Créer son entreprise à l’étranger quand on est expatrié : le guide complet pour entreprendre au Fidji

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Fidji avec un projet d’entreprise, c’est à la fois séduisant et exigeant. L’archipel joue le rôle de hub économique du Pacifique, affiche une croissance retrouvée, un environnement anglophone et une fiscalité attractive sur certains segments. Mais c’est aussi un petit marché, très réglementé, exposé aux cyclones, avec des règles particulières pour les investisseurs étrangers.

Bon à savoir :

Ce guide accompagne les expatriés de A à Z dans la création de leur société aux Fidji. Il couvre toutes les étapes essentielles : élaboration du business plan, obtention des visas, choix de la structure juridique, gestion des obligations fiscales et sociales, sélection des bureaux, et finalement, l’ouverture du compte bancaire professionnel. L’objectif est de permettre une installation et une exploitation sereines de l’entreprise.

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Comprendre le terrain de jeu économique au Fidji

Avant de lancer une structure, il est essentiel de situer le contexte dans lequel votre entreprise va évoluer. Les Fidji, archipel d’environ 900 000 habitants, se présentent comme la plateforme économique du Pacifique sud.

L’économie est relativement petite mais dynamique : le PIB nominal tourne autour de 5 à 5,4 milliards de dollars US, avec un rebond de croissance estimé à 3–4 % par an après la crise Covid. L’inflation s’est calmée autour de 1,3 %, mais le pays reste vulnérable aux chocs climatiques et à la concentration de certains secteurs, notamment le tourisme.

Les secteurs porteurs pour un expatrié

Plusieurs filières offrent de réelles opportunités pour un entrepreneur étranger, à condition de bien intégrer les contraintes de taille de marché et de réglementation.

Parmi les moteurs de l’économie :

le tourisme et l’hôtellerie représentent près de 40 % du PIB et environ 1,4 milliard de dollars en 2023, avec une hausse des arrivées de 5,7 % en 2024 et quelque 100 000 emplois créés dans ce secteur ;

– l’agriculture et l’agro‑transformation (sucre, coco, gingembre, produits transformés) ;

les services d’externalisation (BPO, centres de contacts, services partagés) qui génèrent près de 47 millions de dollars US et emploient environ 7 000 personnes ;

– les pêches et l’aquaculture, la mise en bouteille d’eau, certaines niches industrielles et l’ICT.

Bon à savoir :

Les autorités ciblent spécifiquement trois secteurs pour le développement : les énergies renouvelables, la santé privée (comprenant la télémédecine, les cliniques spécialisées et la logistique pharmaceutique), et la logistique agricole (notamment le pré‑refroidissement, les hubs de stockage et la chaîne du froid).

Le tableau ci‑dessous résume quelques grands secteurs et le type d’opportunités typiquement accessibles à un expatrié :

SecteurPoids / potentielOpportunités typiques pour expatriés
Tourisme / hôtellerie~40 % du PIBEco‑lodges, activités nautiques, tourisme d’aventure, MICE
BPO / services externalisés47 M$ de revenus, 7 000 emploisCentres de services partagés, support client, KPO, IT support
Agriculture / agro‑businessDemande logistique +43 % en 10 ansTransformation, logistique froide, export qualité
Santé privéeNCD = 85 % des décès (2019)Diagnostics, télésanté, cliniques spécialisées
Énergies renouvelablesObjectif 100 % renouvelableProjets IPP, solutions solaires/hybrides, micro‑réseaux
ICT / digitalFibre, 4G, 5G en déploiementSaaS régionaux, services IT nearshore, e‑commerce B2B

L’environnement est officiellement pro‑business : gouvernement tourné vers l’investissement, participation à de multiples accords de libre‑échange (SPARTECA, PICTA, PACER, IEPA…), télécommunications modernes, et fiscalité modulée en fonction des secteurs et zones (zones franches, régions tax‑free, taux réduits pour certaines sociétés cotées ou sièges régionaux).

Le cadre légal : ce que tout investisseur étranger doit intégrer

Créer une entreprise au Fidji ne se résume pas à remplir un formulaire en ligne : le pays a un cadre juridique clair, exigeant, mais globalement prévisible.

L’Investment Act 2021 : la charpente du régime d’investissement

L’Investment Act 2021 est désormais la loi de référence pour les investissements directs. Elle remplace l’ancien Foreign Investment Act de 1999 et ses textes d’application.

En pratique, cette loi :

Bon à savoir :

La législation fidjienne définit précisément l’investissement direct (détention d’au moins 10% des droits de vote) et l’investisseur étranger (personne non-citoyenne ou entité enregistrée à l’étranger). Elle garantit un traitement équitable via les principes de traitement national et de la nation la plus favorisée. Les investisseurs bénéficient d’une protection contre l’expropriation (uniquement pour cause d’utilité publique, avec indemnisation juste et rapide) et de la liberté de transférer leurs capitaux et revenus à l’étranger, sous réserve du respect de certaines lois nationales.

