Guide des pratiques religieuses pour expatriés au Fidji

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Fidji, ce n’est pas seulement changer de décor tropical. C’est aussi entrer dans un univers où la religion structure le temps, les relations sociales, la politique, les fêtes et même la façon de dire bonjour. Pour un expatrié, comprendre ce paysage religieux – et les codes qui l’accompagnent – est indispensable pour s’intégrer sans faux pas.

Bon à savoir :

Bien que l’État se déclare laïc, près de 99% de la population pratique une religion. Les lieux de culte (églises, temples, mosquées) sont omniprésents et structurent la vie quotidienne. Les grandes fêtes chrétiennes, hindoues et musulmanes sont inscrites au calendrier national. En tant qu’expatrié, vous serez inévitablement confronté à cette réalité religieuse.

Ce guide propose une lecture pratique du fait religieux au Fidji, vue à travers les yeux d’un nouvel arrivant : qui croit en quoi, quels sont les usages dans les villages, comment se comporter lors d’un sevusevu ou d’un kava, que faire si l’on est invité à Diwali ou à l’Eid, et comment naviguer entre la puissance sociale de l’Église méthodiste et les sensibilités hindoues et musulmanes.

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Un paysage religieux multiple, mais structuré

La première clé pour comprendre les pratiques religieuses au Fidji, c’est de regarder la composition de la population. Les statistiques ne font pas tout, mais elles expliquent beaucoup de comportements et de sensibilités.

Qui croit en quoi : quelques repères chiffrés

Les trois grandes familles religieuses dominent largement : christianisme, hindouisme, islam. Elles se répartissent de manière assez stable mais avec des évolutions notables.

Voici un résumé des principales appartenances religieuses, d’après les recensements successifs :

RecensementPopulation totaleChrétiens (%)Hindous (%)Musulmans (%)
1996775 07758,033,77,0
2007837 27164,427,96,3
2017884 88769,2124,05,8

Derrière ces grandes catégories se cache une mosaïque de courants. Du côté chrétien, les protestants sont majoritaires, avec en tête l’Église méthodiste, suivie par des Églises évangéliques, les adventistes, les anglicans et les catholiques. Côté hindou, le sanatanisme domine, mais l’Arya Samaj – plus réformiste – est influent, aux côtés d’autres groupes dévotionnels. L’islam est surtout sunnite, avec de petites minorités chiites et ahmadies.

Religion et appartenance ethnique : une clé de lecture centrale

Aux Fidji, religion et origine ethnique sont étroitement imbriquées. Cette articulation explique une bonne partie des dynamiques sociales et politiques.

Groupe ethnique (1996)Chrétien (%)Hindou (%)Musulman (%)
iTaukei (indigènes)99,2marginalmarginal
Indo‑Fidjiens6,176,715,9

Les lignes ont légèrement bougé depuis, mais le principe reste le même : la quasi‑totalité des iTaukei est chrétienne, en grande majorité méthodiste, tandis que les Indo‑Fidjiens se répartissent surtout entre hindous et musulmans.

Astuce :

Pour un expatrié, il est important de comprendre les différences religieuses selon les régions. En milieu villageois iTaukei, la vie sociale est marquée par des pratiques chrétiennes étroitement liées aux coutumes traditionnelles. En revanche, dans les zones à forte présence indo‑fidjienne, comme Nadi, Nausori, ou certaines parties de Lautoka ou Ba, ce sont les temples hindous et les mosquées qui structurent principalement la vie de la communauté.

Un État laïc au milieu de fortes identités religieuses

Sur le plan juridique, la constitution fidjienne est claire : le pays est un État laïc, la liberté de religion est garantie, la séparation entre l’État et les religions est posée, et toute discrimination sur la base de la foi est interdite. En théorie, aucune confession ne bénéficie d’un traitement officiel privilégié.

Attention :

Dans la pratique, la religion reste très présente dans la sphère publique. Cela se manifeste par le fait que les grandes fêtes de plusieurs traditions sont des jours fériés, que les dirigeants politiques s’expriment régulièrement sur la tolérance interreligieuse, et que les organisations religieuses gèrent de nombreuses écoles et services sociaux.

Pour un expatrié, deux points sont à retenir :

Les manifestations religieuses sont visibles et assumées : processions, appels à la prière, prières publiques, jours fériés confessionnels.

– Le débat politique peut être teinté de références religieuses, notamment autour de l’idée, parfois avancée puis critiquée, de faire du pays une « nation chrétienne ».

