs naturels.
| Lieu | Site principal | Intérêt majeur |
|---|---|---|
| Suva (Viti Levu) | Fiji Museum, Thurston Gardens | Histoire, objets Lapita, canoës, cannibalisme |
| Nadi (Viti Levu) | Sri Siva Subramaniya Temple, marchés | Culture hindoue, produits frais et artisanat |
| Sigatoka (Viti Levu) | Sigatoka Sand Dunes NP, Tavuni Hill Fort | Archéologie, fortification historique |
| Ovalau | Levuka (UNESCO) | Ville coloniale, ex-capitale |
| Rakiraki | Tombe d’Udre Udre | Traces de l’ère cannibale |
À Suva, outre le Fiji Museum, le Suva Municipal Market invite à déambuler entre étals de fruits tropicaux, poissons, racines de kava, légumes-feuilles locaux (bele, ota, rourou) et épices indiennes. À Nadi, le Nadi Municipal Market, le marché artisanal et le Namaka Market constituent d’excellents lieux pour observer le quotidien, goûter à la street food ou acheter masi (tapa), huiles, savons, paniers tressés.
Le Tavuni Hill Fort, forteresse du XVIIIe siècle, illustre l’ère des guerres tribales, tandis que la tombe d’Udre Udre, marquée par des centaines de pierres, évoque les pratiques rituelles de cannibalisme d’une époque révolue.
Quand partir et comment circuler
Les Fidji bénéficient d’un climat tropical maritime chaud toute l’année, avec des températures de l’air oscillant autour de 26–31 °C et une mer généralement entre 26 et 31 °C. On distingue néanmoins deux grandes périodes :
– une saison sèche de mai à octobre, plus fraîche, moins humide, avec une excellente visibilité sous-marine (souvent plus de 30 mètres) ;
– une saison humide de novembre à avril, plus chaude et orageuse, avec risque de cyclones, surtout entre janvier et février.
La haute saison touristique s’étend de juin à septembre, coïncidant avec les vacances d’hiver australiennes et néo-zélandaises. Les mois de mai et octobre sont souvent recommandés pour bénéficier d’une météo agréable, d’une fréquentation plus modérée et de tarifs parfois plus avantageux.
Sur place, l’aéroport international de Nadi sert de hub principal. Un second aéroport, Nausori près de Suva, reçoit des vols domestiques et régionaux. Pour rejoindre les îles extérieures, plusieurs options existent : ferries et catamarans (South Sea Cruises, Awesome Adventures et son Bula Pass vers les Mamanuca et Yasawa), bateaux privés, liaisons inter-îles et hydravions ou hélicoptères via des compagnies comme Island Hoppers.
Les transports locaux sur Viti Levu et Vanua Levu combinent bus, taxis, locations de voitures et minibus. Sur Vanua Levu, un 4×4 est souvent recommandé pour sortir des grands axes. Entre les îles, des bateaux-taxis relient les resorts aux ports, souvent inclus ou ajoutés aux forfaits.
Voyager de manière responsable aux Fidji
Le tourisme est le premier pourvoyeur de devises des Fidji et emploie plus d’un tiers de la main-d’œuvre formelle. Cette importance économique s’accompagne d’une prise de conscience grandissante de la nécessité de préserver l’environnement et les cultures locales.
Le gouvernement et les acteurs du secteur ont lancé un cadre décennal visant à concilier économie, bien-être communautaire, culture et protection des écosystèmes. Des initiatives concrètes sont déjà en place : réserves marines communautaires (Waitabu, Namena, etc.), programmes de restauration des coraux et des mangroves, adoption de l’énergie solaire dans les resorts, lutte contre le plastique et projets de reforestation à grande échelle.
Pour le visiteur, adopter quelques gestes simples contribue à cette dynamique : utiliser une crème solaire « reef safe » à base de filtres minéraux (zinc, titane), limiter l’usage de plastique à usage unique, économiser l’eau et l’électricité dans les hébergements, acheter de l’artisanat local plutôt que des produits importés, respecter strictement les consignes lors des sorties avec raies manta, requins ou tortues, et surtout observer les règles de protocole dans les villages (s’habiller modestement, retirer chapeaux et lunettes, demander l’autorisation avant de photographier, offrir un sevusevu de kava).
Un archipel à explorer par étapes
Devant la richesse des sites, un séjour d’une semaine paraît souvent trop court ; deux semaines permettent de combiner Viti Levu (Nadi/Denarau, Coral Coast ou Pacific Harbour), un archipel insulaire (Mamanuca ou Yasawa) et éventuellement une grande île du nord (Taveuni ou Vanua Levu). Au-delà, les îles plus lointaines (Kadavu, Lomaiviti, Lau) s’ouvrent aux voyageurs qui prennent le temps.
Un voyage aux Fidji peut inclure la plongée dans un récif mythique, une baignade sous des cascades en forêt, l’ascension d’une dune face à l’océan Pacifique, le partage d’un repas traditionnel lovo dans un village et l’observation d’une cérémonie méke au rythme des tambours lali. Ces expériences illustrent que l’archipel offre bien plus qu’un séjour balnéaire, combinant des paysages spectaculaires à une rencontre humaine et culturelle authentique, symbolisée par l’accueil chaleureux du « Bula ».
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer aux Fidji, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, relocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Maurice, Emirats, Fidji), la stratégie retenue a consisté à cibler les Fidji pour leur fiscalité favorable aux non‑résidents, l’absence d’impôt sur la fortune et une imposition limitée sur certains revenus étrangers, combinant coût de vie modéré et environnement insulaire anglophone. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un permis de résidence aux Fidji via investissement immobilier résidentiel, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire vers une banque régionale, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, conseiller bilingue pour l’intégration) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), sécurisant ainsi les économies fiscales et la diversification géographique.
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