La loi s’applique à tous les investissements directs dans le pays et prime sur les dispositions contraires de textes plus anciens.

Activités réservées, activités restreintes et seuils d’investissement

Le pays n’est toutefois pas un terrain totalement ouvert. Un règlement de 2022 – Investment (Reserved and Restricted Activities) Regulations – liste :

– des activités réservées aux citoyens fidjiens (certaines activités de détail, métiers de subsistance, etc.) ;

– des activités restreintes accessibles aux étrangers, mais avec conditions (seuils minimums, localisation, obligations spécifiques).

Pour les expatriés, la règle générale est la suivante :

– dans les secteurs non restreints, un seuil minimum d’investissement de 300 000 FJD s’applique, à verser au Fidji dans les 3 mois suivant l’incorporation ;

– dans les secteurs restreints, ce minimum grimpe généralement entre 500 000 et 2 000 000 FJD, avec des délais d’investissement parfois plus stricts.

Attention :

Le ministre chargé de l’investissement peut accorder une dérogation aux seuils réglementaires, après une analyse économique ou en considération des compétences spécifiques apportées par l’investisseur.

Droits… et devoirs de l’investisseur

En échange, l’investisseur étranger bénéficie de protections renforcées : liberté de gestion de son entreprise (production, embauche, vente), possibilité d’embaucher du personnel qualifié étranger pour les postes clés, accès aux juridictions locales et aux mécanismes d’arbitrage international.

Mais les obligations sont réelles :

respecter l’ensemble des lois fidjiennes (fiscales, sociales, environnementales, de change, etc.) ;

tenir une comptabilité conforme, conserver les pièces au moins 7 ans ;

– coopérer avec les administrations (Fiji Revenue and Customs Service, Reserve Bank of Fiji, Investment Fiji…) ;

– contribuer aux régimes de protection sociale (FNPF) et faire respecter les droits des salariés (conventions collectives, normes minimales).

L’Investment (Foreign Investors Reporting) Regulations 2022 imposent en outre des obligations de reporting régulier auprès d’Investment Fiji, afin de suivre la progression des projets.

Choisir la bonne structure juridique au Fidji

Pour un expatrié, le choix de la forme juridique n’est pas anodin : il conditionne votre gouvernance, votre accès à certains avantages fiscaux, le niveau de responsabilité, mais aussi la facilité à ouvrir un compte bancaire ou à obtenir des visas.

Panorama des structures disponibles

Plusieurs options existent, avec des logiques différentes :

Formes juridiques d’entreprise aux Fidji

Panorama des principales structures d’entreprise disponibles pour s’implanter aux Fidji, avec leurs caractéristiques clés.

Société à responsabilité limitée (Pte Ltd)

Forme recommandée pour la plupart des projets. Offre la responsabilité limitée des actionnaires et une grande souplesse. Nécessite un actionnaire et un administrateur, avec au moins un dirigeant résident habituel aux Fidji.

Société publique

Plutôt destinée aux projets d’envergure pouvant lever du capital auprès du public. Impose au moins trois administrateurs (dont deux résidents) et un secrétaire de société résident.

Entreprise individuelle (Sole Trader)

Structure simple mais avec responsabilité illimitée du propriétaire. Généralement moins adaptée pour un expatrié en raison du risque financier personnel.

Succursale d’une société étrangère

Enregistrement local d’une société constituée à l’étranger. Doit s’inscrire auprès du Registrar of Companies (ROC) dans les 28 jours suivant la création d’un établissement aux Fidji.

Joint-venture ou partenariat

Option possible, parfois incontournable dans certains secteurs sensibles, en s’associant avec des acteurs locaux.

Dans tous les cas, l’entreprise doit disposer d’un siège social enregistré dans le pays.

Le tableau suivant synthétise quelques caractéristiques clés pour comparer les structures :

StructureResponsabilitéDirigeants locaux requisPertinence pour expatrié
Private Limited Company (Pte Ltd)Limitée aux apportsMin. 1 administrateur résidentTrès adaptée (flexible, crédible)
Public CompanyLimitée aux apportsMin. 3 admins, dont 2 résidents + secrétaire résidentProjets importants / cotation
Sole TraderIllimitéeNonRisquée, pas idéale pour étranger
Foreign Company (succursale)Responsabilité de la maison mèreReprésentant local + agence enregistréeUtile pour tester un marché ou grands groupes
Joint‑ventureSelon le montageSouvent ouiIntéressant dans secteurs restreints

Enregistrement : du choix du nom à la réception des certificats

Le processus de création a été largement digitalisé grâce au portail businessNOW (Digital Fiji), ce qui réduit beaucoup les allers‑retours administratifs.