L’Église méthodiste et les traditions chrétiennes iTaukei

Impossible de comprendre le rôle de la religion au Fidji sans saisir le poids spécifique de l’Église méthodiste parmi les iTaukei. Elle est à la fois une institution religieuse, un acteur social et, dans une certaine mesure, un pilier de l’ordre traditionnel.

Une Église majoritaire et structurée

Historiquement, le méthodisme est arrivé au XIXᵉ siècle via les missions wesleyennes australiennes et des enseignants tahitiens. La conversion de grands chefs, comme Ratu Seru Epenisa Cakobau, a entraîné une christianisation massive des populations indigènes.

Aujourd’hui :

L’Église méthodiste de Fiji and Rotuma reste la première dénomination chrétienne du pays.

– Elle compte plus de 200 000 membres répartis dans près de 2 860 congrégations, encadrées par quelques centaines de pasteurs.

– Sa structure interne est très hiérarchisée, avec circuits, divisions et une présidence élue pour un mandat limité.

Cette organisation fait de l’Église un acteur collectif puissant, capable de peser sur des enjeux nationaux, qu’il s’agisse de réconciliation après les coups d’État, de questions morales ou d’éducation.

Un pilier du pouvoir social

Pour de nombreux iTaukei, trois institutions forment le triangle du pouvoir : le système de chefferie, le gouvernement et l’Église méthodiste. Beaucoup de chefs traditionnels sont méthodistes, surtout dans les zones rurales, et la frontière entre autorité coutumière et religieuse est souvent floue.

Exemple :

Dans la vie quotidienne, cela se traduit par des actions et des comportements concrets qui illustrent le concept principal de l’article. Par exemple, cela peut inclure des habitudes, des routines ou des interactions spécifiques qui mettent en pratique les idées discutées.

Une présence forte des pasteurs dans les grandes décisions familiales (mariages, conflits, deuils).

Un ancrage de la morale sociale dans un registre chrétien (sexualité, alcool, relations entre générations).

– Un respect très marqué de la journée du dimanche, dédiée au culte, à la famille et au repos.

Pour un expatrié vivant dans une communauté iTaukei, ignorer le rôle de l’Église méthodiste revient à passer à côté d’un levier majeur de médiation et de dialogue.

Fréquentation des offices et « lotu » du soir

La pratique religieuse n’est pas théorique. Aller à l’église le dimanche est une habitude quasi universelle parmi les iTaukei. Les offices sont souvent très vivants, avec des chants a cappella remarquables et une participation communautaire intense.

En outre, beaucoup de villages observent le « lotu », un temps de prière du soir. Pendant ce moment, les rues se vident, les familles se rassemblent, et il est mal vu de faire du bruit, de circuler bruyamment ou de déranger.

Pour un expatrié :

Bon à savoir :

Assister à un service religieux le dimanche (lotu) offre un aperçu unique de la fusion entre christianisme et culture fidjienne. Pour témoigner votre respect, il est important d’observer le calme (éviter le bruit) et de limiter vos déplacements pendant le culte.

Traditions spécifiques : le dimanche des enfants

Parmi les traditions méthodistes fidjiennes, le dimanche des Rameaux tient une place à part. Dans beaucoup d’églises, ce jour est dédié aux enfants, qui prennent en main l’ensemble du culte : lecture biblique, prédication mimée, collecte, prières, toujours en imitant la posture des adultes.

Ce « Children’s Sunday » est si ancré dans la culture fidjienne que les diasporas à l’étranger continuent souvent de le célébrer tel quel, comme un marqueur fort de leur identité.

Réformes internes et rôle dans la réconciliation

L’Église méthodiste n’est pas figée : certains dirigeants portent des projets de renouveau, comme la révision des liturgies ou l’adaptation des rites aux réalités contemporaines. Des initiatives comme « Lako Yani Vou » (nouvelle marche) visent à moderniser les pratiques sans rompre avec la tradition.

Dans le même temps, des responsables comme le Révérend Ili Vunisuwai ont pris la parole pour promouvoir le pardon et la réconciliation nationale, après les traumatismes des coups d’État. Cela s’est traduit par des dialogues interreligieux, des rencontres entre leaders de différentes confessions et des ateliers sur la paix.

Pour un expatrié engagé dans la société civile ou le développement, ces dynamiques sont importantes : travailler avec des partenaires ecclésiaux peut être stratégique pour toucher les communautés.

Les traditions iTaukei : quand religion et coutume se croisent

Chez les iTaukei, les pratiques chrétiennes ne remplacent pas les coutumes ancestrales ; elles s’y greffent. De nombreux rituels (mariage, deuil, accueil) combinent aujourd’hui éléments chrétiens et gestes issus de la religion pré‑chrétienne ou du système coutumier.