Étape 1 : profil numérique et accès au portail

Pour déposer un dossier en ligne, il faut créer un e‑Profile et un identifiant NAS Pass (National Authentication System). Le compte associe un nom d’utilisateur, un mot de passe et un numéro d’enregistrement d’entité.

Pour un étranger, une subtilité importante apparaît : la validation initiale de l’identité doit être réalisée physiquement dans un bureau du Registrar of Companies ou des services d’état civil (Birth, Death & Marriage). Dans la pratique, les investisseurs étrangers ont souvent recours à un agent local, listé sur le portail bizFIJI, pour activer l’e‑Profile et gérer les démarches.

Une fois l’e‑Profile créé et validé, le ROC délivre un ROC Pass, après contrôle (compter 20–30 minutes de traitement).

Étape 2 : choisir et réserver le nom de l’entreprise

Le choix du nom est encadré. Il est conseillé de vérifier au préalable la disponibilité via la fonction Entity Name Search du portail Digital Fiji. Plusieurs règles s’appliquent :

– un nom identique à une dénomination déjà enregistrée sera refusé ;

– la loi (Companies Act 2015, Schedule 1) liste des noms inacceptables (trompeurs, offensants, etc.) ;

– un simple business name (nom commercial) ne peut pas contenir certains termes comme « limited », « ltd », « Pte Limited », « company », etc.

Bon à savoir :

Il est possible de déposer un dossier pour réserver un nom de domaine. Si la demande est acceptée, la réservation est valable 90 jours. Elle peut être renouvelée, à condition qu’une demande soit effectuée avant son expiration. Cette procédure vise à empêcher l’occupation prolongée (‘squat’) de noms.

Étape 3 : enregistrement du business name et de la société

Le processus d’enregistrement se découpe en deux volets :

business name (via le formulaire A12 pour un individu ou une entité) :

– frais : 10 FJD pour une personne, 100 FJD pour une firme (VEP inclus) ;

– temps de saisie estimé : 15 minutes ;

company registration (incorporation) :

– pour une private company : frais de dépôt à partir de 45 FJD, et des droits de registre autour de 250 FJD, variables selon le capital autorisé ;

– pour une foreign company : formulaire A17, avec des frais de dépôt autour de 450–506,25 FJD, et un temps de saisie estimé à 30 minutes.

Les documents à fournir incluent généralement : les justificatifs d’identité, les relevés de compte bancaire, les documents de revenus, et les contrats de travail.

Attention :

Pour immatriculer une société, il faut fournir : les pièces d’identité avec photo et date de naissance de toutes les personnes concernées ; le numéro d’identification fiscale (TIN) pour chaque individu et pour la société ; les statuts constitutifs ; les coordonnées complètes des dirigeants, actionnaires et du secrétaire ; une preuve d’adresse du siège social. Les investisseurs étrangers doivent en outre fournir un formulaire s’engageant à injecter 300 000 FJD et, si nécessaire, un certificat d’enregistrement des investissements étrangers.

Les documents peuvent être téléversés en PDF, JPEG, PNG, HEIF ou HEIC, dans une limite de 10 Mo par fichier. Le paiement se fait en ligne (Visa/Mastercard via passerelle ANZ, M‑PAiSA) ou par virement / guichet, selon l’agence concernée.

Les certificats (Certificate of Incorporation, Certificate of Registration) sont délivrés au format électronique et accessibles dans l’onglet My Documents du portail. L’avancement du traitement se consulte dans My Applications, avec notifications par e‑mail en cas d’acceptation, de rejet ou de demande de corrections.

Attention : les demandes peuvent être annulées pour absence de paiement, informations erronées ou pièces manquantes, avec envoi d’un e‑mail d’annulation.

Étape 4 : obtention du TIN et enregistrement fiscal

Une fois la société immatriculée, elle doit être enregistrée auprès du Fiji Revenue and Customs Service (FRCS) :

– demande d’un TIN d’entreprise (parfois nécessaire pour finaliser l’émission du certificat de registre par le ROC) ;

– enregistrement à la TVA si le chiffre d’affaires annuel prévisionnel dépasse 100 000 FJD ;

– enregistrement pour l’impôt sur les sociétés, le précompte salarial (PAYE) et d’éventuelles taxes sectorielles.

Là encore, l’usage d’un comptable ou consultant local est fortement conseillé pour sécuriser la phase de démarrage.

Visas, permis d’investisseur et droit au séjour

Créer une société ne donne pas automatiquement un droit de résidence ni le droit de travailler dans votre propre entreprise. L’immigration fidjienne distingue plusieurs régimes.