Une société hiérarchisée par la parenté

La structure sociale iTaukei repose sur plusieurs niveaux d’appartenance :

NiveauNom fidjienDescription simplifiée
FamilleTokatokaUnité familiale de base
ClanMataqaliGroupe de familles apparentées
TribuYavusaEnsemble de clans partageant un ancêtre commun
TerritoireVanuaConfédération de tribus liée à une terre

Au sommet du Vanua se trouve un chef, tandis que certains ensembles de Vanua forment des entités politiques plus larges (Matanitu). Cette architecture ne concerne pas seulement la gestion des terres : elle sous-tend aussi les relations religieuses et cérémonielles.

On distingue également deux grands « bras » de la société :

Liga‑ni‑Magiti (la « main du festin ») : chefs, prêtres, figures rituelles.

Liga‑ni‑Wau (la « main de la massue ») : guerriers, spécialistes divers.

Pour un expatrié, cela signifie que les personnes qui parlent dans les cérémonies ou gèrent les rituels ne sont pas choisies au hasard. Il est important de suivre les indications données sur qui approcher et dans quel ordre.

Le cœur symbolique : yaqona, tabua, nattes et masi

Les grandes étapes de la vie – naissance, fiançailles, mariage, décès – mobilisent toujours certains objets symboliques, qui jouent un rôle quasi sacré.

On retrouve notamment :

ObjetUsage cérémoniel principal
Yaqona (kava)Boisson rituelle de bienvenue, de pardon, de négociation
TabuaDent de cachalot offerte lors des engagements, alliances, excuses
NattesOffrandes lors des mariages, deuils, visites officielles
MasiÉtoffe d’écorce décorée, pour parer lieux, envelopper nouveau-nés et cercueils

Lors d’un sevusevu (cérémonie de présentation), c’est le yaqona qui est mis au centre. Pour les engagements (ai lakovi), on apporte en plus des tabua. Au moment des deuils, les échanges de nattes et de masi sont intenses entre les lignages.

Même si ces objets ne sont pas « religieux » au sens monothéiste du terme, ils sont chargés d’une forte dimension spirituelle. Les chrétiens iTaukei les intègrent souvent à des cérémonies d’église : un mariage se déroulera à la fois au temple et dans le cadre coutumier, avec la présence de kava, tabua, nattes.

Chrétiens iTaukei

Mariages, fugues et réconciliation

Traditionnellement, les mariages servaient à consolider des alliances entre clans ou tribus. Les unions étaient majoritairement arrangées, et la dimension politique primait sur le choix individuel. Aujourd’hui, les unions par amour sont fréquentes, mais les traces de ces logiques demeurent.

1

Il existe un mécanisme social précis, le *Bulubulu*, pour gérer les fugues amoureuses sans accord familial initial.

Pour un expatrié en relation avec un partenaire iTaukei, ces enjeux ne sont pas théoriques : le mariage engage non seulement deux individus mais aussi leurs Mataqali et Yavusa. Comprendre la nécessité éventuelle d’un Bulubulu ou d’un sevusevu élargi peut éviter bien des malentendus.

Le cycle du deuil : un temps long et ritualisé

Les funérailles iTaukei suivent un calendrier précis. On distingue généralement plusieurs moments :

– Le Reguregu, où l’on vient présenter ses respects et ses dons à la famille avant l’enterrement.

– La mise en terre elle-même, souvent précédée d’un office chrétien.

– Des veillées et commémorations marquant le 4ᵉ, le 10ᵉ et le 100ᵉ nuit après le décès.

– La levée de deuil (Vakataraisulu) après environ cent jours, qui clôt officiellement la période de tristesse et permet à la famille de reprendre une vie « normale ».

Pour un expatrié proche d’une famille endeuillée, il est utile de savoir que le soutien ne se limite pas au jour de l’enterrement. Les visites, offrandes de nourriture ou de nattes, et la présence aux cérémonies intermédiaires sont des gestes très appréciés.

Le sevusevu et le kava : porte d’entrée dans la communauté

Pour comprendre les pratiques religieuses et culturelles au Fidji, il faut passer par une expérience essentielle : la cérémonie du sevusevu et le partage du kava (yaqona). Même si ce rituel est d’abord coutumier, il est souvent associé à des moments à forte teneur spirituelle (demandes de pardon, réconciliations, négociations).