Absence de visa « nomade digital » et options de base

À ce jour, le pays ne propose pas de visa spécifique pour nomades digitaux. Beaucoup de nationalités peuvent entrer sans visa pour un séjour de 90 jours ; au‑delà, un tourist visa (souvent valable jusqu’à 4 mois) est requis avec passeport valide, preuves de ressources et billet retour. Pour les séjours touristiques prolongés, des frais peuvent s’appliquer, de l’ordre de 96 FJD pour certaines nationalités.

Toute activité professionnelle locale ou gestion opérationnelle d’une société nécessite un permis de travail approprié.

Permis de travail classiques et Investor Permit

Plusieurs types de permis existent :

Permis de travail et de séjour à Maurice

Maurice propose plusieurs types de permis pour les professionnels étrangers, adaptés à la durée et à la nature de leur activité.

Permis pour Visiteur d’Affaires

Pour des visites d’affaires de courte durée.

Permis de Travail à Court Terme

Pour des missions professionnelles courtes.

Permis de Travail à Long Terme

Pour des contrats de travail plus longs.

Permis pour Investisseur

Spécifiquement destiné aux créateurs d’entreprise étrangers.

Le Investor Permit vise ceux qui investissent directement dans un projet local :

deux grandes catégories sont prévues :

– un permis de 7 ans assis sur un investissement minimum de 500 000 FJD ;

– un permis de 3 ans pour des investissements plus modestes, avec des seuils ajustés selon les réglementations d’investissement (par ailleurs, pour de nombreux secteurs, le minimum légal de 300 000 FJD continue de s’appliquer) ;

– les demandes sont instruites par le Fiji Trade and Investment Bureau, en application de l’Immigration Act 2003.

Pour un expatrié entrepreneur, la stratégie classique consiste à :

1. enregistrer la société et obtenir les approbations d’investissement ; 2. ouvrir un compte bancaire local et faire la preuve des apports de fonds ; 3. déposer une demande d’Investor Permit, en s’appuyant sur la structure créée et les justificatifs financiers.

Le dossier de permis prévoit, entre autres : les documents nécessaires à la demande, les plans, et les attestations de conformité.

Exemple :

Pour une demande de permis de travail aux Fidji, un dossier complet doit être constitué. Il doit inclure le formulaire de demande complété, une copie certifiée du passeport avec les tampons d’entrée récents, et une lettre de demande officielle de la société employeur. Des documents personnels comme un extrait de casier judiciaire local et un rapport médical sont également exigés. Les preuves de fonds nécessaires comprennent un relevé du compte bancaire local de la société et des lettres de la Reserve Bank of Fiji confirmant les transferts offshore. Enfin, il faut fournir une copie certifiée du numéro d’identification fiscale (TIN) et du certificat d’enregistrement de la société, ainsi qu’un Business Progress Report détaillant les activités de l’entreprise.

Les frais d’une demande de nouvel Investor Permit ou d’extension tournent autour de 650,05 FJD, avec des délais indicatifs d’environ 21 jours ouvrés pour une extension (la pratique peut être plus longue).

À long terme, le séjour régulier sous permis permet de viser la naturalisation : toute personne peut demander la citoyenneté après au moins 5 ans de résidence légale dans les 10 dernières années, sous réserve de répondre à d’autres critères.

Ouvrir un compte bancaire professionnel au Fidji

Sans compte bancaire local, il est quasiment impossible de démarrer une activité sérieuse, ne serait‑ce que pour recevoir les apports de capital exigés par la réglementation ou payer salaires et fournisseurs.

Le paysage bancaire fidjien

Le secteur bancaire est bien développé et encadré par la Reserve Bank of Fiji. On retrouve notamment :

ANZ (présente avec plusieurs agences dans les grandes villes) ;

Westpac (active depuis 1901 dans l’archipel) ;

Bank of South Pacific (BSP) ;

HFC Bank ;

Bank of Baroda ;

– des prestataires annexes comme Tax Pro Fiji, qui accompagnent entreprises et non‑résidents dans leurs démarches.

La monnaie officielle est le Fiji Dollar (FJD). Les transferts vers l’étranger sont encadrés mais possibles : un investisseur peut convertir ses profits et capitaux et les remonter à l’étranger, sous réserve de tax clearance et des règles de change de la RBF.

En entrant ou quittant le pays, la quantité de cash autorisée est plafonnée à 5 000 FJD (ou équivalent devises), ce qui incite à privilégier les virements bancaires et services de paiement numériques.

Pourquoi distinguer compte pro et compte perso

Les banques recommandent fermement d’ouvrir un compte professionnel distinct du compte personnel, pour plusieurs raisons :

Astuce :

Ouvrir un compte bancaire dans le pays d’implantation permet de séparer clairement les flux de trésorerie et de simplifier la comptabilité. Cette démarche renvoie également une image professionnelle auprès des clients et partenaires locaux. Enfin, elle est essentielle pour se conformer aux exigences réglementaires locales en matière de diligence, telles que la connaissance du client (KYC), la lutte contre le blanchiment d’argent et les obligations de reporting.

Les offres varient d’une banque à l’autre ; par exemple :

– ANZ propose un Access Everyday Account pour les opérations courantes et des comptes en devises (AUD, NZD, USD), avec cartes Visa Debit utilisables dans le monde entier ;

– Westpac commercialise des Business Cheque Accounts, adaptés aux entreprises et aux paiements par chèque ;

– Bank of Baroda ouvre des Current Accounts classiques, ainsi qu’un NRE Current Account en devises (USD, AUD, NZD, EUR) pour les non‑résidents, sans carnet de chèques.

Le tableau ci‑dessous illustre quelques caractéristiques et frais courants pour un entrepreneur :

Banque / ProduitSpécificités principalesFrais / conditions notables
Westpac Business Cheque AccountCompte chèque pro en FJDDépôt minimal ~1 000 FJD, frais de recherche 35 FJD
ANZ Access Everyday + compte devisesCompte courant + comptes AUD/NZD/USD, carte Visa DebitFrais mensuels variables, usage international
Bank of Baroda Current AccountCompte courant pro5 FJD/mois de tenue, dépôt min. 500 FJD
Baroda NRE Current Account (en devises)Pour non‑résidents, multi‑devises, sans chèquesSolde mini requis, pénalité si en dessous

À cela s’ajoutent des commissions comme :

5000

Le dépôt minimum en dollars fidjiens pour bénéficier d’un taux de 0,5 % sur les dépôts cash chez Baroda.

Les banques ne rémunèrent généralement pas les comptes courants.

Démarches KYC pour un expatrié et sa société

Le contexte réglementaire est fortement marqué par les textes KYC/AML (Banking Act 1995, Financial Transaction Reporting Act, etc.). Pour ouvrir un compte, il faut se présenter en agence avec les originaux, même si certaines démarches préalables sont initiées en ligne (BSP par exemple).

Pour les personnes physiques non résidentes, les banques exigent :

passeport en cours de validité (ou autre document de voyage) ;

visa, permis de travail ou permis d’affaires délivré par l’immigration fidjienne ;

– TIN (via lettre FRCS ou carte conjointe FRCS/FNPF) ;

– justificatif d’adresse (facture d’électricité ou d’eau, permis de conduire, contrat de bail, carte d’électeur) ;

– preuve d’occupation et de source de revenus (fiche de paie, contrat d’emploi, lettre de l’employeur) ;

– formulaire d’identification avec signature, photo, parfois lettre de référence d’un tiers acceptable.

Pour une personne morale (votre société), la banque réclame en général :

Bon à savoir :

Pour ouvrir un compte bancaire pour une société aux Fidji, il est nécessaire de fournir un ensemble complet de documents. Cela inclut le numéro d’identification fiscale (TIN), le certificat d’incorporation (et d’enregistrement en tant qu’étrangère le cas échéant), ainsi que les statuts. Une résolution du conseil d’administration autorisant l’ouverture et désignant les signataires est obligatoire. Il faut également fournir une liste détaillée des actionnaires significatifs (≥20%) et des dirigeants effectifs, un justificatif d’adresse du siège, et des copies certifiées des pièces d’identité de tous les dirigeants, associés importants et signataires. Selon le cas, un certificat d’enregistrement des investissements étrangers et des confirmations de la Reserve Bank of Fiji concernant l’apport en capital peuvent être requis.

Les banques effectuent en parallèle des vérifications supplémentaires (company search, contrôles AML), qui peuvent rallonger les délais d’ouverture. Certains établissements imposent un dépôt initial (500 FJD pour une partie des comptes courants, 1 000 FJD pour certains comptes pro Westpac).

Les comptes sont considérés comme dormants après 12 mois sans opération initiée par le client. Leur réactivation nécessite une demande écrite et une mise à jour des pièces KYC.

Fiscalité, TVA et obligations sociales : ce qu’un dirigeant doit anticiper

Une fois votre société créée et votre compte bancaire ouvert, commence la vie courante de l’entreprise : facturer, payer des salariés, déclarer et régler les impôts. Le régime fidjien est complet, avec beaucoup de subtilités.

Impôt sur les sociétés, dividendes et plus‑values

Le taux standard de l’impôt sur les sociétés est généralement annoncé autour de 20 %, mais une réforme a relevé ce taux à 25 % à compter de l’exercice 2023. Plusieurs régimes préférentiels existent :

sociétés cotées à la South Pacific Stock Exchange (SPSE) : taux réduit de 10–18,5 % selon le dispositif et la période ;

sociétés étrangères installant un siège régional ou mondial au Fidji : taux abaissé à 17 % ;

– entreprises implantées dans certaines zones franches ou régions tax free (Kadavu, Rotuma, Vanua Levu, etc.) : exonérations partielles ou totales pendant une durée déterminée.