Le sevusevu : demander l’entrée et la protection

Le sevusevu est la cérémonie d’introduction à un village ou à une communauté. Sa fonction est double : demander officiellement l’autorisation d’entrer et reconnaître l’autorité du chef et du Vanua sur la terre.

Concrètement, lorsqu’un groupe d’étrangers (touristes, expatriés, ONG, missionnaires) arrive dans un village, la procédure est en général la suivante :

– On demande à rencontrer le turanga ni koro (chef administratif du village) ou le chef traditionnel.

– Le représentant du groupe présente une offrande de yaqona – idéalement la racine entière, sinon de la poudre.

– Un échange de discours formalisés a lieu, ponctué de formules de respects.

– Si le sevusevu est accepté, les visiteurs sont désormais sous la protection du village et peuvent circuler librement, dans le respect des règles locales.

500

L’offrande habituelle de yaqona (kava) lors d’une cérémonie traditionnelle est d’environ 500 grammes.

Pour un expatrié, négliger le sevusevu revient à entrer chez quelqu’un sans frapper : c’est considéré comme très impoli et, parfois, provoquant.

Le yaqona : boisson sociale, rituelle, presque sacrée

Le yaqona (ou kava) est la boisson rituelle emblématique des Fidji. Préparé à partir de la racine séchée d’une plante apparentée au poivrier, il est pilé, mis dans un sac de tissu puis infusé dans de l’eau dans un grand bol en bois (tanoa). On sert ensuite la boisson dans des coupes (bilo) taillées dans des noix de coco.

Ses effets sont relaxants : légère anesthésie de la bouche, sensation de détente, réduction de l’anxiété. Il n’est pas alcoolisé, mais consommé en excès il peut fatiguer l’organisme et, à long terme, entraîner des problèmes de santé.

Sur le plan symbolique, le partage du kava marque :

L’accueil d’un invité.

La conclusion d’un accord.

La réparation d’une faute.

La solidarité lors d’un deuil.

Attention :

La consommation du kava (boisson traditionnelle) suit un rituel précis : s’asseoir en cercle, accepter impérativement la première coupe, applaudir une fois en la recevant en disant « Bula », la boire d’un trait ou en quelques gorgées, puis applaudir trois fois. Refuser la première coupe est très mal perçu, surtout pour un homme. Pour décliner les suivantes, une formule polie en fidjien (« vinaka, sa rauta ») est généralement acceptée.

Etiquette de base dans un kava ou un sevusevu

Pour un expatrié, quelques règles simples permettent d’éviter les impairs :

– Toujours enlever chapeau et lunettes de soleil avant d’entrer dans la maison ou l’aire de cérémonie.

– Porter une tenue modeste : épaules et genoux couverts, idéalement un sulu autour de la taille.

– S’asseoir au sol, jambes croisées, éviter de pointer les pieds vers le tanoa ou le chef.

– Ne pas marcher devant le bol de kava ; si c’est inévitable, se baisser légèrement en passant.

– Parler à voix basse, laisser la parole aux personnes désignées.

– Demander la permission avant de prendre des photos.

Ces gestes peuvent sembler anecdotiques. Ils sont en réalité perçus comme des marqueurs de respect très forts, y compris par des fidèles profondément chrétiens, pour qui la coutume reste un fondement identitaire.

Hindouisme fidjien : temples, fêtes et vie communautaire

L’hindouisme aux Fidji est l’héritier de l’histoire des engagés indiens arrivés à la fin du XIXᵉ siècle pour travailler dans les plantations sucrières. Ces populations, majoritairement hindoues, ont reconstitué leurs pratiques religieuses dans un contexte colonial puis postcolonial, en les adaptant au milieu insulaire et multiethnique.

Un hindouisme sans caste, mais très structuré

En Inde, l’hindouisme est fortement marqué par le système des castes. Aux Fidji, cette dimension s’est largement diluée. Les historiens notent qu’au sein de la communauté hindoue, les distinctions de caste ont perdu beaucoup d’importance, même si des traces subsistent dans certaines organisations.

En revanche, des lignes de partage existent entre grands courants :

Courants de l’hindouisme à Maurice

Principales traditions et mouvements hindous présents dans l’île, reflétant sa diversité religieuse.

Sanatanisme (Sanatan Dharma)

Représente la majorité et rassemble un hindouisme plutôt « orthodoxe » dans ses croyances de base.

Arya Samaj

Tendance réformatrice, plus critique envers certaines traditions et plus ouverte à l’éducation moderne.