Les pertes fiscales sont reportables pendant 4 ans, sous conditions de continuité d’activité ou d’actionnariat. Il n’existe pas de régime d’intégration fiscale de groupe (pas de consolidation fiscale ni de compensation intra‑groupe).

En matière de dividendes :

Bon à savoir :

Les dividendes versés à des non-résidents peuvent être soumis à un prélèvement à la source initial de 9%, modulé par les conventions fiscales. Pour les résidents, ils sont soumis à un taux réduit de 3%. Des réformes ont progressivement allégé, voire supprimé, une partie de cette fiscalité à partir de 2017, en particulier pour les sociétés cotées.

Les plus‑values sur cessions de certains actifs (dont les parts sociales) supportent une Capital Gains Tax (CGT) de 10 %, sauf exception pour les titres cotés à la SPSE. Les plus‑values étrangères d’une société résidente sont imposables, avec crédit d’impôt possible pour éviter une double imposition.

TVA et autres taxes de consommation

Le système de TVA est central et régulièrement ajusté. Le taux normal est passé de 9 % à 15 %, avec un projet de stabilisation autour de 12–12,5 % à horizon 2025. Certaines fournitures (exportations, par exemple) sont zéro‑rated, d’autres exemptes (services financiers notamment).

Les entreprises doivent s’enregistrer à la TVA dès que leur chiffre d’affaires dépasse 100 000 FJD par an. Celles dont les revenus ne dépassent pas 300 000 FJD peuvent déclarer trimestriellement, les autres mensuellement. Les déclarations sont dues le dernier jour du mois suivant la période.

Attention :

Les pénalités pour déclarations et paiements tardifs sont de 20 à 25 %, majorées de 5 % par mois de retard. En cas de fraude, la pénalité peut atteindre 300 % de la TVA due, avec des amendes allant jusqu’à 100 000 FJD et des peines de prison pour non-respect manifeste des nouveaux taux.

En plus de la TVA, plusieurs prélèvements ciblés existent, en particulier pour le tourisme :

Environment and Climate Adaptation Levy (ECAL), à 5 %, sur certains biens et services touristiques, appliqué aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 3 millions FJD ;

Gambling Turnover Tax (GTT) sur les activités de jeux ;

Training Levy de 1 % sur la masse salariale, au profit de la Fiji National University.

Charges sociales, FNPF et fiscalité du travail

Sur le volet social, la pièce maîtresse est le Fiji National Provident Fund (FNPF), un régime de retraite obligatoire :

– pour les citoyens fidjiens, la cotisation totale atteint généralement 10 % du salaire brut, répartie entre employeur et salarié (au minimum 5 % chacun, avec possibilité de contribution plus élevée) ;

– l’ancienne règle de 18 % maximum (dont 8 % à la charge du salarié) reste une borne de référence pour certaines exonérations : au‑delà, la part excédentaire devient imposable.

Les expatriés non citoyens peuvent, eux, opter pour l’adhésion volontaire au FNPF, via une demande conjointe employeur‑salarié.

270000

Seuil en dollars fidjiens à partir duquel la Social Responsibility Tax s’applique aux revenus des résidents.

Pour les avantages en nature, l’employeur est redevable d’un Fringe Benefits Tax de 20 % sur la valeur des avantages offerts (logement, voiture de fonction, prêts bonifiés…), sauf pour l’assurance santé fournie aux salariés citoyens, qui en est exonérée.

Enregistrement comme employeur et obligations post‑création

Une fois l’entreprise opérationnelle, plusieurs enregistrements sont obligatoires :

– enregistrement comme employeur auprès du FNPF ;

– inscription à la Training Levy auprès de la Fiji National University ;

– obtention de certificats de conformité sécurité‑incendie et santé‑sécurité au travail :

– Structural Fire Safety Certificate (National Fire Authority) ;

– General Workplace Inspection Certificate (National Occupational Health and Safety Services) ;

– et, selon le secteur :

Health Licence du ministère de la Santé pour la restauration et les métiers de bouche ;

autorisation de la Reserve Bank of Fiji pour l’émission de titres ou la détention de participations par des non‑résidents.

Les entreprises classées « Low Risk » peuvent démarrer immédiatement après l’enregistrement mais disposent de 6 mois pour finaliser l’ensemble des conformités. Les activités « High Risk » doivent, elles, attendre d’avoir obtenu tous les certificats nécessaires avant de démarrer.

Trouver des bureaux ou un local commercial au Fidji

L’adresse d’exploitation ne sert pas qu’à la décoration : elle conditionne parfois vos licences, votre accès aux clients et même votre capacité à embaucher. Le marché immobilier commercial est assez diversifié.