Mouvements dévotionnels

Divers courants (Sai Baba, Kabir Panthi, ISKCON, etc.) qui ont développé leurs propres temples et réseaux.

Les hindous fidjiens ont construit des mandirs, des écoles, des centres communautaires, et gèrent de nombreuses institutions éducatives, reconnues et subventionnées par l’État.

Grandes fêtes hindoues : Diwali, Holi et au‑delà

Les fêtes hindoues n’appartiennent pas qu’aux hindous : elles irriguent la culture fidjienne dans son ensemble. Diwali en est le meilleur exemple. Le pays en a fait un jour férié national, et même des paroisses chrétiennes célèbrent des offices spéciaux pour l’occasion.

Voici quelques repères pour les principales célébrations :

FêteNature / SensStatut au Fidji
DiwaliFête des lumières, Lakshmi, prospéritéJour férié national
HoliFête des couleurs, victoire du bienNon férié
NavaratriNeuf nuits pour la déesse MahadeviNon férié
Krishna JanmashtamiNaissance de KrishnaNon férié
Ram NaumiNaissance de RamaNon férié
Maha ShivaratriNuit de ShivaNon férié
Hanuman JayantiNaissance de HanumanNon férié

Pour un expatrié invité à Diwali, l’essentiel est d’accepter l’hospitalité : goûter aux sucreries, admirer les rangées de lampes (diyas), éviter les tenues trop sombres ou négligées, et faire preuve de curiosité respectueuse. Pour Holi, il faut accepter l’idée de finir couvert de poudres multicolores, mais garder en tête que l’événement n’est pas férié et se concentre sur certaines zones à majorité hindoue.

Temples emblématiques et pratiques courantes

Les grandes villes et bourgs abritent des temples colorés, souvent bien visibles, avec leurs gopurams ornés de statues. Parmi les lieux majeurs, le Sri Siva Subramaniya Temple de Nadi est présenté comme l’un des plus importants du pays.

La pratique hindoue fidjienne repose sur : la vénération des dieux, les rituels, les festivals et les traditions culturelles qui sont intégrés dans la vie quotidienne des fidjiens d’origine indienne.

Les rituels au temple : offrandes, prières, chants dévotionnels.

Les fêtes familiales : pujas à domicile pour des anniversaires, mariages, commémorations des ancêtres.

L’engagement dans des associations religieuses ou scolaires liées aux temples.

Pour un expatrié fréquentant des milieux indo‑fidjiens, il faut :

Toujours se déchausser avant d’entrer dans un temple ou un foyer.

Porter des vêtements couvrants (épaules, jambes), éviter les vêtements moulants.

– Respecter les règles alimentaires : de nombreuses familles hindoues sont végétariennes, surtout lors des fêtes ou jours de jeûne.

– Ne pas toucher les statues ou objets sacrés sans y être invité.

L’islam fidjien : une minorité bien organisée

Les musulmans des Fidji, bien que minoritaires, disposent d’un tissu institutionnel dense et d’une visibilité sociale réelle, notamment via leurs écoles et mosquées.

Origines et diversité interne

Comme les hindous, la plupart des musulmans sont descendants d’engagés indiens. Sur les bateaux d’engagés, une proportion non négligeable de travailleurs étaient déjà musulmans. Après le système d’engagement, beaucoup sont restés et se sont établis comme commerçants, cultivateurs ou enseignants.

La majorité des musulmans sont sunnites, majoritairement suivant l’école juridique hanafite, avec un courant significatif relevant de l’école shafi au sein d’associations spécifiques comme la Maunatul Islam Association. Des minorités chiites et ahmadies existent également.

Environ 60 000 personnes se réclament de l’islam, soit entre 6 et 7 % de la population, avec des concentrations particulières dans l’Ouest de Viti Levu (Lautoka, Ba, Nadi) et dans la capitale.

Institutions centrales et vie communautaire

La principale organisation musulmane est la Fiji Muslim League (FML), fondée dans les années 1920. Elle coordonne :

Présence et actions de la communauté musulmane

Les principales structures et initiatives sociales portées par la communauté musulmane en France.

Lieux de culte

Des mosquées sont présentes dans la plupart des grandes villes françaises.

Éducation

Un réseau d’écoles primaires et secondaires est développé au sein de la communauté.

Enseignement supérieur

Un institut d’enseignement supérieur islamique propose des formations spécialisées.

Solidarité et aide d’urgence

Des actions de solidarité et d’aide sont organisées lors de catastrophes, y compris pour des non‑musulmans.