Coûts et types de locaux

Dans les grandes agglomérations (Suva, Nadi, Lautoka, Ba), on trouve :

des bureaux traditionnels (étages d’immeubles, petits plateaux) ;

des entrepôts avec bureaux intégrés, dans les zones industrielles (Vatuwaqa, Laucala Beach, Drasa, etc.) ;

des espaces commerciaux au rez‑de‑chaussée en centre‑ville ;

des espaces de coworking et bureaux de services.

Les loyers varient fortement selon l’emplacement, la surface et le standing. Quelques exemples révélateurs :

Ville / quartierType de bienLoyer mensuel indicatif (FJD)
Suva CBD (Carnarvon, Denison, Victoria Pde)Bureaux / plateaux4 000 à 15 000 + TVA selon superficie
Nadi (Westfield, Wailoaloa, Namaka)Bureaux / commerciaux1 800 à 5 500 (72–90 m², commerces)
Lautoka (Naviti Street)Plateaux supérieurs / commerces550 + TVA à 10 000 selon taille/usage
Navua, Makoi, NaseseEspaces commerciaux/mixte2 500 à 7 000 selon surface et prestations

Pour des projets industriels ou logistiques, des parcs comme Bluebird Investment Park à Suva ou des terrains à Drasa (Lautoka) et Navua proposent entrepôts, parkings et infrastructures (3‑phase power, zones de chargement, espaces pour générateurs).

Espaces flexibles et coworking

Pour un entrepreneur étranger qui veut tester le marché sans immobiliser trop de capitaux dans un bail, les bureaux de services et coworkings sont des solutions très pertinentes.

Exemple :

Par exemple :

Suva Business Centre (SBC) : premier opérateur de serviced offices dans la capitale, proposant des bureaux tout équipés, connexion internet et téléphonie, salles de réunion, réception, services de secrétariat. Les baux sont flexibles, avec une réduction annoncée des coûts pouvant atteindre 60 % par rapport à un bureau traditionnel (pas de factures d’électricité, de ménage ou de réception séparées) ;

mydesk à Nadi : espace de coworking orienté freelances, start‑up et créatifs, offrant des postes nomades (hot‑desking), des salles de réunion équipées pour la visioconférence, des espaces événementiels et même un soutien à l’enregistrement d’entreprise pour certains abonnements. Différentes formules (Flexi, Daypass, Lite, Startup) permettent d’adapter les coûts.

Ces solutions sont particulièrement adaptées pour :

disposer d’une adresse professionnelle crédible pour l’enregistrement et les relations bancaires ;

– démarrer rapidement sans immobiliser un bail 3–5 ans ;

– accéder à un réseau local de professionnels et potentiels partenaires.

Culture business, réseaux et « Fiji time » : réussir son intégration

Au‑delà des formulaires et des textes de loi, une implantation réussie au Fidji repose aussi sur la compréhension du contexte culturel.

Le poids des relations, du « Bula spirit » et des codes sociaux

La société fidjienne valorise la communauté, le respect de l’autorité et la recherche de l’harmonie. Plusieurs concepts structurent les interactions :

Bula : salutation omniprésente, symbole de convivialité et d’hospitalité ;

Talanoa : art de la conversation informelle, de la narration. Les affaires commencent rarement sans ce temps d’échange ;

Solesolevaki : travail collectif au service du groupe, qui imprègne aussi la manière d’aborder les projets en entreprise ;

Mana : prestige, autorité ; respecter les personnes dotées de mana est essentiel ;

Vanua : terre, communauté, ancrage local.

Les négociations sont souvent moins frontales que dans des cultures occidentales ; on évite les refus brutaux, on privilégie le consensus. Le temps peut paraître plus élastique – le fameux « Fiji time » – même si en milieu urbain et chez les Indo‑Fidjiens, la ponctualité est davantage respectée.

Culture des affaires à Fidji

Dans ce contexte, un expatrié entrepreneur a tout intérêt à :

accorder du temps aux relations personnelles avant de parler contrat ;

éviter la confrontation directe en public, surtout avec des aînés ou des autorités ;

prendre en compte la diversité culturelle – les Indo‑Fidjiens, par exemple, sont souvent plus directs et très attentifs aux prix.

S’appuyer sur les réseaux et communautés d’affaires

Même si le pays reste de taille modeste, l’accès aux réseaux est crucial. Quelques pistes utiles :

Bon à savoir :

Plusieurs canaux facilitent l’installation et le développement d’affaires aux Fidji : les chambres de commerce bilatérales (NSW Fiji Business Council, Fiji Business Network NZ) organisent des événements de networking ; des conférences et rencontres entrepreneuriales sont listées sur des plateformes comme All International Conference ; les communautés en ligne (Expat.com) fournissent des conseils pratiques ; et les espaces de coworking (mydesk, SBC) sont propices aux rencontres avec des professionnels locaux.

Pour un expatrié, ces réseaux sont également une porte d’entrée vers des agents locaux fiables, indispensables pour certaines démarches (activation de l’e‑Profile, représentation auprès du ROC, interface avec l’immigration).

Gérer le risque, la petite taille du marché et la contrainte climatique

Entreprendre au Fidji, c’est accepter un environnement plaisant mais fragile.

Petitesse du marché et orientation export

Avec moins d’un million d’habitants et un PIB de 5 à 5,4 milliards de dollars, le marché intérieur ne peut absorber que des volumes limités. Les entreprises étrangères performantes sont souvent celles qui :

– ciblent dès le départ les marchés régionaux (Australie, Nouvelle‑Zélande, îles voisines) ;

– utilisent le pays comme plateforme de services (BPO, help desks, IT) ou de transformation pour l’exportation, appuyés par les accords de libre‑échange ;

– profitent des zones franches ou tax free regions pour améliorer la compétitivité de leurs coûts.

L’anglais comme langue officielle et la main‑d’œuvre éduquée, relativement nombreuse (main‑d’œuvre totale autour de 370 000 personnes), sont des atouts dans cette stratégie.

Risque climatique et assurantiel

Le pays est très exposé aux cyclones et autres événements climatiques, avec des besoins estimés à près de 9,8 milliards de FJD sur 8–10 ans pour s’adapter. Pourtant, environ 94 % des habitations ne sont pas assurées contre les catastrophes naturelles, et l’offre d’assurances agricoles est quasi inexistante.

Astuce :

Pour une entreprise étrangère, cela implique de comprendre et de se conformer à la réglementation locale, de s’adapter aux pratiques culturelles et commerciales du pays, de gérer les aspects logistiques et juridiques de l’implantation, et de développer une stratégie de communication adaptée au marché cible.

de bien choisir l’emplacement des installations (éviter si possible les zones inondables, sécuriser les structures) ;

de souscrire des assurances privées locales ou internationales, y compris pour les interruptions d’activité ;

– d’intégrer des marges de sécurité dans la supply chain (stocks tampons, redondance logistique) ;

– de prévoir des procédures de continuité d’activité.

Accès au financement et relations bancaires

Malgré la liquidité globale du système bancaire, l’accès au crédit reste difficile pour les PME : le gap de financement des MSME est estimé à plus de 400 % de l’offre actuelle. Le crédit privé atteint pourtant plus de 120 % du PIB, mais les banques restent prudentes, faute de registres de crédit suffisamment développés (moins de 5 % des adultes sont couverts par le bureau de crédit).

Attention :

Un expatrié peut bénéficier d’un financement plus aisé grâce à des garanties et fonds propres solides, mais il doit respecter les ratios dette/fonds propres imposés par la Reserve Bank of Fiji.

– pour des entreprises détenues à plus de 90 % par des intérêts étrangers, un ratio dette/capitaux propres de l’ordre de 3:1 est couramment exigé pour les financements en monnaie locale.

Par ailleurs, l’accès à la dette sans approbation de la RBF est généralement possible jusqu’à 10 millions FJD, au‑delà de quoi une autorisation devient nécessaire.

Conclusion : structurer une implantation au Fidji en expatrié

Créer son entreprise au Fidji en tant qu’expatrié, c’est conjuguer règles d’investissement strictes (seuils élevés, secteurs restreints), opportunités fiscales ciblées et environnement humain très relationnel.

Pour maximiser vos chances de succès, une feuille de route réaliste ressemble à ceci :

Astuce :

Pour une implantation réussie aux Fidji, analysez d’abord la viabilité de votre modèle d’affaires (niche locale ou export). Optez pour une Private Limited Company bien structurée, avec un administrateur résident et un agent local expérimenté. Prévoyez le capital minimum requis (300 000 FJD) et organisez les transferts avec la Reserve Bank of Fiji. Sécurisez les aspects fiscaux (FRCS), sociaux (FNPF, Training Levy) et réglementaires avec un cabinet local. Élaborez une stratégie d’immigration cohérente (Investor Permit). Privilégiez un bail flexible au démarrage pour valider votre modèle. Enfin, investissez du temps pour comprendre la culture locale, le « Bula spirit » et les réseaux d’affaires informels.

En maîtrisant cet ensemble de paramètres – juridiques, fiscaux, bancaires, culturels et immobiliers – un expatrié peut transformer l’archipel en une base solide pour un projet professionnel ambitieux, bien au‑delà de l’image de carte postale qui colle souvent aux Fidji.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Fidji, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Fidji pour leur fiscalité attractive sur les revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie inférieur à la France et un cadre de vie insulaire privilégié. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un permis de résidence via investissement immobilier, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire hors UE, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable bilingue) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), avec prise en compte des conventions fiscales FR–Fidji pour éviter la double imposition et sécuriser la transmission.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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