Le FML est aussi un interlocuteur régulier des autorités politiques et des autres confessions sur les questions d’éducation, de droits des minorités et de tolérance religieuse.

Les pratiques religieuses suivent les piliers islamiques : prières quotidiennes, jeûne du Ramadan, aumône, pèlerinage pour ceux qui le peuvent. Les grandes fêtes, en particulier l’Eid al‑Fitr et l’Eid al‑Adha, sont largement célébrées, même si une seule (généralement l’Eid al‑Adha ou la naissance du Prophète) fait l’objet d’un jour férié selon les années et les calendriers officiels.

Fêtes et sociabilité musulmanes

L’anniversaire du Prophète (Mawlid) est reconnu comme jour férié dans le calendrier national. À cette occasion, les mosquées organisent des prières spéciales, des lectures du Coran, des conférences, et des repas communautaires.

Bon à savoir :

Pendant le Ramadan, les restaurants fréquentés par une clientèle musulmane peuvent adapter leurs horaires. Les mosquées restent éclairées tard dans la nuit, et des iftars collectifs, ouverts à tous, rassemblent souvent des invités d’autres religions, y compris des représentants diplomatiques.

Pour un expatrié :

– Être invité à un iftar est un signe de confiance ; il est important d’arriver à l’heure, en tenue décente, et de respecter le temps de prière.

– Dans un foyer musulman, il faut se déchausser, s’abstenir d’apporter de l’alcool ou de produits à base de porc, et accepter au moins un peu de nourriture offerte.

– La ponctualité est davantage valorisée que dans certains milieux iTaukei, ce qui peut surprendre si l’on s’est habitué à la « Fiji time ».

Jours fériés, fêtes et vie publique

Le calendrier fidjien est un bon indicateur du pluralisme religieux. Il donne un poids symbolique à plusieurs traditions, ce qui a une incidence directe sur la vie quotidienne des expatriés : bureaux fermés, écoles en pause, transports modifiés.

Calendrier civil et fêtes religieuses

Le pays compte une douzaine de jours fériés nationaux, dont plusieurs à fondement religieux :

Jours fériés aux Fidji

Le calendrier des jours fériés aux Fidji est organisé autour de quatre pôles principaux, reflétant la diversité culturelle et historique du pays.

Pôle chrétien

Vendredi saint, dimanche et lundi de Pâques, Noël, parfois d’autres fêtes en lien avec le calendrier chrétien.

Pôle hindou

Diwali, devenu une grande fête nationale, célébrée bien au‑delà de la communauté hindoue.

Pôle musulman

Au moins une grande fête liée à l’islam (Eid ou anniversaire du Prophète), selon les années.

Pôle historique

Fiji Day (indépendance), Girmit Day (mémoire des engagés indiens), jours commémorant des personnalités nationales.

Lorsque ces jours tombent un week‑end, un report au vendredi précédent ou au lundi suivant est souvent décidé, afin de garantir un jour chômé. Pour un expatrié, il est prudent de vérifier chaque année le calendrier officiel, les dates variant avec les calendriers lunaires (Eid, Diwali parfois) ou ecclésiastiques (Pâques).

Fêtes culturelles et religieuses imbriquées

Au‑delà des jours fériés religieux, de nombreux festivals « culturels » ont une dimension spirituelle sous‑jacente. Les grands carnavals (Hibiscus à Suva, Bula à Nadi, Sugar Festival à Lautoka, Friendly North Festival à Labasa, Coral Coast Festival à Sigatoka) mêlent souvent défilés, stands de nourriture, concours de beauté et parfois offices, prières ou bénédictions interconfessionnelles.

Bon à savoir :

Pour les expatriés, les événements locaux sont l’occasion d’observer comment les identités chrétienne, hindoue et musulmane coexistent dans l’espace public, souvent dans un esprit de convivialité et de respect mutuel.

Villages, églises, temples, mosquées : codes de conduite

S’intégrer dans un environnement religieusement sensible implique de maîtriser quelques règles de base en matière de tenue, de comportement et de relation aux symboles.

Tenue vestimentaire : la modestie comme règle d’or

Que ce soit dans un village iTaukei, un temple hindou ou une mosquée, la consigne est la même : couvrir épaules et genoux.

Concrètement :

– Le sulu (sarong fidjien) est le vêtement le plus polyvalent, porté aussi bien par les hommes que par les femmes.

– Les femmes éviteront les débardeurs, mini‑jupes, leggings moulants ; une robe ou jupe sous le genou, ou un pantalon ample, fait parfaitement l’affaire.

– Les hommes privilégient une chemise (bula shirt ou polo) avec un short au genou ou un sulu.

– On retire systématiquement chaussures et couvre‑chefs avant d’entrer dans une maison, une église, un temple ou une mosquée.

Bon à savoir :

Les maillots de bain, bikinis et torses nus sont réservés aux plages et aux piscines des resorts. Les porter en ville ou au village est considéré comme très déplacé.

Corps et gestes : ce qu’il faut éviter

Certains tabous découlent de conceptions anciennes de la pureté et du sacré, toujours très vivantes :

– La tête est considérée comme la partie la plus sacrée du corps : ne jamais toucher la tête d’un adulte ou d’un enfant, même « pour jouer ».

– Porter un chapeau dans le village est réservé au chef ; pour un visiteur, le garder est vu comme un manque de respect.

– Pointer du doigt est mal perçu ; mieux vaut désigner avec la main ouverte.

– Les pieds doivent être orientés avec prudence : les pointer vers le kava, le chef ou l’autel est considéré comme impoli.

– Les démonstrations physiques de couple (embrassades, étreintes) en public choquent encore, surtout hors des zones très touristiques.

Astuce :

À Fidji, parler fort, hausser le ton ou adopter une posture agressive (comme les mains sur les hanches) est rapidement perçu comme un signe d’énervement. La communication locale valorise plutôt la douceur dans la voix, le sourire et la patience dans les échanges.

Invitations à manger : dimension quasi sacrée

Partager un repas est une forme d’alliance. Refuser systématiquement la nourriture offerte peut être vu comme un rejet. Cela vaut pour les foyers iTaukei comme pour les familles hindoues ou musulmanes.

Quelques réflexes à adopter :

Attendre qu’une prière (grâce, masu, bénédiction) soit prononcée avant de commencer.

– Se laver les mains avant et après le repas, surtout si l’on mange avec les doigts.

– Accepter au moins une petite portion de chaque plat proposé.

– Complimenter sobrement la cuisine (sans en faire trop, au risque qu’on vous offre tout ce que vous admirez…).

– Laisser un peu de nourriture pour la famille, en particulier si les ressources sont limitées.

Si vous avez des restrictions alimentaires pour raisons de santé ou religieuses, il est utile de les expliquer en amont, avec tact, plutôt que de refuser au dernier moment.

Pré‑christianisme, persistance des croyances et interreligieux

Même si la grande majorité de la population est aujourd’hui chrétienne, hindoue ou musulmane, les couches plus anciennes du religieux n’ont pas disparu. En parallèle, des formes structurées de dialogue entre religions se sont développées.

Traces de la religion pré‑chrétienne

Avant l’arrivée des missionnaires, les iTaukei pratiquaient une religion animiste et chamanique, avec un panthéon de dieux (Kalou) et d’esprits associés à des montagnes, des grottes, des animaux. Les prêtres (Bete) servaient d’intermédiaires, les temples (Bure Kalou) rythmaient la vie communautaire, et la notion de mana – puissance spirituelle – organisait les hiérarchies symboliques.

Aujourd’hui, si la quasi‑totalité des iTaukei se disent chrétiens, plusieurs éléments persistent :

Bon à savoir :

Le vocabulaire traditionnel, comme le terme *mana* pour désigner les miracles, reste utilisé, y compris dans les textes religieux. Certaines pratiques rituelles, telles que la marche sur le feu à Beqa, conservent une forte dimension spirituelle, même si elles sont parfois présentées sous un angle culturel aux visiteurs. Enfin, des croyances liées aux lieux, aux esprits ou à la sorcellerie (*Draunikau*) persistent, particulièrement en milieu rural.

Pour un expatrié, la prudence consiste à ne pas ridiculiser ou minimiser ces croyances : même des chrétiens pratiquants peuvent y être attachés, au moins comme élément d’héritage culturel.

Organisations et dialogues interreligieux

Face aux tensions parfois vives entre communautés, en particulier après les coups d’État de 1987 et de 2000 (incendies de temples, propos anti‑musulmans, départs forcés de nombreux hindous), des acteurs religieux se sont structurés pour promouvoir le dialogue.

Parmi eux :

Interfaith Search Fiji, qui rassemble des représentants chrétiens, hindous, musulmans, sikhs et bahá’ís dans des rencontres régulières, des prières communes et des prises de parole publiques.

– Le Fiji Council of Churches, qui porte la voix des Églises chrétiennes dans ces dialogues.

– La Fiji Muslim League, le Sanatan Dharam Pratinidhi Sabha, l’Arya Pratinidhi Sabha, qui défendent chacun leur communauté tout en s’inscrivant dans des démarches de cohabitation pacifique.

– Des congrégations catholiques ou protestantes impliquées dans l’éducation au pluralisme religieux.

Pour un expatrié travaillant dans la diplomatie, l’ONG ou l’enseignement, ces plateformes sont des interlocuteurs clés pour comprendre les sensibilités locales, anticiper les crispations et organiser des événements respectueux des différents calendriers religieux.

Conseils pratiques pour expatriés : se repérer au quotidien

Vivre au Fidji lorsqu’on vient d’un environnement plus sécularisé demande quelques ajustements. Les règles ne sont ni écrites, ni toujours explicitées, mais elles conditionnent largement la qualité de votre intégration.

Comprendre le dimanche fidjien

Le dimanche est partout, mais surtout dans les villages iTaukei, un jour consacré :

Aux offices religieux (matin et parfois soir).

Aux réunions familiales, visites de parents, partage de repas.

– Au repos, dans un sens à la fois spirituel et social.

Attention :

De nombreuses activités touristiques ne sont pas proposées le dimanche. Les expatriés résidents doivent également ralentir leur rythme ce jour-là : éviter les travaux bruyants, respecter les horaires du *lotu* (culte), et ne pas organiser de fêtes trop sonores, notamment dans un voisinage majoritairement iTaukei.

Apprendre quelques codes linguistiques

Trois mots vous ouvriront déjà beaucoup de portes :

« Bula » : salut, bonjour, parfois utilisé comme toast.

« Vinaka » : merci.

« Ni sa bula » : salut plus formel, utilisé à l’arrivée dans un village ou devant un groupe.

Dans les milieux indo‑fidjiens, quelques mots d’hindi ou d’ourdou sont également appréciés, mais l’anglais est largement compris partout. L’essentiel est le ton : posé, cordial, sans agressivité.

Gérer les limites : tolérance, mais pas naïveté

La majorité des Fidjiens – toutes religions confondues – se montrent accueillants, curieux et généreux envers les étrangers. Cette hospitalité ne doit toutefois pas être confondue avec une absence de tensions.

Le pays a connu :

Des coups d’État motivés en partie par des lignes de fractures ethno‑religieuses.

Des actes de vandalisme contre des temples et des mosquées.

– Des discours extrémistes pro‑« nation chrétienne » de la part de certains leaders, heureusement contestés par d’autres autorités religieuses et l’armée.

Pour un expatrié, deux attitudes sont recommandées :

Éviter de prendre parti publiquement sur des sujets sensibles (constitution, statut de religion officielle, contentieux historiques entre iTaukei et Indo‑Fidjiens) sans une solide compréhension des enjeux.

Signaler, si vous en êtes témoin, tout acte de haine religieuse aux autorités compétentes, plutôt que d’y réagir de manière isolée.

Conclusion : faire de la religion un pont plutôt qu’une frontière

La force du Fidji, aux yeux de beaucoup, tient à cette coexistence – parfois heurtée, souvent réussie – entre chœurs méthodistes du dimanche, lampes de Diwali, appels à la prière de l’Eid et cérémonies de kava dans les villages. Pour un expatrié, la religion n’est pas un décor exotique, mais un langage social à part entière.

Astuce :

Pour favoriser l’intégration et éviter les malentendus, il est essentiel de reconnaître et de respecter la diversité des appartenances (comme les méthodistes iTaukei, les hindous et musulmans indo‑fidjiens, ou les minorités sikhes, bahá’íes et orthodoxes). Cela implique d’observer les codes de conduite locaux, notamment dans les villages, et de participer avec humilité aux rituels auxquels vous êtes invités, tels que le sevusevu, la cérémonie du kava, les fêtes ou les offices religieux.

Au Fidji, le mot « Bula » signifie à la fois bonjour, vie et santé. Dans un pays où presque chacun se revendique d’une tradition religieuse, ce salut devient aussi une invitation : entrer dans la vie des autres avec respect, patience et curiosité. Accepter cette invitation, c’est déjà comprendre une bonne partie des pratiques religieuses locales.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer aux Fidji, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Asie-Pacifique), la stratégie retenue a consisté à cibler les Fidji pour leur fiscalité personnelle avantageuse (exonération de nombreux revenus de source étrangère, absence d’impôt sur la fortune), coût de vie inférieur à la France et cadre de vie insulaire. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un titre de résidence de long séjour avec achat d’une résidence principale, gestion de la protection sociale (assurance privée internationale), transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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